6 AVRIL

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Jacques HIGELIN nous a quittés à l’âge de 77 ans

Jacques Higelin – Album 2013

Contraint d’annuler ses dernières tournées pour raisons de santé, l’auteur-compositeur-interprète et comédien français Jacques Higelin est mort ce vendredi 6 avril 2018 à l’âge de 77 ans.

Né le 18 octobre 1940 à Brou-sur-Chantereine d’une mère Belge et d’un père Alsacien cheminot et passionné de musique. Un père qui initie ses deux fils, Paul et Jacques, à certaines formes de musique. A l’école de Chelles où il suit ses premiers cours, Jacques se débrouille toujours pour chanter. Et, dès l’âge de quatorze ans, il se produit devant le célèbre découvreur de talents Jacques Canetti au cours d’une audition au théâtre parisien des Trois Baudets. Il y interprète notamment des morceaux de son idole Charles Trenet. Par la suite, il se fait embaucher dans la troupe de la comédie musicale « La Nouvelle Orléans » où il joue aux côtés du musicien Sidney Bechet. Il désire alors devenir comédien et, à seize ans, il s’inscrit au fameux cours Simon. En 1959, il obtient un rôle dans le film « Le bonheur est pour demain » d’Henri Fabiani. Sur le tournage, il rencontre Henri Crolla qui est l’accompagnateur et ami d’Yves Montand et qui est alors une sommité dans le monde de la chanson française. Ce dernier pense qu’Higelin devrait se consacrer un peu plus à la chanson, discipline artistique pour laquelle il semble posséder de bonnes aptitudes. Jacques va habiter plusieurs mois chez Crolla qui va être d’une influence déterminante dans sa carrière débutante. Il part ensuite effectuer son service militaire en Allemagne puis en Algérie. A son retour, il tourne à nouveau dans quelques films et rencontre l’auteur Pierre Barouh qui vient de créer le label discographique Saravah et qui l’encourage à revenir à la chanson. Dans ce cadre, Jacques effectue de nombreuses rencontres dont celles de Georges Moustaki, Brigitte Fontaine et Elisabeth Wiener avec qui il enregistre alors une série de duos. Après un premier album enregistré en 1965 (« Douze chansons d’avant le déluge »), il enregistre un 33 tours avec Areski en 1969. Cinq ans plus tard, il s’oriente clairement vers le rock et sort les albums « BBH 75 » et « Irradié ». En 1976, le disque « Alertez les bébés ! » reçoit le prix de l’Académie Charles Cros et son interprète devient un rocker français populaire. Sur scène, il se distingue des autres chanteurs par ses prestations qui se caractérisent par une grande interactivité avec le public. En 1977, il participe au Printemps de Bourges où se produit aussi Charles Trenet. A partir de 1978, grâce à des titres comme « Pars » et « Champagne », Jacques Higelin se retrouve dans les hit-parade et les meilleures ventes de disques francophones. En 1984, l’artiste est à l’affiche des premières Francofolies de La Rochelle. Il est catalogué parmi les chanteurs de gauche qui soutiennent diverses causes humanitaires en signant des pétitions et en organisant des concerts. En 1988, dans le cadre des Francofolies de La Rochelle, il participe à la fête à Léo Ferré. La même année il récolte un grand succès avec sa chanson « Tombé du ciel », référence évidente à l’univers de Charles Trenet. Dans les années 1990, il est toujours présent sur scène mais il éprouve des difficultés à commercialiser ses disques. En 2003, il participe à l’album d’hommage rendu à Léo Ferré qui est enregistré dix ans après la mort de l’homme à la crinière blanche. Il y chante « Jolie Môme ». En 2004 et 2005, il se produit sur les scènes de la francophonie avec le spectacle « Higelin enchante Trenet ». En 2006, il revient à son répertoire personnel et l’album « Amor Doloroso » est en vente dès novembre. Il mutiplie alors les participations sur des disques engagés et des hommages. Puis, au début 2010, il sort un album très médiatisé: « Coup de foudre ». A l’approche de ses 70 ans, il revient sur la grande scène des Francofolies de La Rochelle puis, le jour de son anniversaire, le 18 octobre, il se produit au Zénith de Paris entouré de son fils Arthur H et de sa fille Izia. Le 1er avril 2013, il commercialise un nouvel opus entièrement confectionné par lui-même où il a convié la comédienne Sandrine Bonnaire et la violoncelliste virtuose Sonia Wieder-Atherton. L’ouvrage reçoit un accueil enthousiaste de la presse spécialisée et, aussi, un disque d’or. Avec les chansons de cet album « Beau repaire » et des succès plus anciens, Higelin fait un triomphe au Casino de Paris pendant deux soirs de juin. En 2016, alors âgé de 75 ans, Jacques Higelin commercialise l’album intitulé logiquement « Higelin 75 ».

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18 OCTOBRE

Mélina Mercouri

18 octobre 1920 : Naissance, à Athènes, de l’actrice, chanteuse et femme politique grecque Mélina MERCOURI sous le nom de Maria Amelia Mercouri. Elle est d’abord actrice et se fait remarquer dans les films de son mari Jules Dassin, le père du chanteur Joe Dassin. En 1960, elle est consacrée meilleure actrice au Festival de Cannes pour sa prestation dans « Jamais le dimanche ». En 1967, elle s’engage politiquement pour lutter contre le régime des colonels en place en Grèce. Elle est dès lors contrainte à l’exil en France. C’est dans ce pays qu’elle va alors tenter, avec succès, une brève carrière de chanteuse avec des titres enregistrés au début des années 1970: « Je suis Grecque » et les incontournables « Zorba » et « Enfants du Pirée ».

Elle interprète aussi des chansons de Maurice Fanon (« Les bateaux de Samos », « L’oeillet rouge »), Mikis Theodorakis (« Pour toi ma fille », « L’étrangère », « Attendre attendre », « Zorba »), Serge Lama (« La fumée des cigarettes »), Léo Ferré (« Paname »), Georges Moustaki (« En Méditerranée », « Le métèque ») et de la famille Dassin (« Je suis Grecque », « Le Portugais ») avec des textes souvent signés par Claude Lemesle. En 1974, elle peut enfin revenir dans son pays natal redevenu démocratique et elle y entame même une carrière politique qui la mène au poste de ministre de la Culture de 1981 à 1989 et de 1993 à sa mort. C’est dans le cadre de cette fonction qu’elle crée, au Conseil européen en 1985, le concept des capitales européennes de la culture. Depuis, deux villes européennes sont désignées chaque année pour accueillir des manifestations artistiques et faire connaître leur patrimoine historique et culturel. En 2015, la ville belge de Mons est l’une de ces capitales européennes de la culture et donne le nom de Mélina Mercouri à l’une des rues du nouveau quartier des congrès. Par ailleurs, une fondation porte le nom de Mélina Mercouri et s’occupe de la préservation des monuments grecs antiques. Mélina Mercouri décède d’un cancer du poumon à l’âge de 73 ans le 6 mars 1994 à New York (USA).
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Jacques Higelin – Album 2013

18 octobre 1940 : Naissance, à Brou-sur-Chantereine, de l’auteur-compositeur-interprète et comédien français Jacques HIGELIN. Sa mère est Belge et son père, Alsacien, est cheminot et passionné de musique. C’est comme ça qu’il initie ses deux fils, Paul et Jacques, à certaines formes de musique. A l’école de Chelles où il suit ses premiers cours, Jacques se débrouille toujours pour chanter. Et, dès l’âge de quatorze ans, il se produit devant le célèbre découvreur de talents Jacques Canetti au cours d’une audition au théâtre parisien des Trois Baudets. Il y interprète notamment des morceaux de son idole Charles Trenet. Par la suite, il se fait embaucher dans la troupe de la comédie musicale « La Nouvelle Orléans » où il joue aux côtés du musicien Sidney Bechet. Il désire alors devenir comédien et, à seize ans, il s’inscrit au fameux cours Simon. En 1959, il obtient un rôle dans le film « Le bonheur est pour demain » d’Henri Fabiani. Sur le tournage, il rencontre Henri Crolla qui est l’accompagnateur et ami d’Yves Montand et qui est alors une sommité dans le monde de la chanson française. Ce dernier pense qu’Higelin devrait se consacrer un peu plus à la chanson, discipline artistique pour laquelle il semble posséder de bonnes aptitudes. Jacques va habiter plusieurs mois chez Crolla qui va être d’une influence déterminante dans sa carrière débutante. Il part ensuite effectuer son service militaire en Allemagne puis en Algérie. A son retour, il tourne à nouveau dans quelques films et rencontre l’auteur Pierre Barouh qui vient de créer le label discographique Saravah et qui l’encourage à revenir à la chanson. Dans ce cadre, Jacques effectue de nombreuses rencontres dont celles de Georges Moustaki, Brigitte Fontaine et Elisabeth Wiener avec qui il enregistre alors une série de duos. Après un premier album enregistré en 1965 (« Douze chansons d’avant le déluge »), il enregistre un 33 tours avec Areski en 1969. Cinq ans plus tard, il s’oriente clairement vers le rock et sort les albums « BBH 75 » et « Irradié ». En 1976, le disque « Alertez les bébés ! » reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros et son interprète devient un rocker français populaire. Sur scène, il se distingue des autres chanteurs par ses prestations qui se caractérisent par une grande interactivité avec le public. En 1977, il participe au Printemps de Bourges où se produit aussi Charles Trenet. A partir de 1978, grâce à des titres comme « Pars » et « Champagne », Jacques Higelin se retrouve dans les hit-parade et les meilleures ventes de disques francophones.

En 1984, l’artiste est à l’affiche des premières Francofolies de La Rochelle. Il est catalogué parmi les chanteurs de gauche qui soutiennent diverses causes humanitaires en signant des pétitions et en organisant des concerts. En 1988, dans le cadre des Francofolies de La Rochelle, il participe à la fête à Léo Ferré. La même année il récolte un grand succès avec sa chanson « Tombé du ciel », référence évidente à l’univers de Charles Trenet. Dans les années 1990, il est toujours présent sur scène mais il éprouve des difficultés à commercialiser ses disques. En 2003, il participe à l’album d’hommage rendu à Léo Ferré qui est enregistré dix ans après la mort de l’homme à la crinière blanche. Il y chante « Jolie Môme ». En 2004 et 2005, il se produit sur les scènes de la francophonie avec le spectacle « Higelin enchante Trenet ». En 2006, il revient à son répertoire personnel et l’album « Amor Doloroso » est en vente dès novembre. Il mutiplie alors les participations sur des disques engagés et des hommages. Puis, au début 2010, il sort un album très médiatisé: « Coup de foudre ». A l’approche de ses 70 ans, il revient sur la grande scène des Francofolies de La Rochelle puis, le jour de son anniversaire, le 18 octobre, il se produit au Zénith de Paris entouré de son fils Arthur H et de sa fille Izia. Le 1er avril 2013, il commercialise un nouvel opus entièrement confectionné par lui-même où il a convié la comédienne Sandrine Bonnaire et la violoncelliste virtuose Sonia Wieder-Atherton. L’ouvrage reçoit un accueil enthousiaste de la presse spécialisée et, aussi, un disque d’or. Avec les chansons de cet album « Beau repaire » et des succès plus anciens, Higelin fait un triomphe au Casino de Paris pendant deux soirs de juin. En 2016, alors âgé de 75 ans, Jacques Higelin commercialise l’album intitulé logiquement « Higelin 75 ». Après que l’artiste ait connu quelques soucis de santé présentés comme « mineurs », sa famille annonce son décès à l’âge de 77 ans le 6 avril 2018. Ses obsèques ont lieu le 12 avril 2018 avec un hommage au Cirque d’Hiver en présence de ses proches et de personnalités. Il est ensuite inhumé au cimetière du Père-Lachaise (20e division).
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Catherine Ringer en 2007 aux Eurockéennes de Belfort – Photo (c) Rama

18 octobre 1957 : Naissance, à Suresnes, de la chanteuse française Catherine RINGER qui, a été, entre 1980 et 2007, la chanteuse du groupe Les Rita Mitsouko. Son père était peintre d’origine juive polonaise et sa mère architecte. Très jeune, Catherine apprend à jouer de la flûte. Enfant, elle devient mannequin pour des catalogues de vente par correspondance. Et, à huit ans, elle est engagée pour jouer dans le film « Ils étaient deux coquins » de Marianne Oswald. Elle se passionne aussi pour Georges Brassens et elle écrit des poèmes. A treize ans, Catherine quitte le foyer familial. Et, deux ans plus tard, elle abandonne le collège pour choisir une carrière artistique. Elle s’intéresse au théâtre, à la danse et au chant. Au hasard des rencontres, Catherine Ringer fait la connaissance de la danseuse et chorégraphe argentine Marcia Moretto qui devient son professeur de danse. Elles présentent ensemble un spectacle au Café de la Gare à Paris en 1976 puis au Palace un an plus tard. Son univers artistique s’élargit: elle joue dans des pièces de Brecht, elle danse un ballet africain, elle assure la bande son de dessins animés, elle apparaît dans des séries télévisées et, enfin, elle tourne une vingtaine de films pornographiques. En 1979, elle rencontre un musicien qui a pour nom Fred Chichin avec qui elle aura trois enfants. Avec lui aussi, elle décide de fonder, un an plus tard, le groupe musical « Les Rita Mitsouko ». Mais c’est en 1985, seulement, que le groupe connaît un succès phénoménal avec la chanson « Marcia Baila » qui est consacrée à celle qui fut sa prof de danse argentine.

OVNI dans le monde de la musique francophone des années 1980, les Rita Mitsouko vont s’imposer au fil des ans et s’affirmer pendant une bonne dizaine d’années comme un des groupes majeurs de la scène rock française. Les succès se multiplient alors et ont pour titre « Andy », « C’est comme ça », « Les histoires d’amour finissent mal », « Le petit train », etc. Catherine Ringer s’échappe un moment des Rita Mitsouko pour enregister un « tube » en duo avec Marc Lavoine: « Qu’est-ce que t’es belle ». A la fin des années 1990, le groupe éprouve des difficultés à maintenir un certain niveau de médiatisation malgré un talent musical toujours en évolution. Entre 2002 et 2005, Catherine interprète le rôle principal dans la comédie musicale « Concha Bonita ». Fred Chichin tombe malade et l’avenir du groupe est alors de plus en plus incertain. Il l’est définitivement lorsque le musicien décède en novembre 2007. Pour accomplir son deuil, Catherine entreprend une tournée de concerts qu’elle appelle « Catherine Ringer chante Les Rita Mitsouko and more ». En 2009, elle entre en studio pour y enregistrer son premier album solo dont la chanson « Pardon » est le premier extrait. En mars 2011, elle est sur la scène de la Boule Noire à Paris pour le premier spectacle qu’elle a conçu seule où elle reprend quelques titres des Rita Mitsouko. Pendant l’été 2014, Catherine présente un peu partout le spectacle « Plaza Francia » où elle met en scène et chante des morceaux signés Müller et Makaroff de Gotan Project. Le succès est important et l’artiste met trois ans avant de sortir l’album original suivant intitulé « Chroniques et fantaisies ».
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Pascal Brunner en 1997

Pascal Brunner en 1997

18 octobre 1963 : Naissance, à Sarcelles, de l’imitateur, animateur, comédien et chanteur français Pascal BRUNNER sous le patronyme de Pascal François. Il est élevé par son beau-père, son véritable père étant emprisonné pour braquage de banques. Véritablement influencé par l’imitateur Thierry Le Luron dont il reçoit un album enregistré à l’Olympia en cadeau, il s’inscrit à un radio-crochet local qu’il remporte à Sarcelles. Il passe ensuite son adolescence à Saint-Quentin et, en 1983, il gagne un concours régional d’imitation qui lui permet de présenter quelques émissions de radio. Il décide alors de partir pour Paris où il se produit dans des cafés-théâtres sous son véritable nom. Découvert par Guy Lux alors qu’il est animateur au Club Med, il devient Pascal Brunner en participant à l’émission télévisée française « La Classe » présentée par Fabrice en 1989. Par la suite, il se dirige vers une carrière d’animateur radio (« Brunner à vif » en 1995, « Les grosses têtes » en 1995) et de présentateur de télévision (« Yapaka » en 1993, « Fa si la chanter » en 1994, « Une famille en or » en 1998). En 1997, touche-à-tout artistique, il enregistre un album de chansons intitulé « Simplement ». Les douze titres de l’opus ne sont pas radiodiffusés et le disque ne connaît pas le succès espéré. Il se tourne ensuite vers le théâtre et, en 2004, il interprète le lieutenant Columbo dans « Une Femme de trop ». Quatre ans plus tard, il rachète le cabaret parisien « Don Camilo » qui devient « Chez Pascal Brunner ». Il y accueille de nombreux jeunes talents. En 2009, passionné de chanson française, l’artiste monte deux spectacles. L’un est consacré à Gilbert Bécaud (« Et maintenant ») et l’autre aux chansons françaises de 1960 à 2000 (« Un pour tous »). Quelques mois plus tard, Pascal Brunner apprend qu’il souffre d’un cancer de la gorge. Fin 2012, il publie le livre « Gloire, galère, cancer, je paye la note » aux éditions Pygmalion. En 2013, ses problèmes de santé le contraignent à ralentir puis arrêter ses activités. Pascal Brunner meurt le 26 février 2015 à l’hôpital l’Archet de Nice.
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6 AVRIL

6 avril 2009 : Décès du chanteur belge Jacques HUSTIN. Né à Liège le 15 mars 1940, il suit d’abord des études de dessin et de peinture avant d’être illustrateur, décorateur et compositeur. Ses premières apparitions en public datent de ses quinze ans. Mais, cinq ans plus tard, la voie de Jacques Hustin paraît tracée: il sera artiste peintre. Pourtant, malgré cela, en 1965, c’est bien de chanson dont il est question lorsque l’académicien Marcel Achard lui remet le Premier Prix du Festival de Spa. Dans la foulée, Jacques en profite pour enregistrer son premier 33 tours en Belgique puis il s’installe à Paris. Il s’y produit dans des cabarets où les convives écoutent peu les artistes. Il connaît un certain succès discographique avec « On m’a donné quinze ans » et, en 1966, il reçoit le prix de la Société des Auteurs Belges: la SABAM.

Il multiplie alors les prix et récompenses en tous genres: il reçoit l’hermine de bronze au festival de Rennes en 1967 et le premier prix au festival roumain de Brasov en 1968. Un an plus tard, Jacques Hustin se voit attribuer le Grand-Prix de l’Académie Charles Cros. En 1974, il est sélectionné pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson. Il s’y classe 9e avec « Fleur de liberté ». Et, quelques mois après, la RTB, télévision belge francophone, lui propose de présenter « La guimbarde », une émission où il accueille des amis artistes. En 1981, Jacques Hustin sort un album qui connaît un certain succès: « Les coups de soleil » et, quelques années plus tard, un maxi 45 tours intitulé « Piano blanc ». Mais, en 1988, la fatigue et des soucis respiratoires l’obligent à mettre un terme à ses activités de chanteur. Il se retire dans les Ardennes belges où il décide de se consacrer pleinement à la peinture. Jacques ne sortira de son refuge que pour parler brièvement de la sortie d’une compilation de 20 de ses titres en 1999: « En version originale ».
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Jacques Higelin – Pochette album 2013

6 avril 2018 : Décès, à Nogent-sur-Marne, de l’auteur-compositeur-interprète et comédien français Jacques HIGELIN à l’âge de 77 ans. Jacques est né le 18 octobre 1940 à Brou-sur-Chantereine d’une mère Belge et d’un père Alsacien cheminot et passionné de musique. Un père qui initie ses deux fils, Paul et Jacques, à certaines formes de musique. A l’école de Chelles où il suit ses premiers cours, Jacques se débrouille toujours pour chanter. Et, dès l’âge de quatorze ans, il se produit devant le célèbre découvreur de talents Jacques Canetti au cours d’une audition au théâtre parisien des Trois Baudets. Il y interprète notamment des morceaux de son idole Charles Trenet. Par la suite, il se fait embaucher dans la troupe de la comédie musicale « La Nouvelle Orléans » où il joue aux côtés du musicien Sidney Bechet. Il désire alors devenir comédien et, à seize ans, il s’inscrit au fameux cours Simon. En 1959, il obtient un rôle dans le film « Le bonheur est pour demain » d’Henri Fabiani. Sur le tournage, il rencontre Henri Crolla qui est l’accompagnateur et ami d’Yves Montand et qui est alors une sommité dans le monde de la chanson française. Ce dernier pense qu’Higelin devrait se consacrer un peu plus à la chanson, discipline artistique pour laquelle il semble posséder de bonnes aptitudes. Jacques va habiter plusieurs mois chez Crolla qui va être d’une influence déterminante dans sa carrière débutante. Il part ensuite effectuer son service militaire en Allemagne puis en Algérie. A son retour, il tourne à nouveau dans quelques films et rencontre l’auteur Pierre Barouh qui vient de créer le label discographique Saravah et qui l’encourage à revenir à la chanson. Dans ce cadre, Jacques effectue de nombreuses rencontres dont celles de Georges Moustaki, Brigitte Fontaine et Elisabeth Wiener avec qui il enregistre alors une série de duos. Après un premier album enregistré en 1965 (« Douze chansons d’avant le déluge »), il enregistre un 33 tours avec Areski en 1969. Cinq ans plus tard, il s’oriente clairement vers le rock et sort les albums « BBH 75 » et « Irradié ». En 1976, le disque « Alertez les bébés ! » reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros et son interprète devient un rocker français populaire. Sur scène, il se distingue des autres chanteurs avec des prestations qui se caractérisent par une grande interactivité avec le public. En 1977, il participe au Printemps de Bourges où se produit aussi Charles Trenet. A partir de 1978, grâce à des titres comme « Pars » et «Champagne», Jacques Higelin se retrouve dans les hit-parade et les meilleures ventes de disques francophones. En 1984, l’artiste est à l’affiche des premières Francofolies de La Rochelle. Il est catalogué parmi les chanteurs de gauche qui soutiennent diverses causes humanitaires en signant des pétitions et en organisant des concerts. En 1988, dans le cadre des Francofolies de La Rochelle, il participe à la fête à Léo Ferré. La même année il récolte un grand succès avec sa chanson « Tombé du ciel », référence évidente à l’univers de Charles Trenet.

Dans les années 1990, il est toujours présent sur scène mais il éprouve des difficultés à commercialiser ses disques. En 2003, il participe à l’album d’hommage à Léo Ferré qui est enregistré dix ans après la mort de l’homme à la crinière blanche. Il y chante « Jolie Môme ». En 2004 et 2005, il se produit sur les scènes de la francophonie avec le spectacle « Higelin enchante Trenet ». En 2006, il revient à son répertoire personnel et l’album « Amor Doloroso » est en vente dès novembre. Il mutiplie alors les participations sur des disques engagés et des hommages. Puis, au début 2010, il sort un album très médiatisé: « Coup de foudre ». A l’approche de ses 70 ans, il revient sur la grande scène des Francofolies de La Rochelle puis, le jour de son anniversaire, le 18 octobre, il se produit au Zénith de Paris entouré de son fils Arthur H et de sa fille Izia. Le 1er avril 2013, il commercialise un nouvel opus entièrement confectionné par lui-même où il a convié la comédienne Sandrine Bonnaire et la violoncelliste virtuose Sonia Wieder-Atherton. L’ouvrage reçoit un accueil enthousiaste de la presse spécialisée et, aussi, un disque d’or. Avec les chansons de cet album «Beau repaire» et des succès plus anciens, Higelin fait un triomphe au Casino de Paris pendant deux soirs de juin. En 2016, alors âgé de 75 ans, Jacques Higelin commercialise l’album intitulé logiquement « Higelin 75 ». Quelques mois plus tard, la santé de l’artiste commence à décliner et l’oblige à annuler de nombreux concerts. Puis, sans que l’on en connaisse la raison exacte, Jacques Higelin meurt le 6 avril 2018.
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15 MARS

 

Jacques Hustin en 1978 – Photo (c) Guido Marcon

15 mars 1940 : Naissance, à Liège, du chanteur belge Jacques HUSTIN. Il suit d’abord des études de dessin et de peinture avant d’être illustrateur, décorateur et compositeur. Ses premières apparitions en public datent de ses quinze ans. Mais, cinq ans plus tard, la voie de Jacques Hustin paraît tracée: il sera artiste peintre. Pourtant, malgré cela, en 1965, c’est bien de chanson dont il est question lorsque l’académicien Marcel Achard lui remet le Premier Prix du Festival de la chanson française à Spa (B). Dans la foulée, il en profite pour enregistrer son premier 33 tours en Belgique puis il s’installe à Paris. Il s’y produit dans des cabarets où les convives écoutent peu les artistes. Il connaît un certain succès discographique avec « On m’a donné quinze ans » et, en 1966, il reçoit le prix de la Société des Auteurs Belges, la SABAM. Il multiplie alors les récoltes de prix et récompenses en tous genres: on lui remet l’hermine de bronze au festival de Rennes en 1967 et le premier prix au festival roumain de Brasov en 1968. Un an plus tard, Jacques Hustin se voit attribuer le Grand-Prix de l’Académie Charles Cros. En 1974, il est sélectionné pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson. Il s’y classe 9e avec « Fleur de liberté ».

Et, quelques mois après, la RTB, télévision publique belge francophone, lui propose de présenter « La guimbarde », une émission où il accueille des amis artistes. En 1981, Jacques Hustin sort un album qui connaît un beau succès: « Les coups de soleil » et, quelques années plus tard, un maxi 45 tours intitulé « Piano blanc ». Mais, en 1988, la fatigue et des soucis respiratoires l’obligent à mettre un terme à ses activités de chanteur. Il se retire dans les Ardennes belges où il décide de se consacrer pleinement à la peinture. Jacques ne sort de son refuge que pour parler brièvement de la sortie d’une compilation de 20 de ses titres en 1999: « En version originale ». Jacques Hustin décède dix ans plus tard: le 6 avril 2009.
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15 mars 1947 : Naissance, à Paris, du chanteur français Joël DAYDE. Créateur en anglais de la chanson « Mamy Blue » en 1971, son style a toujours balancé entre la bonne chanson française, le rock et le blues auquel sa voix s’adapte merveilleusement bien. C’est seul, en autodidacte, que Joël Daydé apprend la guitare avant de jouer dans diverses formations de la fin des années 1960. En 1969, il est parmi les fondateurs du groupe Zoo mais il le quitte un an plus tard. Il enregistre son premier album en tant qu’interprète en 1971. Mais le 33 tours ne se vend pas. Et c’est finalement un 45 tours qui le fait connaître grâce à un succès, et quel succès : « Mamy Blue »! La version anglaise de cette chanson écrite et composée par un Français, Hubert Giraud, est d’abord enregistrée par la chanteuse italienne Spagna avant de l’être par un groupe anglais : The Pop Tops. Mais c’est dans la voix de Daydé qu’elle va faire le tour du monde avant d’être reprise en français par Nicoletta.

En 1972, tout auréolé de son « tube » international, Joël enregistre son deuxième album à Londres mais les ventes ne décollent jamais et l’artiste retombe dans l’oubli. Un an plus tard, profitant de la proximité de sa tessiture vocale avec celle du chanteur italien Drupi, il tente une version du « tube » « Vado Via » sous le titre « Laissez-moi seul ». Et, enfin, en 1976, Joël Daydé renoue avec la popularité, de manière très éphémère cependant, dans les pays francophones avec la chanson « Les matins de pluie ». Depuis, le chanteur a encore eu l’occasion de graver plusieurs disques qui, tous, sont restés plutôt discrets.
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Julie Bataille en 1975 – Photo (c) Jim Lansley & E. Andreo

15 mars 1962 : Naissance de la chanteuse, comédienne et imitatrice française Julie BATAILLE. A seize ans, elle connaît un « tube » énorme avec la chanson « Pas besoin d’éducation sexuelle ». Elle est alors l’une des jeunes chanteuses préférées des Français avec Carène Chéryl. Elle participe ainsi à de nombreuses émissions de télé en France, Suisse, Belgique et Luxembourg. Elle chante même au Japon où elle représente son pays dans des festivals. Au début des années 1980, alors que son succès de chanteuse s’est estompé, elle anime l’émission pour enfants « Récré A2 » aux côtés de Zabou, Dorothée, Jacky et François Corbier. Par la suite, elle devient la voix féminine des bandes annonces pour la chaîne de télé privée française TF1. Elle travaille aussi pour les émissions dominicales de Jacques Martin. Et, parallèlement à cela, elle enregistre de nombreuses chansons pour des publicités. En 2005, Julie Bataille interprète quelques chansons de Dalida dans le film qui est réalisé sur elle par Joyce Bunuel. En 2012, Patrick Sébastien l’invite dans son émission télévisée « Les années bonheur » sur France 2 et elle refait quelques galas dans la foulée de ce nouveau succès nostalgique. Elle se lance aussi dans un spectacle d’imitations qu’elle propose en France et en Belgique. Depuis octobre 2014, elle est la présentatrice du programme « Mélody est à vous » sur la chaîne de télé française « Mélody ».

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William Dunker aux Francofolies de Spa 2011 (c) passion chanson

15 mars 1959 : Naissance, à Charleroi, du chanteur belge William DUNKER sous l’identité de Wilhelm Dunker. Né de l’union d’un Allemand ayant fui son pays avant la seconde guerre mondiale pour s’installer en Belgique et d’une Italienne originaire de la région de Charleroi, le petit Wilhelm passe son enfance et sa jeunesse au pied des terrils qui sont ses terrains de jeux privilégiés. Au fil de ses études qui l’amènent à s’occuper d’animations auprès des enfants, le garçon se rend compte qu’il a un faible pour le théâtre et la comédie. Et il se fait lentement un petit nom dans sa région natale : on l’appelle Alfred. Avec des copains qui ont pour nom Marc Keiser et Michel Barbier, il fait partie des « Jules » qui proposent leurs spectacles humoristiques sur les scènes de la Wallonie et au festival du rire de Rochefort (B). Mais la musique, la chanson et le blues tenaillent Alfred qui, n’y tenant plus, décide d’enregistrer un 45 tours avec l’aide du chanteur et producteur belge Albert Delchambre en 1984. Ce premier disque contient deux chansons en dialecte wallon de Charleroi : « Condroz & Western » et « Toudi echène ». Le succès de ce vinyl attire l’attention des médias locaux et permet à l’artiste d’en commercialiser un autre dans la foulée avec « Toudis su’l’voye » et « D’Jean Pinson » (en 1985). Il délaisse alors un peu la chanson et se consacre au théâtre avant de revenir à la musique dans les années 1990. Entre-temps, on est passé du vinyl au disque compact laser et, reprenant son nom quelque peu anglicisé qui devient William Dunker, il sort un premier CD, toujours en dialecte wallon, en 1997. L’opus a pour titre « Trop tchaud » et on y trouve de nouvelles versions de « Toudis su’l voye » et « Djean Pinson ». Mais d’autres titres connaissent un succès radiophonique fulgurant en Belgique francophone : « Trop tchaud », « Hey », et « El mambo dèl loke à rloktér » que l’on pourrait traduire comme « Le mambo de la serpillière » et qui est un hommage incroyable aux techniciennes de surface ! Véritable révélation et séisme au sein des traditions et du folklore de Wallonie, Dunker chante le blues qui « sonne » américain, aidé en cela par les arrangements de Kevin Mulligan, musicien originaire des Etats-Unis établi en Belgique depuis des années. Tout cela n’est pas étranger au fait qu’un producteur québécois, Pierre Tremblay, s’intéresse à cet artiste au cours du Midem en 1998 et qu’il lui propose des concerts dans la Belle Province Canadienne aux côtés de trois autres artistes-musiciens : Patrick Norman, Jeff Smallwood et Bourbon Gautier. Le groupe, à vocation éphémère, s’appelle « Les Fabuleux Elégants » et leur important succès les oblige à enregistrer un album qui sort d’abord au Québec et y reçoit un Félix du meilleur album country en 1998. Un an plus tard, après une tournée triomphale en Amérique du Nord, le groupe commercialise son album en Belgique et y propose quelques concerts dont l’un aux Francofolies de Spa 1999. L’aventure des « fabuleux Elégants » se termline en 2000 pour William Dunker après la réception d’un disque d’or en Belgique francophone. En 2001, un nouvel album voit le jour : « Ey’Adon » avec douze titres qui affichent une direction musicale plus moderne. L’année suivante, William Dunker interprète une chanson avec les Corses du groupe I Muvrini : « Erein Eta Joan – D’ji Sènme è Dji M’e Va ». En 2003, c’est un CD-simple de deux titres qui est commercialisé avec « D’j’inme bén lès fîyes », une adaptation en wallon de « J’aime les filles » de Jacques Dutronc et la reprise de « I can help » de Billy Swan. En 2004, le DVD « Asteur c’èst l’show ! », reprenant la captation intégrale de son concert au Palais des Beaux-Arts de Charleroi le 14 janvier 2004, est mis en vente. William prend alors un peu de recul avant d’enregistrer des nouvelles chansons finalement regroupées sur l’album « Ca va bén » qui sort à la fin de l’année 2007. Il est alors l’un des invités des « Night of the Proms » de passage à Charleroi et John Miles l’accompagne au piano sur scène. En 2009, l’artiste participe au spectacle des « Restos du Coeur belges ». Le 23 juillet 2011, William Dunker est, pour la première fois à l’affiche des Francofolies de Spa pour y présenter son spectacle de blues wallon en trio. Le moment est magique et les spectateurs n’ont de cesse d’applaudir « El mambo del loke à rlokter », « Toudis sul voye » ou « Condroz & western ». William n’oublie pas, au passage, de dédier « Djan Pinson » à la mémoire d’un autre artiste belge de Charleroi disparu ce jour-là : Paul Louka. Par la suite, William Dunker revient au théâtre et effectue un passage remarqué au cinéma dans le film « Au cul du loup » de Pierre Duculot. Au début de l’année 2014, il s’entoure d’une nouvelle équipe pour présenter une longue série de concerts à la Comédie Centrale de Charleroi. Ces spectacles, où William Dunker est accompagné de Roberto Di Ferdinando, Patrick Deltenre et Marcus Weymaere, vont attirer près de 3.500 spectateurs. Un album « live » de cette nouvelle formule scénique est enregistré en octobre 2014 au Sablon, centre culturel de Morlanwelz (B). Au même moment, l’artiste commercialise un nouveau CD-simple de deux titres produit par le musicien électro Slightlious : “I Faut k’dji m’èvaye”. A partir de 2015, William Dunker va connaître des problèmes de santé qui vont progressivement l’éloigner de la scène et des studios.
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