LANGLOIS Simone

Simone Langlois en 1966 – Photo (c) Pathé Marconi

L’auteure et chanteuse française Simone LANGLOIS naît à Paris le 22 novembre 1932. A quatre ans déjà, elle accompagne sa mère et chante avec elle dans les rues. Puis, lorsque le climat ne le permet pas, c’est dans les cafés qu’elle interprète des succès de la chanson française populaire dont ceux d’Edith Piaf à qui on la compare alors souvent. La seconde guerre mondiale interrompt quelque peu ces activités artistiques mais, à la Libération, Simone se voit proposer d’enregistrer un premier disque alors qu’elle a treize ans. Et l’auteur et producteur Jean Nohain lui propose alors de chanter sur la scène du théâtre parisien des Trois Baudets. Jusqu’en 1953, elle livrera des prestations basées sur le répertoire de Piaf dans divers cabarets de la capitale française et, à ce titre, elle réussira à se faire connaître lentement mais sûrement. Le hasard des rencontres de la profession, et une proposition du producteur Jacques Canetti, lui fait croiser le chemin du jeune Jacques Brel en 1957. Ce dernier est en quête d’artistes pour interpréter les chansons qu’il compose et qu’on n’accepte pas qu’il interprète lui-même. Du coup, Simone figure au générique d’un disque de Noël consacré à la Nativité selon Saint-Luc : « Un soir à Bethléem » avec Jacques Brel en 1958. Cette amitié naissante va se développer ensuite au fil de quelques 45-tours et des chansons que Brel va écrire et composer pour la chanteuse : « Au printemps » (1958), « Il nous faut regarder » (1958), « Heureux » (1958), « Je ne sais pas » (1958) et « Ne me quitte pas » (1959). En 1958, elle enregistre même un duo avec le célèbre artiste belge : « Sur la place ».

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La même année, elle obtient le Grand Prix du disque de l’Académie Charles-Cros et elle commercialise un 45-tours où elle chante Charles Aznavour : « Une enfant », « Sarah », « De profundis » et « Ton beau visage ».
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Elle étoffe ensuite son répertoire avec des oeuvres de Guy Béart (« Bal chez Temporel » en 1958 et « Printemps sans amour » en 1960) et de Leny Escudero (« A Malypense » en 1962 et « Tu te reconnaîtras » en 1963).
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Puis elle interprète aussi « La foule » d’Edith Piaf (1958), « Les amants de Paris » de Léo Ferré (1958), « Il me faut jurer de m’aimer » de Boris Vian (1959), « Mon amour impossible » de Gilbert Bécaud (1960), « La belle vie » de Sacha Distel (1963), « William Stormy » de Jacques Debronckart (1969) et « Loin des yeux loin du coeur » de Serge Davignac (1972). En 1959, lors du Coq d’Or de la chanson française organisé par la radio périphérique française Europe 1 à l’Olympia de Paris, elle chante « Cloches sonnez » de Charles Trenet.
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Elle se produit sur la scène de l’Olympia à Paris en 1961 et, l’année d’après, elle fait partie de la tournée des podiums du Tour de France cycliste avec Gilbert Bécaud. En 1963, elle participe au festival de Sopot en Pologne et elle remporte le Prix du Chef d’Oeuvre pour la chanson « Toi et son sourire » en se classant première ex-aequo avec la chanteuse russe Tamara Miansarova. On retrouve Simone Langlois sur la scène parisienne de Bobino en 1965. Le 12 janvier 1967, elle interprète « Que serais-je sans toi » de Louis Aragon et Jean Ferrat à la télévision française.

Et, un an plus tard, alors que la mode est au retro et aux chansons réalistes des années 1930, elle enregistre des succès de ces années-là comme ceux du répertoire de Berthe Sylva : « On n’a pas tous les jours vingt ans » et « Arrêtez les aiguilles » notamment. En 1969, elle revient à ses premières amours en enregistrant un 45-tours avec des chansons d’Edith Piaf dont « Hymne à l’amour » et « L’accordéoniste ». Par la suite, la chanteuse commercialise encore quelques 45-tours de manière très sporadique. Et on la retrouve, en 1980, au cours d’une des demi-finales permettant à un artiste d’accéder à la finale dont le premier prix est la participation, pour la France, au concours Eurovision de la chanson. Mais sa chanson « Dans le regard d’un enfant » ne va pas plus loin que ce stade de la compétition. Les années 1990 et 2000 lui permettent d’apparaître, à de nombreuses reprises, dans les émissions de télévision françaises nostalgiques de Pascal Sevran où elle interprète, notamment, « Emmenez-moi » de Charles Aznavour.

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En octobre 2011, à l’âge de 78 ans, Simone Langlois participe, sur la chaîne de télé française privée M6, au programme « La France a un incroyable talent » en chantant, accompagnée par son mari Georges Cros au piano, « Ne me quitte pas » de Jacques Brel. Qualifiée pour la demi-finale du 7 décembre, elle y chante « Hier encore » de Charles Aznavour mais n’est finalement pas retenue par le jury malgré un bon score auprès du public.
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Simone Langlois décide de faire ses adieux parisiens sur la scène du théâtre Dejazet en octobre 2018 à l’âge de 85 ans. Elle y rend hommage à Brel, bien sûr, mais aussi à Charles Aznavour, Serge Reggiani et Mouloudji. Bien qu’ayant fait ses adieux au public de Paris, Simone Langlois poursuit ses prestations en province : un récital à Romorantin le 27 octobre 2018 ou un autre à Blois un an plus tard, le 20 octobre 2019 par exemple. Elle y est accompagnée au piano par son mari, Georges Cros, et à l’accordéon par Michel Lairot.
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3 OCTOBRE

Louis Aragon dans les années 1970 – Photo (c) JL Rabeux

3 octobre 1897 : Naissance du poète, romancier et journaliste français Louis ARAGON. Le lieu de sa naissance est un mystère: on évoque Neuilly-sur-Seine mais aussi Paris et Toulon. Le nom « Aragon » est choisi par son père, Louis Andrieux, lors de la déclaration de naissance à l’état civil en souvenir d’un poste d’ambassadeur qu’il avait occupé en Espagne dans la région d’Aragon. Etudiant en deuxième année de médecine, il est mobilisé en tant que brancardier et envoyé sur le front lorsque la première guerre mondiale éclate. Il reçoit la Croix de guerre et reste mobilisé deux ans dans la Rhénanie occupée. Cela lui inspire le poème « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » mis en musique plus tard par Léo Ferré et interprété par Ferré lui-même mais aussi par Catherine Sauvage, Yves Montand, Marc Ogeret et même Georgette Plana.

Après la guerre, quelques-uns de ses textes commencent à être publiés à Paris. En 1922, il fonde, avec Breton et Soupault, la revue « Littérature » et publie « Les aventures de Télémaque ». Il trouve aussi du travail chez le couturier Jacques Doucet, grand collectionneur de tableaux modernes. Il pratique alors quelques expériences d’écriture automatique avec Robert Desnos pour qui il écrit plus tard la « Complainte de Robert le Diable » ensuite chantée par Jean Ferrat. Avec quelques membres du mouvement surréaliste comme Breton et Eluard, il rejoint les rangs du Parti communiste français en 1927. Un an après, il découvre que sa compagne Nancy entretient une liaison avec Henry Crowder et tente de se suicider. Cette tranche de vie est à l’origine d’un poème chanté plus tard par Léo Ferré: « Il n’aurait fallu ». Le 5 novembre 1928, une certaine Elsa Triolet vient trouver Aragon avec l’intention de le séduire. Elle devient sa muse pour la vie et forme avec le poète un couple mythique qui se marie le 28 février 1939. Pendant la seconde guerre mondiale, Aragon prend le parti de la résistance face au nazisme. Et, depuis 1930, il s’engage pour le Parti communiste français. A la fin des années 1950, quelques interprètes et compositeurs français, dont Léo Ferré, Georges Brassens, Hélène Martin et Jean Ferrat, vont mettre en musique plusieurs des textes d’Aragon et vont même en faire des chansons à succès: « Il n’y a pas d’amour heureux » (Brassens) ou « Que serais-je sans toi » (Ferrat) par exemple.

Les chansons ainsi composées sont aussi interprétées par bon nombre d’artistes parmi lesquels on peut citer Nicole Rieu, Yves Montand, Isabelle Aubret, Alain Barrière, Francesca Solleville, Marc Ogeret, Françoise Hardy, etc. Louis Aragon meurt le 24 décembre 1982 à Paris et est inhumé, selon sa volonté, dans sa propriété de Saint-Arnoult-en-Yvelines aux côtés de son épouse Elsa Triolet décédée en 1970.
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Bob Dechamps

Bob Dechamps

3 octobre 1914 : Naissance, à Wangenies près de Charleroi, du chansonnier et chanteur belge wallon Bob DECHAMPS. Il a surtout connu la célébrité dans la partie wallonne de la Belgique puisque l’homme s’est surtout distingué en interprétant des mélodies et des sketches en dialecte wallon de Charleroi. Il est ainsi devenu l’un des meilleurs interprètes de la chanson « Lolotte » composée et écrite par Jacques Bertrand. On peut cependant dire que sa carrière a littéralement explosé après la seconde guerre mondiale et, plus particulièrement, à la fin des années 1950 lorsqu’il se mit à enregistrer quantité de disques 33 tours dont l’intégrale est désormais disponible en disques compact. Parmi ses grands succès, on peut aussi citer, entre autres, « L’accordeonneu ». L’un des derniers albums de Bob Dechamps est sorti au début des années 1980 et, en 1984, il a repris, en wallon, la chanson « Susanna » du groupe Art Company sous le titre « Josiane ». Bob Dechamps est décédé dans la région de Charleroi le 3 juillet 2002. En 2014, la ville de Charleroi lui a rendu hommage au cours des Fêtes de Wallonie à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance.

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Jean Lefèbvre en 1981

3 octobre 1919 : Naissance, à Valenciennes, du comédien français Jean LEFEBVRE. Il a aussi tâté de la chansonnette en enregistrant quelques disques. Ses études basiques terminées, il s’engage dans l’armée pour être caserné près de Versailles avant d’être fait prisonnier pendant la guerre. Il s’échappe du camp de Voves (Eure-et-Loir) en mai 1944 et trouve refuge dans une famille puis revient chez lui à Valenciennes où il travaille pour son père à la Libération. En 1948, il part pour Paris où il entre au Conservatoire et y décroche un deuxième prix d’opéra-comique. Mais il est alors repéré par René Simon et le célèbre professeur d’art dramatique l’oriente plutôt vers la comédie. Il rejoint ainsi la troupe des Branquignols dans les années 1950. Au cours de la même décennie, il effectue quelques apparitions au cinéma mais c’est dans les années 1960 et 1970 qu’il va devenir un des seconds rôles les plus célèbres du cinéma français. Au niveau de la musique et de la chanson, Jean Lefèbvre a publié quelques disques qui ne laisseront pas des traces indélébiles. Avec un autre comédien et second rôle français, Henri Genès, il enregistre en 1968 un duo au titre évocateur: « Les minets de la plage ». Cette année-là aussi, il apparaît dans une émission de Guy Lux à la télévision française: il y interprète à sa façon la chanson « On m’appelle Simplet », créée et immortalisée par Fernandel. Et puis d’autres chansons sont un peu plus diffusées: « Le Pied », une chanson érotico-nympho-comique, « Tout baigne dans l’huile », en duo avec Bruna Giraldi en 1981 ou « Le démon de midi » en 1990. En 1995, c’est tout un album qu’enregistre Jean Lefèbvre. Il a pour titre générique « C’est drôle c’que j’plais » et comporte des chansons comme « Le p’tit Quinquin » et « Le clair de lune à Maubeuge » (qui évoquent sa région d’origine, le Nord), mais aussi « Les gens riaient » (de Fernandel), « La tendresse » (de Bourvil) ou des compositions originales comme « La vie n’a pas le temps ». Jean Lefèbvre décède le 9 juillet 2004 à Marrakech, au Maroc, d’une crise cardiaque. Pour répondre à ses dernières volontés, il est incinéré et ses cendres sont répandues sur le Mont-Blanc.

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MORGAN Marc - Pochette album 20013 octobre 2001 : Le magazine musical de la télé belge publique RTBF « Conviviale Poursuite » est consacré, à 20h30, à l’artiste belge Marc MORGAN qui vient y présenter deux extraits de son nouvel album « Les parallèles se rejoignent ». Avec le présentateur Philippe Longtain, le chanteur évoque ses aventures musicales précédentes au sein des groupes « Les Tricheurs » et « Les Révérends du Prince Albert ». Parmi les autres invités de l’émission figure aussi le groupe bruxellois MELON GALIA dont le chanteur, Samir BARRIS, entamera une carrière solo plus tard.

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24 MARS

 

24 mars 1977 : Naissance,  à Fribourg-en-Brisgau en Allemagne, du chanteur canadien d’origine rwandaise CORNEILLE . De son vrai nom Cornelius Nyungura, il passe toute son enfance au Rwanda. Passionné de musique, il découvre le rythm’n’blues à l’âge de seize ans. Il fonde alors, avec des copains, un groupe musical qui remporte le concours « Découverte 1993 » à la télé rwandaise. Ce bonheur est de courte durée car, quelques semaines plus tard, alors que le génocide rwandais vient d’éclater, toute sa famille, parents, frères et soeurs, est massacrée par un groupe armé. Il ne doit son salut qu’au fait de s’être caché derrière un fauteuil. Réfugié chez des amis allemands au Zaïre où il s’est enfui à pied, il les accompagne en Allemagne à leur retour. A 20 ans, Cornelius quitte l’Allemagne pour le Québec où il s’inscrit à l’Université de Montréal. Là, la passion de la musique le reprend et il forme un groupe avec des amis étudiants: le R’n’B O.N.E. Ensemble, ils enregistrent un titre, « Zoukin' », qui obtient un beau succès au Canada. En 2001, il abandonne la formation pour entreprendre l’écriture d’un premier album solo où il raconte son vécu relativement chargé pour un garçon de son âge. En juillet 2002, alors qu’il est toujours un parfait inconnu, Corneille se fait remarquer dans un set acoustique sur la grande scène des Francofolies de La Rochelle en première partie de Burning Spear. Son premier album « Parce qu’on vient de loin » sort d’abord le 10 septembre 2002 au Canada.

Début novembre, il est l’une des découvertes du festival « Coup de Coeur Francophone » à Montréal. Mais ce n’est qu’un an plus tard, en octobre 2003, que les Européens découvrent à leur tour cet album. Ce premier opus est un coup de maître et va se vendre intensément. Il faut dire qu’avec ses capacités vocales, Corneille y parvient à interpréter des textes graves sur des musiques enlevées et plaisantes. Marqué par les tragédies qu’il a vécues, Corneille attache beaucoup d’importance aux causes humanitaires et, en 2005, à la demande de l’AMADE, l’Association Mondiale des Amis De l’Enfance, il écrit et compose « Chanter qu’on les aime » qu’il interprète en compagnie de Diane Tell, Calogero, Natasha St Pier, Tété, Nolwenn Leroy, Bénabar, Chimène Badi, Diam’s, Willy Denzey, Jenifer, Lokua Kanza, Nadiya, Yannick Noah, Florent Pagny et M. Pokora entre autres. La même année, en novembre, sort son deuxiéme album qui a pour titre « Marchands de rêves ». En 2006, il est sollicité pour écrire et composer la chanson qui va représenter la France au Concours Eurovision de la Chanson. Après quelques tergiversations et un changement de titre, la candidate, Virginie Pouchain, se classe 22e sur 24 à Athènes en interprétant « Il était temps ». Comble du bonheur pour un passionné de r’n’b comme Corneille, il enregistre un album en anglais pour la légendaire firme de disques américaine Motown en 2007: « The birth of Cornelius ». Il faut alors attendre octobre 2009 pour voir un nouvel opus en français de Corneille qui ne connaît pas le succès espéré. Deux ans plus tard, alors qu’il s’est marié au Canada et qu’il est devenu le papa d’un garçon, l’album suivant, « Les inséparables » connaît un meilleur sort et renoue avec des diffusions radiophoniques importantes pour des titres comme « Le jour après la fin du monde ». En 2012, il enregistre une chanson intitulée « Co-Pilot » en duo avec la chanteuse canadienne Kristina Maria. L’année suivante, alors que son album personnel « Entre Nord et Sud » commence à bien se vendre, il fait partie des artistes qui enregistrent l’album « Génération Goldman ». Il y interprète « Quand tu danses » et, quelques mois plus tard, il reprend cette fois « Bonne Idée » sur « Génération Goldman 2 ». Fin 2013 et fin 2014, il rejoint les deux projets « Forever Gentlemen » où il partage avec d’autres interprètes de grands standards de la chanson anglo-saxonne. Entre ces deux albums, en 2014, il rejoint Garou pour être son assistant lors de la préparation aux duels des candidats de l’édition française du crochet télévisé « The Voice » sur TF1. Fin 2015, il est aux côtés de Roch Voisine et Garou pour la déclinaison sur scène de l’aventure « Forever Gentlemen ». La tournée des spectacles est conçue au Canada et commence en Belgique quelques jours après les attentats parisiens du 13 novembre au Bataclan. Ils y interprètent une version particulière de « I love Paris » pour saluer la mémoire des victimes. La tournée « Forever Gentlemen » se poursuit en 2016 en France et au Québec. En 2018, Corneille commercialise l’album « Love & Soul » qui rend hommage, grâce à des succès classiques anglo-saxons, aux femmes et à la condition féminine. Et, un an plus tard, un nouvel opus francophone, « Parce qu’on aime », est disponible sur toutes les plateformes de téléchargement.
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Alice Sapritch en 1975 – Photo (c) Jean-Pierre Durel

24 mars 1990 : Décès, à Paris, de l’actrice et chanteuse d’origine arménienne naturalisée française Alice SAPRITCH. Née Sapric de son vrai nom le 29 juillet 1916 à Ortaköy, elle vit, à Istanbul, une enfance, plutôt malheureuse à cause de la passion de son père pour le jeu. A l’âge de treize ans, sa famille quitte la Turquie et elle poursuit ses études à Bruxelles avant de partir pour Paris où sa passion pour le théâtre la pousse à s’inscrire au Cours Simon et au Conservatoire. Ses premiers pas sur une scène ont lieu dans « Hamlet » de Shakespeare. Ensuite, à partir de 1950, c’est au cinéma qu’elle va entamer une longue carrière qui se poursuit à la télévision à partir des années 1970. Intéressée par la musique et la chanson, elle enregistre un album en 1975 avec des chansons comme « Je suis heureuse ». Les titres sont signés par Philippe Labro, Jim Larriaga, Francis Lai, Frédéric Botton, Pierre Porte ou Jacques Demarny. Ce 33 tours est réédité en CD en 2003. Et il est ajouté, sur ce disque compact, une chanson de 1986 sortie alors en 45 tours: « Slowez-moi ». Alice Sapritch meurt d’un cancer le 24 mars 1990 à Paris.

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24 mars 2008 : Sortie de l’ultime album d’Alain BASHUNG: « Bleu pétrole » avec des collaborations, notamment, de Gaëtan Roussel et Gérard Manset dont il reprend le « tube » de 1975: « Il voyage en solitaire ».

Ray Briffeuil en 2001

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24 mars 2014 : Décès, à Mons, du musicien, chef d’orchestre et chanteur belge Raymond Briffeuil mieux connu sous le nom de Ray BRIFFEUIL. Né le 30 novembre 1931 à La Bouverie, il mène de sérieuses études musicales avant de créer l’orchestre de danse « Blue Sky » au début des années 1960. Cette formation écume littéralement toute la région du Borinage, la Wallonie, Bruxelles et le Nord de la France en proposant un répertoire varié et éclectique convenant particulièrement aux soirées dansantes et aux bals populaires de l’époque. En 1966, Ray Briffeuil se laisse entraîner dans un studio d’enregistrement et commercialise deux 45 tours à son nom. On y trouve, sur le premier, les chansons « C’est mieux » et « Une vie sans toi ». Sur le second, il y a les titres « Pourquoi » et « Tu t’en vas ». Ces deux mélodies se retrouvent 35 ans plus tard, dans une nouvelle version, sur un disque compact qu’enregistre, à presque 70 ans, celui qui a envie de se faire plaisir. En 2001 en effet, l’album « Nostalgie » de Ray Briffeuil comporte quatorze chansons dont sept sont des compositions originales et sept des reprises en hommage à Jean Ferrat (« Aimer à perdre la raison »), Gilbert Bécaud (« Et maintenant »), Edith Piaf (« Non je ne regrette rien ») et, surtout, Charles Aznavour (« Emmenez-moi », « Dans tes bras », « Que c’est triste Venise » et « Sur ma vie »). L’album est réalisé par Claudy Mahieu. Il s’agit là d’un ultime et unique opus pour ce véritable crooner méconnu.

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Lys Assia dans les années 1950

24 mars 2018 : Décès, à l’hôpital Zollikerberg près de Zurich, de la chanteuse suisse Lys ASSIA à l’âge de 94 ans. Née le 3 mars 1924 à Rupperswil sous le nom de Rosa Mina Schärer, elle est la fille du propriétaire d’une entreprise de plomberie et sa mère est d’origine noble. Dès son plus jeune âge, elle suit des cours de danse avant d’étudier au Conservatoire et à l’Académie des Arts de Zurich. Contre l’avis de sa mère, elle se lance ensuite dans une carrière artistique et fait ses débuts sur scène alors qu’elle a seize ans. Elle se produit comme danseuse de revue au Corso de Zurich. Pendant la seconde guerre mondiale, elle intègre les ballets Riva et se produit devant les troupes françaises. Elle chante pour la première fois en public à Nice en 1942 puis entre dans l’orchestre d’Eddie Bruner. La même année, le label discographique « La Voix de son maître », à la recherche de nouveaux talents, la repère et lui fait signer son premier contrat d’enregistrement. Après la guerre, Lys Assia est engagée par Radio Basel et elle entame, avec l’orchestre de la radio, plusieurs tournées à l’étranger qui l’amènent à se produire notamment à Madrid et à Paris. En 1948, elle remplace, dans une revue du Club des Champs-Élysées, la chanteuse Joséphine Baker, tombée malade. Elle se montre si convaincante que les producteurs du spectacle l’engagent pour la saison. Et, en 1950, elle se fait connaître avec la chanson « O Mein Papa », tirée de l’opérette « Das Feuerwerk », composée par Paul Burkhard. Parallèlement à cette activité de chanteuse, Lys Assia se tourne vers le cinéma et tourne dans une dizaine de films. En 1956, elle se présente au premier concours Eurovision de la Chanson qu’elle remporte en interprétant « Refrain ». L’année suivante, elle tente à nouveau sa chance au même concours, toujours pour la Suisse, avec la chanson « L’Enfant que j’étais » et elle se classe septième. En 1958, elle tente à nouveau sa chance avec la chanson « Giorgio » et termine deuxième. Grâce à ces participations au concours Eurovision, elle développe une carrière internationale qui lui permet notamment de se produire devant la reine Elizabeth II d’Angleterre, le roi égyptien Faruk et Eva Peron en Argentine. A 88 ans, elle veut forcer le destin une fois encore et se présente à la présélection suisse du concours Eurovision mais elle n’est pas retenue pour participer à l’édition 2012. Ce sera le dernier coup d’éclat artistique de la chanteuse qui connaît quelques problèmes de santé avant d’être admise à l’hôpital et d’y décéder près de deux ans plus tard.
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