TRENET Charles

Charles Trenet en 1961

L’auteur, compositeur et interprète français Charles TRENET naît le 18 mai 1913 à Narbonne sous le véritable nom complet de Louis-Charles-Augustin-Georges Trenet. Fils de notaire, il est élevé dans une atmosphère plutôt bourgeoise. Ses parents divorcent en 1920 et il se sensibilise à la musique en écoutant les disques de sa mère qui joue aussi des morceaux de jazz sur son piano. Il subit ainsi une véritable tragédie lorsqu’il est envoyé en pension, avec son frère aîné Antoine, dans un collège religieux de Béziers. Encouragé par un ami de son père grand amateur de théâtre, de poésie et de calembours, Charles va publier des poèmes dès l’âge de treize ans. Il les signe Charles ou Jacques Blondeau. Renvoyé de l’école en 1928 pour avoir offensé le surveillant général, il rejoint sa maman qui vit à Berlin avec son second mari. Il y fréquente des artistes et s’intéresse à diverses disciplines. Lorsqu’il revient en France en 1929, il écrit un roman et se lance dans la peinture. L’année suivante, il part pour Paris afin d’y devenir journaliste. Et, pour pouvoir vivre dans la capitale française, il cherche du boulot et se retrouve accessoiriste dans les studios de Pathé Cinéma. Au fil de ses rencontres, il se laisse convaincre et se met à écrire des chansons. Avec le pianiste suisse Johnny Hess, il forme le duo Charles et Johnny et ils composent ensemble la chanson « Vous qui passez sans me voir » qu’ils confient à Jean Sablon qui en fait un succès planétaire.
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En octobre 1936, Charles Trenet est appelé à effectuer ses obligations militaires et cela met fin au duo avec Johnny Hess car il commence à chanter seul sur scène. Il compose des chansons que d’autres interprètes, célèbres, ajoutent à leur répertoire : « Y’a d’la joie » pour Maurice Chevalier, « Quel beau dimanche » par Lys Gauty et « La valse à tout le monde » par Fréhel.
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Une fois libéré de son service militaire au début 1938, sa chanson « Je chante » récolte un succès phénoménal et lance sa carrière avant que la guerre n’éclate.
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Celui qui se révèle bien vite comme « le fou chantant » va se consacrer essentiellement au cinéma durant la seconde guerre mondiale. Durant le conflit, il est soupçonné par l’occupant nazi d’avoir des origines juives et il est obligé de prouver le contraire. Il se produit aux Folies Bergère mais il rompt son contrat lorsqu’il se rend compte de la présence de soldats allemands dans la salle. Puis il chante en Allemagne, en 1943, pour les prisonniers français. Il prétend alors avoir rencontré Adolf Hitler pendant deux minutes. Ce comportement lui est, brièvement, reproché à la Libération, moment où il décide de partir au Canada, aux Etats-Unis ainsi qu’au Brésil. Il parcourt ainsi le monde jusqu’en 1954 et livre des concerts partout où il passe. De retour à Paris, il fait connaître au public français, les versions de ses grandes chansons interprétées sur scène. Et, de ce fait, la décennie 1950 voit Trenet s’imposer comme un artiste majeur de la chanson française aux côtés d’Edith Piaf, Georges Brassens et Gilbert Bécaud. Mais, à contrario, les années 1960, avec l’arrivée de la vague des chanteurs « yé-yés », vont s’avérer difficiles pour Charles Trenet qui va, en plus, connaître des problèmes avec la justice. En 1963, il est condamné à un an de prison pour relations sexuelles avec des mineurs mais il bénéficie finalement d’un non-lieu en appel. Malgré ces soucis, l’artiste continue à enregistrer des disques en étant probablement le seul chanteur français graver ses oeuvres successivement sur 78 tours, 33 tours, 45 tours et disque compact jusqu’en 1999. Il continue aussi à se produire un peu partout sur la planète là où ses chansons sont connues: Europe, Etats-Unis, Canada et Amérique du Sud. Charles Trenet est probablement l’artiste français qui a le plus influencé ses pairs. Beaucoup d’entre eux, toutes générations confondues, se revendiquent comme les héritiers du « fou chantant »: Georges Brassens, Jacques Brel, Jean-Jacques Debout, Jacques Higelin, Thomas Fersen ou M (Matthieu Chédid). Le chanteur fait désormais partie de la culture française: on apprend ses oeuvres dans les écoles de l’hexagone. Trenet, ce sont des chansons poétiques, des mélodies faciles à retenir et à siffler dans la rue ainsi que des textes qui reflètent une certaine insouciance et joie de vivre. Son répertoire renferme près de 1.000 chansons dont 60 succès internationaux parmi lesquels « La mer » qui se trouve en pôle position et qui est devenu un « tube » mondial sous le titre anglais de « Beyond the sea ».
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Ce « tube » est suivi de près par « Que reste-t-il de nos amours » (« I wish you love » en anglais), « Je chante », « Y’a d’la joie », « Le jardin extraordinaire », « L’Âme des poètes », « Revoir Paris », « Boum », « Moi j’aime le music-hall », « Douce France », « Route Nationale 7 » et plein d’autres titres qui sont autant de mélodies populaires et éternelles.
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Il donne son dernier concert à Paris où il chante assis trois soirs de suite en novembre 1999 à la salle Pleyel. La fatigue le contraint alors à se retirer chez lui et deux accidents cardiaques le diminuent encore davantage. Il doit être hospitalisé à Créteil où il meurt le 19 février 2001 à l’âge de 87 ans. Charles Trenet a été incinéré et ses cendres reposent dans le caveau familial du cimetière de Narbonne Ouest.
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Le dernier album réalisé de son vivant date de 1999. Mais quelques titres inédits sont encore publiés après sa disparition.
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1er JANVIER

Lucette Raillat en 1959

1er janvier 1929 : Naissance, à Lyon, de l’actrice et chanteuse française Lucette RAILLAT. Avec un père photographe qui l’initie à l’art, elle veut devenir comédienne et, à 13 ans, elle participe à toutes les pièces de théâtre montées par son groupe de « guides » dans la région lyonnaise. Mais, à la fin de ses études, ce sont des cours de secrétariat qu’elle suit toutefois tout en faisant partie d’une troupe de comédiens amateurs. Ainsi, au moment de choisir une activité professionnelle, c’est vers le théâtre qu’elle se tourne. Elle se fait ainsi engager par la compagnie des comédiens lyonnais de Roger Planchon avant de rejoindre la Comédie de Saint-Etienne de Jean Dasté. A 20 ans, avec l’accord de ses parents, elle « monte » à Paris mais éprouve les pires difficultés à intégrer l’univers du théâtre. Au fil de ses rencontres parisiennes, deux comédiens, Grenier et Hussenot, l’encouragent plutôt à se diriger vers la chanson. Du coup, elle se présente dans les cabarets où l’on accepte qu’elle interprète, toute habillée de noir, des chansons tristes et désabusées. C’est dans ce cadre qu’elle découvre une chanson que possède son pianiste : « La môme aux boutons ». Celle-ci étant totalement à l’opposé des autres mélodies de son répertoire, Lucette Raillat est bien consciente qu’elle va devoir travailler son interprétation pour rendre cette chanson crédible. Après quelques semaines d’un travail intensif, « La môme aux boutons » est présentée sur scène en 1954 et enregistrée sur disque en 1957. La mélodie, composée par Jacques Lacôme avec un texte de Pierre Louki, devient un gros succès qui est dû, en grande partie, au ton nouveau de son interprète qui n’a pas son pareil au niveau de la fausse niaiserie.

Dans la foulée du succès discographique, « La Môme aux boutons » devient également un film de Georges Lautner, en 1958, avec Lucette Raillat bien sûr mais aussi Jack Ary (interprète du célèbre « Mange des tomates ») et Léo Campion entre autres. Entre 1957 et 1982, l’artiste enregistre une quinzaine de 45-tours dont un extrait de l’opérette « Douchka » écrite et composée par Charles Aznavour et Georges Garvarentz pour Marcel Merkes et Paulette Merval en 1973. A partir de cette année-là, elle se tourne vers le théâtre (« La purée » de Jean-Claude Eger en 1973) et la télévision avec un rôle dans la série Chateauvallon (1985) ainsi que dans « Palace » de Jean-Michel Ribes (1991, 1992 et 1993). Entretemps, ell aura effectué une réapparition au cinéma en 1991 dans le film « Riens du tout » de Cédric Klapisch où elle tourne aux côtés de Fabrice Lucchini, Odette Laure et Jean-Pierre Darroussin entre autres.
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Louis Chédid en 2010

1er janvier 1948 : Naissance, à Ismaïlia en Egypte, de l’auteur-compositeur-interprète français Louis CHEDID. Fils d’Andrée, célèbre écrivain, et père de Matthieu, alias M, ainsi que d’Anna, alias Nach, Louis Chédid est assurément un artiste qui compte dans le paysage de la chanson francophone. Pourtant, au départ, comme pour Bénabar et d’autres, c’est le d’abord le cinéma qui le tente et c’est à Bruxelles qu’il suit des études de réalisateur. Mais, bien vite, les petits scénars de courts métrages deviennent des chansons où le flow s’apparente très fort aux balbutiements du rap et du slam en français: « Hold-up » (en 1974 déjà) et, surtout, « Ainsi-soit-il » (en 1981) en restent des exemples parfaits. Entre-temps, de nombreux succès viennent ponctuer une carrière qui s’installe dès 1976: « La belle », « Nous sommes des clowns », « T’as beau pas être beau », ou « Papillon ».

Après le tubesque « Ainsi soit-il », la liste des succès augmente encore avec « Anne ma soeur Anne » notamment. En 2006, un peu comme l’avait fait son ami Philippe Chatel bien des années plus tôt, Louis Chédid se lance dans l’écriture d’un spectacle pour enfants: « Le Soldat rose ». L’histoire donne naissance à un disque mais elle est aussi mise en scène au Grand Rex à Paris avec, notamment, dans les différents rôles, des artistes comme Vanessa Paradis, M, San Severino, Bénabar et bien d’autres. En 2010, le chanteur enregistre, quelques mois avant le décès de sa mère, un album dont le titre en dit long: « On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime ». Trois ans plus tard, Louis Chédid commercialise l’opus « Deux fois l’infini », où il rend notamment hommage à Nino Ferrer. Fin 2014, Louis annonce la mise en place d’une tournée de concerts familiaux où il est rejoint sur scène par ses enfants Mathieu (alias M), Joseph et Anna. De nombreuses dates affichent complet pour ce spectacle tout au long de l’année 2015. Quelques mois plus tard, Louis Chédid réalise l’album « Brassens sur paroles » dans lequel il parvient à faire chanter quelques acteurs français qui rendent hommage au célèbre auteur-compositeur-interprète sétois. Et, en 2017, il célèbre le centenaire de la naissance d’Henri Salvador en lui consacrant tout un opus interprété par divers chanteurs et chanteuses tels que Véronique Sanson, Bénabar, Héléna Noguerra, Calogero, François Morel, Robert Charlebois et le fils de Louis : M. Trois ans plus tard, c’est un album de nouvelles chansons que Louis propose à son public : « Tout ce qu’on veut dans la vie ». Repris sur cet opus commercialisé en pleine période de pandémie du coronavirus covid-19, le nouveau répertoire du chanteur ne peut être proposé au cours de la tournée de concerts qui doit être reportée en 2021.
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David CHRISTIE en 1969

1er janvier 1948 : Naissance, à Tarare, du chanteur français David CHRISTIE sous le nom de Jacques Pépino. Après une série de disques enregistrés en français dans les années 1960 et qui rencontrent des fortunes diverses, comme Julie » en 1968, c’est en 1976 que David Christie connaît son premier « tube » international. Celui-ci est un titre anglais qui sacrifie à la mode disco: « Falling in love in summertime ». Au début des années 1980, dans la même lignée musicale, l’artiste réussit à nouveau un succès avec « Saddle up » (1982). Puis c’est la chute aux oubliettes malgré quelques tentatives peu concluantes de retour. En 1985, il rencontre la chanteuse Nina Morato avec qui il a une fille qui décède accidentellement en 1999. David Christie meurt à Capbreton le 14 mai 1997 à l’âge de 49 ans.

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ALPHA BLONDY : Pochette de 45 tours en 1987

1er janvier 1953 : Naissance à Dimbroko du chanteur ivoirien ALPHA BLONDY. De son vrai nom Seydou Koné, l’artiste enregistre son premier album « Jah Glory » en 1981. Cet album est suivi par « Cocody Rock » 1984 et « Apartheid is nazism » en 1985. Mais c’est l’année 1987 qui est marquée par les premiers vrais succès du chanteur avec « Sweet Fanta Diallo » et la reprise en reggae du célèbre « Travailler c’est trop dur » de Zachary Richard.
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Au fil de ses enregistrements suivants, Alpha Blondy recueille encore des succès divers comme, en 1992, « Rendez-vous ». En 2015, il commercialise l’album « Positive energy » et il crée sa station de radio FM à Abidjan: Radio Alpha Blondy. Trois ans plus tard, l’opus « Human race » comprend plusieurs titres en anglais et en français dont une reprise en reggae de « Je suis venu te dire que je m’en vais » de Serge Gainsbourg.
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Maurice Chevalier – Photo (c) Piaz

1er janvier 1972 : Décès du chanteur et acteur français Maurice CHEVALIER à l’hôpital Necker de Paris suite à la  complication d’un problème rénal. Il avait 83 ans. Pour en savoir plus sur la vie et la carrière de cet artiste à la longévité exceptionnelle, veuillez CLIQUER ICI.
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Olivia RUIZ : pochette de l’album à succès de 2005

1er janvier 1980 : Naissance, à Carcassonne de la chanteuse Olivia RUIZ sous le nom d’Olivia Blanc. Son père, Didier Blanc, est alors musicien dans le célèbre orchestre de René Coll et sa mère, d’origine espagnole, est employée de bureau. La famille vit à Marseillette dans un bar-tabac qui abrite aussi la salle de concert du village. Après une scolarité normale effectuée à Capendu, Olivia poursuit, à Montpellier, des études dans les arts du spectacle et obtient un brevet de technicien supérieur (BTS) en communication. Pourtant, depuis qu’elle a quinze ans, en choisissant de vivre chez sa tante de Narbonne, elle décide aussi de suivre des cours de théâtre et de danse. Mais la musique l’intéresse aussi très fortement et, avec des copains, elle forme le groupe de rock « Five ». Avec un répertoire reprenant notamment des chansons des Cranberries, la formation assure de nombreux levers de rideaux pour des artistes de passage et s’inscrit dans divers concours amateurs où elle se distingue. Libérée de ses études, elle participe au spectacle estival des Médiévales de Carcassonne et, avec un musicien nommé Frank Marty, elle propose des spectacles dans les bars et cabarets où elle évoque la chanson française de Bécaud, Montand, etc. Par la suite, elle chante aussi dans la formation de son père : « Didier Blanc et la Belle Histoire ». De plus en plus intéressée par le métier de la chanson, elle s’inscrit pour participer à une nouvelle forme de crochet télévisé qui a pour nom « Star Academy ». Le programme, diffusé pendant plusieurs semaines par la chaîne privée française TF1 a pour but de mettre en concurrence de jeunes artistes afin d’en consacrer un(e) au terme de la série d’émissions hebdomadaires. Et c’est véritablement l’occasion pour Olivia de se révéler au public français ce qu’elle est vraiment en 2001 : une artiste hors norme, enfant de la balle. Le grand mérite d’Olivia est sans doute de savoir, d’emblée, prendre ses distances avec la chanson dite de variétés pour se créer un univers particulier mais difficile à partager avec le plus grand nombre. Cependant, après un premier album en 2003, « J’aime pas l’amour », qui récolte un beau succès, le deuxième est un triomphe: « La femme chocolat » se vend à plus d’un million d’exemplaires en 2005. Depuis, les autres disques d’Olivia Ruiz se sont moins bien vendus mais la crise du CD est aussi passée par là et la chanteuse poursuit une vraie carrière sur la durée. Une carrière qui s’est affirmée notamment par le succès très populaire d’une chanson interprétée en duo avec Salvatore Adamo, « Ce Georges », en 2007, et qui s’est poursuivie, fin 2012, avec la sortie de l’album « Le calme et la tempête ». Après quelques participations sur des projets discographiques comme « La Bande à Renaud », Olivia Ruiz connaît une fin d’année 2016 très intense avec la sortie de son cinquième album studio intitulé « A nos corps-aimants » mais aussi avec la mise sur pied d’une comédie musicale fortement autobiographique: « Volver ». Elle se concentre alors sur d’autres projets artistiques comme celui qu’elle réalise avec la Scène Nationale de Narbonne en 2019 : le projet « Bouches Cousues » se construit autour du répertoire traditionnel espagnol et de plusieurs de ses chansons ainsi que d’expositions graphiques. Le spectacle, axé sur la question de l’identité en mouvement et de l’immigration, doit ensuite être présenté au public parisien du théâtre des Bouffes du Nord en novembre 2020 mais les représentations sont finalement annulées en raison de la pandémie du coronavirus covid-19.
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Estella Blain en 1965

1er janvier 1982 : Décès, à Port-Vendres, de l’actrice et chanteuse française Estella BLAIN à l’âge de 51 ans. Pour en savoir plus sur sa brève carrière de chanteuse, veuillez CLIQUER ICI.
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Alain BASHUNG

1er janvier 2009 : Quelque deux mois avant son décès, Alain BASHUNG est promu « Chevalier de la Légion d’honneur » de la République Française.
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Albert Raisner dans les années 1970

1er janvier 2011 : Décès, à Boulogne-Billancourt, de l’harmoniciste, compositeur, animateur et producteur de radio et de télévision français Albert RAISNER à l’âge de 88 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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21 DECEMBRE

21 décembre 1912 : Naissance, à Dunkerque, du comédien, acteur et chanteur français Paul MEURISSE. Pour en savoir plus sur ses brèves activités de chanteur, veuillez CLIQUER ICI.
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21 décembre 1925 : Naissance, dans le 13e arrondissement de Paris, de l’auteur et parolier français Jacques DEMARNY sous le nom de Jacques Lemaître. Pour en savoir plus sur la carrière professionnelle et artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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Claude Carrère dans les années 2000

Claude Carrère dans les années 2000

21 décembre 1936 : Naissance, à Clermont-Ferrand, de l’auteur, compositeur, parolier et producteur français Claude CARRERE sous le nom de Claude Ayot. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Frédéric Mey en 2013 – Photo (c) Jim Rakete

21 décembre 1942 : Naissance, à Berlin-Wilmersdorf, de l’auteur-compositeur-interprète allemand Frédéric MEY sous le vrai nom de Reinhard Friedrich Michael Mey. Fils d’un avocat et d’une institutrice, Reinhard fréquente le collège français de Berlin et parle couramment le français et l’allemand. Passionné de musique, il étudie le piano dès l’âge de douze ans puis il apprend la guitare et la trompette. Avec des copains d’école, il crée un groupe de musique skiffle influencé par le folk américain: « Rotten Radish Skiffle Guys ». A 19 ans, il est engagé dans un laboratoire berlinois avant d’entreprendre des études en management qu’il abandonne bien vite. Il forme alors un nouveau groupe: « Les Trois Affamés ». Par la suite, il décide de se produire seul sur scène en Allemagne sous le nom de Reinhard Mey. En 1967 il représente l’Allemagne à la Coupe d’Europe du Tour de Chant organisée dans la cité balnéaire belge de Knokke–Le Zoute. Au sein de l’équipe teutonne, il affronte alors la Grande-Bretagne qui est notamment représentée par Roger Whittaker et Loïs Lane, les Français Romuald, Théo Sarapo, Rachel et Alice Dona, les Belges Jimmy Frey et Claudia Sylva et la néerlandaise Patricia Paay. Les Allemands se classent cinquième sur six mais sa prestation vaut à Reinhard Mey de signer son premier contrat avec un producteur français: Nicolas Péridès. Pour le marché francophone, l’artiste s’appelle désormais Frédérik Mey. Son premier 45 tours dans la langue de Molière sort en 1967 avec quatre titres: « La mort du pauvre homme », « Encore combien de temps », « Il me suffit d’un signe » et « La petite fille ».

Ce ne sont pas des grands succès mais ils sont appréciés par les amateurs de bonne chanson francophone car Frédérik Mey apporte un soin tout particulier à ses textes qui ne sont pas toujours dépourvus d’humour. Sur son deuxième 45 tours figure une chanson intitulée « Christine » qui lui est inspirée par la jeune Française qui deviendra son épouse et dont il divorcera en 1976. D’autres chansons suivront comme « Bonsoir mes amis », « Le politicien », « Tyrannie » ou « La boîte à musique ». Frédérik Mey enregistre ainsi plusieurs albums en français qu’il sous-titre en volume. Le volume 4, celui de 1982, est baptisé « J’aimerais bien être mon chien » et contient le très joli morceau « Il neige au fond de mon âme ». Un des derniers albums francophones de l’artiste allemand est sorti en 2005: il s’agit du volume 7 intitulé « Douce France » qui s’attarde encore sur des sujets brûlants comme dans « Tout est ok à Guantanamo Bay ».
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C. Jérôme en 1992

21 décembre 1946 : Naissance à Paris du chanteur français C. JEROME, de son vrai nom Claude Dhotel. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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M – Pochette album 2012

21 décembre 1971 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de l’auteur, compositeur, interprète et guitariste français M sous le vrai nom de Matthieu Chédid. Véritable enfant de la balle avec un père chanteur, Louis Chédid, et une grand-mère poète, Andrée Chédid, le petit Matthieu se montre très vite intéressé par les arts et, particulièrement, la musique. Il faut dire que, enfant déjà, il est sollicité par son père pour faire partie des choristes lors de l’enregistrement de certaines chansons comme « T’as beau pas être beau ». Par la suite, avec d’autres fils de chanteurs comme Julien Voulzy et Pierre Souchon mais aussi Mathieu Boogaerts, il forme quelques groupes musicaux sans vrai lendemain. Comme musicien multi-instrumentiste, il travaille alors en studio et sur scène avec des artistes aussi divers que NTM, Gérald De Palmas, Tryo, Vanessa Paradis, les Charts, Arthur H ou Brigitte Fontaine entre autres. C’est en 1997 qu’il se lance dans l’aventure de chanteur soliste. Il sort alors son premier album, « Le Baptême », sous le pseudonyme de M évoqué par sa coupe de cheveux qui, avec sa mèche centrale, forme la lettre M. Ce premier opus n’obtient pas un succès fulgurant même si la chanson « Machistador » le met en lumière plusieurs mois après sa commercialisation.

Sur scène toutefois, l’incarnation du personnage de M est un véritable prétexte pour que Matthieu Chédid s’éclate littéralement. Après une première tournée très bénéfique pour lui, M sort son deuxième album, « Je dis aime », en 1999 et ce dernier connaît le succès commercial. Les titres qui rendent l’artiste populaire sont « Je dis aime », « Onde sensuelle » ou « Monde virtuel ». En 2000, il remporte les Victoires de la Musique comme artiste interprète masculin et pour le concert de l’année. Le troisième album de M, « Qui de nous deux » sort en octobre 2003. Il confirme la popularité du chanteur avec les chansons « Qui de nous deux », « La bonne étoile » ou « Mon égo ». Sur scène, M connaît alors la consécration avec une tournée francophone qui lui permet aussi de remplir le grand vaisseau parisien de Bercy. Durant l’été 2004, il chante au Caire en Egypte. En 2005, il remporte quatre trophées aux Victoires de la Musique: meilleur artiste interprète masculin, meilleur album de chansons pour « Qui de nous deux ? », meilleure tournée et meilleur DVD musical pour « Les Leçons de musique » réalisé par Émilie Chedid. Deux ans plus tard, il écrit et réalise l’album de Vanessa Paradis « Divinidylle » et il l’accompagne comme guitariste et choriste dans la tournée internationale qu’elle effectue ensuite. Il enregistre aussi en duo avec la chanteuse « La déclaration d’amour » initialement composée par Michel Berger pour France Gall. Cette reprise figure sur le best of de Vanessa Paradis commercialisé en 2009. En septembre de la même année, M offre au public un nouvel opus ayant pour titre « Mister Mystère ». Pour la tournée des pays francophones qui va suivre M s’entoure sur scène de sa soeur Anna et de son frère Joseph. Trois ans plus tard, en septembre 2012, M sort un single, « Mojo » qui annonce son sixième album qui a pour titre « Il ». Le titre « Baia », extrait du CD, est diffusé sur les radios en 2013, l’année d’une tournée où il se fait remarquer en portant des lunettes lumineuses qui soulignent sa présence dans l’obscurité de la scène. Il se produit à Bercy les 12, 13 et 14 décembre 2013. Fin 2014, Matthieu annonce la mise en place d’une tournée de concerts familiaux où il est rejoint sur scène par son père Louis, son frère Joseph et sa soeur Anna. « La famille Chédid » obtient un franc succès partout où elle se produit en 2015. En avril 2017, M crée le groupe Lamomali avec des artistes africains et, ensemble, ils enregistrent un album et effectuent de nombreux spectacles. Le sixième opus solo et studio de l’artiste, « Lettre infinie », est commercialisé en janvier 2019. En mars 2020, alors que le confinement est imposé aux Français pour éviter la propagation du coronavirus covid-19, M décide de proposer un concert hebdomadaire en direct sur les réseaux sociaux. Il y revisite, de manière intimiste et acoustique, tout son répertoire connu ou non et se livre à des hommages aux artistes disparus dont il apprécie les oeuvres. Le 15 mai 2020, lors de son dixième « concert confiné », il publie un single inédit, intitulé « Croîs au Printemps », dont les droits sont destinés au Secours Populaire français.
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JERONIMO album 200121 décembre 2001 : l’auteur, compositeur et interprète belge JERONIMO est l’invité de l’émission télévisée musicale de la RTBF, télévision publique belge francophone, « Conviviale poursuite« , présentée par Philippe Longtain. Il y est reçu comme l’une des plus belles révélations artistiques de 2001 grâce à sa chanson « Mon éternel petit groupe ».
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Pierre Louki en 1960 - Photo (c) André Nisak

Pierre Louki en 1960 – Photo (c) André Nisak

21 décembre 2006 : Décès , à Montreuil, de l’auteur-compositeur-interprète français Pierre LOUKI à l’âge de 86 ans. Pour connaître une brève biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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21 AOUT

Gérard Manset en 1980 – Photo (c) Nadine Manset

21 août 1945 : Naissance, à Saint-Cloud, de l’auteur, compositeur, interprète, peintre, photographe et écrivain français Gérard MANSET. Avec un père ingénieur dans l’aéronautique et une mère musicienne pratiquant le violon, Gérard vit en banlieue puis à Paris. A 19 ans, il s’inscrit à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. Alors qu’il essaie de placer ses dessins auprès des agences de publicité, il apprend à jouer de la guitare, de la batterie et du piano en 1966. Le hasard des rencontres lui permet de placer quelques-unes de ses récentes compositions auprès d’interprètes français et québécois. Mais cela l’empêche de chanter lui-même ses propres oeuvres car il se fait éconduire par chaque producteur auquel il s’adresse pour enregistrer son propre disque. Agacé, il finit par produire lui-même, en 1968, un 45-tours où il grave la chanson « Animal on est mal ». Le disque est toutefois distribué et commercialisé par Pathé Marconi. Mais la date de sortie correspond au mouvement contestataire des jeunes en mai 1968 et les ventes sont presque nulles malgré une très forte programmation radiophonique due à la musique en continu diffusée par la radio publique française, France Inter, notamment. En 1969, Gérard Manset sort son premier album qui a pour titre « Animal on est mal » et qui se fait surtout remarquer des gens du milieu artistique. Il fréquente alors un autre chanteur atypique pour qui il va écrire tous les textes d’un album : René Joly qui obtient un grand succès avec « Chimène ». Gérard prend alors le temps de peaufiner son deuxième disque 33-tours qu’il veut être un album concept comme seuls les artistes anglo-saxons osent alors en faire. Et, en 1971, c’est la sortie de « La mort d’Orion », une sorte d’oratorio rock symphonique où figurent des artistes comme Anne Vanderlove et Giani Esposito, qui fait connaître la véritable originalité de son auteur-compositeur-interprète. Sans reproduire la sonorité exclusive de ce second album, Gérard Manset va poursuivre son chemin artistique hors du commun en réalisant d’autres disques surprenants dans son propre studio d’enregistrement installé chez lui. Et, jusqu’en 1975, son travail, quoique très apprécié des professionnels de la musique, va rester relativement confidentiel aux yeux du grand public. Mais, au cours de l’été 1975, Gérard Manset se retrouve en tête des hit-parade et des ventes de disques françaises où il côtoie Joe Dassin (L’été indien), Mike Brant (« Dis-lui »), Il était une fois (J’ai encore rêvé d’elle »), Nino Ferrer (« Le Sud ») ou Dave (« Dansez maintenant ») avec sa chanson « Il voyage en solitaire » : 300.000 copies en sont vendues.

En réaction à cette popularité médiatique qu’il n’apprécie guère, Manset refuse d’apparaître dans les émissions télévisées de variétés et s’enferme pour concocter l’album « Rien à raconter » qui est commercialisé en 1976. Par la suite, l’artiste va adopter une attitude beaucoup plus rock et multiplier ses occupations en se tournant vers le dessin, la peinture, la photographie et la littérature. Il parcourt aussi le monde en rassemblant ses anecdotes dans des carnets de voyage qui sont publiés. Un peu comme le fait le chanteur et navigateur Antoine, Gérard Manset profite alors de chacune de ses escales parisiennes pour enregistrer un album : environ un nouveau tous les ans jusqu’en 1985. A ce moment, il prend quelque distance avec la commercialisation de sa musique et se réoriente vers la peinture, la photographie et la publication d’un premier roman : « Royaume de Siam ». En 1988, l’apparition du disque compact permet aux firmes de disques de rééditer sur ce nouveau support numérique bon nombre d’albums vinyles. Gérard Manset ne veut pas laisser le soin à ses propres éditeurs de faire le boulot et il se décide à remixer lui-même les sept albums enregistrés entre 1975 et 1982 pour les graver sur cinq CD. Seul manque à l’appel « La mort d’Orion » qui sera toutefois commercialisé sur support digital en 1996. Au moment de la digitalisation de ses albums 33 tours, il n’est toujours pas question de nouvelles chansons et il faudra attendre 1989 pour qu’un opus neuf soit enfin disponible à la vente. L’oeuvre s’appelle « Matrice » et est de tendance rock avec des textes plutôt pessimistes sur l’époque. Un certain public est capté par le travail de Manset qui s’écoule à plus de 100.000 exemplaires.

Cette reconnaissance est aussi une renaissance pour l’auteur-compositeur et l’interprète Gérard Manset qui, en 1991, commercialise l’album suivant qui comporte des thèmes assez graves mais exotiques sous le titre « Tristes tropiques ». Trois ans plus tard, l’artiste enregistre son quinzième album qui s’intitule « La Vallée de la Paix » et qu’il décrit comme positif et en rupture avec l’image triste qu’il s’est forgée au fil du temps. Le directeur artistique Yves Bigot pense alors qu’il est temps que d’autres artistes rendent hommage à Gérard Manset en enregistrant quelques-unes de ses chansons : l’album « Route Manset » est publié en 1996 et reprend notamment des interprétations de Dick Annegarn, Brigitte Fontaine, Alain Bashung, Françoise Hardy, Francis Cabrel et Jean-Louis Murat. Ensuite Manset poursuit son chemin artistique en commercialisant des albums en 1998 (« Jadis et naguère »), 2004 (« Le langage oublié »), 2006 (« Obok ») et 2008 (« Manitoba ne répond plus »). Il quitte alors le label phonographique EMI chez qui il a publié 19 albums en près de 40 ans. Et c’est chez Warner que sort, en 2014, l’opus intitulé « Un oiseau s’est posé ». Il s’agit d’un double CD où l’artiste revisite quelques-unes de ses chansons et où figurent des duos avec dEUS, Axel Bauer et Raphaël entre autres. En 2016, l’opus suivant a pour titre « Opération Aphrodite » et mêle chansons et textes lus. A la fin de la même année, un coffret de 19 CD est mis en vente comme une intégrale excluant toutefois certains titres. Médaillé de l’Académie française en 2017, il reprend le chemin des studios quelques mois plus tard pour livrer son 22e album, « A bord du Blossom », en septembre 2018. Depuis le début des années 2000, Gérard Manset s’est aussi illustré pour ses collaborations diverses auprès de Jane Birkin, Indochine, Raphaël, Juliette Gréco, Florent Pagny, Alain Bashung, Julien Clerc, Axelle Red et Axel Bauer.
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Patrick Juvet en 1978 – Photo (c) Alain Marouani

21 août 1950 : Naissance, à Montreux, du compositeur et interprète suisse Patrick JUVET sous le nom de Quentin Juvey. Pour en savoir plus sur la vie et la carrière de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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21 août 2001 : sortie de l’album « Kékéland » de Brigitte FONTAINE. La chanteuse s’y présente avec humour comme la « reine des kékés ». Et, avec la reprise de la vieille chanson « Y’a des zazous » en compagnie de M, Mathieu Chédid, elle rend hommage au chanteur Andrex.

Exceptionnellement, Brigitte y a écrit deux chansons en anglais: « Kékéland » et « God’s Nightmare ». Enfin, grâce aux nombreuses collaborations avec Sonic Youth, Noir Désir, M ou les Valentins, l’album Kékéland permet la découverte de Brigitte Fontaine par un public plus jeune et plus large. Du coup, il est aussi le premier disque d’or certifié de l’artiste avec plus de 130.000 exemplaires vendus.

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26 AVRIL

Paulette Coquatrix dans les années 1990

26 avril 1916 : Naissance, à Paris, de la costumière de théâtre et de cinéma française Paulette COQUATRIX sous le nom de Clara Paulette Possicelsky. Au début des années 1950, elle est créatrice de costumes pour les spectacles de la Comédie-Caumartin, dirigée par Bruno Coquatrix à partir de 1952. Elle se marie avec ce dernier et devient Paulette Coquatrix, l’épouse du directeur de l’Olympia de Paris à partir de 1954. À la mort de Bruno Coquatrix en 1979, elle hérite de l’Olympia à parts égales avec sa fille Patricia. Elle confie la direction générale du music-hall parisien à son neveu, Jean-Michel Boris, entré dans l’entreprise dès le début en 1954. En août 2001, Paulette vend la salle de spectacle au groupe Vivendi mais sa fille Patricia en assure la direction artistique jusqu’au mois de janvier 2002. Paulette Coquatrix est décédée le 28 mai 2018 à l’âge de 102 ans. Elle est inhumée au cimetière parisien du Père Lachaise auprès de son époux.
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Didier Gustin en 1988 - Photo (c) Francis Vernhet

Didier Gustin en 1988 – Photo (c) Francis Vernhet

26 avril 1966 : Naissance, à Bar-le-Duc, de l’imitateur français Didier GUSTIN sous le nom de Didier Gueusquin. Après avoir passé une partie de son enfance dans les Vosges où il se dirige vers la profession de comptable, il finit par arriver à Paris où son ambition est de réaliser son rêve: faire de son don pour l’imitation un métier. Et, dès 1987, il se fait remarquer des producteurs de télévision grâce à son premier spectacle « Profession imitateur ». Dans la foulée, il enregistre un 45-tours qui fait la démonstration de l’étendue de son talent: « La fabuleuse histoire du petit poucet ». En trois minutes, il emmène les gens en balade dans la forêt en compagnie de Paul Préboist, Michel Galabru ou Jacques Villeret. Cette chanson, enregistrée en Belgique par Roberto Gobessi à la manière d’un rap, reprend aussi des imitations de chanteurs.
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Car Didier Gustin en imite environ 200: Johnny Hallyday, Julio Iglesias, Michel Jonasz, Maxime Le Forestier, Enrico Macias, Eddy Mitchell, Michel Polnareff, Renaud, Michel Sardou, Pierre Bachelet, Georges Brassens, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Yves Montand ou encore Claude Nougaro. Sa carrière se déroule alors à une grande vitesse entre les spectacles, les tournées, les pièces de théâtre, les rôles dans des films et des séries télévisées, des doublages pour le cinéma et des participations à des émissions de radio et de télé. En 2012, il combine ses talents d’imitateur à ses qualités d’animateur pour présenter la saison 7 de la tournée nostalgique des idoles « Age tendre et tête de bois ». Il montre à cette occasion qu’il a adapté son répertoire vocal à de nouvelles idoles: Bénabar, Cali, Calogero, Raphael, Grand Corps Malade, Christophe Mae, Alain Bashung, Patrick Bruel, Etienne Daho, Gérald de Palmas, Stéphane Eicher, Garou, Marc Lavoine ou encore Dany Brillant.
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Ariane Moffatt en 2010

26 avril 1979 : Naissance, à Saint-Romuald, de l’auteure, compositrice et interprète québécoise Ariane MOFFATT. Elle se montre très tôt intéressée par la musique et c’est dans le secteur de la musique populaire et du chant classique qu’elle va être étudiante à Montréal. Elle fait ensuite la connaissance du chanteur Marc Déry qu’elle décide de suivre en tournée. Peaufinant sa pratique des instruments de musique et du chant, c’est ensuite comme claviériste et choriste qu’elle participe aux concerts de Daniel Bélanger en 2001. Puis, elle s’accompagne à la guitare pour assurer quelques premières parties du même artiste. Elle y interprète les premières chansons qu’elle compose et écrit sous l’influence de ses idoles tantôt francophones, tantôt anglophones que sont Ben Harper, Alain Bashung, Tori Amos ou Philippe Katerine. Du coup, ses compositions devenant de plus en plus nombreuses et abouties, il est bientôt temps d’enregistrer un premier album qui porte le titre d' »Aquanaute » et qui sort en 2002. Avec des chansons comme « Point de mire », « Poussière d’ange » et « Fracture du crâne », la chanteuse vend 120.000 albums au Québec et est récompensée par les Félix de l’album pop-rock, de la révélation et de la réalisation de l’année. Deux ans plus tard, alors qu’elle est à l’affiche des Francofolies de Montréal, Ariane Moffatt rencontre l’artiste français Matthieu Chédid dont elle décide de remixer en duo virtuel la chanson « La bonne étoile ». En retour, le chanteur appelé M la fait venir en France pour la faire connaître du public et des professionnels. En février 2006, Ariane a l’opportunité de se présenter en lever de rideau du spectacle d’Alain Souchon à l’Olympia de Paris. Elle commercialise ensuite un troisième album intitulé « Le coeur dans la tête » qui confirme le succès obtenu par ses deux premiers opus. Pour ces chansons-là, elle reçoit les Félix de l’album pop-rock et de l’interprète féminine de l’année. Pour l’album suivant, qui s’appelle « Tous les sens », l’artiste québécoise collabore entre autre avec Yaël Naïm. Il se trouve chez les disquaires canadiens en 2008 mais également en Europe dès le printemps 2009. Il faut dire que la chanson « Je veux tout » qui annonce l’album entre bien, et reste, dans l’oreille de qui veut l’entendre.
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Avec ce disque, Ariane Moffatt est nommée aux Victoires de la Musique à Paris et elle remporte le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros. En 2009, elle découvre le public de la France, de la Suisse et de la Belgique au cours d’une tournée de concerts où elle interprète, notamment, la chanson « Etre humain » de Philippe Katerine. Le 6 mars 2010, au cours de la soirée de remise des Victoires de la Musique au Zénith de Paris, comme elle est nommée dans la catégorie « groupe ou artiste révélation scène de l’année », Ariane a l’opportunité d’interpréter une chanson au cours de la rentransmission télévisée. En juin de la même année, elle est sur la scène de l’Olympia de Paris en première partie de M, Matthieu Chédid. Après un album, interprété pour moitié en anglais et baptisé de ses initiales « MA » en 2012, elle prend place dans l’un des quatre siège rouges du télécrochet québécois « La Voix » (« The Voice ») pour être coach des candidats vedettes au début de l’année suivante. Son sixième album est mis en vente en 2015 et a pour titre « 22h22 ». Et, une fois de plus, il est récompensé par des « Félix » : ceux de l’album pop et de l’interprète féminine de l’année. En 2018, le disque « Petites mains précieuses » est annoncé par la chanson « Les apparences ». Trois ans plus tard, pour marquer ses 20 ans de carrière, la chanteuse enregistre l’album « Incarnat » où elle interprète une adaptation française de « Everybody’s got to learn sometime » des Korgi’s (en 1980) qui devient « Jamais trop tard » interprétée en duo avec Lou Doillon.
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