BERGER Michel

Michel Berger

Le pianiste, auteur-compositeur-interprète, directeur artistique et arrangeur musical français Michel BERGER naît sous le vrai nom de Michel Jean Hamburger le 28 novembre 1947 à Neuilly-sur-Seine. Fils du professeur de médecine et néphrologue Jean Hamburger et de la concertiste Annette Haas, le petit Michel va à l’école à Paris et passe régulièrement ses vacances en Suisse. Alors qu’il a à peine seize ans, sa passion pour la musique et la chanson l’amènent à enregistrer un disque typiquement « yé-yés » avec les titres « Amour et soda » et « Tu n’y crois pas ».

Le succès est très limité malgré le fait qu’il enregistre quelques 45-tours par la suite jusqu’en 1966. Il décide alors de marquer une pause et de se tourner vers d’autres artistes avec qui il va travailler musicalement. Il compose, en 1967, « Les girafes » que chante Bourvil puis, sous un nom d’emprunt, il écrit une mélodie pour un inconnu qui se nomme Jean-François Michaël et qui, en interprétant « Adieu Jolie Candy », en fait le « tube » de l’année 1969. Dans le même temps, Michel termine ses études de philosophie en obtenant, à 21 ans, sa maîtrise sur l' »Esthétique de la pop music » en comparant les deux derniers albums de Jimi Hendrix. En 1972, il est engagé comme directeur artistique chez Warner France (WEA : Warner, Elektra, Atlantic) et y produit les deux premiers albums de sa compagne d’alors qui a pour nom Véronique Sanson.
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Un an plus tard, il chapeaute la réalisation du nouvel album de Françoise Hardy qui, avec « Message personnel », voit sa carrière savamment relancée.
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Toujours en 1973, il enregistre une chanson qui devient un grand succès: « Ecoute la musique ».
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En 1974, on lui présente France Gall dont la carrière patine et dont le contrat discographique avec Pathé Marconi est en bout de course. Il lui écrit « Ma déclaration d’amour » et il tombe amoureux d’elle.
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Il produit désormais tous ses albums dont il écrit et compose toutes les chansons. Et, cerise sur le gâteau, il l’épouse le 22 juin 1976. A ce moment, il crée une comédie musicale qui a pour titre « Emilie ou la petite sirène 1976 » et qui sert de prétexte à une émission de la télévision française produite par Maritie et Gilbert Carpentier. France Gall et Michel Berger y chantent en duo, « Ca balance pas mal à Paris », qui est un « tube ».
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Cette idée de comédie musicale donne envie à Michel de pousser les choses un peu plus loin. Il décide de s’atteler à un opéra-rock avec la complicité de l’auteur canadien Luc Plamondon. En 1979 a lieu la première représentation à Paris de « Starmania » où l’on découvre toute une série de jeunes talents français et québécois: Claude Dubois, Diane Dufresne, Daniel Balavoine, Nanette Workman, Eric Estève et Fabienne Thibeault.
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Alors qu’il commence à connaître de grands succès personnels depuis 1974, Berger va accroître sa popularité dans les années 1980 avec des chansons comme « La Groupie du pianiste », « Quelques mots d’amour », « Celui qui chante », « Mademoiselle Chang », « Maria Carmencita », « Voyou » et « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux ».
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Diversifiant toujours un maximum de ses activités, il accepte l’invitation de Johnny Hallyday qui lui demande de produire son album en 1985. Berger écrit, compose et réalise l’opus intitulé « Rock ‘n’ Roll Attitude » dont la chanson « Quelque chose de Tennessee » fait un carton.
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Il met aussi en scène le spectacle de Johnny qui va suivre en 1987 à Bercy ainsi que la tournée de France Gall en 1988. La même année, une nouvelle version de Starmania est présentée à Paris avec, dans les rôles principaux, Maurane, Renaud Hantson et Sabrina Lory. Deux ans plus tard, il retrouve Luc Plamondon pour composer avec lui un nouveau spectacle musical dédié à James Dean. « La légende de Jimmy » est mise en scène par Jérôme Savary avec, à l’affiche, des artistes comme Diane Tell, Renaud Hantson, Tom Novembre et Nanette Workman.
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En 1990, Michel Berger connaît à nouveau un grand succès personnel avec la chanson  » Le paradis blanc ».
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Comme ils en rêvent depuis longtemps, France Gall et Michel Berger entreprennent alors l’enregistrement de tout un album en duo: « Double jeu ». Cet opus est commercialisé en juin 1992 et les premières chansons sont diffusées dans l’émission télé de Michel Drucker « Stars 90 »: « Superficiel et léger » et « Laissez passer les rêves ».

Le 2 août 1992, à la fin d’une partie de tennis jouée sur son court privé de Ramatuelle dans le sud de la France, Michel Berger meurt d’une crise cardiaque. Il est inhumé au cimetière de Montmartre à Paris le 6 août 1992 dans la plus grande discrétion demandée par ses proches.
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En 2012 la mairie de la capitale française lui rend hommage en donnant son nom à une allée du parc Monceau. Trois ans plus tard, France Gall réalise un autre rêve: celui de mettre sur pied un spectacle musical consacré aux chansons de Michel Berger: « Résiste » est présenté au Palais des Sports de Paris à partir du 4 novembre 2015. Une grande tournée de ce spectacle musical est alors mise sur pied avec succès dans les pays francophones européens.
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MESSIA Danielle

Danielle Messia au début des années 1980 – Photo (c) Jean Lebreton

La chanteuse française Danielle MESSIA naît le 27 octobre 1956 à Jaffa, en Israël, sous le vrai nom de Danièle Mashiah. Alors qu’elle a deux ans, ses parents quittent Israël pour la France où ils emménagent dans la région parisienne. En 1960, ses parents divorcent et son père va s’installer aux Etats-Unis pendant que Danielle reste à Paris avec sa soeur et sa maman. Elle aime beaucoup la musique et se passionne pour le folk dès son adolescence. A Orléans, où elle est inscrite à la Faculté, elle rencontre d’autres passionnés du genre musical et ils forment ensemble le groupe « Les Grattons Laveurs ». Un premier disque est enregistré en 1970 grâce au chanteur Morice Bénin pour lequel Danielle est choriste de temps à autre. A presque 20 ans, Danielle a envie de prendre son envol artistique seule. Elle part, la guitare sur le dos, à la conquête de l’Europe en faisant la manche en Autriche, en Roumanie et en Italie avant de revenir en France en 1978. Là, elle chante dans le métro, sur les trottoirs et dans les maisons de la culture. Elle essaie aussi de se produire dans les cabarets spécialisés en matière de chanson mais elle essuie toujours des refus. Elle parvient quand même à se faire engager à « L’Ecume » pour les fêtes de fin d’année 1978 et elle y rencontre le musicien Eddy Schaff qui découvre chez elle un potentiel brut à travailler. Il lui fait prendre des cours de chant et travailler sa technique vocale. Le but est de lui faire enregistrer un premier disque pressé à mille exemplaires. Forte de cette première expérience, elle invite 200 personnalités du show-business à découvrir ses chansons: seuls deux journalistes répondent à l’appel. Parmi eux, il y a Maurice Marouani qui la propose aux disques Barclay et qui lui permet ainsi d’enregistrer un premier album, « Il fait soleil », qui sort en 1981 de manière plutôt discrète.

Son deuxième album, qui est commercialisé en 1982, obtient les faveurs de quelques programmateurs de radio qui apprécient « De la main gauche ».

En 1983, elle enregistre une reprise intéressante de « Il voyage en solitaire » de Gérard Manset.

En octobre de la même année, elle se retrouve sur la scène parisienne de l’Olympia pour les « Olympiades de la chanson ».

Elle connaît alors un succès plus large avec « Le paradis des musiciens » que la chanteuse Isabelle Aubret interprète à son tour près de 20 ans plus tard.

En 1984, elle quitte Barclay et signe chez Wea pour son troisième album intitulé « Carnaval » daté de 1985.

Elle participe au Printemps de Bourges et au festival « Équinoxe en Bretagne » mais, peu de temps après, la leucémie, qui la ronge depuis des mois, s’aggrave. Le 13 juin 1985, Danielle Messia décède à l’âge de 28 ans. Son corps est enterré dans le cimetière du Père-Lachaise à Paris.
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12 JUIN

Jean-Paul Dréau en 2019

12 juin 1953 : Naissance, à Oran (Algérie), de l’auteur, compositeur, interprète et producteur français Jean-Paul DREAU. Il passe son adolescence dans les Yvelines (F) où il suit des cours de guitare. Il est alors un fervent admirateur de Michel Polnareff. Au milieu des années 1970, il se décide à composer et écrire des chansons qu’il compte bien interpréter. Il démarche auprès des maisons de disques et décroche un contrat pour un premier album qui sort chez Phonogram en 1975. L’opus s’appelle « Marie l’amour » et reprend des chansons comme « Marie l’amour », « Chante », « Il y a toujours un homme heureux » et « Fou d’amour ». Le succès de ces premiers titres n’est pas fulgurant mais il permet à l’artiste de mettre un pied ferme dans le milieu de la chanson française. En 1980, il signe chez Warner Elektra Atlantic (WEA) et enregistre trois albums en 1980 (éponyme), 1981 (« Mes dimanches ») et 1983 (« Musique »).

A partir de 1984, il fait partie de l’écurie CBS où il commercialise l’album « L’enfer du décor » en 1986. Parallèlement à ce travail d’interprète, Jean-Paul Dréau écrit et compose beaucoup pour les autres. Et c’est en 1981 qu’il commence à faire parler de lui lorsqu’il signe le « tube » « Coup de soleil » pour Richard Cocciante. Pour ce dernier, il participera ensuite à l’écriture de « Au clair de tes silences », « Vieille » ou « Pour elle ». A la même époque, il croit rêver quand quelques-unes de ses chansons sont enregistrées par son idole Michel Polnareff sur son album « Bulles » (avec « Radio », « Je t’aime » ou « Tam tam » en 1981). Quelques mois plus tôt, il a proposé « J’veux d’la tendresse » à une jeune chanteuse française qui a pour nom Janic Prévost. La chanson connaît un succès mitigé mais assez suffisant pour qu’elle parvienne aux oreilles d’Elton John, en vacances en France, qui décide de l’interpréter à son tour en français et en anglais (« Nobody wins »). En 1982, Jean-Paul Dréau est celui qui permet à la vedette espagnole Miguel Bose d’enregistrer un album en français avec la chanson « Si je vous parle encore d’elle ». En 1985, il est à la base d’un des plus gros « tubes » de l’été : « Tout doucement » par Bibie. Par la suite, il étend ses collaborations aux répertoires de Marie Carmen, Jean-Luc Lahaye, Judith Bérard, Herbert Léonard, Nana Mouskouri, Hervé Vilard, Jeane Manson, Roch Voisine, Nicoletta, Johnny Hallyday, Sheila, Chimène Badi et beaucoup d’autres. Ses activités sont alors récompensées par de nombreux prix comme le Grand Prix de la SACEM, la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs Musicaux français. A partir des années 2000, Jean-Paul Dréau se consacre de plus en plus à la réalisation et au développement artistique de nouveaux talents qu’il recherche activement. Par ailleurs, il prépare depuis des années un opéra pop-rock qu’il a appelé « Mô ». Il s’agit de l’histoire universelle du combat du bien contre le mal où un jeune homme de 20 ans, prénommé Mô, découvre le rôle qu’il aura à jouer pour sauver la planète dans une bande dessinée écrite au 21e siècle de façon prémonitoire et retrouvée par hasard chez son père adoptif Amilkar. C’est est une grande histoire d’amitié, d’amour et de tendresse au service de l’espoir et du rêve que Jean-Paul Dréau espère un jour rendre public avec la participation des jeunes artistes dont il essaie patiemment de développer la carrière.
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