L’auteur, compositeur et interprète français Gérard PALAPRAT naît le 12 juin 1950 au Musée du Luxembourg à Paris, dans les jardins de la présidence du Sénat où son père travaille. A l’âge de sept ans, il s’intéresse à la musique et prend des cours de violon. Il passe tous les matins devant chez Boris Vian (le Tabou) pour aller à l’école. Mais il quitte très tôt le circuit traditionnel scolaire pour entrer à l’Ecole du Spectacle qui se trouve dans le 5e arrondissement de Paris. A douze ans. il y apprend la danse, le chant et l’art dramatique. Ses copains de classe ont pour nom Patrick Dewaere, Patrice Drevet, Sergio, Delphine Desyeux entre autres. En 1962, il décroche l’opportunité d’enregistrer un disque vinyle avec une chanson composée pour la fête des pères. Le titre arrive aux oreilles de la chanteuse Mireille qui lui propose de venir l’interpréter dans son Petit Conservatoire de la Chanson. Gérard y croise Alice Dona, Françoise Hardy, Charles Level, Jean-Noël Dupré, Hervé Cristiani, Pascal Auriat, Philippe Castelli et Colette Magny notamment. Son adolescence se déroule alors dans le quartier parisien de Saint-Germain-des-Prés. Mais l’été, durant les vacances, il interprète ses propres chansons dans le Haut-de-Cagnes, qui est à ce moment le « Montmartre de la Côte d’Azur », Chez Suzy Solidor et chez Georges Ulmer. De retour à Paris, il flâne souvent aux Buttes-Chaumont autour des studios de télévision de l’ORTF, l’Office de Radio et Télévision Français. Il fait la connaissance d’un jeune assistant réalisateur, Remy Grumbach, qui l’engage pour une figuration. Croisant le chemin de Marcel Bluwal, celui-ci lui fait dire trois lignes dans le feuilleton télévisé «Vidocq», lui fait interpréter une chanson avec Bourvil et lui permet une apparition au théâtre avec Fernand Ledoux et Claude Gensac. En 1966, il joue un personnage dans le film « Trans Europ Express » d’Alain Robe-Grillet avec Marie-France Pisier, Jean-Louis Trintignant et Christian Barbier. La formation pluridisciplinaire de Gérard Palaprat lui permet ensuite de jouer, en 1967, dans le spectacle musical « Les Fantasticks », de Tom Jones et Harvey Schmidt, mis en scène par Jacques Sereys au Théâtre La Bruyère à Paris. Au cours des événements de mai 1968 caractérisé par de violentes manifestations d’étudiants, Gérard est de ceux qui feront face aux policiers des CRS dans le Quartier Latin à Paris. Alors que, pendant ce temps-là, son père sénateur débat au Palais du Luxembourg. Apprenant que la comédie musicale américaine « Hair » va être adaptée en français et que cela risque d’être, comme aux Etats-Unis, un grand succès, il pose sa candidature qui est retenue. Il se retrouve ainsi sur la scène du théâtre parisien de la Porte-Saint-Martin pendant quelques mois.
Le succès du spectacle est énorme et, au cours de cette expérience, Gérard gagne l’amitié de Lucien Morisse, directeur des Disques AZ et de la station de radio périphérique française Europe 1. Grâce à ce dernier, Gérard Palaprat, tout auréolé de sa nouvelle popularité, va enregistrer un album de chansons personnelles. Celles-ci sont concoctées avec l’aide de Patrick Lemaître et Jean-Pierre Lang. Le chanteur leur demande, en premier lieu, de composer un morceau inspiré de la musique de « My sweet Lord », le tube du moment de George Harrison (très fortement inspiré de « He’s so fine » des Chiffons). La chanson s’appelle « Fais-moi un signe » et permet à Gérard Palaprat de gagner le concours de la Rose d’or d’Antibes. Et elle devient aussi l’un des « tubes » radiophoniques de l’année 1971.
Quelques mois plus tard, Gérard Palaprat remet le couvert et signe un autre grand succès : « Pour la fin du monde ».
La pression du show-business et du milieu artistique déstabilisent alors quelque peu l’artiste qui suspend sa carrière le temps d’un voyage en Inde où il rejoint Ram Shandra Mistri, un virtuose de sitar. De retour en France, il ne reprend pas de suite des activités musicales mais préfère se lancer dans différentes aventures commerciales : boutique de vêtements, fabrique de t-shirts, restaurant et boîte de nuit. Puis, en 1980, il revient à la chanson en participant à l’opéra-rock « Moïse » de Michel Quereuil et Guy Alcalay. Il y tient le rôle de conteur aux côtés, notamment, de Grégory Ken, Roddy Julienne, Gérard Majax, Marianne Mille et Anne-Marie Godart. Dans la vidéo à visionner ci-dessous, Gérard Palaprat apparait à partir de 5’30.
Après cette aventure musicale, Gérard Palaprat reprend encore du recul en pratiquant d’autres activités plus éloignées de la musique. En l’an 2000, il tente un retour à la chanson avec un album intitulé « C’est pas la fin du monde ». Puis, dix ans plus tard, il revient sur scène à l’occasion du spectacle « Hit-Parade » créé et joué par Renaud Siry aux côtés de Danièle Gilbert. Avec plusieurs autres artistes, Gérard Palaprat chante des tubes des années 1970 à 2000 au Théâtre du Gymnase à Paris. Puis, le chanteur rejoint la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » en 2010 aussi. Il y propose quelques-uns de ses succès devant le public venu applaudir également Sheila, Georgette Lemaire et Michèle Torr entre autres. Peu de temps après, la santé du chanteur se détériore et il apprend qu’il est atteint d’un cancer de la gorge qui l’éloigne définitivement du show-business. Le 25 septembre 2017, l’artiste décède chez lui, à Beauvoir-sur-Niort, à l’âge de 67 ans. Sa dépouille est incinérée à Niort le 3 octobre 2017.
.
.
.
