DANEL Pascal

Pascal Danel en 1980 – Photo (c) Gérard Krawszyk

Le chanteur et compositeur français d’origine corse Pascal DANEL naît le 31 mars 1944 à Paris sous le nom de Jean-Jacques Buttafoco. Ne connaissant pas sa mère qu’il ne rencontrera qu’à l’âge de 25 ans, il vit son enfance et son adolescence à Dijon chez sa grand-mère. Il se passionne pour la moto ainsi que pour l’acrobatie et il lie les deux passions pour être, un temps, funambule à moto. Mais suite à un accident qui l’immobilise, il apprend la guitare et le piano. Fraîchement arrivé à Paris, il fréquente le conservatoire de théâtre de la rue Blanche avant de devenir le guitariste et le chanteur d’un groupe nommé « Les Panthères ». Il se fait alors une place dans le métier où il passe des auditions afin de présenter les chansons qu’il écrit et compose. Il choisit alors un pseudonyme qui lui vient des années de sa jeunesse passées à l’école d’Annel. Il s’appelle désormais Pascal Danel et enregistre un premier disque chez Vogue dès 1964. Le succès n’est pas au rendez-vous tout de suite même si son premier enregistrement, « Soldat, soldat », suscite de bonnes réactions chez les professionnels.
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Repéré par Lucien Morisse qui le recrute pour son label Disc’Az, il devient, en 1966, l’interprète d’un « tube » qui s’avère vite inoxydable: « La plage aux romantiques ».
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Alors qu’il est souvent difficile de se relever d’une telle popularité soudaine et d’entamer une vraie carrière sur un « tube », Pascal Danel va surprendre tout le monde en plaçant un second 45 tours dans les hit parades quelques semaines plus tard: c’est « Kilimandjaro », disque de platine dans de nombreux pays.
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En 1969, il est accompagné sur scène par un jeune guitariste qui se nomme Lucien Voulzy: ce garçon changera de prénom en 1976 pour devenir le chanteur Laurent Voulzy. Par la suite, le succès va quelque peu s’estomper pour Pascal Danel mais l’artiste ne se repose jamais sur ses lauriers. Et ce travail de fond s’annonce payant au début des années 1970. Pascal Danel est à nouveau diffusé sur toutes les radios avec « Allez viens on danse » en 1971 et « Mamina » en 1972. Cette dernière chanson a d’ailleurs la faveur d’être reprise par Dalida au même moment.
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La fin des années 1970 et les deux décennies suivantes ne sont plus marquantes au point de vue chanson pour Pascal Danel. Dans les années 1980, il devient un proche du président de la république française François Mitterrand. Son épouse d’alors, la mère de son fils Jean-Pierre, Margit Danel, est à ce moment une proche collaboratrice de Mitterrand.
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Par la suite, Pascal Danel diversifie ses activités pour produire des émissions de télévision, composer des génériques, réaliser des compilations et produire des enregistrements pour d’autres artistes, en compagnie de son fils Jean-Pierre, sous le label « Puzzle ». Après la sortie de nombreuses compilations reprenant ses succès originaux (chez Universal) ou les réenregistrements de ses grandes chansons (sur son propre label), Pascal Danel enregistre un album en langue corse en 1994. En mars 2007, il effectue un retour fracassant sur scène en participant à la tournée « Age Tendre et Tête de Bois ».
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Dans la foulée de ce succès scénique, il enregistre un nouvel album, « Le Cœur des femmes », où il reprend, en duo avec Laurent Voulzy « La plage aux romantiques ».
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En janvier 2014, Pascal Danel réalise un vieux rêve en présentant, au Casino de Paris, un spectacle qu’il a conçu autour des chansons de son idole de toujours: Gilbert Bécaud. Il est à nouveau de l’aventure « Age tendre », pour la troisième fois, fin 2016. Depuis, Pascal Danel semble investi de la mission de se prétendre le seul à pouvoir perpétuer le souvenir de Gilbert Bécaud en donnant son avis sur d’autres initiatives comme l’album d’hommage enregistré en 2014 par Salvatore Adamo.
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GIRARDOT Annie

Annie Girardot en 1981 – Photo (c) Gaya Bécaud

L’actrice française Annie GIRARDOT naît le 25 octobre 1931 à Paris d’un père inconnu. Elle va très vite orienter ses études pour faire le même métier que sa mère: celui de sage-femme. Dès son plus jeune âge, Annie est passionnée par le théâtre et la comédie et, bien vite, elle va se rendre compte que son existence peut être uniquement basée sur cette activité artistique. Elle entre au conservatoire parisien de la rue Blanche en 1949 et elle se produit déjà de temps à autre dans des spectacles humoristiques présentés dans les cabarets qui y sont consacrés. En 1954, elle sort du conservatoire avec deux premiers prix d’art dramatique et est engagée peu de temps après à la Comédie Française où elle reste jusqu’en 1960. Elle s’intéresse alors au cinéma et tourne d’abord quelques petits films avant de se retrouver à l’affiche de longs métrages de plus en plus importants. Sa carrière va alors prendre un essor fulgurant pour faire d’Annie Girardot une des stars du cinéma français des années 1960 et 1970. Elle profite de sa situation d’actrice très en vue pour tenter l’aventure de la chanson en interprétant quelques chansons issues des bandes originales des films qu’elle tourne.

En 1974, elle revient au théâtre avec ce que l’on n’appelle pas encore un « stand up ». La pièce s’appelle « Madame Marguerite » et va être un succès populaire pendant des années au point d’être encore jouée par Annie Girardot en 2004, trente ans plus tard. En 1977, alors qu’elle est à l’affiche d’un film de Dolorès Grassian aux côtés de Maria Pacôme et Bernard Fresson, elle en interprète le titre générique: « Le dernier baiser », une chanson signée Alice Dona et Serge Lama (qui interprète aussi le titre à l’époque).

Son expérience musicale se poursuit avec, en 1979, l’enregistrement d’un 45-tours où elle récite le texte « Absence prolongée ».

Au début des années 1980, l’actrice décide de faire une pause dans ses activités cinématographiques et se tourne vers la radio où elle anime une émission aux côtés de Stéphane Collaro sur la station française Europe 1: « Paroles de femmes ». Elle découvre alors la musique et la chanson grâce à son compagnon du moment: le musicien Bob Decout. C’est lui qui va réaliser, avec Gaya Bécaud, le fils de Gilbert, un album de chansons qui sort en 1981 avec un titre phare: « Bonhomme ». L’opus présente un mélange de mélodies chantées et de textes récités sur des musiques synthétiques tantôt planantes, tantôt rythmées. L’humour et l’émotion y sont bien présents. Le public et les médias ne se bousculent pas autour de ce 33 tours dont la vente reste confidentielle.

Ce ne sont pas les premiers pas d’Annie Girardot dans la chanson mais, jusque-là, il était surtout question d’enregistrer des chansons ayant trait aux films dans lesquels elle jouait. Elle saisit alors l’opportunité de monter, avec Bob Decout, un spectacle musical qui a pour titre « Revue et corrigée ». Les musiques sont signées par Catherine Lara et les costumes sont créés par Jean-Paul Gaultier. Annie Girardot porte beaucoup d’espoir dans ce spectacle et elle y engage tout son patrimoine financier. A l’affiche du Casino de Paris pendant un seul mois, en février 1982, le spectacle est un fiasco total et c’est un terrible échec qui affecte terriblement l’actrice chanteuse.

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C’est le début d’une longue traversée du désert malgré le tournage de quelques films qui ne sont plus des succès et l’aide acharnée d’un ami réalisateur: Claude Lelouch. Pour essayer de conjurer le sort, elle repart rencontrer le public sur les planches des théâtres avant de céder aux sirènes de la série télévisée française « Le vent des moissons » (TF1) en 1987. Les années 1990 sont difficiles aussi pour Annie Girardot et les projets artistiques se raréfient. Au début des années 2000, elle parvient à décrocher de nouveaux bons rôles comme dans le film « La pianiste » de Michael Haneke pour lequel elle récolte un César du meilleur second rôle féminin. En 2003, elle revient à la chanson sollicitée par Serge Lama qui enregistre un album de duos. Elle interprète à ses côtés « Je voudrais tant que tu sois là ».

En septembre 2006, on apprend qu’Annie Girardot est atteinte de la maladie d’Alzheimer depuis une dizaine d’années. Et, de révélation en révélation, on sait désormais que, pour pallier les éventuels trous de mémoire lorsqu’elle joue, elle est équipée d’une oreillette par laquelle son texte lui est soufflé. Très diminuée physiquement et moralement, Annie Girardot est placée dans une maison médicalisée de Paris en 2008. A la fin de cette même année, elle enregistre un duo avec le chanteur belge Philippe Vancles: « A côté de sa Vie ».

Le disque est vendu au profit de l’association « Agir pour Alzheimer ». Après avoir joué dans 122 films, 54 téléfilms et 31 pièces de théâtre, Annie Girardot décède le 28 février 2011 à l’hôpital Lariboisière de Paris.

Ses obsèques ont lieu le 4 mars 2011 en l’église Saint-Roch de Paris avant l’inhumation au cimetière parisien du Père-Lachaise.
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