WILLIAM John

John William en 1966 (c) RTS

Le chanteur franco-ivoirien John WILLIAM naît le 9 octobre 1922 à Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire, sous le vrai nom d’Ernest Armand Huss. Né d’un père alsacien, il est enlevé à sa mère ivoirienne à 18 mois. Il est alors élevé par une lointaine parente en Seine-et-Marne (F). Après des études dans un pensionnat, il travaille dans les usines automobiles de Boulogne-Billancourt. Pendant la seconde guerre mondiale, il est mêlé à un attentat contre un atelier allemand. Interrogé et torturé sans succès par la Gestapo, il est ensuite déporté dans un camp de concentration à Neuengamme en Allemagne en 1944. John William raconte cet épisode sombre de sa vie dans un reportage télévisé à voir ci-dessous… ATTENTION : les images de ce reportage sont parfois insoutenables mais témoignent de l’épouvantable réalité des camps de concentration nazis durant la seconde guerre mondiale…

A la libération, il ne veut plus retourner travailler en usine. Il songe plutôt à devenir chanteur et prend le pseudonyme de John William. Il s’inscrit dans plusieurs concours et, en 1952, il remporte le grand prix d’interprétation de Deauville avec la chanson « Je suis un nègre ». Une chanson dont le texte en dit long sur les conditions de vie des personnes noires de peau dans ces années-là et qui est interpellant.

Peu de temps après, il enregistre « Si toi aussi tu m’abandonnes », la chanson du film « Le train sifflera trois fois », adaptation de « High Noon » composée par Dimitri Tiomkin.

Il consacre ensuite une partie de son répertoire au gospel en important en France un genre méconnu que sa voix chaude et grave sert à merveille. Les années 1960 et l’arrivée de la vague des chanteurs « yé-yé » met à mal sa carrière qu’il essaie d’adapter aux rythmes du moment avec peu de succès. Pourtant son interprétation de la musique du film « Le jour le plus long » ne laisse pas insensible.

Et en 1966, c’est de nouveau l’adaptation française d’une chanson de film qui lui rend une gloire éphémère mais marquante. Il interprète ainsi « La chanson de Lara » du film « Docteur Jivago » dont le rôle principal est tenu par Omar Sharif. Ce « tube » monumental est la chanson qui inspire même la maman de la chanteuse Lara Fabian dans le choix du prénom de sa fille.

A partir de 1968, John William quitte progressivement les planches de music-hall pour se produire dans les églises. En 1970, il chante régulièrement au cours des traversées transatlantiques du paquebot France et cela lui vaut un public d’Américains intéressé. Trois ans plus tard, il est le chanteur principal de la comédie musicale « Show boat » et il y interprète un classique: le fameux « Ol’man river ».

Les années passent et sa passion pour la chanson reste intacte. En 1986, il chante avec sa fille Maya et, en 2005, il effectue une tournée d’adieu à la Martinique. La même année, le 16 décembre, il est fait chevalier de la Légion d’honneur à Paris. Il décède le samedi 8 janvier 2011 à Antibes (F) à l’âge de 88 ans.

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MARIE (Marie-France Dufour)

MARIE en 1972

La chanteuse française MARIE naît le 8 août 1949 à Nancy sous le nom de Marie-France Dufour. Elle commence à chanter au sein de groupes de bals dans sa région natale. Elle y interprète divers succès des années 1960 comme ceux d’Eddy Mitchell. Artiste jusqu’au bout des ongles, elle vit la fin des années 1960 dans une communauté hippie qu’elle abandonne dès ses premiers succès. Les premières traces discographiques de la chanteuse remontent à 1970 lorsqu’elle enregistre un 45 tours sous le nom de Marie Marie. Les deux chansons sont signées par Serge Koolenn qui s’apprête à fonder le groupe « Il était une fois »: « Dieu laisse-moi t’embrasser » et « Coucher d’amour ».

L’artiste enregistre également sa première chanson sous le nom de Marie la même année: un duo avec Patrick Beauvarlet intitulé « Julien Juliette » et également écrit et composé par Serge Koolenn.

En 1971, la carrière de l’interprète commence à décoller et elle reçoit le Prix d’interprétation au Festival de la Chanson Française de Spa (B) en chantant « Il ne faut jamais sourire d’un enfant ».

La même année, elle est récompensée par la Rose d’or du festival d’Antibes pour la chanson « Soleil ».

Le succès discographique est au rendez-vous et les radios diffusent ensuite « Souviens-toi de moi ».

En 1973, Marie représente Monaco au Concours Eurovision de la chanson avec « Un train qui part ». Elle se classe 9e sur 17 et son chef d’orchestre est Jean-Claude Vannier qui dirige en gants blancs.

Le 26 juillet 1974, elle interprète « Rik Rak » dans l’émission de la télé française « Midi Trente » de Danièle Gilbert où elle croise le groupe « Il était une fois » et l’un de ses musiciens, Lionel Gaillardin, dont elle tombe amoureuse. Elle l’épouse ensuite et ils auront un enfant ensemble.

La même année, elle est présente dans les hit-parade avec le titre « L’otage », adaptation française de « The hostage » de Donna Summer composé par Giorgio Moroder et Pete Bellotte.

L’année suivante, c’est encore une adaptation qu’elle interprète et, cette fois, il s’agit de « SOS » qui garde le même titre que l’original interprété par le groupe Abba.

Les enregistrements de Marie se raréfient à ce moment mais elle accompagne le plus souvent possible son mari dans le sillage du groupe « Il était une fois » et elle s’occupe de leur enfant. Lorsque la formation se dissout en 1979, elle songe sérieusement à reprendre sa carrière de chanteuse. Et, en 1980, elle obtient le rôle d’Éponine dans la première version de la comédie musicale « Les Misérables » d’Alain Boublil, Jean-Marc Natel et Claude-Michel Schönberg mise en scène par Robert Hossein au Palais des sports de Paris. Cette extraordinaire expérience scénique, aux côtés de Jean Vallée, Rose Laurens, Yvan Dautin, Maurice Barrier ou Fabienne Guyon, n’a pas de lendemain et il faut attendre 1988 pour retrouver la chanteuse sur un nouveau 45 tours avec « Bulles de chagrin », un titre enregistré sous le nom de Marie Marie qu’elle avait déjà utilisé pour son premier disque en 1970.

Comme si la boucle de sa carrière était bouclée en revenant au pseudonyme de ses débuts, l’artiste décède le 18 octobre 1990, à Colombes, d’une leucémie foudroyante.
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BOCCARA Frida

Frida Boccara en 1984

La chanteuse française Frida BOCCARA est née le 29 octobre 1940 à Casablanca au Maroc où ses parents, originaires de Livourne en Italie, se trouvent à ce moment-là. Elle grandit dans une famille où l’on adore la musique. Et l’enfance de la petite fille va être très occupée par le chant. Elle rencontre un jour, par hasard, le manager des Platters, Buck Ram, qui lui demande d’envoyer à Paris une bande magnétique avec des enregistrements de sa voix sur ses chansons préférées. N’écoutant que son courage et ses aspirations, elle part dans la capitale française pour le rencontrer mais elle arrive alors qu’il vient de repartir en tournée avec les Platters. Elle décide de s’inscrire au Petit Conservatoire de la chanson de Mireille. Et elle y fait plein de rencontres qui lui permettent finalement d’enregistrer, en 1961, un premier disque sur lequel figure la chanson « Cherbourg avait raison » qui obtient un très grand succès populaire et radiophonique.

S’en suit toute une série de participations à des concours où elle se distingue un peu partout: Sopot, Barcelone, San Remo, Rio de Janeiro, Mexico, Sofia, Tokyo, Split, Antibes-Juan les Pins, Utrecht et Palma de Majorque notamment. Elle enregistre 45 tours sur 45 tours avec, souvent, des reprises comme « On n’a pas tous les jours vingt ans » (Berthe Sylva) ou encore « Un premier amour » (Isabelle Aubret), « Souviens-toi des Noëls de là-bas » (Enrico Macias) et « Johnny Guitar ».

Au fil du temps, elle se dirige de plus en plus vers un répertoire d’inspiration « classique ». En 1968, avec le titre « Cent mille chansons », elle accède au rang de vedette internationale.

Et, pour garder cette popularité, il lui est proposé de représenter la France au concours Eurovision de la chanson en 1969. Elle accepte et choisit d’interpréter, sobrement dans une version « piano-voix », la chanson « Un jour un enfant » d’Eddy Marnay et Emil Stern. Frida Boccara se classe première ex-eaquo avec trois autres chanteuses.

Après cette victoire, elle poursuit une carrière internationale en interprétant des chansons basées sur des thèmes classiques composés par Vivaldi, Telemann, Rossini, Grieg, Smetana, Mozart, Bach, Beethoven, Brahms, Elgar et Haëndel entre autres. Mais elle diversifie aussi son répertoire en se tournant vers le jazz et le folk. En 1996, la chanteuse connaît de graves problèmes de santé. Le 1er août de la même année, elle meurt à Paris des suites d’une infection pulmonaire. Elle est inhumée au cimetière de Bagneux. En 1998, son fils, né en 1975, tente, lui aussi, une carrière dans la chanson sous le nom de Tristan Boccara et, malgré un premier titre (« J’aurais besoin de te dire ») qui connaît un petit succès, il ne semble pas avoir poursuivi ses activités de chanteur.

A voir ci-dessous : Tristan Boccara reçu par Pascal Sevran dans l’une de ses émissions de la télévision française en 1997…

 

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8 JANVIER

 

Anny Gould : pochette de disque en 1957

8 janvier 1920 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Anny GOULD. Dans les années 1950, elle se distingue en reprenant à son répertoire bon nombre de succès français comme « Sous le ciel de Paris », « Sur ma vie » ou « Belleville-Ménilmontant ». Elle enregistre aussi des adaptations de standards étrangers comme « Loin de vous » (« Only you » des Platters) ou encore « Concerto d’automne » (« Concerto d’Autunno »). On le sait moins mais, en 1954 déjà, puis en 1964, Anny Gould interprète aussi des chansons étrangères adaptées en français par Jacques Brel : « Va toi qui t’en vas » (1954) et « Sans toi » (1964).

Dans les années 2000, elle apparaît encore régulièrement à la télé dans les émissions du regretté Pascal Sevran. Toujours très active, elle fête ses 90 ans en donnant un concert unique au Trianon, à Paris, le 9 janvier 2010. Avant de décéder le 14 novembre 2013 à Vierzon, Anny Gould se produit encore de temps à autre sur scène où elle est accompagnée au clavier par son fils.
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Pascal Obispo en 2012

8 janvier 1965 : Naissance, à Bergerac en Périgord, du chanteur français Pascal OBISPO. Fils de Max Obispo, ancien joueur de football de Bordeaux, il vit son adolescence à Rennes avec sa mère après le divorce de ses parents en 1978. Scolarisé au Lycée Émile-Zola, il découvre le groupe The Cure en répétition à côté du terrain de basketball où il joue et se passionne dès lors pour la musique pop et rock en appréciant particulièrement le groupe local Marquis de Sade. Il apprend à jouer de la basse et franchit le pas en 1983 en créant la formation Words of Goethe avec des copains. Après son service militaire, Pascal devient le bassiste d’un groupe de new wave: Evening Legions. En 1988, il rejoint, comme bassiste, le band new wave Senso dont il devient par la suite le chanteur. C’est le premier album de ce groupe qui sera, finalement et après maintes discussions, le premier opus du chanteur sous son nom. Le disque sort en 1990 et est intitulé « Le long du fleuve ». Il ne connaît qu’un succès d’estime. La popularité de son deuxième opus, commercialisé en 1991, est différente: des chansons comme « Plus que tout au monde », « Les mains qui se cherchent » et « Laurelenn » l’installent comme une des valeurs sûres des prochaines années. Et il confirme en effet avec des « tubes » comme « Tu vas me manquer », « Tombé pour elle », « Personne », « Où et avec qui tu m’aimes », « Il faut du temps », « Lucie », « Assassine », « Soledad », « Millésime », « Pas besoin de regrets », « Fan », « Zinédine », « Rosa », « 1980 » ou « Le drapeau ». Sa chanson « L’important c’est d’aimer » est même enregistrée en anglais par le chanteur américain Lionel Richie. Toujours à l’affût d’aventures musicales innovantes malgré un style de mélodie qui lui est bien particulier, Pascal Obispo sort en 2009 un album concept au thème écologique: « Welcome to the magic world of Captain Samouraï Flower ». Un long titre anglais pour des chansons bien françaises. Fin 2012, Pascal Obispo fête ses 20 ans de chanson en commercialisant, sous différentes formes, une compilation de succès, d’inédits (« Tu m’avais dit ») et, aussi, d’interprétations personnelles de chansons écrites par lui-même pour d’autres chanteurs. A l’automne 2013 sort un album de chansons originales, « Le grand amour », dont le premier extrait envoyé aux radios a pour titre « D’un Ave Maria ». Cette chanson est accompagnée d’un clip video émouvant réalisé par Pascal Obispo lui-même. Vous pouvez le visionner en CLIQUANT ICI. Fin 2014, un titre annonce le nouvel opus, « Billet de femme », prévu pour février 2016: « Le secret perdu » à visionner ci-dessous.

L’été 2016 est marqué par une grande tournée où l’artiste est accompagné par un orchestre symphonique. Et, en décembre de la même année, Obispo annonce la création d’un nouveau spectacle musical qui sera présenté à partir d’octobre 2017 à Paris, en province ainsi qu’à l’étranger: « Jésus, de Nazareth à Jérusalem ». En octobre 2018, le chanteur franchit un pas supplémentaire dans sa carrière: il abandonne sa première maison de disques pour enregistrer un nouvel album aux tendances plus pop-électro-rock dont le titre est tout simplement « Obispo ».
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Daddy K en 2011

8 janvier 1968 : Naissance du rappeur belge DADDY K à Bruxelles sous le nom d’Alain Deproost. Il est aux côtés de Benny B. lors de l’enregistrement de « Vous êtes fous », « Parce qu’on est jeunes » et « Dis-moi bébé », de gros succès du début des années 1990. Il tente par la suite une carrière solo qui ne répond pas à ses espérances malgré un certain succès recueilli par le titre « Up and down » en 1995.

Et c’est comme DJ qu’il est toujours actif lors de soirées ou sur la radio privée belge « Contact » notamment. Ses activités se sont ensuite étendues dans le cadre de grands rendez-vous et festivals mondiaux de la musique techno et dance, au point de se hisser parmi les DJ’s les plus célèbres des années 2010.
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Loulou Gasté dans les années 1940

8 janvier 1995 : Décès, à Rueil-Malmaison, du compositeur français Louis, dit « Loulou », GASTE à l’âge de 87 ans. Né le 18 mars 1908 à Paris, il est d’abord guitariste dans l’orchestre de Ray Ventura. Puis il se met à composer des chansons qu’Yves Montand place notamment à son répertoire. Il signe d’ailleurs plus de 1.000 oeuvres pour plein d’artistes. Mais sa véritable interprète s’appelle Jacqueline Enté qui a pris pour pseudonyme Line Renaud. Des dizaines de succès vont ainsi être enregistrés, dès la fin des années 1940, par la demoiselle d’Armentières: « Ma cabane au Canada », « Etoile des Neiges », « Ma p’tite folie », etc. C’est pour elle aussi qu’il compose, un jour, la chanson « Pour toi » qui sera plagiée par Morris Albert pour en faire un tube mondial en 1975: « Feelings ». Ce titre est alors repris en français par Mike Brant sous le titre « Dis-lui » et par Roch Voisine en 1990 sous son titre original. Line et Loulou finissent par se marier et leur destin artistique comme personnel est irrémédiablement lié jusqu’à ce jour de janvier 1995.

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John William dans les années 1960

8 janvier 2011 : Décès, à Antibes, du chanteur franco-ivoirien John WILLIAM. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Bruno Fecteau

8 janvier 2011 : Décès du musicien québécois Bruno FECTEAU à la suite d’un malaise cardiaque à 52 ans. Né en 1959 à Rimouski, Bruno Fecteau y fait ses premières études musicales auprès des sœurs du Saint-Rosaire. Ensuite, il étudie au Conservatoire de musique de Québec. Mais le grand public va surtout le connaître comme directeur musical et pianiste de Gilles Vigneault à partir de 1994. Compositeur, orchestrateur, arrangeur et réalisateur, il est alors aussi impliqué dans le volet formation auprès des participants au « Festival en chanson de Petite-Vallée », en Gaspésie. Il rencontre à ce moment l’interprète québécoise Paule-Andrée Cassidy avec qui il travaille. Par la suite, Paule-Andrée devient sa compagne et la maman de son fils Pierre. L’album « Lever du jour » de Paule-Andrée Cassidy, auquel Bruno a collaboré, reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros en 2006.

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