Paris Combo est de retour avec un album où Belle du Berry (en)chante encore et pour toujours

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Le groupe « Paris Combo » est de retour avec un nouvel album. Vous me direz qu’il n’y a rien de bien exceptionnel à cela. Chaque artiste ou formation musicale s’efforce de revenir régulièrement au premier plan de l’actualité en enregistrant un nouveau disque. Mais en ce qui concerne l’opus commercialisé par « Paris Combo » en cette année 2022, c’est un peu différent. Car c’est en effet la dernière fois que vous y entendrez la voix de Belle du Berry, la chanteuse qui a été fauchée par un cancer en 2020 et qui a tenu le pari d’achever les prises de son de ce septième album studio du groupe. Sortie de l’adolescence à l’époque du mouvement punk, cette artiste avait très bien évolué vers un univers musical teinté de swing et de chanson française en créant l’aventure de Paris Combo avec un premier album éponyme dès 1997.
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Deux ans plus tard, l’opus intitulé « Living Room » permet au groupe d’être nommé aux Victoires de la Musique et de se produire dans de nombreux festivals ainsi que dans quantité de salles de concerts un peu partout en Europe d’abord, aux Etats-Unis aussi ensuite. Et le succès ne s’est jamais démenti par la suite, la trajectoire de Paris Combo se confirmant au fil des albums suivants pendant près de 25 ans.
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Ce septième album studio nous permet de retrouver Belle du Berry, le pianiste et trompettiste David Lewis, le guitariste Potzi et le batteur François Jeannin. Ils sont rejoints par Benoit Dunoyer de Segonzac à la basse et Rémy Kaprielan aux percussions et choeurs. L’enregistrement a été terminé au printemps 2020 dans un pays de France figé par les conditions sanitaires imposées par la lutte contre la pandémie du covid-19. En juillet, Belle du Berry choisit l’ordre des chansons et écoute l’album mixé. Il lui plaît. Deux semaines plus tard, le 11 août 2020, elle s’éteint à l’âge de 54 ans. La maladie lui aura toutefois laissé le temps de savoir que « Quesaco? » est l’album qu’elle a voulu.
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Une fois passé le temps de l’émotion, ainsi que celui des questions et de la réflexion, ses compagnons d’aventure musicale décident de sortir l’album. Comme un hommage posthume qui est commercialisé dans le monde entier par « Six Degrees Records », un label américain réputé.
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Dès le morceau d’ouverture, on est plongé dans ce qui se révèle déjà l’environnement musical de « Quesaco ? ». Et dans l’univers du groupe où l’on retrouve la voix mais aussi l’écriture et la composition de Belle du Berry. Quelques chansons ont flatté nos oreilles plus que d’autres même si le résultat global est superbe. Au rayon des bonnes idées de texte, il y a « Barre Espace » qui est un clin d’oeil malicieux au(x) confinement(s) et il y a aussi « Première guerre » qui fait directement référence à la lutte qu’il faut mener contre la maladie. Pour « Cap ou pas cap », il faut souligner l’excellent phrasé qui colle formidablement bien à la musique et qui garde le sens du texte, ce qui est très rare dans les chansons francophones contemporaines. Enfin, si le premier titre adressé aux médias est le très jazzy « Seine de la vie parisienne », il se pourrait que, parmi les autres titres choisis par certaines radios ensuite, il y ait « Paresser par ici », un hymne à la nonchalance bienveillante, et « Do you think » qui balance un texte franglais sur une belle mélodie qui accroche et reste dans l’oreille.
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Article rédigé par Daniel Barbieux (« Passion Chanson ») sur base de l’écoute d’album et du communiqué de presse fourni par Xavier Chezleprêtre. Publié le 14 juillet 2022.
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