BERNARD LAVILLIERS interrompt brièvement sa tournée d’été pour des ennuis de santé

Bernard Lavilliers aux Francofolies de Spa le 21 juillet 2014 (c) Passion Chanson

Bernard Lavilliers a dû annuler un concert prévu ce vendredi 12 juillet 2019 en Suisse au Festival « Sion sous les étoiles ». Le chanteur français, qui a posté une vidéo sur son compte Facebook, se dit obligé d’accepter une opération d’urgence et de se reposer ensuite durant quelques jours. A 72 ans, Bernard Lavilliers confirme ne pas être emballé à l’idée de devoir se reposer et espère retrouver son public et la scène au plus vite. Selon le manager de l’artiste, ses ennuis de santé n’ont rien de grave et il n’y a rien d’inquiétant.
.
Le prochain spectacle de Bernard Lavilliers est prévu pour le dimanche 14 juillet au festival Décibulles en Alsace et aucune annulation n’est évoquée pour le moment.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , ,

OCTOBRE 2018

BRIGITTE
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 20 heures le mercredi 3.
**
BENABAR
NEUVES MAISONS (F – 54 230), Centre Culturel Jean L’hote, à 20 h. 30 le mercredi 3.
**
VOCAL CORDES
NANTES (F – 44 000), Péniche Lola, à 20 h. 30 le jeudi 4.
**
IVAN TIRTIAUX + BALIMURPHY
BRUXELLES (B – 1170), Espace Delvaux, à 20 h. 30 le vendredi 5.
**
MATTHIEU THONON
BRUXELLES (B – 1050), La Soupape, à 21 heures le vendredi 5.
**
ENRICO MACIAS
LIEGE (B – 4000), Forum, à 20 h. 30 le samedi 6.
**
BAIKONOUR + CLAUDE SEMAL
BRUXELLES (B – 1060), Centre Culturel Jacques Franck, à 20 h. 30 le samedi 6.
**
LOU
CHARLEROI (B – 6000), Palais des Beaux-Arts, à 16 heures le dimanche 7.
**
FRANK MICHAËL
COLFONTAINE (B – 7340), Espace Magnum, à 16 heures le dimanche 7.
**
MATTHIEU THONON
BRUXELLES (B – 1000), Cercle des Voyageurs, à 20 h. 30 le dimanche 7.
**
FIEVRE + KARIN CLERCQ
BRUXELLES (B – 1210), Rotonde du Botanique, à 20 heures le mardi 9.
**
LE GRAND FEU : JACQUES BREL par MOCHELAN
CHARLEROI (B – 6000), L’Ancre, à 20 h. 30 le mardi 9.
**
ALEC MANSION
JAMBES (B – 5100), Acinapolis, à 20 h. 30 le mardi 9.
**
LE GRAND FEU : JACQUES BREL par MOCHELAN
CHARLEROI (B – 6000), L’Ancre, à 19 heures le mercredi 10.
**
CIRCE DESLANDES + BRIGITTE FONTAINE
BRUXELLES (B – 1030), Le 140, à 20 heures le mercredi 10.
**
NOLWENN LEROY
LIEGE (B – 4000), Le Forum, à 20 heures le jeudi 11.
**
BRIGITTE
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le jeudi 11.
**
SLIMANE
STRASBOURG (F – 67 082), Palais des Congrès, à 20 heures le jeudi 11.
**
FRANCIS CABREL
CHARLEROI (B – 6000), Palais des Beaux-Arts, à 20 heures le jeudi 11.
**
LE GRAND FEU : JACQUES BREL par MOCHELAN
CHARLEROI (B – 6000), L’Ancre, à 20 h. 30 le jeudi 11.
**
AGNES BIHL
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 20 h. 45 le jeudi 11.
**
GOODBYE MOSCOW + PHANEE DE POOL + ICI + ERWAN PINARD + JAUNE TOUJOURS + JACOBUS
BRUXELLES (B – 1000), Viavia, à 17 h. 30 le vendredi 12.
**
HUBERT-FELIX THIEFAINE
NANTES (F – 44 800), Le Zénith, à 20 heures le vendredi 12.
**
JULIEN CLERC
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le vendredi 12.
**
SACHA TOOROP + MATHIEU BRESSAN
BRUXELLES (B – 1030), Théâtre 140, à 20 heures le vendredi 12.
**
CHRISTINE & the QUEENS
BRUXELLES (B – 1190), Forest-National, à 20 heures le vendredi 12.
**
LE GRAND FEU : JACQUES BREL par MOCHELAN
CHARLEROI (B – 6000), L’Ancre, à 20 h. 30 le vendredi 12.
**
MAISSIAT
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 20 h. 45 le vendredi 12.
**
LE GRAND FEU : JACQUES BREL par MOCHELAN
CHARLEROI (B – 6000), L’Ancre, à 19 heures le samedi 13.
**
GIEDRE
BRAINE-LE-COMTE (B – 7090), Salle Baudouin IV, à 20 heures le samedi 13.
**
HUBERT-FELIX THIEFAINE
BORDEAUX (F – 33270), Metropole Arena, à 20 heures le samedi 13.
**
NOLWENN LEROY
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le samedi 13.
**
CHANCE + JEROME MARDAGA
BRUXELLES (B – 1000), Centre Culturel Bruegel, à 20 h. 30 le samedi 13.
**
CHRISTOPHE WILLEM
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le mardi 16.
**
LE GRAND FEU : JACQUES BREL par MOCHELAN
CHARLEROI (B – 6000), L’Ancre, à 20 h. 30 le mardi 16.
**
LE GRAND FEU : JACQUES BREL par MOCHELAN
CHARLEROI (B – 6000), L’Ancre, à 19 heures le mercredi 17.
**
LAURENT LAMARCA
BRUXELLES (B – 1210), Rotonde du Botanique, à 20 heures le mercredi 17.
**
HUBERT-FELIX THIEFAINE
RENNES (F – 35 000), Le Liberté, à 20 heures le jeudi 18.
**
BIGFLO & OLI
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le jeudi 18.
**
LAURENT VOULZY
ARLON (B – 6700), Eglise Saint-Martin, à 20 heures le jeudi 18.
**
KOUZYLARSEN
CHARLEROI (B – 6000), Livre ou verre, à 20 heures le jeudi 18.
**
LE GRAND FEU : JACQUES BREL par MOCHELAN
CHARLEROI (B – 6000), L’Ancre, à 20 h. 30 le jeudi 18.
**
MICHEL JONASZ
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le vendredi 19.
**
BERNARD LAVILLIERS
BRUXELLES (B – 1000), Ancienne Belgique, à 20 heures le vendredi 19.
**
HUBERT-FELIX THIEFAINE
ROUEN (F – 76 000), Le Zénith, à 20 heures le vendredi 19.
**
LAURENT VOULZY
LIEGE (B – 4000), Eglise Saint-Jacques, à 20 heures le vendredi 19.
**
LE GRAND FEU : JACQUES BREL par MOCHELAN
CHARLEROI (B – 6000), L’Ancre, à 20 h. 30 le vendredi 19.
**
ESKELINA
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 20 h. 45 le vendredi 19.
**
HUBERT-FELIX THIEFAINE
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le samedi 20.
**
LAURENT VOULZY
NAMUR (B – 5000), Cathédrale Saint-Aubin, à 20 heures le samedi 20.
**
BIGFLO & OLI
MARSEILLE (F – 13 004), Le Dôme, à 20 heures le samedi 20.
**
ETIENNE DAHO
STRASBOURG (F – 67 082), Palais des Congrès, à 20 heures le samedi 20.
**
LAURENT VOULZY
NAMUR (B – 5000), Cathédrale Saint-Aubin, à 20 heures le dimanche 21.
**
COEUR DE PIRATE
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le mardi 23.
**
NOLWENN LEROY
BRUXELLES (B – 1050), W:Hall, à 20 h. 30 le jeudi 25.
**
PATRICK SEBASTIEN
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le vendredi 26.
**
SAULE
BRUXELLES (B – 1000), La Madeleine, à 20 heures le mercredi 31.
**
SALVATORE ADAMO
BRUXELLES (B – 1000), Bozar, à 20 heures le mercredi 31.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

7 OCTOBRE

Raymond Lévesque en 2007

7 octobre 1928 : Naissance, à Montréal, du comédien, romancier, auteur, compositeur et interprète canadien Raymond LEVESQUE. Très jeune, Raymond étudie le piano et l’art dramatique. Mais ce sont ses compositions qui vont lui permettre de se faire connaître après avoir reçu une invitation à se présenter à une émission de radio animée par Fernand Robidoux en 1947 au Canada. Peu après, Raymond Lévesque commence à se produire, à Montréal, dans des endroits comme « Au Faisan Doré » ou au « Saint-Germain-des-Prés ». Il prend ensuite les commandes d’une émission de variétés à la télévision canadienne SRC aux côtés de Colette Bonheur: « Mes jeunes années » entre 1952 et 1954. Il part alors pour la France où il enregistre quelques disques chez Barclay: « Les vieilles chansons » (1954), « La famille » (1955), etc. Plusieurs vedettes enregistrent ses chansons: Jean Sablon, Cora Vaucaire ou Bourvil par exemple. Il enregistre d’ailleurs avec ce dernier un hommage à Honoré de Balzac en 1956: « Monsieur Balzac ». Raymond Lévesque interprète également ses chansons dans les petits lieux artistiques que sont « Le Port du Salut » ou « La Colombe » par exemple. Avant de retourner vers son Québec natal, l’artiste écrit une chanson sur la guerre d’Algérie qui va devenir, quelque vingt ans plus tard et dans d’autres circonstances, l’oeuvre majeure de sa carrière: « Quand les hommes vivront d’amour ». A ce moment, la chanson est gravée sur disque par Eddie Constantine.

En 1959, Raymond Lévesque revient à Montréal où il crée la première boîte à chansons à laquelle il donne le nom « les Bozos ». Jusqu’en 1964, il va aussi travailler pour la télévision puis il tente l’écriture poétique, le théâtre et le roman. En 1974, réunis sur les plaines d’Abraham à Québec pour fêter la francophonie, Félix Leclerc, Gilles Vigneault et Robert Charlebois vont livrer une version publique désormais mythique de sa chanson « Quand les hommes vivront d’amour ». L’artiste québécois continue à enregistrer des chansons comme en 1977 « Le barrage ». En 1980, Raymond Lévesque est récompensé par les professionnels québécois qui lui décernent un Félix. Mais, en 1986, il doit arrêter la chanson à cause d’une surdité profonde. Sa fille, Marie-Marine Lévesque, a repris le flambeau de la chanson et perpétue l’oeuvre de son père en incluant un grand nombre de ses chansons dans son répertoire.
.
**********
.

Bernard Lavilliers en 1983 – Photo (c) Bettina Rheims

7 octobre 1946 : Naissance, à Saint-Etienne, du chanteur français Bernard LAVILLIERS sous le vrai nom de Bernard Oulion. Il naît dans un milieu modeste entre un père syndicaliste qui travaille à la manufacture d’armes et une mère assistante sociale. Et, très vite, ses parents lui transmettent le goût pour la musique classique et la musique tropicale des îles. Le jeune Bernard souffre d’une maladie pulmonaire que la pollution citadine affecte et ses parents emménagent en banlieue. A seize ans, il apprend le métier de tourneur sur métaux et se passionne pour la boxe. Il commet aussi quelques délits qui l’amènent en maison de correction. Il commence ensuite à travailler et s’inscrit au parti communiste. En 1964, il intègre une troupe artistique, « Duk », et, avec elle, il participe à un spectacle de textes et chansons qui a pour nom « Nocturne ». Un an plus tard, Bernard part pour le Brésil où il reste un an. A son retour en France, il est interné à la forteresse de Metz comme insoumis. Une fois libéré, il compte bien faire connaître les chansons qu’il a composées au Brésil et en captivité. Il les présente dans des cabarets parisiens de la rive gauche ainsi qu’à Bordeaux. En 1967, il sort son premier 45 tours avec quatre titres dont « Rose-rêve ».

Le jeune chanteur se présente au concours de la Rose d’or de Montreux où il décroche un prix avec « La Frime ». Il lui est alors proposé d’enregistrer un premier album en 1968. En mai de cette année-là, il part chanter dans les usines en grève de la région de Lyon. Il sillonne ensuite la France en faisant la manche à l’aide de ses chansons et exerce plusieurs petits boulots pour vivre. Il entre à nouveau en studio en 1969 pour y enregistrer un 45 tours sous le subtil pseudonyme de Edgar De Lyon. Trois ans plus tard, alors qu’il commence à se faire connaître des professionnels de la musique, il sort un deuxième 33 tours: « Les poètes ». Il continue sa lente mais certaine progression avec, en 1975, l’opus intitulé « Le Stéphanois » où l’on découvre notamment « San Salvador ». Un an plus tard, avec la sortie de l’album « Les barbares », Lavilliers franchit un cap supplémentaire en offrant des chansons à tendance rock et funk enrobées de percussions. Il est désormais possible pour le chanteur de se présenter au public dans une grande salle parisienne comme l’Olympia et cela se réalise en octobre 1977. La même année, il part en tournée avec Léo Ferré. Il se lie d’amitié avec celui qui, bien plus qu’une idole, est une référence absolue pour Bernard. En 1979, alors qu’il vit à Saint-Malo, l’artiste décide d’acheter un bateau et de partir pour la Jamaïque, New York et le Brésil. Il en revient pour enregistrer l’album « O Gringo » qui est bourré d’images de voyage et d’exotisme où les succès sont nombreux: « La salsa », « Traffic », « Sertao », « Stand the ghetto », « Kingston » et la reprise de Ferré-Aragon « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? ». Bernard Lavilliers va définitivement s’imposer dans les années 1980 avec des chansons comme « Pigalle-la-Blanche » (1981), « Betty » (1981), « Idées Noires » (avec Nicoletta en 1983), « Noir et blanc » (1986) et « On the road again » (1988). La décennie 1990 sera marquée par une certaine continuité musicale avec le reggae et l’enregistrement en 1994 d’un duo avec Jimmy Cliff: « Melody tempo harmony ». En 2001, le titre le plus radiodiffusé de Bernard Lavilliers est « Les mains d’or », une chanson ouvrière qui se trouve sur l’album « Arrêt sur image ». Et les disques suivants invitent à nouveau au voyage: « Carnets de bord » en 2004, « Beyrouth » en 2008, « Causes perdues et musiques tropicales » en 2010. Fin 2013, l’artiste revient à l’avant-plan avec un nouvel opus intitulé « Baron samedi » et une chanson : « Y’a pas qu’à New York ». Il entame, quelques mois après la sortie de cet album, une grande tournée qui l’emmène dans les grands festivals d’été comme les Francofolies et la Fête de l’Huma à Paris avant de retrouver les salles de spectacle à l’automne 2014. Au même moment, l’artiste se fait aussi plaisir en sortant un 20e album studio « Acoustique » où il réenregistre ses grandes chansons de manière plus dépouillée et/ou en duo avec d’autres chanteurs et chanteuse comme Jean-Louis Aubert, Oxmo Puccino ou Catherine Ringer. A la rentrée 2017, le nouvel album de Lavilliers, « Cinq minutes au paradis », est lancé par la chanson qui porte le nom d’une ville belge: « Charleroi ». Ce sont les conversations avec son bassiste, Daniel Romeo, de Charleroi, qui lui inspirent cette chanson où le chanteur trouve des similitudes entre Charleroi et sa ville natale de Saint-Etienne: un passé sidérurgique et minier, un présent en activité économique très réduite, et un futur pour espérer.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , ,

FIN DES FRANCOFOLIES DE SPA 2014 SOUS LA PLUIE

C’est sous une pluie abondante que la 21e édition des Francos de Spa s’est achevée ce lundi 21 juillet 2014. Les deux dernières journées du festival, dimanche et lundi, ont aussi été marquées par une fréquentation moins importante du public. Si le climat y fut indéniablement pour quelque chose, l’absence de concerts sur la grande scène de l’Espace Rapsat y contribua sans doute également.
.
DIMANCHE 20 JUILLET
Un peu partout en Belgique il pleuvait. Mais à Spa, ville d’eau, on a croisé les doigts et, finalement, on a évité la pluie durant toute la journée. La mauvaise nouvelle est plutôt venue des organisateurs qui annonçaient, dès le jeudi, la défection d’Emmanuel Moire qui, malade, annulait son concert de dimanche à 18h30. Du coup, un aménagement rapide du planning s’imposait et il fut ainsi question de repousser la prestation de BJ Scott à 18h30 et de placer, à 16 heures, le concert de l’inattendu Hugo, présent en Belgique et disponible pour un spectacle à livrer au pied levé.
Ce dimanche 20 juillet, la scène du « village acadien » accueillait le groupe « Les hôtesses d’Hilaire » originaire du Nouveau Brunswick. Autour de son meneur-chanteur charismatique, la formation a donné un set diaboliquement rock et rythmé. Dans la même catégorie, ceux des poids lourds du rock canadien, la rouquine Tricia Foster a balancé toute sa force et son humour dans le show qu’elle a donné à 20h15 devant un public où certains se souvenaient l’avoir vu déjà à Spa en 2010. Enfin, à 22 heures, la jeune Belge Juliane Chleide a tout simplement confirmé le bien que l’on pouvait penser d’elle lorsque l’on écoute des chansons comme « Corps à corps » plutôt bien diffusée sur les radios francophones belges.

Klô Pelgag et son univers étonnant sur la scène du théâtre de Spa (c) Passion Chanson

Mais notre coup de coeur du jour est allé sans conteste à la chanteuse québécoise Klô Pelgag dont nous avons chroniqué par ailleurs l’album « L’alchimie des monstres » (CLIQUER ICI pour accéder à la chronique). Dans un théâtre du casino consacré cette année aux spectacles gratuits de découverte, elle a réussi le pari d’attirer un public nombreux pour lui présenter un concert totalement hors norme. Avec des chansons aux mélodies attrayantes et aux textes poético-déjantés, avec une voix qui laisse des traces dans l’épiderme du spectateur, Klô a proposé un concert étonnant où elle était entourée d’excellents musiciens tout aussi extravagants que l’artiste elle-même. Et le résultat est formidablement cohérent d’incohérence. La Québécoise sera encore en Europe un moment pour d’autres prestations : ne la ratez pas !

.
LUNDI 21 JUILLET
.
LES LAUREATS DU FRANC’OFF

Cali, Charles Gardier, directeur des Francos de Spa, et Hugues Debaty, directeur du Franc'Off, lors de la remise des prix 2014 (c) Passion Chanson

La journée a commencé par la traditionnelle conférence de clôture du festival. Comme chaque année, les organisateurs ont paru satisfait de la fréquentation du public et ont justifié la baisse de celle-ci par l’absence d’une soirée sur la scène Rapsat : soit 10 000 personnes de moins pour un total de 170 000. Pour le reste, ils ont signalé que tout s’était bien passé et que le climat avait été (jusque là) de la partie. Selon le staff organisateur encore, toutes les scènes ont été bien suivies par des spectateurs aussi curieux devant les stars comme Stromae, M ou Bruel (dont les soirées affichaient complet) que devant les nombreux concerts gratuits de découvertes. Une fois cet habituel moment d’autosatisfaction assumé, l’heure des hommages et récompenses est arrivée avec, tout d’abord, la remise d’un « Spa d’or » posthume au regretté créateur des premières Francofolies (celles de La Rochelle en France) : Jean-Louis Foulquier décédé il y a quelques mois. Ensuite, c’est Marc-André Sarrault, des Francofolies de Montréal, qui a reçu le trophée, sculpté en bois par une artisane locale, qui récompense et salue le travail des professionnels qui participent à la promotion d’artistes belges à l’étranger. A la fin de la conférence de presse, le palmarès du concours Franc’Off a été dévoilé par Cali, président exceptionnel du jury pour cette 20e édition. C’est le groupe belge et bruxellois « Fantôme » qui a obtenu le premier prix en délivrant un rock francophone pur et dur et en revendiquant haut et fort le droit à s’exprimer en français. Sur les deux autres marches du podium, les formations « Old Jazzy Beat Mastazz » et « Garcia Goodbye » ont été récompensées pour leur prestation livrée en anglais. La première place de « Fantôme » assure donc au groupe sa participation aux Francofolies de Spa en 2015. A noter que le duo de chanteuses belges Céléna et Sophia s’est également fait remarquer au cours de ce « Franc’off » 2014. Les deux soeurs de Chapelle-lez-Herlaimont se sont vues offrir une journée de studio par le label « Team for Action ». Elles ont aussi remporté le prix « Crowd’in » qui leur permettra de bénéficier d’une campagne de crowdfunding (c’est à dire en bon français des Francofolies : un appel à des fonds participatifs) et d’un encadrement pour mener à bien cette campagne de récolte de fonds. Quant au chanteur belge de Bouillon, Denis K., il sera à l’affiche du prochain festival « Saveurs Culturelles du Monde » de Mondorf-les-Bains au Luxembourg ainsi que sur la scène découverte du Festival « Pause Guitare » de Albi (F). Il participera aussi aux « Aralunaires » d’Arlon (B) et aux « FrancoSessions » organisées par les Francofolies de Spa. Enfin, Cali et son agent vont proposer à Denis K. d’assurer une première partie pour une date belge de la prochaine tournée de Cali prévue en 2015.
.
LA SCENE DU VILLAGE ACADIEN
A partir de 13 heures lundi, la scène du village acadien s’est animée avec le groupe franco-belge de la chanteuse Casssandre. Avec un répertoire qui se balade du côté du jazz-rock, la formation a précédé un excellent auteur-compositeur-interprète québécois ayant pour nom Patrice Michaud. Les textes sensibles et drôles de ce chanteur s’accompagnant à la guitare ont réussi à captiver un bon nombre de spectateurs stoïques sous les averses.

Les quatre artistes de "Du haut des airs", les deux musiciens et le créateur du concept : le Québécois François Guy (c) Passion Chanson

A 16h45, comme ils l’avaient déjà fait à trois reprises les jours précédents, les quatre jeunes interprètes francophones de la troupe « Du haut des airs » sont venus interpréter les chansons de leurs contrées d’origine plébiscitées par le public . La Belge Dyna B., la Canadienne Amélie Laroque, le Français Eddy De Pretto et le Suisse Jérôme Acherman ont donné tout ce qu’ils pouvaient au cours de ce qui fut le concert de clôture d’une aventure musicale de quatre mois à travers leurs pays respectifs. Ce fut une belle leçon d’enthousiasme et d’optimisme pour les spectateurs un peu plus mouillés au fil de la journée.

Après la prestation, remarquable et en anglais, de la jeune et phénoménale Belge Typh Barrow, c’est le groupe québécois Violett’Pi qui a mis le feu au podium avec un rock-électro inventif, surprenant et déjanté.
Enfin, à 22 heures, sous une pluie qui n’avait cessé d’être présente toute la journée, le duo de rappeurs liégeois Aral & Sauzé s’en est donné à coeur joie devant, hélas pour eux, une poignée d’admirateurs détrempés.
Force a donc été de constater pour avoir vécu sur ce nouveau site des extrêmes climatiques allant de la canicule au déluge, qu’une tente, aussi petite soit-elle, eut été bien utile pour protéger un peu le public du soleil ou de la pluie.
.
BERNARD LAVILLIERS : Y’A PAS QU’A NEW YORK

Bernard Lavilliers aux Francos de Spa ce 21 juillet 2014 (c) Passion Chanson

Comme l’a très bien chanté Lavilliers sur la scène du parc francofou, « Y’a pas qu’à New York » qu’il fait chaud, humide et qu’il pleut. A Spa aussi. Et cela fut d’ailleurs suffisant pour retarder le concert de l’artiste français tant les conditions de sécurité furent, un moment, mises en péril par la pluie. Finalement, tout s’est bien passé et Bernard Lavilliers nous a livré un concert magique dont il a le secret. Epaulé par un gang de musicos hors-pair, le chanteur a passé en revue plus de trente ans de succès : « Pigalle-la-Blanche », « Stand the ghetto », « Idées noires », « La salsa », « Mélody tempo harmony », etc. On accordera une mention spéciale au titre « Les mains d’or » qui font référence à la sidérurgie d’antan et qui a permis à Lavilliers d’évoquer, entre autres, le sort des travailleurs liégeois des usines métallurgiques Arcelor Mittal.

.
.
.

Tags: , , , , , , , ,

1er MARS

 

En 1989 – Photo (c) Gilles Cappé

1er mars 1959 : Naissance, à Villeneuve-sur-Lot, de BAMBOU, mannequin et chanteuse française. Bambou, Caroline Paulus de son vrai nom, est la fille d’un légionnaire allemand engagé en Indochine et d’une mère aristocrate vietnamienne d’origine chinoise. Agée de six mois, elle est confiée à la DDASS, la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales, puis placée en famille d’accueil. En 1980 elle fait une rencontre qui va bouleverser sa vie: celle de Serge Gainsbourg qu’elle accompagne à Los Angeles. Et, en 1981, des photos d’elle sont dans le livre de Gainsbourg: « Bambou et les poupées ». En 1984, Bambou se fait remarquer par les cris orgasmiques qu’elle livre sur la chanson « Love on the beat » de Gainsbourg.

Deux ans plus tard, elle donne un fils au chanteur: Lulu, qui naît le 5 janvier 1986. Sa carrière de chanteuse est très courte. Après avoir été la partenaire de Jacques Dutronc dans la chanson « Opium » en 1987, elle enregistre des chansons de Gainsbourg sur un album qui sort en 1989 et qui est intitulé « Made in China ». En 2003, plus de dix ans après le décès de Serge Gainsbourg, Bambou connaît un beau retour en interprétant un duo avec Marc Lavoine: « Dis-moi que l’amour ». Six ans plus tard, à la demande du chanteur, elle interprète, à nouveau en duo avec Marc Lavoine, une reprise de son succès de 1989 « Nuit de Chine ».
.
**********
.

Michel Buhler le 6 mars 2008 au Festival Mars en Chansons de Charleroi

1er mars 2008 : Depuis la veille, 29 février, le festival belge « Mars en chansons » a pris son envol dans la région de Charleroi. Jusqu’à la fin du mois, la manifestation va accueillir un nombre important d’artistes de la scène francophone autour d’un artiste suisse mis à l’honneur: Michel BUHLER. Parmi les chanteuses, chanteurs et groupes à l’affiche de cette édition 2008, on peut citer Francesca SOLLEVILLE (F) (pour la soirée d’ouverture), Josianne PARADIS (QC), GAËLE (QC), MONSIEUR LUNE (F), Serge UTGE-ROYO (F), Sébastien DUTHOIT (B), Jacques BERTIN (F), ADRENALINE (B), Christiane STEFANSKI (B), Anne SYLVESTRE (F), CREDO MA NON TROPPO (B), YOANNA (CH), Fabiola TOUPIN (QC), Jeanne CHERHAL (F), Thomas PITIOT (F), Alice DEZAILES (F), Romain DIDIER (F), Guillaume LEDENT (B), Jil CAPLAN (F), VIOLETT (F), BB BRUNES (F), Claude SEMAL (B), Eric LAROCHELLE (QC), Philippe LAFONTAINE (B), François VE (CH), JOFROI (B), MARIE TOUT COURT (F), SKYE (F), Pascale DELAGNES (B), Karin CLERCQ (B), Dan PANAMA (F), Julie ROUSSEAU (F), Xavier ZGRZYWA (B), A LA CIME DES ZARBS (B), Olivia AUCLAIR (B), Géraldine COZIER (B), RODRIGUE (F), Les BLAIREAUX (F), LULU (F), Les MAUVAISES LANGUES (F), Loïc LANTOINE (F), IMBERT IMBERT (F), MONSIEUR ROUX (F) et Michel ARBATZ (F). Le 29 mars, à l’Eden de Charleroi, est mise sur pied une fête à Julos BEAUCARNE (B) avec la participation de Barbara D’ALCANTARA, HOMBELINE, Photis IONATOS, JOFROI, MANZA, CLOE DU TREFLE, William DUNKER et Gilbert LAFFAILLE entre autres.
.
**********
.
1er mars 2009 : Le festival belge de chanson francophone « Mars en chansons » se tient à Charleroi jusqu’au 9 avril. La grande modification qui marque cette 10e édition du festival est le changement de direction avec le départ de Claude Bonte qui laisse la place à Michaël Fries qui avait officié jusque là à la Biennale de la Chanson française de Bruxelles. L’affiche de l’édition 2009 reprend des concerts d’ALEXONOR, Vincent DELBUSHAYE, MORAN ou encore CLOE DU TREFLE et RODRIGUE pour qui une vidéo a été réalisée à visionner ci-dessous.

.
**********
.

Gaetan Roussel grand vainqueur des Victoires 2011

1er mars 2011 : La 26e cérémonie des Victoires de la Musique a lieu au Palais des Congrès de Paris et est présentée par Marie Drucker et Aline Afanoukoé. Mais, pour la première (et dernière) fois, la cérémonie a été divisée en deux soirées. Une première remise de récompenses consacrée aux révélations s’est en effet tenue le 9 février 2011 au Zénith de Lille et a été présentée par Cyril Hanouna et Stéphanie Renouvin sur la chaîne de télé publique France 4. Le grand vainqueur des Victoires 2011 est Gaëtan ROUSSEL qui en reçoit trois: celle de l’artiste interprète masculin de l’année, celle de l’album de l’année pour « Ginger » et celle de l’album rock de l’année pour « Ginger » également.

Pour le reste des chanteurs francophones consacrés ce soir-là, voici les primés:
* BEN L’ONCLE SOUL, groupe ou artiste révélation scène de l’année
* Bernard LAVILLIERS pour l’album de chansons/variétés de l’année « Causes perdues et musiques tropicales »
* ABD AL MALIK pour l’album de musiques urbaines de l’année « Château Rouge »
* STROMAE pour l’album de musiques électroniques ou dance de l’année « Cheese »
* ZAZ pour la chanson originale de l’année « Je veux »
* Philippe KATERINE pour le vidéo-clip de l’année de sa chanson « La banane ».
Dans la catégorie « spectacle musical/tournée/concert de l’année, la Victoire revient à deux artistes: M pour son concert au château de Versailles et Eddy MITCHELL pour « Ma dernière séance à l’Olympia et en tournée ».
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,