MERCOURI Mélina

Mélina MERCOURI – Photo de la pochette du CD « Master Série » (c) Universal

L’actrice, chanteuse et femme politique grecque Mélina MERCOURI naît à Athènes le 18 octobre 1920 sous le nom de Maria Amelia Mercouri. Elle est d’abord actrice et se fait remarquer dans les films de son mari Jules Dassin, le père du chanteur Joe Dassin. En 1960, elle est consacrée meilleure actrice au Festival de Cannes pour sa prestation dans « Jamais le dimanche ». En 1967, elle s’engage politiquement pour lutter contre le régime des colonels en place en Grèce. Elle est dès lors contrainte à l’exil en France. C’est dans ce pays qu’elle va alors tenter, avec succès, une brève carrière de chanteuse avec des titres enregistrés au début des années 1970 :  les incontournables « Zorba » et « Enfants du Pirée ». Mais aussi des chansons de Maurice Fanon (« Les bateaux de Samos », « L’oeillet rouge »), Mikis Theodorakis (« Pour toi ma fille », « L’étrangère », « Attendre attendre »), Serge Lama (« La fumée des cigarettes »), Léo Ferré (« Paname »), Georges Moustaki (« En Méditerranée », « Le métèque ») et de la famille Dassin (« Je suis Grecque », « Le Portugais ») avec des textes souvent signés par Claude Lemesle.

En 1974, elle peut enfin revenir dans son pays natal redevenu démocratique et elle y entame même une carrière politique qui la mène au poste de ministre de la Culture de 1981 à 1989 et de 1993 à sa mort. C’est dans le cadre de cette fonction qu’elle crée, au Conseil européen en 1985, le concept des capitales européennes de la culture. Depuis, deux villes européennes sont désignées chaque année pour accueillir des manifestations artistiques et faire connaître leur patrimoine historique et culturel. En 2015, la ville belge de Mons est l’une de ces capitales européennes de la culture et donne le nom de Mélina Mercouri à l’une des rues du nouveau quartier des congrès. Par ailleurs, une fondation porte le nom de Mélina Mercouri et s’occupe de la préservation des monuments grecs antiques. Mélina Mercouri décède d’un cancer du poumon à l’âge de 73 ans le 6 mars 1994 à New York (USA).
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13 SEPTEMBRE

Maurice Jarre

13 septembre 1924 : Naissance, à Lyon, du compositeur français de musiques de films Maurice JARRE. C’est dans les années 1950 que quelques réalisateurs français, comme Franju ou Resnais, s’adressent à lui pour composer la musique de leurs films. Sa notoriété dépasse vite les frontières de la France et, dès 1962, il entame une carrière hollywoodienne importante en signant le thème du film « Lawrence d’Arabie ». En 1965, il compose la musique de « Docteur Jivago » dont le thème principal, « La chanson de Lara » va devenir (avec des paroles de Hubert Ithier) un classique de la chanson francophone interprété par John William mais aussi les Compagnons de la Chanson et même Luis Mariano entre autres.

Un an plus tard, il signe cette fois les mélodies du film « Paris brûle-t-il » dont la principale, « Paris en colère », est chantée par Mireille Mathieu sur des paroles de Maurice Vidalin. De nombreuses autres compositions vont ensuite venir enrichir la carrière de Maurice Jarre qui reçoit, à Berlin en 2009, un Ours d’or pour l’ensemble de celle-ci. Peu de temps après, le compositeur français, papa de Jean-Michel Jarre, s’éteint à Los Angeles le 28 mars 2009 des suites d’un cancer. Il possède une étoile au Hollywood Walk of Fame à Los Angeles.
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Jann Halexander – Photo (c) Jeff Bonnenfant

13 septembre 1982 : Naissance à Libreville, au Gabon, du chanteur franco-gabonais Jann HALEXANDER sous le nom d’Aurélien Makosso-Akendengue. Il est le petit-neveu du célèbre chanteur gabonais Pierre Akendengue et, très jeune, il apprend à jouer du piano. Avec un père gabonais et une mère française romancière et disquaire, il passe sa jeunesse en France et décide d’étudier la géographie à Angers. Mais ses passions sont à chercher du côté du cinéma, de la musique et, plus particulièrement, de la chanson française. Depuis 2003, il se consacre plus précisément à l’écriture, la composition et à l’enregistrement de chansons qu’il interprète sous le pseudonyme de Jann Halexander inspiré par la sculptrice sud-africaine Jane Alexander dont les oeuvres représentent des êtres hybrides. En 2004, il commercialise deux disques compacts totalisant sept titres où il aborde, souvent avec provocation, les thèmes du métissage, de la famille, de l’amour. L’année suivante, le chanteur sort son premier album, Halexander Songs, en indépendant. « L’Amant de Maman », l’opus suivant, sort en janvier 2006 et il y est question, cette fois, d’adultère. L’artiste est alors remarqué par le réalisateur Rémi Lange qui lui confie le rôle du baron Statross Reichmann dans le film « Statross le Magnifique », premier volet d’une trilogie où il joue aux côtés de l’actrice transsexuelle Pascale Ourbih. La chanson « J’Aimerais J’Aimerais » raconte ensuite l’histoire d’un amour impossible entre un député catholique de Vendée et un jeune homme d’une famille modeste. Elle devient rapidement la base d’un film qui porte le même titre et que Jann Halexander réalise en 2007. En avril 2012, il enregistre l’album « Tristes tropiques » qui est un clin d’oeil à l’ethnologue Claude Lévi-Strauss et son fameux ouvrage du même titre mais qui est aussi un retour aux sources pour l’artiste: la naissance au Gabon, les tropiques, la chaleur, les gens, les guerres, la mort, l’amour et la dérision dans un flot de percussions, guitares et piano. Le 21 janvier 2017, l’artiste se produit au Café de la Danse à Paris dans le cadre du spectacle « Une Aurore se lève » mis en scène pour le respect de la démocratie au Gabon. La même année, il commercialise un nouvel album qui a pour titre « A vous dirais-je ». Et, en 2018, un CD de quatre titres permet de découvrir « C’était à Port-Gentil », une chanson qui évoque son enfance vécue à Libreville.

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Georges Guétary en 1969

13 septembre 1997 : Décès, d’une crise cardiaque à Mougins (F), du chanteur Georges GUETARY. Né le 8 février 1915 à Alexandrie, en Egypte, mais de nationalité grecque, il demande la naturalisation française au début des années 1950. Georges Guétary est le pseudonyme de Lambros Worloou. Son oncle, le célèbre violoniste Tasso Janopoulo, décide de l’aider et c’est à Paris que le jeune Lambros débarque pour étudier le commerce international. Mais la carrière artistique de son oncle lui fait rencontrer des personnes qui lui décèlent un talent vocal certain. La cantatrice Ninon Vallin l’aide ainsi à développer son organe. Attiré par la musique de variétés, il se retrouve soliste dans l’orchestre de Jo Bouillon avant d’être boy dans une revue du Casino de Paris aux côtés de Mistinguett en 1937. Pendant la seconde guerre mondiale, il rencontre à Toulouse l’accordéoniste Fredo Gardoni qui l’engage comme chanteur. Il enregistre alors son premier disque sous le nom de Georges Guétary, pseudonyme inspiré par la localité de Guéthary au Pays basque. Mais c’est sa rencontre avec le compositeur d’opérettes Francis Lopez, qui va être décisive: Guétary crée « Caballero » et « Robin des Bois » en 1943.

Ces deux succès vont véritablement lancer la carrière du chanteur. À la Libération, « A Honolulu », toujours signé Francis Lopez, est sur toutes les lèvres. Georges Guétary tourne alors son premier film en 1945: « Le Cavalier noir ». Il y chante « Chic à Chiquito », un autre grand succès. L’artiste tente à ce moment le pari fou de conquérir le public américain. Et, en 1950, il est consacré meilleur chanteur d’opérette à Broadway. De retour en France, il tient le premier rôle dans « La Route fleurie » en 1952 avec Bourvil et Annie Cordy. Le célèbre danseur et acteur américain Gene Kelly, de passage à Paris, le repère et l’engage pour le tournage de « Un Américain à Paris », film réalisé sur la musique de Gershwin. Participant ensuite à d’autres opérettes, Georges Guétary y crée « La Polka des lampions » ou encore, avant Charles Aznavour qui l’enregistre ensuite, « La Bohème », une chanson de « Monsieur Carnaval » en 1965. De Georges Guétary on peut encore se souvenir de quelques duos marquants interprétés avec sa fille Hélène comme le célèbre et mignon « Dis papa » en 1962.

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