27 SEPTEMBRE

Pochette du 45 tours de Jean Gabin en 1974

27 septembre 1938 : Naissance, à Paris, du journaliste, romancier, académicien, scénariste, dialoguiste, metteur en scène, auteur de pièces de théâtre, de sketches et de chansons Jean-Loup DABADIE. Ses différentes activités littéraires ont fini par amener Jean-Loup Dabadie sur le chemin de la chanson. Et c’est ainsi qu’en 1967 il écrit un premier texte sur une musique de Jacques Datin pour Serge Reggiani: « Le petit garçon ».
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Cette première expérience est concluante et il écrit ensuite bien d’autres textes pour cet interprète de grand talent. La seconde artiste à enregistrer du Dabadie est Régine à la fin des années 1960. Puis, il y a Michel Polnareff pour qui il signe quelques « monuments » de la chanson française: « Tous les bateaux tous les oiseaux », « Dans la maison vide », « On ira tous au paradis » ou encore « Lettre à France ». Par la suite, la plume de Jean-Loup Dabadie va servir les répertoires de Mireille Mathieu, Claude François, Marcel Amont, Michèle Arnaud, Barbara, Dalida, Juliette Gréco, Marie Laforêt, Jacques Dutronc, Dominique Walter, Petula Clark et Nicole Croisille. En 1974, il écrit le fameux texte de « Maintenant je sais » pour Jean Gabin. A partir de 1976, il signe pour Julien Clerc quelques-unes de ses plus belles chansons: « J’ai le coeur trop grand pour moi » (1976), « L’assassin assassiné » (1980), « Femmes je vous aime » (1982) et, surtout, « Ma préférence » (1978). Dans les années 1980, le panel de ses interprètes va encore s’élargir avec les noms de Robert Charlebois, Yves Montand, Johnny Hallyday, Alice Dona, Sacha Distel, Patrick Juvet, Nicoletta et Michel Sardou entre autres. Pour les textes de ses chansons, Jean-Loup Dabadie reçoit le grand prix Vincent Scotto en 1972, le grand prix de la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs Musicaux) en 1984 et le Grand prix de la chanson française en 2000. En mars 2015, un coffret de trois CD permet de retrouver les grandes chansons et sketches écrits par Jean-Loup Dabadie et interprétés par les artistes originaux. Il en parle à l’époque en étant l’invité de Patrick Simonin sur TV5 Monde à voir ci-dessous.
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Jean-Loup Dabadie meurt le dimanche 24 mai 2020 à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière des suites d’une maladie à l’âge de 81 ans.
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Gilles Olivier en 1979

27 septembre 1944 : Naissance du chanteur français Gilles OLIVIER. Particulièrement discret sur sa biographie, on sait peu de choses sur Gilles Olivier dont le vrai nom est Oliviers. Après avoir fréquenté quelques internats, il effectue son service militaire en Allemagne puis en Algérie. Il s’intéresse surtout à la musique et apprend la guitare avec le réputé Olivier Despax. Il se met alors à composer des chansons et se retrouve en finale du concours des « Relais de la Chanson Française » en 1963 avec le titre « Te réjouis pas tant ». La même année, il participe aussi au crochet radiophonique « Tour de Chance » organisé par Radio Luxembourg. Lauréat, il décroche l’occasion d’enregistrer un premier 45 tours avec quatre chansons en 1964: « On est bien », « Avec tes faux sourires », « Sur la place au soleil » et « Sois pas grand chose ». Il rencontre, en 1965, la Belge Dominique Ney avec qui il écrit des chansons et forme un duo: Gilles et Dominique. En 1966, le couple d’artistes remporte le prix d’interprétation au Festival de la Chanson Française de Spa en Belgique. Ils enregistrent ensemble quelques 45 tours puis, en 1969, Gilles Olivier reprend sa carrière en solo avec « La complainte du satyre » et « Rien qu’un peu de pluie ». Ce dernier disque n’obtient pas le succès escompté mais l’artiste persévère et commence réellement à se faire connaître en 1971 avec « Il faut prendre son parti » puis surtout, en 1972, « Pourvu que ça dure ».
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Le succès va croissant pour Gilles Olivier qui sort un premier album, « Naissance », en 1973. Ses chansons profitent alors de nombreux passages en radio: « On ne peut pas vivre sans amour » (1973), « La faute aux photographies » (1974), « Des hauts et des bas » (1974) et « Sur le pont de Simon & Garfunkel » en 1976. Un des derniers 45 tours à connaître les faveurs des programmateurs est « Vivre en harmonie » en 1979. Puis, l’artiste semble se retirer de la vie publique sans donner de ses nouvelles. Il réapparaît toutefois en 1996 avec la sortie d’un disque compact de reprises: « Chantons autour du feu ». On y trouve « Prendre un enfant par la main », « L’eau vive », « Le métèque », « Stewball », etc. En 2003, Gilles Olivier enregistre un album pour jeune public: « Les zèbres en pyjama, un après-midi sans histoire ». Enfin, en 2011 sort un CD chez Reader’s Digest avec douze chansons françaises éternelles interprétées par Gilles Olivier dont la voix n’a pas changé depuis les années 1970. Il y reprend « L’espérance folle » de Béart, à nouveau « Prendre un enfant par la main » de Duteil, « La Fanette » de Brel, « Passer ma route » de Le Forestier, « La maladie d’amour » de Sardou ou encore « L’important c’est la rose » de Bécaud.
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En 1992

27 septembre 1951 : Naissance, à Montréal, de l’auteur-compositeur-interprète et créateur québécois Michel RIVARD. Fils du comédien Robert Rivard, il sort de l’adolescence avec une furieuse envie de faire du théâtre. Il se fait ainsi engager comme comédien, aux côtés de son père, dans la série télé populaire « Rue des pignons ». Et il profite de ses années d’université pour intégrer le groupe de théâtre « La Quenouille bleue » de l’Université du Québec à Montréal. Il y est comédien mais aussi chanteur et musicien. Il fréquente Robert Léger qui joue du piano et Pierre Huet qui écrit des poèmes. Avec eux, il va créer, au début des années 1970, le groupe « Beau Dommage » qui voit ensuite Pierre Bertrand, Réal Desrosiers, Michel Hinton et Marie-Michelle Desrosiers les rejoindre. La formation se fait remarquer par quelques bons succès en 1975 : « La complainte du phoque en Alaska » (écrite et composée par Michel Rivard et reprise par Félix Leclerc quelques mois plus tard) ou « Tous les palmiers ». Le succès finit par nuire à la cohésion du groupe qui se dissout en 1977 alors que Michel Rivard travaille déjà sur un projet en solo. Il enregistre en 1977 un premier album qui a pour titre « Méfiez-vous du grand amour » et qui se cantonne dans le style musical de son ancien groupe. L’année suivante, au cours d’un séjour en Europe, il rencontre notamment Maxime Le Forestier. Et, de retour au Québec, il effectue de nombreux concerts tout en se tournant également vers d’autres activités comme le cinéma ou le théâtre. Ses albums se succèdent alors à un rythme plutôt régulier qui oscille toujours entre deux et trois ans : « De Longueuil à Berlin » (1979), « Sauvage » (1983), « Un trou dans les nuages » (1987), « Michel Rivard » (1989) ou « Le goût de l’eau… et autres chansons naïves » (1992).

En 1985, il reçoit le Prix Québec-Wallonie-Bruxelles (renommé plus tard « Prix Rapsat-Lelièvre ») qui récompense, une année sur deux, un artiste québécois dans la communauté francophone de Belgique et un artiste francophone belge au Québec. En septembre 1988, il se retrouve à l’affiche d’un grand spectacle musical caritatif mis sur pied au profit d’Amnesty International. Dans le stade olympique de Montréal, Michel Rivard et Daniel Lavoie sont les seuls artistes québécois à chanter aux côtés de Bruce Springsteen, Sting ou Tracy Chapman entre autres. La même année, son disque « Un trou dans les nuages » est récompensé en France par l’Académie Charles-Cros. En 1994, contre toute attente, le groupe « Beau Dommage » se reforme pour fêter ses vingt ans : un album de nouvelles chansons est commercialisé et une tournée parcourt tout le Québec avec un très grand succès. Après cette parenthèse artistique, Michel Rivard revient à sa propre carrière solo pour l’album « Maudit bonheur » en 1998. Cinq ans plus tard, il tient le rôle de l’aviateur dans la comédie musicale « Le petit prince » (d’après l’oeuvre d’Antoine de Saint-Exupéry). En 2004, vingt ans après la sortie d’un double album vinyle intitulé « Bonsoir, mon nom est Michel Rivard et voici mon album double », l’artiste met en vente un quadruple disque compact appelé « Bonsoir… mon nom est toujours Michel Rivard et voici mon album quadruple (en public) » qui regroupe 60 titres pour 30 ans de carrière. Alors que son album « Confiance » vient de sortir, testant de nouvelles formules de concert, l’artiste se produit avec des orchestres symphoniques locaux à Montréal, Sherbrooke et Québec en 2006. Cette expérience publique servira de base à l’opus suivant en 2008 : « Rivière…et autres chansons symphoniques ». A cette époque, Michel s’attaque à la conversion en opéra-folk du roman d’Arlette Cousture « Les filles de Caleb ». Le travail est gigantesque et il en sort 34 chansons destinées à être présentées sur scène. Mais le spectacle ne trouve pas son public et l’aventure est bien vite arrêtée. Un album reprenant quinze des 34 titres est toutefois mis en vente en 2010. En juillet de la même année, le répertoire du chanteur est mis à l’honneur par les 400 choristes du Grand Choeur sur scène à Québec mais aussi à Saguenay et à Montréal. Après la sortie d’un coffret compilation (« A ce jour… ») reprenant ses sept premiers albums studio et le disque symphonique en 2012, de nouvelles chansons paraissent l’année suivantes avec l’opus « Roi de rien ».
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IAM album 200327 septembre 2003 : Le nouvel album du groupe de rap marseillais IAM, « Revoir un printemps » se classe, dès sa sortie en Belgique francophone, comme le numéro 1 des ventes de disques compact. L’artiste belge d’origine espagnole Jonatan CERRADA (vainqueur de la première édition du télé-crochet français « A la recherche de la nouvelle star » sur M6) se classe, lui, d’emblée 8e des meilleures ventes avec l’album « Siempre 23 ».
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27 septembre 2010 : Sortie d’un nouvel album de Guy BEART après bien des années de silence. Son titre : « Le meilleur des choses ».
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