7 DECEMBRE

Charley Marouani en 2012 (c) TV5 Monde

7 décembre 1926 : Naissance, à Sousse, en Tunisie, de l’imprésario français Charley MAROUANI au sein d’une famille de sept frères. En 1944, souffrant des affres de la guerre et de la mort de son père qui était goûteur d’huile d’olive, il quitte la Tunisie pour la France où ses oncles sont déjà installés comme agents artistiques à Nice et à Marseille. Photographe à Nice, il rencontre le producteur de disques et d’artistes Jacques Canetti qui lui confie avoir besoin d’un homme comme lui pour « gérer » les artistes qu’il produit. Il devient ainsi l’imprésario d’abord de Jacques Brel, de Barbara, d’Yves Montand, d’Henri Salvador, de Juliette Gréco et de Gilbert Bécaud. Puis de Sylvie Vartan, Salvatore Adamo, Claude Nougaro, Joe Dassin, Serge Reggiani, Julien Clerc, Carlos, Michel Boujenah et Enrico Macias. Mais plus qu’un gérant de planning, Charley Marouani devient aussi pour toutes ces vedettes un confident et un ami. Les anecdotes, parfois intimes, qu’il accumule ainsi tout au long de sa carrière sont écrites et réunies dans un livre que Charley Marouani publie chez Fayard en 2011: « Une vie en coulisses ». A ce moment, l’homme accorde une interview télévisée pour l’émission « L’Invité » de Patrick Simonin sur TV5 Monde que « Passion Chanson » vous propose de découvrir ou de revoir ci-dessous.

Charley Marouani est décédé le 29 juillet 2017 à Calvi, en Corse, à l’âge de 90 ans. Soit plus d’un an après son frère cadet, Gilbert, qui fut, entre autres, l’éditeur de chansons interprétées par Michel Sardou, Johnny Hallyday, Barbara, Michel Polnareff, Francis Cabrel ou Michel Jonasz.
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SOEUR SOURIRE – Photo (c) Jean Guyaux

7 décembre 1963 : Sous le nom de « Singing Nun« , l’artiste belge SOEUR SOURIRE atteint la première place du hit parade américain, le Hot 100 du Billboard avec sa chanson « Dominique ».

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En 2005

7 décembre 1970 : Naissance, à Auray, du chanteur, guitariste et écrivain français Bertrand BELIN. Il grandit et se passionne pour la musique auprès de ses quatre frères et soeurs, de sa mère et son père qui fait métier de la pêche. Son enfance et son adolescence sont plutôt discrètes et jamais évoquées dans les biographies de Bertrand Belin. On y apprend juste que, lorsqu’il commence à composer quelques mélodies, il fait la connaissance du groupe « Stompin’ Crawfish » en 1989 et qu’il s’y fait engager comme musicien pendant six ans. Il enregistre deux albums avec ce groupe avant de rejoindre la formation anglaise « Sons of the Desert » en 1996. Et l’aventure musicale de Bertrand se poursuit avec le groupe « Sing Sing » avant qu’il ne se décide à franchir le pas et devenir chanteur soliste en 2005. Son premier album personnel est plutôt bien accueilli et préfigure le succès plus important du second commercialisé en 2007: « La Perdue ».

Désormais auteur-compositeur-interprète, Bertrand Belin se distingue également en composant des musiques de spectacles et de films. On le retrouve aussi à l’affiche de l’adaptation à la scène du disque « Imbécile » d’Olivier Libaux où il joue aux côtés de JP Nataf et Barbara Carlotti entre autres. En 2010, il revient à la chanson avec l’opus intitulé « Hypernuit » qui reçoit le Grand prix du Disque de l’Académie Charles-Cros. Un an plus tard, Bertrand ajoute une nouvelle activité à son arc artistique en écrivant une fiction musicale qu’il interprète: « Cachalot ». En 2013, il sort son quatrième album qui a pour titre « Parcs ». Puis il joue la comédie, quelques mois plus tard, dans « Spleenorama » au théâtre de la Bastille à Paris. Prolifique, l’artiste publie son premier roman, « Requin », en 2015. Avec une régularité sans faille, Bertrand Belin enregistre son cinquième album, Cap Waller, qui est dans les bacs en octobre 2015. Depuis cette dernière réalisation musicale, l’artiste s’est tourné vers le cinéma et l’écriture d’un deuxième roman, « Littoral » édité fin 2016. Fin 2018, un nouveau titre, « Glissé redressé » annonce un nouvel album de chansons prévu pour le 25 janvier 2019 : « Persona ».
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STAR ACADEMY 1 logo7 décembre 2001 : Pour une des soirées de la première saison de Star Academy sur la chaîne de télévision privée française TF1, Nikos Aliagas accueille Julien Clerc, Serge Lama, Tina Arena et Larusso entre autres.

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24 NOVEMBRE

HALLYDAY Johnny Las Vegas 1996 (c) YouTube24 novembre 1996 : Johnny HALLYDAY chante à Las Vegas au casino-hôtel Aladdin devant des milliers de spectateurs français dont beaucoup ont fait le voyage en avion jusque là. C’est la première fois que la star française se produit aux Etats-Unis.

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Barbara

Barbara

24 novembre 1997 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de l’auteure, compositrice et interprète française BARBARA à l’âge de 67 ans. Née le 9 juin 1930 à Paris sous le nom de Monique Serf, elle passe une partie de son enfance dans le quartier parisien des Batignolles puis à Marseille et à Tarbes avant la guerre durant laquelle elle se cache pour échapper, en tant que juive, aux nazis. Après le conflit mondial, elle revient avec ses parents à Paris. Voulant devenir chanteuse, elle s’inscrit à des cours de chant puis au Conservatoire de Paris. Mais le chant classique lui est rébarbatif par rapport à la chanson populaire. Elle stoppe les cours et passe une audition au théâtre Mogador: elle se retrouve choriste dans l’opérette « Violettes impériales ». Suite à l’abandon de la famille par son père, Monique quitte Paris pour essayer de vivre de sa passion pour la chanson. Avec un peu d’argent de poche prêté par une amie, elle aboutit à Bruxelles où la vie n’est pas simple. Elle rencontre alors des artistes de Charleroi (B) qui lui proposent de chanter chez eux à « la Mansarde ». Elle se constitue alors un répertoire avec du Piaf, du Gréco et du Brel et elle se produit sous le nom de Barbara Brodi, un nom inspiré par celui de sa grand-mère. Lassée de ces prestations que le public n’apprécie pas, elle retourne à Paris en 1951 et y passe des auditions. Sans succès. Finalement, à l’invitation d’un de ses amis de Charleroi, elle retourne à Bruxelles et, en 1952, elle chante sous le nom de Barbara au théâtre du Cheval Blanc. Cette fois, le public est charmé et le fait savoir. Au point que la chanteuse enregistre deux disques en 1955: « Mon pote le gitan » et « L’oeillet blanc ».

Se disant que sa popularité belge peut s’exporter, Barbara retourne à Paris et écume les boîtes à chanson: « La rose rouge » en 1956, « Chez Moineau » en 1957 et « L’Ecluse » plus durablement à partir de 1958. Son succès s’élargit et les étudiants du Quartier Latin la surnomment bientôt « La chanteuse de minuit ». Forte de cette notoriété naissante, Barbara effectue son premier passage à la télévision, dans l’émission « Cabaret du soir » en juillet 1958. C’est à ce moment qu’elle commence à écrire ses propres chansons. Elle se fait remarquer par un producteur et elle enregistre deux chansons personnelles sur un 45 tours avant de sortir un premier 33 tours en 1959: « Barbara à l’Ecluse ». Mais c’est en tant qu’interprète qu’elle sort ensuite deux albums dans une autre maison de disques: « Barbara chante Brassens », pour lequel elle obtient le Prix de l’Académie Charles-Cros, et « Barbara chante Jacques Brel ». En février 1961, elle assure la première partie de Félix Marten à Bobino puis elle reprend ses prestations, qui s’y prêtent mieux, à l’Ecluse. En 1963, sur la scène du théâtre parisien des Capucines, elle triomphe en interprétant, notamment, « Dis quand reviendras-tu » et « Nantes ». Elle impressionne les responsables de la maison de disques Philips ainsi que Georges Brassens dont elle fera la première partie à Bobino en 1964. Elle quitte alors Paris pour s’installer à Précy-sur-Marne où elle résidera jusqu’à son décès. Son premier album chez Philips sort en 1965. C’est un gros succès de vente pour ce 33 tours qui a obtenu le Prix de l’Académie Charles-Cros. Le 15 septembre de la même année, elle entame une série de concerts dont elle est la vedette à Bobino. C’est à ce moment qu’elle crée son hymne au public: « Ma plus belle histoire d’amour ». Les succès vont s’enchaîner pour Barbara. Les récitals aussi. En février 1969 pourtant, sur la scène de l’Olympia, elle annonce qu’elle arrête le tour de chant. Elle poursuit cependant l’enregistrement de ses disques et, en 1970, elle connaît à nouveau le succès avec « L’aigle noir ». Parallèlement à la chanson, Barbara se tourne alors vers le cinéma. Elle joue en 1972 dans le film réalisé par son ami Jacques Brel: « Franz ». Et, en 1974, c’est Jean-Claude Brialy qui réalise « L’oiseau rare » où elle tient le rôle principal. Entretemps, Barbara est revenue à la scène pour le plus grand plaisir de ses admirateurs. En 1973, elle est, par exemple, à l’affiche du Festival d’Obourg, en Belgique, avec Daniel Guichard et Yves Simon. En 1981, alors qu’elle vient de sortir un album intitulé « Seule », elle se produit sous un chapiteau planté à l’hippodrome parisien de Pantin. C’est un véritable triomphe et la série de concerts se termine toujours aux petites heures de la nuit. Excès ou cause naturelle: la voix de Barbara se casse au cours de ces représentations. Son interprétation ne sera plus jamais pareille mais elle dégage une nouvelle émotion dont l’artiste profite habilement. En 1985, elle écrit avec le Québécois Luc Plamondon la pièce musicale « Lily Passion » où elle joue et chante aux côtés de Gérard Depardieu avec qui elle s’est liée d’amitié. La première représentation a lieu au Zénith de Paris en janvier 1986 à l’endroit même où se trouvait, cinq ans plus tôt, l’hippodrome de Pantin. Le spectacle part en tournée et passe notamment par Forest-National en Belgique. Peu après, la chanteuse se mobilise pour lutter, à sa façon, contre le sida. Elle visite les hôpitaux et les prisons à la rencontre de malades. Elle enregistre une chanson sublime sur le thème: « Sid’amour à mort ». A la fin de l’année 1993, des problèmes de santé l’obligent à interrompre une série de concerts entamés au théâtre du Châtelet. Elle trouve encore la force d’enregistrer ce qui sera son dernier album en public puis elle s’oblige à se reposer. En 1994, elle reprend quand même une ultime fois le chemin de la scène pour une tournée française qui se termine à Tours. En 1996, seize ans après son dernier album réalisé en studio, elle se décide à enregistrer des nouvelles chansons avec la complicité, entre autres, de Jean-Louis Aubert et Guillaume Depardieu. Le 24 novembre 1997, Barbara s’éteint à Neuilly-sur-Seine à l’âge de 67 ans. Elle est inhumée dans la quatrième division du Cimetière parisien de Bagneux. L’artiste laisse derrière elle quantité de succès qui lui permettent de garder une place toute particulière dans le domaine de la chanson francophone: « Göttingen », « Une petite cantate », « La Dame brune » (avec Georges Moustaki), « Drouot », « Marienbad », « Le jour se lève encore », etc.
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Marc Durant en 2013

24 novembre 2016 : Décès, à La Louvière, du producteur de spectacles et agent artistique belge Marc DURANT. Né à Haine-Saint-Paul le 17 juin 1957, Marc passe son enfance dans la région du Centre du Hainaut. Après des études primaires et secondaires suivies sans difficultés, il entreprend un régendat en sciences économiques et de correspondance en néerlandais et anglais. Simultanément, il est disc-jockey pour des fêtes familiales et banquets dans sa région natale. Ces activités-là lui font rencontrer des personnes qui lui parlent d’un dancing à remettre : le Sésame. En 1982, Marc Durant reprend l’établissement et y invite de jeunes artistes locaux à s’y produire afin de se faire connaître. Au début des années 1990, il découvre ainsi un jeune chanteur de Charleroi : Alain De Sutter qui, sous le pseudonyme d’Alain Dès, ne chante que des oeuvres de Claude François avec une voix qui lui est proche. Marc Durant pense qu’il tient un bon projet et le propose à une firme discographique qui va réaliser un premier 45 tours (« Au revoir » en 1991) et qui va permettre à l’artiste de se présenter dans l’émission télévisée très populaire « Dix qu’on aime » diffusée sur RTL-TVI, la chaîne privée belge francophone. Pendant près de cinq ans, le succès va être au rendez-vous et les concerts belges d’Alain Dès vont se multiplier. Mais, avec l’arrêt du programme télévisé, la suite de la carrière du sosie de Claude François va être fortement réduite et Marc Durant devra se tourner vers d’autres activités.

En février 2004, il devient ainsi le responsable du restaurant de la Cantine des Italiens à Houdeng-Goegnies (B). Il y organise le 5 juin de cette année-là un concert de Salvatore Adamo qui, victime d’un malaise, doit décliner l’invitation pour être remplacé par le chanteur italien Umberto Tozzi. Le 23 septembre 2006, il est celui qui parvient à faire venir trois gondoles vénitiennes sur le canal du Centre pour une grande fête italienne clôturée par un concert de Claude Barzotti. Trois ans plus tard, Marc Durant reprend la gestion d’un autre lieu touristique hainuyer : la cafeteria du lac de Clairefontaine à Godarville (B) et il sera particulièrement actif dans le domaine de l’organisation d’événements. Il le restera d’ailleurs jusqu’à sa mort qui survient à La Louvière le 24 novembre 2016. Un décès consécutif à une longue maladie.
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29 JUILLET

Alice Sapritch en 1975 – Photo (c) Jean-Pierre Durel

29 juillet 1916 : Naissance, à Ortaköy, de l’actrice et chanteuse d’origine arménienne naturalisée française Alice SAPRITCH, Sapric de son vrai nom. Pour en savoir plus sur sa vie et sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Stéphan Reggiani en 1976 – Photo (c) Micha

29 juillet 1980 : Décès, à Moulins (F), du chanteur Stéphan REGGIANI. Né le 14 novembre 1945 à Neuilly-sur-Seine, il était le fils du chanteur et comédien Serge Reggiani et de la comédienne Janine Darcey. Après le divorce de ses parents, Stéphan, encore enfant, est élevé par sa mère et son beau-père. Il est élève de l’école internationale de Genève et entre, à 17 ans, à l’école des arts décoratifs de Nice. Il y obtient un diplôme d’architecte d’intérieur. A Paris où il se retrouve seul, il effectue divers boulots pour vivre. Et il finit par se retrouver dans des cabarets de la rive gauche à interpréter des chansons. Pris au jeu, il commence à composer et à écrire ses propres oeuvres qu’il interprète lui-même. A partir de 1967, il a l’opportunité d’enregistrer des 45 tours chez CBS. Le premier de ces disques comporte un petit texte de présentation: « Ce n’est pas un « minet ». Ce n’est pas un « poète chevelu », c’est simplement un jeune homme ou, si vous préférez, un homme très jeune. Ce qu’il écrit, c’est la fantaisie et la tendresse du quotidien mêlées au rêve. Et il chante avec une voix déjà assurée et chaleureuse. Il s’appelle Reggiani, pourquoi ne pas le dire, puisqu’il n’aurait pas changé de nom s’il s’était appelé Dupont. »

En 1968, il sort son premier « long playing » qui a pour titre « Le Manant ». Il se constitue alors un public qui va se déplacer pour le voir sur scène en France bien sûr mais aussi en Belgique et en Suisse. Il parvient ainsi à se produire dans la salle parisienne de Bobino en première partie de Claude Véga et Juliette Gréco. Puis, à la fin de l’année 1971, c’est en vedette américaine de Liza Minnelli qu’il chante à l’Olympia de Paris. Cette même année, après la sortie de son second album, il part en tournée au Québec. En 1973, il change de maison de disques et son troisième 33 tours est commercialisé par Polydor. En 1975, Stéphan Reggiani rejoint son père Serge et sa soeur Carine sur la scène de Bobino pour un spectacle partagé en famille. Mais, derrière cette apparente joie de se retrouver en famille face au public, il y a le problème de Serge Reggiani qui est une vedette et prend logiquement plus de place que ses enfants dans le tour de chant. Au point de vue personnel, pour Stéphan, cette expérience n’arrange rien après des problèmes de divorce et de remariage raté. Son moral est au plus bas et, lors des vacances qu’il passe chez son père à Mougins, Stéphan se tire une balle dans la tête le 29 juillet 1980. Sa dépouille repose au cimetière du Montparnasse à Paris.
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Jean-Michel Caradec dans les années 1970

29 juillet 1981 : Décès, à Rambouillet, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Michel CARADEC, des suites d’un accident de voiture. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Charley Marouani en 2012 (c) Capture d’écran TV5 Monde

29 juillet 2017 : Décès, à Calvi (Corse) de l’imprésario français Charley MAROUANI à l’âge de 90 ans. C’est à Sousse, en Tunisie, que Charley Marouani a vu le jour le 7 décembre 1926 au sein d’une famille de sept frères. En 1944, souffrant des affres de la guerre et de la mort de son père qui était goûteur d’huile d’olive, il quitte la Tunisie pour la France où ses oncles sont déjà installés comme agents artistiques à Nice et à Marseille. Photographe à Nice, il rencontre le producteur de disques et d’artistes Jacques Canetti qui lui confie avoir besoin d’un homme comme lui pour « gérer » les artistes qu’il produit. Il devient ainsi l’impresario d’abord de Jacques Brel, de Barbara, d’Yves Montand, d’Henri Salvador, de Juliette Gréco et de Gilbert Bécaud. Puis de Sylvie Vartan, Salvatore Adamo, Claude Nougaro, Joe Dassin, Serge Reggiani, Julien Clerc, Carlos mais aussi Michel Boujenah et Enrico Macias dont il s’occupait toujours. Mais plus qu’un gérant de planning, Charley Marouani était aussi pour toutes ces vedettes un confident et un ami. Les anecdotes, parfois intimes, qu’il avait ainsi accumulées tout au long de sa carrière ont été écrites et réunies dans un livre que Charley Marouani a publié chez Fayard en 2011: « Une vie en coulisses ». A ce moment-là, l’homme a accordé une interview télévisée pour l’émission « L’Invité » de Patrick Simonin sur TV5 Monde que « Passion Chanson » vous propose de découvrir ou de revoir ci-dessous.

Charley Marouani est décédé plus d’un an après son frère cadet, Gilbert, qui fut, entre autres, l’éditeur de chansons interprétées par Michel Sardou, Johnny Hallyday, Barbara, Michel Polnareff, Francis Cabrel ou Michel Jonasz.

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17 JUIN

Charles Level en 1964 – Photo (c) Nisak

17 juin 1934 : Naissance, à Cherbourg, de l’auteur, compositeur et interprète français Charles LEVEL. C’est en 1958 que Charles Level chante pour la première fois à la radio. Il rejoint ensuite les artistes en herbe qui fréquentent « Le Petit Conservatoire de la chanson » de Mireille. Au début des années 1960, il enregistre quantité de 45-tours sous son véritable nom mais aussi sous le pseudonyme de Charlie Level. Il interprète ainsi des titres personnels mais aussi des reprises comme « Pepito », « Brigitte Bardot », « La marche des anges », « Roméo », « Retiens la nuit », « Un premier amour », « Un clair de lune à Maubeuge », « Roses blanches de Corfou », « Pour une amourette », « J’entends siffler le train », « Telstar », etc.

A partir de 1964, et uniquement sous le nom de Charles Level, il interprète de plus en plus de chansons dont il est le compositeur ou l’auteur. Il travaille alors souvent avec le compositeur Roland Vincent mais il ne connaît pas un grand succès en tant que chanteur. Par contre, il se met à écrire de véritables tubes pour des artistes réputés comme Mireille Mathieu, Dalida, Charles Aznavour, Marcel Amont, Sacha Distel, Régine, Line Renaud et Michel Delpech entre autres. Son oeuvre la plus célèbre en tant qu’auteur reste « La Bonne du curé » qu’Annie Cordy enregistre en 1974 et qui se vend à plus de trois millions d’exemplaires. Plus tard, Charles Level va écrire les adaptations en français de génériques de dessins animés comme « Au pays de Candy », « Winnie l’ourson » et « Chapi Chapo ». Son dernier enregistrement d’interprète date des années 1980: « A gauche gauche, à droite droite ». Membre de la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français, pendant plus de cinquante ans, il y a déposé, en tant qu’auteur ou compositeur, plus de 1.300 œuvres dont plus de 1.000 chansons et plus de 300 musiques pour le cinéma et la télévision. Charles Level décède le 24 octobre 2015 à Rueil Malmaison.
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Gérard Bourgeois en 1964 – Photo (c) Jean Distinghin

17 juin 1936 : Naissance, à Paris, du compositeur français Gérard BOURGEOIS dont le vrai prénom est Robert. Il apprend à jouer du piano assez tôt. Il fréquente aussi le cabaret parisien « Chez Patachou » et y découvre Georges Brassens au moment où son père lui offre une guitare. Mais c’est en 1961 qu’il se dévoile comme compositeur sur des textes de Jean-Max Rivière qu’il a contacté pour lui proposer ses services. La collaboration des deux hommes va leur permettre de signer, dans les années 1960 et 1970, toute une série de succès pour Françoise Hardy (« L’amitié » en 1965), Serge Reggiani (« Il suffirait de presque rien » en 1968), France Gall ou les Compagnons de la Chanson. Pour Juliette Gréco, Bourgeois fut le compositeur de « Un petit poisson un petit oiseau » en 1966. Et pour Brigitte Bardot, il signa les musiques de « La Madrague » ou encore de « C’est rigolo ». Enfin, la chanteuse Barbara interpréta en 1974 « L’homme en habit rouge » composée par Gérard Bourgeois. La liste de ses interprètes est extraordinaire: Richard Anthony, Michèle Arnaud, Eric Charden, Frida Boccara, Michel Delpech, Nicole Croisille, Daniel Guichard, Gribouille, Jean Guidoni, Nicoletta, Enrico Macias, Sylvie Vartan, Thierry Le Luron, Ria Bartok, Vic Laurens, Sandie Shaw (en français), Jean-Pierre Ferland, Michèle Torr, Dario Moreno, Anne-Marie Peysson (animatrice de radio et télé française avec qui il enregistre une chanson en duo dans les années 1970: « On est bien quand on est deux »), Antoine, Georgette Lemaire, Frank Alamo, Rika Zaraï ou Tino Rossi entre autres. Dans les années 1960 et 1970, on a pu entendre sa voix grâce à quelques chansons enregistrées sur quelques 45 tours. En 1963, il sort un disque de quatre chansons: « A la fin de l’été », « Tant pis », « Ceux » et « Jamais trois sans quatre ». Puis un autre, quelques mois plus tard avec « Trois fois rien », « Je t’aime encore », « Viens encore une fois » et « Pour de vrai ». Au début des années 1990, Gérard Bourgeois est devenu le directeur artistique du cabaret « Salut l’Artiste » sur le site du Futuroscope près de Poitiers. Le 8 juillet 2016, il décède à Bordeaux (F) à l’âge de 80 ans. Selon Jean-Max Rivière, le compositeur était malade depuis un certain temps. Ci-dessous, la possibilité d’écouter un titre de 1964 enregistré par Gérard Bourgeois chanteur: « Trois fois rien ».

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Fabienne Thibeault en 1988 – Photo (c) Garcia Stills

17 juin 1952 : Naissance, à Montréal, de l’auteure, compositrice et interprète québécoise Fabienne THIBEAULT. Ayant très tôt envisagé de devenir chanteuse, c’est donc un peu logiquement qu’elle s’inscrit au Festival de la chanson de Granby au Québec. Elle y décroche la troisième place avant de revenir en 1974 pour remporter le concours. Elle se fait de plus en plus remarquer sur les scènes de Montréal et des environs grâce à sa voix très particulière et, en 1976, elle décroche un contrat phonographique avec la firme Kébec-Disques. Elle enregistre trois albums en l’espace de quelques mois et ils vont tous récolter un grand succès au Québec. L’auteur québécois Luc Plamondon la remarque et pense que ses qualités vocales peuvent lui permettre de tenir le rôle de Marie-Jeanne dans l’opéra-rock qu’il est en train d’écrire sur la musique du Français Michel Berger: « Starmania ». Fabienne Thibeault accepte et cela la fait immédiatement connaître en France car le spectacle est un immense succès pour ses chansons diffusées en radio: « Le Monde est stone », « Un garçon pas comme les autres (Ziggy) » et « Les Uns contre les autres ».

Une fois l’aventure de « Starmania » terminée, Fabienne Thibeault parvient à connaître des succès personnels qui vont l’installer durablement dans le paysage de la chanson francophone: « Secrétaire de star », « Je voudrais faire cette chanson » et « J’irai jamais sur ton island ». Elle enregistre aussi quelques grands standards de la chanson française qu’elle va chercher dans les répertoires de Jacques Brel, Mouloudji ou Charles Trenet. En 1985, elle décide de s’installer en France. Elle connaît ainsi de nouveau un grand succès en interprétant, en duo avec Richard Cocciante, « Question de feeling ». Et, en 1987, son « tube » a pour titre « Chaleur humaine ». Les années 1990 vont être plus difficiles pour la chanteuse qui se partage à nouveau entre son Québec natal et l’Europe. Avec son conjoint, le saxophoniste Jean-Pierre Debarbat, elle propose alors des spectacles et des disques racontant l’histoire de certaines régions de France. Elle consacre aussi une grande partie de son temps à s’intéresser à la vie rurale et agricole française. Ces activités lui ont inspiré une comédie musicale qui a pour titre « Notre terre » et qui tient en huit albums. En 2009, elle participe à la saison 4 de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». En 2013, elle fait partie, aux côtés de Renaud Hantson, Nathalie Lermitte, Damien Sargue, Cécilia Cara, Nuno Resende, Lââm et Mikelangelo Loconte notamment, des artistes qui enregistrent la chanson « Un faux départ » pour le collectif « Les grandes voix des comédies musicales chantent pour les enfants hospitalisés ». En avril 2019, le label discographique québécois Propagande décide de commercialiser en CD les onze albums vinyles enregistrés par la chanteuse entre 1977 et 1985.
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Marc Durant en 2013

17 juin 1957 : Naissance, à Haine-Saint-Paul, du producteur de spectacles et agent artistique belge Marc DURANT. Marc passe son enfance dans la région du Centre du Hainaut. Après des études primaires et secondaires suivies sans difficultés, il entreprend un régendat en sciences économiques et de correspondance en néerlandais et anglais. Simultanément, il est disc-jockey pour des fêtes familiales et banquets dans sa région natale. Ces activités-là lui font rencontrer des personnes qui lui parlent d’un dancing à remettre : le Sésame. En 1982, Marc Durant reprend l’établissement et y invite de jeunes artistes locaux à s’y produire afin de se faire connaître. Au début des années 1990, il découvre ainsi un jeune chanteur de Charleroi : Alain De Sutter qui, sous le pseudonyme d’Alain Dès, ne chante que des oeuvres de Claude François avec une voix qui lui est proche. Marc Durant pense qu’il tient un bon projet et le propose à une firme discographique qui va réaliser un premier 45 tours (« Au revoir » en 1991) et qui va permettre à l’artiste de se présenter dans l’émission télévisée très populaire « Dix qu’on aime » diffusée sur RTL-TVI, la chaîne privée belge francophone.

Pendant près de cinq ans, le succès va être au rendez-vous et les concerts belges d’Alain Dès vont se multiplier. Mais, avec l’arrêt du programme télévisé, la suite de la carrière du sosie de Claude François va être fortement réduite et Marc Durant devra se tourner vers d’autres activités. En 1992, il produit le nouveau CD de quatre titres de l’une des vedettes belges des années 1960 : Jacky Delmone. Parmi les chansons, il y a les réenregistrements de « Pour notre amour » et « Obsession ». Les deux autres morceaux, nouveaux (« Comme dans ces airs » et « Les femmes de ma vie »), sont signés par Salvatore Acquaviva du groupe Chocolat’s. En 1997, Marc Durant permet au regretté Ricky Burnett, ex-membre éphémère du groupe Moody Blues, d’enregistrer un CD de trois titres sur lequel se trouve une reprise bilingue de Jacques Brel : « If you go away/Ne me quitte pas ». En février 2004, il devient le responsable du restaurant de la Cantine des Italiens à Houdeng-Goegnies (B). Il y organise le 5 juin de cette année-là un concert de Salvatore Adamo qui, victime d’un malaise, doit décliner l’invitation pour être remplacé par le chanteur italien Umberto Tozzi. Le 23 septembre 2006, il est celui qui parvient à faire venir trois gondoles vénitiennes sur le canal du Centre pour une grande fête italienne clôturée par un concert de Claude Barzotti. Trois ans plus tard, Marc Durant reprend la gestion d’un autre lieu touristique hainuyer : la cafeteria du lac de Clairefontaine à Godarville (B) et il sera particulièrement actif dans le domaine de l’organisation d’événements. Il le restera d’ailleurs jusqu’à sa mort qui survient à La Louvière le 24 novembre 2016. Un décès consécutif à une longue maladie.
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LIO en 1986 – Photo (c) Rajik

17 juin 1962 : Naissance, à Mangualde au Portugal, de la chanteuse et actrice belge LIO. Vanda Maria Ribeiro est le vrai nom de cette fille d’officier portugais au service du président autoritaire Salazar dans les années 1960. Les parents de Vanda divorcent en 1968 et la petite fille suit sa maman qui émigre en Belgique, à Charleroi. Son adolescence va se dérouler à Bruxelles et, à 17 ans, elle envisage sérieusement de tenter l’aventure de la chanson sous le pseudonyme de Lio. C’est grâce au regretté musicien et animateur de radio belge Marc Moulin qu’elle enregistre un premier 45 tours qui va définitivement bouleverser sa vie: le « Banana Split » est un « tube » international. La carrière de Lio aurait pu s’arrêter là mais c’était sans compter sur l’intelligence de son producteur et sur l’opiniâtreté de la chanteuse. Elle enchaîne ainsi les hits: « Amoureux solitaires », « Sage comme une image », « Plus je t’embrasse » et « Zip-a-doo wah ». Sa rencontre avec Alain Chamfort va encore enrichir un peu plus son répertoire de « lolita »: sur l’album « Pop Model » de 1986, elle assure sa popularité avec « Les brunes comptent pas pour des prunes », « Fallait pas commencer » et « Je casse tout ce que je touche ».

La décennie suivante voit le succès public s’estomper au niveau de la chanson où ellle s’oriente vers des choix de plus en plus personnels. Mais Lio, qui possède d’autres qualités artistiques, se tourne vers le théâtre, le cinéma et la télévision. En 2001, elle crée un spectacle d’hommage aux chansons de Prévert qui lui permet de proposer des concerts dans toute la francophonie. En mars 2007, Lio rejoint les participants de la tournée nostalgique française « RFM Party 80 » et elle y participe durant quelques années. En 2007, elle est membre du jury de l’émission télévisée française « Nouvelle Star ». Deux ans plus tard, elle enregistre un nouvel album avec des musiciens belges et le groupe Phantom de Benjamin Schoos, alias Miam Monster Miam. A la fin de l’année 2011, elle fait partie du jury de la première édition du crochet télévisuel « The Voice Belgique » à la RTBF, chaîne de télé publique francophone. Et, deux ans plus tard, elle commercialise un single qui doit préfigurer un nouvel album: « Poupée pop ». En 2018, un nouvel album de Lio est disponible et il rend hommage au grand chanteur et compositeur brésilien Dorival Caymmi dix ans après son décès. L’opus a pour titre « Lio canta Caymmi ».
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15 AVRIL

Serge Koolenn en 1975

Serge Koolenn en 1975

15 avril 1947 : Naissance, à La Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine, du musicien et chanteur français Serge KOOLENN. Il est adolescent quand il apprend la guitare avec, pour exemple, les groupes de rock « yé-yé ». Il se rapproche des vedettes de l’époque et finit par être guitariste dans l’orchestre qui accompagne Michel Polnareff sur scène en 1969. Il rencontre alors une jeune Américaine dont il partage l’existence pendant neuf ans. Ensemble, ils enregistrent un duo en 1970: « Sonne, carillonne » que vous pouvez écouter et visionner ci-dessous.

Cette chanteuse s’appelle Joëlle Mogensen et choisit son seul prénom comme pseudonyme: Joëlle. Quelques mois plus tard, le couple décide de créer un groupe avec l’aide d’autres musiciens qui ont pour nom Richard Dewitte, Lionel Gaillardin, Bruno Walker et Christian Burguière: « Il était une fois ». Leur premier succès, en 1972, a pour titre « Rien qu’un ciel » mais quelques autres « tubes » vont marquer la brève carrière du groupe qui se sépare en 1979: « Les filles du mercredi » (1973), « Que fais-tu ce soir après dîner ? » (1973), « Quand tu partiras » (1973), « C’était l’année dernière » (1974), « J’ai encore rêvé d’elle » (1975), « Viens faire un tour sous la pluie » (1975), « Je suis mélodie » (1976), « Toi et la musique » (1976) ou encore « Pomme » (1978).

La plupart de ces titres ont été composés par Serge Koolenn et Richard Dewitte. Ces deux compères vont d’ailleurs être les premières victimes de la séparation du groupe car si Joëlle poursuit, avec succès, une carrière de chanteuse soliste interrompue par son décès tragique en 1982, Serge et Richard finissent par retomber dans l’anonymat. Pourtant, Serge Koolenn compose avec Jacques Mercier deux chansons pour son nouveau groupe MEKS (avec les initiales de Mercier, Einaudi, Koolenn et Sere) en 1979: « Loin de chez moi » et « La vie est belle ». Mais cela ne donne rien. Et le résultat n’est pas meilleur lorsqu’il commercialise, grâce à son pote Dick Rivers en 1980, un album où figurent des chansons comme « Fille à problèmes », « A cause de vous » ou « Les p’tites grenouilles ». En 1981, il enregistre encore un album intitulé « Paris Hollywood » avant de définitivement rejoindre le rang des musiciens de studio. Atteint d’un cancer, Serge Koolenn décède le mardi 28 avril 2015 à Molières-sur-Cèze, dans le Gard (F).
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Georges MOUSTAKI et Emma THOMPSON en 2003

Georges et Emma THOMPSON en 2003

15 avril 1959 : Naissance, à Londres, de l’actrice et scénariste britannique Emma THOMPSON. Encore étudiante à Cambridge, elle est vice-présidente de la troupe de théâtre de l’université quand un agent artistique la découvre et lui propose de signer un contrat deux ans avant la fin de sa licence qu’elle obtient en 1980. Et, peu après, elle tient le premier rôle dans la comédie musicale « Me and My Girl ». Au cours de la décennie 1980, Emma Thompson va beaucoup tourner pour la télévision avant de se consacrer au cinéma à partir de 1992. Le film « Retour à Howards End » lui vaut l’Oscar de la meilleure actrice en 1993. Les tournages vont alors se succéder de manière régulière et l’actrice va aussi être récompensée d’un Oscar pour son travail de scénariste en 1995. Dans les années 2000, elle va apparaître très souvent dans la série des « Harry Potter » au cinéma. Si Emma Thompson apparaît dans cette rubrique c’est parce que, en 2003, elle a enregistré, à l’initiative de Georges Moustaki, un duo avec cet artiste légendaire. La chanson s’appelle simplement « Emma » et elle est une véritable déclaration d’amour de Moustaki envers la comédienne britannique qui lui répond avec humour en français.

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