TIMOTHY

Timothy en 1992

Le chanteur, éditeur musical, producteur, poète, écrivain et peintre belge TIMOTHY naît le 15 juillet 1951 à Verviers sous le nom de Freddy Hagelstein. Son père, qui est musicien, pratique le jazz et la musique est réellement le quotidien du petit garçon puis de l’adolescent qui se retrouve très vite à la tête d’un petit orchestre de bal régional : « Les Cornets ». Le milieu artistique belge lui permet de rencontrer le producteur du chanteur Art Sullivan, Jacques Verdonck, qui lui permet d’enregistrer un 45-tours avec une chanson intitulée « Mona Lisa » en 1975. En quelques jours, le titre, dont l’orchestration est signée par Gabriel Yared, devient l’un des tubes de l’été et permet à son interprète de récolter trois disques d’or.

Comme Art Sullivan est alors une grosse vedette au Portugal, Timothy est sollicité pour prester en première partie de ses concerts et il devient à son tour très populaire dans ce pays. Tellement populaire qu’il décide de s’y installer jusqu’en 1984 tout en continuant à enregistrer des chansons pour le marché francophone.

Parmi les titres les plus connus de Timothy, on peut citer « C’est la vie c’est joli » (composé par Art Sullivan en 1976), « Dis-moi je t’aime » (1976), « Lady love » (1977), « L’amour affection » (1978), « J’ai froid au cœur » (composé par Claude Barzotti en 1979), « Parle-moi grand-père » (1980), « Ce soir je bois » (1983), « Où êtes-vous ? » (1984), « Femme latine » (1985), « Mon pays est loin » (1986), « Manuel » (1988), « A nouveau amoureux » (1989) et « Nuits espagnoles » (1990).

En 1989, il organise des galas pour l’association « Une pierre pour Lisbonne » afin de récolter des fonds pour restaurer les quartiers historiques de la capitale portugaise récemment endommagés par un incendie phénoménal. De retour en Belgique, il va créer, dans les années 1990, une maison d’éditions et de production qui va se spécialiser dans la musique instrumentale (K par K – Caracol Music). A ce titre, il va révéler un jeune artiste belge nommé Aril Laury qui va réaliser les arrangements de ses chansons des années 1980 et 1990. En 1991, Timothy enregistre une version personnelle du succès de Marc Aryan « Katy ». Puis il se consacre de plus en plus à sa fonction de producteur pour Abbey Road, Sidonio Pereira, Maljean-Willems, Luc Dupuis ou Khéops entre autres. Cela lui donne l’occasion de devenir administrateur de la SABAM, Société des Auteurs et Compositeurs Belges. Il passe aussi une grande partie de son temps à s’adonner à la peinture abstraite et il expose sous le nom de Timo. Ses œuvres lui permettent aussi d’illustrer le livret d’un CD compilation commercialisé en 1997 : « Les années Portugal ».

Contre toute attente, en 2002, avec la complicité notamment du musicien belge Christian Willems, Timothy revient à la musique en enregistrant un album de chansons originales dont le titre générique est « Tel quel ». Il y est question du Portugal (« Fado bohémien », « Quand Lisbonne se réveillait », « Cançao do mar »), de sa récente paternité (« Petit prince ») et de l’attaque terroriste des tours jumelles de New York le 11 septembre 2001 (« Il neige sur New York »). L’artiste y interprète aussi, à sa façon, une chanson de Paul Louka : « Un deux trois ». Dans les années 2000, Timothy va lentement s’éloigner du milieu de la chanson et de la musique. Il va aussi s’installer en France pour se consacrer entièrement à l’écriture et à la peinture. Après un passage à Uzès dans le Gard, il vit et peint à Vézénobres depuis 2014. Il a réalisé de nombreuses expositions de ses œuvres au Portugal, en France et en Belgique. En juillet 2025, Timothy annonce sur, sa page Facebook, un concert d’adieu qu’il voudrait mettre sur pied à Verviers le 24 octobre 2026.
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