28 FEVRIER

 

Olivier Despax au début des années 1960

28 février 1939 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, du chanteur et musicien français Olivier DESPAX. Guitariste de talent, il est remarqué par Eddie Barclay qui lui propose de former un groupe: « Les Gamblers ». En septembre 1962, la formation enregistre un disque de madison, la danse à la mode avec le twist.

Les morceaux n’obtiennent aucun succès et Olivier entre alors dans l’orchestre de Claude François qui est en passe de devenir une vedette. En 1964, il joue aussi avec Franck Alamo. Puis, il s’oriente tout naturellement vers une carrière de chanteur de charme tout en décrochant quelques petits rôles au cinéma. Ses succès en tant que chanteur, de 1963 à 1970, ne seront toutefois pas légion. Olivier Despax est décédé le 10 avril 1974 à Villejuif des suites d’une longue maladie.
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Jeanne Mas en 1984 – Photo (c) Paul Bella

28 février 1958 : Naissance, à Alicante en Espagne, de la chanteuse française Jeanne MAS. A 18 ans, elle s’inscrit à l’Université de Paris-Nanterre pour apprendre l’espagnol et l’italien. Parallèlement à ces études, elle suit des cours de danse, de chant et de piano. Ayant tout plaqué l’année suivante pour partir en Italie, elle y monte un groupe punk et tourne dans des pubs pour la télé. Quelques disques sont enregistrés sans succès dans ce pays. De retour en France, c’est en 1984 que Jeanne Mas connaît la gloire grâce à sa chanson « Toute première fois ».

La chanteuse va ensuite enchaîner les tubes tout au long des années 1980: « Johnny Johnny », « Cœur en stéréo » réalisé par Daniel Balavoine et Andy Scott, « En rouge et noir » et « Sauvez-moi ». Jeune maman, Jeanne Mas revient, début 1989, avec un album plus engagé: « Les crises de l’âme ». L’opus se classe n°1 en France et permet à son interprète de devenir la première artiste féminine française à se produire à Bercy. Le disque suivant, « L’art des femmes », est un échec commercial en 1990. Un an plus tard, la première compilation des succès de la chanteuse est certifiée disque d’or. Puis en 1994 sort un single dance: « C’est pas normal ». Deux ans après, elle arbore un look nouveau avec des cheveux longs rouges et un album résolument rock peu apprécié du grand public. En 2000, un label indépendant lui permet de sortir l’album « Désir d’insolence ». Dans la foulée, elle remonte sur scène à l’Olympia de Paris le 22 mai 2001. Deux ans plus tard, sort « Les amants de Castille », un concept sur le thème du Cid de Corneille. 2004 et 2005 voient sortir des compilations de succès et des remixes de « Toute première fois » et « Johnny Johnny ». De 2006 à aujourd’hui, ce ne sont pas les enregistrements, pourtant nombreux, qui ont fait l’actualité de Jeanne Mas. Mais plutôt, pour elle aussi, sa participation à différents spectacles évoquant les années 1980 avec nostalgie. En mars 2017, l’artiste commercialise son seizième album intitulé « PH » dont le premier extrait a pour titre « Slash & moi ». Et huit mois plus tard, c’est un CD de cinq titres qu’elle propose à la vente sur internet. L’opus s’intitule « Autrement » et reprend la chanson de Gérard Blanc « Une autre histoire » ainsi que « Poupée Psychédélique » initialement interprétée par Thierry Hazard au début des années 1990. Un nouvel album intitulé « Love » est prévu pour mars 2020 et une tournée de concerts est ensuite prévue en France et en Belgique.
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René Simard en 1974

28 février 1961 : Naissance, à Chicoutimi au Québec, du chanteur canadien René SIMARD. A l’âge de neuf ans déjà, il gagne un concours de chant à la télévision de Québec. Dans la foulée de cette récompense, il enregistre un premier album qui connaît un grand succès avec des chansons comme « L’oiseau » ou « Santa Lucia ». En 1972, le jeune artiste remporte deux trophées au Gala des artistes québécois. Au Festival international de la chanson à Tokyo en 1974, René Simard remporte le premier prix d’interprétation. Il s’agit du trophée Frank Sinatra que lui remet le chanteur américain en mains propres. En décembre de la même année, il est à l’affiche de l’Olympia à Paris en première partie de Daniel Guichard. Il connaît alors un certain succès en Europe francophone en surfant sur la vague des très jeunes chanteurs que sont Noam ou Roméo. L’un de ses « tubes » a pour titre « Maman laisse-moi sortir ce soir ».

En 1976, il est choisi pour interpréter la chanson officielle des Jeux olympiques d’été. Sa carrière va ensuite être exclusivement tournée vers le Canada et les Etats-Unis. Ses spectacles seront d’ailleurs conçus « à l’américaine ». René Simard va aussi présenter des émissions télévisées et tâter du cinéma.
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Marianne Oswald

28 février 1985 : Décès, à Limeil-Brévannes dans le Val-de-Marne, de la chanteuse et actrice française Marianne OSWALD. Née le 9 janvier 1901 à Sarreguemines, elle est orpheline de ses parents juifs émigrés de Pologne à l’âge de seize ans. Et elle est placée dans un pensionnat de la ville allemande de Munich. Elle commence à chanter dans les cabarets du Berlin des années 1920. Elle quitte l’Allemagne pour Paris en 1931 à cause de la montée du nazisme. Inspirées d’un expressionnisme allemand très exotique, ses chansons se font remarquer en France. Elle enregistre des disques dès 1932. Puis elle se produit au « Boeuf sur le Toit » et dans d’autres établissements parisiens en vue. Après avoir interprété du Bertold Brecht et du Kurt Weill, une rencontre avec Jacques Prévert lui permet d’enregistrer des chansons avec des textes de ce dernier. Elle chante aussi du Cocteau. Sa carrière d’actrice est interrompue dans l’oeuf par la guerre. Elle part aux Etats-Unis de 1940 à 1946. A son retour, elle reprend le chemin des plateaux de cinéma jusqu’en 1958 où elle joue dans « Sans famille ». Par la suite, elle produit des émissions de télé pour les enfants. Quelques unes de ses chansons ont pour titre « En m’en foutant », « Sourabaya Johnny », « Le jeu de massacre », « Anna la bonne » ou « Les bruits de la nuit ».

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28 février 2007 : Le festival « Mars en chansons » de Charleroi (B) démarre avec le spectacle du Belge Christian GODART interprétant avec talent les oeuvres de Boby Lapointe. Jusqu’au 31 mars, une quantité impressionnante de concerts vont avoir lieu dans divers endroits de la ville la plus peuplée de Wallonie. Des artistes de toute la Francophonie vont y présenter leurs chansons: Joachim JANNIN (B), CLARIKA (F), VIS A VIES (F), Michèle BERNARD (F), Mary M. (B), KHABAN (F), DIMITRI (B), NERY (F), EVASION (F), Léonie LOB (F), Daphné D. (B), Pascale DELAGNES (B), ENTRE DEUX CAISSES (F), ERNO (B), JOFROI (B), Alexandre DESILETS (QC), MIMOSA (QC), ALCAZ (F), François VE (CH), K (CH), Nathalie RENAULT (AC), VISHTEN (AC), Gérald GENTY (F), Benoît DOREMUS (F), Renan LUCE (F), Alix LEONE (B), Marie CHERRIER (F), Catherine MAJOR (QC), Samir BARRIS (B), Yann PERREAU (QC), SAULE (B), Hughes MARECHAL (B), Véronique PESTEL (F), Ivan TIRTIAUX (B), Coline MALICE (B), Hervé LAPALUD (F), LE MONDE DE MANILLE (B), LUNDI 7 HEURES (B), Vincent DELBUSHAYE (B), ZOE (B), Joël FAVREAU (F) et Paule-Andrée CASSIDY (QC).
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Bashung : Pochette CD Bleu Pétrole 2008

28 février 2009 : Lors de la cérémonie de remise des Victoires de la Musique, Alain BASHUNG en décroche trois pour son album « Bleu Pétrole » sorti en 2008. Ses remerciements sonnent comme un adieu émouvant et courageux à son public: il est en effet en phase terminale d’un cancer du poumon qui le terrassera le 14 mars 2009.
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28 février 2013 : Décès du chanteur français Daniel DARC retrouvé mort à son domicile parisien. L’ex- chanteur du groupe Taxi Girl serait décédé à la suite de l’absorption d’alcool et de médicaments. Né le 20 mai 1959 à Paris, Darc est très influencé par le mouvement punk de la fin des années 1970 et c’est à cette époque qu’il devient le chanteur du groupe Taxi Girl entre 1978 et 1986. Le groupe n’enregistre cependant qu’un seul album et récolte un fameux succès avec « Cherchez le garçon ». Daniel entame ensuite une carrière de chanteur soliste et, avec l’aide de son complice Jacno, il enregistre un premier album intitulé « Sous influence divine » en 1987. Alors que sa popularité s’est étiolée dans les années 1990, Daniel Darc revient au premier plan en 2004 avec l’album « Crève Coeur ». Grâce à cet album, il reçoit, à 45 ans, une Victoire de la musique comme révélation de l’année. Fin 2011, il sort l’album « La Taille de mon âme » avec, notamment, le single « C’est moi le printemps ».
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6 NOVEMBRE

En 2013

6 novembre 1961 : Naissance, à Chalon-sur-Saône, du chanteur et acteur français Florent PAGNY. Fils de Bourguignons, Florent grandit d’abord dans sa région natale avant de passer son adolescence en Haute-Savoie. C’est là qu’il commence à chanter dans les cafés et sur les podiums alors qu’il a à peine treize ans. Il s’inscrit aussi à divers crochets radiophoniques et y interprète les chansons que sa mère écoute souvent: du Luis Mariano mais aussi du Michel Sardou et du Gérard Lenorman. En 1977, ses parents l’autorisent à abandonner l’école et il part pour Paris où il s’inscrit au conservatoire de Levallois-Perret. Alors qu’il preste divers petits boulots pour vivre, il fréquente les cours de comédie pendant trois ans. Barman dans le quartier des Halles, Florent se fait remarquer par le chasseur de talents Dominique Besnehard qui lui décroche des petits rôles dans les films « La balance », « L’as des as », « Fort Saganne » ou encore « Inspecteur la Bavure ». Au hasard des rencontres, il fait la connaissance de Gérard Louvin qui, alorsproducteur de l’émission télévisée française « Sacrée Soirée » sur TF1, cherche aussi des jeunes talents à lancer dans la chanson. Il écrit alors une chanson réquisitoire contre la drogue qui a pour titre « N’importe quoi ». Le disque est immédiatement un grand succès qui atteint, en France, les cimes du top 50.

Ne voulant pas laisser retomber le soufflé, Florent enregistre plusieurs 45 tours d’affilée qui se vendent tous fort bien: « Laissez-nous respirer » (1988) et la reprise du célèbre « Comme d’habitude » de Claude François en 1989. Un an plus tard sort le premier album de l’artiste qui a pour titre « Merci ». Il est récompensé par un disque d’or. A ce moment, la liaison de Florent avec Vanessa Paradis fait couler beaucoup trop d’encre à son goût et il décide de régler ses comptes avec une certaine presse dans la chanson « Presse qui roule ». Cette dernière n’est pas appréciée à sa juste valeur par la presse écrite (tiens donc) et le public qui ne retrouve pas trop le Pagny auquel il était (déjà) habitué. Son deuxième album, « Réaliste » qui sort en 1992, n’est pas un succès. En 1993, Florent Pagny rejoint la troupe des Enfoirés. Un an plus tard, Jean-Jacques Goldman lui donne le coup de pouce qui le remet en selle. Sous le pseudonyme de Sam Brewski, Goldman lui écrit trois chansons pour son futur album « Rester vrai » dont « Si tu veux m’essayer » qui est un énorme « tube ».

Par la suite, le titre « Bienvenue chez moi » et les reprises de « Caruso » ou « Oh happy day » lui rendent la popularité qu’il a un peu perdue. Avec deux concerts prévus dans les salles parisiennes de Bercy et du Zénith, la tournée de 1996 est un triomphe. A partir de ce moment, Pagny se concentre sur son travail d’interprète et délaisse l’écriture. En 1997, avec des compositeurs comme Jean-Jacques Goldman ou Pascal Obispo, il sort un nouvel album dont la chanson « Savoir aimer » reste l’un des plus grands succès de sa carrière. En février 1998, il obtient la Victoire de la musique de l’artiste interprète masculin de l’année. Un an plus tard, assumant un peu plus encore son nouveau statut d’interprète, Florent Pagny enregistre un double album intitulé « ReCréation » où il reprend avec des arrangements technos un nombre impressionnant de standards de la chanson et du rock francophones. La décennie 2000 est celle de la variété pour l’artiste qui multiplie les genres musicaux différents à chaque album qu’il commercialise.

Après le grand succès de « Ma liberté de penser » (2003) où il évoque avec humour certains démêlés fiscaux, il enregistre de nombreux duos, fait un détour du côté du bel canto (« Baryton »), reprend les grands succès de Jacques Brel et sort un opus en espagnol (« C’est comme ça ») en 2009. Et toutes ces expériences sont à chaque fois marquées par le sceau de la popularité. L’année de ses 50 ans, Florent Pagny fête l’événement sur la route au cours d’une tournée acoustique où il parcourt la France, la Belgique et la Suisse en interprétant ses grands succès et les chansons incontournables du répertoire francophone. A partir de 2012, le chanteur est coach de la version française de l’émission télé « The Voice » sur TF1 aux côtés de Garou, Jenifer et Louis Bertignac. La même année, il enregistre un nouvel album hispanique: « Gracias a la vida ». Le 4 novembre 2013, il commercialise l’opus suivant qui est celui d’un quinquagénaire, « Vieillir avec toi », annoncé par le single « Les murs porteurs ». Deux ans plus tard, c’est à nouveau la langue espagnole qui lui permet d’enregistrer un nouveau disque (« Habana ») avec la complicité du talentueux chanteur cubain que Florent apprécie beaucoup: Raul Paz. Et puis, fin 2017, Pagny revient à la langue française avec l’album intitulé « Le Présent d’abord ». En mars 2018, l’album « Tout simplement » permet à l’artiste de rendre hommage aux chansons françaises qu’il apprécie en les enregistrant dans une version piano-voix. Puis, en juin 2019, « Aime la vie » est le 19e album studio de Florent Pagny a être commercialisé en 32 ans de carrière.

En mars 2020, alors que la pandémie du coronavirus covid-19 bat son plein en France et qu’elle impose le confinement, Florent Pagny se trouve bloqué dans la maison d’amis à Miami en Floride. C’est à partir de là qu’il collabore à distance avec Marc Lavoine et Pascal Obispo pour réaliser le titre « Pour les gens du secours » dont tous les bénéfices engendrés par la vente, physique ou virtuelle, sont versés à la Fédération Hospitalière de France et à la Fondation des Hôpitaux de France. Il est à noter toutefois que cette chanson n’a pas fait l’unanimité qu’elle aurait pu revendiquer : le texte, un peu niais et légèrement bâclé, de Marc Lavoine ne semble pas avoir convaincu tous ceux qu’il était censé encenser. Sur les réseaux sociaux, de nombreux membres du personnel soignant se sont plaints du peu d’empathie que ces trois chanteurs avaient montré envers eux lorsqu’ils revendiquaient leurs droits quelques mois plus tôt. Quand leurs conditions de travail faisaient craindre le pire en cas de problème sanitaire d’importance…

 

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6 novembre 2003 : La 17e édition du festival « Coup de Coeur Francophone », à Montréal (Québec, Canada), se tient jusqu’au 16 novembre. Parmi les artistes à l’affiche, on peut citer, notamment, Fred PELLERIN (Qc), Yann PERREAU (Qc), Jeanne CHERHAL (F), Pierre LAPOINTE (Qc), SANSEVERINO (F), Nathalie RENAULT (Qc), Thierry ROMANENS (CH), SARCLO (CH), BORI (F), Joël FAVREAU (F), STTELLLA (B), Marie-Claire SEGUIN (Qc), MES SOULIERS SONT ROUGES (F), Daniel HELIN (B), Luck MERVIL (Qc), CORNEILLE (Qc), Jérôme MINIERE (F) et Amélie VEILLE (Qc).
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15 OCTOBRE

Eric Charden en 2009 (c) Passion Chanson

15 octobre 1942 : Naissance, à Haïphong en Indochine française, du chanteur français Eric CHARDEN sous l’identité réelle de Jacques-André Puissant. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Nathalie Renault – Photo (c) Rémy Dussault Montréal

15 octobre 1963 : Naissance, en Acadie, de la chanteuse canadienne Nathalie RENAULT. Titulaire d’un certificat d’études universitaires en jazz et d’un baccalauréat en musique, la pianiste-chanteuse, originaire de Campbellton au Nouveau-Brunswick, parcourt le Québec, le Nouveau-Brunswick, et l’Europe pendant des années. Elle partage la scène avec, entre autres, Daniel Bélanger, Yann Perreau, Jim Corcoran, Zachary Richard, Nanette Workman, Pierre Flynn, Philippe Lafontaine, Karen Young et Claude Léveillée. Véritable artiste de scène, elle se fait remarquer à Bruxelles, au Théâtre des Martyrs, à l’occasion d’un spectacle consacré à Jacques Brel : « Un cabaret vers les étoiles ». Elle y est sur scène du 20 au 22 juin 2002 en compagnie de Claude Semal, Daniel Hélin, Philippe Lafontaine ou Jean-Louis Daulne entre autres. Puis, c’est par un disque live enregistré à Fribourg en Allemagne qu’elle se fait connaître. Entre jazz et pop, ses chansons la conduisent naturellement à entrer en studio pour son deuxième opus commercialisé en 2002: « Creuser des océans ». Elle y interprète des mélodies en anglais et en français parmi lesquelles « La faiseuse de chansons », « Le Blues à Fred » et « Liberté ». Avec les chansons de cet album, elle parcourt les routes de l’Europe de l’Est et chante aussi en France et en Belgique, notamment lors du festival « Mars en chansons » de Charleroi en 2005. Nathalie prend alors le temps de ne pas se tromper et de peaufiner cent fois plutôt qu’une les chansons qui viennent prendre place sur son album suivant en 2009. Ce dernier a pour titre global « La chance » et se place dans la continuité d’un jazz vocal de qualité alliant textes, scats et solos de piano.

Dans ses paroles, Nathalie Renault évoque en grande partie nos bonheurs fugitifs, nos angoisses, nos déceptions et nos embûches qui font de la vie ce qu’elle est. Fin 2014, après avoir vécu 20 ans à Montréal, Nathalie reprend le chemin de son Acadie natale pour y vivre et s’y ressourcer. Le 1er juillet 2017, elle est invitée par le festival de Pérouges à Lyon (F) pour se produire sur scène avant le tour de chant de Patrick Bruel. Fin 2017, elle donne des cours de piano et de chant dans la région où elle a élu domicile. Même si elle n’a plus enregistré de disque depuis un moment, Nathalie Renault continue de se produire sur scène, au Canada bien sûr, mais aussi en Europe de manière régulière.
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Sandra Kim en 1986 – Photo (c) Studio Melchior

15 octobre 1972 : Naissance, à Montegnée près de Liège, de la chanteuse belge Sandra KIM sous le vrai nom de Sandra Caldarone. Elle est l’aînée de deux filles dans une famille italienne où l’on aime la musique. Et, dès son plus jeune âge, Sandra manifeste son intention de chanter en participant à de nombreux concours pour enfants dans la région de Liège. A la suite de sa participation à un festival de chanson italienne, elle est remarquée par un producteur, Marino Atria, parolier pour Frédéric François, qui décide de la prendre en mains. En 1985, il lui fait enregistrer un premier 45 tours: « Ami ami » qui connaît un très léger succès. Puis, il se met en tête de la présenter à la sélection belge pour le concours Eurovision de la Chanson qu’elle remporte. Marino est alors certain qu’elle va gagner la compétition qui a lieu cette année-là, le 3 mai 1986, à Bergen en Norvège. A treize ans, Sandra Kim remporte effectivement le concours en interprétant « J’aime la vie ». Comme l’âge minimum de participation au concours sera relevé à quinze ans un peu plus tard, Sandra restera sans doute à jamais la plus jeune gagnante de l’Eurovision.

Pendant deux ans et demi, elle va mener une vie artistique intense en multipliant sa présence dans les émissions de télévision et sur les podiums de variétés de son pays. Le succès dû à l’Eurovision va lui permettre d’effectuer quelques prestations dans des contrées inattendues comme la Turquie par exemple. Mais, à leur grand désespoir, le pays tant convoité par la chanteuse et son mentor, la France, va rester insensible à la voix et au tempérament de la jeune fille. Elle multiplie pourtant aussi les enregistrements de disques distribués, au début, par Carrère en France. Deux 33 tours sortent ainsi en 1986 et 1988: « J’aime la vie » et « Bien dans ma peau ». Sur le second album figure un duo avec le chanteur belge néerlandophone Luc Steeno qui chante une partie de la chanson en néerlandais: « J’aime mon pays, ik hou van mijn land ». Le succès est important en Flandres et Sandra Kim est de plus en plus appréciée du public flamand pour lequel elle se met à enregistrer des disques en néerlandais et faire une carrière plus importante qu’en Wallonie. En 1987, Sandra est sollicitée pour interpréter le générique de la série télé de vulgarisation scientifique pour enfants: « Il était une fois la vie ». La chanson est composée par Michel Legrand. Comme cela est alors légal, dès ses 18 ans, Sandra Kim choisit de prendre la nationalité belge car elle était jusque là italienne. Au début des années 1990, elle co-présente une émission de variétés qui obtient un très grand succès populaire sur la chaîne télé belge francophone privée RTL-TVI: « Dix qu’on aime ». Elle y est accompagnée d’abord par Alain Simons puis par Georges Lang. Elle continue toutefois à enregistrer des albums dans un style sixties soul music: « Balance tout » (1991) et « Les Sixties » (1993) qui est son dernier disque enregistré en français à ce jour.

En effet, après un album en néerlandais sorti en 1998, elle revient à la chanson en 2011 avec un opus de genre pop rock en anglais: « Make up ». Comme toujours, Sandra Kim y interprète des morceaux de grande qualité avec des facultés vocales qui n’ont cessé de bonifier depuis les années 1980. Fin 2016, pour les 30 ans de la série, une édition remasterisée en DVD de « Il était une fois la vie », avec la chanson de Sandra, est commercialisée.
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