1er OCTOBRE

DANI en 1970

1er octobre 1944 : Naissance, à Castres, de la chanteuse et comédienne française DANI, née Danièle Graule. Fille d’un cordonnier et d’une vendeuse de chaussures, Danièle, aînée de trois enfants, aurait pu se destiner, elle aussi, à la maroquinerie ou la cordonnerie. Mais ce sont plutôt les arts qui la passionnent et, dès qu’elle le peut, à 19 ans, elle quitte Perpignan pour Paris. Son but est de s’inscrire à l’Ecole des Beaux-Arts mais, en 1963, elle est engagée par le magazine « Jours de France » pour y faire des photos. Suite à cela, on lui propose de devenir mannequin et elle obtient de petits rôles dans des films. En 1965, la réalisatrice et productrice Daidy Davis Boyer propose à Danièle d’être figurante dans le scopitone de la chanson « Tout se passe dans les yeux » interprétée par Dick Rivers. Cette incursion dans le monde de la chanson lui donne envie de passer une audition organisée par la maison de disques Pathé Marconi. Du coup, elle a l’opporunité d’enregistrer, en 1966, un premier disque super 45 tours avec, notamment, la chanson « Garçon manqué ».
.

.
C’est le début d’une belle carrière de chanteuse dont l’un des coups d’éclat est la reprise de la chanson de Georges Milton, « Papa vient d’épouser la bonne », en 1968: plus d’un million d’exemplaires vendus. Sous le pseudonyme de Dani, l’artiste se veut être la plus complète possible et se présenter à son public sur scène. En 1970, elle passe à l’Alhambra de Paris puis à Bobino en 1971. Par la suite et jusqu’en 1974, elle devient meneuse de revue à l’Alcazar de Paris. Dans le même temps, elle décroche toute une série de rôles au cinéma et à la télévision. En 1974, elle doit représenter la France au concours Eurovision de la Chanson avec « La vie à 25 ans ». Mais le décès du président de la république française Georges Pompidou quelques jours avant la compétition annule sa participation. Qu’à cela ne tienne, la chanson obtient un joli succès radiophonique dans les pays francophones. L’année suivante, ayant signé un contrat discographique avec la maison Flèche appartenant à Claude François, elle assume la première partie de la tournée de ce dernier. Puis, sans doute inspirée par Régine, elle acquiert un night club parisien qu’elle gère jusqu’au début des années 1980. C’est à ce moment qu’elle sombre véritablement dans certaines addictions comme la drogue. Après un long séjour en famille dans le Vaucluse, elle revient à Paris pour y tenir des boutique de fleurs avec une nette préférence pour les roses. En 1993, elle rompt son silence pour sortir un album rock intitulé « N comme Never Again ». En 2001, Etienne Daho apprend que la fleuriste possède un texte que Serge Gainsbourg a écrit pour elle en 1975 et qui est resté inédit: « Comme un boomerang ». Et il insiste pour qu’elle accepte d’enregistrer le morceau en duo avec lui. Elle le fait et c’est un véritable « retour gagnant » pour Dani qui, dans la foulée, se décide à revenir dans les studios de prise de son. Sa première maison de disques en profite également pour sortir un CD best of qui permet aux amateurs de se procurer à nouveau les enregistrements originaux de Dani en qualité numérique. Puis, la chanteuse se lance dans la sortie d’albums contenant des chansons nouvelles et originales: « Tout Dépend Du Contexte » en 2003, « Laissez-moi rire » en 2005 et « Le Paris de Dani », album consacré à la capitale française, en 2010. Fin septembre 2020, alors qu’elle s’est installée à Tours, Dani commercialise un nouvel opus intitulé « Horizons dorés ». Elle y interprète un duo avec Joey Starr et plusieurs de ses copains-copines lui ont composé des chansons : Alain Chamfort ou Keren Ann par exemple. Et, en 2021, alors que la crise sanitaire due au coronavirus covid-19 semble très lentement tirer vers sa fin, la chanteuse envisage son retour sur scène avec une tournée de concerts prévue pour l’année suivante.
.
**********
.

Jeane Manson en 1979 – Photo (c) Leonard De Raemy

1er octobre 1950 : Naissance, à Cleveland (Ohio), de la chanteuse américaine Jeane MANSON. Avec un père écrivain et une mère artiste qui chante et peint, elle passe sa prime enfance au Mexique avant de se rendre en Californie où elle apprend la musique et suit des cours de théâtre. Elle obtient quelques rôles au cinéma et pose nue dans les pages centrales du magazine Playboy en août 1974. Puis, pour oublier un mariage raté, elle part pour l’Europe et y obtient quelques rôles dans des films français comme « Bons baisers de Hong Kong » avec les Charlots. Fin 1975, l’actrice fait connaissance de l’auteur, compositeur et producteur français Jean Renard. Ce dernier est alors inconsolable de la mort de Mike Brant qu’il a révélé au grand public quelques années plus tôt. Jean Renard a aussi beaucoup travaillé avec Sylvie Vartan et Johnny Hallyday. Il trouve en Jeane Manson une chanteuse formidable qui, dans la lignée de Petula Clark, va séduire autant par son accent et son talent que par sa beauté. Et il voit juste. Surtout lorsqu’il lui livre, paroles et musique, un titre qui va déferler sur les ondes radios durant tout l’été 1976: « Avant de nous dire adieu ».
.

.
L’effet Jeane Manson est immédiat et les succès vont s’enchaîner comme des perles sur un collier: « Une femme » (1976), « Les larmes aux yeux » (avec Christian Delagrange en 1976), « La chapelle de Harlem » (1977), « Ce n’est qu’un au revoir » (1977), « Fais-moi danser » (1978), « Fly to New York city » (1979) et « Vis ta vie » (1979). En 1979, elle est choisie pour représenter le Grand-Duché de Luxembourg au Concours Eurovision de la chanson à Jérusalem: le titre « J’ai déjà vu ça dans tes yeux » se classe 13e sur 19. Après cette rafale de « tubes », la carrière de Jeane Manson va s’apaiser. L’artiste diversifie alors ses activités et se tourne, par exemple, vers le spectacle musical comme, en 1986 et 1988, « L’homme de la Mancha » dont la première a lieu à Nantes. En 1992, on retrouve Jeane Manson à l’affiche de l’opérette « Dédé » au Théâtre des Célestins à Paris puis, quelques mois plus tard, dans « Trois valses » d’Oscar Strauss à l’Opéra de Marseille. En 1998, elle enregistre une version très personnelle du « Con te partiro » de Boccelli: « Partir avec toi », un titre qu’elle interprète en duo avec le chanteur belge Yvhann Cevic. En 2002, elle entre en studio pour créer une nouvelle version de son premier succès « Avant de nous dire adieu » de nouveau en duo avec Yvhann Cevic. Sachant monter depuis son plus jeune âge, Jeane Manson donne alors des spectacles musicaux en chantant à cheval au Cirque d’Hiver Bouglione en 2006. Dans la catégorie du théâtre musical, on la retrouve en 2007 dans « Sans famille » à l’Opéra de Nice. A la fin de l’année 2010, elle est au programme du Cirque Joseph Bouglione à Chatou en France: elle y chante, danse, monte à cheval et fait le clown. Au début 2011, elle présente à Vernon un nouveau concert acoustique constitué de gospel, de negro-spirituals, de classique et de chansons d’amour: « Spiritual love ». Puis, en 2012, elle rejoint la saison 7 de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». La même année, elle reprend son rôle dans une nouvelle version de « L’Homme de la Mancha » au Théâtre des Variétés à Paris. Et, en 2012 encore, elle sort une compilation de trois CD qui contiennent ses plus grands succès et une chanson nouvelle inédite composée par Claude Barzotti: « Est-ce qu’on s’aime encore ? ». Deux ans plus tard, un nouvel opus intitulé « Viviré » est disponible en deux versions: espagnole et française. Il reprend de grands succès éternels comme « L’été indien » (Joe Dassin), « Aranjuez mon amour » (Richard Anthony) ou « Embrasse-moi » (Julio Iglesias). En mars 2016, Jeane Manson commercialise un nouvel opus en français: « Amour le soleil du coeur ». En janvier 2020, elle fait partie des artistes figurant dans le spectacle nostalgique « Age tendre, la tournée des idoles » avec, notamment, Herbert Léonard ou Michèle Torr.
.
**********
.

Baldo en 2020

1er octobre 1958 : Naissance, à Frameries, du producteur, compositeur, auteur et interprète belge BALDO sous le nom complet de Baldo Leone. Influencé très jeune par la musique qui berce sa famille d’origine italienne, il grandit dans les pas d’une vedette italo-belge de la région du Borinage comme lui : Salvatore Adamo. Et, en octobre 1973, il dépose la première chanson qu’il vient de composer à la SABAM (Société des auteurs et compositeurs belges). Ainsi, à l’âge de quinze ans, il commence à se produire sur les petits podiums des kermesses de sa région et il enregistre quelques disques 45-tours avec, notamment, la chanson « Viens petite fille » éditée par Rocco Granata, créateur du « tube » Marina » à la fin des années 1950. En 1978, il décide de s’installer à Paris et y suit les cours de chant de Micheline Fumière, une ex-épouse de Charles Aznavour. Dans la ville lumière, Baldo fait la connaissance d’un bon nombre de producteurs et d’auteurs de chansons. Il assure aussi de nombreuses premières parties pour des vedettes renommées. En 1984, le producteur et éditeur belge Jean Darlier lui permet d’enregistrer un vieux succès que Baldo remet au goût du jour : « La danse dus spirou ». L’artiste s’installe alors de plein pied dans le répertoire de la chanson d’ambiance où règnent déjà des maîtres qui ont pour nom Le Grand Jojo, Carlos ou Bézu. Il reprend d’ailleurs à son compte quelques titres d’autres chanteurs comme « Il fait sec » (du Grand Jojo) en 1985, « Viens boire un p’tit coup à la maison » (de Licence IV) ou encore « On va faire la java » (de la Bande à Basile et André Verchuren). Mais il y a aussi des chansons originales comme « Vive les belles mères » (1986), « Petit Pépé Noel » (1987), « Apéritif musette », « Siciliano » (1988), « Papa solitaire » (1988) ou encore « On va tous valser » (1992). Parallèlement à ses activités d’interprète, Baldo crée aussi, au début des années 1980, son propre label discographique, Lbg, qui lui permet notamment de commercialiser des disques d’autres artistes comme l’accordéoniste Frank Fiévez mais aussi le chanteurs Gino Cavaliere ou le groupe JR Band. Au début de la décennie suivante, il produit un groupe féminin qui a pour nom « Les rondelettes » et qui connaît le succès avec « A tous les mecs » qui est une parodie du duo de Félix Gray et Didier Barbelivien : « A toutes les filles ». C’est aussi l’époque où il participe à de nombreuses émissions télévisées dont « La chance aux chansons » sur France 2. Alors qu’il poursuit la production de spectacles comme « La tournée romantique » et de disques, il commercialise une compilation de ses chansons d’ambiance en 2006. Au fil du temps, Baldo réoriente alors sa carrière vers des mélodies plus romantiques. En 2014, il fête ses 40 ans de chansons devant 1.800 personnes à l’Espace Magnum de Colfontaine. Et il propose aussi, dès 2015, un programme pour la télévision locale ACTV (Antenne Centre) qui accueille des artistes belges ayant marqué de leur empreinte musicale les années 1960, 1970 et 1980 : « Chansons souvenirs ».
.

 

.
Bousculés par la crise sanitaire due au coronavirus covid-19 en 2020 et 2021, les projets de Baldo sont encore nombreux et prêts à être réalisés dès que possible.
.
**********
.

La chanson « Tombé du ciel » de Jacques Higelin est l’une des chansons déprogrammées des radios françaises en octobre 2001.

1er octobre 2001 : quelques chansons ont été provisoirement retirées des programmes de radio francophones suite aux attentats du 11 septembre aux Etats-Unis. Leur titre ou leurs paroles étaient susceptibles de prêter à confusion. Parmi les chansons touchées, il y a « Tombé du ciel » de Jacques Higelin, « Le grand incendie » de Noir Désir, « Comme un avion sans ailes » de CharlElie Couture ou encore « L’Hôtesse de l’air » de Jacques Dutronc.
.
.
**********
.
.
STROMAE en 20141er octobre 2015 : STROMAE est le premier artiste belge, francophone de surcroît, à se produire au légendaire Madison Square Garden de New York pour un spectacle qui affiche complet. Le Bruxellois s’exprime en français mais aussi en anglais durant le show. Et il ne peut s’empêcher de glisser quelques références au plat pays face à un public où se trouvent le premier ministre belge Charles Michel et le ministre des affaires étrangères Didier Reynders. Stromae termine son spectacle avec « Alors on danse » et « Papaoutai ». Qualifié de « mélange de Michael Jackson et Jacques Brel » par le New York Times, Stromae effectue un ultime rappel a capella de la chanson « Tous les mêmes ».
.

.
**********
.

Charles Aznavour en 2004

1er octobre 2018 : Décès, à Mouriès, dans le sud de la France, de l’auteur, compositeur, interprète et acteur français d’origine arménienne Charles AZNAVOUR. à l’âge de 94 ans. Pour connaître sa biographie et sa carrière artistique, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,