DEMARNY Jacques

Jacques Demarny

L’auteur et parolier français Jacques DEMARNY naît le 21 décembre 1925 dans le 13e arrondissement de Paris sous le nom de Jacques Lemaître. Ses parents vivent alors à Alger où son enfance se déroule sans souci. A quinze ans, il rejoint la France où c’est la guerre et, en 1942, il est volontaire pour participer à un réseau dans la résistance à l’ennemi nazi. Deux après la fin du conflit mondial, Jacques se lance avec son frère, Jean, dans un numéro de duettistes chanteurs et se produisent sur quelques grandes scènes parisiennes, notamment en première partie de Georges Brassens. Par la suite, il s’oriente vers l’animation et la présentation. Il anime ainsi des émissions sur la radio périphérique française Europe 1 et porte le costume de Monsieur Loyal au cirque Médrano. Mais, depuis toujours, Jacques est attiré par la poésie et écrit de petits textes qui deviendraient facilement des paroles de chansons. Alors, en 1949, il décide de devenir auteur et s’inscrit en tant que tel à la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français.  Il lui faudra cependant dix ans avant d’écrire des chansons pour Annie Cordy (« Allez hop », « 1960 »), Danielle Darrieux (« Prendre le temps de s’aimer davantage ») ou Miguel Amador.
.

.
Un soir de janvier 1963, Jacques va applaudir Enrico Macias qui se produit sur la scène parisienne de Bobino. Au terme du concert, il demande à rencontrer le chanteur pour lui soumettre le texte d’une éventuelle chanson. Macias est séduit par le thème et compose de suite une mélodie qui va faire le tour du monde : « Enfants de tous pays ».
.

.
Il s’agit là de la première concrétisation d’une collaboration qui va durer des dizaines d’années et qui va se compléter avec le travail du chef d’orchestre et arrangeur Jean Claudric. Plus de 500 chansons vont émaner de ce travail collectif dont les plus connues ont pour titres « Les gens du Nord », « Les millionaires du dimanche », « J’ai quitté mon pays », « Mon coeur d’attache » (pour lequel ils reçoivent le Prix Vincent Scotto en 1965), « Paris, tu m’as pris dans tes bras », « Dès que je me réveille », « Noël à Jérusalem », « Malheur à celui qui blesse un enfant » ou « Un berger vient de tomber ».
.

.
La popularité de ses textes chantés par Enrico Macias va permettre à Jacques Demarny d’écrire pour la nouvelle génération des artistes français qui débarquent dans les années 1970. Il écrit ainsi la chanson « Un jardin sur la terre » qui permet à Serge Lama de représenter la France au concours Eurovision en 1971.
.

.
Deux ans plus tard, Gérard Lenorman enregistre « Mourir au champ d’amour » puis « Je voudrais devenir berger ». En 1974, il est l’auteur de quelques chansons pour Gilles Olivier et, à partir de 1975, il écrit quelques succès pour Daniel Guichard : « La découverte », « Je t’aime tu vois » ou encore « Ne parle pas » (1976).
.

.
Parmi les autres artistes « servis » par des textes de Jacques Demarny, il y a encore Dalida, Rika Zaraï, Pierre Groscolas et Bibie. Pour cette dernière chanteuse, il est le parolier de « J’veux pas l’savoir » qui lui permet de décrocher le Prix Rolf Marbot en 1987. En 1982, après vingt ans de complicité dans l’écriture et la composition avec Enrico Macias, Jacques Demarny rend hommage au chanteur en publiant le livre de souvenirs « Non je n’ai pas oublié ». Grand défenseur de la cause des auteurs, il a été administrateur de la SACEM pendant 30 ans et son président pendant cinq années. Cette carrière exceptionnelle est honorée par ses pairs en 2007 qui lui décernent le Grand Prix de la Chanson Française. Jacques Demarny décède le 12 janvier 2011 à Paris à l’âge de 85 ans.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

SAPRITCH Alice

Alice Sapritch en 1975 – Photo (c) Jean-Pierre Durel

ALICE SAPRITCH est née le 29 juillet 1916 à Ortaköy. L’actrice et chanteuse d’origine arménienne et naturalisée française a pour vrai nom Sapric. Son enfance, plutôt malheureuse à cause de la passion pour le jeu de son père, se déroule à Istanbul. La famille quitte la Turquie alors qu’Alice a treize ans et l’adolescente poursuit ses études à Bruxelles avant de partir pour Paris où sa passion pour le théâtre la pousse à s’inscrire au Cours Simon et au Conservatoire. Ses premiers pas sur une scène ont lieu dans « Hamlet » de Shakespeare. Ensuite, à partir de 1950, c’est au cinéma qu’elle entame une longue carrière qui se poursuit par la télévision à partir des années 1970. Intéressée par la musique et la chanson, elle enregistre un album en 1975 avec des chansons comme « Je suis heureuse ». Des titres sont signés par Philippe Labro, Jim Larriaga, Francis Lai, Frédéric Botton, Pierre Porte ou Jacques Demarny. Ce 33 tours est réédité en CD en 2003. Et ce disque compact est enrichi d’une chanson de 1986 sortie alors en 45 tours: « Slowez-moi ». Alice Sapritch meurt d’un cancer le 24 mars 1990 à Paris.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

12 JANVIER

12 janvier 2011 : Décès, à Paris, de l’auteur et parolier français Jacques DEMARNY à l’âge de 85 ans. Pour en savoir plus sur la carrière professionnelle et artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.
12 janvier 2011 : Inauguration à l’Université de Sarrebrück en Allemagne d’un service d’archives de la chanson française. Grâce à ce dernier, étudiants, professeurs, lycéens et chercheurs pourront consulter une collection impressionnante d’ouvrages et d’enregistrements de chansons francophones. Cette initiative est mise en place dans le cadre des études d’un master en musicologie qui permet d’étudier la musique de la chanson du 15e siècle à la chanson française contemporaine, de la musique espagnole du 16e siècle à l’analyse informatique. Avec une spécialité à choisir dans la phase finale du cursus.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

21 DECEMBRE

21 décembre 1912 : Naissance, à Dunkerque, du comédien, acteur et chanteur français Paul MEURISSE. Pour en savoir plus sur ses brèves activités de chanteur, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.
21 décembre 1925 : Naissance, dans le 13e arrondissement de Paris, de l’auteur et parolier français Jacques DEMARNY sous le nom de Jacques Lemaître. Pour en savoir plus sur la carrière professionnelle et artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

Claude Carrère dans les années 2000

Claude Carrère dans les années 2000

21 décembre 1936 : Naissance, à Clermont-Ferrand, de l’auteur, compositeur, parolier et producteur français Claude CARRERE sous le nom de Claude Ayot. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

Frédéric Mey en 2013 – Photo (c) Jim Rakete

21 décembre 1942 : Naissance, à Berlin-Wilmersdorf, de l’auteur-compositeur-interprète allemand Frédéric MEY sous le vrai nom de Reinhard Friedrich Michael Mey. Fils d’un avocat et d’une institutrice, Reinhard fréquente le collège français de Berlin et parle couramment le français et l’allemand. Passionné de musique, il étudie le piano dès l’âge de douze ans puis il apprend la guitare et la trompette. Avec des copains d’école, il crée un groupe de musique skiffle influencé par le folk américain: « Rotten Radish Skiffle Guys ». A 19 ans, il est engagé dans un laboratoire berlinois avant d’entreprendre des études en management qu’il abandonne bien vite. Il forme alors un nouveau groupe: « Les Trois Affamés ». Par la suite, il décide de se produire seul sur scène en Allemagne sous le nom de Reinhard Mey. En 1967 il représente l’Allemagne à la Coupe d’Europe du Tour de Chant organisée dans la cité balnéaire belge de Knokke–Le Zoute. Au sein de l’équipe teutonne, il affronte alors la Grande-Bretagne qui est notamment représentée par Roger Whittaker et Loïs Lane, les Français Romuald, Théo Sarapo, Rachel et Alice Dona, les Belges Jimmy Frey et Claudia Sylva et la néerlandaise Patricia Paay. Les Allemands se classent cinquième sur six mais sa prestation vaut à Reinhard Mey de signer son premier contrat avec un producteur français: Nicolas Péridès. Pour le marché francophone, l’artiste s’appelle désormais Frédérik Mey. Son premier 45 tours dans la langue de Molière sort en 1967 avec quatre titres: « La mort du pauvre homme », « Encore combien de temps », « Il me suffit d’un signe » et « La petite fille ».

Ce ne sont pas des grands succès mais ils sont appréciés par les amateurs de bonne chanson francophone car Frédérik Mey apporte un soin tout particulier à ses textes qui ne sont pas toujours dépourvus d’humour. Sur son deuxième 45 tours figure une chanson intitulée « Christine » qui lui est inspirée par la jeune Française qui deviendra son épouse et dont il divorcera en 1976. D’autres chansons suivront comme « Bonsoir mes amis », « Le politicien », « Tyrannie » ou « La boîte à musique ». Frédérik Mey enregistre ainsi plusieurs albums en français qu’il sous-titre en volume. Le volume 4, celui de 1982, est baptisé « J’aimerais bien être mon chien » et contient le très joli morceau « Il neige au fond de mon âme ». Un des derniers albums francophones de l’artiste allemand est sorti en 2005: il s’agit du volume 7 intitulé « Douce France » qui s’attarde encore sur des sujets brûlants comme dans « Tout est ok à Guantanamo Bay ».
.
**********
.

C. Jérôme en 1992

21 décembre 1946 : Naissance à Paris du chanteur français C. JEROME, de son vrai nom Claude Dhotel. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

M – Pochette album 2012

21 décembre 1971 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de l’auteur, compositeur, interprète et guitariste français M sous le vrai nom de Matthieu Chédid. Véritable enfant de la balle avec un père chanteur, Louis Chédid, et une grand-mère poète, Andrée Chédid, le petit Matthieu se montre très vite intéressé par les arts et, particulièrement, la musique. Il faut dire que, enfant déjà, il est sollicité par son père pour faire partie des choristes lors de l’enregistrement de certaines chansons comme « T’as beau pas être beau ». Par la suite, avec d’autres fils de chanteurs comme Julien Voulzy et Pierre Souchon mais aussi Mathieu Boogaerts, il forme quelques groupes musicaux sans vrai lendemain. Comme musicien multi-instrumentiste, il travaille alors en studio et sur scène avec des artistes aussi divers que NTM, Gérald De Palmas, Tryo, Vanessa Paradis, les Charts, Arthur H ou Brigitte Fontaine entre autres. C’est en 1997 qu’il se lance dans l’aventure de chanteur soliste. Il sort alors son premier album, « Le Baptême », sous le pseudonyme de M évoqué par sa coupe de cheveux qui, avec sa mèche centrale, forme la lettre M. Ce premier opus n’obtient pas un succès fulgurant même si la chanson « Machistador » le met en lumière plusieurs mois après sa commercialisation.

Sur scène toutefois, l’incarnation du personnage de M est un véritable prétexte pour que Matthieu Chédid s’éclate littéralement. Après une première tournée très bénéfique pour lui, M sort son deuxième album, « Je dis aime », en 1999 et ce dernier connaît le succès commercial. Les titres qui rendent l’artiste populaire sont « Je dis aime », « Onde sensuelle » ou « Monde virtuel ». En 2000, il remporte les Victoires de la Musique comme artiste interprète masculin et pour le concert de l’année. Le troisième album de M, « Qui de nous deux » sort en octobre 2003. Il confirme la popularité du chanteur avec les chansons « Qui de nous deux », « La bonne étoile » ou « Mon égo ». Sur scène, M connaît alors la consécration avec une tournée francophone qui lui permet aussi de remplir le grand vaisseau parisien de Bercy. Durant l’été 2004, il chante au Caire en Egypte. En 2005, il remporte quatre trophées aux Victoires de la Musique: meilleur artiste interprète masculin, meilleur album de chansons pour « Qui de nous deux ? », meilleure tournée et meilleur DVD musical pour « Les Leçons de musique » réalisé par Émilie Chedid. Deux ans plus tard, il écrit et réalise l’album de Vanessa Paradis « Divinidylle » et il l’accompagne comme guitariste et choriste dans la tournée internationale qu’elle effectue ensuite. Il enregistre aussi en duo avec la chanteuse « La déclaration d’amour » initialement composée par Michel Berger pour France Gall. Cette reprise figure sur le best of de Vanessa Paradis commercialisé en 2009. En septembre de la même année, M offre au public un nouvel opus ayant pour titre « Mister Mystère ». Pour la tournée des pays francophones qui va suivre M s’entoure sur scène de sa soeur Anna et de son frère Joseph. Trois ans plus tard, en septembre 2012, M sort un single, « Mojo » qui annonce son sixième album qui a pour titre « Il ». Le titre « Baia », extrait du CD, est diffusé sur les radios en 2013, l’année d’une tournée où il se fait remarquer en portant des lunettes lumineuses qui soulignent sa présence dans l’obscurité de la scène. Il se produit à Bercy les 12, 13 et 14 décembre 2013. Fin 2014, Matthieu annonce la mise en place d’une tournée de concerts familiaux où il est rejoint sur scène par son père Louis, son frère Joseph et sa soeur Anna. « La famille Chédid » obtient un franc succès partout où elle se produit en 2015. En avril 2017, M crée le groupe Lamomali avec des artistes africains et, ensemble, ils enregistrent un album et effectuent de nombreux spectacles. Le sixième opus solo et studio de l’artiste, « Lettre infinie », est commercialisé en janvier 2019. En mars 2020, alors que le confinement est imposé aux Français pour éviter la propagation du coronavirus covid-19, M décide de proposer un concert hebdomadaire en direct sur les réseaux sociaux. Il y revisite, de manière intimiste et acoustique, tout son répertoire connu ou non et se livre à des hommages aux artistes disparus dont il apprécie les oeuvres. Le 15 mai 2020, lors de son dixième « concert confiné », il publie un single inédit, intitulé « Croîs au Printemps », dont les droits sont destinés au Secours Populaire français.
.
**********
.

JERONIMO album 200121 décembre 2001 : l’auteur, compositeur et interprète belge JERONIMO est l’invité de l’émission télévisée musicale de la RTBF, télévision publique belge francophone, « Conviviale poursuite« , présentée par Philippe Longtain. Il y est reçu comme l’une des plus belles révélations artistiques de 2001 grâce à sa chanson « Mon éternel petit groupe ».
.
.
**********
.
.

Pierre Louki en 1960 - Photo (c) André Nisak

Pierre Louki en 1960 – Photo (c) André Nisak

21 décembre 2006 : Décès , à Montreuil, de l’auteur-compositeur-interprète français Pierre LOUKI à l’âge de 86 ans. Pour connaître une brève biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

29 JUILLET

Alice Sapritch en 1975 – Photo (c) Jean-Pierre Durel

29 juillet 1916 : Naissance, à Ortaköy, de l’actrice et chanteuse d’origine arménienne naturalisée française Alice SAPRITCH, Sapric de son vrai nom. Pour en savoir plus sur sa vie et sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

.
.
.
**********
.
.
.

Stéphan Reggiani en 1976 – Photo (c) Micha

29 juillet 1980 : Décès, à Moulins (F), du chanteur Stéphan REGGIANI. Né le 14 novembre 1945 à Neuilly-sur-Seine, il était le fils du chanteur et comédien Serge Reggiani et de la comédienne Janine Darcey. Après le divorce de ses parents, Stéphan, encore enfant, est élevé par sa mère et son beau-père. Il est élève de l’école internationale de Genève et entre, à 17 ans, à l’école des arts décoratifs de Nice. Il y obtient un diplôme d’architecte d’intérieur. A Paris où il se retrouve seul, il effectue divers boulots pour vivre. Et il finit par se retrouver dans des cabarets de la rive gauche à interpréter des chansons. Pris au jeu, il commence à composer et à écrire ses propres oeuvres qu’il interprète lui-même. A partir de 1967, il a l’opportunité d’enregistrer des 45 tours chez CBS. Le premier de ces disques comporte un petit texte de présentation: « Ce n’est pas un « minet ». Ce n’est pas un « poète chevelu », c’est simplement un jeune homme ou, si vous préférez, un homme très jeune. Ce qu’il écrit, c’est la fantaisie et la tendresse du quotidien mêlées au rêve. Et il chante avec une voix déjà assurée et chaleureuse. Il s’appelle Reggiani, pourquoi ne pas le dire, puisqu’il n’aurait pas changé de nom s’il s’était appelé Dupont. »

En 1968, il sort son premier « long playing » qui a pour titre « Le Manant ». Il se constitue alors un public qui va se déplacer pour le voir sur scène en France bien sûr mais aussi en Belgique et en Suisse. Il parvient ainsi à se produire dans la salle parisienne de Bobino en première partie de Claude Véga et Juliette Gréco. Puis, à la fin de l’année 1971, c’est en vedette américaine de Liza Minnelli qu’il chante à l’Olympia de Paris. Cette même année, après la sortie de son second album, il part en tournée au Québec. En 1973, il change de maison de disques et son troisième 33 tours est commercialisé par Polydor. En 1975, Stéphan Reggiani rejoint son père Serge et sa soeur Carine sur la scène de Bobino pour un spectacle partagé en famille. Mais, derrière cette apparente joie de se retrouver en famille face au public, il y a le problème de Serge Reggiani qui est une vedette et prend logiquement plus de place que ses enfants dans le tour de chant. Au point de vue personnel, pour Stéphan, cette expérience n’arrange rien après des problèmes de divorce et de remariage raté. Son moral est au plus bas et, lors des vacances qu’il passe chez son père à Mougins, Stéphan se tire une balle dans la tête le 29 juillet 1980. Sa dépouille repose au cimetière du Montparnasse à Paris.
.
**********
.

Jean-Michel Caradec dans les années 1970

29 juillet 1981 : Décès, à Rambouillet, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Michel CARADEC, des suites d’un accident de voiture. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

.
.
.
**********
.
.
.

Charley Marouani en 2012 (c) Capture d’écran TV5 Monde

29 juillet 2017 : Décès, à Calvi (Corse) de l’imprésario français Charley MAROUANI à l’âge de 90 ans. C’est à Sousse, en Tunisie, que Charley Marouani a vu le jour le 7 décembre 1926 au sein d’une famille de sept frères. En 1944, souffrant des affres de la guerre et de la mort de son père qui était goûteur d’huile d’olive, il quitte la Tunisie pour la France où ses oncles sont déjà installés comme agents artistiques à Nice et à Marseille. Photographe à Nice, il rencontre le producteur de disques et d’artistes Jacques Canetti qui lui confie avoir besoin d’un homme comme lui pour « gérer » les artistes qu’il produit. Il devient ainsi l’impresario d’abord de Jacques Brel, de Barbara, d’Yves Montand, d’Henri Salvador, de Juliette Gréco et de Gilbert Bécaud. Puis de Sylvie Vartan, Salvatore Adamo, Claude Nougaro, Joe Dassin, Serge Reggiani, Julien Clerc, Carlos mais aussi Michel Boujenah et Enrico Macias dont il s’occupait toujours. Mais plus qu’un gérant de planning, Charley Marouani était aussi pour toutes ces vedettes un confident et un ami. Les anecdotes, parfois intimes, qu’il avait ainsi accumulées tout au long de sa carrière ont été écrites et réunies dans un livre que Charley Marouani a publié chez Fayard en 2011: « Une vie en coulisses ». A ce moment-là, l’homme a accordé une interview télévisée pour l’émission « L’Invité » de Patrick Simonin sur TV5 Monde que « Passion Chanson » vous propose de découvrir ou de revoir ci-dessous.

Charley Marouani est décédé plus d’un an après son frère cadet, Gilbert, qui fut, entre autres, l’éditeur de chansons interprétées par Michel Sardou, Johnny Hallyday, Barbara, Michel Polnareff, Francis Cabrel ou Michel Jonasz.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

24 MARS

 

24 mars 1977 : Naissance,  à Fribourg-en-Brisgau en Allemagne, du chanteur canadien d’origine rwandaise CORNEILLE . De son vrai nom Cornelius Nyungura, il passe toute son enfance au Rwanda. Passionné de musique, il découvre le rythm’n’blues à l’âge de seize ans. Il fonde alors, avec des copains, un groupe musical qui remporte le concours « Découverte 1993 » à la télé rwandaise. Ce bonheur est de courte durée car, quelques semaines plus tard, alors que le génocide rwandais vient d’éclater, toute sa famille, parents, frères et soeurs, est massacrée par un groupe armé. Il ne doit son salut qu’au fait de s’être caché derrière un fauteuil. Réfugié chez des amis allemands au Zaïre où il s’est enfui à pied, il les accompagne en Allemagne à leur retour. A 20 ans, Cornelius quitte l’Allemagne pour le Québec où il s’inscrit à l’Université de Montréal. Là, la passion de la musique le reprend et il forme un groupe avec des amis étudiants: le R’n’B O.N.E. Ensemble, ils enregistrent un titre, « Zoukin' », qui obtient un beau succès au Canada. En 2001, il abandonne la formation pour entreprendre l’écriture d’un premier album solo où il raconte son vécu relativement chargé pour un garçon de son âge. En juillet 2002, alors qu’il est toujours un parfait inconnu, Corneille se fait remarquer dans un set acoustique sur la grande scène des Francofolies de La Rochelle en première partie de Burning Spear. Son premier album « Parce qu’on vient de loin » sort d’abord le 10 septembre 2002 au Canada.

Début novembre, il est l’une des découvertes du festival « Coup de Coeur Francophone » à Montréal. Mais ce n’est qu’un an plus tard, en octobre 2003, que les Européens découvrent à leur tour cet album. Ce premier opus est un coup de maître et va se vendre intensément. Il faut dire qu’avec ses capacités vocales, Corneille y parvient à interpréter des textes graves sur des musiques enlevées et plaisantes. Marqué par les tragédies qu’il a vécues, Corneille attache beaucoup d’importance aux causes humanitaires et, en 2005, à la demande de l’AMADE, l’Association Mondiale des Amis De l’Enfance, il écrit et compose « Chanter qu’on les aime » qu’il interprète en compagnie de Diane Tell, Calogero, Natasha St Pier, Tété, Nolwenn Leroy, Bénabar, Chimène Badi, Diam’s, Willy Denzey, Jenifer, Lokua Kanza, Nadiya, Yannick Noah, Florent Pagny et M. Pokora entre autres. La même année, en novembre, sort son deuxiéme album qui a pour titre « Marchands de rêves ». En 2006, il est sollicité pour écrire et composer la chanson qui va représenter la France au Concours Eurovision de la Chanson. Après quelques tergiversations et un changement de titre, la candidate, Virginie Pouchain, se classe 22e sur 24 à Athènes en interprétant « Il était temps ». Comble du bonheur pour un passionné de r’n’b comme Corneille, il enregistre un album en anglais pour la légendaire firme de disques américaine Motown en 2007: « The birth of Cornelius ». Il faut alors attendre octobre 2009 pour voir un nouvel opus en français de Corneille qui ne connaît pas le succès espéré. Deux ans plus tard, alors qu’il s’est marié au Canada et qu’il est devenu le papa d’un garçon, l’album suivant, « Les inséparables » connaît un meilleur sort et renoue avec des diffusions radiophoniques importantes pour des titres comme « Le jour après la fin du monde ». En 2012, il enregistre une chanson intitulée « Co-Pilot » en duo avec la chanteuse canadienne Kristina Maria. L’année suivante, alors que son album personnel « Entre Nord et Sud » commence à bien se vendre, il fait partie des artistes qui enregistrent l’album « Génération Goldman ». Il y interprète « Quand tu danses » et, quelques mois plus tard, il reprend cette fois « Bonne Idée » sur « Génération Goldman 2 ». Fin 2013 et fin 2014, il rejoint les deux projets « Forever Gentlemen » où il partage avec d’autres interprètes de grands standards de la chanson anglo-saxonne. Entre ces deux albums, en 2014, il rejoint Garou pour être son assistant lors de la préparation aux duels des candidats de l’édition française du crochet télévisé « The Voice » sur TF1. Fin 2015, il est aux côtés de Roch Voisine et Garou pour la déclinaison sur scène de l’aventure « Forever Gentlemen ». La tournée des spectacles est conçue au Canada et commence en Belgique quelques jours après les attentats parisiens du 13 novembre au Bataclan. Ils y interprètent une version particulière de « I love Paris » pour saluer la mémoire des victimes. La tournée « Forever Gentlemen » se poursuit en 2016 en France et au Québec. En 2018, Corneille commercialise l’album « Love & Soul » qui rend hommage, grâce à des succès classiques anglo-saxons, aux femmes et à la condition féminine. Et, un an plus tard, un nouvel opus francophone, « Parce qu’on aime », est disponible sur toutes les plateformes de téléchargement.
.
**********
.

Alice Sapritch en 1975 – Photo (c) Jean-Pierre Durel

24 mars 1990 : Décès, à Paris, de l’actrice et chanteuse d’origine arménienne naturalisée française Alice SAPRITCH. Née Sapric de son vrai nom le 29 juillet 1916 à Ortaköy, elle vit, à Istanbul, une enfance, plutôt malheureuse à cause de la passion de son père pour le jeu. A l’âge de treize ans, sa famille quitte la Turquie et elle poursuit ses études à Bruxelles avant de partir pour Paris où sa passion pour le théâtre la pousse à s’inscrire au Cours Simon et au Conservatoire. Ses premiers pas sur une scène ont lieu dans « Hamlet » de Shakespeare. Ensuite, à partir de 1950, c’est au cinéma qu’elle va entamer une longue carrière qui se poursuit à la télévision à partir des années 1970. Intéressée par la musique et la chanson, elle enregistre un album en 1975 avec des chansons comme « Je suis heureuse ». Les titres sont signés par Philippe Labro, Jim Larriaga, Francis Lai, Frédéric Botton, Pierre Porte ou Jacques Demarny. Ce 33 tours est réédité en CD en 2003. Et il est ajouté, sur ce disque compact, une chanson de 1986 sortie alors en 45 tours: « Slowez-moi ». Alice Sapritch meurt d’un cancer le 24 mars 1990 à Paris.

.
**********
.

24 mars 2008 : Sortie de l’ultime album d’Alain BASHUNG: « Bleu pétrole » avec des collaborations, notamment, de Gaëtan Roussel et Gérard Manset dont il reprend le « tube » de 1975: « Il voyage en solitaire ».

Ray Briffeuil en 2001

.
**********
.
24 mars 2014 : Décès, à Mons, du musicien, chef d’orchestre et chanteur belge Raymond Briffeuil mieux connu sous le nom de Ray BRIFFEUIL. Né le 30 novembre 1931 à La Bouverie, il mène de sérieuses études musicales avant de créer l’orchestre de danse « Blue Sky » au début des années 1960. Cette formation écume littéralement toute la région du Borinage, la Wallonie, Bruxelles et le Nord de la France en proposant un répertoire varié et éclectique convenant particulièrement aux soirées dansantes et aux bals populaires de l’époque. En 1966, Ray Briffeuil se laisse entraîner dans un studio d’enregistrement et commercialise deux 45 tours à son nom. On y trouve, sur le premier, les chansons « C’est mieux » et « Une vie sans toi ». Sur le second, il y a les titres « Pourquoi » et « Tu t’en vas ». Ces deux mélodies se retrouvent 35 ans plus tard, dans une nouvelle version, sur un disque compact qu’enregistre, à presque 70 ans, celui qui a envie de se faire plaisir. En 2001 en effet, l’album « Nostalgie » de Ray Briffeuil comporte quatorze chansons dont sept sont des compositions originales et sept des reprises en hommage à Jean Ferrat (« Aimer à perdre la raison »), Gilbert Bécaud (« Et maintenant »), Edith Piaf (« Non je ne regrette rien ») et, surtout, Charles Aznavour (« Emmenez-moi », « Dans tes bras », « Que c’est triste Venise » et « Sur ma vie »). L’album est réalisé par Claudy Mahieu. Il s’agit là d’un ultime et unique opus pour ce véritable crooner méconnu.

.
**********
.

Lys Assia dans les années 1950

24 mars 2018 : Décès, à l’hôpital Zollikerberg près de Zurich, de la chanteuse suisse Lys ASSIA à l’âge de 94 ans. Née le 3 mars 1924 à Rupperswil sous le nom de Rosa Mina Schärer, elle est la fille du propriétaire d’une entreprise de plomberie et sa mère est d’origine noble. Dès son plus jeune âge, elle suit des cours de danse avant d’étudier au Conservatoire et à l’Académie des Arts de Zurich. Contre l’avis de sa mère, elle se lance ensuite dans une carrière artistique et fait ses débuts sur scène alors qu’elle a seize ans. Elle se produit comme danseuse de revue au Corso de Zurich. Pendant la seconde guerre mondiale, elle intègre les ballets Riva et se produit devant les troupes françaises. Elle chante pour la première fois en public à Nice en 1942 puis entre dans l’orchestre d’Eddie Bruner. La même année, le label discographique « La Voix de son maître », à la recherche de nouveaux talents, la repère et lui fait signer son premier contrat d’enregistrement. Après la guerre, Lys Assia est engagée par Radio Basel et elle entame, avec l’orchestre de la radio, plusieurs tournées à l’étranger qui l’amènent à se produire notamment à Madrid et à Paris. En 1948, elle remplace, dans une revue du Club des Champs-Élysées, la chanteuse Joséphine Baker, tombée malade. Elle se montre si convaincante que les producteurs du spectacle l’engagent pour la saison. Et, en 1950, elle se fait connaître avec la chanson « O Mein Papa », tirée de l’opérette « Das Feuerwerk », composée par Paul Burkhard. Parallèlement à cette activité de chanteuse, Lys Assia se tourne vers le cinéma et tourne dans une dizaine de films. En 1956, elle se présente au premier concours Eurovision de la Chanson qu’elle remporte en interprétant « Refrain ». L’année suivante, elle tente à nouveau sa chance au même concours, toujours pour la Suisse, avec la chanson « L’Enfant que j’étais » et elle se classe septième. En 1958, elle tente à nouveau sa chance avec la chanson « Giorgio » et termine deuxième. Grâce à ces participations au concours Eurovision, elle développe une carrière internationale qui lui permet notamment de se produire devant la reine Elizabeth II d’Angleterre, le roi égyptien Faruk et Eva Peron en Argentine. A 88 ans, elle veut forcer le destin une fois encore et se présente à la présélection suisse du concours Eurovision mais elle n’est pas retenue pour participer à l’édition 2012. Ce sera le dernier coup d’éclat artistique de la chanteuse qui connaît quelques problèmes de santé avant d’être admise à l’hôpital et d’y décéder près de deux ans plus tard.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,