BOYER Lucienne

Lucienne Boyer dans les années 1950

La chanteuse française Lucienne BOYER naît à Paris le 18 août 1901 sous le nom d’Émilienne-Henriette Boyer. Elle travaille dans une usine d’armement pendant la première guerre mondiale lorsque son père se tue. Par la suite, sa mère lui apprend le métier de modiste. Adolescente, elle se fait remarquer comme mannequin puis est engagée comme dactylo au théâtre parisien de l’Athénée, question de s’approcher du monde artistique qui la fascine. Ce qui devait arriver arrive et elle est bientôt sollicitée pour faire un bout d’essai au théâtre puis, grâce à sa voix, dans la chanson dès 1916. En tant que chanteuse, elle se produit alors aussi à l’Eldorado ou au Concert Mayol avec un succès grandissant. Au point qu’un producteur américain la remarque et lui propose de se produire à Broadway pendant neuf mois. L’ascension ne s’arrête pas là puisque, des Etats-Unis, Lucienne Boyer se rend à Buenos Aires, en Argentine, où elle devient aussi une vedette dans les années 1920. En 1928, la chanteuse revient à Paris et s’y occupe d’un cabaret: « Les Borgias ». Elle enregistre aussi ses premiers disques et connaît une certaine popularité avec « Tu me demandes si je t’aime ». Mais ce premier succès est minime par rapport à celui de la chanson qu’elle enregistre en 1930 et qui est récompensée par le premier Grand-Prix du disque de l’Académie Charles-Cros: « Parlez-moi d’amour ».

Ce titre lance véritablement sa carrière qui sera ensuite jalonnée de mélodies inoubliables comme « Mon coeur est un violon » ou « Un amour comme le nôtre ».
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En 1939, elle épouse en seconde noce, le musicien et compositeur Jacques Pills: une fille naît de leur union deux ans plus tard. Elle s’appelle Jacqueline et elle sera aussi chanteuse sous le nom de Jacqueline Boyer. A partir des années 1950, Lucienne Boyer se fait plus discrète et les nombreux disques qui sont commercialisés reprennent presque toujours son succès immortel « Parlez-moi d’amour ». Elle enregistre toutefois un 45-tours avec quatre titres nouveaux et originaux dans les années 1960 mais ce disque ne connaît qu’un succès d’estime. L’une de ces nouvelles chansons, « Si je vois tout en bleu », évoque la couleur préférée de l’artiste qui, sur scène, s’habille régulièrement d’une robe bleue. En 1970, elle obtient un petit rôle aux côtés d’Annie Girardot et Micheline Presle dans le film « Le Clair de Terre » réalisé par Guy Gilles et elle y interprète deux chansons. Dans la foulée, elle commercialise ce qui semble être son dernier 45-tours en 1971: « Si quelqu’un vient vous dire », écrit et composé par Pascal Sevran, Pascal Auriat et Sylvain Lebrail.
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Pascal Sevran écrit alors un livre sur la chanteuse: « La dame en bleu, Lucienne Boyer, m’a raconté ». En 1976, elle donne un concert à l’Olympia de Paris le 2 février.
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Puis, au début des années 1980, elle propose encore des spectacles où, toujours vêtue de bleu, elle chante ses grands succès. Lucienne Boyer décède le 6 décembre 1983 à Paris et son corps est inhumé au cimetière parisien de Bagneux.
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DEMY Jacques

Jacques Demy

Le réalisateur français Jacques DEMY naît le 5 juin 1931 à Pontchâteau. Il figure parmi les personnalités marquantes de la chanson française reprises sur ce site web pour sa réalisation de nombreux films musicaux mythiques comme « Les Parapluies de Cherbourg », « Les Demoiselles de Rochefort » et « Une chambre en ville ». Il doit certainement cette passion pour la musique et la chanson à ses parents qui, dès son plus jeune âge, l’emmènent au cinéma mais aussi à des soirées d’opérettes ou d’opéras. A l’âge de huit ans, il apprend ainsi le violon. Il se fait remarquer, comme réalisateur de cinéma, à la fin des années 1950 en s’accrochant au train de la « nouvelle vague ». Cependant, un peu comme ceux de Claude Lelouch, les films de Jacques Demy accordent une grande place à la musique. Il a ainsi souvent fait appel à Michel Legrand pour en composer la trame. Seule exception: la bande originale de « Une chambre en Ville » qui a été composée par Michel Colombier.

C’est Jacques Demy qui écrit lui-même les textes. Et, dans deux cas, il est allé jusqu’à réaliser des films entièrement chantés: « Les Parapluies de Cherbourg » (avec Catherine Deneuve) et « Une chambre en ville ». Il est d’ailleurs le seul réalisateur français à avoir obtenu un succès international dans le domaine du film musical. Avec, d’une part, « Les Parapluies de Cherbourg », qui reçut la Palme d’Or au festival de Cannes et le prix Louis Delluc en 1964.

Et avec, d’autre part, la comédie musicale « Les Demoiselles de Rochefort » (avec Catherine Deneuve, Françoise Dorléac, Danielle Darrieux, Michel Piccoli, Jacques Perrin, Gene Kelly et George Chakiris en 1967). En 1970, il fait tourner Jean Marais aux côtés de Catherine Deneuve, Jacques Perrin, Delphine Seyrig, Micheline Presle et Coluche notamment dans « Peau d’âne » dont la musique est à nouveau composée par Michel Legrand.

Jacques Demy meurt le 27 octobre 1990 du sida à Paris, mais son décès est d’abord annoncé, suivant sa volonté, comme consécutif à un cancer.

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