FRANCOIS Claude

Claude François – Photo (c) Jean Lebreton

Le chanteur français Claude FRANCOIS naît le 1er février 1939 à Ismailia en Egypte. Idole parmi les idoles, star française et mythe de la chanson populaire francophone, Claude François n’a jamais été égalé et, plus de 40 ans après sa disparition, ses succès sont toujours présents sur les plateformes de téléchargements numériques, sur les sites de streaming, chez les disquaires, dans les programmes de radio et sur ces « dancefloor » que l’on appelait avant les pistes de danse. En à peine quinze ans de carrière, cet artiste a compris tout ce que le show-business pouvait apporter à un jeune homme talentueux en quête de reconnaissance artistique. Le chanteur aux centaines de succès entame sa carrière en 1961 sous le nom de Koko et il enregistre alors un 45 tours qui reprend, entre autres, une version twist du « Clair de lune à Maubeuge » de Pierre Perrin.
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Mais son premier tube arrive quelques mois plus tard alors qu’il a repris son véritable patronyme. C’est « Belles belles belles », l’adaptation très personnelle d’un titre américain des Everly Brothers (« Girls girls girls ». Un scopitone (ancêtre du clip vidéo et de la capsule YouTube) de la chanson est réalisé et est  tourné dans la neige par le jeune cinéaste Claude Lelouch.
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C’est parti pour quelque quinze années de succès enchaînés à une vitesse vertigineuse avec, dans les années 1970, une légère préférence pour les créations originales écrites par des auteurs et des compositeurs français tels que Jean-Pierre Bourtayre, Etienne Roda-Gil ou Patrick Juvet (« Le lundi au soleil ») entre autres.
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Au milieu de cette carrière de chanteur, Claude François essaie aussi de produire quelques artistes qui connaissent des gloires diverses au sein de son label « Flèche » : Patrick Topaloff, Alain Chamfort, Dani, Liliane Saint-Pierre, Franck Olivier, Banzaï ou Petit Matin par exemple. Aimant se considérer comme un homme d’affaires, le chanteur se lance également dans l’édition de magazines. « Podium » est créé pour les jeunes afin d’assurer aussi la promotion des artistes de chez « Flèche ». « Absolu » est imaginé pour les adultes et n’obtient pas un franc succès dans un créneau déjà bien occupé par « Lui » ou « Playboy ». Pour ce magazine, le chanteur se passionne pour la photographie et, sous le pseudonyme de François Dumoulin, réalise des clichés de très jolies demoiselles légèrement (dé)vêtues. Musicalement, l’un des plus gros succès de Claude François reste « Comme d’habitude » qui a fait le tour du monde adapté en anglais par Paul Anka sous le titre « My way » et a été interprété notamment par Frank Sinatra et Elvis Presley.
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Mais il y a aussi « Le téléphone pleure », « Le mal aimé » ou « Chanson populaire » et, pour la période disco, « Magnolias for ever » ainsi que « Alexandrie Alexandra ».
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Entre 1962 et 1978, le chanteur a enregistré 363 chansons sur 27 albums et vendu 35 millions de disques. Entre le 18 décembre 1962 et le 24 février 1978, Claude François a donné 1.188 concerts. Alors qu’il touche enfin du bout des doigts un vieux rêve de conquête des pays anglo-saxons, Claude François meurt électrocuté dans la salle de bains de son appartement parisien juste avant l’enregistrement d’une émission télévisée de Michel Drucker le samedi 11 mars 1978. Sa dépouille est inhumée dans le cimetière de Dannemois où l’artiste possédait une propriété contenant un moulin. Les funérailles ont lieu le mercredi 15 mars 1978.
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Claude François laisse derrière lui une carrière discographiquement bien remplie et le souvenir d’un artiste très exigeant avec ses collaborateurs comme avec lui-même. Ses deux fils perpétuent le souvenir d’un père qu’ils n’ont connu que trop peu de temps. Le cinéma s’est intéressé de diverses manières au chanteur populaire et, parmi les films marquants, on peut citer « Podium » avec Benoît Poelvoorde en 2002 et « Clo Clo » avec Jérémie Régniers en 2012. En 2018, à l’occasion du 40e anniversaire de la disparition du chanteur, une intégrale très complète est commercialisée et comprend 20 CD avec 360 titres dont de nombreuses versions introuvables, des interviews, et un livret de 48 pages contenant des photos rares et des textes exclusifs. Pour la même occasion, Fabien Lecoeuvre publie une biographie, « Claude François, 14.284 jours », et Vline Buggy, parolière de nombreuses chansons de l’artiste, compile, pour la première fois ses souvenirs dans un livre: « J’y pense et puis j’oublie ». La journaliste Isabelle Catelan, qui a dirigé le magazine Podium, a regroupé les notes de service, souvent incendiaires, que le chanteur adressait à ses collaborateurs, alors que le biographe Baptiste Vignol propose « Claude François, Je reviendrai comme d’habitude ». Les deux fils de l’artiste, Claude Jr et Marc François, annoncent aussi pour 2019 une comédie musicale sur la vie de leur père mais celle-ci semble tarder à voir le jour.
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Comme Chorus et d’autres avant lui, le magazine Platine interrompt sa publication

Depuis 1992, le magazine Platine se défend d’être le seul magazine traitant de la chanson de variétés majoritairement francophone. Un titre qu’il n’usurpe pas tant Jean-Pierre Pasqualini et son équipe, des vrais passionnés de chanson, n’ont jamais craint les obstacles et les problèmes de toutes sortes.
Depuis quelque temps toutefois, des soucis sont venus contrarier la publication de « Platine » qui du format mensuel est passé à la fréquence bimestrielle. Mais, apparemment, cela n’a pas suffi à remettre en selle le magazine qui a vu ses chiffres de vente diminuer au fil du temps.

Le dernier numéro de Platine paru en mars 2017

Alors, ce 1er juin 2017, sur la page Facebook de Platine Mag, Jean-Pierre Pasqualini s’est fendu d’une lettre qui en dit long sur l’état de notre société où la défense de la culture francophone et de la langue française est pourtant plus que jamais nécessaire face aux dérives politiques et économiques de plus en plus autoritaires. Par respect pour le rédac’chef de Platine, que j’ai eu l’occasion de rencontrer à plusieurs reprises lors de festivals et autres activités artistiques, j’ai choisi de vous livrer intégralement le contenu de cette lettre que vous trouverez ci-dessous.
Petite précision en ce qui concerne le site web « Passion Chanson »: étant le fruit d’une petite activité de passionné non rémunéré, il n’y a jamais été question de reproduire quelque article que ce soit du magazine Platine. Nous étions en effet trop fiers de pouvoir, au contraire, promouvoir autant que faire se peut, un magazine qui incarne à nos yeux ce qu’il y a de mieux dans le domaine avec le regretté « Chorus » disparu il y a maintenant quelques années déjà.

 

La lettre de Jean-Pierre Pasqualini en intégralité

Boulogne, le 1er juin 2017

Chers copains, chers amis, chers lecteurs, chers abonnés de Platine,

On ne peut rien contre le progrès…

En général, le premier jour du mois de sortie d’un numéro de Platine est celui où je communique sur les réseaux sociaux son sommaire et la photo de la couverture. Aujourd’hui, j’ai le regret de vous annoncer qu’il n’y aura pas de Platine le 8 juin prochain.
Et je voudrais tout d’abord dire à tous nos fidèles lecteurs et surtout abonnés que nous en sommes vraiment désolé.

Les temps sont difficiles.
Pour tous et aussi pour le monde de la chanson.
En effet, après 15 ans de piratage de la musique et l’effondrement du marché physique, ce sont maintenant les spectacles qui souffrent avec les nombreux attentats dont ils sont victimes. On ne compte plus les faillites : de celle de la Tournée  » Âge tendre  » (première version) à celle, toute récente, de  » Hit-parade « .

Avec moins de spectacles qui sont montés, moins de disques qui sortent, toujours moins de nouveautés en radio des artistes qui ont plus de 10 ans de carrière, et aussi de moins en moins de Best Of de ces derniers (tout ce qui a été important a été réédité en CD depuis plus de 30 ans, et plusieurs fois, et comme il y a peu de nouveaux fans, ces compiles ne se vendent plus)…, Platine a de moins en moins de raisons d’exister.

Sans compter que, depuis des années, notre revue a subi une triple crise:

1. La crise de la presse face à internet.
Comme vos vendeurs de journaux, les éditeurs indépendants de presse magazine spécialisée souffrent beaucoup. Il faut dire que non seulement internet annonce les nouvelles beaucoup plus vite que n’importe quel journal, mais pirate la presse (et Platine) depuis des années en reproduisant les articles et interviews sans autorisation. En plus, de nombreux internautes s’improvisent journalistes. Sans parler des artistes qui choisissent de parler à leurs fans en direct via les réseaux sociaux…

2. La crise de la musique, piratée et devenue gratuite, qui, de ce fait, ne stimule pas les ventes de presse musicale. D’autant plus que la presse adolescente ne parle plus de chanson et ne prépare donc pas les nouvelles générations à vouloir un jour lire un magazine spécialisé comme Platine. Quant à ceux qui ont été biberonnés à Salut les Copains, Podium…, voire Star Club, ils ne sont pas éternels…

3. La crise économique globale qui a pour conséquence que les Français souffrent d’une diminution de leur pouvoir d’achat…

Aujourd’hui, nous travaillons donc à une nouvelle formule (en version papier ou sur le net) afin d’essayer de relancer votre revue.
Pour cela, nous sommes en discussions avec de nouveaux éventuels partenaires, fournisseurs, distributeurs…
Nous espérons pouvoir la concrétiser d’ici la rentrée de septembre.

Avec l’arrivée des vacances et l’enchainement des périodes électorales, ce début d’été nous semblait, de toute façon, peu propice au lancement de cette nouvelle formule.

Sachez, pour finir, que nous ferons TOUT ce qui est possible pour ne pas disparaître comme l’ont fait tant de magazines (notamment musicaux) avant nous. Ceci dit, pas à n’importe quel prix: l’augmentation du tarif d’un magazine, et la diminution de la quantité de pages ou de la qualité des articles ne sont pas, pour nous, des solutions à long terme.

Merci encore de votre fidélité.

L’équipe de Platine.

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Un livre biographique sur Art Sullivan

Art Sullivan s’est fait connaître en 1972 avec un tube d’été : « Ensemble ». Les succès se sont ensuite enchaînés à ce premier slow et le chanteur belge dont le vrai nom est imprononçable s’est installé en tête des tous les hit-parade de la francophonie : « Petite fille aux yeux bleus », « Adieu sois heureuse », « Une larme d’amour », « Un océan de caresses », « Donne donne-moi », « Petite demoiselle », etc.
Au début des années 2000, après avoir été disque d’or avec de multiples compilations permettant de retrouver tous ces grands succès en qualité numérique, Art Sullivan a essayé d’amorcer un retour avec des albums de nouvelles chansons qui n’ont pas vraiment (re)trouvé leur public. Aujourd’hui, celui qui a toujours été un fan inconditionnel de Christophe et qui fut même le président du fan club de l’artiste, fait l’objet d’un livre qui vient d’être commercialisé. Toutes les infos se trouvent ci-dessous.

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