8 AVRIL

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BREL Jacques

Jacques Brel en 1957 – Photo (c) Jacques Aubert

L’auteur, compositeur, interprète, réalisateur et acteur belge Jacques BREL naît le 8 avril 1929 à Schaerbeek (Bruxelles). Enfant, Jacques est élevé dans la cartonnerie familiale et n’est pas un grand fan de l’école. Mais il a quand même une préférence pour la langue française et, à quinze ans à peine, il écrit déjà des poèmes et il crée une troupe de théâtre au sein d’un mouvement de jeunesse catholique. Dès que Jacques est en âge de travailler, son père l’engage au service commercial de la fabrique de carton. Mais le garçon n’est pas fait pour ça et rêve d’autres horizons: il sera chanteur. C’est donc en autodidacte qu’il compose ses premières mélodies sur sa guitare ou sur le piano de la maison. Alors qu’il vient d’épouser « Miche » (Thérèse Michielsen), il commence à chanter en 1950. Pendant trois ans, il n’a de cesse de convaincre son entourage du bien fondé de ses chansons. En vain. Mais il ne se décourage pas et, en 1953, Jacques Brel envoie une maquette, réalisée à ses frais sur un 78 tours, au découvreur de talents français Jacques Canetti. Ce dernier est aussi le propriétaire du théâtre des Trois Baudets à Paris et, ayant écouté les chansons de Brel, il l’invite à venir s’y produire. Jacques quitte alors foyer et famille pour vivre seul dans la capitale française. De petit contrat en petit contrat, il se retrouve en lever de rideau des spectacles de l’Olympia de Paris dont le directeur, Bruno Coquatrix, finit par remarquer la détermination du chanteur. A Bruxelles, Brel se produit à l’Ancienne Belgique en première partie du chanteur flamand Bobbejaan Schoepen. Et, ailleurs, il précède sur scène des artistes comme Dario Moreno ou Philippe Clay. Parallèlement à ce début de carrière sur scène, Jacques Brel publie ses premiers disques avec, notamment, la chanson « Grand Jacques » en 1954.
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En 1956, il fait la rencontre de François Rauber, un pianiste qui deviendra l’orchestrateur de ses chansons. Avec lui, il enregistre son premier grand succès: « Quand on n’a que l’amour ».
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Un an plus tard, Jacques Brel se lie d’amitié avec un autre musicien qui, lui, sera son accompagnateur sur scène: Gérard Jouannest. Ce dernier composera également un bon nombre de musiques pour et avec Jacques. Le deuxième 33 tours de Brel reçoit le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros en 1957 et, un an plus tard, l’artiste est à l’Olympia. Les galas et les enregistrements de disques vont alors se multiplier: en 1959, il est tête d’affiche à Bobino et il y crée « Ne me quitte pas ».
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Les succès vont alors se suivre pendant quinze ans: « Le plat pays », « La Fanette », « Les Vieux », « Jef », « La valse à mille temps », « Mathilde », « Les bourgeois », « Madeleine », « Ces gens-là » ou encore « Amsterdam » dont il n’existera jamais qu’un enregistrement public réalisé en 1964.
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Alors qu’il a 37 ans, Jacques Brel décide de faire ses adieux à la scène à l’Olympia de Paris en 1966. A sa sortie de scène, ils sont nombreux à l’entourer et les plus reconnaissables ont pour nom Bruno Coquatrix, Eddie Barclay, Hugues Aufray ou Edouard Caillau.
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Après ce concert mémorable du chanteur, il décide toutefois d’honorer tous les contrats prévus pendant encore environ un an. Puis, cela en sera fini des spectacles de l’artiste mais l’homme a encore beaucoup de projets artistiques en tête: enregistrer des disques mais aussi jouer au cinéma puis réaliser des films. Il obtient ainsi le rôle principal d’un film d’André Cayatte en 1967: « Les risques du métier ». De retour d’un voyage aux Etats-Unis où il est tombé en admiration devant ce spectacle musical, Jacques Brel décide d’adapter en français et de monter sur scène « Don Quichotte de la Mancha ». Les représentations ont lieu en octobre 1968 au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Jacques y apparaît en héros aux côtés de Sancho Pança dont le rôle est interprété par Dario Moreno. Mais, alors que le spectacle est prévu à Paris, Dario Moreno décède subitement le 1er décembre. Et c’est Robert Manuel qui reprend son rôle au pied levé.
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En 1969, l’acteur Brel tourne dans « Mon oncle Benjamin » d’Edouard Molinaro. En même temps, il suit des cours d’aviation et pilote de petits avions de tourisme. Puis, il passe de l’autre côté de la caméra pour réaliser les films « Frantz » avec Barbara en 1971 et « Far West » en 1973. Ces deux longs métrages tournés en Belgique ne sont pas des succès. Avant de partir vivre aux îles Marquises, Jacques Brel tourne encore dans « L’aventure c’est l’aventure » de Claude Lelouch et joue le rôle de François Pignon dans « L’emmerdeur » d’Edouard Molinaro sur un scénario de Francis Veber. En 1974, il s’installe aux Marquises avec l’ex-danseuse Madly Bamy, qu’il a rencontrée sur le tournage du film de Lelouch, mais il faut l’opérer d’un cancer du poumon. La maladie ne le quitte plus et, en 1977, il enregistre un tout dernier album après cinq ans d’absence. Ce disque, dont la commercialisation est menée de main de maître par Eddie Barclay, est un succès énorme dont il ne profite que quelques mois car, en juillet 1978, son cancer s’aggrave et il est rapatrié à Paris où il s’éteint le 9 octobre 1978. L’artiste repose au cimetière d’Atuona, Hiva Oa, aux îles Marquises. A quelques pas du peintre Paul Gauguin.
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En 2003, pour le 25e anniversaire de sa disparition, Universal Music commercialise une compilation de ses plus grandes chansons qui voisinent cinq titres inédits qui avaient été enregistrés en 1978. Il s’agit là de chansons pour lesquelles Jacques Brel aurait émis le souhait, auprès d’Eddie Barclay toujours vivant en 2003, qu’elles ne soient jamais révélées au grand public.
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MORISSE Lucien

Lucien Morisse en 1961

L’homme de médias et directeur de radio Lucien MORISSE naît le 9 mars 1929 à Paris sous le nom de Lucien Trzesmienski. Discothécaire à la RTF, la Radiodiffusion Télévision Française, Lucien est remarqué par le journaliste Pierre Sabbagh qui lui confie, en 1950, l’illustration sonore du journal télévisé qui doit alors être réalisée en direct. En 1956, les fondateurs de la toute nouvelle radio périphérique française Europe 1 font appel à ses services pour créer un nouveau style de radio qui soit populaire. Cela marche bien et, en 1960, il devient le responsable de la programmation musicale de la station. Il est le premier à instaurer en France le système de la playliste qui est alors en vigueur sur les radios américaines. Mais Lucien Morisse est aussi animateur de l’émission « Le Discobole » et, en octobre 1960, il casse en direct le troisième 45 tours de Johnny Hallyday qu’il estime mauvais. En fait, la vérité est peut-être à chercher ailleurs: à cette époque Lucien Morisse est en couple avec la chanteuse Dalida qui vient d’enregistrer la même chanson que Johnny: « Itsy bitsy petit bikini ».
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Très créatif, il est à la base du lancement d’émissions comme le fameux « Musicorama » d’Europe 1 ou encore le célèbre « Salut les copains ». Mais il est aussi le directeur du label « Disc’Az » dont les artistes sont souvent programmés sur Europe 1: Pascal Danel, Michel Polnareff, Saint-Preux, Gilles Marchal, etc. Le 8 avril 1961, il finit par épouser Dalida après cinq ans de vie commune.
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Mais leur mariage ne dure que quelques mois et, en 1963, il épouse la mannequin Agathe Aëms avec qui il aura deux enfants. Le 11 septembre 1970, Lucien Morisse se suicide par arme à feu dans son appartement parisien. Il avait 41 ans.
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8 AVRIL

 

 

8 avril 1929 : Naissance, à Schaerbeek (Bruxelles), de l’auteur, compositeur, interprète, réalisateur et acteur belge Jacques BREL. Pour en savoir plus sur la vie et la carrière de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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9 MARS

Lucien Morisse en 1961

9 mars 1929: Naissance, à Paris, de l’homme de médias et directeur de radio Lucien MORISSE sous le nom de Lucien Trzesmienski. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître une brève biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Jean-Jacques Debout en 1979 – Photo (c) Léonard De Raemy

9 mars 1940 : Naissance, à Paris, du compositeur et interprète français Jean-Jacques DEBOUT. Durant son enfance, qu’il passe à Saint-Mandé en famille, le jeune garçon se passionne pour la musique et intègre une chorale. Inscrit par sa grand-mère à un concours de chant organisé sur la Place du Tertre à Montmartre, il y interprète un classique de Charles Trenet qui, présent, le félicite pour sa prestation. Trenet recommande même à Patachou de l’engager comme artiste dans son établissement. Suite à cela, au fil des mois, les spectacles se multiplient et, en 1959, il enregistre une chanson signée par Maurice Vidalin et Jacques Datin: « Les boutons dorés ». C’est le premier et grand succès de l’interprète Debout. Quand il revient du service militaire en 1962, la donne a changé et les « yé-yés » ont envahi les postes transistors. Mais Jean-Jacques s’adapte et compose des chansons pour les idoles: « Tous mes copains » pour Sylvie vartan et « Pour moi la vie va commencer », qu’il interprète aussi lui-même, pour Johnny Hallyday. En 1964, il enregistre « Nos doigts se sont croisés », chanson avec laquelle il remporte la première édition du concours de la Rose d’Or d’Antibes. Jean-Jacques Debout rencontre alors une jeune actrice qui a pour nom Chantal Goya. Ils se marient le 25 février 1966 à Nogent-sur-Marne. Quatre ans plus tard, il compose les chansons de « la Revue » du Casino de Paris pour Zizi Jeanmaire. Doué pour composer des musiques de spectacles, il répond à la demande des producteurs de télévision français Maritie et Gilbert Carpentier pour lesquels il imagine des grands shows. Ceux de Sylvie Vartan obtiennent des succès remarquables. En 1973, Jean-Jacques renoue avec le succès grâce à la chanson « Redeviens Virginie ».
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A partir de 1975 et la chanson « Adieu les jolis foulards », il va devenir le pygmalion de son épouse Chantal Goya pour qui il va composer des chansons à destination des enfants. La recette est simple mais connaît une énorme popularité: chaque chanson est pour ainsi dire consacrée à un personnage. Il y a Bécassine, Tintin, Snoopy, les Pieds Nickelés, Pinocchio, le lapin, le chat botté ou Pandi panda. En 1979, comme interprète, Jean-Jacques Debout sort un 45 tours qui tourne bien sur les radios: « Les rues de Paris ». Onze ans plus tard, il profite de l’engouement du disque compact pour réenregistrer tous ses succès et de nouvelles chansons sur un album judicieusement intitulé « Depuis 1959… avec toi ». En 1992, un vieux rêve va se réaliser: la comédie musicale « Paul et Virginie » se joue à Paris et Jean-Jacques joue le rôle de Bernardin de Saint-Pierre aux côtés notamment de la jeune Claire Keim. Le 9 mars 1996, Jean-Jacques fête son anniversaire sur la scène du Palais des congrès de Paris pour un concert exceptionnel. Il enregistre un nouvel album en 1997: « A Long Island ». En 2006, Debout fait partie de la tournée des idoles « Âge tendre et Têtes de bois ». En février 2013, Jean-Jacques sort un nouvel album intitulé « Bourlingueur des étoiles » et, très prolifique cette année-là, il enregistre également l’album « Les chansons des guinguettes » qui est commercialisé en décembre. Dans la foulée, en juillet 2014, l’artiste publie un opus intitulé « Sur le chemin du bonheur » où il interprète, à sa façon, les grandes chansons françaises des années 1930, 1940 et 1950. Trois ans plus tard, c’est à l’acteur et chanteur Jean Gabin qu’il consacre un album où l’on retrouve des chansons de Gabin (« Maintenant je sais », « Quand on s’promène au bord de l’eau » ou « La môme caoutchouc ») mais aussi des morceaux basés sur les films de l’acteur : « Quai des brumes », « La bête humaine », « Mélodie en sous-sol » ou « Comme un singe en hiver ».
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Jean-Luc Fonck (c) Magali Bonczijk

9 mars 1957 : Naissance, à Arlon, du chanteur belge Jean-Luc FONCK (STTELLLA). Humoriste et aussi écrivain-poète talentueux, Jean-Luc se révèle d’abord comme le fondateur, avec sa compagne Mimi, du groupe musical déjanté Sttellla en 1975. Il passe son adolescence à Bruxelles où les débuts du groupe sont assez difficiles. Mais, avec un peu d’expérience et de tenacité, le succès s’installe petit à petit pour faire de Sttellla le groupe le plus en vue de la scène francophone belge jusqu’en 1993. Le répertoire de Sttellla fait une large place à des jeux de mots savoureux utilisés dans un environnement de surréalisme à la belge: « Nagasaki ne profite jamais » ou « L’eczéma tranquille ». Sa popularité s’étend à la France, à la Suisse et au Québec et un « tube » est incontournable: « Torremolinos ».
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A ce moment, Jean-Luc et Mimi se séparent après avoir livré plus de 500 concerts avec le groupe. Jean-Luc Fonck décide alors de poursuivre seul sa carrière musicale sous son nom. Avec succès puisque, dès 1995, une tournée de deux ans réunit près de 120.000 spectateurs. Au début des années 2000, l’artiste décide de diversifier ses activités en rédigeant, notamment, ses fameuses « histoires à délire debout ». En 2013, il obtient un grand succès en présentant un spectacle où il raconte ses rêves totalement déjantés. En mars 2014, il revient à la chanson en entamant une tournée qui a pour nom « Grabatour » et en proposant un nouvel album intitulé « Oune, dosse, treize ». Le 9 mars 2015, jour de son anniversaire, Jean-Luc reçoit à Charleroi un « Octave d’honneur », l’équivalent belge francophone des Victoires de la Musique, pour sa carrière de 40 ans. Le 9 mars 2017, Jean-Luc fête son soixantième anniversaire sur la scène du Cirque Royal à Bruxelles. Depuis 2016, Jean-Luc improvise une chanson chaque vendredi matin dans l’émission « Le 8/9 » sur VivaCité, la radio généraliste de la chaîne publique belge francophone RTBF. Et, à l’occasion de « Viva for Life », opération caritative de la radio pour les enfants défavorisés, l’artiste décide de commercialiser un album avec 19 de ces chansons étonnantes. L’opus « Sttellla : les carabistouilles de Jean-Luc Fonck » sort à la fin de l’année 2018 et sert de base à la tournée « Carabistour » qui prend son envol en mars 2019.
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9 mars 1964 : Naissance, à Dieppe, de la comédienne, actrice, humoriste mais aussi chanteuse française Valérie LEMERCIER. Mieux connue pour ses rôles au cinéma que pour ses disques, Valérie Lemercier possède cependant un répertoire de chansons assez conséquent. Compagne, un moment, du musicien français Bertrand Burgalat, elle semble avoir toujours apprécié la musique. Ainsi, dès qu’elle en a l’occasion, elle n’hésite pas à pousser la chansonnette avec, toujours, ce certain décalage qui caractérise la personnalité de Valérie Lemercier. Elle participe ainsi à de nombreux duos tels « Comme beaucoup de ces messieurs » avec Divine Comedy en 1996, « Pourquoi tu t’en vas » avec Christophe Willem en 2007, « Le coup de soleil » avec Vincent Delerm en 2007 ou « La grande amour » avec Marc Lavoine en 2009. En 1996, elle publie un album intéressant dont l’un des titres connaît un petit succès radiophonique: « Goûte mes frites ».
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Alors qu’elle n’a plus renouvelé son expérience de chanson, Valérie Lemercier se décide à réaliser elle-même un long métrage inspiré par la vie de Céline Dion. Précisant qu’il s’agit d’un hommage et non d’une caricature, la réalisatrice et actrice a néanmoins la pudeur de modifier les noms des principaux personnages : Céline Dion devient Aline Dieu et René Angélil devient Guy-Claude Kamar. Cette comédie dramatique franco-canadienne est prévue pour être projetée dans les salles de cinéma à la fin de l’année 2020. Mais la pandémie du coronavirus covid-19 a raison de l’agenda élaboré et tout est reporté, provisoirement toutefois, à novembre 2021.
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9 mars 2015 : La cérémonie de remise des Octaves de la Musique belge francophone a lieu au Palais des Beaux-Arts de Charleroi. Pour en savoir plus sur cette soirée et sur la liste des lauréats, veuillez CLIQUER ICI
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