7 AOUT

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DOUAI Jacques

Jacques Douai en 1978 – Photo (c) JP Grabet

Le chanteur français Jacques DOUAI naît le 11 décembre 1920 à Douai sous le nom de Gaston Tanchon qui choisit plus tard comme pseudonyme le nom de sa ville natale du Nord de la France. Il passe son enfance dans la région où il est né et, après l’école primaire, il fréquente le conservatoire où il apprend la musique. Par la suite, il s’intéresse aux chorales et en dirige quelques-unes. Puis il s’intéresse au théâtre et à la danse. A 27 ans, il débarque à Paris et commence à chanter dans les cabarets dits « de la rive gauche » en s’accompagnant à la guitare. C’est à ce moment qu’il choisit son pseudonyme. Il est alors le premier interprète masculin à chanter « Les feuilles mortes » de Prévert et Kosma sur une scène. L’un des « patrons » de cabaret, Francis Claude, l’engage dans son établissement mais il lui permet aussi de se produire dans des émissions de la radio française. En 1951, des soucis de santé éloignent Jacques Douai de la scène pendant quelques années mais, en 1955, lorsqu’il reprend sa place, c’est pour enregistrer un premier album. Celui-ci a pour titre « Chansons poétiques anciennes et modernes » et obtient le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros. Interprétant notamment quelques mélodies du folklore français ancien et médiéval, il va être baptisé « le troubadour des temps modernes ».
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Dans les années qui suivent, Jacques Douai enregistre régulièrement des 33-tours où il explore le répertoire poétique national mais où il chante aussi des oeuvres de Charles Trenet, Georges Brassens, Jacques Brel ou Léo Ferré. De ce dernier grand artiste, il interprète sur scène « Il n’aurait fallu » le 27 septembre 1986 à Montréal.
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Le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros lui est encore décerné pour ces albums en 1962 et en 1968. En 2004, le 7 août, Jacques Douai décède à son domicile parisien.
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BOY Danny (Claude Piron)

Danny Boy et les Pénitents en 1962 (c) Studio Legrand

Le chanteur français Danny BOY, de son vrai nom Claude Piron, est né le 25 janvier 1936 à Saint-Pierre-de-Cormeilles dans l’Eure. Claude Piron commence sa carrière en 1958 avec une reprise du succès des Kalin Twins « When » devenu « Viens » en français (également interprété par Richard Anthony).

Il enregistre ses premiers disques sous son vrai nom. Puis, en 1960, il forme le groupe Danny Boy et ses Pénitents en s’entourant de trois musiciens spécialisés dans le jazz qui, pour ne pas être reconnus derrière un jeune rocker, décident de porter une cagoule. Peu de temps après, ce sont quatre autres musiciens qui les remplacent pour offrir les grands succès du groupe qui ont pour titres « Un collier de tes bras », « Un coup au cœur », « C’est encore une souris » ou « Je ne veux plus être un dragueur ».

Deux ans plus tard, le groupe se produit pendant huit mois avec le cirque Pinder mais il ne finit pas la tournée, rongé par des querelles intestines. Claude Piron poursuit alors sa carrière artistique au sein d’autres groupes comme Les Pingouins ou Les Schtroumpfs.

En 1967, il reforme le groupe des Pénitents qui, sans cagoules cette fois, participe à la tournée « L’Épopée du rock » avec Vince Taylor. C’est véritablement la fin d’une époque et une page se tourne pour Claude Piron qui promène désormais son étal de poissonnier sur les marchés de Normandie. Parmi les succès enregistrés par Danny Boy entre 1961 et 1967, il y a aussi « Croque la pomme » ou encore la reprise du fameux « Locomotion » de Little Eva chanté aussi par Sylvie Vartan (en 1962). Accompagné par un groupe appelé « Les Vinyls », Danny Boy fait un retour sur scène en 2004, notamment à l’Olympia de Paris.

Puis, deux ans plus tard, il se produit régulièrement sur la scène parisienne du Petit Journal (Montparnasse) en compagnie des « Guitar Express ».

Enfin, il rejoint un moment la tournée nostalgique « Rock’n’Roll Legend », aux côtés de Vic Laurens et de Mike Shannon notamment. L’artiste meurt le 7 août 2020 au Havre à l’âge de 84 ans.
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DELORME Alain

Alain DELORME dans les années 1980 et 2010

Le chanteur français Alain DELORME naît le 17 septembre 1950 à Roubaix dans les Hauts de France sous le nom d’Alain Verstraete. Intéressé très jeune par la musique, il fréquente des copains qui ont la même passion et un groupe de bal est vite créé à la fin des années 1960 dans la région de Lille-Roubaix-Tourcoing-Mouscron où les soirées dansantes et les fêtes villageoises battent leur plein. A 20 ans, en tant que chanteur du groupe franco-belge Crazy Horse où il est accompagné de Johny Callens (alais Johny Fostier à la guitare et aux chœurs), Dominique Barbe (à la basse et aux chœurs, décédé à 67 ans le 29 mars 2020) et Freddy de Jonghe (à la batterie), il signe avec eux un contrat discographique pour le label Elver géré par le disquaire mouscronnois Marcel De Keukeleire. En 1971, le premier succès des Crazy Horse a pour titre « J’ai tant besoin de toi » et il s’agit d’une adaptation française d’un tube néerlandophone signé et interprété par le chanteur belge Paul Severs : « Ik ben verliefd op jou ». Plus d’un million d’exemplaires sont alors vendus de cette chanson par les Crazy Horse.
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Véritablement adulé par un public jeune qui aime les chansons dites « romantiques », le groupe va vendre ensuite plus de trois millions de 45-tours pendant une carrière rapide de quatre ans. Les hits se succèdent en effet à grande vitesse : « Une fleur rien qu’une rose » (1971), « Un jour sans toi » (1972), « De juillet jusqu’à septembre » (1973), « Et surtout ne m’oublie pas » (1973), « Ne rentre pas ce soir » (1973), « L’amour la première fois » (1974) et « Ne laisse pas ma vie sans toi » (1974).
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En 1975, comme c’est le cas dans de nombreuses formations célèbres, des dissensions se font jour entre les différents membres et le succès personnel d’Alain Delorme, le chanteur mis en lumière, l’encourage à se lancer dans une carrière solo. Il en profite pour rompre avec un certain type de mélodie slow développée par les Crazy Horse et propose des chansons légères et sautillantes qui envahissent très vite le sommet des hit parade : « Romantique avec toi » (1975), « Livre d’amour » (1976) et « J’ai un petit faible pour toi » (1977). C’est à cette époque que le chanteur effectue son service militaire à la caserne Kleber de Lille comme en témoigne le reportage réalisé par la station de télé régionale FR 3 ci-dessous.
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Mais la fin des années 1970 et 1980 sont difficiles pour le chanteur bien qu’il enregistre quelques disques qui sont diffusés par les radios libres qui sont alors très en vogue : « Tous les enfants sont importants » (1981), « Vous deux je vous aime » (1981) ou encore « Venez venez Saint-Nicolas ».
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Au début des années 1990, il est appelé par les producteurs de l’émission télé « Succès Fous » sur la chaîne privée française TF1 (présentée par Christian Morin, Philippe Risoli et Patrick Roi) pour y chanter « Romantique avec toi ». A la même époque, avec l’avènement du disque compact, une compilation des grands succès des Crazy Horse est éditée sous la houlette de Francis Derouf par le département belge du label Ariola Express. Le succès des ventes est phénoménal et, devant la demande, un medley des principaux titres du groupe est envoyé aux médias pour la promotion des albums qui se déclinent bientôt en deux volumes. Les chaînes de télévision emboîtent le pas et réclament la présence du groupe sur leurs plateaux. Mais il n’y a plus que deux des membres qui peuvent satisfaire ce souhait : Alain Delorme et Johny Callens qui chante alors depuis quelques années sous le nom de Johny Fostier. Et les deux hommes ne parviennent pas à s’entendre.
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Delorme s’efface mais nourrit le projet de réenregistrer seul de nouvelles versions de ses succès personnels ainsi que de ceux du Crazy Horse. Il commence par commercialiser un single avec « Comment dire et comment faire » en 1991 qui bénéficie de passages télévisés lors de l’émission de la télé belge privée RTL-TVI « Dix qu’on aime ».
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Et le succès est de retour. En 1993, il présente le nouvel album qu’il vient de terminer en proposant un mini-concert pour les journalistes dans un cabaret du vieux Lille. Les spectateurs sont alors médusés par la présence de Carole Frédéricks (oui oui la chanteuse de Frédéricks, Goldman, Jones) qui est venue faire plaisir à un vieil ami et qui a réenregistré avec lui une version très soul de « Romantique avec toi ». Le disque ne connaît pas le succès espéré malgré quelques chansons originales comme « Adorable ».
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Alain Delorme est aussi, à ce moment, régulièrement invité par Pascal Sevran dans son programme de « La chance aux chansons » sur la chaîne de télé France 2.
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En 2002, il retrouve le compositeur belge Serge Ghisoland qui a travaillé avec lui sur l’album « Livre d’amour » en 1976 et, ensemble, avec Robert Naets, ils préparent un nouvel opus qui a pour titre « Ainsi sont les femmes ». Parmi les chansons-phares de cet album, il y a « C’est interdit » qui bénéficie d’un bon petit succès et qui rappelle l’ambiance des sixties grâce à des arrangements musicaux qui évoquent le groupe anglais des Shadows.
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Dans cet album aussi se trouve un standard des chorales et de la liturgie chrétienne qu’Alain aimait chanter dans les églises lorsqu’il était enfant : « Trouver dans ma vie ta présence ». Cette chanson donne à Alain l’idée d’enregistrer un disque complet de chants religieux avec un modernisme contemporain : ce sera « Cantiques », un opus commercialisé en 2003. Trois ans plus tard, il effectue deux passages télévisés sur France 2 dans les émissions « Chanter la vie » de Pascal Sevran et « Les années bonheur » de Patrick Sébastien. Puis, en 2008, Alain Delorme a la chance de rejoindre les artistes de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois », saison 3. Après cette date, le chanteur poursuit sa carrière en se produisant lors de rendez-vous toujours appréciés par ses admirateurs comme lors de la fête nationale belge à Mouscron, ville où l’artiste a passé une grande partie de sa vie. Alain Delorme meurt le vendredi 7 août 2020 à l’âge de 69 ans d’une crise cardiaque.
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Eternel romantique, le chanteur ALAIN DELORME est décédé

Alain DELORME dans les années 1980 et 2010

Le chanteur français Alain DELORME est décédé ce vendredi 7 août 2020 à l’âge de 69 ans d’une crise cardiaque. Né le 17 septembre 1950 à Roubaix, dans les Hauts de France sous le nom d’Alain Verstraete, il s’était fait connaître, à l’âge de 20 ans en tant que chanteur du groupe franco-belge Crazy Horse. Alain Delorme y était accompagné de Johnny Callens (alias Johny Fostier à la guitare et aux chœurs), Dominique Barbe (à la basse et aux chœurs, décédé à 67 ans le 29 mars 2020) et Freddy de Jonghe (à la batterie). En 1971, le premier succès des Crazy Horse a pour titre « J’ai tant besoin de toi » et il s’agit d’une adaptation française d’un tube néerlandophone signé et interprété par le chanteur belge Paul Severs : « Ik ben verliefd op jou ». Plus d’un million d’exemplaires sont alors vendus de cette chanson par les Crazy Horse.

Pris en mains par les avisés producteurs Jean Vanloo et Marcel De Keukeleire, le groupe va vendre ensuite plus de trois millions de 45-tours pendant une carrière rapide de quatre ans avec les titres « Une fleur rien qu’une rose » (1971), « Un jour sans toi » (1972), « De juillet jusqu’à septembre » (1973), « Et surtout ne m’oublie pas » (1973), « Ne rentre pas ce soir » (1973), « L’amour la première fois » (1974) et « Ne laisse pas ma vie sans toi » (1974).

En 1975, comme c’est le cas dans de nombreuses formations célèbres, des dissensions se font jour entre les différents membres et le succès personnel d’Alain Delorme, le chanteur mis en lumière, l’encourage à se lancer dans une carrière solo. Il en profite pour rompre avec un certain type de mélodie slow développée par les Crazy Horse et propose des chansons légères et sautillantes qui envahissent très vite le sommet des hit parade : « Romantique avec toi » (1975), « Livre d’amour » (1976) et « J’ai un petit faible pour toi » (1977). C’est à cette époque que le chanteur effectue son service militaire à la caserne Kleber de Lille comme en témoigne le reportage réalisé par la station de télé régionale FR 3 à voir en cliquant ICI.

Mais la fin des années 1970 et 1980 sont difficiles pour le chanteur bien qu’il enregistre quelques disques qui sont diffusés par les radios libres qui sont alors très en vogue : « Tous les enfants sont importants » (1981), « Vous deux je vous aime » (1981) ou encore « Venez venez Saint-Nicolas ».

Au début des années 1990, il est appelé par les producteurs de l’émission télé « Succès Fous » sur la chaîne privée française TF1 (présentée par Christian Morin, Philippe Risoli et Patrick Roi) pour y chanter « Romantique avec toi ». A la même époque, avec l’avènement du disque compact, une compilation des grands succès des Crazy Horse est éditée sous la houlette de Francis Derouf par le département belge du label Ariola Express. Le succès des ventes est phénoménal et, devant la demande, un medley des principaux titres du groupe est envoyé aux médias pour la promotion des albums qui se déclinent bientôt en deux volumes. Les chaînes de télévision emboîtent le pas et réclament la présence du groupe sur leurs plateaux. Mais il n’y a plus que deux des membres qui peuvent satisfaire ce souhait : Alain Delorme et Johnny Callens qui chante alors depuis quelques années sous le nom de Johny Fostier. Et les deux hommes ne parviennent pas à s’entendre.

Delorme s’efface mais nourrit le projet de réenregistrer seul de nouvelles versions de ses succès personnels ainsi que de ceux du Crazy Horse. Il commence par commercialiser un single avec « Comment dire et comment faire » en 1991 qui bénéficie de passages télévisés lors de l’émission de la télé belge privée RTL-TVI « Dix qu’on aime ».

Et le succès est de retour. En 1993, il présente le nouvel album qu’il vient de terminer en proposant un mini-concert pour les journalistes dans un cabaret du vieux Lille. Les spectateurs sont alors médusés par la présence de Carole Frédéricks (oui oui la chanteuse de Frédéricks, Goldman, Jones) qui est venue faire plaisir à un vieil ami et qui a réenregistré avec lui une version très soul de « Romantique avec toi ». Le disque ne connaît pas le succès espéré malgré quelques chansons originales comme « Adorable ».

Alain Delorme est aussi, à ce moment, régulièrement invité par Pascal Sevran dans son programme de « La chance aux chansons » sur la chaîne de télé France 2.

En 2002, il retrouve le compositeur belge Serge Ghisoland qui a travaillé avec lui sur l’album « Livre d’amour » en 1976 et, ensemble, avec Robert Naets, ils préparent un nouvel opus qui a pour titre « Ainsi sont les femmes ». Parmi les chansons-phares de cet album, il y a « C’est interdit » qui bénéficie d’un bon petit succès et qui rappelle l’ambiance des sixties grâce à des arrangements musicaux qui évoquent le groupe anglais des Shadows.

Dans cet album aussi se trouve un standard des chorales et de la liturgie chrétienne qu’Alain aimait chanter dans les églises lorsqu’il était enfant : « Trouver dans ma vie ta présence ». Cette chanson donne à Alain l’idée d’enregistrer un disque complet de chants religieux avec un modernisme contemporain : ce sera « Cantiques », un opus commercialisé en 2003. Trois ans plus tard, il effectue deux passages télévisés sur France 2 dans les émissions « Chanter la vie » de Pascal Sevran et « Les années bonheur » de Patrick Sébastien. Puis, en 2008, Alain Delorme a la chance de rejoindre les artistes de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois », saison 3. Depuis cette date, le chanteur poursuivait sa carrière en se produisant lors de rendez-vous toujours appréciés par ses admirateurs comme lors d’une récente fête nationale belge à Mouscron, ville où l’artiste a passé une grande partie de sa vie.

 

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7 AOUT

7 août 1962 : Naissance, à Charlesbourg, du chanteur québécois Bruno PELLETIER. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Alain Delorme dans les années 1980

7 août 2020 : Décès, à 69 ans, du chanteur français Alain DELORME des suites d’une crise cardiaque. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Danny Boy et les Pénitents en 1962 (c) Studio Legrand

7 août 2020 : Décès, à 84 ans, du chanteur de rock français Danny BOY également connu sous sa vraie identité de Claude PIRON. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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PELLETIER Bruno

Le chanteur québécois Bruno PELLETIER naît le 7 août 1962 à Charlesbourg. A 18 ans, il hésite entre des études privilégiant le sport ou d’autres plutôt musicales. Il est vrai que, possédant une ceinture noire en karaté, les arts martiaux intéressent beaucoup Bruno qui va finalement lancer une école à son nom. Mais cela ne l’empêche pas de se consacrer à la batterie et à la musique comme passe-temps. Au fil du temps, c’est sa voix qui va l’entraîner à devenir chanteur dans quelques groupes de rock avec lesquels il acquiert l’expérience de la scène. En 1989, Bruno Pelletier se rend compte que la musique est finalement l’activité qui lui prend le plus de temps libre et il décide alors d’en faire son métier. C’est à ce moment qu’il crée un groupe de rock qui s’exprime en français, « Pëll », et qui s’inscrit à quelques concours pour se faire connaître des professionnels. Mais c’est en tant qu’artiste soliste que Bruno obtient son premier contrat phonographique au Québec en 1990. Et son premier album éponyme sort en 1992 avec, notamment, la chanson « Tu pars ».

Il est alors engagé pour jouer dans quelques spectacles musicaux dont la version québécoise de « La légende de Jimmy » signée Luc Plamondon et Michel Berger où Bruno chante notamment avec Luce Dufault.

L’auteur québécois Luc Plamondon va d’ailleurs garder un oeil attentif sur Bruno Pelletier: en 1993, il lui propose d’endosser le rôle de Johnny Rockfort dans une nouvelle édition publique de « Starmania » à Paris. Avec la tournée qui suit, Bruno est mobilisé pendant plus de deux ans.

Au Canada, Bruno Pelletier sort un deuxième album, « Défaire l’amour », en 1995.

Mais c’est son troisième opus qui va être le plus populaire au Québec. Celui-ci est commercialisé en 1997 et a pour titre « Miserere ».

Un an plus tard, Luc Plamondon revient vers lui pour lui proposer le rôle de Gringoire dans la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » signée par Plamondon et Richard Cocciante sur base de l’oeuvre de Victor Hugo. Alors que Daniel Lavoie, Patrick Fiori et Garou cartonnent avec la chanson « Belle », Bruno Pelletier va, lui, s’imposer avec « Le temps des cathédrales », titre qui le fait enfin connaître dans toute la francophonie.

Alors que le spectacle musical récolte un succès phénoménal, « D’autres rives », le quatrième album de Pelletier est, cette fois, lancé des deux côtés de l’Atlantique. Et, dans la foulée, l’artiste se produit à Paris dans des salles comme l’Olympia, le Bataclan et la Cigale.

Le succès de l’album « D’autres rives » est cependant moyen en Europe. Et les albums qui suivent voient souvent leur distribution limitée au Canada. Bruno Pelletier ne reste toutefois pas inactif et explore constamment de nouvelles pistes artistiques. En 2002, il enregistre un album de chants de Noël accompagné par l’Orchestre Symphonique de Montréal. En 2006, au Québec, il obtient le rôle principal du spectacle musical « Dracula, entre l’amour et la mort » dont il est aussi le directeur artistique.

Trois ans plus tard, il se produit en Russie où son succès est important. En 2011, il est à l’affiche du spectacle de Michel Rivard, « Les filles de Caleb » au Théâtre Saint-Denis de Montréal.

A la fin de la même année, il participe, à Paris, au spectacle reprenant les grandes chansons de « Notre-Dame de Paris » interprétées par les chanteurs originaux: Lavoie, Ségara, Fiori, Garou et Mervil. Et, en 2013, c’est en Russie qu’il présente ce spectacle symphonique. En avril 2014, Bruno Pelletier lance la tournée « Rendus-Là » qui lui permet de revenir en France après une absence de plus de dix ans. Il chante ainsi notamment dans la salle parisienne de la Cigale. En 2016, fidèle à son parcours éclectique, l’artiste québécois interprète neuf chansons sur l’album « Alkémia » du groupe de rock français « Touch » dont le répertoire est en partie francophone. Le 23 mars 2018, il commercialise un disque live enregistré en version acoustique au théâtre du Petit Champlain de Québec. On y retrouve son grand succès, « Le temps des cathédrales », mais aussi des versions personnelles de « Amsterdam » ou de « La quête » (Brel) ainsi que de « Mon Dieu » (Edith Piaf, Charles Dumont).

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