Du neuf « Sous la lune » avec les chansons d’Antoine ARMEDAN

Il y a presque cinq ans sortait le premier album du chanteur belge Antoine Armedan. Nous avions alors eu l’occasion d’en faire l’écho dans les colonnes de « Passion Chanson » (cliquer ICI). Nous parlions alors « d’un disque totalement à contre-courant de ce qui se fait de plus tendance où tel un Brassens, un Béart ou un Duteil du 21e siècle, cet artiste se présente à nous muni d’une seule guitare pour nous emmener dans son « jardin des nouveaux jours » en douze chansons. Et ce qui étonne dans cet univers très personnel, c’est forcément le dépouillement des orchestrations. »
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Fin 2017, le chanteur a sorti un second opus totalement différent, dans la forme, du premier. En évolution constante, le garçon propose cette fois des chansons au format plus restreint, plus condensé, plus direct, plus rythmé et, aussi, un rien plus « festif ». Et il s’agit véritablement de bonne chanson francophone d’aujourd’hui, moderne, qui se place désormais plus dans la lignée des Cabrel et autres Le Forestier. Car, cette fois, il n’est plus question de mélodies où la voix est uniquement soutenue par une guitare mais bien par des orchestrations élaborées qui vont de la ballade au rock et à la country en passant par le reggae.
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En treize titres, Antoine nous rappelle que, chez lui, aucun texte est insignifiant. Et que chaque écrit mérite d’être bien mis en valeur par des musiques qui accrocheront l’oreille pour y rester un bout de temps. Alors, bien sûr, l’amour occupe une belle place dans cet album avec des chansons comme « Sous la lune », « Tant que je passe » ou « La fille qui dort là-haut ». Mais d’autres thèmes sont abordés de manière originale, intéressante et, parfois, onirique. « Dimanche après-midi » est une belle histoire intergénérationnelle et, sur un rythme ensoleillé, « A la sauvette » aborde finement la thématique des vendeurs clandestins.
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Au final, voilà un album qui ne galvaude pas le titre de « varié ». Car il est à la fois multiple musicalement mais aussi très diversifié au niveau des textes. Et le tout est enveloppé d’une qualité qui ne peut que permettre à Antoine Armedan de poursuivre un chemin ascendant dans le domaine de la chanson francophone contemporaine.
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Les chansons sont en écoute ainsi que « téléchargeables » sur le site web de l’artiste (cliquer ICI). Tous les renseignements sur l’artiste ainsi que sur ses concerts s’y trouvent aussi. Et la chanson qui a annoncé l’album, « Si je te disais », est audible ci-dessous.
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Antoine ARMEDAN : Le jardin des nouveaux jours

Armé jusqu’aux dents d’une volonté qui force l’admiration, Antoine Armedan nous propose un disque totalement à contre-courant de ce qui se fait de plus tendance. Tel un Brassens, un Béart ou un Duteil du 21e siècle, cet artiste belge se présente à nous muni d’une seule guitare pour nous emmener dans son « jardin des nouveaux jours » en douze chansons.

Photo (c) Baptiste Mathy

Et ce qui étonne dans cet univers  très personnel, c’est forcément le dépouillement des orchestrations. Mais il n’y a pas que ça. Il y a aussi la construction des textes qui n’est à nulle autre pareille. C’est que l’auteur, compositeur et interprète écrit d’une manière peu commune. Et ce même si, à l’écoute répétée des chansons, la formule dévoile une tendance particulière à l’inversion des mots pour la rime. Cela dit, l’ensemble tient littéralement de la poésie. Une poésie derrière laquelle la musique semble venir en support.

Quant aux thèmes des chansons, il sont divers mais relèvent tous du vécu. Antoine Armedan évoque ainsi, dans un morceau très fort, le problème de l’alcool chez les adolescents (« Quinze ans »). Il est aussi question du désir de paternité (« Quand seras-tu ? ») et de la naissance annoncée et attendue (« On a bougé »). Puis il y a quelques très bonnes chansons d’amour comme « Trois mots », « Sans toi », ou « Entre les doutes » qui évoque la difficulté de rester amoureux en ces temps difficiles.
Antoine Armedan jongle donc aussi bien avec la langue française qu’avec sa guitare. Il sait utiliser à bon escient la métaphore (« La petite vieille ») et l’envolée onirique (« Le faiseur d’arc-en-ciel »).
Voilà donc un artiste de grand talent dont le disque nous semble toutefois assez peu abordable par un grand public. Les amateurs de poésie et de bons textes y trouveront leur compte. Mais les autres éprouveront quand même des difficultés à écouter l’album d’une traite. L’écoute attentive et intégrale des chansons, parfois longues, nécessite en effet une attention constante. Et l’écoute d’une oreille distraite vous lassera peut-être assez vite en fonction du manque de variété musicale des orchestrations.
En conclusion, la meilleure façon de découvrir Antoine Armedan est peut-être d’écouter son CD à dose homéopathique et sans excès : vous serez alors complètement sous le charme de cet artiste aussi attachant qu’atypique.

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