JEROME C.

C. Jérôme en 1992

Le chanteur français C. JEROME, de son vrai nom Claude Dhotel, naît à Paris le 21 décembre 1946. A l’âge de cinq ans, il perd son père, électricien, et est alors élevé, avec sa soeur Nicole, par ses grands parents dans la région de Nancy. Sa mère, vendeuse de bonbons, récupère la garde de ses enfants lorsque Claude a onze ans et qu’il découvre un beau-père difficile à accepter. Deux ans plus tard, en 1960, il est obligé d’interrompre ses études et de travailler pour subvenir aux besoins de la famille. Il se fait alors engager comme vendeur dans un magasin de chaussures. Mais la musique est sa passion depuis qu’il est tout petit et, le weekend, il retrouve des copains avec qui il répète en vue de créer un groupe de rock’n’roll. La formation s’appelle « Les Storms » et Claude, en tant que chanteur, prend le pseudonyme de Tony Parker. Ce nom, il l’a choisi par admiration pour Elvis Presley dont l’impresario était le colonel Parker. En juin 1964, le groupe tente sa chance à Paris où Eddie Barclay organise une audition. La formation ne retient pas autant l’attention du producteur que son chanteur à qui il demande de signer un contrat discographique et de changer de nom : Claude Dhotel devient, ce jour-là, C. Jérôme et il décide de s’installer à Paris. Mais l’enregistrement promis du premier disque ne se réalise pas et Claude doit se débrouiller pour rester dans la ville-lumière avec très peu d’argent. Dès qu’il le peut, il fréquente le « Golf-Drouot », endroit mythique des années 1960 pour le rock et la variété française, pour y rencontrer des personnalités du milieu musical. Et il finit par y faire la connaissance de Jean Albertini qui devient son producteur et grâce à qui il enregistre son premier 45 tours en 1967: « Les fiancés ». Ce n’est pas un succès.
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Son deuxième disque a plus de chance et est soutenu par l’émission « Salut les Copains » sur la radio périphérique française Europe 1. « Le petit chaperon rouge est mort » va être suivi d’un changement de maison de disques. C. Jérôme quitte Barclay pour le label Disc’Az où il enregistre cinq 45-tours avant d’interpréter le « tube » énorme qui sortira à l’été 1972 : « Kiss me ». C’est à ce moment la meilleure vente de disques en France mais aussi en Allemagne, au Québec, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Italie, en Belgique, en Suisse et en Autriche.
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Alors qu’il est, d’habitude, plutôt difficile de rester au sommet après un « tube » aussi conséquent, C. Jérôme va multiplier les succès qui auront pour titres « Himalaya », « Manhattan », « La petite fille 73 », « C’est moi », « Cindy », etc.
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Fin des années 1970, le chanteur doit s’éclipser face à l’arrivée de toute une série d’auteurs-compositeurs-interprètes comme Daniel Balavoine, Francis Cabrel, Michel Berger ou Francis Lalanne. Mais les années 1980 ne seront pas ingrates avec notre homme qui renoue avec le succès grâce à des chansons comme « Et tu danses avec lui », « Derniers baisers » ou « Age tendre et tête de bois ».
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Les années 1990 sont encore assez prolifiques pour le chanteur qui est sans cesse en quête de nouveaux auteurs, compositeurs, éditeurs et producteurs. Il travaille ainsi notamment avec le Nordiste Vincent Handrey et le Belge Jean-Pierre Deschamps chez qui il enregistre quelques titres au studio JMV à Mons. Fin février et début mars 1993, il est enfin à l’affiche, pendant plusieurs jours, de l’Olympia de Paris où il offre à ses admirateurs un duo avec sa fille Caroline : « Seize ans déjà ». En août 1997, il apprend qu’il souffre d’un cancer et il subit l’ablation d’une tumeur assez importante. Les séances de chimiothérapie qui suivent l’intervention chirurgicale vont l’obliger à s’éloigner pendant plusieurs mois de son public. Et son moral en prend un coup malgré l’aide de collègues, comme Dave (lors d’un concert à Péruwelz en Belgique notamment), qui acceptent de le remplacer au pied levé pour des prestations prévues de longue date. C. Jérôme décède le 14 mars 2000 des suites d’un cancer à l’âge de 53 ans. Il est inhumé dans le  cimetière de Boulogne-Billancourt. En 30 ans de chansons, C. Jérôme a vendu plus de 26 millions de disques.
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23 NOVEMBRE

Elisabeth Wiener en 1983 – Photo (c) T.Ardisson & R.Magron

23 novembre 1946 : Naissance, à Paris, de l’actrice, chanteuse et auteur-compositeur-interprète française Elisabeth WIENER. Elevée dans un milieu artistique fait de musique et de cinéma (son père est le compositeur Jean Wiener), c’est tout naturellement qu’elle chante et joue du piano très jeune. A quinze ans, elle figure déjà au générique d’un film. Elle multiplie alors les expériences cinématographiques et obtient aussi de nombreux rôles dans des téléfilms et feuilletons. Elle fréquente, dans les années 1970, les chanteurs Michel Polnareff et Jacques Higelin et elle participe musicalement à leurs spectacles respectifs. En 1979, elle fonde le duo « Amalgam », qui deviendra ensuite « Phoenix », avec le bassiste Jacques Lennoz. Puis, l’année suivante, elle se lance seule dans la chanson. Son contrat avec la firme discographique Virgin France lui permet d’enregistrer quatre albums entre 1980 et 1984.

De nombreux artistes francophones la sollicitent alors pour leur écrire des chansons. Enfin, avec le groupe féminin « Castafiore Bazooka » qu’elle monte en 1992, elle enregistre trois albums entre 1996 et 2005. Aujourd’hui, il semble qu’elle ait délaissé les plateaux de tournages et les studios d’enregistrement pour être, à l’écran, la voix française de nombreuses actrices anglo-saxonnes comme Jamie Lee Curtis ou Glenn Close.
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Jean-Pierre Foucault en 2008 – Photo (c) Raphaël Labbé

23 novembre 1947 : Naissance, à Marseille, de l’animateur de radio et de télévision français Jean-Pierre FOUCAULT. Après une enfance et une adolescence passées au soleil du sud de la France, c’est à Radio Monte Carlo qu’il entame ses activités radiophoniques en 1966 après avoir réussi un concours d’animateurs. Mais son job est plutôt de courte durée puisque, six mois après, il est renvoyé de la station. Il monte alors à Paris où il parvient à animer des émissions sur Europe 1 pendant deux ans. En 1969, il est de retour à RMC qui ne le lâche plus avant 1989. C’est au début des années 1970 qu’il forme avec Léon un duo inoubliable pour des émissions très populaires. Il profite aussi de sa célébrité montante pour enregistrer un disque en duo avec une certaine Mimi (Filippacchi). Les chansons ont pour titres « Beaucoup d’amis, un seul amour » et « New-York city ». Elles sont toutes deux composées par Eric Charden.

Quelques années plus tard, un second disque est enregistré avec, cette fois, son complice de radio Léon. Il s’agit d’un hymne sportif qui a pour titre « Allez la France allez » écrit et composé par David Christie et Mike Mesure. Par la suite, Jean-Pierre Foucault effectue plusieurs passages dans différentes radios au gré de la volonté des dirigeants de ces medias. En 1976, Guy Lux a l’idée de faire présenter à la télé les nouveautés du hit-parade par les animateurs des radio françaises: André Torrent le fait pour RTL, Christian Morin pour Europe 1, Michel Touret pour France Inter et Julien Lepers se relaie avec Jean-Pierre Foucault pour RMC. C’est comme ça que Jean-Pierre fait ses premiers pas à la télévision. Six ans plus tard, il rejoint les huit autres sociétaires de « L’Académie des Neuf »: un jeu télévisé de culture générale avec questions et réponses. En septembre 1987, il entame, sur la chaîne télé privée française TF1, une série d’émissions qui vont définitivement le rendre très populaire: « Sacrée Soirée ». Produit par Gérard Louvin, qui fut un temps le secrétaire de Claude François, ce programme musical de variétés accueille les stars du monde entier et leur réserve, à chaque fois, des surprises inattendues et, le plus souvent, très émouvantes. L’émission récolte un record d’audience pendant six ans avant d’être finalement boudée par le public en 1994. Un an plus tard, Jean-Pierre Foucault se retrouve aux commandes d’une nouvelle émission populaire de chansons célèbres: « Les années tubes », toujours sur TF1. Il y accueille des artistes du passé et du moment ainsi qu’une troupe de jeunes et joyeux chanteurs placés sous la direction artistique de Roger Louret. Ces derniers ont pour tâche d’interpréter plusieurs fois par émission des pots-pourris thématiques de succès. Avec la présentation des soirées électives de Miss France, Jean-Pierre Foucault s’éloigne un peu des programmes musicaux. A partir de l’été 2000, il prend encore plus de distance en acceptant l’animation d’un jeu télévisé venu de Grande-Bretagne: « Qui veut gagner des millions? ». A la fin de l’année 2007, il reprend, le temps d’un soir, le concept de l’émission « Sacrée Soirée » qui fête alors ses 20 ans. C’est un gros succès d’audience. Les tentatives de remettre le couvert en décembre 2008 et 2009 sont beaucoup moins porteuses mais il est clair que l’émission télé « Sacrée soirée » est devenue mythique et colle à la peau de Jean-Pierre Foucault. Un peu comme « Champs-Elysées » est indissociable de Michel Drucker. Du coup, dès la fin de l’année 2012, un spectacle est monté et mis en scène autour du concept de « Sacrée Soirée » par le producteur de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » qui, de son côté, s’essouffle. Le canapé rouge de Jean-Pierre Foucault est donc amené à se promener de Zénith en Palais des Sports dans toute la France et accueillir en public les stars de la fin des années 1980. Mais les réservations ne fonctionnent pas comme prévu et la tournée est finalement annulée. Depuis 2015, Jean-Pierre Foucault se retire petit à petit de ses activités médiatiques. Il abandonne d’abord ses émissions de radio puis la présentation de « Qui veut gagner des millions » à la télé. Pendant le confinement engendré par la crise du coronavirus covid-19 en avril 2020, il confie qu’il reste encore à la présentation de la soirée annuelle d’élection de Miss France mais qu’il songe aussi à peut-être le faire une dernière fois avant de prendre sa retraite.
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Francis Cabrel en 1989 – Photo (c) Ruiz-Solanas

23 novembre 1953 : Naissance, à Astaffort, de l’auteur-compositeur-interprète français Francis CABREL. Il naît dans un milieu modeste: son père, originaire du Frioul en Italie, travaille dans une biscuiterie et sa mère est caissière d’une cafeteria. Toute son enfance se déroule calmement dans son village natal du Lot-et-Garonne. Jeune ado, il découvre Bob Dylan à la radio et il demande, pour Noël, une guitare que son oncle lui offre. Pour vaincre une certaine timidité, il se met à apprendre à jouer mais il se met aussi à composer quelques mélodies inspirées par les artistes qu’il admire: Bob Dylan mais aussi Neil Young et Leonard Cohen. Avant d’être renvoyé du lycée pour indiscipline, il réussit à monter quelques groupes musicaux de folk music mais sans succès. A 19 ans, pour gagner sa vie, il travaille dans un magasin de chaussures. Mais il attend avec impatience le week-end où il va jouer dans les fêtes locales avec le groupe de Ray Frank et ses Jazzmen. Plus tard, le groupe s’appelle « Les Gaulois » à cause de la moustache qu’arbore chaque membre de la formation. Il se présente, en 1974, à un concours de chanson organisé par Sud Radio où les célèbres frères Seff, auteur et compositeur de renom, font partie du jury. En interprétant « Petite Marie » seul à la guitare, Francis Cabrel remporte le concours et le droit d’enregistrer un disque chez CBS. En 1977, alors que les Souchon, Voulzy, Chédid ou Chatel pointent le bout de leur nez, la maison de disques CBS s’accroche à la vague de « la nouvelle chanson française ». Et, dans ce cadre, elle estime que Cabrel a sa place avec une chanson intitulée « Ma ville » qui sort sur un disque au succès très limité. Le chanteur saisit aussi l’opportunité de se produire à l’Olympia et en tournée en première partie de Dave. Il représente aussi la France au Festival de la Chanson de Spa en Belgique où il remporte le prix du public en 1978. Il enregistre alors un premier 33-tours dont quelques chansons attirent l’attention des programmateurs de radio: « Petite Marie », « Ami » et « Les murs de poussière ». Mais c’est en 1979, à la sortie de son deuxième album, que Francis Cabrel va incontestablement séduire tout le monde avec une poétique chanson d’amour intitulée « Je l’aime à mourir ».

Alors que certains croient ce « tube » sans lendemain, Cabrel fournit un album classieux avec d’autres succès comme « Les chemins de traverse » et « Je rêve ». De plus, il se révèle être à la hauteur sur scène où le public apprécie sa simplicité et son talent brut. Sa carrière se poursuit, dans un premier temps, dans la lignée musicale de ses débuts avec des arrangements de variétés réalisés avec talent par Guy Matteoni. Puis, au fil du temps, l’artiste se fait plus folk-rock et rejoint ainsi ses passions de jeunesse. Mais il faudra attendre 1989 et l’album « Sarbacane » pour que ce virage soit totalement négocié. Entre 1980 et 1989 toutefois, Cabrel va enregistrer quantité de « tubes »: « L’encre de tes yeux » (80), « Je pense encore à toi » (80), « La dame de Haute-Savoie » (81), « Carte postale » (81), « Répondez-moi » (82), « Question d’équilibre » (84), « Encore et encore » (85), « Tourner les hélicos » (85) et « Il faudra leur dire » (86). Depuis, avec la complicité de musiciens comme Gérard Bikialo, Francis Cabrel semble totalement baigner dans la musique qu’il aime et il commercialise des albums régulièrement à son rythme et sans empressement. En 1997, sortant un peu de son créneau, il enregistre en espagnol « Vengo a ofrecer mi corazón » en duo avec Mercedes Sosa. Et, en 2012, il réalise un vieux rêve avec l’album « Vise le ciel » où il adapte une bonne dizaine de chansons de Bob Dylan dont certaines avaient pourtant déjà adaptées de manière différente, par Hugues Aufray notamment, plus de 40 ans avant. En 2014, Francis Cabrel participe, comme compositeur et ami, à l’album de Dick Rivers qui a pour titre « Rivers ». La même année, il écrit et compose aussi certaines chansons du disque et du spectacle « Le soldat rose 2 ». Le treizième album de Francis Cabrel est commercialisé en avril 2015 sous le titre « In Extremis ». Cet album est suivi, après sept ans d’absence sur scène de l’artiste, d’une tournée en France, en Suisse et en Belgique dont certaines dates sont doublées et prévues jusqu’à mi 2016. En 2017, pour ses 40 ans de carrière, l’artiste accepte de placer tout son répertoire sur les sites internet de streaming. Il s’agit d’un changement de comportement intéressant pour celui qui estime désormais que ce qui est important c’est que les gens écoutent ses chansons de quelque manière que ce soit. Octobre 2020 voit la commercialisation d’un nouvel album studio intitulé « A l’aube revenant » dont le premier titre a être médiatisé est un hommage à son père : « Te ressembler ».
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En 2008

23 novembre 1983 : Naissance, à Avignon, de la chanteuse française Emma DAUMAS. Manuelle, c’est son vrai prénom, passe son enfance dans une famille de mélomanes où elle se passionne très tôt pour la musique. Dès l’âge de douze ans, alors qu’elle a déjà écrit quelques chansons, elle enregistre un premier disque avec l’aide de ses parents: « Stupid boy ». Elle apprend alors le piano, la guitare, le chant et le maintien en scène. Forte de tous ces acquis, elle s’inscrit à quelques compétitions où elle interprète des reprises ou, parfois, ses propres compositions. A seize ans, elle remporte le concours de chant de Laudun. Elle est retenue pour participer en 2000 à l’émission télé « Graines de stars » de Laurent Boyer sur la chaîne de télé privée française M6. Elle y interprète la chanson « Memory » de la comédie musicale « Cats » et termine quatrième. Malgré ce succès encourageant, Manuelle préfère réussir son baccalauréat de littérature avant de se consacrer pleinement à sa passion pour la chanson. Elle perfectionne sa technique vocale en suivant des cours de chant et parvient à se faire engager pour assurer la première partie d’artistes se produisant dans sa région natale: Gold, Carlos ou Michael Jones notamment. En 2002, après avoir suivi à la télévision la première édition française de la Star Academy, Manuelle se dit que sa chance est peut-être là et elle décide de s’inscrire au casting de la deuxième saison. Elle est retenue pour faire partie des finalistes et elle va ainsi avoir l’occasion de montrer son talent au public mais aussi aux artistes avec qui elle chante en duo: Serge Lama, Patrick Bruel et même Ray Charles! Elle tient bon jusqu’à la demi-finale où elle cède sa place à la future lauréate Nolwenn Leroy. Au début de l’année 2003, elle sort son premier single « Au jour le jour » qui se vend à 200.000 exemplaires.

Puis, en décembre, elle concrétise son rêve de commercialiser un album dont la plupart des chansons sont le fruit de son travail personnel: « Le saut de l’ange » qui renferme les hits « Si tu savais » et « Tu seras ». En avril 2004, Emma Daumas se produit sur la scène parisienne du Bataclan avant de partir en tournée dans toute la France, la Belgique, la Suisse, le Liban et dans l’océan indien: à la Réunion et à l’île Maurice. Par la suite, Emma va s’orienter délibérément vers le genre musical qu’elle affectionne depuis toujours: le pop-rock. Mais en le pratiquant fort courageusement en français, elle rejoint un cercle restreint d’artistes qui ne génèrent pas un énorme public. Ses albums suivants vont ainsi être très bien produits mais ils n’affichent pas des chiffres de ventes extraordinaires. Il y a « Effets secondaires » en 2005 et « Le chemin de la maison » en 2008. En contrat avec la firme Universal depuis sa sortie de la Star Ac’, elle quitte cette maison de disques en 2010 pour graver deux chansons sur un CD qu’elle produit elle-même avec, notamment, « Dans les yeux d’Alain Delon » écrite par Marcel Amont. En novembre 2010, elle publie un livre-disque pour les enfants intitulé « Les larmes de crocodiles » où la rejoignent des artistes comme Alain Chamfort, Elodie Frégé, Marcel Amont, Caroline Loeb ou Gérard Darmon. Six ans après, en mai 2016, un nouveau disque d’Emma Daumas est disponible à la vente: il est intitulé « Vivante ». Le décès de sa productrice, Danièle Molko, en janvier 2017, vient contrecarrer ses projets d’un nouvel album dont l’enregistrement est reporté. Avec une amie, Emma décide alors de mettre en place une structure d’aide aux artistes régionaux qui débouche sur une scène découverte de chanson actuelle qu’elles intitulent « La Nuit EnChantée » et qu’elles proposent dans le cadre du festival d’Avignon 2018. Les rencontres que la chanteuse effectue au cours de ces activités lui permettent d’envisager la réalisation d’un spectacle pluridisciplinaire qu’elle présente au théâtre du Chêne Noir lors du festival off d’Avignon en 2019. Le temps de cinq représentations, « L’art des naufrages » ravit le public qui apprécie le mixage de la musique avec le théâtre et la vidéo. Emma Daumas annonce l’enregistrement d’un nouvel album de chansons en 2020 mais, avec la crise sanitaire de la pandémie du coronavirus covid-19, la sortie de l’opus est prévue pour janvier 2021.
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11 MAI

RINGO en 1978

11 mai 1947 : Naissance, à Toulouse, du chanteur français RINGO. C’est tout d’abord sous le pseudonyme de Ringo Willy Cat que Guy Bayle se fait un peu connaître en 1971 en enregistrant une première chanson intitulée « L’homme ». Mais c’est sous le pseudonyme plus court de Ringo que le chanteur connaît le véritable succès quelques mois plus tard. Le titre de son premier « tube » est « Elle je ne veux qu’elle », adaptation française d’un tube anglo-saxon de Tony Ronald: « Help get me some help ».
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Cet essai est transformé ensuite lors de la sortie du deuxième 45 tours de Ringo: « Trop fragile trop belle pour rester seule » qui est suivi de « Ma jalousie ». Entre-temps, Ringo, la vedette montante, rencontre Sheila, l’idole des Français. Leur coup de foudre va faire les choux gras de leur producteur commun: Claude Carrère. Le mariage est décidé et organisé le 13 février 1973 à 13 h 13 pour être fidèle au chiffre 13 qui, paraît-il, porte bonheur à Sheila. Pour l’occasion, Claude Carrère estime qu’une chanson enregistrée en duo est une belle opportunité: « Les gondoles à Venise » sort quelques jours avant la noce. Le disque est un succès incomparable. Mais ce dernier n’empêche pas les jeunes mariés de continuer à enregistrer séparément des chansons très populaires. Ringo continue sur sa lancée avec « Une bague, un collier » (1973) « Une heure, une nuit » (1973), « Tentation » (1974) et « Accepte-moi » (1974). Le 7 avril 1975, Ringo devient père lorsque Sheila donne naissance à Ludovic. Et sa carrière se poursuit avec « La rupture » (1975), « Rossana » (1975), « Fille sauvage » (1975), « Les oiseaux de Thaïlande » (1976), « Comme hier » (1976), « Se quitter est impossible » (1976), « Goodbye Elvis » (1977), « Darlin » (1978) et « Qui est ce grand corbeau noir ? » (adaptation de « Video Killed the Radio Stars » des Buggles) en 1979. Le 9 novembre 1979, c’est le divorce avec Sheila. Ce dernier événement va aussi provoquer une autre rupture: celle de Ringo avec Claude Carrère. Du coup, les enregistrements suivants paraissent sous le label « Formule 1 » que Ringo a créé quelques années plus tôt. La chanson « Un homme ne pleure pas » composée par Toto Cutugno connaît encore un beau succès en 1980 mais ce sera le dernier coup d’éclat du chanteur qui se retire sur la pointe des pieds en 1983. Redevenu Guy Bayle, l’ex-chanteur se lance dans la restauration à Paris (le City Rock Café en 1985). Il rachète aussi la salle de spectacles parisienne de Bobino qu’il rebaptise le Wiz. Puis il ouvre un établissement de restauration dans sa ville natale de Toulouse mais cela ne marche pas et il revend le Wiz à Philippe Bouvard qui en refait Bobino. Alors que, depuis 2001, l’homme est devenu plutôt discret, Ringo effectue son retour discographique en 2013 avec, entre autres, la sortie de certains de ses albums en CD, un travail qui n’avait jamais été réalisé jusque-là et qui ne concerne que les enregistrements de la période post-Carrère. Mais il faut bien dire que ce retour ne récolte pas le succès espéré et l’initiative semble finalement abandonnée.

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RENAUD en 1977 – Photo (c) François Gaillard

11 mai 1952 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français RENAUD, Renaud Séchan de son vrai nom. Son père, Olivier, professeur d’allemand et de néerlandais, est aussi traducteur et auteur de romans policiers et de livres pour la jeunesse. Il a reçu le prix des Deux Magots en 1942 pour « Les corps ont soif » et il a travaillé, pendant la Seconde Guerre mondiale, à Radio Paris comme traducteur. Quant à sa mère Solange, originaire d’une famille de mineurs du Nord, elle était ouvrière dans une usine de Saint-Étienne avant de devenir femme au foyer. C’est elle qui permet au petit Renaud de se familiariser avec la chanson française de Fréhel, Chevalier et Piaf tandis que son père l’initie au talent de Georges Brassens. A l’âge de onze ans, Renaud prend possession de la machine à écrire de son père et écrit un roman. Il découvre aussi les chansons d’Hugues Aufray qui devient son idole. Alors que les songwriters comme Dylan, Cohen ou Joan Baez le touchent, il apprécie Antoine et ses « élucubrations » en 1966. L’école, par contre, ne figure pas vraiment dans la liste de ses occupations préférées et ses études tournent court. Après avoir intégré plusieurs mouvements gauchistes, il vit trois semaines dans la Sorbonne occupée de mai 1968 avec son frère Thierry et il célèbre son seizième anniversaire au Quartier Latin. C’est là, sur les barricades, qu’il écrit ses premières chansons avec l’aide d’un artiste plutôt déjanté: Evariste. A la rentrée, ses parents l’inscrivent, un peu désespérément, au lycée Claude Bernard de la Porte d’Auteuil. Mais l’environnement bourgeois de l’établissement l’exaspère très vite et, en avril 1969, il arrête ses études. Il s’installe alors dans une chambre de bonne et se fait engager comme magasinier puis vendeur dans une librairie où il découvre les oeuvres de Vian, Prévert, Zola et Maupassant entre autres. Il réussit alors à économiser assez d’argent pour s’acheter une moto et il se met à fréquenter les « loubards » parisiens en se fringuant de perfectos en cuir. Une rencontre avec Patrick Dewaere lors de vacances à Belle-île-en-Mer lui permet d’intégrer la troupe des comédiens du Café de la Gare pour un remplacement en 1971. Il sort de cette expérience très enrichissante en imaginant qu’il est né pour faire du théâtre. Ayant quitté la librairie, il change de milieu et fréquente le quartier Montparnasse avant de « faire la manche » à la Porte d’Orléans. Il interprète des chansons d’Aristide Bruant mais aussi quelques compositions propres. Un jour de 1974, alors que Renaud fait patienter les spectateurs qui font la file pour Coluche devant le Café de la Gare, le producteur Paul Lederman le remarque. Il lui demande de venir jouer au Caf’conc’ de Paris en première partie du spectacle de Coluche. C’est là qu’un soir de 1975 deux producteurs lui proposent de faire un disque. Malgré ses réticences à devenir chanteur plutôt qu’acteur, Renaud accepte quand même et le 33 tours « Amoureux de Paname » sort en 1975. Ses chansons font découvrir un artiste assurément hors du commun qui va d’emblée séduire une frange du public et certains animateurs de radio comme Jean-Louis Foulquier de France Inter. Renaud obtient un passage télévisé dans l’émission « Midi-Première » de Danièle Gilbert et il commence à effectuer quelques concerts dans des maisons de jeunes de France et de Belgique. La chanson « Hexagone » ne laisse personne indifférent. En juin 1975, il chante à Paris à la Pizza du Marais au même programme qu’Yvan Dautin. Mais, pour Renaud, son avenir est toujours au théâtre ou au cinéma. Et il accepte quantité de petits rôles en délaissant un peu la chanson. Pourtant, à nouveau, il cède à l’idée de ses deux producteurs d’enregistrer un deuxième 33 tours: « Laisse Béton » en 1977. Avec un look de loubard à la veste de cuir et au foulard rouge (ou bleu), Renaud compte là son premier grand succès discographique.
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Dans la foulée, l’artiste participe au Printemps de Bourges en France et gagne le Festival de la Chanson de Spa en Belgique avec « Chanson pour Pierrot ». En 1979 sort l’album « Ma gonzesse » avec, entre autres titres, « C’est mon dernier bal ». Suivent alors toute une série de « tubes » qui vont installer Renaud dans la cour des grands de la chanson francophone: « Marche à l’ombre », « Le Retour de Gérard Lambert », « Morgane de toi », « Manu », « Dès que le vent soufflera », « Mistral gagnant », « Miss Maggie » ou « Marchand de cailloux ». En 1985, il est touché par la famine et la sécheresse en Ethiopie. Sur une musique de Franck Langolff, il écrit une chanson interprétée par toute une série de chanteurs francophones dont Michel Berger, Francis Cabrel, Julien Clerc ou Jean-Jacques Goldman. La vente du disque rapporte des millions de francs français à l’association « Médecins sans frontières ». En 1992, son vieux rêve de comédien se réalise grâce à Claude Berri qui lui propose de tourner dans le film « Germinal » aux côtés de Gérard Depardieu et Miou-Miou. Les décors naturels des sites miniers du Nord de la France l’incitent à enregistrer un album en dialecte picard de la région. Il rend ainsi hommage à son grand-père mineur lorsque sort, en 1993, l’opus « Renaud cante el’Nord ». Le film et l’album sont des succès mais, depuis quelque temps, le chanteur est confronté à des pensées plutôt négatives notamment inspirées par la perte d’amis chers comme Coluche, parrain de sa fille Lolita, Pierre Desproges ou Serge Gainsbourg. Entre 1995 et 2002, sa vie va être bousculée par la dépression, l’alcoolisme et le divorce avec sa femme Dominique. Des amis musiciens comme Alain Lanty et Jean-Pierre Bucolo vont essayer de le sortir de cette situation en mettant sur pied des tournées au cours desquelles la voix de Renaud est désormais méconnaissable, rauque et fausse. L’artiste se retire alors dans son bistrot parisien préféré de « La Closerie des Lilas » où il reste attablé des heures durant le regard vide. Il finit cependant par y écrire les chansons d’un nouvel album qui sort en 2003: « Docteur Renaud, Mister Renard » où figure le « tube » inspiré des attentats américains du 11 septembre 2001, « Manhattan-Kaboul » qu’il enregistre en duo avec Axelle Red. La même année, il rencontre une jeune chanteuse dont il tombe amoureux: il se marie avec Romane Serda en août 2005. Grâce à elle, il parvient à oublier l’alcool et à se reconstruire. Il prend aussi part au mouvement collectif visant à faire libérer Ingrid Betancourt et les otages des Farcs en Colombie: il écrit une chanson à ce propos qui a pour titre « Dans la jungle ». Il enregistre un nouvel album, double, qui sort en 2006: « Rouge Sang ». Et il est à nouveau papa, d’un petit garçon cette fois : Malone. Ce prénom se retrouve dans le titre d’un nouvel opus qui sort en 2009 et qui est consacré à des chansons traditionnelles irlandaises que Renaud songeait à interpréter depuis longtemps. Malheureusement, le nouveau cadre familial ne va pas faire disparaître les vieux démons qui hantent l’artiste encore et encore. Et le couple Renaud-Serda prend l’eau pour exploser en divorce en septembre 2011. Renaud redevient alors plutôt discret sauf lorsqu’il est nommé Commandeur des Arts et des Lettres à Paris en janvier 2013. Une compilation hommage à Renaud par des artistes francophones sort en juin 2014: on y retrouve Nolwenn Leroy, Jean-Louis Aubert, Carla Bruni ou encore Bénabar entre autres dans l’interprétation des grands succès du chanteur. Suite au succès de l’album, un deuxième volume est enregistré avec d’autres chansons et d’autres artistes comme Bernard Lavilliers, Calogero, Arno ou Olivia Ruiz à la fin de 2014. Au même moment, Renaud accepte de sortir de sa réserve à l’initiative de son ami Bob Geldhof pour enregistrer le disque « Noël est là » commercialisé au profit de la recherche contre Ebola. Les attentats parisiens du début 2015, à Charlie-Hebdo et dans le supermarché hyper-cacher, lui rendent l’envie d’écrire mais il lui faut sortir de sa dépendance au pastis du petit bar de l’Isle-sur-la-Sorgues en Provence où il réside. Finalement, mi-2015, il décide d’enregistrer à Bruxelles la bonne dizaine de chansons qu’il vient d’écrire. L’album est commercialisé au début de l’année 2016 et porte un premier titre évocateur: « Toujours debout ». Plus étonnant, suite aux attentats français, il chante aussi « J’ai embrassé un flic » et regrette même, dans une de ses nombreuses interviews, d’avoir enregistré « Hexagone » 40 ans plus tôt. L’album récolte un succès fracassant et, après avoir retravaillé ses cordes vocales, Renaud remonte sur scène pour une très longue tournée qui commence en 2016. Le 10 février 2017, il est récompensé par les 32e Victoire de la Musique comme artiste masculin de l’année. Et, le 10 décembre 2018, après un nouvel épisode fragilisant sa santé déjà précaire, Renaud reçoit de la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français, un prix spécial pour l’ensemble de sa carrière. En novembre 2019, un nouvel opus est distribué chez les disquaires : il a pour titre « Les mômes et les enfants d’abord » et est lancé par la chanson « Les animals » dont l’orthographe annonce bien la couleur déjantée et délibérée du projet.
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11 mai 1953 : Naissance, à Namur, de l’animateur et producteur de radio belge Pierre COLLARD-BOVY. Après avoir passé son enfance entre Namur et Charleroi où il fréquente l’école Saint-Joseph de Jemeppe-sur-Sambre, Pierre est orienté par ses parents vers des études supérieures de droit et de littérature. Mais c’est la radio qui le passionne et il suit finalement les cours de médias de l’IAD, Institut des Arts de Diffusion. Encore étudiant, il devient l’assistant de l’animateur Jacques Mercier aux studios radio de la RTB (Radio Télévision Belge) à Mons. Bien vite, il se retrouve à Bruxelles où il devient titulaire de quelques émissions de radio de la RTBF (avec un F comme francophone) qui ont pour titre « Musique au petit-déjeûner », « Rond-point chansons », « L’air de rien » ou « Sucré, salé ». Au début des années 1980, il présente des émissions de télévision consacrées aux chanteurs belges. Dans « Chanson Plus » et « Palmarès », on découvre des chanteurs comme Claude Semal, Jacques Hustin, André Bialek, Albert Delchambre ou encore, comme ci-dessous, un jeune artiste belge chantant en anglais : Mike Benson.
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Il est parfois aux commandes du programme télévisé intitulé « Plein jeu » diffusé, en avant-soirée, où il accueille des artistes comme Chantal Goya ou William Sheller (à visionner en cliquant ICI). Au milieu de la décennie 1980, il met sur pied une émission radiophonique publique hebdomadaire qui se déroule en direct du Botanique à Bruxelles. C’est « Couleur Nuit » qui accueille une quantité étonnante de chanteurs francophones des moins connus aux plus célèbres. Le rendez-vous dure environ cinq ans. En février 1991, après une autre expérience télévisuelle de début de soirée, « Jamais deux sans toi », il revient à la radio avec une quotidienne consacrée à la chanson: « L’air de rien » qui accueille un invité chaque vendredi. Parallèlement à cette émission, un concours du même nom est lancé par l’intermédiaire de la CRPLF (Communauté des radios publiques de langue française). Des textes en français écrits par des auditeurs sont mis en musique et interprétés par des artistes suisses, français, canadiens et belges. Deux éditions de ce concours ont lieu à Liège avec, notamment, la participation de la française Clarika. En 1993, avec l’aide de l’animateur de radio français Jean-Louis Foulquier qui a créé les Francofolies de La Rochelle, il décide, avec un groupe d’amis passionnés dont le chanteur Pierre Rapsat et un jeune élu local Charles Gardier, de créer à Spa, ville thermale des Ardennes, l’édition belge des Francofolies. Le festival naît l’année suivante dans la cité où avait lieu, auparavant, le célèbre Festival de la Chanson Française. Durant les années 2000, après une nouvelle émission de radio intitulée « Avenue Bel Air », il est amené à lancer une webradio pour la RTBF: « Franco’Sphère ». Ensuite, dans le même créneau, il s’occupe, chaque année, de la radio RTBF des Francofolies de Spa qui émet sur le site du festival et sur le web 24 heures sur 24. Depuis octobre 2012, il est aussi échevin (adjoint au maire) dans sa ville de Jemeppe-sur-Sambre où ses compétences sont la mobilité, le tourisme et, bien entendu, la culture. Des activités dont il s’occupe encore plus depuis sa retraite de la RTBF en 2016.
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Nathalie Paque en 1989 – Photo (c) Stéphane de Bourgies

11 mai 1977 : Naissance, à Liège, de la chanteuse belge Nathalie PAQUE. Très tôt dirigée vers la chanson par sa maman, elle devient, à douze ans, l’interprète qui représente la France au Concours Eurovision de la Chanson. Elle y participe à Lausanne, en Suisse, avec la chanson « J’ai volé la vie » signée Sylvain Lebel, Guy Mattéoni et GG Candy. Elle se classe 8e sur 22, le concours étant remporté par le groupe yougoslave Riga. Un seul autre participant chante en français cette année-là: il s’agit du groupe luxembourgeois Park Café qui interprète « Monsieur » et qui se classe 20e sur 22. Cette participation permet à la chanson de Nathalie Paque de bénéficier d’un grand nombre de diffusions sur les radios belges. Mais son succès ne va pas au-delà.
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Cependant, la jeune Nathalie, toujours supportée par sa maman, enchaîne les enregistrements et les prestations sur les podiums radiophoniques, dans les fêtes villageoises et les kermesses locales. Toutes ces expériences vont lui permettre d’acquérir des planches. Elle se débrouille d’ailleurs très bien lorsqu’il est question pour elle d’interpréter ses chansons au début des années 1990 dans le cadre des émissions télé de RTL-TVI en Belgique: « Dix qu’on aime ». Elle y récolte de francs succès avec des chansons comme « Nous c’est spécial », « Bébé Bambou », « Danse » ou « Ils reviennent ». Mais, avec la disparition de ce programme, la fin des années 1990 va être plus difficile pour Nathalie Paque qui sort encore un album original en 1998 sous le titre « Chante-nous la vie ». Dans les années 2000, elle va se diriger vers le monde de la comédie musicale et elle participe, à l’Opéra Royal de Wallonie à Liège, au spectacle « Titanic ». En 2002, elle reprend le premier rôle de la comédie musicale « Chantons sous la pluie » en tournée en France et en Belgique. Puis, elle décroche aussi le rôle principal du spectacle musical « Blanche-Neige », adapté par Philippe Swan et mis en scène à Paris à la fin de l’année 2003 par Jean-Luc Moreau. Par la suite, Nathalie retourne à son métier d’enseignante mais garde toujours l’espoir de poursuivre sa carrière artistique. C’est ainsi qu’elle se présente au casting du spectacle musical « Assurance Fou-Rire » proposé au Parc Astérix près de Paris. Elle y décroche un rôle qui lui permet par la suite d’assurer la mise en scène des personnages de ce parc d’attractions. Maman de deux enfants, elle décide de revenir à la chanson en 2016. Après avoir présenté un concert de Noël, elle entreprend le projet d’un spectacle et d’un album consacrés aux chansons de Jacques Brel reprises en version jazz. Le tout est prévu pour courant 2018 juste avant le 40e anniversaire de la disparition de l’immense artiste belge. Nathalie Paque évoquait tout cela, ainsi que sa participation au concours Eurovision 1989, le 8 mai 2018, jour de l’annonce de la disparition de Maurane, sur l’antenne de la radio belge francophone VivaCité et c’est à écouter et à voir en CLIQUANT ICI. Mais finalement, c’est à la fin de l’année 2019 que cet album hommage à Jacques Brel est commercialisé.
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11 mai 2012 : Ces vendredi 11 et samedi 12 mai a lieu dans la capitale française l’opération « Paris fait chanter Bruxelles » qui a pour but d’offrir une visibilité parisienne à toute une série d’artistes belges pratiquant la chanson francophone. Après la soirée d’ouverture qui a lieu le mercredi 9 mai au Centre Wallonie-Bruxelles avec Gérard W. et Jean-Charles De Keyzer, les artistes à se produire en différents endroits ont pour nom Daniel Hélin, Coline Malice, Blanche (Stéphanie Blanchoud), Samir Barris, Coenguen, Karim Gharbi, Marka, Jules et Jo, Farida Zouj, Labiur, Balimurphy, David Bartholomé et Christiane Stéfanski. Ils chantent au Théâtre Les Déchargeurs mais aussi au Sentier des Halles, à la Scène du Canal de l’Espace Jemmapes, au Centre Wallonie-Bruxelles, à la Manufacture Chanson, au théâtre des Trois Baudets ou encore au Limonaire.
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