9 JANVIER

 

Marianne Oswald

9 janvier 1901 : Naissance, à Sarreguemines, de la chanteuse et actrice française Marianne OSWALD. A l’âge de 16 ans, elle est orpheline de ses parents juifs émigrés de Pologne et elle est placée dans un pensionnat de la ville allemande de Munich. Elle commence à chanter dans les cabarets du Berlin des années 1920. Elle quitte l’Allemagne pour Paris en 1931 à cause de la montée du nazisme. Inspirées d’un expressionnisme allemand très exotique, ses chansons se font remarquer en France. Elle enregistre des disques dès 1932. Puis elle se produit au « Boeuf sur le Toit » et dans d’autres établissements parisiens en vue. Après avoir interprété du Bertold Brecht et du Kurt Weill, une rencontre avec Jacques Prévert lui permet d’enregistrer des chansons avec des textes de ce dernier dont « La chasse à l’enfant ».

Elle chante aussi du Cocteau. Sa carrière d’actrice est interrompue dans l’oeuf par la guerre. Elle part aux Etats-Unis de 1940 à 1946. A son retour, elle reprend le chemin des plateaux de cinéma jusqu’en 1958 où elle joue dans « Sans famille ». Par la suite, elle produit des émissions de télé pour les enfants. Quelques unes de ses chansons ont pour titre « En m’en foutant », « Sourabaya Johnny », « Le jeu de massacre », « Anna la bonne » ou « Les bruits de la nuit ». Marianne Oswald est décédée le 28 février 1985 à Limeil-Brévannes dans le Val-de-Marne.
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Mary Roos en 1973

9 janvier 1949 : Naissance, à Bingen en Allemagne, de la chanteuse Mary ROOS, de son vrai nom Marianne Rosemarie Schwab. A l’âge de neuf ans, elle enregistre sa première chanson en allemand. Après quelques « hits » dans le pays de Goethe, dont une adaptation en allemand du célèbre « Comme d’habitude » de Claude François, sa bonne connaissance du français lui permettent alors d’envisager une carrière en France. Elle enregistre en 1971 le duo « Dépêche-toi » avec Michel Fugain dans le cadre de la comédie musicale « Un enfant dans la ville ».

Puis, parmi les titres phares de sa carrière française en solo, il y a « L’autoroute », « Mélodie en sol », « Je c’est I tu c’est you » ou encore « Quand on fait de la musique » en 1975. Parallèlement à cette carrière française, Mary Roos poursuit un beau parcours en Allemagne, pays qu’elle représente au concours Eurovision de la chanson en 1972 et en 1984. En 2007, elle enregistre, pour le marché allemand, un duo avec l’artiste belge Frank Michaël: « Weisst du noch, je n’oublie pas ». Vous pouvez visionner ce duo en CLIQUANT ICI.
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Bibie : pochette de son 1er 45 tours à succès en 1985

9 janvier 1957 : Naissance, à Accra, de la chanteuse ghanéenne BIBIE née Béatrice Adjorkor Anyankor. Fille de diplomate, elle se lance des études de biologie notamment à Beyrouth mais elle est plutôt passionnée par la musique. Alors, après de nombreuses expériences musicales en Afrique, elle débarque à Paris au début des années 1980. Elle y rencontre le compositeur Jean-Paul Dréau, qui lui écrit d’emblée « Tout doucement » qu’elle interprète d’abord sous le nom de Bibi. Ce sera l’un des plus gros succès de l’année 1985 comme le démontre le passage de la chanteuse dans la mythique émission télévisée française « Champs-Elysées » présentée par Michel Drucker le 20 avril de cette année-là (à visionner ci-dessous).

Cette chanson est enregistrée quelques mois plus tard en italien par Dalida. Par la suite, Bibie connaît encore de belles ventes de disques avec « J’veux pas le savoir » en 1986 et « La p’tite Black » ensuite. La chanteuse marque aussi par ses reprises très personnelles de « J’ai oublié de vivre » de Johnny Hallyday ou « Des mots d’amour » de Piaf. En 2003, l’artiste entre à nouveau en studio pour enregistrer un album dont le titre générique est « Sereine » mais les ventes sont très mauvaises. Le 24 novembre 2010, Bibie participe à la « RFM PARTY 80 Love & Party », une tournée réunissant des chanteurs des années 1980 au Zénith de Paris. Après cette dernière expérience, Bibie est retournée vivre au Ghana où elle gère le New Morning Arts Café Theatre Center qu’elle y a créé pour promouvoir les jeunes talents de son pays natal. Toutefois, au cours de l’année 2020, la chanteuse est prévue au programme du spectacle « Objectif tubes » où elle apparaît aux côtés de Pauline Ester, Jean-Luc Lahaye et Sacha de « Début de Soirée » accompagnée de six musiciens sur scène.
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9 janvier 1970 : Naissance de la chanteuse Lara FABIAN sous le nom de Lara Sophie Katy Crokaert à Etterbeek dans la banlieue de Bruxelles. Sa maman italienne dont le nom est Fabiano lui a inspiré son nom de scène. C’est en Sicile qu’elle vit ses cinq premières années avant de revenir en Belgique. Passionnée de musique et de chant grâce à Eve Brenner qui fut l’interprète, notamment, du « Matin sur la rivière » en 1976, Lara se voit offrir un piano pour la fête de Saint-Nicolas en 1978. En Belgique comme aux Pays-Bas, le 6 décembre, Saint-Nicolas récompense les enfants sages par des cadeaux. Après des études musicales et de chant lyrique, Lara s’essaie au métier de la scène dans des cabarets bruxellois comme « La Soupape » par exemple. Puis, elle songe à enregistrer quelques chansons au milieu des années 1980. En 1988, elle est sélectionnée pour représenter le Luxembourg au Concours Eurovision de la Chanson. Son titre « Croire » se classe en quatrième position alors que la Québécoise Céline Dion remporte le concours pour la Suisse. Le Québec l’attire et elle décide de traverser l’Atlantique avec un chanteur belge populaire: Franck Olivier. Au Canada, ils enregistrent une chanson en duo: « L’amour voyage » (1990). Mais c’est avec un autre artiste belge qu’elle va réellement démarrer sa carrière à Montréal: Rick Allison. C’est lui qui va lui composer la majeure partie de ses premiers « tubes »: « Tout » (1997), « Je t’aime » (1997), « La différence » (1997), « Immortelle » (2001) ou « J’y crois encore » (2001).

En 1996, Lara Fabian obtient la nationalité canadienne et possède donc dès ce jour la double nationalité canadienne et belge. En 2010, elle sort un double CD best of de tous ses plus grands succès. Puis elle part vivre quelques mois en Russie où elle rencontre un musicien classique d’exception: Igor Krutoy. Avec ce dernier, elle conçoit et réalise un album et un concert de portées internationales: Mademoiselle Zhivago. Les chansons, enregistrées en cinq langues différentes, dont le russe, sont immortalisées sur un CD et un DVD commercialisés en 2012. L’année suivante, après avoir connu quelques soucis de santé, Lara Fabian publie, dans les pays francophones, un album double CD intitulé « Le secret ». Mais elle est ensuite victime d’accidents auditifs qui l’empêchent de poursuivre ses activités pendant de longs mois. Fin 2014, elle revient au premier plan avec un nouvel opus (« Ma vie dans la tienne ») annoncé par le single « Quand je ne chante pas ». En février 2015, l’artiste prend le risque de participer à la 65e édition du célèbre festival italien de San Remo où elle subit un cuisant échec plutôt inattendu. Et puis c’est vers la langue de Shakespeare que retourne Lara en 2017 avec un album ayant pour but de relancer sa carrière outre-Atlantique après huit ans: « Camouflage ». En février 2019, elle retrouve le public francophone avec un nouvel opus qui a pour titre « Papillon » et qui est annoncé dans les médias par la chanson « Je suis à toi ».
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Jacqueline Joubert

9 janvier 2005 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de la productrice de télévision française Jacqueline JOUBERT née Jacqueline Annette Edith Pierre. Née le 29 mars 1921 à Paris, elle est d’abord connue pour avoir été l’une des deux premières speakerines françaises. Elle a été mariée au journaliste Georges de Caunes avec qui elle a eu un fils: Antoine de Caunes. Elle était aussi la grand-mère de l’actrice Emma de Caunes. Elle a également été l’épouse de Jacques Lagier. En 1959 et en 1961, elle présente, à Cannes, le Concours Eurovision de la Chanson. Dès le 18 janvier 1956, elle devient la présentatrice de l’émission de variétés « Rendez-vous avec… » qui accueille des chanteurs connus mais également de jeunes talents de la chanson francophone. Comme le 25 novembre 1961, lorsqu’elle y accueille Johnny Hallyday qui interprète « Viens danser le twist », « Douce violence » mais aussi « Retiens la nuit » en duo avec Janet François, l’épouse de Claude François. A partir de 1966, elle devient productrice et réalisatrice d’émissions de variétés.
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28 AOUT

François Béranger en 1970 – Photo (c) Marc Garanger

28 août 1937 : Naissance, à Amilly, du chanteur français François BERANGER. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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28 août 1940 : Naissance, à Nice, de l’acteur, poète et chanteur français Philippe LEOTARD. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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NOGA en 2010

28 août 1961 : Naissance, à Genève, de l’auteure, compositrice, interprète et pédagogue suisse NOGA. Ses parents sont d’origine israélienne et elle est passionnée depuis sa petite enfance pour la musique, le piano et le chant qu’elle apprend au conservatoire de sa ville natale. Mais, pour pouvoir en faire une hypothétique activité principale, elle doit convaincre ses parents qu’elle est capable de suivre des études de droit. Une fois le diplôme en poche elle est avocate pendant quelques années tout en se livrant à sa passion pour la musique, le théâtre et la chanson. Elle peaufine ses acquis musicaux en suivant une formation classique et jazz au conservatoire. Elle se rend ensuite à Boston et à Londres pour y étudier les arts de la scène, de la performance et de l’improvisation. En 1995, Noga enregistre un premier album, « Au nom de tes rêves », qui est suivi, onze ans plus tard seulement, de « Rien de neuf sauf les bulles ». En 2011, son album « Poivre et miel » emmène l’auditeur dans un univers particulier. Car, musicalement, les chansons de Noga ne sont pas simples. Leur structure est très personnelle et traduisent une musicalité plutôt exigeante sur laquelle les textes doivent être ciselés. Les thèmes sont divers en étant parfois sérieux ou parfois futilement agréables. Et l’opus constitue un ensemble varié de chansons à écouter. L’album suivant a pour titre « Ca tourne » (2014) et il précède « Laisser partir » (en 2016). « Next », album commercialisé en 2018, se distingue par des textes signés Alexis HK, Patrice Guirao, Serge Lama ou Allain Leprest entre autres.

Noga a créé l’association Catalyse qui s’emploie à promouvoir la « créativité heureuse » à travers trois leviers d’action : l’éducation, le soutien à la scène vivante et la médiation culturelle. Elle dirige notamment l’école de chant, de théâtre et d’improvisation qui enseigne selon une méthode qu’elle a développée avec son équipe : la pédagogie Sonoga.
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Isabelle Boulay en 1993

28 août 1993 : Finale, à Périgueux en Dordogne (F), du Trophée de la chanson francophone « Truffe d’argent ». Sous les yeux d’un public nombreux et d’un jury présidé par la chanteuse Isabelle AUBRET, huit artistes de la francophonie prestent sur scène, présentés par Jean-Louis Foulquier de Radio France. La Belgique est représentée par Béa LUNA et Gil CASSAN. C’est la chanteuse québécoise Isabelle BOULAY qui remporte le concours avec deux titres : « Sur le tapis vert » et « Fallait pas ». Parmi les artistes « vedettes » de la soirée finale figurent les CHARTS avec leur chanteur Calogero.
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28 août 2006 : Sortie de l’album « Taormina » de Jean-Louis MURAT qui est présenté comme une renaissance artistique et personnelle avec, notamment, un changement de maison de disques. L’opus est enregistré chez l’artiste et il y est beaucoup question de la vie, de la croisée des chemins, de la mort à côtoyer, à conjurer, à toiser sans se retourner.
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28 août 2015 : Le festival « Scène-sur-Sambre », qui a lieu sur le site de l’abbaye d’Aulne à Thuin (B), reçoit durant trois jours de nombreux artistes dont les francophones CASANOE, ATOMIC SPLIFF, COLLECTIF METISSE, les WAMPAS, MOCHELAN, SAINT-ANDRE, KEEN-V ou encore SOPRANO.
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Mireille Darc en 1968

28 août 2017 : Décès, à Paris, de l’actrice française Mireille DARC. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Nancy Holloway en 1963 – Photo (c) Roland Carré

28 août 2019 : Décès, à Paris, de la chanteuse américaine Nancy HOLLOWAY à l’âge de 86 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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14 JUIN

Roland Vincent en 2015

14 juin 1938 : Naissance, à Paris, du pianiste, chef d’orchestre, compositeur et arrangeur musical français Roland VINCENT. Après une enfance et une jeunesse marquées par l’apprentissage de la musique et du piano ainsi que des études au conservatoire, il s’oriente très sérieusement vers la composition et réussit son examen pour devenir membre de la SACEM (Sociéte des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français) le 16 juin 1961. Alors qu’il devient l’un des arrangeurs de chanson française les plus estimés, il se décide à interpréter et à enregistrer quelques chansons qu’il a composées sur un disque 45-tours qui est commercialisé en 1964. Elles ont pour titres « Dépêche-toi », Ma Bardot » et « La vérité ». Les textes sont signés par Claudine Daubisy qui, deux ans plus tard, interprétera un titre en duo avec Roland Vincent : « Et je ne t’oublie pas ». Cependant, c’est une rencontre avec le jeune chanteur Michel Delpech, en 1962, qui va changer la vie de celui qui devient son compositeur attitré pendant quelques années. Grâce à une amie commune, les deux hommes se rencontrent, au cours d’un repas couscous, et ils se découvrent plusieurs points communs qui les poussent d’emblée à écrire et à composer une comédie musicale sur le thème très contemporain des copains : « Copain-clopant » qui est proposée sur scène avec des artistes comme Danièle Evenou et, bien sûr, Michel Delpech. Une chanson qui évoque l’adolescence va y être ajoutée en 1965. Elle a pour titre « Chez Laurette », le nom d’un café où il fait bon se retrouver à la sortie du lycée. Michel Delpech enregistre le titre sur disque et le succès est immédiat et immense. Un deuxième succès est alors nécessaire pour installer un peu plus la carrière du jeune chanteur et le duo travaille alors sur « Inventaire 66 » qui devient le second « tube » de Delpech. C’est véritablement le début d’un répertoire qui va remporter tous les suffrages les plus populaires avec des chansons dont tout le monde se souviendra longtemps : « Wight is Wight » (1969), « Pour un flirt » (1971), « La vie, la vie » (1971), « Rimbaud chanterait » (1973), « Les divorcés » (1973), « Quand j’étais chanteur » (1975), « Ce lundi-là » (1975), etc. Puis, à la fin des années 1970, Michel Delpech manifestant l’envie de se tourner vers un répertoire plus rock, le tandem se sépare mais pas définitivement puisque, en 1991, Roland Vincent écrira à nouveau des textes pour l’album « Les voix du Brésil ». Pendant toutes ces années partagées avec Delpech, Roland Vincent a également composé bon nombre de chansons pour d’autres interprètes : Isabelle Aubret, Claude François, Dalida, Serge Reggiani, Régine, Sacha Distel, Mireille Mathieu, Hugues Aufray, Françoise Hardy, Monty, France Gall, Hervé Vilard ou encore Georgette Lemaire, Georges Guétary, Patricia Lavila et Nicoletta. Il compose, au début des années 1970, de grands succès pour Marcel Amont comme « L’amour ça fait passer le temps ». En 1977, il est à la base du tango de Sylvie Vartan : « La drôle de fin ». Puis, c’est Nicole Croisille qui accroche à son répertoire, en 1979, « Mon arc-en-ciel » dont le texte de Luc Plamondon était initialement destiné à Diane Dufresne. Enfin, en 1983, Roland Vincent est le compositeur de l’une des premières chansons de Céline Dion : « D’amour ou d’amitié ». Un an plus tard, le musicien revient à des activités d’interprète et enregistre, aux Etats-unis, un disque de chansons intitulées « Vieux teenager » et « Manhattan » avec l’aide d’Alain Boublil et de Didier Barbelivien. C’est d’ailleurs aux USA qu’il rencontre et devient un ami du célèbre compositeur Burt Bacharach. Un artiste dont il partage le goût pour la composition de musiques de films puisque, depuis 1969, Roland Vincent a ajouté cette corde à son arc artistique en inscrivant son nom au générique de films réalisés par Paul Vecchiali, Gérard Krawczyk, Marie-Claude Treilhou, Maurice Dugowson ou Steven Soderbergh (« Ocean’s twelve » en 2004). Enfn, l’homme, qui a décidé de vivre au soleil de Bédarrides dans le Vaucluse, a aussi travaillé pour de nombreuses publicités commerciales et comédies musicales.

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MOULOUDJI en 1985

14 juin 1994 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de l’auteur, compositeur, interprète, acteur et peintre français Marcel MOULOUDJI. C’est le 16 septembre 1922 qu’il naît à Paris d’un père d’origine algérienne kabyle et d’une mère bretonne. L’enfance de Marcel n’est pas simple: lorsqu’il a dix ans, sa maman est internée pour troubles mentaux et son papa, analphabète, éprouve des difficultés à élever ses deux fils avec peu de moyens. Adolescent, Marcel fréquente avec son frère un mouvement de jeunesse de gauche: les Faucons rouges. De rencontres en rencontres, il a treize ans lorsqu’il est remarqué par le comédien Jean-Louis Barrault qui recherche un enfant pour l’un de ses spectacles. Il est alors hébergé par Barrault et il entre de plein pied dans la vie artistique parisienne. Mouloudji fait ainsi ses premiers pas au cinéma en 1936 dans « La guerre des gosses ». Les années de guerre sont des moments pendant lesquels Mouloudji se cache en fréquentant toutefois des personnalités comme Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Une fois le conflit terminé, il participe à la renaissance de Paris et du quartier de Saint-Germain-des-Prés. Il découvre les textes de Boris Vian et de Jacques Prévert qu’il se met à chanter dans les cabarets en vue. Mais il est aussi demandé au cinéma et tourne quelques films avant de connaître un premier succès discographique avec « La complainte des infidèles » en 1951.

Le découvreur de talents Jacques Canetti le remarque alors et lui fait enregistrer la chanson « Comme un p’tit coquelicot » qui deviendra l’une des mélodies les plus importantes de la chanson française. La chanson est couronnée par le Grand-Prix du Disque en 1953 et par le Prix de l’Académie Charles-Cros. En 1954, Mouloudji amplifie son succès grâce à « Un jour tu verras », autre mélodie inoubliable de la chanson. Pendant les années 1960, Mouloudji va un peu s’effacer devant la vague des chanteurs « yé-yé » mais il ne va jamais raccrocher. En 1970, il est à l’affiche d’une comédie musicale qui se joue au théâtre parisien de la Porte Saint-Martin: « La neige en été ». Il y joue aux côtés de Nicole Croisille et Régine. En 1973, à la faveur de quelques passages dans des émissions télévisées populaires comme celles de Guy Lux, il connaît un certain succès avec des chansons comme « Tout fout l’camp » ou « Faut vivre ».

Il effectue aussi de nombreux concerts un peu partout dans les pays francophones. Au cours de la décennie 1980, Mouloudji va encore enregistrer des disques qui n’ont que très peu d’écho auprès des medias et, discrètement, il se retire de la chanson pour se consacrer de plus en plus à l’écriture et à la peinture. En 1987 toutefois, il revient avec ses chansons et ses succès sur la scène de l’Elysée Montmartre à Paris. En 1992, il souffre d’une pleurésie qui a pour effet de lui faire perdre partiellement sa voix. Mais il continue cependant à faire des spectacles comme, en mars 1994, lors du festival « Chorus des Hauts-de-Seine » en région parisienne. Contre toute attente, il décède à Neuilly-sur-Seine le 14 juin 1994 et son corps est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
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12 MAI

Michel Fugain en 2011

12 mai 1942 : Naissance, à Grenoble, du chanteur français Michel FUGAIN. Il est le fils d’un diabétologue et se destine, lui aussi, à des études de médecine. Mais, il abandonne la faculté pour satisfaire sa passion pour le cinéma. Il réussit à se faire embaucher pour être le second assistant du cinéaste Yves Robert. Installé à Paris, il se lie d’amitié avec d’autres jeunes en quête de carrière artistique. C’est ainsi qu’il rencontre un certain Michel Sardou qui connaît bien Eddie Barclay. Barclay écoute quelques mélodies de Fugain et l’engage comme « compositeur d’édition ». Ses musiques sont ainsi proposées à, acceptées et interprétées par Hervé Vilard, Marie Laforêt, Dalida et, aussi, Michel Sardou entre autres. Mais, au fil du temps, il se garde quelques chansons pour lui en estimant qu’il pourrait bien, un jour, les interpréter lui-même. C’est ainsi que, très prolifique, il enregistre un premier album dont le titre, « Je n’aurai pas le temps », est l’un des grands succès de l’année 1967.

Très en avance sur son temps, Fugain est ambitieux et ne conçoit pas la chanson comme ses collègues. C’est ainsi qu’en 1970, alors que la comédie musicale « Hair » connaît une grande popularité, il décide d’écrire un spectacle musical: « Un enfant dans la ville ». Les chansons de ce dernier, « Dépêche-toi » ou « Ne cherche pas » par exemple, connaissent un certain succès. La même année, il enregistre un 33 tours de onze titres sur lequel se trouvent les chansons « Soleil », « Balade en Bugati », « Comme un soleil » (également chanté par Nana Mouskouri), et « On laisse tous un jour ». Deux ans plus tard, sur le concept du spectacle musical, Michel Fugain décide de fonder une troupe de baladins qui va interpréter ses chansons: le Big Bazar est né. Y participent, entre autres, les chanteuses Mino, Vava et Christiane Mouron. Un album est enregistré en 1972 avec des mélodies qui sont immédiatement des hits: « Une belle histoire », « Fais comme l’oiseau », « Attention mesdames et messieurs » et « Allez bouge-toi ». Pendant quatre ans, les « tubes » du Big Bazar vont se multiplier: « Tout va changer », « La fête », « Là-bas dans les îles », « Les gentils et les méchants », « Bravo monsieur le monde », « Chante comme si tu devais mourir demain », « Jusqu’à demain peut-être », « Les Acadiens », « Dis oui au maître », « Le printemps », « Le grain de sable » et « Ring et ding ». En 1976, Michel Fugain quitte le Big Bazar qui poursuit ses activités sans lui pendant quelque temps. Le chanteur-compositeur a envie d’autre chose et cherche un autre concept de groupe vocal et musical. Il crée, quelques mois plus tard, la Compagnie Michel Fugain à laquelle participe entre autres Roland Magdane. D’emblée, le succès est à nouveau au rendez-vous de cette aventure musicale-là avec « Le chiffon rouge » notamment. Mais Fugain rêve encore d’autre chose. Et, après l’enregistrement de chansons connues comme « Papa » ou « La vieille dame », il met sur pied en 1979 un atelier de comédie musicale à Nice dans les anciens studios cinématographiques de la Victorine. Mimi Mathy comptera parmi ses « élèves ». Avide d’expériences musicales originales, Michel enregistre les chansons d’une nouvelle comédie musicale en 1982: « Capharnaüm ». Mais le succès n’est pas au rendez-vous et l’artiste prend du recul pendant six ans. La fin des années 1980 est une période où Fugain adapte ses chansons à l’époque. Il y intègre des instruments électroniques qui lui permettent de rester au top des artistes français là où d’autres ont sombré depuis longtemps avec armes et bagages. Il se maintient donc dans les hit-parade avec des chansons comme « Viva la vida » (1988), « Des rêves et du vent » (1988), « Les années guitare » (1989), « Chaque jour de plus » (1989), « Chanson pour les demoiselles » (1989), Où s’en vont » (1989), « Forteresse » (1992), « Les soirs d’été » (1992), « Ne m’oublie pas » (1992), « Plus ça va » (1995), « De l’air de l’air » (1998), « 2000 ans et un jour » (1998), « Encore » (2001) et « Dans la rue d’à côté » (2001).

Le 18 mai 2002, Michel Fugain perd sa fille Laurette victime d’une leucémie foudroyante à l’âge de 22 ans. Il en est bouleversé et décide de se consacrer à l’essentiel de la vie. Mais cette « fin de carrière » n’est véritablement qu’une parenthèse légitime et compréhensible à laquelle il met fin en 2005 en créant une comédie musicale sur son propre répertoire de chansons: « Attention mesdames et messieurs ». Le casting des jeunes artistes est télévisé et diffusé sur la chaîne française M6. Mais, pour véritablement poursuivre une carrière longue de près de 40 ans, Fugain va demander à des « amis » chanteurs de lui écrire un texte qu’il va mettre en musique. Aznavour, Lama, Chédid, Nougaro, Le Forestier, Hardy, Sanson, Manset, Leprest, Adamo, Sardou et Duteil s’exécutent et l’album a pour titre « Bravo et merci » en 2007. Toujours à l’affût d’un nouveau concept qui pourrait compenser la mort annoncée de l’album CD, Michel décide de sortir un nouvel opus en quatre fois, en 2011, à raison de six chansons par saison réunies chacunes sur un mini CD. Malheureusement, le concept prend du plomb dans l’aile car ça ne marche pas comme prévu et, finalement, les 24 chansons seront commercialisées sur un double album qui sort en 2012. Vous pouvez en lire la chronique réalisée sur ce site en CLIQUANT ICI. En septembre 2013, quelques mois après avoir annoncé son retrait de la chanson, Michel Fugain se laisse séduire par une nouvelle expérience musicale issue de l’un de ses musiciens : Pierre Bertrand. Le projet « Pluribus » donne ainsi lieu à un album où il est épaulé par seize musiciens et, aussi, à une tournée de concerts s’y rapportant. A l’approche de son 75e anniversaire et de ses 50 ans de carrière, Michel Fugain est célébré par ses pairs avec la sortie d’un album qui reprend ses grands succès interprétés entre autres par Kids United, Patrick Fiori, Slimane, Claudio Capéo, Ben l’Oncle Soul, Anaïs Delva, Sophie Tapie, Arcadian, Corneille, Florent Mothe ou Chimène Badi. A partir de la fin 2018, Michel Fugain repart en tournée avec un spectacle différent : une « causerie musicale » qui propose au public des chansons mais aussi des anecdotes savoureusement racontées par l’artiste.
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En 1992

12 mai 1975 : Naissance de la chanteuse ANNE qui connut la célébrité comme ambassadrice de Disney en France de 1989 à 1994. Lors de sa naissance sous le patronyme complet d’Anne Meson, sa mère, russe, est professeur de danse, et son père, espagnol, est musicien et acrobate. Dès son plus jeune âge, Anne pratique la danse, le piano et l’équitation. A sept ans, elle est le personnage principal de pubs télévisées pour des bonbons et des yaourts. Ensuite, elle participe à des défilés de mode pour enfants avant d’obtenir un rôle dans le film « Stress » en 1984 aux côtés de Carole Laure et Guy Marchand. Elle tourne encore dans trois autres films par la suite. Les représentations théâtrales et les spectacles musicaux s’enchaînent alors pour Anne: « Le malade imaginaire » avec Michel Bouquet, « Emile Jolie » de Philippe Chatel ou encore « 1789 » de Maurice Béjart. En 1989, la jeune fille signe un contrat avec la société Disney France. Et elle est, de suite, l’interprète du générique du nouveau film d’animation « Oliver ».

Un an plus tard, Anne enregistre son premier album qui reprend la chanson du nouveau dessin animé « La petite sirène » et d’autres mélodies Disney telles que « Tic et tac ». Du 26 février au 15 mars 1992, la jeune artiste fait ses premiers pas sur scène à Paris à l’Olympia où elle propose « Anne au pays d’Euro Disney ». Insensiblement, au fil des albums suivants, la chanteuse se démarque quelque peu des chansons de films de Disney pour se constituer un petit répertoire personnel qui ne bouscule toutefois pas son public: « Clarisse et les étoiles » sur l’autisme ou « Le pays blanc » qui traite de l’Antarctique menacé. Entre 1990 et 1994, elle présente avec Jean-Pierre Foucault l’émission télé française « Disney Parade » sur la chaîne privée TF1 le dimanche après-midi. Lorsque sa prestation prend fin, une compilation de ses grands succès est commercialisée pour marquer sa rupture avec la société Walt Disney. De 1989 à 1994, Anne a reçu trois disques d’or et connu deux nominations aux Victoires de la Musique. En 1995, la chanteuse se voit confier la présentation de l’émission « Tarmac » sur la chaîne télé française « Canal J » où elle reçoit les vedettes du moment: Pascal Obispo, Zazie ou Renaud par exemple. Mais le programme ne dure que quelques mois. Anne s’oriente alors vers le théâtre et part aux Etats-Unis suivre les cours du Theatre of Art de Los Angeles. En 2000, elle décroche un rôle dans la version anglaise de « Notre-Dame de Paris », le spectacle musical de Richard Cocciante et Luc Plamondon d’après Victor Hugo, qui est proposée à Las Vegas. De ce fait, elle a aussi l’occasion de jouer tantôt le rôle d’Esmeralda, tantôt celui de Fleur-de-Lys, dans la tournée française de « Notre-Dame de Paris » qui est mise sur pied entre 2000 et 2002. Elle enregistre alors une chanson en duo avec Garou sur l’album de ce dernier: « Criminel ». Quelques mois plus tard, Anne décide de s’installer en Espagne, aux Baléares, où elle intègre un groupe musical existant: les « Naughty Noise ». Alors qu’elle a déjà enregistré cinq albums avec ce groupe jusqu’en 2013, elle fait aussi partie, depuis 2010, de la formation « Fraggles ». Enfin, elle anime régulièrement des soirées où elle interprète de grands standards de la chanson devant un public constitué majoritairement de touristes résidant à Menorca.
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12 mai 1992 : Décès, à Paris, de la comédienne et fantaisiste française Jaqueline MAILLAN. Née, à Paray-le-Monial le 11 janvier 1923, elle reste plus connue pour ses rôles et sketches extravagants que pour les 45 tours qu’elle a enregistrés. Car, en 20 ans, de 1954 à 1974, elle a sorti quelques chansons qui, toutes, étaient humoristiques. Depuis « Bergerette » jusqu’à « Mon polo », signées par Michel Emer qui écrivit « L’accordéoniste » pour Edith Piaf. Si ces chansons n’ont pas révolutionné la chanson française, la parodie de « Je t’aime moi non plus » (de Serge Gainsbourg et Jane Birkin), rebaptisée « Ca », qu’elle a enregistrée en 1970 avec Bourvil reste, lui, un morceau d’anthologie de l’humour gaulois.

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