LAURENS Rose

Rose Laurens en 1985 – Photo (c) Erick Ifergan

L’interprète, auteure et compositrice française Rose LAURENS naît le 4 mars 1953 à Paris. D’origine polonaise, son vrai nom est Rose Podwojny. Alors qu’elle est toute petite, son grand-père, pianiste et violoniste, compose de la musique pour accompagner les films muets projetés dans un cinéma de Varsovie. Et la petite Rose commence à chanter très jeune puisque, à huit ans déjà, elle gagne son premier concours. Vivant dans la capitale française, elle est souvent emmenée par ses parents à l’Olympia où elle découvre avec stupeur la voix de l’Américaine Dionne Warwick. Avec son baccalauréat en poche, elle apprend le russe, vend des vêtements mais reste passionnée avant tout par la musique et la chanson. De nombreuses aventures musicales vont alors émailler la vie de l’artiste. En 1972, elle est la chanteuse d’un groupe nommé « Sandrose » qui enregistre un seul et unique album de rock progressif en anglais.
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Sous un premier pseudonyme, celui de Rose Merryl, elle enregistre quelques 45 tours à la fin des années 1970 mais ces derniers restent confidentiels.
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Rose rencontre alors le compositeur Jean-Pierre Goussaud dont elle devient la compagne. Comme une sorte de pygmalion, le musicien va lui confectionner un répertoire sur mesure. Mais il faut encore attendre un peu pour voir le succès arriver. En 1980, en effet, Rose, qui a définitivement opté pour le pseudonyme Laurens, interprète le rôle de Fantine dans « Les Misérables » de Victor Hugo, la tragédie musicale composée par Claude-Michel Schönberg, adaptée par Alain Boublil et mise en scène par Robert Hossein au Palais des Sports de Paris.
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Du coup, son agenda est bloqué pendant un an et son premier album, « Déraisonnable », ne sort qu’en 1982 mais il comporte un énorme « tube » : « Africa ».
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Un an plus tard, Rose Laurens enregistre un deuxième album qui se signale par les chansons « Vivre » et surtout « Mamy Yoko ».
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Pour son album sorti en 1986, Jean-Pierre Goussaud signe évidemment toutes les musiques mais les textes sont écrits par Francis Cabrel (« Quand tu pars »), Yves Simon, Sylvain Lebel, Marc Strawzynski et Yves Duteil. Rose Laurens écrit elle-même « La nuit ».
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La même année, elle se produit plusieurs fois à l’Olympia de Paris. En 1987, elle apprend que son compagnon, Jean-Pierre Goussaud, souffre d’un cancer. Elle décide d’arrêter sa carrière. Trois ans vont passer avant que Rose ne revienne à la chanson avec le dernier album que Jean-Pierre Goussaud a décidé de lui composer avant de mourir.
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Complètement bouleversée, Rose Laurens prend du recul et n’enregistre un nouvel album qu’en 1996. Mais le succès n’est pas au rendez-vous. 20 ans après son expérience du spectacle musical « Les Misérables », elle obtient à nouveau un rôle dans la comédie musicale de François Valéry, « L’ombre d’un géant », consacrée à James Dean.
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En 2007 et 2008, elle rejoint la troupe des artistes qui font partie de la tournée « RFM Party 80 ». Avril 2015 marque le retour de Rose Laurens avec un nouvel album qu’elle écrit avec la collaboration de l’humoriste Pierre Palmade: « A.D.N. » Elle interprète une chanson de cet opus, « Si j’pars sur une île », dans quelques émissions de la télé française.
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Mais l’artiste est malade et sa santé ne va cesser d’empirer malgré un dernier rendez-vous avec le public honoré en 2016 au Cabaret Sauvage à Paris. Elle décède dans la nuit du 29 au 30 avril 2018 à l’âge de 65 ans.
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31 AOUT

Vincent Delerm en 2006

31 août 1976 : Naissance, à Evreux, de l’auteur-compositeur-interprète français Vincent DELERM. Fils de l’écrivain Philippe Delerm et de Martine Delerm, illustratrice de romans pour la jeunesse, Vincent se met à apprendre le piano grâce aux artistes qu’il aime: William Sheller, Barbara et Michel Berger. Pendant ses études de lettres modernes à l’université de Rouen, il se lance dans le théâtre et donne ses premiers concerts de chanson. En 1998, il présente ainsi, dans une salle de l’université, le spectacle « La Mauvaise Compagnie présente Vincent ». Il rejoint alors Paris et chante, en 1999, au Limonaire et au théâtre « Les Déchargeurs » pendant plusieurs semaines. Le comédien, et chanteur, François Morel est séduit par la maquette que Vincent lui fait parvenir. Il en parle autour de lui et lui permet ainsi de participer à quelques émissions de radio. Vincent Delerm y rencontre Thomas Fersen qui le présente aux responsables de sa maison de disques, « Tôt ou tard », avec qui il signe un premier contrat. Il sort son premier album, éponyme, en 2002. Grâce à son expérience déjà acquise sur scène, Vincent est demandé pour assurer quelques premières parties avant de partir en tournée seul avec son piano. Le premier opus est marqué par des chansons qui vont le révéler au grand public comme « La vipère du Gabon » et, surtout, « Fanny Ardant et moi ».

Le 15 février 2003, l’artiste reçoit, à Paris, la Victoire de la musique dans la catégorie « Album Révélation ». En 2004, il commercialise son deuxième disque qui a pour titre « Kensington Square » et qui assied sa popularité avec des chansons comme « Natation synchronisée » et « Les filles de 1973 ». En 2006 sort son troisième album, « Les Piqûres d’araignée ». L’année suivante, il chante à l’Olympia de Paris où il étonne en interprétant, en duo avec Jean Rochefort, le célèbre « Félicie aussi » de Fernandel. Après la sortie de son quatrième album « Quinze Chansons » à la fin de l’année 2008, Vincent Delerm repart en tournée et offre un spectacle développé sur le thème du cinéma. La soirée inclut même un entracte avec distribution de chocolats glacés, bonbons et projections de publicités humoristiques. En décembre 2011, il crée un spectacle musical intitulé « Memory » au théâtre parisien des Bouffes du Nord. Il s’agit d’un concept à portée existentielle réunissant chansons, textes et musique. Vincent Delerm propose ensuite « Memory » un peu partout en France, en Suisse et en Belgique avant de terminer à l’Olympia de Paris en avril 2013. Le cinquième album de l’artiste a pour titre « Les amants parallèles » et il sort le 25 novembre 2013. Trois ans plus tard, en octobre 2016, l’opus suivant a pour titre « A présent » et on y trouve notamment un duo enregistré avec l’incontournable Benjamin Biolay: « Les chanteurs sont tous les mêmes ». Semblant fidèle au rythme d’un album commercialisé en octobre tous les trois ans, Vincent Delerm sort son septième opus en 2019 : « Panorama ».

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Marie WARNANT en 2014

Marie Warnant en 2014

31 août 1979 : Naissance, à Namur, de l’auteure, compositrice et interprète belge Marie WARNANT. Elle passe sa jeunesse à Profondeville (B) et, dès l’âge de cinq ans déjà, elle s’intéresse à la musique. Mais c’est dix ans plus tard qu’elle commence à suivre des cours de chant avant d’apprendre la guitare à 18 ans. C’est également l’âge où elle décide de partir à Bruxelles pour être étudiante à l’Institut des Hautes Etudes en Communications Sociales: l’IHECS. C’est là qu’elle rencontre d’autres étudiants musiciens qui créent un groupe: Balimurphy. Elle se joint à eux, et, ensemble en 1997, ils se produisent pour la première fois sur scène dans le cadre des 24 heures à vélo de la ville universitaire de Louvain-la-Neuve en Belgique. Pendant quatre ans, ils vont connaître une expérience musicale intéressante avec, notamment, une prestation remarquée aux Francofolies de Spa. Par la suite, Marie décide d’entamer une carrière de chanteuse soliste. Son premier album « De un à dix » est commercialisé en octobre 2005. La même année, elle remporte le concours « Musique à la Française » à Bruxelles. Elle effectue alors des prestations à Tokyo, à Varsovie, au Québec et se retrouve parmi les découvertes belges du Festival français « Alors, Chante ! » à Montauban en 2006. En 2010, jeune maman, Marie Warnant sort son deuxième album, « Ritournelle », et il comprend la chanson « Bruxelles » qui va bénéficier de bons passages sur les radios belges.

En mars 2014, elle propose un nouvel opus intitulé « Nyxtape » et, le 14 février 2015, elle sort un mini-album dont le titre est « Make love ». Le quatrième album de la chanteuse est prêt en 2020 et sa sortie correspond à la période du confinement dûe à la pandémie du coronavirus Covid-19. L’opus a pour titre « Amour sans fin » et contient 22 titres, chansons et interludes, qui sont basés sur les 22 cartes de jeu du tarot de Marseille, la source d’inspiration de l’artiste. Une seule chanson n’est pas une composition originale sur cet album concept : il s’agit de « L’étoile » qui est une reprise de « L’amour à la plage » du groupe Niagara.
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