Francofolies de Spa 2018 : les derniers noms et Francos Juniors sont connus

Alors que les organisateurs ont communiqué sur les bracelets électroniques qui donneront accès au nouveau site unique des Francofolies de Spa ainsi qu’aux différents stands de boissons et de nourriture, quelques noms d’artistes sont venus compléter l’affiche que l’on connaissait déjà.

Parmi eux, il y a ceux qui se produiront sur une nouvelle scène de découvertes, la Playright + (en français dans le texte…), et ceux qui feront la joie des plus jeunes francofous dans le cadre des Francos Juniors.

Voici le programme complété ci-dessous. Il vous suffit de cliquer dessus pour l’agrandir.

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Nouvel album « Le mot dit » de Guillaume Ledent : musique, qualité, musicalité

En onze chansons, Guillaume Ledent, accompagné du groupe « Dérange ta chambre », nous emmène dans la vie d’un enfant qui nous raconte son quotidien mais aussi tout son univers de rêves. Et chaque texte porte sa particularité avec des mots propres, simples et musicaux. Ce qui est formidable, c’est que Guillaume semble avoir gardé cette fraîcheur et cette candeur qui permet à certains adultes de bien cerner les préoccupations des enfants qui les entourent pour mieux en rendre compte dans des textes qui s’adressent aussi bien aux grandes personnes qu’aux plus jeunes.
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Et ici, clairement, de par la musique et le vocabulaire utilisés, il est question de toucher plutôt les enfants que les tout-petits ou les ados.
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Au rayon des chansons que l’on peut qualifier de « sérieuses », on relèvera « Emilie Parfaite », la première chanson du disque, qui, avec un texte d’emblée basé sur la sonorité des mots, nous parle d’une copine comme nous en avons tous (eue) : perfectionniste voire maniaque. Et puis il y a les questions que notre monde contemporain impose aux enfants et qui se retrouvent dans quelques titres de l’album. De manière légère avec « Maman s’affole » qui évoque la peur de vieillir et la crainte de la nouvelle ride face au miroir des années qui passent. Ou de façon plus grave dans la chanson « Si c’était nous? » et qui tire un bilan de tout ce qui pourrait nous arriver et qui tracasse les mômes d’aujourd’hui (« Je veux un JT de bonnes nouvelles »). Sans oublier la plus concernante et actuelle des chansons: celle qui évoque Malaïka, une petite fille réfugiée malienne sans papiers qui a été renvoyée chez elle et qui suscite l’incompréhension dans la classe d’école.
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Enfin, il y a les mélodies douces, intimistes, aux textes oniriques spécifiques à l’enfance. « Obago » et « Dimanche flanche » sont de celles-là et nous rappellent le doux cocoonisme de nos jeunes années d’insouciance où de simples objets de notre quotidien étaient bien souvent sources d’évasion.
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Côté musique, Guillaume Ledent est proche de la pop de Calogero et des mélodies douces de Souchon. Et, pour parler jeune public, on n’est pas dans le rock d’André Borbé ou dans la comptine d’Henri Dès. Et cela nous conforte dans l’idée d’un répertoire qui touche plutôt les grands enfants voire les pré-adolescents.
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Une chose est en tous cas certaine: l’écriture, la composition mais aussi la réalisation de cet album sont de grande classe et donnent vraiment envie d’en découvrir la déclinaison sur scène. Bientôt sans doute puisque, déjà, un concert a été proposé à Bruxelles récemment.
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A PROPOS DE GUILLAUME LEDENT
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Guillaume Ledent à Maurage le 22 avril 2017 (c) Passion Chanson

Originaire de Tournai en Belgique, Guillaume Ledent n’est pas un nouveau venu dans le domaine de la chanson. Ses débuts remontent au début des années 2000 et prennent l’allure d’une aventure musicale collective au sein d’un groupe nommé « Dîne à quatre ». Il s’adresse alors aux adultes et propose des chansons au concours « Musique à la Française » de Bruxelles où il se fait remarquer en 2003. Un premier album est commercialisé en 2005 qui connaît un beau succès d’estime. Trois ans plus tard, l’album « Ton océan » reçoit un accueil plus marqué et des chansons en sont radiodiffusées. Parmi elles, il y a un duo avec un autre artiste belge talentueux : Saule (« L’amour au four »). En 2010, un troisième opus (« La récréation ») permet à Guillaume Ledent d’élargir son public à la France, la Suisse et, aussi, le Maroc, où il chante dans des festivals. La vie de famille de l’artiste lui inspire alors des chansons qu’il ne va pas destiner au jeune public mais plutôt et plus largement à un public familial. L’album « Dérange ta chambre » qui sort en 2012 est congratulé par la presse belge et permet à l’artiste de proposer près de 100 concerts en Belgique et en France. Après une nouvelle expérience d’un album partagé avec le chanteur belge Guillaume Duthoit en 2014 (« Histoires d’écailles et de plumes »), il se produit en première partie de Nicolas Peyrac en acoustique le 22 avril 2017 à Maurage (B) et travaille à l’élaboration d’un nouvel album « familial » dont on vous parle ci-dessus: « Le mot dit ».
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13 DECEMBRE

13 décembre 1993 : L‘Oscar de la chanson française est remis à Liane FOLY pour sa chanson « Doucement ».

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13 décembre 2000 : Première au Centre Culturel d’Uccle (Bruxelles) du spectacle musical pour jeune public « Célia Fée » écrit et composé par Philippe LAFONTAINE. Jusqu’au 7 janvier 2001, cette histoire moderne et familiale va attirer de nombreux spectateurs qui vont découvrir le conte auquel Philippe Lafontaine a songé dès qu’il est devenu grand-père d’une petite fille nommée Célia. L’histoire parle des machines qui ne font jamais ce qu’on leur demande et qui rêvent de pouvoir (faire) pleuvoir. Les personnages s’appellent Marcel l’Echelle, Humprey le Wagonnet ou encore Pourquoi le Computer. La mise en scène est confiée à Marine Haulot. Quant au rôle principal, il est tenu avec brio par Mélanie Dermont, la fille du comédien du même nom, dont la voix cristalline sied à merveille au personnage de Célia. Les autres artistes sur scène ont pour nom Philippe Résimont, Pierre Bodson, Nathalie Stas et Vincent Antoine. Musicalement, l’oeuvre de Philippe Lafontaine louvoie entre chanson, rock, heavy metal et world music africaine. Quatorze des chansons du spectacle se retrouvent sur un album qui est commercialisé à l’occasion des représentations bruxelloises.

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Philippe Clay en 1976

13 décembre 2007 : Décès , à Issy-les-Moulineaux d’une crise cardiaque, du chanteur et acteur français Philippe CLAY. Né le 7 mars 1927 à Paris, il vit dans le maquis pendant la seconde guerre mondiale sous sa vraie identité de Philippe Mathevet. Puis il entre au Conservatoire national d’art dramatique. Il y apprend à placer sa voix et travaille l’art du mime. En 1947, grâce à des amis l’ayant inscrit à son insu, Philippe Clay gagne un concours de chanteur amateur. Il part pour l’Afrique avec, dans ses bagages, des chansons de Charles Aznavour, artiste alors peu connu. Un an plus tard, il rentre à Paris et se produit aux Théâtre des Trois Baudets. Il fréquente également Saint-Germain-des-Prés et devient proche de Jacques Prévert, Boris Vian et Serge Gainsbourg. De 1957 à 1962, alors que sa carrière s’installe, il passe quatre fois en vedette à l’Olympia de Paris. Ses succès ont pour titres: « Les voyous », « Festival d’Aubervilliers », « Le danseur de charleston » ou « Le noyé assassiné ». En tant qu’acteur, il tourne quelques films: « French Cancan » de Jean Renoir et « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy. Après des années de silence, il revient à la chanson en 1971 et connaît de nouveaux succès avec « Mes universités » et « La quarantaine ». Ces deux chansons vont à contre-courant du mouvement initié par les jeunes Français en mai 1968. La chanson interprétée par Philippe Clay pour la série télé « Les Brigades du Tigre » est aussi un succès. Alors que l’on a tendance à l’oublier, cet artiste complet, interprète, mime et comédien, a fait partie de ceux qui, comme Reggiani ou Montand, ont marqué la chanson francophone du 20e siècle.
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Le duo Sage comme des Sauvages, vainqueur de la finale 2014 (c) Passion Chanson

13 décembre 2014 : La finale de la Biennale de la Chanson Française a lieu à Bruxelles en la salle du Wolubilis. 29 personnes constituent le jury de ce concours. Parmi elles il y a des artistes comme MOCHELAN (lauréat en 2012), Matthias BILLARD (lauréat en 2010), Florian PARRA et Nathalie STAS, mais aussi des organisateurs de festivals (Genève, Bruxelles, Liège, Arlon, Pézenas, Albi, Saint-Germain-en-Laye), des opérateurs culturels (Louvain-la-Neuve, Namur, Paris), des journalistes (RTBF, La Libre Belgique), des agents artistiques (Lille) et des représentants d’organismes officiels tels que la SABAM (société d’auteurs belge) et la COCOF (Commission Communautaire Française de la région de Bruxelles). Pour en savoir plus sur cette soirée et pour lire l’article que nous y avions consacré, CLIQUEZ ICI.
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5 DECEMBRE

5 décembre 1889 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française DAMIA. Elle fugue à l’âge de quinze ans pour faire de la figuration au théâtre du Châtelet. De rencontres en cours de chant, elle finit par se produire dans des cafés concerts dès 1908. Avec un répertoire composé de chansons tragiques et hyperréalises, Damia, vêtue de noir sur scène, connaît un très grand succès dans les années 1920 et 1930. Parmi ses chansons les plus connues, il y a « Les goélands » ou « J’ai l’cafard » mais aussi « Les nocturnes » et « Johnny Palmer ».

Après la seconde guerre mondiale, la popularité de celle que l’on a appelée « la tragédienne de la chanson » fléchit. Mais elle donne encore quelques spectacles remarquables à Paris et au Japon. En 1954, elle est à l’affiche de l’Olympia de Paris et la première partie de son concert est assurée par un jeune artiste belge débutant: Jacques Brel. Damia a aussi été actrice et on a pu la voir notamment dans les films « Napoléon » d’Abel Gance en 1927 ou encore « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy en 1956. Damia est décédée le 30 janvier 1978 à La Celle-Saint-Cloud.
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José CARRERAS

José CARRERAS

5 décembre 1946 : Naissance, à Barcelone, du ténor espagnol José CARRERAS. C’est très tôt que le jeune José montre un talent certain pour la musique. A huit ans déjà, il chante un extrait de l’opéra « Rigoletto », « Comme la plume au vent », au micro de la radio espagnole. Trois ans plus tard, il est sur la scène du Grand Théâtre du Liceu à Barcelone pour figurer dans « El retablo de Maese Pedro » de Manuel de Falla et « La Bohème » de Puccini. Le jeune José est talentueux et ambitieux mais il lui manque une formation qu’il va trouver au Conservatoire de musique du Liceu à Barcelone. Au terme de ces études, il décroche un premier rôle de ténor aux côtés de la soprano espagnole Montserrat Caballé dans « Norma » de Bellini. La cantatrice est touchée par la personnalité et le talent de Carreras et elle va l’aider à décrocher de nombreux rôles par la suite. Avec une première prestation à Londres en 1971, la carrière internationale de José Carreras est lancée et elle se poursuit aux Etats-Unis en 1972 puis à Vienne notamment. En 1974, alors qu’il n’a que 28 ans, le ténor a déjà interprété 24 rôles différents sur les scènes du monde entier. Et sa carrière se poursuit ainsi de manière ascendante jusqu’en 1987. Cette année-là, José Carreras apprend qu’il souffre d’une leucémie aiguë. Il interrompt ses activités artistiques pendant plus d’un an et en profite pour metttre sur pied une fondation de soutien à la recherche sur la leucémie: la José Carreras International Leukaemia Foundation. En 1990, de retour sur scène, l’artiste se joint à deux autres géants du bel canto, Luciano Pavarotti et Placido Domingo, pour proposer ensemble le spectacle des « Trois Ténors » à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde de football à Rome. Avec une moyenne de 60 concerts par an, José Carreras poursuit son chemin dans les théâtres d’Italie, de Chine, de France, des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et d’Autriche entre autres. Mais, en 2009, il déclare être trop fatigué pour encore jouer des rôles dans des opéras et donne sa préférence à la présentation de récitals. Si José Carreras a toujours inscrit à son répertoire des rôles français comme Faust et Roméo et Juliette (de Charles Gounod), Carmen (de Georges Bizet), Samson et Dalila (de Camille Saint-Saëns), le ténor semble de loin préférer les personnages des grands opéras italiens de Bellini, Donizetti, Verdi et Puccini entre autres.

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Patricia Kaas en 1991 – Photo (c) Gilles Cappé

5 décembre 1966 : Naissance, à Forbach, de la chanteuse française Patricia KAAS. Patricia passe son enfance à la frontière de l’Allemagne dans la localité de Stiring-Wendel. Sa famille est plutôt de milieu modeste avec un père mineur de fond et une mère au foyer. La petite fille se révèle bien vite être l’animatrice de la famille qui compte sept enfants: elle chante bien et possède des atouts vocaux indéniables. Ses parents vont l’aider dans cette voie et, en 1974 déjà, elle se produit dans les fêtes scolaires et les animations locales en chantant du Claude François ou du Sylvie Vartan. En 1979, elle parvient à se faire engager dans un cabaret de Sarrebruck: le « Rumpelkammer ». Elle va y chanter tous les samedis soirs pendant sept ans avant de s’y faire remarquer par le parolier François Bernheim. Ce dernier, séduit par les talents de la chanteuse décide de réunir des fonds pour produire son premier 45-tours. Il trouve l’argent chez Elisabeth et Gérard Depardieu: le disque « Jalouse » sort fin 1985 et c’est le bide. Bernheim ne peut pas rester sur cet échec et il va remuer ciel et terre pour que Patricia Kaas sorte de l’anonymat. Il finit par s’adresser au compositeur Didier Barbelivien qui, début 1987, propose une chanson jusqu’alors refusée par Nicoletta: « Mademoiselle chante le blues ». Dès le mois d’avril, la chanson est fortement programmée sur les radios et la télévision permet à Patricia Kaas d’être découverte par des millions de téléspectateurs francophones grâce à des émissions comme « Sacrée Soirée » sur la chaîne télé privée française TF1. La chanson « Mademoiselle chante le blues » reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros. Forte de ce succès, Patricia se retrouve en première partie de Julie Pietri en décembre 1987 à l’Olympia de Paris. L’année 1988 permet à la chanteuse d’enregistrer son premier album qui sort en novembre. Les succès y sont nombreux: « D’Allemagne », « Mon mec à moi », « Elle voulait jouer cabaret » ou « Quand Jimmy dit ». L’album lui permet de décrocher la Victoire de la Musique dans la catégorie « Révélation de l’année ». Après un disque « live » sorti en 1990, Patricia Kaas peaufine l’album suivant qui sort en 1993. Il a pour titre « Je te dis vous » et va connaître des ventes impressionnantes porté par des titres comme « Il me dit que je suis belle » (de Jean-Jacques Goldmnan), « Entrer dans la lumière », « Reste sur moi », « Ceux qui n’ont rien » ou « Fatiguée d’attendre ». A partir de l’album suivant qui sort en 1997, l’interprète va travailler avec des compositeurs à succès comme Goldman, Lavoine ou Obispo. Il y aura « Dans ma chair » en 1997 et « Le mot de passe » en 1999. Les 25 et 27 juin de cette année-là, elle est l’invitée de Michael Jackson à Séoul et à Munich pour deux grands concerts humanitaires réunissant ses amis artistes. Au début des années 2000, Patricia Kaas se laisse tenter par le cinéma et par le réalisateur français Claude Lelouch qui lui permet de tenir le rôle titre du film « And now… Ladies and Gentlemen » aux côtés de Jeremy Irons. L’expérience n’est pas un succès et s’arrête là. Depuis ce moment, Patricia Kaas a pris toute son envergure sur scène en y interprétant, partout dans le monde, les chansons d’albums qui se vendent de moins en moins comme « Piano bar » (2002) et « Sexe fort » (2003). Après quelques années de réflexion, la chanteuse décide d’auto-produire ses disques ainsi que ses spectacles. En 2009, elle enregistre ainsi l’album « Kabaret » dans une atmosphère musicale qui rappelle les années 1930. Il est d’abord disponible à la vente sur internet avant de se trouver dans les bacs des disquaires. Le succès discographique est au rendez-vous, notamment en Russie et, ensuite, un peu partout dans le monde. Cela permet à Patricia de concevoir un spectacle très particulier qui mêle chanson, chorégraphie et théâtre dont la tournée l’emmène aux quatre coins du monde. Au même moment, la chaîne de télévision publique France 3 lui demande de représenter son pays au Concours Eurovision de la Chanson qui a lieu à Moscou le 16 mai 2009. Elle y interprète « Et s’il fallait le faire » qui se classe huitième sur 25. En 2012, un an avant tout le monde, elle songe méthodiquement aux célébrations du 50e anniversaire de la mort d’Edith Piaf prévues en 2013. Elle décide de consacrer un album-hommage à la plus grande chanteuse de blues française. Et elle enregistre les chansons dans des versions très originales avec le Royal Philharmonic Orchestra. La tournée qui suit permet au monde entier de découvrir Patricia Kaas dans une évocation extraordinaire de la môme Piaf. A l’automne 2016, elle sort un nouvel album éponyme de titres originaux dont la chanson phare, « Madame tout le monde », n’est pas sans rappeler « Mademoiselle chante le blues ».
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Robert Charlebois

5 décembre 1996 : Le chanteur Robert CHARLEBOIS est le premier Québécois à recevoir la Grande médaille de la chanson française à l’Académie française. Il est ainsi récompensé pour l’ensemble de son oeuvre.
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Nicolas Michaux en 2016

5 décembre 2016 : La deuxième édition des Sabam Awards de la Belgique francophone se tient au Wolubilis de Bruxelles (B). Il s’agit d’une remise de trophées récompensant le meilleur des créateurs de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique nationale. Dans la catégorie chanson française, c’est Nicolas MICHAUX qui reçoit le prix tandis qu’André BORBE est le lauréat de la chanson pour jeune public avec son album « Les tympans pimpants ».
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5 décembre 2017 : Décès, à Marne-la-Coquette, du chanteur et acteur français Johnny HALLYDAY des suites d’un cancer des poumons. Né à Paris le 15 juin 1943 sous le véritable nom de Jean-Philippe Smet, Johnny Hallyday était le « taulier » de la chanson française: une sorte de géant mythique qui aura défié les modes, les époques et le temps qui passe. Depuis l’émission qui le révèle et où il est présenté comme le timide « filleul artistique » de Line Renaud en 1959, Johnny Hallyday n’a jamais quitté le devant de la scène. Il a résisté, en l’intégrant, à la vague des yé-yés. Il a survolé, en les pratiquant, les modes du rythm’n’blues et de la musique hippie même s’il connut alors un léger passage à vide. Il revint au top dans les années 1970 et affronta le disco en chantant « Le bon vieux temps du rock’n’roll » ou en popularisant la musique country. Enfin, à partir des années 1980, il fit confiance à des auteurs et/ou compositeurs de talent reconnus ou non: Michel Berger, Jean-Jacques Goldman, Pascal Obispo, Zazie, Daran, Miossec, etc. En résumé, pendant plus de cinquante ans, Johnny Hallyday enregistra des disques à succès. Mais, ce qui est plus rare, c’est que pendant plus de cinquante ans aussi, il effectua des concerts sans avoir perdu l’énergie de ses débuts et, à ce titre-là, il fut une véritable « bête de scène ». Aucun autre chanteur francophone ne peut, encore aujourd’hui, se vanter d’avoir un palmarès aussi complet. Rien ne semblait l’arrêter: même pas quelques problèmes de santé pourtant sérieux qui l’ont obligé à interrompre sa carrière à quelques reprises, ni un cancer du poumon détecté au début de l’année 2017. La liste de ses succès est énorme et on peut se risquer à en évoquer ici une poignée: « Souvenirs souvenirs », « L’idole des jeunes », « Retiens la nuit », « Que je t’aime », « Derrière l’amour », « Requiem pour un fou », « Elle m’oublie », « Quelque chose de Tennessee », « L’envie », « Mirador », « Allumer le feu », « Sang pour sang », « Vingt ans », etc. Johnny sortit en novembre 2014 son 49e album studio intitulé « Rester vivant » et, du 5 au 10 novembre 2014, il partagea la scène du Palais des Sports de Paris-Bercy avec Jacques Dutronc et Eddy Mitchell pour le spectacle exceptionnel des « Vieilles canailles ». Mieux: en 2015, il commercialisa un album totalement imprévu dont la conception fut volontairement cachée. Ce cinquantième opus avait pour titre « De l’amour » et était de tendance « rockabilly » qui, selon ses propres dires, restait le genre musical préféré de l’artiste. Le 10 juin 2017, toujours avec ses complices Mitchell et Dutronc, il entama cette fois une tournée estivale de quinze dates des « Vieilles Canailles » à Lille (F). L’idole y apparut fatiguée mais vocalement correcte. La rentrée 2017 fut marqué par des rumeurs de plus en plus persistantes sur un état de santé précaire de la star pour en arriver à ce matin du 6 décembre où la nouvelle de son décès fut communiquée par son épouse Laetitia sur Tweeter. Le samedi 9 décembre 2017, des funérailles nationales ont lieu à Paris et le ghota artistique et politique français se retrouve en l’église de la Madeleine, étape finale du cortège funèbre qui est parti du Mont-Valérien en passant par l’arc de triomphe, les Champs-Elysées et la place de la Concorde. Parmi les invités au cortège, il y a plus de 700 motards qui sont venus rendre hommage à l’artiste. La foule est énorme sur le parcours du convoi funèbre. Et, sur les marches de l’église, le président de la république française, Emmanuel Macron, prononce un discours émouvant et rassembleur à la mémoire de « l’idole des jeunes ».
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29 AOUT

Mikis Theodorakis

29 août 1925 : Naissance, sur l’île de Chios, du compositeur grec Mikis THEODORAKIS. L’artiste est surtout connu pour ses musiques de films telles que « Zorba le Grec », « Z » ou « Serpico » et certaines de ces mélodies sont devenues des chansons. Il a aussi souvent été à la une de l’actualité pour ses prises de position en matière de politique en Grèce. Il a été celui qui s’est élevé publiquement contre la dictature des colonels de 1967 à 1974 et aussi celui qui a toujours proné la paix mais aussi l’arrêt des corruptions politiques diverses dans son pays. Comme musicien, il a aussi composé un bon nombre de chansons pour des artistes de renommée internationale, souvent grecs, qui ont parfois interprété ses oeuvres en français. Mélina Mercouri a notamment interprété les chansons du film « Phaedra », Nana Mouskouri « Petits enfants du monde entier » (1965), Vicky Leandros « L’amour brillait dans tes yeux » (1973) ou Georges Moustaki « L’homme au coeur blessé » (1970). Le thème du film « Zorba le Grec » a eu de nombreux interprètes en français sous le titre « Chanson de Zorba » ou « Danse de Zorba »: Annie Cordy, Dalida et Henri Salvador par exemple.

Enfin, le nom de Mikis Theodorakis apparaît aussi dans les repertoires d’Edith Piaf (« Les amants de Teruel » du film du même titre en 1961) ou encore de Petula Clark (« Lune de miel » en 1959).
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GIBUS en 2012

29 août 1952 : Naissance, à Kinshasa (Congo), du chanteur pour jeune public belge GIBUS, Alain De Spiegeleer de son vrai nom. Dès l’âge de seize ans, il écrit et compose des chansons à destination des adultes pour qui il les chante en divers endroits de Bruxelles comme le « Cabaret aux chansons » ou « la Soupape ». Mais il chante aussi à Paris à l’Echelle de Jacob par exemple. Il suit alors des cours d’ébénisterie mais garde une préférence pour la musique. En 1978, alors que Chantal Goya et Henri Dès règnent déjà sur le domaine, il décide d’écrire et de composer des chansons pour enfants qu’il interprète sous le pseudonyme de Gibus. Quatre ans plus tard, il représente la RTBF (radio publique belge francophone) au concours « Chantons Français » qu’il remporte à Montréal. En 1985, il sort un 33 tours intitulé « Gibus et Caroline » avant qu’il ne consacre deux livres-cassettes où il raconte et chante deux contes de Carl Norac (en 1987 et 1988). En 1989 et 1990, deux compacts sortent chez Ariola: sous le titre « Petipata », et regroupent des chansons traditionnelles pour enfants. L’artiste franchit alors un autre cap en proposant ses chansons sur scène dans les spectacles: « Gibus, papa, maman et moi », « Moi c’que je veux c’est grandir », « Bidim-Boh » et « A pas feutrés ». Depuis 1994, il écrit des comptines pour petits enfants qui sont éditées dans des livres à puces musicales dont plus de 150.000 exemplaires ont déjà été vendus. En 1994, il est le lauréat du concours « Création Chansons Enfants 94 » à Namur (B). En 2001, il enregistre l’album « Noctambulines » avec les chansons du spectacle du même nom qu’il a créées un an plus tôt. En 2002, il participe au projet caritatif « Enfants solidaires » marqué par la chanson « J’suis p’tit » interprétée par Philippe D’Avilla, Pino Santoro et Nuno Resende, les trois chanteurs belges de la comédie musicale « Roméo et Juliette ». Il enregistre alors, avec une chanteuse nommée Anne, un CD de chansons traditionnelles de Noël. 2004 voit la sortie d’un nouvel album personnel appelé « Marimotou » et 2006 celle de l’opus « Des mots pour ». Gibus anime alors des ateliers d’écriture et d’exploitation de chansons avec des groupes d’enfants en milieu scolaire et parascolaire. Et il s’adresse aussi aux adultes avec des formations à l’écriture de chansons dans divers pays comme la Belgique, la Suisse, la France mais aussi le Chili et la Roumanie. Le 20 juillet 2015, il se produit dans le cadre des Francofolies Junior à Spa en Belgique avec le spectacle « Berceuses pour petits noctambules ».

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29 août 1960 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française ENZO ENZO dont le vrai nom est Körin Ternovtzeff. D’origine russe, son père est fonctionnaire. Et sa mère commerçante. Elle passe une enfance et une adolescence calmes pendant lesquelles elle se découvre une passion pour la littérature. A la fin des années 1970, elle aime la musique des punks et elle décroche un job de roadie pour des groupes de cette tendance musicale. En 1978, elle rencontre un certain Olivier qui va lui apprendre à jouer de la guitare basse. Avec Olivier à la guitare et Violaine à la batterie, Körin devient la bassiste du groupe Lili Drop. Un de leurs morceaux, « Sur ma mob » marche plutôt bien mais, dès 1981, le groupe explose.

La bassiste poursuit sa carrière seule et abandonne le rock pour se lancer dans la chanson. Elle signe un contrat discographique avec Virgin qui sort, en 1982, son premier 45 tours sous le pseudonyme de Korin Noviz: « Je veux jouer à tout ». Le succès n’est pas au rendez-vous et elle doit changer de maison de disques pour sortir un deuxième vinyl en 1984: « Blanche Neige » sous le pseudo d’Enzo Enzo chez CBS. Comme cela ne marche vraiment pas très fort, elle crée, avec le chanteur franco-espagnol Roé, un projet de flamenco-rock qui inclut, notamment, des musiques pour ballets. En 1988, toujours attirée par une carrière de chanteuse qui pourrait marcher, elle enregistre à nouveau un 45-tours sous le nom d’Enzo Enzo cette fois: « Pacifico ». Les professionnels commencent à s’intéresser à cette artiste à la voix chaude qui se situe entre le jazz, la musique latino et la chanson française. La firme BMG lui propose l’enregistrement d’un album qui devrait enfin la révéler au grand public. Celui-ci sort en 1990 et les radios en diffusent un premier extrait qui devient aussitôt un « tube »: « Les yeux ouverts », une adaptation en français d’un vieux titre des Mama’s & Papa’s « Dream a little dream ».

Ce succès est vite confirmé par un deuxième titre de l’album: « Deux minutes de soleil en plus ». Pour ce premier opus, Enzo Enzo s’est entourée notamment du chanteur français Kent qui va très souvent être présent dans son travail par la suite. Le 15 juillet 1991, la chanteuse est au programme des Francofolies de La Rochelle et, l’année suivante, ce sont les Francofolies de Montréal qui l’accueillent à leur tour. Les choses vont de mieux en mieux pour Enzo Enzo qui, en 1994, sort son deuxième album intitulé simplement « Deux ». Ce nouvel opus qui est lancé par la chanson « Juste quelqu’un de bien » va se vendre trois fois plus que le premier et, en octobre, elle se produit à deux reprises sur la scène parisienne du Bataclan. Forte de ce succès, elle reçoit, en février 1995, la Victoire de la musique de la meilleure interprète française. Cette année-là, elle crée un spectacle hors du commun en duo avec Kent. Au début de l’année 1997, le simple « Les idées bizarres » annonce un nouvel album qui donne l’occasion à l’artiste de se produire à Varsovie mais aussi au Vietnam et en Chine. Deux ans plus tard, elle reprend la route pour une nouvelle aventure musicale en duo avec Kent: « Enfin seuls ». Il faut alors attendre la fin de 2001 pour voir revenir Enzo Enzo avec un album tout doux pour lequel elle a fait appel à des paroliers expérimentés comme Allain Leprest, Jacques Duvall, Romain Didier et bien sûr Kent entre autres. La chanson phare de cet album-là est « Ils s’adorent ». La chanteuse va poursuivre sur cette voie pour le disque suivant qui est commercialisé en 2004. Les chansons de « Paroli » sont composées et écrites par Romain Didier, Daniel Lavoie, Kent, Serge Lama, Brice Homs, Allain Leprest et Marie Nimier notamment. Deux ans après ce disque, Enzo Enzo collabore à la « Cantate pour un coeur bleu » qui est créée à Fès au Maroc. Et, toujours en 2006, elle enregistre un disque pour enfants: « Chansons d’une maman ». En 2010, l’album « Têtue » est dans les bacs. Enzo Enzo y a travaillé avec Kent, Leprest et Didier bien sûr mais aussi avec Roé et Julien Clerc. Deux titres ont même été écrits de sa main: « A mardi » et « Les acacias ». Ajoutant la nouvelle corde du théâtre à son arc artistique, Enzo Enzo joue dans la pièce « Un pavé dans la cour » de Didier Caron au Théâtre Michel à Paris de septembre 2012 à janvier 2013. En mai 2013, elle crée le spectacle « Enzo Enzo chante Marie Nimier » où elle interprète, en les chantant ou en les récitant, des textes de l’écrivaine musiqués par Art Mengo, Alain Lanty et Daniel Lavoie. En 2017, la chanteuse participe à la tournée « Drôles de dames » aux côtés d’Eve Angeli, Sabine Paturel et Caroline Loeb. Ces artistes y interprètent leurs grands succès mais aussi ceux des autres, des années 1980 à nos jours, en solo, en duo ou ensemble. L’année suivante, Enzo Enzo partage un spectacle avec Laurent Viel au festival d’Avignon : « Chacun sa famille » est écrit par Pascal Mathieu et composé par Romain Didier.
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29 août 1992 : Finale, à Périgueux en Dordogne (F), du Trophée de la chanson francophone « Truffe d’argent« . Sous les yeux d’un public nombreux et d’un jury présidé par le parolier Jean-Pierre Lang, huit artistes se produisent sur scène, présentés par Jean-Louis Foulquier de Radio France. La Belgique est représentée par Eléonore BERNAIR et Pierre MARTIN, la Suisse par Pascal RINALDI et le groupe SAKARYN, la France par Janiece OLSEN et Marie-Laure BERAUD, et le Canada par Vicky MARCHAND et Mario CHENART. C’est le groupe SAKARYN qui remporte le concours avec la chanson « Clara ».

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SAULE, CRE TONNERRE, ALDEBERT, OLDELAF, etc. au Festival Lasemo d’Enghien (B) du 11 au 13 juillet

Festival belge hors du commun qui se veut avant tout un rendez-vous familial, « Lasemo » réunit la chanson francophone mais aussi la chanson pour jeune public, les arts de la rue, la musique folk et les animations diverses.
Ayant déménagé de Hotton vers Enghien et le superbe parc du château, la manifestation semble avoir trouvé ses marques et retrouvé un public qui l’a sans doute suivi.
Voici une partie, ci-dessous, de l’affiche de cette édition 2014.

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