COUROYER Benny

Benny Couroyer dans les années 1980

Le chef d’orchestre, violoniste et compositeur belge Benny COUROYER naît le 19 août 1921 à Leval-Trahegnies (Binche). Son père travaille dans une imprimerie lorsque, à l’âge de sept ans, Bernard, qui est le vrai prénom de Benny, est inscrit au cours de violon du Conservatoire Marcel Quinet à Binche. Adolescent, il apprend le saxophone et la clarinette en autodidacte et étudie l’harmonie. En 1942, il décroche un diplôme d’enseignant en musique et professe dans les établissements scolaires de la région. Mais cette situation ne le passionne guère et, à la fin de la guerre 1940-1945, il saisit enfin l’opportunité de devenir musicien professionnel dans le groupe montois des Dixie Stompers mené par Albert Langue. Par la suite, il joue dans de nombreux orchestres aux noms prestigieux comme ceux de Léo Souris, Henri Segers ou Glen Rock. En 1955, sous le pseudonyme de Benny Rock, il enregistre la première version européenne du célèbre « Rock around the clock » de Bill Haley. Dans la foulée, il enregistre aussi avec groupe des Rocking Bennies un titre très rythmé, « Avignon Rock » qui n’est autre qu’une adaptation rock de la fameuse comptine « Sur le pont d’Avignon ». Entre 1956 et 1968, il est sax-ténor solo ainsi qu’arrangeur au sein de la formation de Francis Bay. Avec cet orchestre, celui de la BRT (radio télévision belge néerlandophone) ou celui de la RTB (radio télévision belge francophone), il a l’occasion d’accompagner, dans des shows télévisés, des artistes aussi populaires que Sacha Distel, Jacques Brel, Annie Cordy, Henri Salvador, Nana Mouskouri ou Luis Mariano. En 1964, il compose la chanson « J’ai pleuré » pour une jeune interprète belge de la région de Binche: Claudia Sylva. Le 45 tours obtient un succès considérable en Belgique francophone et dans le Nord de la France. Et le fameux « gimmick » des « Lo lo lo lo lo » n’y est sans doute pas étranger.

Il travaille ensuite sur les orchestrations d’un album que le chanteur belge Robert Cogoi consacre aux grandes chansons françaises. Puis il s’occupe aussi d’orchestrations pour les artistes belges Tonia, Bébé (Hong) Suong, Yanni, Johnny White ou encore Dyanna. Au début des années 1970, il compose quelques chansons pour le groupe vocal belge « Les Djambots » (les garçonnets en dialecte picard du Borinage): « Ma bonne étoile », « Maman bonne fête », « Nous allons fêter papa », « Joli mois de mai » ou « C’est Noël ».

Il réalise aussi des arrangements musicaux pour le duo belge Serge et Christine Ghisoland (« Laï Laï Laï » en 1970). En 1971, il dirige l’orchestre qui accompagne Simone Langlois lorsqu’elle enregistre un 45-tours de quatre titres en hommage à Edith Piaf. Enfin, en mars 1977, après avoir été violoniste de l’Orchestre National de Belgique durant des années, il prend la direction du big band belge de jazz mélodique « West Music Club » jusqu’en décembre 1988. Benny Couroyer s’éteint à Bruxelles le 7 mars 1993.
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DELORME Alain

Alain DELORME dans les années 1980 et 2010

Le chanteur français Alain DELORME naît le 17 septembre 1950 à Roubaix dans les Hauts de France sous le nom d’Alain Verstraete. Intéressé très jeune par la musique, il fréquente des copains qui ont la même passion et un groupe de bal est vite créé à la fin des années 1960 dans la région de Lille-Roubaix-Tourcoing-Mouscron où les soirées dansantes et les fêtes villageoises battent leur plein. A 20 ans, en tant que chanteur du groupe franco-belge Crazy Horse où il est accompagné de Johny Callens (alais Johny Fostier à la guitare et aux chœurs), Dominique Barbe (à la basse et aux chœurs, décédé à 67 ans le 29 mars 2020) et Freddy de Jonghe (à la batterie), il signe avec eux un contrat discographique pour le label Elver géré par le disquaire mouscronnois Marcel De Keukeleire. En 1971, le premier succès des Crazy Horse a pour titre « J’ai tant besoin de toi » et il s’agit d’une adaptation française d’un tube néerlandophone signé et interprété par le chanteur belge Paul Severs : « Ik ben verliefd op jou ». Plus d’un million d’exemplaires sont alors vendus de cette chanson par les Crazy Horse.

Véritablement adulé par un public jeune qui aime les chansons dites « romantiques », le groupe va vendre ensuite plus de trois millions de 45-tours pendant une carrière rapide de quatre ans. Les hits se succèdent en effet à grande vitesse : « Une fleur rien qu’une rose » (1971), « Un jour sans toi » (1972), « De juillet jusqu’à septembre » (1973), « Et surtout ne m’oublie pas » (1973), « Ne rentre pas ce soir » (1973), « L’amour la première fois » (1974) et « Ne laisse pas ma vie sans toi » (1974).

En 1975, comme c’est le cas dans de nombreuses formations célèbres, des dissensions se font jour entre les différents membres et le succès personnel d’Alain Delorme, le chanteur mis en lumière, l’encourage à se lancer dans une carrière solo. Il en profite pour rompre avec un certain type de mélodie slow développée par les Crazy Horse et propose des chansons légères et sautillantes qui envahissent très vite le sommet des hit parade : « Romantique avec toi » (1975), « Livre d’amour » (1976) et « J’ai un petit faible pour toi » (1977). C’est à cette époque que le chanteur effectue son service militaire à la caserne Kleber de Lille comme en témoigne le reportage réalisé par la station de télé régionale FR 3 à voir en cliquant ICI.

Mais la fin des années 1970 et 1980 sont difficiles pour le chanteur bien qu’il enregistre quelques disques qui sont diffusés par les radios libres qui sont alors très en vogue : « Tous les enfants sont importants » (1981), « Vous deux je vous aime » (1981) ou encore « Venez venez Saint-Nicolas ».

Au début des années 1990, il est appelé par les producteurs de l’émission télé « Succès Fous » sur la chaîne privée française TF1 (présentée par Christian Morin, Philippe Risoli et Patrick Roi) pour y chanter « Romantique avec toi ». A la même époque, avec l’avènement du disque compact, une compilation des grands succès des Crazy Horse est éditée sous la houlette de Francis Derouf par le département belge du label Ariola Express. Le succès des ventes est phénoménal et, devant la demande, un medley des principaux titres du groupe est envoyé aux médias pour la promotion des albums qui se déclinent bientôt en deux volumes. Les chaînes de télévision emboîtent le pas et réclament la présence du groupe sur leurs plateaux. Mais il n’y a plus que deux des membres qui peuvent satisfaire ce souhait : Alain Delorme et Johny Callens qui chante alors depuis quelques années sous le nom de Johny Fostier. Et les deux hommes ne parviennent pas à s’entendre.

Delorme s’efface mais nourrit le projet de réenregistrer seul de nouvelles versions de ses succès personnels ainsi que de ceux du Crazy Horse. Il commence par commercialiser un single avec « Comment dire et comment faire » en 1991 qui bénéficie de passages télévisés lors de l’émission de la télé belge privée RTL-TVI « Dix qu’on aime ».

Et le succès est de retour. En 1993, il présente le nouvel album qu’il vient de terminer en proposant un mini-concert pour les journalistes dans un cabaret du vieux Lille. Les spectateurs sont alors médusés par la présence de Carole Frédéricks (oui oui la chanteuse de Frédéricks, Goldman, Jones) qui est venue faire plaisir à un vieil ami et qui a réenregistré avec lui une version très soul de « Romantique avec toi ». Le disque ne connaît pas le succès espéré malgré quelques chansons originales comme « Adorable ».

Alain Delorme est aussi, à ce moment, régulièrement invité par Pascal Sevran dans son programme de « La chance aux chansons » sur la chaîne de télé France 2.

En 2002, il retrouve le compositeur belge Serge Ghisoland qui a travaillé avec lui sur l’album « Livre d’amour » en 1976 et, ensemble, avec Robert Naets, ils préparent un nouvel opus qui a pour titre « Ainsi sont les femmes ». Parmi les chansons-phares de cet album, il y a « C’est interdit » qui bénéficie d’un bon petit succès et qui rappelle l’ambiance des sixties grâce à des arrangements musicaux qui évoquent le groupe anglais des Shadows.

Dans cet album aussi se trouve un standard des chorales et de la liturgie chrétienne qu’Alain aimait chanter dans les églises lorsqu’il était enfant : « Trouver dans ma vie ta présence ». Cette chanson donne à Alain l’idée d’enregistrer un disque complet de chants religieux avec un modernisme contemporain : ce sera « Cantiques », un opus commercialisé en 2003. Trois ans plus tard, il effectue deux passages télévisés sur France 2 dans les émissions « Chanter la vie » de Pascal Sevran et « Les années bonheur » de Patrick Sébastien. Puis, en 2008, Alain Delorme a la chance de rejoindre les artistes de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois », saison 3. Après cette date, le chanteur poursuit sa carrière en se produisant lors de rendez-vous toujours appréciés par ses admirateurs comme lors de la fête nationale belge à Mouscron, ville où l’artiste a passé une grande partie de sa vie. Alain Delorme meurt le vendredi 7 août 2020 à l’âge de 69 ans d’une crise cardiaque.

 

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Eternel romantique, le chanteur ALAIN DELORME est décédé

Alain DELORME dans les années 1980 et 2010

Le chanteur français Alain DELORME est décédé ce vendredi 7 août 2020 à l’âge de 69 ans d’une crise cardiaque. Né le 17 septembre 1950 à Roubaix, dans les Hauts de France sous le nom d’Alain Verstraete, il s’était fait connaître, à l’âge de 20 ans en tant que chanteur du groupe franco-belge Crazy Horse. Alain Delorme y était accompagné de Johnny Callens (alias Johny Fostier à la guitare et aux chœurs), Dominique Barbe (à la basse et aux chœurs, décédé à 67 ans le 29 mars 2020) et Freddy de Jonghe (à la batterie). En 1971, le premier succès des Crazy Horse a pour titre « J’ai tant besoin de toi » et il s’agit d’une adaptation française d’un tube néerlandophone signé et interprété par le chanteur belge Paul Severs : « Ik ben verliefd op jou ». Plus d’un million d’exemplaires sont alors vendus de cette chanson par les Crazy Horse.

Pris en mains par les avisés producteurs Jean Vanloo et Marcel De Keukeleire, le groupe va vendre ensuite plus de trois millions de 45-tours pendant une carrière rapide de quatre ans avec les titres « Une fleur rien qu’une rose » (1971), « Un jour sans toi » (1972), « De juillet jusqu’à septembre » (1973), « Et surtout ne m’oublie pas » (1973), « Ne rentre pas ce soir » (1973), « L’amour la première fois » (1974) et « Ne laisse pas ma vie sans toi » (1974).

En 1975, comme c’est le cas dans de nombreuses formations célèbres, des dissensions se font jour entre les différents membres et le succès personnel d’Alain Delorme, le chanteur mis en lumière, l’encourage à se lancer dans une carrière solo. Il en profite pour rompre avec un certain type de mélodie slow développée par les Crazy Horse et propose des chansons légères et sautillantes qui envahissent très vite le sommet des hit parade : « Romantique avec toi » (1975), « Livre d’amour » (1976) et « J’ai un petit faible pour toi » (1977). C’est à cette époque que le chanteur effectue son service militaire à la caserne Kleber de Lille comme en témoigne le reportage réalisé par la station de télé régionale FR 3 à voir en cliquant ICI.

Mais la fin des années 1970 et 1980 sont difficiles pour le chanteur bien qu’il enregistre quelques disques qui sont diffusés par les radios libres qui sont alors très en vogue : « Tous les enfants sont importants » (1981), « Vous deux je vous aime » (1981) ou encore « Venez venez Saint-Nicolas ».

Au début des années 1990, il est appelé par les producteurs de l’émission télé « Succès Fous » sur la chaîne privée française TF1 (présentée par Christian Morin, Philippe Risoli et Patrick Roi) pour y chanter « Romantique avec toi ». A la même époque, avec l’avènement du disque compact, une compilation des grands succès des Crazy Horse est éditée sous la houlette de Francis Derouf par le département belge du label Ariola Express. Le succès des ventes est phénoménal et, devant la demande, un medley des principaux titres du groupe est envoyé aux médias pour la promotion des albums qui se déclinent bientôt en deux volumes. Les chaînes de télévision emboîtent le pas et réclament la présence du groupe sur leurs plateaux. Mais il n’y a plus que deux des membres qui peuvent satisfaire ce souhait : Alain Delorme et Johnny Callens qui chante alors depuis quelques années sous le nom de Johny Fostier. Et les deux hommes ne parviennent pas à s’entendre.

Delorme s’efface mais nourrit le projet de réenregistrer seul de nouvelles versions de ses succès personnels ainsi que de ceux du Crazy Horse. Il commence par commercialiser un single avec « Comment dire et comment faire » en 1991 qui bénéficie de passages télévisés lors de l’émission de la télé belge privée RTL-TVI « Dix qu’on aime ».

Et le succès est de retour. En 1993, il présente le nouvel album qu’il vient de terminer en proposant un mini-concert pour les journalistes dans un cabaret du vieux Lille. Les spectateurs sont alors médusés par la présence de Carole Frédéricks (oui oui la chanteuse de Frédéricks, Goldman, Jones) qui est venue faire plaisir à un vieil ami et qui a réenregistré avec lui une version très soul de « Romantique avec toi ». Le disque ne connaît pas le succès espéré malgré quelques chansons originales comme « Adorable ».

Alain Delorme est aussi, à ce moment, régulièrement invité par Pascal Sevran dans son programme de « La chance aux chansons » sur la chaîne de télé France 2.

En 2002, il retrouve le compositeur belge Serge Ghisoland qui a travaillé avec lui sur l’album « Livre d’amour » en 1976 et, ensemble, avec Robert Naets, ils préparent un nouvel opus qui a pour titre « Ainsi sont les femmes ». Parmi les chansons-phares de cet album, il y a « C’est interdit » qui bénéficie d’un bon petit succès et qui rappelle l’ambiance des sixties grâce à des arrangements musicaux qui évoquent le groupe anglais des Shadows.

Dans cet album aussi se trouve un standard des chorales et de la liturgie chrétienne qu’Alain aimait chanter dans les églises lorsqu’il était enfant : « Trouver dans ma vie ta présence ». Cette chanson donne à Alain l’idée d’enregistrer un disque complet de chants religieux avec un modernisme contemporain : ce sera « Cantiques », un opus commercialisé en 2003. Trois ans plus tard, il effectue deux passages télévisés sur France 2 dans les émissions « Chanter la vie » de Pascal Sevran et « Les années bonheur » de Patrick Sébastien. Puis, en 2008, Alain Delorme a la chance de rejoindre les artistes de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois », saison 3. Depuis cette date, le chanteur poursuivait sa carrière en se produisant lors de rendez-vous toujours appréciés par ses admirateurs comme lors d’une récente fête nationale belge à Mouscron, ville où l’artiste a passé une grande partie de sa vie.

 

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