23 JANVIER

ANDREX en 1959

23 janvier 1907 : Naissance, à Marseille, du chanteur français ANDREX. Très jeune, il rencontre Fernandel à l’école et les deux garçons se lient d’amitié. André Jaubert, c’est le vrai patronyme d’Andrex, débute comme chanteur à l’Alcazar de Marseille où il est épaulé par Maurice Chevalier. Il monte ensuite à Paris et se produit au Concert Mayol. Puis, il se consacre au théâtre et à l’opérette. En 1932, Henri Varna l’embauche au Casino de Paris. C’est le début d’une longue série de concerts dans les music-halls parisiens: l’ABC, Bobino et le Théâtre de l’Empire. A partir de 1931, c’est le cinéma qui l’attire. Il tourne toute une série de films dont 29 aux côtés de Fernandel. Parallèlement à sa carrière d’acteur, Andrex continue à mener une carrière de chanteur avec des succès qui ont pour titres « Comme de bien entendu », « La Samba brésilienne », « Chez Bébert » ou « Y’a des zazous » que Brigitte Fontaine enregistre en duo avec M en 2001.

En 1971, son épouse, l’actrice Ginette Baudin décède. A partir de ce moment, Andrex se fait plus rare malgré une ou l’autre apparition dans des émissions de Guy Lux. L’artiste décède d’une attaque cardiaque à Paris le 10 juillet 1989.
.
**********
.

Django Reinhardt dans les années 1950

23 janvier 1910 : Naissance, à Liberchies en Belgique, du guitariste de jazz Django REINHARDT. Faisant partie des « gens du voyage », c’est dans une roulotte que Django voit le jour à quelques kilomètres de Charleroi. Ce village accueille d’ailleurs chaque année le « Django Festival » qui permet d’applaudir des groupes de jazz et de chanson qui ont en commun le swing et le style dit « manouche » caractéristique de la musique de Django. Django a influencé pas mal d’artistes de la chanson francophone et c’est à ce titre qu’il se devait de figurer ici. C’est le cas de la chanson qui lui rend hommage et qui est enregistrée par Sacha Distel en 1972: « Ma première guitare ». Sur l’enregistrement original, le chanteur français y est accompagné au violon par Stéphane Grappelli qui fonda le « Quintette du Hot Club de France » avec Django Reinhardt.

Le jeu particulier de Reinhardt était dû au fait que, suite à une brûlure de la main, il ne pouvait plus utiliser que trois doigts sur sa guitare. Ce musicien exceptionnel nous a quitté le 16 mai 1953 à Samois-sur-Seine, localité qui organise aussi des événements à la mémoire de Django.
.
**********
.

Jeanne Moreau en 1975

23 janvier 1928 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Jeanne MOREAU d’un père hôtelier à Montmartre et d’une mère anglaise, Kathleen Buckley, danseuse aux Folies-Bergères. Plus connue comme actrice que comme chanteuse, elle réussit cependant à marquer la chanson par des titres comme « J’ai la mémoire qui flanche ». Sa carrière de comédienne commence à la fin des années 1940 et va prendre une ampleur considérable avec de nombreux films à succès. En 1962, Jeanne Moreau joue dans le film « Jules et Jim » de François Truffaut. Le producteur Jacques Canetti commercialise la chanson originale du film, « Le tourbillon », que Jeanne interprète dans le film avec Serge Rezvani à la guitare. Le succès est immédiat.

Sa carrière en tant que chanteuse démarre avec deux albums originaux de Serge Rezvani, qui se fait appeler Cyrus Bassiak, en 1963 et 1967. D’autres opus suivent comme, en 1981, celui qui reprend des textes du poète belge Norge. A cette époque, elle enregistre aussi un duo avec Guy Béart: « Parlez-moi de moi (y’a qu’ça qui m’intéresse) ». En 2010, elle enregistre l’intégrale du « Condamné à mort » de Jean Genet, un album interprété avec Etienne Daho. Ce dernier a mis en musique les textes de Genet et réalisé ce disque à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivain. En 2011, elle est au festival d’Avignon pour interpréter le « Condamné à mort » avec Etienne Daho. Jeanne Moreau a été retrouvée morte, d’un décès naturel, chez elle à Paris le 31 juillet 2017.
.
**********
.

Christophe Dechavanne en 2002 (c) Georges Biard

Christophe Dechavanne en 2002 (c) Georges Biard

23 janvier 1958 : Naissance à Paris de l’animateur, producteur d’émissions de télévision et de radio français Christophe DECHAVANNE. Le père de Christophe est promoteur et marchand de biens. Sa mère est journaliste. Elevé dans le seizième arrondissement de la capitale française, il suit les cours du lycée Fénelon Sainte-Marie avant de se tourner vers une école qui forme aux professions immobilières. Et, jusqu’en 1982, c’est avec l’immobilier et la rénovation des appartements que Christophe gagne sa vie. Sans doute légèrement influencé par le métier qu’exerçait sa maman, il change de cap et envisage de devenir animateur de radio en se présentant à Radio 7 où il est engagé. Quelques temps plus tard, c’est à France Inter qu’il décroche un contrat. Au fil des rencontres, il obtient de pouvoir réaliser quelques reportages pour l’émission télé des frères Bogdanoff: Temps X. Au cours de l’été 1983, il parvient à présenter le jeu télévisé de TF1: « Super Défi ». Et, un an plus tard, il propose une séquence informatique et la météo sur Canal + dans le 7/9 de Michel Denisot. En 1985, c’est la chaîne de télé publique française Antenne 2 qui le recrute pour animer l’émission « C’est encore mieux l’après-midi », ce qui accroît sa notoriété. Une popularité qui n’échappe pas à la direction de la chaîne privée française TF1 qui vient le rechercher pour présenter des talk-shows à succès comme « Ciel, mon mardi ! » et « Coucou c’est nous ». En 1989, il fonde sa société de production: « Coyote ». Mais une nouvelle émission appelée « Tout le toutim » est un échec et il se retrouve à animer des soirées thématiques sur la télévision publique française. Au début des années 1990, passionné de sport automobile, il participe aux 24 heures de Francorchamps en Belgique. A cette occasion, il est l’invité de l’émission de radio « B comme… » de Daniel Barbieux sur la RTBF en compagnie de son ami le producteur belge Lou Deprijck (de Lou & les Hollywood Bananas). Au cours des années 2000, Christophe Dechavanne se tourne vers les radios périphériques françaises et anime des émissions sur RTL et Europe 1. Puis, on le retrouve participant à l’émission de téléréalité « La Ferme Célébrités » sur TF1 avant de reprendre « La roue de la fortune » ou encore « Une famille en or ». Outre le fait d’avoir, à plusieurs reprises, accueilli et côtoyé de nombreux chanteurs francophones dans ses différentes émissions, Christophe Dechavanne a lui-même, et assez involontairement, fait partie intégrante d’un des grands succès de la musique techno-dance des années 1980 lorsque sa voix a été samplée pour un single des Bassline Boys en 1989: « On se calme ». A la rentrée 2015, il devient le producteur de la 10e édition de la tournée nostalgique ‘Age tendre et tête de bois » qu’il reprend à Michel Algay en difficulté financière.

.
**********
.

Roger Pierre en 1978

23 janvier 2010 : Décès, à Paris, du comédien et occasionnellement chanteur français Roger PIERRE. Né à Paris le 30 août 1923, il se fait engager comme annonceur publicitaire sur l’antenne de Radio-Luxembourg après la guerre 1940-1945. En 1947, il y fait la connaissance de Jean-Marc Thibault avec qui il entame une carrière d’humoriste. Alors que leur duo comique touche lentement à sa fin dans les années 1970 et alors qu’il a déjà entamé depuis un moment une carrière de comédien en solo, il se tourne aussi vers la chanson et enregistre quelques 45 tours de factures diverses. Sur le label des disques Disneyland, il sort d’abord des disques consacrés aux enfants (« Les castors juniors font du sport » et « Les dessins z’animés ») et, chez Adès, « La chanson de Tom et Jerry » en 1976. Deux ans plus tard, c’est aux supporters de l’équipe française de football qu’il s’adresse avec « On est la France » à l’approche de la Coupe du Monde. D’autres chansons n’ont pas été de grands succès: « Z’êtes Belge, vous ? », « J’vais à Chatou » ou encore, en 1983, « S’il vous plaît » qui est alors le générique de l’émission télévisée française du même nom. Roger Pierre meurt, à l’âge de 86 ans, des suites d’un cancer, le 23 janvier 2010. Il est inhumé le 28 janvier 2010 au cimetière communal de Saint-Ouen.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

21 AOUT

Gérard Manset en 1980 – Photo (c) Nadine Manset

21 août 1945 : Naissance, à Saint-Cloud, de l’auteur, compositeur, interprète, peintre, photographe et écrivain français Gérard MANSET. Avec un père ingénieur dans l’aéronautique et une mère musicienne pratiquant le violon, Gérard vit en banlieue puis à Paris. A 19 ans, il s’inscrit à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. Alors qu’il essaie de placer ses dessins auprès des agences de publicité, il apprend à jouer de la guitare, de la batterie et du piano en 1966. Le hasard des rencontres lui permet de placer quelques-unes de ses récentes compositions auprès d’interprètes français et québécois. Mais cela l’empêche de chanter lui-même ses propres oeuvres car il se fait éconduire par chaque producteur auquel il s’adresse pour enregistrer son propre disque. Agacé, il finit par produire lui-même, en 1968, un 45-tours où il grave la chanson « Animal on est mal ». Le disque est toutefois distribué et commercialisé par Pathé Marconi. Mais la date de sortie correspond au mouvement contestataire des jeunes en mai 1968 et les ventes sont presque nulles malgré une très forte programmation radiophonique due à la musique en continu diffusée par la radio publique française, France Inter, notamment. En 1969, Gérard Manset sort son premier album qui a pour titre « Animal on est mal » et qui se fait surtout remarquer des gens du milieu artistique. Il fréquente alors un autre chanteur atypique pour qui il va écrire tous les textes d’un album : René Joly qui obtient un grand succès avec « Chimène ». Gérard prend alors le temps de peaufiner son deuxième disque 33-tours qu’il veut être un album concept comme seuls les artistes anglo-saxons osent alors en faire. Et, en 1971, c’est la sortie de « La mort d’Orion », une sorte d’oratorio rock symphonique où figurent des artistes comme Anne Vanderlove et Giani Esposito, qui fait connaître la véritable originalité de son auteur-compositeur-interprète. Sans reproduire la sonorité exclusive de ce second album, Gérard Manset va poursuivre son chemin artistique hors du commun en réalisant d’autres disques surprenants dans son propre studio d’enregistrement installé chez lui. Et, jusqu’en 1975, son travail, quoique très apprécié des professionnels de la musique, va rester relativement confidentiel aux yeux du grand public. Mais, au cours de l’été 1975, Gérard Manset se retrouve en tête des hit-parade et des ventes de disques françaises où il côtoie Joe Dassin (L’été indien), Il était une fois (J’ai encore rêvé d’elle »), Nino Ferrer (« Le Sud ») ou Dave (« Dansez maintenant ») avec sa chanson « Il voyage en solitaire » : 300.000 copies en sont vendues.

En réaction à cette popularité médiatique qu’il n’apprécie guère, Manset refuse d’apparaître dans les émissions télévisées de variétés et s’enferme pour concocter l’album « Rien à raconter » qui est commercialisé en 1976. Par la suite, l’artiste va adopter une attitude beaucoup plus rock et multiplier ses occupations en se tournant vers le dessin, la peinture, la photographie et la littérature. Il parcourt aussi le monde en rassemblant ses anecdotes dans des carnets de voyage qui sont publiés. Un peu comme le fait le chanteur et navigateur Antoine, Gérard Manset profite alors de chacune de ses escales parisiennes pour enregistrer un album : environ un nouveau tous les ans jusqu’en 1985. A ce moment, il prend quelque distance avec la commercialisation de sa musique et se réoriente vers la peinture, la photographie et la publication d’un premier roman : « Royaume de Siam ». En 1988, l’apparition du disque compact permet aux firmes de disques de rééditer sur ce nouveau support numérique bon nombre d’albums vinyls. Gérard Manset ne veut pas laisser ce soin à ses propres éditeurs de faire le boulot et il se décide à remixer lui-même les sept albums enregistrés entre 1975 et 1982 pour les graver sur cinq CD. Seul manque à l’appel « La mort d’Orion » qui sera toutefois commercialisé sur support digital en 1996. Au moment de la digitalisation de ses albums 33 tours, il n’est toujours pas question de nouvelles chansons et il faudra attendre 1989 pour qu’un opus neuf soit enfin disponible à la vente. L’oeuvre s’appelle « Matrice » et est de tendance rock avec des textes plutôt pessimistes sur l’époque. Un certain public est capté par le travail de Manset qui s’écoule à plus de 100.000 exemplaires. Cette reconnaissance est aussi une renaissance pour l’auteur-compositeur et l’interprète Gérard Manset qui, en 1991, commercialise l’album suivant qui comporte des thèmes assez graves mais exotiques sous le titre « Tristes tropiques ». Trois ans plus tard, l’artiste enregistre son quinzième album qui s’intitule « La Vallée de la Paix » et qu’il décrit comme positif et en rupture avec l’image triste qu’il s’est forgée au fil du temps. Le directeur artistique Yves Bigot pense alors qu’il est temps que d’autres artistes rendent hommage à Gérard Manset en enregistrant quelques-unes de ses chansons : l’album « Route Manset » est publié en 1996 et reprend notamment des interprétations de Dick Annegarn, Brigitte Fontaine, Alain Bashung, Françoise Hardy, Francis Cabrel et Jean-Louis Murat. Ensuite Manset poursuit son chemin artistique en commercialisant des albums en 1998 (« Jadis et naguère »), 2004 (« Le langage oublié »), 2006 (« Obok ») et 2008 (« Manitoba ne répond plus »). Il quitte alors le label phonographique EMI chez qui il a publié 19 albums en près de 40 ans. Et c’est chez Warner que sort, en 2014, l’opus intitulé « Un oiseau s’est posé ». Il s’agit d’un double CD où l’artiste revisite quelques-unes de ses chansons et où figurent des duos avec dEUS, Axel Bauer et Raphaël entre autres. En 2016, l’opus suivant a pour titre « Opération Aphrodite » et mêle chansons et textes lus. A la fin de la même année, un coffret de 19 CD est mis en vente comme une intégrale excluant toutefois certains titres. Médaillé de l’Académie française en 2017, il reprend le chemin des studios quelques mois plus tard pour livrer son 22e album, « A bord du Blossom », en septembre 2018. Depuis le début des années 2000, Gérard Manset s’est aussi illustré pour ses collaborations diverses auprès de Jane Birkin, Indochine, Raphaël, Juliette Gréco, Florent Pagny, Alain Bashung, Julien Clerc, Axelle Red et Axel Bauer.
.
**********
.

Patrick Juvet en 1978 – Photo (c) Alain Marouani

21 août 1950 : Naissance, à Montreux, du compositeur et interprète suisse Patrick JUVET. Très tôt, le petit Patrick s’intéresse à la musique et, dès l’âge de six ans, il s’inscrit aux cours de piano du conservatoire de Lausanne. Titulaire d’un premier prix, il s’oriente plutôt ensuite vers les arts décoratifs lorsque, à 17 ans, on lui propose un job de mannequin à Dusseldorf en Allemagne. Quatre ans plus tard, il quitte l’Allemagne pour Paris où il est bien décidé à faire connaître ses talents de compositeur. Il rencontre le producteur Eddie Barclay qui est plutôt séduit et qui lui permet d’enregistrer un premier 45 tours en 1971: « Romantiques pas morts ».

Le succès de ce premier essai n’est pas énorme mais il suffit pour attirer l’attention des programmateurs de radio sur ce jeune artiste talentueux. Quelques mois plus tard, le flair de Barclay se justifie lorsque Patrick Juvet se paie le « tube » de l’été 1972 avec « La musica ». Claude François est positivement intrigué par le succès de cette chanson et passe une commande au musicien suisse qui s’exécute avec plaisir pour lui offrir une de ses chansons les plus populaires: « Le lundi au soleil ». Au même moment, avec le parolier Boris Bergman, il compose « L’amour qui venait du froid » pour Dalida mais cette mélodie ne marche pas. Qu’à cela ne tienne, il l’enregistre à son tour en modifiant un peu le texte et, avec le titre « Sonia », la chanson sera l’un des grands succès de l’été 1973. Entretemps, en mars de la même année, il représente la Suisse au concours Eurovision de la chanson, avec « Je vais me marier, Marie » qui termine à la 13e place. Alors qu’il vient de sortir son premier album intitulé « Love », Patrick Juvet, maquillé androgyne, propose un show pour le moins futuriste à l’Olympia de Paris en décembre 1973. En 1974, il enregistre un second album qui a pour titre « Chrysalide » et qui révèle un choriste à la voix haut perchée: un certain Daniel Balavoine. Un an plus tard, il fait la connaissance d’un jeune parolier, Jean-Michel Jarre, avec qui il compose quelques nouveaux succès: « Magic », « Faut pas rêver », « Les bleus au coeur » et « Où sont les femmes » qui est un titre résolument disco. Ce dernier genre musical passionne Patrick qui, pour mieux s’en imprégner, part vivre aux Etats-Unis où il rencontre deux producteurs français installés là-bas: Henri Belolo et Jacques Morali. Avec eux, il va enregistrer, en anglais, l’album « I love America » qui, grâce à la popularité du disco, va faire le tour du monde. Patrick Juvet ne retrouvera plus jamais un succès aussi important et planétaire que celui récolté avec cet opus mythique. Au début des années 1980, il réapparaît avec un disque à nouveau enregistré en français mais « Rêves immoraux » ne reçoit qu’un accueil mitigé. La drogue et l’alcool vont alors régulièrement s’inviter dans la vie du chanteur qui n’est plus présent dans les médias. En 1991, un nouvel album original est disponible dans les bacs sous le titre « Solitudes ». Mais le public ne veut pas de ce Juvet-là. Il réclame à corps et à cris de pouvoir retrouver ses meilleurs tubes sur des galettes numériques au son parfait. La maison de disques Universal va alors lui faire plaisir en multipliant la commercialisation de compilations diverses au cours des années 1990. Au coeur de cette époque creuse, Patrick Juvet se produit de discothèque en boîte de nuit où il propose, en une demi-heure, un condensé de ses grands tubes disco sur orchestration en play-back. Et, fait très étonnant, le chanteur suisse se retrouve de cette manière, le 14 juillet 1996, à l’affiche du festival de Dour en Belgique. Le public, pourtant très décalé mais rock, de la manifestation n’apprécie pas son costume pailleté et sa prestation à moitié live: des projectiles tels que des gobelets et, plus grave, des boîtes de tomates pelées, lui sont lancés à la figure. Par sécurité pour sa personne, l’artiste est obligé de s’enfuir après quelques minutes. En 2002, Hélène Ségara choisit d’interpréter une des nouvelles compositions de Patrick Juvet: « Je rêve ». La chanson figure sur l’album « Humaine » sorti en 2003. Puis, le chanteur rejoint la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » en 2008 mais aussi en 2009. En mai 2012, il inaugure à Chaumont (France) une rue qui porte désormais son nom. Et, en janvier 2018, il quitte temporairement Barcelone, où il vit désormais, pour retrouver ses collègues Sheila, Dave, Nicoletta ou Dick Rivers sur la route de la nouvelle tournée « Age Tendre ».
.
**********
.

21 août 2001 : sortie de l’album « Kékéland » de Brigitte FONTAINE. La chanteuse s’y présente avec humour comme la « reine des kékés ». Et, avec la reprise de la vieille chanson « Y’a des zazous » en compagnie de M, Mathieu Chédid, elle rend hommage au chanteur Andrex.

Exceptionnellement, Brigitte y a écrit deux chansons en anglais: « Kékéland » et « God’s Nightmare ». Enfin, grâce aux nombreuses collaborations avec Sonic Youth, Noir Désir, M ou les Valentins, l’album Kékéland permet la découverte de Brigitte Fontaine par un public plus jeune et plus large. Du coup, il est aussi le premier disque d’or certifié de l’artiste avec plus de 130.000 exemplaires vendus.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

10 JUILLET

Marc Charlan en 1975 – Photo (c) C. Gautrat

10 juillet 1949 : Naissance, à Rothéneuf, près de Saint-Malo, du chanteur français Marc CHARLAN, né sous le nom de Jean-Marc Vignon. Son pseudonyme de Charlan lui vient de son arrière grand-mère dont c’était le nom. Ses parents, érudits, ne le destinent pas nécessairement à une carrière artistique et à la musique de variétés rock. Mais, avant d’en arriver là, il effectue d’abord un stage de journaliste radio à RTL Paris en 1968. Puis, il se tourne vers l’animation et présente des émissions d’avant soirée à Radio Monte Carlo en 1969. Il effectue ensuite un court passage à la télévision française en présentant, sur la première chaîne, l’émission « Samedi et Compagnie » où il accueille, notamment, Jimy Hendrix. Enfin, au fil des rencontres, il fait la connaissance de quelques musiciens et s’oriente vers la chanson. Ainsi, en 1973, il enregistre un premier 45 tours sans prétention sérieuse où se trouvent « Petite amie » et « Moi je m’en fous ». Mais la surprise arrive en 1974 avec un premier succès, un rock endiablé qui est très diffusé sur les radios françaises: « Ma p’tite Irène ».

Dans les mois qui suivent, Marc Charlan enregistre un autre titre plein d’humour: « C’car de Stains » (avec un jeu de mots évoquant le nom du président français de l’époque Giscard d’Estaing) qui récolte aussi un joli score. Par la suite, l’artiste multiplie ses activités artistiques mais continue à commercialiser des 45 tours de diverses factures. En 1982, sous le pseudonyme de Rocky Chignolle, il chante « Olivia » qu’il a déjà enregistrée sous le nom de Marc Charlan en 1979. En 1990, il sort encore un 45-tours avec le titre « Hola que tal ».
.
**********
.

ANDREX en 1959

10 juillet 1989 : Décès du chanteur et acteur ANDREX d’une attaque cardiaque à Paris. André Jaubert, dit Andrex, naît à Marseille le 23 janvier 1907. Très jeune, il rencontre Fernandel à l’école et les deux garçons se lient d’amitié. Andrex débute comme chanteur à l’Alcazar de Marseille où il est épaulé par Maurice Chevalier. Il monte ensuite à Paris et se produit au Concert Mayol. Puis il se consacre au théâtre et à l’opérette. En 1932, Henri Varna l’embauche au Casino de Paris. C’est le début d’une longue série de concerts dans les music-halls parisiens: l’ABC, Bobino et le Théâtre de l’Empire. A partir de 1931, c’est le cinéma qui l’attire. Il tourne toute une série de films dont 29 aux côtés de Fernandel. Parallèlement à sa carrière d’acteur, Andrex continue à mener une carrière de chanteur avec des succès qui ont pour titres « Comme de bien entendu », « La Samba brésilienne », « Chez Bébert » ou « Y’a des zazous » que Brigitte Fontaine enregistre en duo avec M en 2001. En 1971, son épouse, l’actrice Ginette Baudin décède. A partir de ce moment, Andrex se fait plus rare malgré une ou l’autre apparition dans des émissions télévisées françaises de Guy Lux.

.
**********
.

Clara Luciani en 2018

10 juillet 1992 : Naissance, à Martigues, de l’auteure-compositrice-interprète et musicienne française Clara LUCIANI. D’origine corse, Clara Luciani vit ses premières années à Septèmes-les-Vallons, dans la banlieue de Marseille. Après des études de bases plutôt bien suivies, elle étudie l’histoire de l’art et rêve de jouer de la musique. En attendant de se lancer véritablement dans la vie professionnelle qu’elle aura choisie, elle effectue des petits boulots comme pizzaïola, baby sitter ou vendeuse. Plus que jamais passionnée de musique, Clara a 19 ans lorsqu’elle rencontre le groupe « La Femme » dont les membres lui permettent d’enregistrer deux chansons de l’album « Psycho Tropical Berlin » commercialisé en 2013. Après cette première expérience très enrichissante, elle quitte la formation et poursuit son voyage musical en créant, avec Maxime Sokolinski, le duo « Hologram ». Clara commence alors à composer quelques chansons mais elle veut avant tout apprendre les ficelles du métier en devenant musicienne pour Raphaël au cours de sa tournée qui a lieu en 2015 et 2016. Elle se décide alors à enregistrer quatre de ses compositions sur un disque qui sort en 2017 sous le titre « Monstre d’amour ». Au même moment, elle assure, en tant que chanteuse cette fois, la première partie des concerts de Benjamin Biolay. Encouragée, elle prépare alors un véritable album (« Sainte-Victoire ») qui est placé chez les disquaires en avril 2018 et qui est annoncé en radio par la chanson « La grenade » qui devient très vite un grand succès. Cette rapide popularité l’amène à proposer des concerts en solo et à remporter la Victoire de la Musique de la catégorie « Révélation scène » le 8 février 2019 à Paris.

.
**********
.

Pipo Adamo au début des années 2000

Pipo Adamo au début des années 2000

10 juillet 2005 : Décès, à l’âge de 51 ans et d’un cancer, du chanteur et musicien belge d’origine italienne Pipo ADAMO, frère de Salvatore. Contrairement à son frère aîné né en Sicile à Comiso, c’est à Jemappes, en Belgique, que Giuseppe naît le 18 septembre 1953. Il s’appelle Guiseppe mais, dès son plus jeune âge, tout le monde le connaît sous le nom de Pipo. Pendant des années, il est deuxième guitare dans le groupe de musiciens de son frère. De plus, Pipo nourrit une véritable passion pour le blues qui le pousse à enregistrer quatre disques en français avec des chansons de sa composition même si Salvatore lui en donne deux en 1985: « Sacré vieux rock’n’roll » et « Roule dans la nuit ». Au début des années 2010, un disque compact posthume est sorti en édition limitée avec 14 titres enregistrés par Pipo depuis les années 1980. On y retrouve notamment les chansons ici précitées mais aussi le célèbre « Inch’Allah » repris à son grand frère.

.
**********
.

Lily Vincent dans les années 1960

10 juillet 2009 : Décès de la chanteuse belge de variétés Lily VINCENT, de son vrai nom Liliane De Smedt, à l’âge de 83 ans. Née le 1er mai 1926 à Schaerbeek (Bruxelles), l’artiste avait reçu en 2003 la Croix d’Officier de l’Ordre de Léopold. Elle avait auparavant été nommée citoyenne d’honneur de la commune de La Hulpe où elle vivait depuis 1963. En 1953, Lily Vincent se fait remarquer par les professionnels du milieu de la chanson en sortant lauréate du concours de chant radiophonique des shampoings DOP sur Radio Luxembourg. Un an plus tard, elle se classe deuxième au concours de chant « Les étoiles chantent ». Lily Vincent enregistre son premier disque chez RCA en 1956. Elle enchaîne ensuite les galas et concerts. L’artiste chante en Belgique et en France aux côtés de grands noms tels que Sacha Distel, Gilbert Bécaud ou Luis Mariano. Elle se produit également régulièrement dans l’émission télévisée « La Chance aux chansons » de Pascal Sevran. Parmi ses oeuvres, il y a la fameuse série des « tangos immortels », des pots pourris enregistrés sur toute une série de 45 tours à la fin des années 1960.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,