9 FEVRIER

9 février 1945 : Naissance, à Bénouville en Normandie, du chanteur français Gérard LENORMAN. Né d’un père inconnu, soldat allemand, Gérard vit une grande partie de sa jeunesse en Auvergne chez sa grand-mère qui remplace une maman plutôt ingrate qui lui donne toutefois son vrai nom : Lenormand (avec un « d »). A douze ans, il écrit une chanson: « Le Vagabond ». A l’ombre des volcans auvergnats, il apprend le métier de tourneur et il découvre la musique par l’intermédiaire des bals du samedi soir, une véritable école d’endurance pour un chanteur. Une nuit, au retour de l’une de ces prestations, sa voiture quitte la route et Gérard se retrouve à l’hopital pour de longs mois de soins et de rééducation. Il en profite pour composer et écrire les chansons qui seront des succès bien plus tard.

En 1968, il rencontre Brigitte Bardot qui apprécie ses mélodies au point d’enregistrer l’une de celles-ci: « La fille de paille ». Il décide de s’installer à Paris. En 1969, Julien Clerc tient le rôle principal de la comédie musicale « Hair » à Paris. Mais ses disques commencent à bien se vendre et il doit abandonner le spectacle. C’est Lenorman qui est appelé à le remplacer en 1970 sur la scène du Théâtre de la Porte Saint-Martin. Il enregistre un premier 33 tours avec « Le Vagabond » (déjà sorti en 45-tours en 1967) et « La fille de paille » mais aussi des chansons de « Hair ». Le succès est mitigé. Il change d’équipe et s’entoure d’un staff bien rodé qui travaille notamment avec Joe Dassin: Jean-Jacques Souplet est le directeur artistique et Bernard Estardy le preneur de son. Le chef d’orchestre et arrangeur musical se nomme Guy Mattéoni et travaillera plus tard avec Dave, Francis Cabrel et Céline Dion avant de composer « Nuit de folie » pour « Début de soirée » et de devenir, dans les années 2000-2010, le chef d’orchestre de la tournée « Age tendre et tête de bois ». Le deuxième album de Gérard Lenorman, qui sort à la fin de l’année 1972, devient rapidement une compilation de ses premiers véritables succès: on y retrouve « Il », « De toi », « Le petit prince », « Les matins d’hiver », « Les jours heureux » et « La fête des fleurs ». La carrière de l’artiste est lancée. Elle se poursuit avec une multitude de « tubes »: « Si tu ne me laisses pas tomber », « Le magicien », « Quelque chose et moi », « Et moi je chante », « Le funambule », « La ballade des gens heureux », « Michèle », « Gentil dauphin triste », « Un ami », « L’enfant des cathédrales », « Lilas », « Dieu est amoureux », « Boulevard de l’océan », « Si j’étais président », « La petite valse », « Warum mein vater », etc.

En 1983, Lenorman enregistre « On a volé la rose » alors que François Mitterrand, le socialiste, est Président de la république française depuis deux ans. Certains programmateurs « frileux » n’osent pas diffuser cette chanson sur les ondes et, lentement, Gérard Lenorman se raréfie sur les antennes radiophoniques françaises. Depuis cette époque, le chanteur continue d’enregistrer des albums et participe au concours Eurovision de la chanson en 1988, à Dublin, avec « Chanteur de charme ». Il poursuit également ses concerts aux quatre coins de la francophonie. Une bonne chose car c’est assurément sur scène que Lenorman a préservé sa dimension maximale. En 2011, l’artiste effectue un retour magistral en surfant sur la mode des albums de duos et en enregistrant un opus astucieusement intitulé « Duos de mes chansons ». Tout un répertoire du patrimoine de la chanson francophone est ainsi (re)découvert par toute une génération de jeunes artistes, comme Zaz et Grégoire, et un nouveau public qui vient remplir les salles de spectacles. Le disque reste en tête des ventes françaises pendant plusieurs semaines. Fin 2012, une version spécialement québécoise de cet album de duos est commercialisée au Canada. Au même moment, une nouvelle édition de « Duos de mes chansons » permet de redécouvrir « Soldats ne tirez pas » que Gérard partage avec Mikelangelo Loconte, « La petite valse » avec Elisa Tovati et « Gentil dauphin triste » avec Tale of Voices. Au début de l’année 2015, au cours d’une émission télévisée de France 3 « Du côté de chez Dave » où il apparaît au côté de Serge Lama, il dévoile une chanson d’un nouvel album à paraître où il a collaboré avec l’auteur de « Je suis malade ». Inversement, une chanson composée par Lenorman (« Hop tempo ») se trouve sur l’album de Serge Lama (« Où sont passés nos rêves ») qui est commercialisé à la fin 2016..
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7 FEVRIER

SYLVA Berthe7 février 1885 : Naissance, à Lambézellec, de la chanteuse française Berthe SYLVA, sous le nom de Berthe Francine Ernestine Faquet. Fille d’un marin et d’une couturière, Berthe Faquet passe son enfance à Brest avant de devenir femme de chambre. Elle n’a que seize ans lorsqu’elle devient maman d’un petit garçon dont elle ne s’occupera pas: il sera éduqué par ses grands-parents. On ne sait que très peu de choses sur les origines de la carrière de chanteuse de Berthe Sylva qui dateraient de 1910. Elle aurait aussi enregistré un premier disque en 1920: « L’enfant de la misère ». Mais, à partir de 1928, année où elle chante au Caveau de la République à Paris, sa biographie s’étoffe. C’est là qu’elle se fait remarquer par l’accordéoniste et compositeur Léon Raiter qui l’invite à interpréter, dans le studio de Radio Tour Eiffel, des chansons qu’il lui compose et qu’elle enregistre sur des disques 78-tours. En 1929, elle enregistre ainsi « Le racommodeur de faïence » qui se vend à 200.000 exemplaires en deux ans. Berthe Sylva profite de ce succès rapide pour effectuer des concerts dans de nombreuses salles parisiennes et en province française. Un an plus tard, c’est la sortie d’autres chansons comme « Frou frou » et « C’est mon gigolo ». Puis les succès s’enchaînent: « Du gris » (1931), « Le tango des fauvettes » (1931), « La légende des flots bleus » (1931), « La voix de maman »(1932), « Rends-moi mon papa » (1932), « Les mômes de la cloche » (1933), « Les nocturnes » (1934), « Le p’tit Boscot » (1935), « Comme un moineau » (1935) et « Arrêter les aiguilles » (1937). En 1937 aussi, elle enregistre ce qui reste son « standard » éternel et immortel: « Les roses blanches ». Elle atteint ainsi, en enregistrant cette chanson composée par Léon Raiter en 1926, un sommet dans l’art de la chanson réaliste de l’entre-deux guerres.

C’est aussi, un peu, son « chant du cygne », puisque peu après la sortie de cette chanson, l’artiste décide de s’installer à Marseille où, dans la pauvreté la plus totale, elle s’adonne à la boisson. Elle décède à l’âge de 56 ans, le 24 mai 1941, et elle est inhumée à Marseille grâce à sa maison de disques qui finance ses obsèques. Quelques années plus tard, sa dépouille est transférée à la fosse commune du cimetière Saint-Pierre car personne ne renouvelle la concession. Grâce aux matrices des disques de Berthe Sylva qui ont été particulièrement bien conservées, les rééditions de ses chansons ont été nombreuses à la grande époque des vinyles microsillons mais aussi à celle des disques laser et, désormais, à celle du téléchargement numérique. Parmi les succès de Berthe Sylva, il y a aussi « On n’a pas tous les jours vingt ans » qui a marqué plusieurs générations.
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GRECO Juliette - Pochette 20127 février 1927 : Naissance, à Montpellier, de la chanteuse et comédienne française Juliette GRECO. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Pascal Auriat en 1976 (c) Alain Marouani7 février 1948 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur, interprète et producteur de musique français Pascal AURIAT, de son vrai nom Jean-Paul Vuillerme. En tant qu’interprète, il enregistre une quinzaine de 45-tours et un 33-tours, avec des fortunes diverses, entre 1967 et 1982. C’est lui qui compose le célèbre « Il venait d’avoir 18 ans » que Dalida chante en 1974 sur des paroles de Pascal Sevran et Serge Lebrail. Il est ensuite le producteur de Linda De Suza avec qui il crée le label « Suzaur ». Constituant un duo éphémère des années 1980, David et Jonathan, qui connaissent alors des succès comme « Est-ce que tu viens pour les vacances ? », sont également produits par Pascal Auriat. Victime du SIDA, Pascal Auriat décède le 19 janvier 1989 à Suresnes.

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Pochette du seul grand véritable succès de Gérard BLANCHARD en 1982

7 février 1953 : Naissance, à Tours, du chanteur français Gérard BLANCHARD. Artiste dans l’âme, il apprend l’accordéon durant son enfance et veut s’en servir pour jouer du rock à la manière de Clifton Chénier par exemple. Sa passion pour le dessin et la peinture le pousse à s’inscrire aux Beaux-Arts en 1967. Après avoir effectué son service militaire, il pratique divers petits métiers de toutes sortes. Mais ces pérégrinations hasardeuses le ramènent à l’accordéon dont il joue dans les bals populaires régionaux. Puis, il pense à écrire et composer des chansons. Il fonde alors le groupe « Roxy Musette » en 1975. Cette formation est suivie par « Gueule d’amour » et « Jo BB Folk ». Se décidant à chanter seul au début des années 1980, il est remarqué dans un cabaret parisien par un directeur artistique de la maison de disques Barclay. Ce dernier lui donne l’occasion d’enregistrer un album, « Troglo Dancing », qui sort en 1982. Un tube, « Rock Amadour », en est extrait. Il s’en vend 1.700.000 copies.

En 1983, son deuxième opus, qui porte le titre « Matinée Soirée », est récompensé au Festival de la Chanson Française de Spa en Belgique. Mais cet album signe déjà le déclin de Gérard Blanchard que le public ne suit plus vraiment. Et ce malgré un retour fracassant en 1987 avec « Elle voulait revoir sa Normandie ». En 1989, il est à l’affiche des Francofolies de La Rochelle en France. Quatre albums sortent encore entre 1991 et 2003 parallèlement à des tournées et de nombreux concerts. Il est encore sur scène à plusieurs reprises en 2010. En 2011, Gérard Blanchard produit lui-même deux albums. L’un est composé de chansons originales (« La peau du cancre ») et l’autre est un hommage à Georges Brassens. Deux ans plus tard, le 24 juin 2013, il se produit au Théâtre du Petit Saint-Martin à Paris.
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Victoires de la musique 1994 (Christian Morin et Nagui)

7 février 1994 : Les 9e Victoires de la Musique, présentées par Christian Morin et Nagui, sont remises à Paris. Elles récompensent Luc Plamondon pour « Starmania » qui est élu spectacle musical de l’année pour la nouvelle version présentée à Mogador, l’originale datant de 1978. Alain Souchon reçoit deux Victoires: comme interprète masculin de l’année et pour sa chanson « Foule Sentimentale ». L’album de l’année récompense Eddy Mitchell pour « Rio Grande » alors que Renaud est primé pour l’album de musique traditionnelle avec « Renaud cante el Nord ». Le concert de l’année est celui de Johnny Hallyday au Parc des Princes et le videoclip est celui d’Alain Chamfort « L’ennemi dans la glace » réalisé par Jean-Baptiste Mondino. Chez les dames, Maurane est décrétée artiste francophone de l’année, un titre qui récompense le meilleur artiste interprète ou meilleur groupe francophone non-français selon les critères d’un collège de professionnels. Cette récompense sera supprimée en 1997. Toujours chez les dames, Barbara est sacrée artiste interprète féminine de l’année. Enfin, dans la catégorie « jeune public », c’est Sabine Azéma qui remporte la Victoire pour « Aladdin et la lampe merveilleuse » devant Henri Dès et Richard Bohringer alors que la nomination de Dorothée pour son spectacle à Bercy est copieusement huée par le public de la soirée.
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7 février 2011 : Sortie de l’album de Lucie BERNARDONI « Mélancosmiaque ». Il s’agit du deuxième opus de la chanteuse. L’artiste est sortie de l’aventure « Star Ac » en 2004 après avoir affronté Grégory Lemarchal en finale. C’est ce qui lui donne l’occasion d’enregistrer un premier album moins bien assumé que ce « Mélancosmiaque » qui, bien que produit par des internautes passionnés, ne connaît toutefois qu’un succès d’estime. Vous pouvez lire l’article de « Passion Chanson » consacré à cet album en CLIQUANT ICI.
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24 AOUT

Léo Ferré en 1982 – Photo (c) Hubert Grooteclaes

24 août 1916 : Naissance, à Monaco, de l’auteur, compositeur, interprète, pianiste et poète franco-monégasque Léo FERRE. Fils du directeur du personnel du Casino de Monte-Carlo et d’une couturière d’origine italienne, il s’intéresse très tôt à la musique. Il intègre ainsi la Maîtrise de la cathédrale de Monaco à l’âge de sept ans. Puis, son oncle directeur du théâtre du Casino de Monte-Carlo lui permet d’assister à des dizaines de spectacles musicaux qui vont le marquer à jamais. Il est ensuite placé en internat en Italie jusqu’à l’âge de seize ans où il peaufine ses connaissances musicales. Il y découvre aussi, en cachette, la littérature des « poètes maudits ». Il revient ensuite à Monaco et se fait engager comme critique musical pour le journal « Le Petit Niçois ». Cela lui permet, entre autres, de rencontrer le compositeur Maurice Ravel. Il décroche son baccalauréat de philosophie au lycée monégasque. A 19 ans, il se retrouve à Paris où il suit des études de droit tout en apprenant le piano en solitaire. Il obtient un diplôme en sciences politiques et rentre à Monaco en 1939. Juste à temps pour être mobilisé dans l’infanterie pour la seconde guerre mondiale. Il parvient cependant à composer un Ave Maria pour le mariage de sa soeur en 1940 et il s’empare des textes d’une amie pour les mettre en musique. C’est avec ces chansons qu’il se présente publiquement pour la première fois au Théâtre de Monaco sous le nom de Forlane en février 1941. En 1945, Léo Ferré est marié et s’occupe d’une ferme sur les hauteurs de Monte-Carlo. Il effectue aussi divers boulots à la radio monégasque et y rencontre un jour Edith Piaf qui lui conseille de tenter une carrière de chanteur à Paris. Un an plus tard, il s’installe à Paris et chante pendant trois mois au cabaret « Le boeuf sur le toit ». Il fait alors la connaissance de Jean-Roger Caussimon et met en musique quelques-uns de ses textes. En 1947, il part effectuer une tournée à la Martinique mais, sans le sou, il n’en revient que six mois plus tard. Sa situation financière et psychologique est d’ailleurs très précaire et va le rester pendant des années au cours desquelles il chante dans tout ce que Paris compte comme petits lieux de concerts. En 1950, il témoigne de sa situation personnelle dans la chanson « La vie d’artiste ».

Comme Charles Trenet lui a conseillé, il essaie d’écrire des chansons pour d’autres artistes et ce sera le cas pour Edith Piaf ou les Frères Jacques par exemple mais aussi et surtout pour Catherine Sauvage qui va vraiment devenir une inconditionnelle de ses oeuvres. Il se sépare de son épouse et rencontre, en 1950, Madeleine Rabereau qui est très influente sur ses choix artistiques de l’époque. Léo Ferré signe alors un contrat phonographique avec « Le Chant du Monde » et, s’accompagnant lui-même au piano, enregistre quatorze chansons dont certaines sont gravées sur des disques 78 tours. Cette année-là, il fait son unique apparition au cinéma dans un film britannique où il joue le rôle d’un pianiste. Parallèlement à ces activités, Léo Ferré anime aussi des émissions de radio sur « Paris Inter » depuis 1947 et, à cette occasion, il dirige pour la première fois un orchestre symphonique en 1951. En 1953, l’artiste quitte « Le Chant du Monde » pour la maison de disques Odéon où il enregistre son premier 33 tours microsillon de 25 cm de diamètre. Le disque reprend les chansons « Paris canaille » et « Le pont Mirabeau » sur un texte de Guillaume Apollinaire. Catherine Sauvage enregistre à son tour « Paris Canaille » et en fait un succès qui permet enfin à Léo Ferré de respirer financièrement parlant. Au cours d’un tour de chant parisien à la fin de 1953, Léo rencontre le Prince Rainier de Monaco qui lui propose de créer « La Chanson du Mal-aimé » d’Appolinaire à l’Opéra de Monte-Carlo. La création a lieu le 29 avril 1954 et l’oeuvre sort sur un album en 1957. Disposant de plus de moyens, Ferré enregistre son deuxième album en 1954 mais, cette fois, il est accompagné par un grand orchestre qu’il dirige lui-même. L’artiste connaît un succès grandissant grâce à des chansons comme « Le piano du pauvre » et, conséquence directe de sa popularité, il se retrouve sur la scène de l’Olympia de Paris en mars 1955, peut-être un peu trop tôt car le public ne suit pas. L’année suivante voit la sortie d’un troisième album de chansons avec « Pauvre Rutebeuf » qui va devenir un classique international repris par les plus grands artistes comme Nana Mouskouri bien plus tard. Ses deux albums suivants sont conscacrés aux poètes Charles Baudelaire et Guillaume Apollinaire. Et ces opus vont ranger Ferré dans le tiroir des chanteurs poètes musicalement exigeants. En janvier 1958, il passe en spectacle à Bobino et se présente au public parisien détaché de son piano et debout. Un nouvel album sort où se trouve le premier grand succès populaire de Léo Ferré: « Le temps du tango ». Son contrat discographique avec la firme Odéon vient à son terme en 1959 et, un an plus tard, l’artiste signe avec Eddie Barclay. Il s’adjoint aussi la collaboration de l’orchestrateur Jean-Michel Defaye pour littéralement créer le son « Ferré » caractéristique de ses enregistrements des années 1960. Le premier album sorti sous le label de l’homme au cigare recèle quelques succès qui vont définitivement asseoir la carrière de Ferré: « Paname », « Jolie môme », « Comme à Ostende » et « Merde à Vauban ».

Cet opus est suivi, en 1961, du mythique album composé de textes de Louis Aragon. A partir de ce moment, l’artiste va régulièrement se produire sur des grandes scènes parisiennes comme Bobino. C’est en 1961 aussi que Léo Ferré achète à un dresseur un chimpanzé qui répond au nom de Pépée ou plutôt qui devrait y répondre car l’animal est, en fait, peu discipliné et invivable. En 1968, l’animal est au centre de la discorde entre Léo et Madeleine qui reste seule avec Pépée une fois que Léo a quitté le domicile conjugal. Blessé, le chimpanzé ne se laisse pas approcher et Madeleine est contrainte de faire tuer la bête. Ce geste affecte terriblement Léo Ferré qui écrit la chanson « Pépée ». Il se livre alors à l’écriture de textes qui critiquent la société bien pensante et également le pouvoir. En 1967, il flaire le changement en cours et s’adresse aux jeunes dans « Salut Beatnik ». En mai 1968, il chante à Paris, à la Mutualité, pour la Fédération anarchiste. Ce sera sa seule participation aux manifestations de l’époque. Il part vivre en Lozère puis en Ardèche avec une nouvelle compagne. En 1969, pour la première fois de sa carrière, Léo Ferré fait un carton avec un slow d’enfer: « C’est extra ». Les jeunes constituent alors une grande partie de son auditoire et le chanteur va vers eux en expérimentant de nouvelles techniques d’interprétation qui ressemblent, bien avant l’heure, à du slam. Dans cette démarche, il côtoie des jeunes musiciens de rock anglo-saxons pour enregistrer des morceaux à New York mais, finalement, c’est vers le groupe français Zoo qu’il se tourne pour finaliser deux albums et effectuer une tournée. En 1970, un 45 tours est pressé avec une chanson refoulée du dernier album: « Avec le temps ». Contre toute attente cette chanson peu optimiste devient un succès énorme en très peu de temps et elle va traverser les frontières pour être reprise dans le monde entier par divers interprètes. La même année, Ferré devient le papa de Mathieu dont il épouse la maman, Marie-Christine Diaz, quatre ans plus tard. En 1972, Léo Ferré revient sur la scène de l’Olympia où il n’est plus apparu depuis 1955. Depuis quelque temps, l’artiste est de plus en plus en désaccord avec son éditeur phonographique Barclay et, en 1974, c’est la rupture. Léo est alors contraint juridiquement au silence. Ses nouvelles chansons sont révélées au public par Pia Colombo qui les interprète à sa place. De la même manière, il enregistre en 1975 un album instrumental intitulé « Ferré muet dirige ». Quelques mois plus tard, son contrat lui est rendu par Barclay et il signe alors pour la maison CBS. A partir de 1976, ses disques sont presque toujours réalisés avec l’accompagnement de l’Orchestre symphonique de la radio télévision italienne publique, la RAI. Mais CBS trouve rapidement l’artiste trop peu rentable pour poursuivre l’aventure et, en 1979, la firme discographique le remercie. Ferré prend alors définitivement le parti de louer à ses frais les studios, les musiciens et les techniciens pour enregistrer des albums qu’il propose en distribution à différentes firmes de disques. En 1982, il participe au sixième Printemps de Bourges et, un an plus tard, il donne un concert au profit d’une radio alors menacée d’interdiction par l’état français. Dans les années 1980, le public de ses concerts, qui durent parfois trois heures, se renouvelle constamment. Et, c’est en étant tout à fait fidèle à ses opinions qu’il inaugure le Théâtre Libertaire de Paris (TLP Dejazet) en y présentant un nouveau récital consacré aux poètes pendant six semaines en 1986. Un an plus tard, Léo Ferré part en tournée en France mais aussi en Allemagne, Italie, Belgique, Canada et Japon entre autres. Les Francofolies de La Rochelle organisent alors un spectacle « fête à Léo » où interviennent notamment Jacques Higelin et Catherine Ribeiro. Et, toujours dans la même année 1987, il sort un double 33 tours: « On n’est pas sérieux quand on a 17 ans ». Après 1990, l’artiste conclut tous ses concerts par la chanson « Avec le temps » en disparaissant dans les coulisses. En mai 1992, il est l’invité d’honneur du festival « Alors, Chante ! » à Montauban (Tarn-et-Garonne, France). Il en profite pour assister à un maximum de spectacles et pour conseiller les jeunes artistes en découverte. A la fin de l’année 1992, Léo Ferré doit être hospitalisé et ne peut assumer ses nouveaux spectacles parisiens prévus au Grand Rex. Malade depuis des années, l’homme s’affaiblit de plus en plus pour s’éteindre chez lui, à Castellina in Chianti (Toscane, Italie), à l’âge de 76 ans le 14 juillet 1993. Ses funérailles ont lieu à Monaco dans l’intimité.

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24 août 1923 : Naissance, à Saint-Bris-le-Vineux, du réalisateur, acteur, scénariste et chanteur français Jean-Marc THIBAULT. Après des études plutôt calmes, il rejoint le cours Simon à Paris dans l’espoir de s’orienter vers le théâtre et la comédie. Mais sa première activité artistique va se dérouler dans le cadre des bals musettes qu’il anime en poussant la chansonnette. Par la suite, il joue aussi des sketches dans les cabarets parisiens. En 1944, il a l’occasion de faire ses premiers pas au cinéma dans « Premier de cordée », film réalisé par Louis Daquin. Après la seconde guerre mondiale, il rencontre Roger Pierre avec qui il crée un duo qui va faire rire la France pendant des décennies sur scène et à la télévision. Mais il n’abandonne pas pour autant le cinéma et le théâtre. En 1956, il enregistre une chanson qui va être très populaire: « A Joinville-le-Pont ». Entre 1985 et 1993, il devient la vedette populaire de la série télé française Maguy où il apparaît aux côtés de Rosy Varte. En 1991, il revient à ses premières amours: la chanson populaire et le bal musette avec le disque « Le printemps des valses et des javas ».

Ensuite, il enregistre aussi l’album « Des chansons plein le coeur » où il interprète des standards du genre: « Le p’tit bal du samedi soir », « Sombreros et mantilles » et des pots pourris divers. Et, de la même manière, Jean-Marc Thibault réitère l’expérience en 2004 avec, cette fois, l’album « Chantez » où l’on trouve, entre autres, « La java », « En revenant de la r’vue », « Ça s’est passé un dimanche », « Quand on s’promène au bord de l’eau », « Ça fait d’excellents français », « Lily Marlène », « Le chant des partisans », « Fleur de paris » ou « La plus bath des javas ». Fatigué et épuisé, Jean-Marc Thibault s’éteint le 28 mai 2017 à Marseille.

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Jean-Michel Jarre en 1988

24 août 1948 : Naissance, à Lyon, de l’auteur et compositeur français Jean-Michel JARRE. Fils du compositeur de musique de films Maurice Jarre, il est très tôt influencé par le milieu musical dans lequel il vit. En 1953, ses parents se séparent et, tandis que son père s’installe aux Etats-Unis, Jean-Michel reste en France auprès de sa mère. Trois ans plus tard, il entame l’apprentissage du piano. Sa maman, passionnée de jazz, l’emmène alors dans une boîte parisienne tenue par des amis. Là, Jean-Michel côtoie des sommités du genre, comme Chet Baker, qui lui inoculent le virus de la musique. Il décide alors de suivre des cours d’harmonie et de contrepoint au Conservatoire de Paris dans le but d’acquérir de bonnes bases classiques. Mais il travaille aussi la guitare électrique et, au début des années 1960, est l’un des musiciens du groupe « Les Mystères IV » puis, plus tard, des « Dustbins ». Après son baccalauréat en 1966, il est le titulaire d’une licence de lettres à l’université parisienne de la Sorbonne. En 1968, il rencontre le musicien Pierre Schaeffer qui va bouleverser les connaissances musicales de Jean-Michel Jarre. Il entre dans l’univers de la musique contemporaine où la technique est aussi importante que le reste. Il y découvre les premiers synthétiseurs et la musique électronique. Un an plus tard, il franchit l’étape suivante qui est celle de la composition de morceaux électro-acoustiques. En 1972, il compose le générique de l’émission télévisée française « Sport en fête » présentée par Michel Drucker. Et il s’occupe de la musique de deux chansons du groupe Triangle: « Récréation » et « Le matin du premier jour ». 1973 voit Jean-Michel Jarre composer la bande originale du film « Les granges brûlées ». Il récolte un franc succès avec le thème « Zig Zag » qu’il a composé et interprété sous le pseudonyme de Foggy Joe. Parallèlement à ses activités musicales, Jarre commence à écrire des textes de chansons à succès. Il le fait pour Christophe (« Les paradis perdus » en 1973 ou « Les mots bleus » en 1975), mais aussi pour Gérard Lenorman (« La belle et la bête » ou « La mort du cygne » en 1975) et Patrick Juvet (« L’enfant aux cheveux blancs » en 1976, « Où sont les femmes ? » et « Les bleus au cœur » en 1977).

En 1976, l’artiste se lance dans l’aventure d’un album instrumental électronique concept: Oxygène. Le musicien semble là avoir trouvé sa voie. Une voie que le public apprécie aussitôt en achetant massivement le 33 tours qui devient vite culte. Par la suite, Jean-Michel Jarre ne reviendra jamais à la chanson et continuera à produire des albums instrumentaux ainsi que des spectacles de son et lumière gigantesques partout dans le monde: Paris, Londres, Bruxelles, Houston, Pékin, Shangaï, etc. Toutefois, dans l’album intitulé « Métamorphoses » sorti en 2000, chacun de ses morceaux inclut un texte et des paroles récitées par lui-même, par Natacha Atlas ou par Laurie Anderson. Mais il ne s’agit pas là de véritables chansons.

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18 AVRIL

Jean Richard en 1963

18 avril 1921 : Naissance, à Bessines, de l’acteur et directeur de cirque français Jean RICHARD. Passionné de dessin, il commence à travailler comme caricaturiste dans des quotidiens régionaux d’information. Mais il rêve de devenir cavalier et ne parvient pas être accepté à l’école du Cadre Noir de Saumur. Alors, il se retrouve à « faire le comique » dans des cabarets de Lyon avant de créer une troupe de théâtre avec des amis. Après la seconde guerre mondiale, il se consacre à plusieurs activités du théâtre à la télevision en passant par le cirque, l’opérette et le cinéma. Il est ainsi surtout reconnu pour être le créateur du cirque Jean Richard mais aussi pour avoir développé un parc d’attractions et de loisirs dans la forêt d’Ermenonville: la Mer de Sable. Et puis, pour la télévision, il reste celui qui a incarné pendant plus de vingt ans le personnage de l’inspecteur Maigret, création de Georges Simenon. Mais Jean Richard interprète aussi quelques chansons qui ne font pas de lui un chanteur inoubliable. Ainsi, en 1958, il enregistre des versions personnelles de grands succès du début du 20e siècle: « Les p’tits pois », « Viens poupoule » ou « La caissière du grand café ». Puis, en 1962, il enregistre, notamment, une reprise du « Tourbillon », chanson du film « Jules et Jim », et deux chansons dont les textes sont écrits par Marcel Achard: « Je suis un rigolo » et « Tango de la prohibition ». Il reçoit toutefois le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros en 1969 pour le disque « De la jungle à la piste ». Enfin, en 1983, il enregistre encore un 45 tours avec la chorale des écoliers de Bondy: « Dis moi Jean Richard » et « Tous les clowns sont nos amis ». Jean Richard meurt à Ermenonville le 12 décembre 2001 où il est inhumé. Cliquer ici pour visionner « La polka du roi » de Charles Trenet chantée par Jean Richard
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18 avril 1956 : Naissance, à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, de l’auteur, compositeur, interprète, producteur, acteur, éditeur et peintre français Francky VINCENT. Né au sein d’une famille modeste, il passe sa jeunesse dans les quartiers populaires de Pointe-à-Pitre. Alors qu’il se trouve un boulot très précaire à l’âge de 18 ans, il se passionne pour les percussions et fait partie d’un groupe de musiciens qui anime les bals populaires locaux: « Tabou n° 2 ». La formation enregistre alors deux albums. En 1976, Francky est en Guyane où il effectue son service militaire. Et, à son retour en Guadeloupe, il relance le groupe « Tabou n° 2 » qui enregistre un troisième album intitulé « Retour en force » en 1978. Mais, de plus en plus, l’artiste pense qu’il devrait se séparer du groupe et entreprendre une carrière en solo. C’est ce qu’il fait en 1980 en enregistrant un premier album où il se nomme « Doc Porno » et où il dévoile un répertoire grivois empiétant parfois volontairement sur une certaine pornographie provocante. Commercialisé de manière très discrète, ce premier album atteint quand même le chiffre de 50.000 ventes. Les années 1980 sont celles de la consécration de Francky Vincent dans toute la communauté antillaise du monde où il est surnommé, notamment, le « Zoukeur X ». Au début des années 1990, le chanteur interprète ses textes en français et cela lui ouvre d’autres horizons. En 1991, il enregistre l’album « Alice ça glisse » dont il vend plus de 70.000 copies et qui lui permet de se produire à l’Olympia de Paris. Il décide d’ailleurs de s’installer dans la capitale française l’année suivante. En 1994, il signe un contrat avec la firme discographique Arcade et l’album « Fruit de la passion » (« Vas-y Francky c’est bon ») est un « tube » phénoménal.

La gloire est désormais au rendez-vous de l’artiste qui multiplie les concerts, les passages télévisés, les tournées et les ventes de disques. Cette grande popularité va durer pendant quelques années. Puis, au début des années 2000, Francky Vincent décide d’investir un peu de son argent dans l’ouverture d’un restaurant en région parisienne: « Le Francky Vincent Café ». Mais il connaît alors quelques problèmes de droit social avec ses employés et la justice s’en mêle en 2003. Quelques mois plus tard, l’artiste quitte Paris pour s’installer à Brévans dans le Jura (F). Il enregistre aussi un nouvel album où la chanson « Droit de réponse » évoque ses soucis judiciaires. Contre toute attente, Francky Vincent signe un nouveau contrat discographique avec Universal en 2009 et, d’emblée, il connaît à nouveau un grand succès avec des titres évocateurs comme « Tu veux mon zizi » ou « Moi j’aime scier » (adaptation personnelle du célèbre « YMCA » des Village People). Le 8 octobre 2011, il est sur la scène parisienne de Bercy où il fait partie des invités de la Grande Nuit de l’Outre-Mer en interprétant « Fruit de la passion », « Alice ça glisse » et « Le Tourment d’amour ». En 2014, l’artiste enregistre un album de reprises intitulé « Couleur Francky » et, un an plus tard, il écrit un livre autobiographique qui est édité sous le titre « Ma fesse cachée ». En 2017, Franky revient au devant de l’actualité musicale grâce à un duo avec Eve Angeli: « T’es chiant(e) ». Peu de temps après, il sort, toujours avec Eve Angeli, un album de reprises intitulé « Le binôme du siècle » et qui contient des chansons en versions zouk de Johnny Hallyday, France Gall, Zouk Machine, mais d’Eve Angeli comme « Avant de partir » ou « Elle ».
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Pochette de l’album « Cyclo en 2013

18 avril 1964 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de la chanteuse française ZAZIE. De son vrai nom Isabelle Marie Anne de Truchis de Varennes, elle est auteure, compositrice et interprète. L’enfance de cette fille d’une prof de musique et d’un architecte est bercée par la chanson française et la musique classique. A quatre ans, elle dit avoir déjà écrit sa première chanson. Mais elle se perfectionne ensuite en apprenant le violon, le piano et la guitare. Après les classes secondaires, elle s’oriente vers la kiné et les langues étrangères mais elle se lance dans le mannequinat. Elle va alors défiler pour des célèbres couturiers comme Saint-Laurent ou Lagerfeld. Profitant des contacts qu’elle a noués ça et là, elle veut changer d’univers et se diriger vers la musique où elle accompagne d’autres chanteurs et pose sa voix sur des pubs télé. Parmi ses rencontres intéressantes, il y a celle de l’auteur Etienne Roda-Gil qui lui conseille de se lancer dans la chanson et d’écrire ses textes. En 1992, elle sort ainsi son premier album: « Je tu ils ». L’opus n’est pas un succès commercial car il se vend à environ 30.000 exemplaires. Mais la chanson « Sucré salé » passe bien sur les radios, fait connaître la longiligne et charmante Zazie et lui permet d’obtenir la Victoire de la Révélation féminine.

Son second album, « Zen », est beaucoup mieux accueilli deux ans plus tard et reste un des plus acheté de la carrière de Zazie jusqu’ici. Les singles diffusés à la radio sont nombreux: « Larsen », « Un point c’est toi » et « Zen » entre autres. Le clip de « Larsen » reçoit une Victoire de la musique et Zazie part en tournée dans toute la France. De plus, elle commence à composer pour d’autres artistes comme Florent Pagny, Patricia Kaas ou Pascal Obispo avec qui elle chante en duo « Les meilleurs ennemis » en 1996. Poursuivant sur sa lancée, elle obtient la Victoire comme interprète de l’année en 1998. Son album suivant a pour titre « Made in love » et est également un très gros succès commercial avec 400.000 exemplaires vendus. Il contient des chansons comme « Tous des anges » et « Tout le monde » qui sont très appréciées du public. La popularité de Zazie s’étend alors jusqu’en Asie et elle fait une tournée de concerts en Birmanie, au Vietnam et au Cambodge notamment. Parallèlement à cela, Zazie va signer l’un des plus gros « tubes » de Johnny Hallyday: « Allumer le feu ». Durant l’été 2001, elle vend plus de 500.000 copies d’une chanson qu’elle interprète en duo avec Axel Bauer: « A ma place ». Quelques mois plus tard, la chanson « Rue de la Paix » annonce le nouvel opus de Zazie: « La zizanie ». En 2002, la chanteuse reçoit une nouvelle Victoire comme artiste de l’année et, en août, elle devient la maman d’une petite fille. Deux ans plus tard, Zazie commercialise un cinquième album plus pop. C’est « Rodeo » qui marque véritablement un virage musical dans sa carrière. En 2007 sort « Totem » avec les singles « Des rails » et « Je suis un homme ». Fin 2008, reconnaissance suprême, la première compilation de Zazie est disponible dans les bacs des disquaires: « Zest of », avec 16 ans de chansons en 36 titres dont deux inédits. Contrairement à Michel Fugain qui, au même moment, ne parvient pas à tenir le pari de sortir un mini-album à chaque saison pendant un an, Zazie, elle, mène avec succès une opération similaire. En 2010, elle poste sur internet un mini-album de sept titres chaque semaine pendant sept semaines. A la fin de la période, les 49 titres ainsi enregistrés sont réunis dans un coffret constituant le septième album de la carrière de Zazie. Début 2013, la chanteuse aborde encore un nouvel univers avec les chansons de « Cyclo » dont « Vingt ans » est bien accueillie par les médias. Le 10 janvier 2015, Zazie devient coach de la quatrième saison de l’émission télé à succès de TF1, « The Voice », aux côtés de Jenifer, Mika et Florent Pagny. Fin 2015, Zazie sort l’album « Encore heureux » et la chanteuse annonce son retour sur scène avec un nouveau spectacle intitulé comme celui de Maurane quinze ans plus tôt: « L’Heureux Tour ». La tournée commence le 20 février 2016 à Vélizy, passe ensuite par les Folies Bergère à Paris du 16 mars au 1er avril, et se termine fin 2016 en faisant escale en Belgique en septembre 2016. En mai 2018, le nouveau single de Zazie a pour titre « Speed » et obtient rapidement un succès qui préfigure celui de l’album « Essenciel » qui est commercialisé trois mois plus tard.
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Jacqueline Maillan

18 avril 1968 : Jacqueline MAILLAN est sur la scène de l’Olympia de Paris pour y chanter. Accompagnée par un grand orchestre dirigé par François Rauber, qui fut le chef d’orchestre de Jacques Brel, la comédienne y enregistre un 45 tours avec deux chansons: « Ce concerto » et « Oh ! non ce n’est pas toi ». 2 morceaux signés par Françoise Dorin et Michel Emer. Mais, ci-dessous, vous avez droit à toute l’introduction de ce spectacle où la comédienne évoque son statut d’idole… au Lichtenstein.

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Pierre Dudan en 1968

18 avril 1969 : Le chanteur suisse Pierre DUDAN, auteur, compositeur et interprète du célèbre succès « On prend le café au lait au lit » en 1945, est victime d’une attaque cardiaque à l’âge de 53 ans. Une sérieuse alerte pour le chanteur qui s’éteindra quinze ans plus tard.
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Pierre Rapsat

18 avril 2003 : Un an après le décès de l’artiste belge Pierre RAPSAT, un DVD posthume est commercialisé avec l’enregistrement du concert proposé au Cirque Royal de Bruxelles le 28 avril 2001.
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La pochette de l’album « La garçonnière »

18 avril 2011 : Sortie du premier album de la chanteuse et comédienne belge Stéphanie CRAYENCOUR. L’opus a pour titre « La garçonnière » et a été réalisé par l’auteur, compositeur et interprète belge Saule. L’ensemble musical se promène du côté de la country-pop en français.
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