24 NOVEMBRE

HALLYDAY Johnny Las Vegas 1996 (c) YouTube24 novembre 1996 : Johnny HALLYDAY chante à Las Vegas au casino-hôtel Aladdin devant des milliers de spectateurs français dont beaucoup ont fait le voyage en avion jusque là. C’est la première fois que la star française se produit aux Etats-Unis.

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Barbara

Barbara

24 novembre 1997 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de l’auteure, compositrice et interprète française BARBARA à l’âge de 67 ans. Née le 9 juin 1930 à Paris sous le nom de Monique Serf, elle passe une partie de son enfance dans le quartier parisien des Batignolles puis à Marseille et à Tarbes avant la guerre durant laquelle elle se cache pour échapper, en tant que juive, aux nazis. Après le conflit mondial, elle revient avec ses parents à Paris. Voulant devenir chanteuse, elle s’inscrit à des cours de chant puis au Conservatoire de Paris. Mais le chant classique lui est rébarbatif par rapport à la chanson populaire. Elle stoppe les cours et passe une audition au théâtre Mogador: elle se retrouve choriste dans l’opérette « Violettes impériales ». Suite à l’abandon de la famille par son père, Monique quitte Paris pour essayer de vivre de sa passion pour la chanson. Avec un peu d’argent de poche prêté par une amie, elle aboutit à Bruxelles où la vie n’est pas simple. Elle rencontre alors des artistes de Charleroi (B) qui lui proposent de chanter chez eux à « la Mansarde ». Elle se constitue alors un répertoire avec du Piaf, du Gréco et du Brel et elle se produit sous le nom de Barbara Brodi, un nom inspiré par celui de sa grand-mère. Lassée de ces prestations que le public n’apprécie pas, elle retourne à Paris en 1951 et y passe des auditions. Sans succès. Finalement, à l’invitation d’un de ses amis de Charleroi, elle retourne à Bruxelles et, en 1952, elle chante sous le nom de Barbara au théâtre du Cheval Blanc. Cette fois, le public est charmé et le fait savoir. Au point que la chanteuse enregistre deux disques en 1955: « Mon pote le gitan » et « L’oeillet blanc ».

Se disant que sa popularité belge peut s’exporter, Barbara retourne à Paris et écume les boîtes à chanson: « La rose rouge » en 1956, « Chez Moineau » en 1957 et « L’Ecluse » plus durablement à partir de 1958. Son succès s’élargit et les étudiants du Quartier Latin la surnomment bientôt « La chanteuse de minuit ». Forte de cette notoriété naissante, Barbara effectue son premier passage à la télévision, dans l’émission « Cabaret du soir » en juillet 1958. C’est à ce moment qu’elle commence à écrire ses propres chansons. Elle se fait remarquer par un producteur et elle enregistre deux chansons personnelles sur un 45 tours avant de sortir un premier 33 tours en 1959: « Barbara à l’Ecluse ». Mais c’est en tant qu’interprète qu’elle sort ensuite deux albums dans une autre maison de disques: « Barbara chante Brassens », pour lequel elle obtient le Prix de l’Académie Charles-Cros, et « Barbara chante Jacques Brel ». En février 1961, elle assure la première partie de Félix Marten à Bobino puis elle reprend ses prestations, qui s’y prêtent mieux, à l’Ecluse. En 1963, sur la scène du théâtre parisien des Capucines, elle triomphe en interprétant, notamment, « Dis quand reviendras-tu » et « Nantes ». Elle impressionne les responsables de la maison de disques Philips ainsi que Georges Brassens dont elle fera la première partie à Bobino en 1964. Elle quitte alors Paris pour s’installer à Précy-sur-Marne où elle résidera jusqu’à son décès. Son premier album chez Philips sort en 1965. C’est un gros succès de vente pour ce 33 tours qui a obtenu le Prix de l’Académie Charles-Cros. Le 15 septembre de la même année, elle entame une série de concerts dont elle est la vedette à Bobino. C’est à ce moment qu’elle crée son hymne au public: « Ma plus belle histoire d’amour ». Les succès vont s’enchaîner pour Barbara. Les récitals aussi. En février 1969 pourtant, sur la scène de l’Olympia, elle annonce qu’elle arrête le tour de chant. Elle poursuit cependant l’enregistrement de ses disques et, en 1970, elle connaît à nouveau le succès avec « L’aigle noir ». Parallèlement à la chanson, Barbara se tourne alors vers le cinéma. Elle joue en 1972 dans le film réalisé par son ami Jacques Brel: « Franz ». Et, en 1974, c’est Jean-Claude Brialy qui réalise « L’oiseau rare » où elle tient le rôle principal. Entretemps, Barbara est revenue à la scène pour le plus grand plaisir de ses admirateurs. En 1973, elle est, par exemple, à l’affiche du Festival d’Obourg, en Belgique, avec Daniel Guichard et Yves Simon. En 1981, alors qu’elle vient de sortir un album intitulé « Seule », elle se produit sous un chapiteau planté à l’hippodrome parisien de Pantin. C’est un véritable triomphe et la série de concerts se termine toujours aux petites heures de la nuit. Excès ou cause naturelle: la voix de Barbara se casse au cours de ces représentations. Son interprétation ne sera plus jamais pareille mais elle dégage une nouvelle émotion dont l’artiste profite habilement. En 1985, elle écrit avec le Québécois Luc Plamondon la pièce musicale « Lily Passion » où elle joue et chante aux côtés de Gérard Depardieu avec qui elle s’est liée d’amitié. La première représentation a lieu au Zénith de Paris en janvier 1986 à l’endroit même où se trouvait, cinq ans plus tôt, l’hippodrome de Pantin. Le spectacle part en tournée et passe notamment par Forest-National en Belgique. Peu après, la chanteuse se mobilise pour lutter, à sa façon, contre le sida. Elle visite les hôpitaux et les prisons à la rencontre de malades. Elle enregistre une chanson sublime sur le thème: « Sid’amour à mort ». A la fin de l’année 1993, des problèmes de santé l’obligent à interrompre une série de concerts entamés au théâtre du Châtelet. Elle trouve encore la force d’enregistrer ce qui sera son dernier album en public puis elle s’oblige à se reposer. En 1994, elle reprend quand même une ultime fois le chemin de la scène pour une tournée française qui se termine à Tours. En 1996, seize ans après son dernier album réalisé en studio, elle se décide à enregistrer des nouvelles chansons avec la complicité, entre autres, de Jean-Louis Aubert et Guillaume Depardieu. Le 24 novembre 1997, Barbara s’éteint à Neuilly-sur-Seine à l’âge de 67 ans. Elle est inhumée dans la quatrième division du Cimetière parisien de Bagneux. L’artiste laisse derrière elle quantité de succès qui lui permettent de garder une place toute particulière dans le domaine de la chanson francophone: « Göttingen », « Une petite cantate », « La Dame brune » (avec Georges Moustaki), « Drouot », « Marienbad », « Le jour se lève encore », etc.
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Marc Durant en 2013

24 novembre 2016 : Décès, à La Louvière, du producteur de spectacles et agent artistique belge Marc DURANT. Né à Haine-Saint-Paul le 17 juin 1957, Marc passe son enfance dans la région du Centre du Hainaut. Après des études primaires et secondaires suivies sans difficultés, il entreprend un régendat en sciences économiques et de correspondance en néerlandais et anglais. Simultanément, il est disc-jockey pour des fêtes familiales et banquets dans sa région natale. Ces activités-là lui font rencontrer des personnes qui lui parlent d’un dancing à remettre : le Sésame. En 1982, Marc Durant reprend l’établissement et y invite de jeunes artistes locaux à s’y produire afin de se faire connaître. Au début des années 1990, il découvre ainsi un jeune chanteur de Charleroi : Alain De Sutter qui, sous le pseudonyme d’Alain Dès, ne chante que des oeuvres de Claude François avec une voix qui lui est proche. Marc Durant pense qu’il tient un bon projet et le propose à une firme discographique qui va réaliser un premier 45 tours (« Au revoir » en 1991) et qui va permettre à l’artiste de se présenter dans l’émission télévisée très populaire « Dix qu’on aime » diffusée sur RTL-TVI, la chaîne privée belge francophone. Pendant près de cinq ans, le succès va être au rendez-vous et les concerts belges d’Alain Dès vont se multiplier. Mais, avec l’arrêt du programme télévisé, la suite de la carrière du sosie de Claude François va être fortement réduite et Marc Durant devra se tourner vers d’autres activités.

En février 2004, il devient ainsi le responsable du restaurant de la Cantine des Italiens à Houdeng-Goegnies (B). Il y organise le 5 juin de cette année-là un concert de Salvatore Adamo qui, victime d’un malaise, doit décliner l’invitation pour être remplacé par le chanteur italien Umberto Tozzi. Le 23 septembre 2006, il est celui qui parvient à faire venir trois gondoles vénitiennes sur le canal du Centre pour une grande fête italienne clôturée par un concert de Claude Barzotti. Trois ans plus tard, Marc Durant reprend la gestion d’un autre lieu touristique hainuyer : la cafeteria du lac de Clairefontaine à Godarville (B) et il sera particulièrement actif dans le domaine de l’organisation d’événements. Il le restera d’ailleurs jusqu’à sa mort qui survient à La Louvière le 24 novembre 2016. Un décès consécutif à une longue maladie.
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