21 SEPTEMBRE

21 septembre 1983 : Naissance, à Dakar au Sénégal, de l’auteur, compositeur et interprète français YCARE sous le patronyme de Assane Attyé. Libanais d’origine, Sénégalais de naissance et Français d’adoption, Ycare a une enfance marquée par un grave accident. Immobilisé, il apprend la guitare et commence à écrire des chansons très tôt. Il débarque un jour en France pour suivre ses études supérieures. Et, simultanément, il présente ses chansons dans des cafés de Montpellier. Installé à Paris, il décroche un diplôme qui lui permet de devenir trader en matières premières. A ce moment, des amis, convaincus par ses talents artistiques de musicien et de chanteur, l’inscrivent aux auditions de l’émission télévisée française « Nouvelle Star ». Il y effectue un superbe parcours pour terminer en quatrième position en 2008. Il part ensuite à Dakar où il enregistre une maquette dans le studio de Youssou N’Dour. Ces essais servent à alimenter son premier album, « Au bord du monde », qui sort le 29 juin 2009 avec un extrait immédiatement envoyé aux radios: « Alison ». Ce disque obtient, comme on dit poliment, un beau succès d’estime qui ne touche pas le grand public. Par contre, deux ans plus tard, la première chanson à être extraite du deuxième album d’Ycare se révèle rapidement être un « tube » et « Lap Dance » est un des grands succès de l’été 2011.

Cette popularité lui permet de se retrouver sur scène à de nombreuses reprises et d’être à l’affiche de certains festivals d’été comme les Francofolies de Spa (B) en juillet 2012. Un troisième opus dont le titre est « La Somone » sort en mars 2014. Ce dernier ne semble pas obtenir le succès populaire et médiatique attendu.L’année suivante, Ycare quitte sa maison de disques et devient indépendant. Il dit écrire trop de titres pour se contenter d’un album tous les trois ans. Il lance donc une collecte de financement participatif au terme de laquelle il récolte 36.232 € de la part de 663 contributeurs. Il s’engage alors dans une tournée acoustique où il s’accompagne à la guitare dans toute la France. Le 3 février 2016, Ycare se produit dans la salle de la Nouvelle Eve à Paris et il y enregistre un album en public qui est disponible chez les disquaires le mois suivant et qui a pour titre « Un tour sans fin ».
.
**********
.

En 1986

En 1986

21 septembre 1990 : Décès, à Forest, dans la banlieue de Bruxelles, du comédien et chansonnier belge Jacques LIPPE. Il naît à Nivelles le 19 avril 1925 et, après avoir suivi une formation pour devenir comédien, Jacques commence à se faire connaître en 1940 par des imitations de Fernandel. Il devient ensuite chansonnier mais le genre va s’essoufler à l’approche des années 1960. Ayant plusieurs cordes artistiques à son arc, Jacques Lippe s’oriente alors vers le théâtre et, surtout, la comédie. S’il a joué « le Bourgeois Gentilhomme » de Molière, son rôle le plus marquant reste celui du père Beulemans dans la pièce typiquement bruxelloise « Le Mariage de Mademoiselle Beulemans ». En 1986, touché par la musique et le texte qu’on lui propose, il enregistre une chanson intitulée « Où es-tu mon bon vieux Bruxelles » qui lui colle parfaitement à la peau.

Deux ans plus tard, avec un autre comédien belge qui chante également, Léonil Mc Cormick, il crée le Théâtre de la Valette qui se trouve à Ittre près de Nivelles en Belgique. Jacques Lippe a aussi joué dans quelques films comme « Home sweet home » de Benoît Lamy en 1973 ou « L’oeuvre au noir » d’André Delvaux en 1988. Jacques Lippe meurt d’un cancer du poumon le 21 septembre 1990.
.
**********
.
21 septembre 1991 : Dix ans après la mort de l’auteur-compositeur et poète-interprète français Georges BRASSENS, des artistes belges francophones lui rendent hommage au cours d’un spectacle télévisé intitulé « Brassens Vivant » et présenté au Théâtre de La Louvière (B). Sont présents, pour reprendre les grands succès du grand Georges, Paul LOUKA (« Auprès de mon arbre » et « Bonhomme »), Philippe LAFONTAINE (« Brave Margot » et « Je m’suis fait tout petit »), Pierre RAPSAT (« La non demande en mariage »), Claude SEMAL (« Le gorille »), Koen DE CAUTER (« La princesse et le croque-notes »), Joseph REYNAERT (« Les amoureux des bancs publics »), Philippe ANCIAUX (« Marche nuptiale ») et Dieudonné KABONGO (« Une jolie fleur »). Au rayon des prestations sans doute les plus originales, il faut relever celle du groupe vocal ZAP MAMA (« Chanson pour l’Auvergnat ») et, surtout, celle d’Héléna LEMKOVITCH, rare femme à interpréter « Quatre-vingt quinze pour cent ». La soirée est diffusée en direct par la RTBF, télévision belge francophone.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

13 JUIN

Danielle Messia au début des années 1980 - Photo (c) Jean Lebreton

Danielle Messia au début des années 1980 – Photo (c) Jean Lebreton

13 juin 1985 : Décès à Paris de la chanteuse française Danielle MESSIA des suites d’une leucémie. Née le 27 octobre 1956 à Jaffa sous le vrai nom de Danièle Mashiah, elle a deux ans lorsque ses parents quittent Israël pour la France où ils emménagent dans la région parisienne. En 1960, ses parents divorcent et son père va s’installer aux Etats-Unis pendant que Danielle reste à Paris avec sa soeur et sa maman. Elle aime beaucoup la musique et se passionne pour le folk dès son adolescence. A Orléans où elle est inscrite à la Faculté, elle rencontre d’autres passionnés du genre musical et ils forment ensemble le groupe « Les Grattons Laveurs ». Un premier disque est enregistré en 1970 grâce au chanteur Morice Bénin pour lequel Danielle est choriste de temps à autre. A presque 20 ans, Danielle a envie de prendre son envol artistique seule. Elle part, la guitare sur le dos, à la conquête de l’Europe en faisant la manche en Autriche, en Roumanie et en Italie avant de revenir en France en 1978. Là, elle chante dans le métro, sur les trottoirs et dans les maisons de la culture. Elle essaie aussi de se produire dans les cabarets spécialisés en matière de chanson mais elle essuie toujours des refus. Elle parvient quand même à se faire engager à « L’Ecume » pour les fêtes de fin d’année 1978 et elle y rencontre le musicien Eddy Schaff qui découvre chez elle un potentiel brut à travailler. Il lui fait prendre des cours de chant et travailler sa technique vocale. Le but est de lui faire enregistrer un premier disque pressé à mille exemplaires. Forte de cette première expérience, elle invite 200 personnalités du show-business à découvrir ses chansons: seules deux personnes répondent à l’appel. Parmi elles, il y a Maurice Marouani qui la propose aux disques Barclay et lui permet ainsi d’enregistrer un premier album: « Il fait soleil » sort en 1981 de manière plutôt discrète. Son deuxième album, qui est commercialisé en 1982, obtient les faveurs de quelques programmateurs de radio qui apprécient « De la main gauche ».

En 1983, elle enregistre une reprise intéressante de « Il voyage en solitaire » de Gérard Manset. En octobre de la même année, elle se retrouve sur la scène parisienne de l’Olympia pour les « Olympiades de la chanson ». Elle connaît alors un succès plus large avec « Le paradis des musiciens » que la chanteuse Isabelle Aubret interprète à son tour près de 20 ans plus tard. En 1984, elle quitte Barclay et signe chez Wea son troisième album intitulé « Carnaval » qui sort en 1985. Elle participe au Printemps de Bourges et au festival « Équinoxe en Bretagne » mais, peu de temps après, la leucémie, qui la ronge depuis des mois, s’aggrave. Le 13 juin 1985, Danielle Messia décède à l’âge de 28 ans. Elle est enterrée dans le cimetière du Père-Lachaise à Paris.
.
**********
.

LUX Guy13 juin 2003 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de l’animateur et producteur de télévision français Guy LUX à l’âge de 83 ans. Né le 21 juin 1919, il suit des études à l’école des Arts Appliqués et aux Beaux-Arts avant de se tourner vers la chanson en tant que parolier. A l’aube de la seconde guerre mondiale, alors qu’il a 20 ans, Guy Lux est mobilisé puis fait prisonnier avant de s’évader et de rejoindre la Résistance française puis les troupes alliées. Après la guerre, il ouvre une quincaillerie dans la région parisienne mais il ne rêve que de jeux qu’il propose à la paroisse de son village. Au fil de ses rencontres, Guy Lux finit par proposer une idée originale de jeu à la radio française et cette dernière est acceptée en 1952. Avec l’apparition et l’évolution de la télévision dans les années 1950, c’est finalement vers ce media que Guy Lux se tourne pour y proposer des formules de jeux populaires. Ainsi, dès le début des années 1960, il va lancer quantité de nouvelles émissions ludiques à la télévision française: « La roue tourne », « Intervilles », « Inter-neige » et « Jeux sans frontières » entre autres. Par la suite, Guy Lux intègre ses jeux dans des émissions de chansons et de variétés. De 1965 à 1968, il présente « Le Palmarès des chansons » avec Anne-Marie Peysson.

Cette émission légendaire est suivie par « Domino », « Ring parade », « Système 2 » et « Cadet Rousselle » qu’il anime aux côtés de Sophie Darel. Tenté par le cinéma, Guy Lux va réaliser un film qui ne sera pas un best seller: « Drôles de zèbres » avec, entre autres, Claude François et Alice Sapritch. Les variétés façon Guy Lux ne plaisent pas au pouvoir de gauche qui se met en place en 1981 et l’homme est renvoyé du service public de la télévision française. Mais son écartement sera très provisoire puisque, deux ans plus tard, il revient sur FR3 avec « Cadence 3 », une émission typiquement de son cru. Presque 20 ans après avoir créé ce jeu télévisé, il lance une formule renouvelée du célèbre « Intervilles » sur FR3 en 1985. Et c’est à nouveau le succès pour cette émission estivale. De temps en temps, entre les émissions et les jeux télévisés, Guy Lux revient à ses premières amours en écrivant des chansons. Il le fait pour Bezu en signant son « tube » « A la queue leu leu » et aussi pour un jeune rocker nommé Ritchy (« Poupée sucrée »). A partir de 1991, à contre-coeur, Guy Lux disparaît progressivement des écrans de télé. Il continue cependant à produire et à imaginer des émissions de télévision mais quelque chose est brisé au fond de lui. Il décède, un peu oublié par ses pairs, le 13 juin 2003.
.
**********
.

Karim Gharbi à la biennale de la chanson française en 2010

13 juin 2010 : la demi-finale de la Biennale de la chanson française, un concours de jeunes talents, a lieu au Palace de La Louvière (B). Les candidats présents ont pour nom Pierre Simon (ex-Clandestine), Coenguen, Capucine, Mademoiselle Périlleux et Karim Gharbi. La finale est prévue pour le mois de septembre à Bruxelles.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,