19 JUILLET

Karen Chéryl en 1983

19 juillet 1955 : Naissance, à Saint Germain en Laye (Yvelines), de la chanteuse, comédienne et animatrice de radio-télévision française Karen CHERYL, ou Carène CHERYL, sous le nom d’Isabelle Morizet. Très tôt, la jeune fille est intéressée par la musique et se destine à un instrument qui n’est pas des plus discrets mais qui est efficace en matière de rythme : la batterie. Influencée par son oncle qui est batteur dans un orchestre de jazz, elle suit des cours et obtient même un prix de conservatoire. Grâce à ce même homme, elle enregistre, à 18 ans, la maquette d’un morceau de jazz. Cet enregistrement va circuler dans le milieu musical parisien et finit par arriver aux oreilles d’Humbert Petrucci qui est alors le secrétaire de Claude Carrère, le producteur de Sheila, Ringo et de plein d’autres artistes en vogue à cette époque. Celui-ci estime que la chanteuse a toutes ses chances de devenir l’une des vedettes françaises des années 1970. Et, comme Carrère ne veut pas directement s’occuper de la jeune artiste, Humbert va le faire sous le pseudonyme de Mémé Ibach. Et il lui accorde le pseudonyme de Carène Chéryl. Un premier 45-tours est commercialisé en 1975 et le titre « Garde-moi avec toi » est d’emblée un succès populaire fort. Il est suivi d’autres chansons plébiscitées par un public adolescent chauffé à blanc par les radios périphériques françaises comme RTL ou Europe 1 : « Ma vie n’appartient qu’à toi », « Aimée ou amoureuse », « Samedi dimanche et fêtes », « L’amour que l’on se donne » ou encore « Ne raccroche pas je t’aime ». Alors que son succès commence à fléchir face à la vague disco qui s’accomode très peu de la langue française (sauf pour Claude François et Dalida), Mémé Ibach propose à Carène d’enregistrer en anglais comme le font alors Sheila ou Patrick Juvet. Elle se rend alors à New York pour y suivre des cours de danse, change de coiffure et, surtout de prénom : ne l’appelez plus Carène mais Karen. Et la formule fonctionne : deux de ses nouvelles chansons sont des tubes absolus en 1978 : « Sing to me mamma » et « Show me you’re a man enough ». En 1980, Karen Chéryl est invitée, par les producteurs de la télé française Maritie et Gilbert Carpentier, à être la vedette d’une émission « Numéro 1 » qui est l’une des plus populaires. Mais il lui est difficile de se produire avec des chansons uniquement interprétées en anglais. Du coup, l’auteur Claude Lemesle va s’attacher à adapter ses deux succès anglo-saxons pour en faire « Chante pour nous mama » (« Sing to me mamma ») et « La marche des machos » (« Show me you’re a man enough »). Poussée par l’audience extraordinaire du programme télévisé, Karen Cheryl se décide à enregistrer les deux versions françaises sur un album avec des créations et une autre adaptation : « Si » dont le titre original anglais était « I hope it’s me ». Didier Barbelivien, qui vient de signer le texte de « Si » lui propose ensuite des paroles françaises à chanter sur le tube italien du groupe Ricchi e Poveri « Sara perche ti amo » qui devient « Les nouveaux romantiques ».
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Et c’est un succès de plus qui prolonge la carrière de la chanteuse comme le feront ensuite encore les titres « Je me souviens » (hommage à Claude François), « Oh chéri chéri » (nouvelle reprise des Ricchi e Poveri « Made in Italy ») en 1982 ou « Twister ma peine » et « Pense à moi quand même » en 1983. L’année suivante, elle rompt son contrat avec Mémé Ibach qui veut faire d’elle la nouvelle ambassadrice française de Walt Disney. Karen Cheryl accepte alors un rôle dans le film de Christian Gion, « J’ai rencontré le Père Noël », dont elle enregistre les chansons de la bande originale sans l’autorisation de son ex-producteur. L’album sera retiré de la vente et réenregistré par la chanteuse Tilda pour une nouvelle sortie commerciale. L’artiste enregistre encore quelques 45-tours dans différentes firmes de disques avant de revenir à Mémé Ibach en 1991 pour le titre « L’amour fou » qui ne se vend pas plus que les précédents. Cette dernière expérience musicale signe la fin de ses aventures de chanteuse sous le nom de Chéryl en tous cas. Elle se tourne alors vers la télévision pour y présenter divers programmes comme des rendez-vous pour la jeunesse (« Vitamine ») et des jeux (« Hugo Délire »). Et, après avoir taté du sitcom en obtenant un rôle dans la série « Les nouvelles filles d’à côté » en 1995, elle revient, de manière inattendue, à la chanson en 1999. Mais il ne s’agit plus d’une action en solo : elle intègre, comme chanteuse, le projet du groupe « Dear Garçon » qui reprend, de manière très contemporaine, de grands succès de la chanson française des années 1970 signés Michel Fugain (« Fais comme l’oiseau »), Il était une fois (« J’ai encore rêvé d’elle »), Michel Delpech (« Pour un flirt »), France Gall (« Musique »), Joe Dassin (« Les Champs-Elysées »), Françoise Hardy (« J’écoute de la musique saoûle ») ou encore Christophe (« Les mots bleus ») entre autres. L’album-concept est commercialisé au Québec et la promotion en est également faite dans les médias francophones belges. Mais l’aventure s’arrête là. Même si tout est fait pour que l’on ne reconnaisse pas, visuellement, celle qui s’appela Carène Chéryl, sa voix reste celle de la chanteuse bien connue des professionnels qui la reconnaissent et qui n’adhèrent pas à l’initiative, sans doute trop prématurée pour l’époque, de l’artiste. A partir de 2001, sous son véritable nom d’Isabelle Morizet, elle se tourne vers la radio où elle interviewe des personnalités diverses sur les ondes de la radio périphérique française Europe 1. En 2010, elle revient à la télévision pour co-animer avec Yves Lecoq et Henry-Jean Servat « Les Grands du Rire » sur France 3. Elle apparaît aussi, épisodiquement, aux côtés de Patrick Sébastien et fabien Lecoeuvre au cours de l’émission « Les années bonheur ». Le 22 août 2011, elle anime le programme « Été Party 80 » dans les arènes de Dax où elle accepte, exceptionnellement, de chanter « Oh chéri chéri ». En 2012, elle présente une nouvelle émission de radio sur Europe 1 : « Il n’y a pas qu’une vie dans la vie ». Pendant une heure, des personnalités d’horizons divers évoquent leurs parcours de vie et leurs expériences professionnelles et personnelles multiples. Ce programme est relancé avec des horaires différents et se poursuit toujours actuellement.
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MARCIE en 2014 aux Francofolies de Spa (c) Passion Chanson

19 juillet 1989 : Naissance, à Jonquière, de l’artiste québécoise MARCIE dont le nom de famille est Michaud-Gagnon. Originaire du Saguenay, elle est très tôt passionnée par la musique et la chanson. Son environnement familial lui permet de découvrir l’univers francophone de Barbara mais, en jeune fille bien dans son époque, les mélodies du groupe Portishead ne la laissent pas indifférente. Du coup, dès qu’elle le peut, les premières chansons qu’elle écrit et compose sont teintées de mélodies pop avec des textes inspirés par les sixties francophones. Ses capacités vocales ont aussi aidé Marcie à se faire connaître dès 2013 chez elle au festival québécois de Tadoussac. Mais c’est bientôt toute la francophonie européenne qui apprécie ses chansons puisque, en 2014, alors qu’elle commercialise son premier album, elle est remarquée au festival suisse de Pully-Lavaux et aux Francofolies belges de Spa. Début 2016, Marcie a l’occasion de proposer quelques concerts en France où elle compte bien développer sa carrière prometteuse. Un mini-album intitulé « Montréal est en cendres », qui contient notamment une reprise de « Ma jeunesse fout le camp » (de Françoise Hardy), aurait dû l’y aider. Mais cela ne semble pas avoir été le cas.
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19 juillet 2005 : Cette journée marque le démarrage des Francofolies de Spa (B) qui accueilleront notamment JERONIMO et KYO sur la Scène Pierre Rapsat le 20 juillet. Puis l’affiche dévoile les noms de DUMAS, Vincent VENET et CALOGERO le 21 juillet, Louis BERTIGNAC et Gérald DE PALMAS le 22, Rachid TAHA et Damien SAEZ le 23 et, enfin, Jean-Louis DAULNE, SINSEMILIA et la fête à Michel FUGAIN (avec Véronique SANSON, MAURANE, Philippe LAFONTAINE, SANSEVERINO, La GRANDE SOPHIE, etc.) le dimanche 24 juillet. Les soirées gratuites du Salon Bleu font la part belle à la chanson francophone de qualité avec des artistes installés mais aussi des découvertes : JOFROI, COULEUR CAFE, Thierry ROMANENS, Cédric GERVY, l’ORCHESTRE DU MOUVEMENT PERPETUEL, Benoit MANSION, GINETTE ou Pascale DELAGNES.
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19 juillet 2006 : C’est l’ouverture des Francofolies de Spa (B) dont le programme va s’étaler sur plusieurs scènes jusqu’au 23 juillet. La place de l’hôtel de ville accueille la Scène Pierre Rapsat dont l’affiche reprend notamment les noms de MICKEY 3D et RAPHAËL (le 20), Olivia RUIZ, Thomas FERSEN et LOUISE ATTAQUE (le 21), Marie WARNANT, Julien CLERC et Marc LAVOINE (le 22), La GRANDE SOPHIE, CALI et Jean-Louis AUBERT (le 23).

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19 juillet 2016 : Ouverture des Francofolies de Spa avec le concert de Michel POLNAREFF sur la scène Pierre Rapsat. Les autres artistes à se produire sur cette scène sont Pascal OBISPO le 20 juillet, Les R’TARDATAIRES, JALI et Kendji GIRAC le 21 ainsi que LOUANE et ZAZIE le 22. Mais les Francofolies se tiennent jusqu’au 23 juillet et, sur les autres podiums disséminés dans la ville thermale, le public peut notamment applaudir les prestations de LA GRANDE SOPHIE, DOC GYNECO, STTELLLA, MARKA, Nicolas MICHAUX, DALTON TELEGRAMME, COEUR DE PIRATE, BOULEVARD DES AIRS, Stéphanie BLANCHOUD, GIEDRE, Antoine HENAUT, SUAREZ, ALICE ON THE ROOF, Nicolas PEYRAC, DELTA, Gaetan STREEL, SAULE et DJINN SAOUT. Compte tenu du niveau 3 d’alerte terroriste décrété en Belgique après les attentats de Bruxelles le 22 mars, un périmètre de sécurité est mis en place autour du centre de la ville et les contrôles de sécurité sont renforcés aux entrées des sites de concerts.
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19 juillet 2021 : Après l’annulation des Francofolies de Spa (B) en 2020 à la suite des mesures sanitaires décrétées pour éviter l’extension de la pandémie du coronavirus covid-19, il était question d’une nouvelle édition complète pour 2021. Mais les conditions idéales n’étant pas encore réunies pour que cela se produise, les organisateurs décident de mettre sur pied un festival de moindre envergure qu’ils appellent les « Belgofolies« . Pendant sept jours, du 19 au 25 juillet, ce sont donc les artistes belges qui vont être mis en avant dans une série de concerts organisés dans les salles du casino de Spa. La programmation accueille ainsi des chante.urs.uses et groupes comme DELTA, Plastic BERTRAND, Antoine ARMEDAN (le 19), GLAUQUE, PIERRES, CELENASOPHIA (le 20), SUAREZ, SAULE (qui invite CALI pour un duo), Doria D (le 21) et Antoine HENAUT (le 25). Les autres artistes à l’affiche, bien que Belges issus de la partie francophone du pays, s’expriment dans la langue de Shakespare : Ykons, Blanche, Lemon Straw, Winter Woods, Typh Barrow, Loïc Nottet, Charles, etc. A quelques jours de la mise sur pied de ces Belgofolies, de catastrophiques inondations frappent durement la population de la région de Spa. Et il est décidé d’ajouter une soirée au programme. Le 26 juillet a ainsi lieu un grand show de solidarité avec appels aux dons pour aider les sinistrés. La plupart des artistes programmés participent ainsi à un spectacle spécial retransmis, partiellement, à la télévision sur la chaine francophone belge publique RTBF. Tandis que les internautes peuvent suivre l’intégralité du programme sur la plateforme numérique Auvio.
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