CARRERE Claude

Claude Carrère dans les années 2000

L’auteur, compositeur, parolier, interprète et producteur français Claude CARRERE naît sous le nom de Claude Ayot le 21 décembre 1936 à Clermont-Ferrand. Il se destine à une carrière artistique et, dès l’âge de 20 ans, il est engagé comme figurant dans le film « Je reviendrai à Kandara » de Victor Vicas, aux côtés de Daniel Gélin et François Périer. Mais c’est dans le domaine de la chanson qu’il va ensuite se faire remarquer en enregistrant, dès 1957, trois 45-tours sous le nom de Claude Carrère dont le fameux « Cigarettes, whisky et p’tites pépées », également interprété avec succès par Annie Cordy et Eddie Constantine.
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Intégré dans le milieu du show-business, il travaille pour les éditions musicales Raoul Breton où il rencontre l’auteur André Salvet. Il s’essaie à la composition et propose une chanson à Richard Anthony qui gagne un festival avec celle-ci. A l’affût du moindre nouveau talent, il se dit que ce serait bien de devenir le producteur d’une nouvelle idole « yé-yé » à la mode. Il découvre alors une jeune vendeuse de bonbons qui s’appelle Annie Chancel et qui a plutôt une voix intéressante. Le 15 Septembre 1962, il signe un contrat d’exclusivité avec le directeur artistique Jacques Plait et il devient le producteur de Sheila qui est priée d’oublier son patronyme d’Annie Chancel. Il lui écrit ses premiers tubes comme « L’école est finie ».
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La chanteuse devient salariée à des conditions qu’elle dénonce 20 ans plus tard au cours d’un procès retentissant. Au début des années 1970, alors que Sheila n’a connu que des succès, Claude Carrère devient producteur indépendant en créant son propre label puis en distribuant lui-même ses disques. Entre 1972 et 1989, il va produire et/ou distribuer des artistes aussi divers que Ringo, Roméo, Santiana, Carène Chéryl, Mathias, Sacha Distel, Dalida, Gérard Lenorman, Art Sullivan, Linda De Suza, Claude François, Gérard Berliner, Rika Zaraï, Salvatore Adamo, Marie-Paule Belle et bien d’autres. Le 13 février 1973, il organise le plus médiatique des mariages du show-business français entre Sheila et Ringo.
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Dans les années 1980, sous l’impulsion de Roger Meulemans (ex-directeur de Vogue Belgique) épaulé par Gigi Bastin pour la promotion, une filiale discographique belge porte le nom de Carrère et commercialise les 45-tours d’un bon nombre d’artistes locaux comme Jacky Goethals, Jacques Nuovo, Doudoul, Frank Michaël, Sandra Kim, le Grand Jojo, Franck Olivier, Nathalie Pâque, etc. En 1986, Claude Carrère sent le vent tourner et pense que l’avenir est à l’image et plus particulièrement à la vidéo. Il crée alors la société Carrère Télévision qui produit des émissions télévisées françaises comme « Avis de recherche », « La roue de la fortune », « Des racines et des ailes », « Envoyé spécial », « Le droit de savoir » ou encore « Succès fous » (émission de variétés proposée, au début des années 1990, par Guy Lux et présentée par Christian Morin, Philippe Risoli et Patrick Roy).
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A la même époque, Claude Carrère s’associe à Michel Lafon pour publier des livres comme ceux de Linda De Suza (« La valise en carton »), Danièle Gilbert (« Je reviendrai ») ou Rika Zaraï (« Ma médecine naturelle »). A la fin des années 1980, Claude Carrère vend tout son catalogue discographique au groupe Warner mais il garde un droit de regard en restant le vice-président. En 1995, Carrère Télévision devient Carrère Group et s’ouvre à des productions comme le film d’animation « Kirikou et la Sorcière » mais aussi des séries télévisées telles que « Maigret », « Le Juge est une femme », et des magazines comme « C’est pas sorcier » et « Arrêt sur images ». C’est à Paris que Claude Carrère décède le 9 avril 2014 de mort naturelle. Ses restes reposent au colombarium du cimetière parisien du Père Lachaise.
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BRIDGE Billy

Billy BRIDGE en 1963

Le chanteur français Billy BRIDGE naît le 17 décembre 1945 à Cherbourg sous le vrai nom de Jean-Marc Brige. Il a à peine seize ans quand il est remarqué par Kurt Mohr, directeur artistique de la firme discographique Odéon. C’est l’époque des copains, des « yé-yés » et, pour tout jeune connaissant la musique, la gloire n’est peut-être pas loin. En 1962, il enregistre un premier disque qui connaît un succès d’estime: « Surboum ».
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Et, quelques semaines plus tard, il trouve le filon de la popularité en faisant découvrir à la France la danse américaine du madison, un dérivé du twist qui consiste à tracer un grand M en arpentant la piste des clubs à la mode. En enregistrant des chansons aux titres évocateurs comme « Le grand M » ou « Madison flirt », il est à juste titre baptisé « Le petit prince du Madison » par la presse des jeunes.
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Sur scène, il est accompagné par un groupe qui se nomme « Les Mustangs ». Et c’est avec ce dernier qu’il se produit en première partie du groupe britannique « Les Shadows » en septembre 1962 à l’Olympia de Paris. En 1963 et 1964, il enregistre encore quelques 45 tours (« On est heureux à seize ans », « Une lettre pour vous » et « Bye bye Johnny ») avant d’abandonner pour un moment son pseudonyme de Billy Bridge comme interprète.
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En 1968, il revient à la chanson sous le nom de Michel Sorel pour trois 45 tours dont « C’était la la la » avec un sacré changement de rythme.
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En 1971, il se fait cette fois appeler Black Swan afin de sortir quelques disques en anglais. Il parvient ainsi à connaître un grand succès en Angleterre avec « Echoes and rainbows ».
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L’artiste sort encore quelques vinyles sous le patronyme de Black Swan jusqu’en 1977 mais poursuit parallèlement une carrière francophone sous le pseudonyme de Billy Bridge pour « Karma » (« Naître mourir et renaître ») en 1974 et « Fille des années 60 » en 1981.
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Tout en poursuivant sa carrière d’interprète, Billy Bridge écrit de nombreuses chansons dans les années 1970 pour Carène Chéryl, Stone, Dick Rivers, Philippe Lavil ou Daniel Guichard (« Pourquoi » en 1973).
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Dans les années 1980 et au début de la décennie suivante, il donne des concerts qui fleurent bon la nostalgie des années 1960. Il décède à Paris le 21 novembre 1994 à l’aube de ses 49 ans.
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19 JUILLET

Karen Chéryl en 1983

19 juillet 1955 : Naissance, à Saint Germain en Laye (Yvelines), de la chanteuse, comédienne et animatrice de radio-télévision française Karen CHERYL, ou Carène CHERYL, sous le nom d’Isabelle Morizet. Très tôt, la jeune fille est intéressée par la musique et se destine à un instrument qui n’est pas des plus discrets mais qui est efficace en matière de rythme : la batterie. Influencée par son oncle qui est batteur dans un orchestre de jazz, elle suit des cours et obtient même un prix de conservatoire. Grâce à ce même homme, elle enregistre, à 18 ans, la maquette d’un morceau de jazz. Cet enregistrement va circuler dans le milieu musical parisien et finit par arriver aux oreilles d’Humbert Petrucci qui est alors le secrétaire de Claude Carrère, le producteur de Sheila, Ringo et de plein d’autres artistes en vogue à cette époque. Celui-ci estime que la chanteuse a toutes ses chances de devenir l’une des vedettes françaises des années 1970. Et, comme Carrère ne veut pas directement s’occuper de la jeune artiste, Humbert va le faire sous le pseudonyme de Mémé Ibach. Et il lui accorde le pseudonyme de Carène Chéryl. Un premier 45-tours est commercialisé en 1975 et le titre « Garde-moi avec toi » est d’emblée un succès populaire fort. Il est suivi d’autres chansons plébiscitées par un public adolescent chauffé à blanc par les radios périphériques françaises comme RTL ou Europe 1 : « Ma vie n’appartient qu’à toi », « Aimée ou amoureuse », « Samedi dimanche et fêtes », « L’amour que l’on se donne » ou encore « Ne raccroche pas je t’aime ». Alors que son succès commence à fléchir face à la vague disco qui s’accomode très peu de la langue française (sauf pour Claude François et Dalida), Mémé Ibach propose à Carène d’enregistrer en anglais comme le font alors Sheila ou Patrick Juvet. Elle se rend alors à New York pour y suivre des cours de danse, change de coiffure et, surtout de prénom : ne l’appelez plus Carène mais Karen. Et la formule fonctionne : deux de ses nouvelles chansons sont des tubes absolus en 1978 : « Sing to me mamma » et « Show me you’re a man enough ». En 1980, Karen Chéryl est invitée, par les producteurs de la télé française Maritie et Gilbert Carpentier, à être la vedette d’une émission « Numéro 1 » qui est l’une des plus populaires. Mais il lui est difficile de se produire avec des chansons uniquement interprétées en anglais. Du coup, l’auteur Claude Lemesle va s’attacher à adapter ses deux succès anglo-saxons pour en faire « Chante pour nous mama » (« Sing to me mamma ») et « La marche des machos » (« Show me you’re a man enough »). Poussée par l’audience extraordinaire du programme télévisé, Karen Cheryl se décide à enregistrer les deux versions françaises sur un album avec des créations et une autre adaptation : « Si » dont le titre original anglais était « I hope it’s me ». Didier Barbelivien, qui vient de signer le texte de « Si » lui propose ensuite des paroles françaises à chanter sur le tube italien du groupe Ricchi e Poveri « Sara perche ti amo » qui devient « Les nouveaux romantiques ».
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Et c’est un succès de plus qui prolonge la carrière de la chanteuse comme le feront ensuite encore les titres « Je me souviens » (hommage à Claude François), « Oh chéri chéri » (nouvelle reprise des Ricchi e Poveri « Made in Italy ») en 1982 ou « Twister ma peine » et « Pense à moi quand même » en 1983. L’année suivante, elle rompt son contrat avec Mémé Ibach qui veut faire d’elle la nouvelle ambassadrice française de Walt Disney. Karen Cheryl accepte alors un rôle dans le film de Christian Gion, « J’ai rencontré le Père Noël », dont elle enregistre les chansons de la bande originale sans l’autorisation de son ex-producteur. L’album sera retiré de la vente et réenregistré par la chanteuse Tilda pour une nouvelle sortie commerciale. L’artiste enregistre encore quelques 45-tours dans différentes firmes de disques avant de revenir à Mémé Ibach en 1991 pour le titre « L’amour fou » qui ne se vend pas plus que les précédents. Cette dernière expérience musicale signe la fin de ses aventures de chanteuse sous le nom de Chéryl en tous cas. Elle se tourne alors vers la télévision pour y présenter divers programmes comme des rendez-vous pour la jeunesse (« Vitamine ») et des jeux (« Hugo Délire »). Et, après avoir taté du sitcom en obtenant un rôle dans la série « Les nouvelles filles d’à côté » en 1995, elle revient, de manière inattendue, à la chanson en 1999. Mais il ne s’agit plus d’une action en solo : elle intègre, comme chanteuse, le projet du groupe « Dear Garçon » qui reprend, de manière très contemporaine, de grands succès de la chanson française des années 1970 signés Michel Fugain (« Fais comme l’oiseau »), Il était une fois (« J’ai encore rêvé d’elle »), Michel Delpech (« Pour un flirt »), France Gall (« Musique »), Joe Dassin (« Les Champs-Elysées »), Françoise Hardy (« J’écoute de la musique saoûle ») ou encore Christophe (« Les mots bleus ») entre autres. L’album-concept est commercialisé au Québec et la promotion en est également faite dans les médias francophones belges. Mais l’aventure s’arrête là. Même si tout est fait pour que l’on ne reconnaisse pas, visuellement, celle qui s’appela Carène Chéryl, sa voix reste celle de la chanteuse bien connue des professionnels qui la reconnaissent et qui n’adhèrent pas à l’initiative, sans doute trop prématurée pour l’époque, de l’artiste. A partir de 2001, sous son véritable nom d’Isabelle Morizet, elle se tourne vers la radio où elle interviewe des personnalités diverses sur les ondes de la radio périphérique française Europe 1. En 2010, elle revient à la télévision pour co-animer avec Yves Lecoq et Henry-Jean Servat « Les Grands du Rire » sur France 3. Elle apparaît aussi, épisodiquement, aux côtés de Patrick Sébastien et fabien Lecoeuvre au cours de l’émission « Les années bonheur ». Le 22 août 2011, elle anime le programme « Été Party 80 » dans les arènes de Dax où elle accepte, exceptionnellement, de chanter « Oh chéri chéri ». En 2012, elle présente une nouvelle émission de radio sur Europe 1 : « Il n’y a pas qu’une vie dans la vie ». Pendant une heure, des personnalités d’horizons divers évoquent leurs parcours de vie et leurs expériences professionnelles et personnelles multiples. Ce programme est relancé avec des horaires différents et se poursuit toujours actuellement.
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MARCIE en 2014 aux Francofolies de Spa (c) Passion Chanson

19 juillet 1989 : Naissance, à Jonquière, de l’artiste québécoise MARCIE dont le nom de famille est Michaud-Gagnon. Originaire du Saguenay, elle est très tôt passionnée par la musique et la chanson. Son environnement familial lui permet de découvrir l’univers francophone de Barbara mais, en jeune fille bien dans son époque, les mélodies du groupe Portishead ne la laissent pas indifférente. Du coup, dès qu’elle le peut, les premières chansons qu’elle écrit et compose sont teintées de mélodies pop avec des textes inspirés par les sixties francophones. Ses capacités vocales ont aussi aidé Marcie à se faire connaître dès 2013 chez elle au festival québécois de Tadoussac. Mais c’est bientôt toute la francophonie européenne qui apprécie ses chansons puisque, en 2014, alors qu’elle commercialise son premier album, elle est remarquée au festival suisse de Pully-Lavaux et aux Francofolies belges de Spa. Début 2016, Marcie a l’occasion de proposer quelques concerts en France où elle compte bien développer sa carrière prometteuse. Un mini-album intitulé « Montréal est en cendres », qui contient notamment une reprise de « Ma jeunesse fout le camp » (de Françoise Hardy), aurait dû l’y aider. Mais cela ne semble pas avoir été le cas.
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19 juillet 2005 : Cette journée marque le démarrage des Francofolies de Spa (B) qui accueilleront notamment JERONIMO et KYO sur la Scène Pierre Rapsat le 20 juillet. Puis l’affiche dévoile les noms de DUMAS, Vincent VENET et CALOGERO le 21 juillet, Louis BERTIGNAC et Gérald DE PALMAS le 22, Rachid TAHA et Damien SAEZ le 23 et, enfin, Jean-Louis DAULNE, SINSEMILIA et la fête à Michel FUGAIN le dimanche 24 juillet. Les soirées gratuites du Salon Bleu font la part belle à la chanson francophone de qualité avec des artistes installés mais aussi des découvertes : JOFROI, COULEUR CAFE, Thierry ROMANENS, Cédric GERVY, l’ORCHESTRE DU MOUVEMENT PERPETUEL, Benoit MANSION, GINETTE ou Pascale DELAGNES.
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15 MARS

 

Jacques Hustin en 1978 – Photo (c) Guido Marcon

15 mars 1940 : Naissance, à Liège, du chanteur belge Jacques HUSTIN. Pour en savoir plus sur sa vie et sur son parcours artistique, veuillez CLIQUER ICI.
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15 mars 1947 : Naissance, à Paris, du chanteur français Joël DAYDE. Créateur en anglais de la chanson « Mamy Blue » en 1971, son style a toujours balancé entre la bonne chanson française, le rock et le blues auquel sa voix s’adapte merveilleusement bien. C’est seul, en autodidacte, que Joël Daydé apprend la guitare avant de jouer dans diverses formations de la fin des années 1960. En 1969, il est parmi les fondateurs du groupe Zoo mais il le quitte un an plus tard. Il enregistre son premier album en tant qu’interprète en 1971. Mais le 33 tours ne se vend pas. Et c’est finalement un 45 tours qui le fait connaître grâce à un succès, et quel succès : « Mamy Blue »! La version anglaise de cette chanson écrite et composée par un Français, Hubert Giraud, est d’abord enregistrée par la chanteuse italienne Spagna avant de l’être par un groupe anglais : The Pop Tops. Mais c’est dans la voix de Daydé qu’elle va faire le tour du monde avant d’être reprise en français par Nicoletta. En 1972, tout auréolé de son « tube » international, Joël enregistre son deuxième album à Londres mais les ventes ne décollent jamais et l’artiste retombe dans l’oubli. Un an plus tard, profitant de la proximité de sa tessiture vocale avec celle du chanteur italien Drupi, il tente une version du « tube » « Vado Via » sous le titre « Laissez-moi seul ».
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Et, enfin, en 1976, Joël Daydé renoue avec la popularité, de manière très éphémère cependant, dans les pays francophones avec la chanson « Les matins de pluie ». Depuis, le chanteur a encore eu l’occasion de graver plusieurs disques qui, tous, sont restés plutôt discrets et enregistrés en anglais. Un des derniers albums enregistré par l’artiste en 1995, « Spleen blues », contient cependant trois chansons en français.
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Julie Bataille en 1975 – Photo (c) Jim Lansley & E. Andreo

15 mars 1962 : Naissance de la chanteuse, comédienne et imitatrice française Julie BATAILLE. A seize ans, elle connaît un « tube » énorme avec la chanson « Pas besoin d’éducation sexuelle ». Elle est alors l’une des jeunes chanteuses préférées des Français avec Carène Chéryl. Elle participe ainsi à de nombreuses émissions de télé en France, Suisse, Belgique et Luxembourg. Elle chante même au Japon où elle représente son pays dans des festivals. Elle enregistre à nouveau quelques 45-tours entre 1979 et 1981. Parmi ceux-ci il y a l’enregistrement de la reprise en français de la chanson gagnante du concours Eurovision 1981. Le titre « Making your mind up » de Bucks Fizz devient « Moi je dis stop ». En 1982, alors que son succès de chanteuse s’est quelque peu estompé, elle anime l’émission pour enfants « Récré A2 » aux côtés de Zabou, Dorothée, Jacky et François Corbier. Par la suite, elle devient la voix féminine des bandes annonces pour la chaîne de télé privée française TF1. Elle travaille aussi pour les émissions dominicales de Jacques Martin. Et, parallèlement à cela, elle enregistre de nombreuses chansons pour des publicités. En 2005, Julie Bataille interprète quelques chansons de Dalida dans le film qui est réalisé sur elle par Joyce Bunuel. En 2012, Patrick Sébastien l’invite dans son émission télévisée « Les années bonheur » sur France 2 et elle refait quelques galas dans la foulée de ce nouveau succès nostalgique. Elle se lance aussi dans un spectacle d’imitations qu’elle propose en France et en Belgique. En octobre 2014, elle devient la présentatrice du programme « Mélody est à vous » sur la chaîne de télé française « Mélody » pendant quelques années. Cinq ans plus tard, en octobre 2019, elle évoque ses souvenirs dans le livre « Y en a qu’une, c’est la brune ! » publié aux Editions du Net. Elle y raconte des anecdotes du temps où elle participait à Récré A2 avec Dorothée à la télévision française, es apparitions aux côtés de Jacques Martin ou encore ses imitations pendant 25 ans pour « les Guignols » de Canal Plus.
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William Dunker aux Francofolies de Spa 2011 (c) passion chanson

15 mars 1959 : Naissance, à Charleroi, du chanteur belge William DUNKER sous l’identité de Wilhelm Dunker. Né de l’union d’un Allemand ayant fui son pays avant la seconde guerre mondiale pour s’installer en Belgique et d’une Italienne originaire de la région de Charleroi, le petit Wilhelm passe son enfance et sa jeunesse au pied des terrils qui sont ses terrains de jeux privilégiés. Au fil de ses études qui l’amènent à s’occuper d’animations auprès des enfants, le garçon se rend compte qu’il a un faible pour le théâtre et la comédie. Et il se fait lentement un petit nom dans sa région natale : on l’appelle Alfred. Avec des copains qui ont pour nom Marc Keiser et Michel Barbier, il fait partie des « Jules » qui proposent leurs spectacles humoristiques sur les scènes de la Wallonie et au festival du rire de Rochefort (B). Mais la musique, la chanson et le blues tenaillent Alfred qui, n’y tenant plus, décide d’enregistrer un 45 tours avec l’aide du chanteur et producteur belge Albert Delchambre en 1984. Ce premier disque contient deux chansons en dialecte wallon de Charleroi : « Condroz & Western » et « Toudi echène ». Le succès de ce vinyl attire l’attention des médias locaux et permet à l’artiste d’en commercialiser un autre dans la foulée avec « Toudis su’l’voye » et « D’Jean Pinson » (en 1985). Il délaisse alors un peu la chanson et se consacre au théâtre avant de revenir à la musique dans les années 1990. Entretemps, on est passé du vinyl au disque compact laser et, reprenant son nom quelque peu anglicisé qui devient William Dunker, il sort un premier CD, toujours en dialecte wallon, en 1997. L’opus a pour titre « Trop tchaud » et on y trouve de nouvelles versions de « Toudis su’l voye » et « Djean Pinson ». Mais d’autres titres connaissent un succès radiophonique fulgurant en Belgique francophone : « Trop tchaud », « Hey », et « El mambo dèl loke à rloktér » que l’on pourrait traduire comme « Le mambo de la serpillière » et qui est un hommage incroyable aux techniciennes de surface ! Véritable révélation et séisme au sein des traditions et du folklore de Wallonie, Dunker chante le blues qui « sonne » américain, aidé en cela par les arrangements de Kevin Mulligan, musicien originaire des Etats-Unis établi en Belgique depuis des années. Tout cela n’est pas étranger au fait qu’un producteur québécois, Pierre Tremblay, s’intéresse à cet artiste au cours du Midem en 1998 et qu’il lui propose des concerts dans la Belle Province canadienne aux côtés de trois autres artistes-musiciens : Patrick Norman, Jeff Smallwood et Bourbon Gautier. Le groupe, à vocation éphémère, s’appelle « Les Fabuleux Elégants » et leur important succès les oblige à enregistrer un album qui sort d’abord au Québec et y reçoit un Félix du meilleur album country en 1998. Un an plus tard, après une tournée triomphale en Amérique du Nord, le groupe commercialise son album en Belgique et y propose quelques concerts dont l’un aux Francofolies de Spa 1999. L’aventure des « fabuleux Elégants » se termine en 2000 pour William Dunker après la réception d’un disque d’or en Belgique francophone. En 2001, un nouvel album personnel voit le jour : « Ey’Adon » avec douze titres qui affichent une direction musicale plus moderne. L’année suivante, William Dunker interprète une chanson avec les Corses du groupe I Muvrini : « Erein Eta Joan – D’ji Sènme è Dji M’e Va ». En 2003, c’est un CD-simple de deux titres qui est commercialisé avec « D’j’inme bén lès fîyes », une adaptation en wallon de « J’aime les filles » de Jacques Dutronc et la reprise de « I can help » de Billy Swan.

En 2004, le DVD « Asteur c’èst l’show ! », reprenant la captation intégrale de son concert au Palais des Beaux-Arts de Charleroi le 14 janvier 2004, est mis en vente. William prend alors un peu de recul avant d’enregistrer des nouvelles chansons finalement regroupées sur l’album « Ca va bén » qui sort à la fin de l’année 2007. Il est alors l’un des invités des « Night of the Proms » de passage à Charleroi et John Miles l’accompagne au piano sur scène. En 2009, l’artiste participe au spectacle des « Restos du Coeur belges ». Le 23 juillet 2011, William Dunker est, pour la première fois à l’affiche des Francofolies de Spa pour y présenter son spectacle de blues wallon en trio. Le moment est magique et les spectateurs n’ont de cesse d’applaudir « El mambo del loke à rlokter », « Toudis sul voye » ou « Condroz & western ». William n’oublie pas, au passage, de dédier « Djan Pinson » à la mémoire d’un autre artiste belge de Charleroi disparu ce jour-là : Paul Louka. Par la suite, William Dunker revient au théâtre et effectue un passage remarqué au cinéma dans le film « Au cul du loup » de Pierre Duculot. Au début de l’année 2014, il s’entoure d’une nouvelle équipe pour présenter une longue série de concerts à la Comédie Centrale de Charleroi. Ces spectacles, où William Dunker est accompagné de Roberto Di Ferdinando, Patrick Deltenre et Marcus Weymaere, vont attirer près de 3.500 spectateurs. Un album « live » de cette nouvelle formule scénique est enregistré en octobre 2014 au Sablon, centre culturel de Morlanwelz (B). Au même moment, l’artiste commercialise un nouveau CD-simple de deux titres produit par le musicien électro Slightlious : “I Faut k’dji m’èvaye”. A partir de 2015, William Dunker connaît des problèmes de santé qui vont progressivement l’éloigner de la scène et des studios.
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15 mars 2015 : le groupe belge STTELLLA fête ses 40 ans d’existence au cours d’un concert exceptionnel présenté à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. A cette occasion, le fondateur de la formation déjantée, Jean-Luc FONCK, est rejoint par une kyrielle d’invités dont celle qui partagea sa vie et les débuts de l’ensemble : Mimi Fonck.
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