BREL Jacques

Jacques Brel en 1957 – Photo (c) Jacques Aubert

L’auteur, compositeur, interprète, réalisateur et acteur belge Jacques BREL naît le 8 avril 1929 à Schaerbeek (Bruxelles). Enfant, Jacques est élevé dans la cartonnerie familiale et n’est pas un grand fan de l’école. Mais il a quand même une préférence pour la langue française et, à quinze ans à peine, il écrit déjà des poèmes et il crée une troupe de théâtre au sein d’un mouvement de jeunesse catholique. Dès que Jacques est en âge de travailler, son père l’engage au service commercial de la fabrique de carton. Mais le garçon n’est pas fait pour ça et rêve d’autres horizons: il sera chanteur. C’est donc en autodidacte qu’il compose ses premières mélodies sur sa guitare ou sur le piano de la maison. Alors qu’il vient d’épouser « Miche » (Thérèse Michielsen), il commence à chanter en 1950. Pendant trois ans, il n’a de cesse de convaincre son entourage du bien fondé de ses chansons. En vain. Mais il ne se décourage pas et, en 1953, Jacques Brel envoie une maquette, réalisée à ses frais sur un 78 tours, au découvreur de talents français Jacques Canetti. Ce dernier est aussi le propriétaire du théâtre des Trois Baudets à Paris et, ayant écouté les chansons de Brel, il l’invite à venir s’y produire. Jacques quitte alors foyer et famille pour vivre seul dans la capitale française. De petit contrat en petit contrat, il se retrouve en lever de rideau des spectacles de l’Olympia de Paris dont le directeur, Bruno Coquatrix, finit par remarquer la détermination du chanteur. A Bruxelles, Brel se produit à l’Ancienne Belgique en première partie du chanteur flamand Bobbejaan Schoepen. Et, ailleurs, il précède sur scène des artistes comme Dario Moreno ou Philippe Clay. Parallèlement à ce début de carrière sur scène, Jacques Brel publie ses premiers disques avec, notamment, la chanson « Grand Jacques » en 1954.
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En 1956, il fait la rencontre de François Rauber, un pianiste qui deviendra l’orchestrateur de ses chansons. Avec lui, il enregistre son premier grand succès: « Quand on n’a que l’amour ».
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Un an plus tard, Jacques Brel se lie d’amitié avec un autre musicien qui, lui, sera son accompagnateur sur scène: Gérard Jouannest. Ce dernier composera également un bon nombre de musiques pour et avec Jacques. Le deuxième 33 tours de Brel reçoit le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros en 1957 et, un an plus tard, l’artiste est à l’Olympia. Les galas et les enregistrements de disques vont alors se multiplier: en 1959, il est tête d’affiche à Bobino et il y crée « Ne me quitte pas ».
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Les succès vont alors se suivre pendant quinze ans: « Le plat pays », « La Fanette », « Les Vieux », « Jef », « La valse à mille temps », « Mathilde », « Les bourgeois », « Madeleine », « Ces gens-là » ou encore « Amsterdam » dont il n’existera jamais qu’un enregistrement public réalisé en 1964.
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Alors qu’il a 37 ans, Jacques Brel décide de faire ses adieux à la scène à l’Olympia de Paris en 1966. A sa sortie de scène, ils sont nombreux à l’entourer et les plus reconnaissables ont pour nom Bruno Coquatrix, Eddie Barclay, Hugues Aufray ou Edouard Caillau.
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Après ce concert mémorable du chanteur, il décide toutefois d’honorer tous les contrats prévus pendant encore environ un an. Puis, cela en sera fini des spectacles de l’artiste mais l’homme a encore beaucoup de projets artistiques en tête: enregistrer des disques mais aussi jouer au cinéma puis réaliser des films. Il obtient ainsi le rôle principal d’un film d’André Cayatte en 1967: « Les risques du métier ». De retour d’un voyage aux Etats-Unis où il est tombé en admiration devant ce spectacle musical, Jacques Brel décide d’adapter en français et de monter sur scène « Don Quichotte de la Mancha ». Les représentations ont lieu en octobre 1968 au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Jacques y apparaît en héros aux côtés de Sancho Pança dont le rôle est interprété par Dario Moreno. Mais, alors que le spectacle est prévu à Paris, Dario Moreno décède subitement le 1er décembre. Et c’est Robert Manuel qui reprend son rôle au pied levé.
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En 1969, l’acteur Brel tourne dans « Mon oncle Benjamin » d’Edouard Molinaro. En même temps, il suit des cours d’aviation et pilote de petits avions de tourisme. Puis, il passe de l’autre côté de la caméra pour réaliser les films « Frantz » avec Barbara en 1971 et « Far West » en 1973. Ces deux longs métrages tournés en Belgique ne sont pas des succès. Avant de partir vivre aux îles Marquises, Jacques Brel tourne encore dans « L’aventure c’est l’aventure » de Claude Lelouch et joue le rôle de François Pignon dans « L’emmerdeur » d’Edouard Molinaro sur un scénario de Francis Veber. En 1974, il s’installe aux Marquises avec l’ex-danseuse Madly Bamy, qu’il a rencontrée sur le tournage du film de Lelouch, mais il faut l’opérer d’un cancer du poumon. La maladie ne le quitte plus et, en 1977, il enregistre un tout dernier album après cinq ans d’absence. Ce disque, dont la commercialisation est menée de main de maître par Eddie Barclay, est un succès énorme dont il ne profite que quelques mois car, en juillet 1978, son cancer s’aggrave et il est rapatrié à Paris où il s’éteint le 9 octobre 1978. L’artiste repose au cimetière d’Atuona, Hiva Oa, aux îles Marquises. A quelques pas du peintre Paul Gauguin.
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En 2003, pour le 25e anniversaire de sa disparition, Universal Music commercialise une compilation de ses plus grandes chansons qui voisinent cinq titres inédits qui avaient été enregistrés en 1978. Il s’agit là de chansons pour lesquelles Jacques Brel aurait émis le souhait, auprès d’Eddie Barclay toujours vivant en 2003, qu’elles ne soient jamais révélées au grand public.
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24 AVRIL

Dick Rivers – Pochette « Gran Tour » en 2012

24 avril 1945 : Naissance, à Nice, du chanteur français Hervé Fornieri qui a pris pour pseudonyme Dick RIVERS. Fan d’Elvis Presley, il a d’ailleurs emprunté son prénom de scène au nom d’un des personnages joués par le King au cinéma. A peine âgé de quinze ans, il fonde « Les Chats Sauvages », un groupe qui va être l’un des premiers à pratiquer le rock and roll en France. Entre mai 1961 et juin 1962, ces musiciens vont enregistrer une centaine de titres: du rock mais aussi du twist, rythme très à la mode en 1962. En septembre de cette année-là, Dick Rivers décide de voler de ses propres ailes et largue le groupe. Dès le début de sa carrière de soliste, que ce soit par des adaptations ou des titres originaux, le chanteur va tenir le haut du pavé et s’installer solidement pour des dizaines d’années dans le paysage français de la chanson.

Dans les années 1960, grâce à ses bonnes relations avec Daidy Davis Boyer, Dick Rivers va tourner quantité de scopitones de ses chansons. Ce petit film de cinéma ainsi appelé scopitone était l’ancêtre du clip video. Il permettait à tout un chacun de visionner ses chansons préférées sur un appareil s’apparentant à un juke-box. Dick fera aussi de la figuration dans les scopitones de certains autres chanteurs. Ses succès sont nombreux et le chanteur s’adapte aux modes en interprétant notamment du rhythm’n’blues à la fin des années 1960. Alors que la décennie 1970 laisse craindre le pire pour un chanteur de rock, Dick Rivers s’en tire plutôt bien en restant fidèle à son style (« Maman n’aime pas ma musique ») ou en s’orientant vers la musique country (« Faire un pont », adaptation de « Country roads »). Ces années-là sont celles où Dick Rivers fait appel à Bashung pour la réalisation de trois albums. Les Chats Sauvages se reforment le temps d’un disque qui sort en 1982 sans grand succès. En 1983, sa carrière prend un autre virage encore avec des chansons signées Barbelivien (« Nice Baie des Anges »). Au tout début des années 1990, l’artiste se lance dans l’aventure du conte musical avec un double album consacré à l’histoire inventée d’une chanteuse virtuelle: Linda Lu Baker. Ce disque est pour Dick l’occasion de partager un gospel avec le Golden Gate Quartet (« Ainsi soit-elle ») mais il lui offre aussi l’opportunité d’interpréter un titre de mambo (« Sale mambo ») et un autre de salsa! Parmi les collaborateurs de l’opus se trouve aussi un certain Francis Cabrel. Au même moment, Dick Rivers raconte le rock comme personne sur Radio Monte Carlo. Comme Johnny Hallyday, le rival de ses débuts, le chanteur niçois n’a alors de cesse de rencontrer de nouveaux auteurs et compositeurs dont il fait éclore le talent. Ceux-ci ont pour nom Benjamin Biolay, M, Joseph d’Anvers ou Mathieu Boogaerts. Dick Rivers fête ses 50 ans de carrière en mai 2011. Pour l’occasion, il sort un album (cliquer ici pour voir la chronique) mais aussi un livre : Mister D. La tournée qu’il effectue à travers toute la France en 2012 est immortalisée par un DVD : « Le gran’ tour ». En 2014, l’album « Rivers » lui permet d’entrevoir une nouvelle tournée de concerts. Mais celle-ci est annulée en raison d’une chute dont le chanteur est relevé avec un traumatisme crânien. Le 28 octobre 2017, les téléspectateurs de France 2 sont heureux de retrouver Dick Rivers bon pied bon oeil pour participer, au Zénith de Paris, à la soirée célébrant les 25 ans de l’émission « Taratata » de Nagui. Et puis, au début 2018, l’artiste confirme son retour en forme en apparaissant dans un clip très déjanté de Julien Doré: « Africa », une reprise étonnante du célébrissime tube de Rose Laurens en 1982. Dick Rivers est décédé, à Paris, des suites d’un cancer le jour de ses 74 ans: le 24 avril 2019.
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Ronnie Bird en 1967 – Photo (c) André Berg

24 avril 1946 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, du chanteur de rock français Ronnie BIRD. Après avoir arrêté ses études, Ronald Méhu décide, avec l’accord de son père, de se lancer dans la chanson sous le nom de Ronnie Bird, ce qui fait plus anglo-saxon. Suite à un séjour à Londres où il oublie de se faire couper les cheveux, il enregistre son premier disque en 1964 avec une coiffure à la Beatles: « Adieu à un ami », un hommage au rocker américain Buddy Holly.

Il connaît alors quelques succès comme « Le pivert » mais sa popularité reste trop limitée à son goût. Il décide ainsi d’interrompre sa carrière après cinq ans. Toutefois, entre 1968 et 1972, il participe à l’adaptation française de la comédie musicale Hair aux côtés de Julien Clerc puis de Gérard Lenorman. Plus étonnant: en 1989, il signe le texte de la chanson « Precious Things » interprétée en duo par Ray Charles et Dee Dee Bridgewater.
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Claude Dubois en 1989 – Photo (c) Pierre Terrasson

24 avril 1947 : Naissance, à Montréal, du chanteur québécois Claude DUBOIS. Alors qu’il est une véritable star au Canada, Claude Dubois n’est, en Europe francophone, connu principalement que pour son interprétation magistrale du « Blues du businessman » (« J’aurais voulu être un artiste ») dans la version originale de l’opéra-rock « Starmania » en 1978. Pourtant, à peine âgé de douze ans, il est le membre du groupe « Les Montagnards » quand il enregistre un album de chansons western. Puis, cinq ans plus tard, il chante presque tous les soirs au « Patriote », une boîte à chansons montréalaise. Claude Dubois enregistre quelques disques en 1966 puis il délaisse la chanson pour y revenir lorsque ses voyages l’amènent en France. Il sort quelques disques arrangés par François Rauber, l’orchestrateur de Jacques Brel, mais le succès n’est pas au rendez-vous de ces 45 tours publiés chez Barclay. Dans les années 1970, il se tourne vers la musique rock californienne et finit par être remarqué par Luc Plamondon qui est en train d’écrire « Starmania » avec Michel Berger. En 1978, il décroche ainsi le rôle de l’homme d’affaires Zéro Janvier dans l’opéra-rock où il interprète le fameux « Blues du businessman » avec le succès que l’on sait.

Alors qu’il redevient anonyme dans les pays francophones européens, Claude Dubois garde son succès au Québec malgré le fait qu’il y soit condamné pour possession de stupéfiants en 1981. L’album « Sortie Dubois » est une des grosses ventes de disques de l’année 1982. En 2007, l’artiste sort l’album « Duos Dubois » dans lequel il réenregistre plusieurs de ses chansons avec des chanteurs et chanteuses comme Céline Dion, Patrick Bruel, Natasha St-Pier, Richard Desjardins, Lynda Lemay ou Francis Cabrel entre autres. En 2011, Claude Dubois rejoint la tournée française des idoles « Age tendre et tête de bois ». Accompagné d’un orchestre symphonique, il y interprète bien sûr l’incontournable « Blues du businessman » mais aussi une superbe chanson: « Si Dieu existe ». Faisant partie de la même tournée, Annie Cordy remarque cette chanson qu’elle intègre dans son album sorti en 2012. A la fin de l’année 2016, alors que Claude Dubois est l’un des invités de l’émission télévisée québécoise « Tout le monde en parle », il déclare être atteint d’un cancer de la moelle osseuse et que les médecins lui donnent encore trois ans à vivre. Heureusement, fin 2018, il dit aller mieux et que la maladie semble s’être arrêtée. Depuis, il arpente à nouveau les scènes du Québec avec dynamisme et sourire.
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Véronique Sanson en 1977 – Photo (c) Daniel Decamps

24 avril 1949 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de l’auteure, compositrice et interprète française Véronique SANSON. Fille de membres actifs de la Résistance durant la seconde guerre mondiale, elle et sa soeur Violaine porteront des prénoms commençant par la lettre « V » de Victoire après la libération. Les deux soeurs suivent très tôt des cours de piano et s’orientent toutes deux vers une carrière musicale. C’est donc tout naturellement qu’elles créent un groupe avec un troisième musicien qui a pour nom François Bernheim. Ensemble, ils enregistrent, sous le nom des Roche Martin, deux 45 tours comprenant chacun quatre titres. Cela se passe en 1967 et le succès de ces deux disques est quasi nul. Le groupe se dissout très vite après la sortie du deuxième disque. En 1969, Véronique Sanson entame sa carrière de chanteuse soliste avec la chanson « Le printemps est là ». Le succès n’est pas au rendez-vous de ses premières chansons et l’artiste change de maison de disques. Cela va lui être bénéfique puisque son compagnon, Michel Berger, va lui produire un premier album, « Amoureuse », qui sera une vraie révélation en 1972.

Plutôt décidée à s’imposer, Véronique Sanson n’hésite pas à enregistrer et à commercialiser un deuxième album dans la même année: « De l’autre côté de mon rêve ». C’est donc avec, déjà, un solide répertoire qu’elle assure les premières parties des concerts de Michel Polnareff ou de Julien Clerc. Véronique quitte alors Michel Berger pour épouser l’artiste américain Stephen Stills le 14 mars 1973. Et, de ce fait, elle déménage aux Etats-Unis où elle va enregistrer ses albums suivants comme « Le maudit » en 1974. A la fin des années 1970, Véronique Sanson est une vedette incontournable de la chanson francophone: ses textes et ses musiques sont d’une qualité remarquable. Mais le début de la décennie suivante est marqué par son divorce avec Stephen Stills et son retour en France qui signifie aussi un manque d’inspiration. Il faut attendre 1985 pour voir un nouveau 33 tours de Véronique Sanson chez les disquaires: « C’est long c’est court ». Mais, à partir de cet instant, c’est reparti et, trois ans plus tard, la chanteuse atteint même un sommet dans les textes polémiques. « Allah », écrite comme une chanson pacifiste, est considérée comme sacrilège par ceux qui condamnent les « Versets sataniques » de Salman Rushdie. Et Véronique doit être protégée après avoir reçu des menaces de mort. A la fin de l’année 1989, lorsque Jean-Jacques Goldman met sur pied la première tournée des Enfoirés, la chanteuse est la seule femme du quintet aux côtés de Johnny Hallyday, Eddy Mitchell et Michel Sardou. En 1990, elle tente une nouvelle expérience scénique: « Symphonique Sanson ». Deux ans plus tard, l’album « Sans regrets » est mené par la chanson « Rien que de l’eau » qui est un succès récompensé par une Victoire de la Musique en 1993. 1995 voit la sortie d’un album en public enregistré aux Francofolies de La Rochelle avec des duos: « Comme ils l’imaginent ». Et, la même année, Véronique Sanson épouse l’humoriste Pierre Palmade dont elle divorce en 2001. Le début des années 2000 est également marqué par un album hommage à Michel Berger disparu en 1992: « D’un papillon à une étoile ». Un album « live » suit la tournée avec les chansons de Berger. Autre étape importante pour la chanteuse: en octobre 2007, elle est l’invitée d’honneur des fameuses « Nuits de Champagne » à Troyes et elle y chante accompagnée par 900 choristes. Elle y découvre le charme des polyphonies et s’en sert lors de ses spectacles suivants où les choristes occupent une place plus importante. Trois ans plus tard sort l’album « Plusieurs lunes ». 40 ans après sa sortie, le premier album de Véronique Sanson est réédité en CD dans un coffret spécial de luxe où se côtoient les chansons originales remasterisées, des bonus inédits et un DVD enregistré lors d’un concert ayant eu lieu à Bruxelles en décembre 2011. Elle reçoit une nouvelle Victoire de la Musique le 8 février 2013 mais cette fois pour honorer l’ensemble de sa carrière. En 2014, une compilation reprenant les chansons de « l’époque américaine » de Sanson est commercialisée. Elle est l’occasion pour la chanteuse de remonter sur scène dans le cadre d’une tournée où elle reprend exclusivement ces titres-là enregistrés initialement aux Etats-unis à la fin des années 1970. En novembre 2016 sort le quinzième album studio de Véronique Sanson avec des chansons originales. Il porte le titre « Dignes, dingues, donc » et est promotionné par la chanson « Et je l’appelle encore », écrite par Véronique et composée par son choriste belge Mehdi Benjelloun. Cette dernière est nommée dans la catégorie « chanson originale de l’année » et Véronique comme artiste interprète féminine de l’année aux Victoires de la Musique de l’Année 2017. Elle entame alors une grande tournée de concerts qui est interrompue à la rentrée 2018 pour soigner une tumeur qui l’oblige aussi à se reposer durant quelques mois. Et, pour le plus grand plaisir de ses admirateurs, la chanteuse reprend ses spectacles en pleine forme à partir de février 2019.
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La pochette du CD live sorti en 2011

24 avril 1963 : Naissance, à Châlons-sur-Marne, sous le nom de Emmanuel Cabut, du chanteur français Mano SOLO. C’est en 1980 que Manu Cabut, fils du dessinateur Cabu, intègre, comme guitariste, un groupe punk: les Chihuahuas. Six ans plus tard, il apprend qu’il est séropositif. Au début des années 1990, alors que le temps presse, il se décide à interpréter ses textes. Son premier album enregistré sous le nom de Mano Solo, « la Marmaille nue », sort en 1993 et se vend à 100.000 exemplaires. Un deuxième album sort deux ans plus tard et a pour titre « Les Années sombres ». La même année, en 1995, l’artiste annonce publiquement au Bataclan de Paris qu’il a contracté le SIDA. Les enregistrements de disques vont se poursuivre à un rythme régulier ensuite mais avec des succès divers. Il y aura « Frères Misère » en 1996 suivi de quelques enregistrements publics (« Je sais pas trop » en 97, « Internationale Shalala » en 99 et « La Marche » en 2002) mais aussi « Dehors » en 2000 et « Les Animals » en 2004. Deux ans plus tard, Mano Solo ne renouvelle pas son contrat avec la maison de disques Warner. Pour son nouvel album, « In The Garden », sorti en mars 2007, il propose aux internautes de l’aider par une souscription destinée à payer les frais de promotion une fois l’album réalisé. La souscription lancée le 18 septembre s’avère peu concluante: il n’y a que 2.800 souscripteurs par internet. Et les 35.000 exemplaires vendus dans les bacs remboursent la banque du prêt contracté par l’artiste pour produire l’opus. Sans plus. Le 28 septembre 2009 sort un nouvel album, le dernier: « Rentrer au port ». Le chanteur entame alors une série de concerts à l’Olympia de Paris mais le 12 novembre, il doit être hospitalisé. Mano Solo meurt le 10 janvier 2010 à l’âge de 46 ans, des suites de plusieurs anévrismes. Il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise. En novembre 2011 sort l’enregistrement du dernier concert de Mano à l’Olympia en 2009. Les bénéfices des ventes sont versés à l’association « Fazasoma » qui vient en aide à la population malgache et que Mano Solo soutenait depuis 2006. Une collection de livrets de toutes les chansons de Mano Solo pour piano, chant et guitare sort en 2012 aux Éditions Capte Note – Planète Partitions. Artiste complet, Mano Solo dessinait et peignait notamment les pochettes de ses albums. Il écrivait aussi et, avec l’argent de la musique, avait monté sa propre société d’édition (« La Marmaille nue »). Il publia, en 1995, un recueil de poèmes (« Je suis là ») et, en 1996, un roman (« Joseph sous la pluie »). Ces deux ouvrages ont été rassemblés dans un livre, « Joseph sous la pluie », publié par Points en janvier 2012.
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24 avril 1973 : Naissance de la chanteuse belge Anik NAK. A 21 ans, la jeune néerlandophone Anik Vandercruyssen enregistre, sous le pseudonyme subtil Anik Nak, un album avec une partie des musiciens du groupe de rock Machiavel très célèbre en Belgique. Sur cet opus intitulé « Voilà », Roland De Greef et Mario Guccio lui confectionnent, en français, des chansons sur mesure: « Je te veux » ou encore « Tout est magnifique ». Le succès très faible de ces chansons, malgré quelques passages sur les ondes belges et des concerts aux Francofolies de Spa, au Dour Music Festival ou au Marktrock, oblige la jeune femme à se tourner vers d’autres projets comme le théâtre. En 1998, elle suit les cours de l’école internationale de théâtre « De Kleine Academie » et elle tourne ensuite dans quelques films comme « Hombres Complicados » de Dominique Deruddere ou « Friday Fishday » de Jan Bucquoy.
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Jofroi en 1976

24 avril 1976 : Le 15e festival de la chanson française d’Obourg a lieu ces samedi 24 et dimanche 25 avril dans la petite localité belge située près de Mons. Au programme: le groupe « Nuit câline à la villa mon rêve », JOFROI, Paul LOUKA, Catherine LARA et Maxime LE FORESTIER.

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24 avril 2001 : Jusqu’au 29 avril, la chanteuse KEREN ANN assure la première partie du spectacle d’Henri SALVADOR à l’Olympia de Paris. Il faut dire que celle qui a permis à « Monsieur Henri » de revenir au devant de la scène avec sa chanson « Jardin d’hiver » a également enregistré un premier album intitulé « La biographie de Luka Philipsen ».
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24 avril 2019 : Décès, à Paris, le jour des ses 74 ans, du chanteur français Dick RIVERS à la suite d’un cancer. Sa biographie se trouve ci-dessus à la date de sa naissance : le 24 avril 1945.
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18 AVRIL

Charles-Louis Pothier

18 avril 1881 : Naissance, à Bordeaux, de l’auteur, parolier et librettiste français Charles-Louis POTHIER. Pour en savoir plus sur la vie et la carrière artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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Jean Richard en 1963

18 avril 1921 : Naissance, à Bessines, de l’acteur et directeur de cirque français Jean RICHARD. Pour en savoir plus sur les activités de chanteur de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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18 avril 1956 : Naissance, à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, de l’auteur, compositeur, interprète, producteur, acteur, éditeur et peintre français Francky VINCENT. Né au sein d’une famille modeste, il passe sa jeunesse dans les quartiers populaires de Pointe-à-Pitre. Alors qu’il se trouve un boulot très précaire à l’âge de 18 ans, il se passionne pour les percussions et fait partie d’un groupe de musiciens qui anime les bals populaires locaux: « Tabou n° 2 ». La formation enregistre alors deux albums. En 1976, Francky est en Guyane où il effectue son service militaire. Et, à son retour en Guadeloupe, il relance le groupe « Tabou n° 2 » qui enregistre un troisième album intitulé « Retour en force » en 1978. Mais, de plus en plus, l’artiste pense qu’il devrait se séparer du groupe et entreprendre une carrière en solo. C’est ce qu’il fait en 1980 en enregistrant un premier album où il se nomme « Doc Porno » et où il dévoile un répertoire grivois empiétant parfois volontairement sur une certaine pornographie provocante. Commercialisé de manière très discrète, ce premier album atteint quand même le chiffre de 50.000 ventes. Les années 1980 sont celles de la consécration de Francky Vincent dans toute la communauté antillaise du monde où il est surnommé, notamment, le « Zoukeur X ». Au début des années 1990, le chanteur interprète ses textes en français et cela lui ouvre d’autres horizons. En 1991, il enregistre l’album « Alice ça glisse » dont il vend plus de 70.000 copies et qui lui permet de se produire à l’Olympia de Paris. Il décide d’ailleurs de s’installer dans la capitale française l’année suivante. En 1994, il signe un contrat avec la firme discographique Arcade et l’album « Fruit de la passion » (« Vas-y Francky c’est bon ») est un « tube » phénoménal.
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La gloire est désormais au rendez-vous de l’artiste qui multiplie les concerts, les passages télévisés, les tournées et les ventes de disques. Cette grande popularité va durer pendant quelques années. Puis, au début des années 2000, Francky Vincent décide d’investir un peu de son argent dans l’ouverture d’un restaurant en région parisienne: « Le Francky Vincent Café ». Mais il connaît alors quelques problèmes de droit social avec ses employés et la justice s’en mêle en 2003. Quelques mois plus tard, l’artiste quitte Paris pour s’installer à Brévans dans le Jura (F). Il enregistre aussi un nouvel album où la chanson « Droit de réponse » évoque ses soucis judiciaires. Contre toute attente, Francky Vincent signe un nouveau contrat discographique avec Universal en 2009 et, d’emblée, il connaît à nouveau un grand succès avec des titres évocateurs comme « Tu veux mon zizi » ou « Moi j’aime scier » (adaptation personnelle du célèbre « YMCA » des Village People). Le 8 octobre 2011, il est sur la scène parisienne de Bercy où il fait partie des invités de la Grande Nuit de l’Outre-Mer en interprétant « Fruit de la passion », « Alice ça glisse » et « Le Tourment d’amour ». En 2014, l’artiste enregistre un album de reprises intitulé « Couleur Francky » et, un an plus tard, il écrit un livre autobiographique qui est édité sous le titre « Ma fesse cachée ». En 2017, Franky revient au devant de l’actualité musicale grâce à un duo avec Eve Angeli: « T’es chiant(e) ». Peu de temps après, il sort, toujours avec Eve Angeli, un album de reprises intitulé « Le binôme du siècle » et qui contient des chansons en versions zouk de Johnny Hallyday, France Gall, Zouk Machine, mais d’Eve Angeli comme « Avant de partir » ou « Elle ».
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Pochette de l’album « Cyclo en 2013

18 avril 1964 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de la chanteuse française ZAZIE. De son vrai nom Isabelle Marie Anne de Truchis de Varennes, elle est auteure, compositrice et interprète. L’enfance de cette fille d’une prof de musique et d’un architecte est bercée par la chanson française et la musique classique. A quatre ans, elle dit avoir déjà écrit sa première chanson. Mais elle se perfectionne ensuite en apprenant le violon, le piano et la guitare. Après les classes secondaires, elle s’oriente vers la kiné et les langues étrangères mais elle se lance dans le mannequinat. Elle va alors défiler pour des célèbres couturiers comme Saint-Laurent ou Lagerfeld. Profitant des contacts qu’elle a noués ça et là, elle veut changer d’univers et se diriger vers la musique où elle accompagne d’autres chanteurs et pose sa voix sur des pubs télé. Parmi ses rencontres intéressantes, il y a celle de l’auteur Etienne Roda-Gil qui lui conseille de se lancer dans la chanson et d’écrire ses textes. En 1992, elle sort ainsi son premier album: « Je tu ils ». L’opus n’est pas un succès commercial car il se vend à environ 30.000 exemplaires. Mais la chanson « Sucré salé » passe bien sur les radios, fait connaître la longiligne et charmante Zazie et lui permet d’obtenir la Victoire de la Révélation féminine.
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Son second album, « Zen », est beaucoup mieux accueilli deux ans plus tard et reste un des plus acheté de la carrière de Zazie jusqu’ici. Les singles diffusés à la radio sont nombreux: « Larsen », « Un point c’est toi » et « Zen » entre autres. Le clip de « Larsen » reçoit une Victoire de la musique et Zazie part en tournée dans toute la France. De plus, elle commence à composer pour d’autres artistes comme Florent Pagny, Patricia Kaas ou Pascal Obispo avec qui elle chante en duo « Les meilleurs ennemis » en 1996. Poursuivant sur sa lancée, elle obtient la Victoire comme interprète de l’année en 1998. Son album suivant a pour titre « Made in love » et est également un très gros succès commercial avec 400.000 exemplaires vendus. Il contient des chansons comme « Tous des anges » et « Tout le monde » qui sont très appréciées du public. La popularité de Zazie s’étend alors jusqu’en Asie et elle fait une tournée de concerts en Birmanie, au Vietnam et au Cambodge notamment. Parallèlement à cela, Zazie va signer l’un des plus gros « tubes » de Johnny Hallyday: « Allumer le feu ». Durant l’été 2001, elle vend plus de 500.000 copies d’une chanson qu’elle interprète en duo avec Axel Bauer: « A ma place ». Quelques mois plus tard, la chanson « Rue de la Paix » annonce le nouvel opus de Zazie: « La zizanie ». En 2002, la chanteuse reçoit une nouvelle Victoire comme artiste de l’année et, en août, elle devient la maman d’une petite fille. Deux ans plus tard, Zazie commercialise un cinquième album plus pop. C’est « Rodeo » qui marque véritablement un virage musical dans sa carrière. En 2007 sort « Totem » avec les singles « Des rails » et « Je suis un homme ». Fin 2008, reconnaissance suprême, la première compilation de Zazie est disponible dans les bacs des disquaires: « Zest of », avec 16 ans de chansons en 36 titres dont deux inédits. Contrairement à Michel Fugain qui, au même moment, ne parvient pas à tenir le pari de sortir un mini-album à chaque saison pendant un an, Zazie, elle, mène avec succès une opération similaire. En 2010, elle poste sur internet un mini-album de sept titres chaque semaine pendant sept semaines. A la fin de la période, les 49 titres ainsi enregistrés sont réunis dans un coffret constituant le septième album de la carrière de Zazie. Début 2013, la chanteuse aborde encore un nouvel univers avec les chansons de « Cyclo » dont « Vingt ans » est bien accueillie par les médias. Le 10 janvier 2015, Zazie devient coach de la quatrième saison de l’émission télé à succès de TF1, « The Voice », aux côtés de Jenifer, Mika et Florent Pagny. Fin 2015, Zazie sort l’album « Encore heureux » et la chanteuse annonce son retour sur scène avec un nouveau spectacle intitulé comme celui de Maurane quinze ans plus tôt: « L’Heureux Tour ». La tournée commence le 20 février 2016 à Vélizy, passe ensuite par les Folies Bergère à Paris du 16 mars au 1er avril, et se termine fin 2016 en faisant escale en Belgique en septembre 2016. En mai 2018, le nouveau single de Zazie a pour titre « Speed » et obtient rapidement un succès qui préfigure celui de l’album « Essenciel » qui est commercialisé trois mois plus tard.
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Jacqueline Maillan

18 avril 1968 : Jacqueline MAILLAN est sur la scène de l’Olympia de Paris pour y chanter. Accompagnée par un grand orchestre dirigé par François Rauber, qui fut le chef d’orchestre de Jacques Brel, la comédienne y enregistre un 45 tours avec deux chansons: « Ce concerto » et « Oh ! non ce n’est pas toi ». 2 morceaux signés par Françoise Dorin et Michel Emer. Mais, ci-dessous, vous avez droit à toute l’introduction de ce spectacle où la comédienne évoque son statut d’idole… au Lichtenstein.
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Pierre Dudan en 1968

18 avril 1969 : Le chanteur suisse Pierre DUDAN, auteur, compositeur et interprète du célèbre succès « On prend le café au lait au lit » en 1945, est victime d’une attaque cardiaque à l’âge de 53 ans. Une sérieuse alerte pour le chanteur qui s’éteindra quinze ans plus tard.
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Pierre Rapsat

18 avril 2003 : Un an après le décès de l’artiste belge Pierre RAPSAT, un DVD posthume est commercialisé avec l’enregistrement du concert proposé au Cirque Royal de Bruxelles le 28 avril 2001.
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La pochette de l’album « La garçonnière »

18 avril 2011 : Sortie du premier album de la chanteuse et comédienne belge Stéphanie CRAYENCOUR. L’opus a pour titre « La garçonnière » et a été réalisé par l’auteur, compositeur et interprète belge Saule. L’ensemble musical se promène du côté de la country-pop en français.
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