DASSIN Joe

Joe Dassin dans les années 1970 – Photo (c) Bernard Leloup

Fils du réalisateur Jules Dassin et de la violoniste Béatrice Launer, le chanteur et compositeur franco-américain Joe DASSIN naît le 5 novembre 1938 à New York. L’enfance de Joseph (dit « Joe ») se déroule là où son père décide de s’installer en fonction de ses activités. Ce sera donc à New York et Los Angeles d’abord avant l’Europe avec la Suisse et la France ensuite. La scolarité de Joe est, du coup, un peu particulière mais elle lui permet de pratiquer les langues et la géographie. Après avoir passé son bac à Grenoble, il part pour le Michigan pour y suivre des cours d’ethnologie. Une fois ses études terminées, il revient en France où il effectue divers petits boulots sans trop savoir ce qu’il veut faire exactement. Parmi ses activités, il y a une figuration dans le film « La loi », réalisé par son père en 1958, qui constitue sa première expérience de chanteur avec l’interprétation de deux titres dans des versions guitare-voix très dépouillées.

En 1962, il est encore figurant dans un autre film de son père Jules Dassin, « Topkapi », mais il n’y chante plus. Il effectue alors un bon nombre de rencontres dans le milieu artistique et se destine au journalisme en écrivant des articles comme correspondant en France pour le « New Yorker » ou le magazine « Playboy ». Dans le même temps, il double en français les films américains qui débarquent en Europe et il fait encore un peu de figuration dans quelques films comme « Nick Carter et le trèfle rouge ». Il tombe amoureux de Maryse Massiera qui lui présente une amie travaillant pour la firme de disques CBS: Catherine Régnier. Cette dernière est intéressée par une bande magnétique que Maryse lui confie où une chanson est enregistrée par Joe: « Freight train », un classique folk américain. Les responsables de CBS France marquent aussi leur intérêt pour le chanteur et, à la fin de l’année 1964, Joe Dassin enregistre son premier 45 tours avec quatre titres dont « Je change un peu de vent », la version française de « Freight train ».

Ce n’est pas un grand succès mais les producteurs persévèrent et Joe sort un deuxième disque en 1965 avec le titre « Je vais mon chemin » qui ne se vend pas mieux.

Cependant, l’artiste est régulièrement invité à la télévision en tant que fils de Jules Dassin essayant de « faire le chanteur ». Dès lors, une troisième chance lui est donnée en décembre 1965 avec une chanson qui, cette fois, va connaître un beau petit succès radiophonique: « Bip bip ». Le succès de cette mélodie dépasse les frontières de la France et Dassin est ainsi invité notamment pour une émission télévisée intitulée « Format 16/20 » à la RTB, la radio télévision belge francophone (à voir en CLIQUANT ICI). Ce premier véritable succès est encourageant et un producteur, Jacques Plaît, décide de s’occuper de la carrière du chanteur. Joe épouse Maryse Massiera en 1966 et anime une série d’émissions sur la country music (« Western story ») sur Radio Luxembourg à Paris. Les 45 tours suivants vont se vendre de plus en plus: « Ca m’avance à quoi », « Comme la lune », « Guantanamera » et « Excuse me lady ».

Parallèlement, Joe Dassin commence à se produire sur scène et notamment à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. 1967 est véritablement l’année de la consécration pour l’artiste qui récolte un succès phénoménal avec « Les Daltons ».

Il compose alors la chanson « Bébé requin » que France Gall interprète avec succès.

Puis, il enregistre la fameuse version française de « Ode to Billie Joe » de Bobbie Gentry : « Marie-Jeanne ».

Les « tubes » vont alors s’enchaîner aux « tubes »: « La bande à Bonnot » (1968), « Siffler sur la colline » (1968), « Ma bonne étoile » (1968) et « Le petit pain au chocolat » (1969).

Le 1er avril 1969, Joe est victime d’un infarctus qui va l’obliger à ralentir quelque peu le rythme de ses activités sur scène où il arbore désormais un superbe costume blanc comme à l’Olympia de Paris en octobre 1969. Mais, très vite, le succès de ses disques le happe à nouveau: « Les Champs-Elysées » (1969), « Le chemin de papa » (1969), « C’est la vie Lily » (1970), « Billy le Bordelais » (1970), « L’Amérique » (1970), « Cécilia » (1970), « La fleur aux dents » (1971), « L’équipe à Jojo » (1971), « Fais la bise à ta maman » (1971), « Elle était oh » (1972), « Taka takata » (1972), « La complainte de l’heure de pointe » (1972), « Salut les amoureux » (1972) et « Le moustique » (1973).

En 1973, l’artiste connaît un léger ralentissement dans les ventes de ses disques qui le rend dubitatif par rapport à la suite de sa carrière. Les chansons sont toutefois diffusées sur les radios et ont pour titres « Je t’aime je t’aime » (1973), « Quand on a seize ans » (1973), « Les plus belles années de ma vie » (1974), « Fais-moi de l’électricité » (1974) et « Si tu viens au monde » (1974).

Il compose à ce moment des chansons qui deviennent les plus gros succès de son ami Carlos: « Señor météo » et « Le Bougalou du loup-garou ».

A la fin de l’année 1974, Joe Dassin commercialise un nouvel album qui est annoncé par le retour d’un succès très important pour la chanson « Si tu t’appelles mélancolie ». Mais ce sera la seule chanson de l’opus à devenir un succès avec, dans une moindre mesure, « Vade Retro ». Au début de l’année suivante, Joe repère une chanson italienne interprétée par le groupe Albatros: « Africa ». Ce groupe est emmené par un certain Toto Cutugno que Joe demande à rencontrer pour réaliser avec lui une version française de cette chanson qui ne peut, selon le chanteur, que déboucher sur un succès. Et c’est bien vu puisque « L’été indien » reste, à ce jour, le plus grand « tube » de la carrière de Joe Dassin avec près d’un million de disques vendus en France et le double dans le monde entier.

Il est toujours difficile de sortir indemne d’une telle popularité mais cela n’effraie pas Joe qui enchaîne avec un album intitulé « Le costume blanc » à la fin de l’année 1975. Et l’opus renferme de nouveaux « tubes » inoubliables comme « Ca va pas changer le monde », « Il faut naître à Monaco », « Et si tu n’existais pas » et « Salut ».

Dans la foulée, une des chansons les plus populaires de l’été 1976 a pour titre « Il était une fois nous deux »: 400.000 45-tours vendus. Quelques mois plus tard, avec la complicité des Italiens Toto Cutugno et Vito Pallavicini, il publie un 33-tours intitulé « Le jardin du Luxembourg » dont une face entière est consacrée à la chanson éponyme qui dure plus de douze minutes. Dans le reste des chansons présentes sur le disque, il y a « A toi » et « Le café des trois colombes » qui récoltent un beau succès.

Après son divorce avec Maryse Massiera en mai 1977, Joe Dassin parcourt les scènes de la francophonie avec un nouveau titre pour l’été: « Et l’amour s’en va ». Et l’hiver de cette année-là est marqué par l’histoire d’une chanson qui se déroule dans le vieux Québec: « Dans les yeux d’Emilie ».

En janvier 1978, l’artiste épouse Christine Delvaux qui devient bientôt la maman de ses deux enfants: Jonathan (né le 14 septembre 1978) et Julien (né le 22 mars 1980). La fin de l’année 1978 marque les quinze ans de chanson de Joe Dassin qui commercialise donc l’album « Quinze ans déjà ». Ce dernier contient de fort jolies chansons qui bénéficient de quelques diffusions sporadiques en radio malgré l’excellente « Un lord anglais » composée par William Sheller.

Et c’est à nouveau une mélodie italienne qui va lui permettre de décrocher la timbale durant l’été 1979. A contre-courant de la mode disco, Joe Dassin met tout le monde d’accord avec une chanson douce adaptée de « Blu » de Luciano Angeleri: « Le dernier slow ».

Face à tous ces hauts et ces bas, l’artiste n’a plus qu’une idée: réaliser un album totalement à son goût. Il part donc aux Etats-Unis dans le but d’enregistrer des chansons de blues et de country en français et presque toutes composées par Tony Joe White. Le public francophone boude littéralement cet album dans lequel il ne reconnaît pas le Joe Dassin de « L’été indien » ou de « L’Amérique ». Au début de 1980, l’opus sort en anglais dans une trentaine de pays. Les voyages dus à l’enregistrement et à la promotion de cet album sont épuisants. Le coeur de Joe se rappelle à ses mauvais souvenirs et le chanteur multiplie les malaises pendant l’énorme tournée qu’il a mis sur pied. En juillet, il est victime d’un infarctus et, après avoir été hospitalisé à Neuilly, il prend enfin deux semaines de repos à Tahiti. Le 20 août 1980, alors qu’il se prépare au repas de midi dans un restaurant de Papeete, Joe Dassin s’écroule et meurt d’un infarctus du myocarde sous les yeux ébahis des convives impuissants. Le corps de l’artiste est inhumé au cimetière juif d’Hollywood à Los Angeles, le Hollywood Forever Cemetery. Infatigable, l’artiste préparait une comédie musicale pour la rentrée : « Little Italy ». Elle ne sera jamais présentée au public mais certaines des chansons déjà enregistrées feront l’objet d’un album posthume. Le répertoire, très populaires, de Joe Dassin continue à être fredonné par des milliers de personnes. Grâce au maintien de la mémoire assuré par ses fils Julien et Jonathan, les chansons connaissent même de nouvelles versions comme celles remixées avec un orchestre symphonique en 2010 pour les 30 ans de la disparition de l’artiste. Elles inspirent aussi les artistes contemporains comme Hélène Ségara qui enregistre, en 2013, un album de duos virtuels avec le regretté Joe Dassin.

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Stylus, nouvel opus de William SHELLER, le 23 octobre 2015

SHELLER William - Pochette album Stylus 2015Le dernier album de William Sheller est sorti il y a sept ans. Il faut dire que, le brave homme a eu de quoi s’occuper pendant cette période très longue dans le show-business : il a pris soin de sa famille et il a sillonné les routes de la francophonie pour livrer des concerts un peu partout. Avec environ 80 prestations par an dans des formules diverses, William n’a pas l’impression d’avoir délaissé son public, bien au contraire. Le premier extrait du nouvel album de Sheller a être diffusé par les radios est « Youpilong ».
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2 FEVRIER

 

2 février 1944 : Naissance, à Matane au Québec, de Marc HAMILTON, l’interprète du grand succès de 1971: « Comme j’ai toujours envie d’aimer ». Cette chanson est souvent attribuée, à tort, à Jean-François Michaël (l’interprète de « Adieu Jolie Candy ») qui la chante sur scène. Malgré la difficulté de se maintenir après un tel tube et des problèmes de drogue et d’alcool, le chanteur canadien poursuit sa route en enregistrant plusieurs albums dont, en 2003, un disque de reprises de Charles Aznavour. La même année, il est intronisé par la SOCAN, la société canadienne d’auteurs et compositeurs, dans la catégorie « Grands Classiques de la chanson québécoise ». Quelques mois plus tard, il publie, au Québec, un livre au titre évocateur par rapport au succès de « Comme j’ai toujours envie d’aimer »: « La chanson qui m’a tué ». En janvier 2007, il rejoint le Panthéon des auteurs-compositeurs canadiens. S’il est surtout connu en Europe francophone pour une seule chanson, Marc Hamilton a pourtant multiplié les activités artistiques au Canada: écriture de comédies musicales, composition de musiques de films, mise en scène, production de plusieurs artistes québécois et internationaux, ingénieur du son et monteur de films. Pendant trois ans, il dirige aussi une salle de spectacles dont il s’occupe de l’aspect artistique, de l’éclairage et de la production. Marc Hamilton dirige aussi, un moment, l’Orchestre de l’Opéra national de Paris et travaille avec des personnalités comme Gérard Manset ou Ennio Morricone. En 2011, avec Michel J. Grenier, il ouvre la « Maison Marc Hamilton » à Saint-Mathieu-du-Parc en Mauricie. Il s’agit d’un endroit en pleine nature où les auteurs, compositeurs et interprètes indépendants peuvent se reposer, écrire, composer, enregistrer et diffuser leurs créations en bénéficiant gratuitement d’un encadrement approprié. En juin 2013, l’artiste interprète son grand succès au cours de l’émission télévisée française de Patrick Sébastien « Les années bonheur ». Depuis, il est question de l’enregistrement d’un nouvel album pour Marc Hamilton.

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Mike Brant – Photo (c) Bernard Leloup

2 février 1947 : Naissance, à Nicosie sur l’île de Chypre, de l’interprète israélien Mike BRANT. Le petit Moshe (son vrai prénom) est muet jusqu’à l’âge de cinq ans et il se dit que la voix de Mike doit finalement sa particularité à cette situation. A onze ans, il chante dans la chorale de son école à Haïfa en Israël. Entre 1964 et 1968, il est chanteur d’orchestre dans les grands hotels pour touristes des pays de la région. Et c’est dans un night club de Téhéran que Carlos et Sylvie Vartan le remarquent. Sur leur proposition, Mike débarque à Paris en 1969 sans connaître un mot de français. C’est Carlos qui l’héberge d’abord et qui lui permet de chanter dans des clubs parisiens. Il y rencontre le compositeur Jean Renard qui, très vite, tombe sous le charme de cette voix et de ce physique hors du commun. Jean Renard écrit et compose « Laisse-moi t’aimer » que l’interprète enregistre phonétiquement. C’est d’emblée un énorme succès.

Quelques mois plus tard, la popularité du jeune homme se confirme avec « Mais dans la lumière ». Prenant de plus en plus d’assurance avec la langue française, il enchaîne alors les « tubes »: « Qui saura », « C’est ma prière », « Rien qu’une larme », « Tout donné tout repris », « Viens ce soir », « C’est comme ça que je t’aime » et « On se retrouve par hasard ». Fin 1974, alors qu’il se trouve à Genève, Mike Brant se jette par la fenêtre de sa chambre. Il tombe sur un balcon en contrebas et est hospitalisé avec les deux jambes fracturées et un traumatisme crânien. Il n’explique jamais vraiment son geste qu’il dit pourtant regretter au micro d’André Torrent sur la radio française RTL. Et pourtant, le 25 avril 1975, il remet ça en se défenestrant du sixième étage de son appartement parisien. La chute est cette fois fatale au chanteur qui laisse un immense succès posthume avec la chanson « Dis-lui ». Il s’agit de la reprise du hit (« Feelings ») d’un artiste brésilien, Morris Albert, qui s’avère ensuite être un plagiat d’une chanson… française signée Loulou Gasté pour Line Renaud: « Pour toi ». Fin 2014, à l’approche du 40e anniversaire de la mort de Mike Brant, le ténor français Amaury Vassili sort un album entier consacré aux chansons de l’idole disparue avec, en bonus, une mélodie inédite signée Mike Brant et un duo virtuel avec l’artiste décédé.
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François Bernheim en 1982

2 février 1947 : Naissance, à Chatou, du chanteur et compositeur français François BERNHEIM. Ses débuts dans la musique se font au sein de l’église paroissiale avant l’entrée chez les Petits Chanteurs à la Croix de Bois à l’âge de dix ans. Par la suite, son adolescence est bercée par le rock et il forme un premier groupe dans le garage de ses parents avec des copains de lycée. Il contracte alors la mononucléose, maladie qui l’immobilise un an, avant de subir un grave accident de voiture qui l’oblige à être alité de longs mois. Une guitare lui est offerte et il se met à en jouer puis à composer quelques mélodies. François accompagne ensuite ses parents en vacances en Espagne et, sur la plage, il y fait la rencontre de deux soeurs qui ont pour nom Sanson : Véronique et Violaine. A trois, ils commencent à créer quelques morceaux et ils se font remarquer par le directeur des éditions Pathé Marconi qui les convoque pour rencontrer des directeurs artistiques dont Michel Berger et Claude-Michel Schönberg. L’entretien se passe plutôt bien et, quelques jours plus tard, le groupe Bernheim-Sanson enregistre quelques chansons sous le nom des « Roche Martin ».

C’est la fin des années 1960 et, après cette première expérience musicale, François devient directeur artistique chez Barclay. A ce titre, il s’occupe d’abord de la chanteuse Brigitte Bardot, qui vient d’arrêter le cinéma en 1971, et ensuite des Poppys pour qui il compose sous le pseudonyme de Gilles Péram avec, à la clef, cinq millions de disques vendus. Alors que peu de gens y croient, il aide le jeune Louis Chédid à réaliser son premier album, « Balbutiements », en 1973. Mais cela ne marche pas. Ensuite, François Bernheim produit les deux premiers albums de Renaud et écrit des chansons pour Gérard Lenorman, Esther Galil, Serge Reggiani ou Nicoletta. Comme interprète, il connaît un grand succès en 1977 avec « Des mots ». Dans les années 1980, il est celui qui, avec Didier Barbelivien et Gérard Depardieu, est à la base de la carrière de Patricia Kaas. Pour cette artiste, il compose « Mon mec à moi », « D’Allemagne », « Les hommes qui passent », etc. Au début des années 2000, il découvre la chanteuse Mélissa Mars, travaille avec Quentin Mosimann et compose aussi l’un ou l’autre titre pour le regretté chanteur belge Jeff Bodart. Il est l’auteur, en 2007, de la chanson « Anaïs Nin » interprétée en duo par Renaud et Romane Serda. Et puis, l’homme est aussi à la base du seul album enregistré par Guillaume Depardieu et qui sera commercialisé après le décès de l’acteur. Fin octobre 2014, François Bernheim lance la première édition du festival « Touche française » consacré à la chanson francophone au théâtre du Rond-Point à Paris. La seconde édition a lieu en février 2016 avec, notamment, Thomas Fersen, Ben Mazue et Miossec mais l’expérience n’ira pas plus loin. Toutefois, dans ce même lieu culturel dirigé par Jean-Michel Ribes, l’artiste donne rendez-vous de temps à autre à des amis pour des rencontres musicales exceptionnelles comme, par exemple, les 22 et 23 juin 2016.
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Sabrina Lory dans les années 1970

2 février 1956 : Naissance de la chanteuse française Sabrina LORY. Très tôt remarquée pour ses capacités vocales, elle enregistre plusieurs 45 tours sur lesquels figurent des reprises comme « Laissez-moi seule » (« Vado via » de Drupi en 1973) ou « J’ai la musique en moi », adaptation française de « I’ve got the music in me » de Kiki Dee. Elle sort aussi deux albums. Plus discrète, elle continue à enregistrer des chansons jusqu’au début des années 1990. Ces mélodies sont le fruit de collaborations avec William Sheller, Murray Head ou Louis Chedid. En 1988, quand Michel Berger décide de remonter l’opéra rock « Starmania », il lui propose de reprendre le rôle inoubliable de Stella Spotlight. Plus tard, elle assure également, en alternance, les quatre rôles féminins de la troisième version de « Starmania » mise en scène par Lewis Furey. En 2003, elle écrit la chanson « Warhol pour Monroe » qui figure sur l’album « Quand l’humain danse » de Maurane. En 2009, elle édite un CD et un DVD du concert qu’elle a donné à Puteaux.
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La pochette du 45 tours qui a révélé l’artiste en 1987

2 février 1957 : Naissance du chanteur français Phil BARNEY à Bône, en Algérie, sous le patronyme de Philippe Baranès. A 30 ans, il est révélé au grand public par un titre issu de la grande tradition des chansons réalistes françaises: « Un enfant de toi ». Cette tragédie du 20e siècle lui vaut un succès extraordinaire derrière lequel Phil aura du mal à tenir. Quelques chansons recueillent encore les suffrages, moins enthousiastes, du public ensuite: « Avec qui tu vis », « Il est parti », « Tell’ment je pense à toi » ou « J’voudrais qu’on reste amis ». En 1989, Phil Barney participe au double album concept de Dick Rivers « Linda Lu Baker ». En 2010, le chanteur est à l’affiche des concerts consacrés aux artistes célèbres dans les années 1980 aux côtés de Désireless, Jean Schultheis, Jean-Pierre Mader et beaucoup d’autres.
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En 2002, Jean-Luc Delarue présente « Quelques jours avec eux »

2 février 2002 : La télé française laisse une large place à la chanson francophone ce soir. Sur la chaîne privée TF1, Nikos Aliagas propose une émission où il prend le relais de son collègue Arthur pour présenter « La fureur de la Star Academy ». Il reçoit en direct la lauréate de la première édition de la Star Academy, Jenifer, mais aussi ses camarades d’aventure qui ont pour nom Carine, Cécile, Amandine, Mario, Patrice, Djalil, Jean-Pascal, Jessica, Olivia, François et Grégory. L’émission est aussi rehaussée par la présence de Pascal Obispo, Axel Bauer et Gérald De Palmas. Sur la chaîne publique France 2, c’est Jean-Luc Delarue qui anime le concept « Quelques jours avec… » où l’équipe de production propose au téléspectateur de vivre des moments d’intimité avec Johnny Hallyday, Lara Fabian, Lââm et la troupe du spectacle musical « Les Dix Commandements ». Sur la même chaîne, à 23h15, Thierry Ardisson reçoit Alain Chamfort et Eve Angeli dans son programme « Tout le monde en parle ».
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23 OCTOBRE

Pierre Vassiliu en 1974 – Photo (c) Marie Vassiliu

23 octobre 1937 : Naissance, à Villecresnes, du chanteur français Pierre VASSILIU. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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23 octobre 2010 : Céline DION accouche de jumeaux dont le père est son mari René ANGELIL. René-Charles, 9 ans, devient le frère de Nelson et Eddy.
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Photo de l'album Stylus de William Sheller en 2015

Photo de l’album Stylus de William Sheller en 2015

23 octobre 2015 : Après sept ans d’absence, William SHELLER sort un nouvel album intitulé « Stylus » dont le premier extrait envoyé aux radios a pour titre « Youpilong ». Pendant ces sept années, l’artiste avoue s’être occupé de sa famille et avoir sillonné les routes de la francophonie pour livrer des concerts un peu partout. Avec environ 80 prestations par an dans des formules diverses, William n’a pas l’impression d’avoir délaissé son public, bien au contraire.

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31 AOUT

Vincent Delerm en 2006

31 août 1976 : Naissance, à Evreux, de l’auteur-compositeur-interprète français Vincent DELERM. Fils de l’écrivain Philippe Delerm et de Martine Delerm, illustratrice de romans pour la jeunesse, Vincent se met à apprendre le piano grâce aux artistes qu’il aime: William Sheller, Barbara et Michel Berger. Pendant ses études de lettres modernes à l’université de Rouen, il se lance dans le théâtre et donne ses premiers concerts de chanson. En 1998, il présente ainsi, dans une salle de l’université, le spectacle « La Mauvaise Compagnie présente Vincent ». Il rejoint alors Paris et chante, en 1999, au Limonaire et au théâtre « Les Déchargeurs » pendant plusieurs semaines. Le comédien, et chanteur, François Morel est séduit par la maquette que Vincent lui fait parvenir. Il en parle autour de lui et lui permet ainsi de participer à quelques émissions de radio. Vincent Delerm y rencontre Thomas Fersen qui le présente aux responsables de sa maison de disques, « Tôt ou tard », avec qui il signe un premier contrat. Il sort son premier album, éponyme, en 2002. Grâce à son expérience déjà acquise sur scène, Vincent est demandé pour assurer quelques premières parties avant de partir en tournée seul avec son piano. Le premier opus est marqué par des chansons qui vont le révéler au grand public comme « La vipère du Gabon » et, surtout, « Fanny Ardant et moi ».

Le 15 février 2003, l’artiste reçoit, à Paris, la Victoire de la musique dans la catégorie « Album Révélation ». En 2004, il commercialise son deuxième disque qui a pour titre « Kensington Square » et qui assied sa popularité avec des chansons comme « Natation synchronisée » et « Les filles de 1973 ». En 2006 sort son troisième album, « Les Piqûres d’araignée ». L’année suivante, il chante à l’Olympia de Paris où il étonne en interprétant, en duo avec Jean Rochefort, le célèbre « Félicie aussi » de Fernandel. Après la sortie de son quatrième album « Quinze Chansons » à la fin de l’année 2008, Vincent Delerm repart en tournée et offre un spectacle développé sur le thème du cinéma. La soirée inclut même un entracte avec distribution de chocolats glacés, bonbons et projections de publicités humoristiques. En décembre 2011, il crée un spectacle musical intitulé « Memory » au théâtre parisien des Bouffes du Nord. Il s’agit d’un concept à portée existentielle réunissant chansons, textes et musique. Vincent Delerm propose ensuite « Memory » un peu partout en France, en Suisse et en Belgique avant de terminer à l’Olympia de Paris en avril 2013. Le cinquième album de l’artiste a pour titre « Les amants parallèles » et il sort le 25 novembre 2013. Trois ans plus tard, en octobre 2016, l’opus suivant a pour titre « A présent » et on y trouve notamment un duo enregistré avec l’incontournable Benjamin Biolay: « Les chanteurs sont tous les mêmes ». Semblant fidèle au rythme d’un album commercialisé en octobre tous les trois ans, Vincent Delerm sort son septième opus en 2019 : « Panorama ».

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Marie WARNANT en 2014

Marie Warnant en 2014

31 août 1979 : Naissance, à Namur, de l’auteure, compositrice et interprète belge Marie WARNANT. Elle passe sa jeunesse à Profondeville (B) et, dès l’âge de cinq ans déjà, elle s’intéresse à la musique. Mais c’est dix ans plus tard qu’elle commence à suivre des cours de chant avant d’apprendre la guitare à 18 ans. C’est également l’âge où elle décide de partir à Bruxelles pour être étudiante à l’Institut des Hautes Etudes en Communications Sociales: l’IHECS. C’est là qu’elle rencontre d’autres étudiants musiciens qui créent un groupe: Balimurphy. Elle se joint à eux, et, ensemble en 1997, ils se produisent pour la première fois sur scène dans le cadre des 24 heures à vélo de la ville universitaire de Louvain-la-Neuve en Belgique. Pendant quatre ans, ils vont connaître une expérience musicale intéressante avec, notamment, une prestation remarquée aux Francofolies de Spa. Par la suite, Marie décide d’entamer une carrière de chanteuse soliste. Son premier album « De un à dix » est commercialisé en octobre 2005. La même année, elle remporte le concours « Musique à la Française » à Bruxelles. Elle effectue alors des prestations à Tokyo, à Varsovie, au Québec et se retrouve parmi les découvertes belges du Festival français « Alors, Chante ! » à Montauban en 2006. En 2010, jeune maman, Marie Warnant sort son deuxième album, « Ritournelle », et il comprend la chanson « Bruxelles » qui va bénéficier de bons passages sur les radios belges.

En mars 2014, elle propose un nouvel opus intitulé « Nyxtape » et, le 14 février 2015, elle sort un mini-album dont le titre est « Make love ». Le quatrième album de la chanteuse est prêt en 2020 et sa sortie correspond à la période du confinement dûe à la pandémie du coronavirus Covid-19. L’opus a pour titre « Amour sans fin » et contient 22 titres, chansons et interludes, qui sont basés sur les 22 cartes de jeu du tarot de Marseille, la source d’inspiration de l’artiste. Une seule chanson n’est pas une composition originale sur cet album concept : il s’agit de « L’étoile » qui est une reprise de « L’amour à la plage » du groupe Niagara.
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9 JUILLET

Pierre Perret en 1982 – Photo (c) Alain Perret

9 juillet 1934 : Naissance, à Castelsarrasin, de l’auteur, compositeur et interprète français Pierre PERRET. Il passe son enfance au milieu des clients du café du Pont tenu par ses parents. Il y apprend l’argot et divers termes issus de métiers bien spécifiques. Tout jeune, il se passionne pour la musique, le jazz et son instrument de prédilection est le saxophone. Dès l’âge de quatorze ans, il s’inscrit au Conservatoire de Toulouse en choisissant la musique et l’art dramatique. Cinq ans plus tard, il en sort avec un premier prix de saxo. Il forme un orchestre de quatre musiciens qui se produit dans les bals de la région du Sud-Ouest. De fil en aiguille, Pierre Perret « monte » de plus en plus souvent à Paris. Il y fait la connaissance de l’écrivain Paul Léautaud et, également, de Georges Brassens qui l’encourage à peaufiner les chansons qu’il lui présente. En 1956, il se retrouve guitariste pour la chanteuse Françoise Marin au cabaret parisien « La Colombe ». Il fait écouter ses chansons au directeur Michel Valette qui lui propose de les interpréter à sa grande surprise. Malgré ce premier succès vif et bref, il continue à accompagner la chanteuse à la guitare en 1957 au théâtre parisien des Trois Baudets. Mais, là aussi, à l’occasion il interprète quelques-unes de ses chansons et il se fait remarquer par Boris Vian ou Jacques Canetti. Eddie Barclay entend alors parler de Pierre Perret et il lui fait signer un contrat discographique de six ans. Son premier 45 tours a pour titre « Moi j’attends Adèle ».

En 1958, il parvient à chanter en première partie de la tournée des Platters en France et en Afrique. La même année, il commercialise son premier 33 tours 25 cms. Mais une pleurésie l’oblige à cesser ses activités durant deux ans. Après ce repos forcé, il sort un nouvel album 25 cms en 1960 avec « Le bonheur conjugal ». En 1963, alors que son contrat avec Barclay arrive à son terme, il signe chez Vogue et décroche son premier grand succès: « Le tord-boyaux ». Aussi étonnant que cela puisse paraître aujourd’hui, le succès de Pierre Perret l’amène à assurer le lever de rideau des Rolling Stones lors de leur premier concert en France. Alors qu’il se spécialise dans des chansons joyeuses véhiculant un humour très particulier, il décroche un « tube » historique en 1966 avec « Les jolies colonies de vacances », chanson d’abord interdite sur les radios françaises. En novembre 1966, il passe pour la première fois en vedette à l’Olympia de Paris. L’année 1969 permet à Pierre Perret de faire ses premiers pas au cinéma dans un film de Claude Autant-Lara: « Les patates ». Et puis, il décide aussi, avec son épouse, de créer son propre label discographique: « Adèle ». Les années 1970 vont être celles où Pierre Perret va connaître le plus grand nombre de succès: « Quand le soleil entre dans ma maison » (1970), « Olga » (1971), « La cage aux oiseaux » (1972), « C’est au mois d’août » (1973), « A poil » (1974), « Le zizi » (1975), « Ma nouvelle adresse » (1976), « Lily » (1977) ou « Mon p’tit loup » (1979). Parallèlement à ses activités musicales, Pierre Perret se consacre de plus en plus à l’édition de livres évoquant l’argot, les fables de La Fontaine où les expressions des métiers. Toutes les chansons qu’il enregistre entre les années 1980 et 2010 oscillent toujours entre les deux facettes de son personnage fait d’humour et de tendresse mais aussi d’une implacable analyse de la société dans laquelle il vit. Et, à ce titre, Pierre Perret doit être considéré comme un des artistes les plus importants de la chanson française. En 2009, un film, « Le café du pont », est réalisé sur l’enfance du chanteur par Manuel Poirier. Cinq ans plus tard, pour ses 80 ans, Pierre Perret réserve la salle de l’Olympia le 9 juillet pour un grand spectacle où il accueille bon nombre d’amis. Il y chante ses grands succès repris depuis peu sur une compilation intitulée « L’âge de Pierre » et des chansons toutes neuves issues de son plus récent opus: « Drôle de poésie » qu’il a pu tester sur le public belge quelques semaines auparavant. Toujours pour se faire plaisir, l’ami Pierrot propose un concert exceptionnel le 16 juin 2014 dans la salle parisienne de ses débuts: le théâtre des Trois Baudets. Les places sont peu nombreuses et mises en vente au prix étonnant de 50 €. En novembre 2018, l’artiste commercialise ce qui semble être son 32e album studio de chansons originales intitulé « Humour liberté ». Et puis, comme tout le monde, Pierre Perret n’est pas resté indifférent par rapport au confinement imposé par la pandémie du coronavirus covid-19 en mars 2020. Il s’en est même inspiré pour nous livrer une nouvelle chanson proposée avec l’aide des Ogres de Barback : « Les confinis ».

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William Sheller en 1984 – Photo (c) JP Vanden Hauten

9 juillet 1946 : Naissance, à Paris, du chanteur William SHELLER, William Hand de son vrai nom. A l’âge de trois ans, il suit ses parents, son père américain et sa mère française, qui vont s’installer aux Etats-Unis dans l’Ohio. Il y côtoie des musiciens de jazz, amis de la famille, qu’il doit écouter religieusement. Quatre ans plus tard, il revient à Paris et vit, avec ses grands parents maternels, dans le milieu du théâtre. Il assiste ainsi gratuitement à des dizaines de spectacles tant au théâtre des Champs-Elysées où travaille sa grand-mère qu’à l’Opéra Garnier où son grand-père est chef décorateur. A partir de là, le petit William décide unilatéralement qu’il sera musicien et même compositeur. Il commence donc à apprendre le piano dans ce but. Il demande alors à rencontrer l’auteur d’une méthode d’apprentissage appelé Yves Margat. Ce dernier accepte et l’encourage à s’inscrire au Conservatoire où il lui apprend le piano mais aussi le latin, la philosophie, l’histoire et la littérature. Le parcours classique semble s’imposer à lui jusqu’à ce que les Beatles viennent tout chambouler. Il découvre des disques des « fab four » chez une amie et il décide de tout plaquer pour faire du rock. Il rejoint un groupe niçois appelé les Worst. Mais il continue à composer des oeuvres plus légères comme « My year is a day », une chanson qui est un grand succès des « Irrésistibles » en 1969. Avec l’argent des ventes de ce disque, il compose une messe en guise de cadeau pour le mariage d’un couple d’amis. L’oeuvre sera commercialisée en 1972 sous le nom de « Lux aeterna ». Et elle intéresse suffisamment Barbara pour que la chanteuse lui demande de réaliser les arrangements de son prochain album: « La louve ». William s’exécute et c’est Barbara qui va lui conseiller d’interpréter lui-même les mélodies qu’il compose. Elle lui trouve aussi une maison de disques. Si bien qu’en 1975, il finit par enregistrer son premier album sous le pseudonyme de Sheller. Le titre de cet opus, qui se vend à 500.000 exemplaires, est également celui du 45 tours qui va propulser le chanteur blond au sommet des hit-parade pendant des mois: « Rock’n’dollars » avec la célèbre phrase « Donnez-moi madame s’il vous plaît du ketchup pour mon hamburger ».

William Sheller est alors soumis au planning intensif des chanteurs à succès et sort trois albums en trois ans. Et s’il est de toutes les émissions de radio et de télé, il n’a pas le temps de se présenter sur scène face à des spectateurs. Epuisé par la ronde du show business, l’artiste s’échappe un moment loin de l’agitation pour se ressourcer à Los Angeles où il enregistre l’album « Nicolas » en 1980. Et puis, le 4 mai 1981, il propose ses chansons pour la première fois au public parisien de Bobino. Il se découvre alors une vraie passion pour les prestations scéniques et il enregistre un album en public à l’Olympia en 1982. A partir de ce moment, William Sheller n’aura de cesse de multiplier les expériences différentes. Il se produit tantôt seul au piano, tantôt avec les musiciens d’un quatuor à cordes ou d’un orchestre symphonique. Ne quittant jamais totalement le devant de la scène de la chanson française, William Sheller atteint cependant un nouveau sommet de popularité en 1991 avec la très sobre chanson « Un homme heureux ». Puis, durant les années 1990, il essaie à nouveau d’improbables mélanges de sonorités et de rythmes avec un album très rock, « Albion » (1994), et un autre intitulé « Les machines absurdes » (1999). Sur scène, il est l’un des premiers chanteurs de France, sinon le premier ou le seul, à utiliser des émetteurs pour tous les instruments qui l’entourent. Ainsi, à part pour le batteur, tous ses musiciens sont libres de circuler comme ils le veulent sans être attachés à un fil. La décennie 2000 est marquée par des compositions classiques et par les albums « Epures » (2004) et « Avatars » (2008). En octobre 2015, un nouvel opus vient enrichir le répertoire de Sheller. Il s’appelle « Stylus » et mélange habilement les enregistrements où il s’accompagne seul au piano et ceux où il s’entoure d’un quatuor à cordes. Le 12 février 2016, à Paris, il reçoit une Victoire de la musique d’honneur pour ses 40 ans de carrière. A cette occasion, les chanteuses Louane, Jeanne Cherhal et Véronique Sanson lui rendent hommage en musique.
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MAISSIAT en 2013

9 juillet 1982 : Naissance, à Lyon, de la chanteuse française MAISSIAT sous son véritable nom d’Amandine Maissiat. Sa mère est institutrice et son père travaille chez France Telecom. Intéressée très tôt par la musique, Amandine possède déjà une guitare à l’âge de cinq ans. L’instrument est toutefois en plastique mais, six ans plus tard, c’est sur un vrai piano que la fillette apprend les notes. A 16 ans, l’adolescente passe son bac littéraire avant d’entrer à l’Ecole des Métiers de la Communication dans sa ville natale. Quatre ans plus tard, Amandine est engagée à la Compagnie Lyonnaise de Cinéma, une société de production audiovisuelle où elle travaille pendant un an et demi. Elle se tourne alors vers la musique et décide de crée un groupe bientôt suivi par un deuxième. En 2005, un groupe féminin du nom de Subway désire remplacer sa chanteuse et fait appel à Amandine qui accepte le poste en y ajoutant ses talents de musicienne et d’auteure. L’expérience Subway dure quatre ans et, à l’âge de 27 ans, l’artiste désire envisager une carrière de chanteuse soliste. Elle met alors trois ans pour écrire, composer, peaufiner et, enfin, enregistrer, sous le simple nom de Maissiat, cinq chansons sur un EP qui sort en septembre 2012. Ces cinq titres sont annonciateurs d’un premier album intitulé « Tropiques » qui est commercialisé en mars 2013. Six mois plus tard, le même opus est réédité avec quatre titres inédits supplémentaires sous le titre « Retour aux Tropiques ». Maissiat part en tournée au cours de l’été 2013 et elle passe notamment par le jardin des Francofolies de Spa le 20 juillet. La même année, l’artiste est récompensée par le Prix Barbara du ministère français de la Culture. D’autres concerts sont également prévus en 2014 et les mois suivants sont consacrés à la préparation du deuxième album qui sort en mars 2016 : « Grand amour ».

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7 JUILLET

Marcel Merkès dans les années 1950

7 juillet 1920 : Naissance, à Bordeaux, du chanteur d’opérette français Marcel MERKES. Intéressé dès son plus jeune âge par l’art lyrique, et conscient de son potentiel vocal, il s’inscrit au Conservatoire de Bordeaux où il obtient plusieurs prix de chant. A 22 ans, il effectue ses premiers pas sur une scène dans le cadre d’un opéra présenté au Grand Théâtre de Bordeaux: « Manon » de Jules Massenet. C’est au Conservatoire de Bordeaux que Marcel rencontre Paulette Merval, chanteuse et violoniste, qu’il va épouser et avec qui il crée un duo mythique de l’opérette française. Ils vont ainsi se produire ensemble plus de 10.000 fois dans leur longue carrière. Parmi les nombreuses opérettes à l’affiche desquelles ils apparaissent, on peut citer « Rêve de Valse » d’Oscar Strauss, « Violettes impériales » de Vincent Scotto, « Rose-Marie » de Rudolf Friml, « La Veuve joyeuse » de Franz Lehar, « Michel Strogoff » de Jack Ledru, « Douchka » de Georges Garvarentz et Charles Aznavour et « Princesse Czardas » de Emmerich Kálmán. Marcel Merkès est décédé le 30 mars 2007 à Pessac.

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7 juillet 1945 : Mariage, à Paris à la mairie du 18e arrondissement, de Fernand SARDOU avec Jacqueline Labbé qui prendra pour pseudonyme Jackie ROLLIN puis Jackie Sardou. De leur union naîtra, le 26 janvier 1947, le chanteur et comédien Michel SARDOU.

 

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7 juillet 1959 : Naissance, à Liège, de l’auteur, compositeur et interprète belge Géry LIPPMAN. Né dans une famille où la chanson est importante, il écrit ses premières chansons à l’âge de 19 ans. Il crée alors avec des copains le groupe « Osmose » puis la formation « Acte 2 ». Sa passion pour Michel Polnareff et William Sheller l’amènent à jouer du piano et à finalement chanter en solo. Il enregistre deux 45 tours à la fin des années 1980 dont « Lady » qui récolte un petit succès. Il perfectionne ensuite ses connaissances musicales pour devenir arrangeur et professeur de piano. Mais, en 1997, il effectue un retour à la chanson et se produit, entre autres, aux Francofolies de Spa le 20 juillet. Il y revient le 19 juillet 2003, le 22 juillet 2006 et le 18 juillet 2008. Gery Lippman a, jusqu’ici, enregistré quatre albums: « Entre amours et voyages » en 2003, « Le surfeur des étoiles » en 2007, « Vaisseau fantôme » en 2013 et « La serrure » en 2017. Ce dernier opus, qui comprend dix chansons originales, est présenté au public en mars 2017 dans le cadre étonnant du nouveau musée de la Boverie à Liège. En 2019, Géry Lippman rend hommage à l’une de ses idoles en proposant un spectacle des chansons de Michel Polnareff le 23 juin à Malmedy (B) dans le cadre des fêtes de la musique.

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RITCHY en 1982

7 juillet 1964 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, du chanteur français RITCHY, de son vrai nom Laurent Manghi. C’est dans sa ville natale qu’il suit des cours d’opéra pendant deux ans au Conservatoire local. A 18 ans, le jeune Laurent est découvert par le producteur et animateur de télé français Guy Lux qui lui écrit une chanson et lui permet de signer un contrat discographique chez Vogue. Son premier 45 tours est un rock and roll d’inspiration sixties qui va se vendre à 700.000 exemplaires: « Poupée sucrée ».

Dans la foulée de ce rapide succès, Ritchy sort un deuxième 45 tours, « Rap’n’roll », qui se vend moins mais, en 1984, la chanson « Parle à mon coeur ma tête est malade » est à nouveau un « tube » avec 900.000 vinyles vendus. En 1985, il est engagé pour chanter des reprises de grands standards tous les dimanches dans l’émission « Thé dansant » de Jacques Martin. En 1986, après avoir fait la première partie d’Hervé Vilard sur le podium du Tour de France, il assure le même rôle à l’Olympia de Paris. C’est aussi cette année-là que la firme de disques Vogue fait aveu de faillite. Et Ritchy retrouve un contrat chez Polydor où, en 1987, il enregistre son sixième 45 tours, « Brunes blondes », dont les ventes sont plus faibles. Cette situation entraîne un nouveau changement de maison de disques et des chiffres de ventes qui s’étiolent avec le temps. En 1990, à l’occasion du 20e anniversaire de la mort de Luis Mariano, c’est encore Guy Lux qui lui propose d’enregistrer un mégamix des chansons du roi de l’opérette qui sort chez Warner. Le 45 tours marche bien mais il n’y aura pas de suite. Commence alors pour Ritchy une très longue série de concerts entrecoupée, de temps en temps, d’invitations dans l’émission télé « La chance aux chansons » de Pascal Sevran. Entre 1992 et 2003, Ritchy travaille à l’écriture d’une comédie musicale intitulée « Chrysalis ou la légende du Louvre ». Début 2013, l’artiste a sorti un double CD, « Danse avec les sixties » où il reprend 30 succès des années 1960.
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Julien Doré en 2011

7 juillet 1982 : Naissance, à Alès, de l’auteur, compositeur et interprète français Julien DORE. Après une enfance et une adolescence plutôt calmes et classiques qui se déroulent dans le sud de la France, Julien se dirige vers les Beaux-Arts et poursuit des études en ce sens pendant cinq ans à Nîmes. Mais, depuis très longtemps, la passion majeure du garçon est la musique et il est logique qu’en 2002, il crée le groupe Dig Up Elvis sous le nom de Julien Goldy (ce qui veut dire doré en anglais). La formation tourne bien pendant quelques années dans la région natale de Julien. Puis, en 2006, l’artiste monte un autre projet qui a pour but de reprendre les grands succès de l’époque disco: « The Jean d’Ormesson disco suicide ». Parallèlement à cette nouvelle activité musicale, Julien décide de se présenter au casting du crochet télévisé français « La Nouvelle Star ». Il est sélectionné et atteint la finale en présentant, à chaque émission, une reprise décalée d’un succès de chanson française ou anglo-saxonne. En juin 2007, il quitte le concours en grand vainqueur. Il lui est alors permis d’enregistrer un premier album sous son nom et avec ses goûts personnels et excentriques: « Ersatz ». L’opus lui permet d’obtenir une Victoire de la Musique en 2008 (album révélation) et, au cours de la même soirée, il reçoit aussi la Victoire du meilleur video clip de l’année pour la chanson « Les limites ».

Julien Doré poursuit, simultanément à sa nouvelle carrière de chanteur soliste, quelques expériences musicales rock avec des copains musiciens et il prend donc le temps de préparer un deuxième album qui est finalement commercialisé en 2011: « Bichon ». Le disque est encore plus décalé que le premier et il est composé de quelques duos inattendus comme celui qui requiert la participation de l’accordéoniste française Yvette Horner. Deux ans plus tard, l’album « Love » recèle de nouvelles perles telles « Paris-Seychelles » ou « Chou Wasabi ». En 2015, il reçoit la Victoire de la Musique récompensant l’artiste masculin de l’année. Un an plus tard, le nouvel opus de Julien Doré a pour titre étrange « & ». Des titres comme « Le lac » ou « Coco Câline » procurent un grand succès à l’artiste qui en profite pour entamer une carrière au Japon. En mars 2017, l’artiste commercialise un album qui reprend, en versions acoustiques, quelques-uns de ses grands succès mais, aussi, des reprises originales comme le fameux « Africa » de Rose Laurens interprété dans un improbable duo avec Dick Rivers. Au fil du temps, Julien Doré s’affirme donc comme un artiste incontournable du paysage de la chanson francophone du 21e siècle. Et il s’est aussi distingué au cinéma dans quelques films de bonne facture.
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André Dassary en 1961 – Photo (c) Vallois

7 juillet 1987 : Décès, à Biarritz, du chanteur français André DASSARY, de son véritable nom André Deyhérassary. Né le 10 septembre 1912 à Biarritz, il est destiné très tôt par son père aux métiers de l’hôtellerie et, après un stage dans sa ville natale et touristique, il poursuit son apprentissage à Londres et à San Sebastian. Rappelé à Bordeaux pour y effectuer un long service militaire en 1932, il s’inscrit au conservatoire de la ville afin d’obtenir des sorties autorisées pour fréquenter les cours. Il y suit des cours de chant et décroche un premier prix de chant mais aussi d’opérette, d’opéra comique et d’opéra. Son séjour sous les drapeaux lui procure aussi l’opportunité de pratiquer assidûment le sport: il devient champion d’athlétisme et pratique le rugby avant de devenir professeur d’éducation physique. Il entreprend alors des études de kinésithérapeute. Mais il participe aussi de temps en temps à des concours de chant pour assouvir son autre passion. Et c’est au cours d’un crochet radiophonique qu’il se fait remarquer, en 1938, par les artistes Danielle Darrieux, Pascali et Ray Ventura. Ce dernier l’engage au sein de son orchestre réputé et André y fait ses premiers pas de chanteur sous le pseudonyme de Dassary. Avec Ray Ventura et ses Collégiens, il devient populaire en tournant également deux films pour le cinéma: « Feux de Joie » en 1938 et « Tourbillons de Paris » en 1939. Au début de la seconde guerre mondiale, il est prisonnier en Allemagne jusqu’en 1941. A sa libération, de retour à Paris, il entame une carrière de chanteur soliste en participant à l’opérette « L’auberge qui chante ». Il interprète aussi une chanson à la gloire du maréchal Pétain et du régime pro-allemand de Vichy. Ce titre, « Maréchal, nous voilà », lui vaut d’ailleurs quelques ennuis après la guerre. Mais, malgré cela, ce sont sa capacité et sa technique vocales qui vont lui valoir de bien vite gravir les échelons de la célébrité. Il diversifie alors son répertoire en passant de l’opérette à la chanson traditionnelle pour se produire en récital à l’ABC de Paris après la guerre. Le succès est désormais son quotidien et, en 1952, il reçoit un disque d’or pour certifier la vente d’un million de microsillons. L’année suivante, André Dassary est à l’affiche, en province, de l’opérette « Chanson Gitane ». La tournée l’emmène en Belgique où il est victime d’un terrible accident de la route au carrefour de Noirchain à Frameries près de Mons. Il est transporté dans un état grave à la clinique locale où il reste de nombreuses semaines. En remerciement pour les bons soins reçus, il revient à Frameries pour y chanter lors de la messe de minuit à Noël. Dans la localité, le croisement des routes où a eu lieu l’accident porte désormais le nom de « carrefour Dassary ». Ensuite, les tournées se succèdent pour le chanteur dans tous les pays francophones et sur le continent africain. Il nous quitte le 7 juillet 1987 à Biarritz. Parmi ses grands succès, on retiendra particulièrement « Ramuntcho » enregistré en 1944.
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7 juillet 1987 : Naissance, à Valence, du chanteur et compositeur français Gaël FAURE. En tant que fils d’un fermier et d’une infirmière, son enfance n’est pas teintée de musique mais plutôt marquée par la nature et les dérèglements de la société entre autres. A quatorze ans, il assiste à un concert du groupe Louise Attaque et se rend compte qu’il existe une activité qui commence à le passionner: la musique. Nous sommes en 2001 et il achète sa première guitare pour apprendre progressivement et lentement, en autodidacte. Laissant un peu de côté la composition, il se destine à être architecte-paysagiste lorsqu’il s’inscrit au casting du crochet télévisé français « Nouvelle Star ». Il parvient à atteindre la demi-finale du programme et il commence à recevoir des propositions pour jouer dans des téléfilms, dans des comédies musicales ou pour enregistrer des chansons. Mais tout cela ne l’enchante guère. Il préfère se lancer sur scène en 2007 en présentant ses propres compositions. Il peaufine ces dernières afin de pouvoir les enregistrer et les enfermer ensuite dans un disque compact. Pour ce faire, il travaille avec un producteur indépendant, Serge Khalifa, et ce premier album intitulé « Jardin de ville » sort en août 2008. Enregistré à Paris et à Londres, il est réalisé avec la collaboration de Nadia Farès et obtient un bon succès de vente et d’écoute sur les plateformes numériques. Gaël Faure multiplie alors les prestations scéniques en France et en Belgique où il vit un moment, à Bruxelles. A partir de 2012, l’artiste travaille avec d’autres musiciens comme Tété, Ben Ricour ou Barcella afin de proposer un deuxième album qui est commercialisé au début de l’année 2014: « De silences en bascules ». L’artiste met ensuite trois ans pour écrire et préparer l’opus suivant annoncé en 2017 par les titres « La saison » et « Ereinté ». Ce troisième disque de Gaël Fauré, réalisé avec l’aide, notamment, de Pierre et Charles Souchon, est intitulé « Regain » et est commercialisé en janvier 2018.
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7 juillet 2000 : les artistes belges Daniel HELIN et Philippe LAFONTAINE sont à l’affiche du 33e Festival d’été de Québec. Ils se produisent au cours de la même soirée sur la scène du Parc de la Francophonie. La veille, ce sont les Québécois de La CHICANE et Eric LAPOINTE qui ont enflammé le site du Manège militaire. Au programme de la manifestation, qui dure jusqu’au 15 juillet, on note aussi, notamment, les prestations de Sylvain LELIEVRE (Qc), de Gilles VIGNEAULT (Qc), des COWBOYS FRINGANTS (Qc), de Plume LATRAVERSE (Qc), de Luce DUFAULT (Qc), de Luck MERVIL (Qc), de Chloé SAINTE-MARIE (Qc), des FABULEUX ELEGANTS (Qc), de Daniel BOUCHER (Qc), de Robert CHARLEBOIS (Qc), de Jo LEMAIRE (B), de Fabiola TOUPIN (Qc), de Laurence JALBERT (Qc), de Dan BIGRAS (Qc) et de Sacha DISTEL (F).
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7 juillet 2001 : Le Dour Festival, en Belgique, accueille quelques artistes et groupes francophones ces samedi 7 et dimanche 8 juillet. Sont ainsi à l’affiche, entre autres, K2R RIDDIM, MASSILIA SOUND SYSTEM, ALPHA BLONDY, FONKY FAMILY, STARFLAM et DISIZ LA PESTE.
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