HUSTIN Jacques

Jacques Hustin en 1978 – Photo (c) Guido Marcon

Le chanteur belge Jacques HUSTIN naît le 15 mars 1940 à Liège. Il suit d’abord des études de dessin et de peinture qu’il termine à la fin des années 1950. Engagé comme décorateur au « Grand Bazar » de Liège, il compose aussi des chansons qu’il présente au Petit Théâtre de l’Etuve à Liège. En 1964, il participe au Festival d’Obourg (B). Il y obtient un prix qui lui permet, grâce à l’animateur de radio Gérard Noël, de pouvoir enregistrer ses premières chansons pendant deux heures dans un studio de la RTB, radio télévision belge, situé dans les Jardins du Maïeur à Mons. Un an plus tard, il est appelé à remplacer un candidat qui se décommande au célèbre Festival de la Chanson Française de Spa (B). Il y reçoit le Premier Prix des mains de l’académicien français Marcel Achard. Dans la foulée, il en profite pour enregistrer son premier 33-tours en Belgique. Ce disque est enregistré avec de gros moyens car l’artiste profite de l’énorme succès international de la chanson « Dominique » de Sœur Sourire qui permet à la firme discographique Philips d’investir dans la carrière du jeune chanteur.

Par la suite, Jacques s’installe à Paris. Il s’y produit dans des cabarets où les convives écoutent peu les artistes. Il connaît un certain succès avec « On m’a donné quinze ans » et, en 1966, il reçoit le prix de la Société des Auteurs Belges: la SABAM.

Il multiplie alors les récoltes de prix et récompenses en tous genres: on lui remet l’hermine de bronze au festival de Rennes en 1967 et le premier prix au Golden Stag Festival de Brasov (Roumanie) en 1968 où sont proposés les concerts de Rita Pavone, Gilbert Bécaud, Amália Rodrigues, Bobby Solo ou Cliff Richard. Un an plus tard, Jacques Hustin se voit attribuer le Grand-Prix de l’Académie Charles Cros. En 1974, il est sélectionné pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson. Il s’y classe 9e avec « Fleur de liberté ».

A la même époque, la RTB, télévision belge francophone, lui propose de présenter « La guimbarde », une émission où il accueille des amis artistes. Il poursuit son travail d’artiste en enregistrant quelques albums dans la seconde moitié des années 1970 comme, en 1978, « Les petites filles de David Hamilton ».

En 1981, Jacques Hustin renoue avec un certain succès, surtout radiophonique, grâce, notamment, aux radios belges dites « libres » qui programment beaucoup : « Les coups de soleil ».

Quelques années plus tard, c’est un maxi 45 tours intitulé « Piano blanc » qui lui permet de maintenir sa popularité mais aussi de proposer à nouveau une série de concerts au Théâtre de l’Esprit Frappeur à Bruxelles en 1986. Mais, en 1988, la fatigue et des soucis respiratoires l’obligent à mettre un terme à ses activités de chanteur. Il se retire dans les Ardennes belges où il décide de se consacrer pleinement à la peinture. Jacques ne sort de son refuge que pour parler brièvement de la sortie d’une compilation de 20 de ses titres en 1999: « En version originale ». Jacques Hustin décède dix ans plus tard, dans sa ville natale de Liège, le 6 avril 2009.
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