30 JANVIER

 

Jacqueline François en 1961

30 janvier 1922 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de la chanteuse française Jacqueline FRANCOIS sous le nom de Jacqueline Guillemautot. Bien qu’attirée par des activités artistiques, ce n’est qu’après la Libération qu’elle décide de se lancer dans la chanson. L’ambiance de l’époque s’y prête: les Parisiens ont envie de se distraire après toutes les privations de la guerre. Si bien que Jacqueline, qui a choisi « François » comme nom de scène, ne connait guère le chômage. Les maisons de disques mettent pourtant du temps avant de s’intéresser à elle. Le monde entier, de la France à l’Amérique du Nord et à l’Amérique du Sud, en passant par la Russie et le Japon, applaudit « Mademoiselle de Paris ». Cette chanson, un de ses premiers succès, reste sa signature musicale. Grande musicienne, Jacqueline François l’enregistre plusieurs fois avec, selon la mode, des arrangements différents.

Ses autres grands succès ont pour titre: « Est-ce ma faute à moi », « Les lavandières du Portugal » et plein d’autres classiques de la chanson française qu’elle reprend à son répertoire: « L’âme des poètes », « Les feuilles mortes » ou « La mer ». Jacqueline François décède à Courbevoie le 7 mars 2009.
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30 janvier 1951 : Naissance, à Londres, du batteur, auteur, compositeur et chanteur britannique Phil COLLINS. D’abord batteur du groupe Genesis puis chanteur soliste il est l’interprète de nombreux tubes anglo-saxons. Mais, si Phil Collins figure sur ce site consacré à la chanson francophone, c’est parce que, résidant en Suisse, il parle relativement bien le français et qu’il a enregistré dans cette langue la chanson « Je veux savoir ». Il s’agit d’un extrait de la bande originale du dessin animé de Walt Disney « Tarzan » sorti en 1999.

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30 janvier 1978 : Décès, à la Celle-Saint-Cloud, de la chanteuse française DAMIA. Née le 5 décembre 1889 à Paris, elle fugue à l’âge de quinze ans pour faire de la figuration au théâtre du Châtelet. De rencontres en cours de chant, elle finit par se produire dans des cafés concerts dès 1908. Avec un répertoire composé de chansons tragiques et hyperréalistes, Damia, vêtue de noir sur scène, connaît un très grand succès dans les années 1920 et 1930. Parmi ses chansons les plus connues, il y a « Les goélands » ou « J’ai l’cafard » mais aussi « Les nocturnes » et « Johnny Palmer ».

Après la seconde guerre mondiale, la popularité de celle que l’on appelle « la tragédienne de la chanson » va fléchir. Mais elle donne encore quelques spectacles remarquables à Paris et au Japon. En 1954, elle est à l’affiche de l’Olympia de Paris et la première partie de son concert est assurée par un jeune artiste belge débutant: Jacques Brel. Damia a aussi été actrice et on a pu la voir notamment dans les films « Napoléon » d’Abel Gance en 1927 ou encore « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy en 1956 aux côtés de Boris Vian, Marianne Oswald et Philippe Clay entre autres.
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Affiche saison 3 2008-200930 janvier 2009 : Le spectacle nostalgique « Age tendre et tête de bois » fait une halte au Spiroudôme de Charleroi en Belgique. Présenté par Denise Fabre, le plateau propose des prestations limitées de Stone et Eric Charden, Danyel Gérard, Annie Cordy, Pierre Vassiliu, Catherine Lara, Marcel Amont, Richard De Witte (Il était une fois), Richard Anthony, Jean-François Michaël, Herbert Léonard, Frank Alamo, Michel Orso, Pascal Danel, Alain Delorme, Claude Barzotti, les Surfs et Patrick Juvet. Quatre heures de concerts avec quinze musiciens dirigés par Guy Mattéoni. Une courte première partie est assurée par la chanteuse belge Maria D. qui rend hommage, avec talent, à Edith Piaf.
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Didier Arcq au cours d’une présentation dont il avait le secret

30 janvier 2011 : Un dimanche après-midi, une trentaine d’artistes belges rendent hommage à Didier ARCQ, comédien et fondateur de la Biennale de la Chanson Française de Bruxelles, décédé le 27 novembre 2010 d’un arrêt cardiaque à l’âge de 50 ans. Le spectacle a lieu à l’Espace Delvaux de Watermael-Boisfort (Bruxelles). On y applaudit Daniel Hélin, Marka, Seb Duthoit, Hughes Maréchal et Daria de Martynoff entre autres.
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12 MAI

Michel Fugain en 2011

12 mai 1942 : Naissance, à Grenoble, du chanteur français Michel FUGAIN. Il est le fils d’un diabétologue et se destine, lui aussi, à des études de médecine. Mais, il abandonne la faculté pour satisfaire sa passion pour le cinéma. Il réussit à se faire embaucher pour être le second assistant du cinéaste Yves Robert. Installé à Paris, il se lie d’amitié avec d’autres jeunes en quête de carrière artistique. C’est ainsi qu’il rencontre un certain Michel Sardou qui connaît bien Eddie Barclay. Barclay écoute quelques mélodies de Fugain et l’engage comme « compositeur d’édition ». Ses musiques sont ainsi proposées à, acceptées et interprétées par Hervé Vilard, Marie Laforêt ou Dalida. Mais, au fil du temps, il se garde quelques chansons pour lui en estimant qu’il pourrait bien, un jour, les interpréter lui-même. C’est ainsi que, très prolifique, il enregistre un premier album dont le titre, « Je n’aurai pas le temps », est l’un des grands succès de l’année 1967.

Très en avance sur son temps, Fugain est ambitieux et ne conçoit pas la chanson comme ses collègues. C’est ainsi qu’en 1970, alors que la comédie musicale « Hair » connaît une grande popularité, il décide d’écrire un spectacle musical: « Un enfant dans la ville ». Les chansons de ce dernier, « Dépêche-toi » ou « Ne cherche pas » par exemple, connaissent un certain succès. La même année, il enregistre un 33 tours de onze titres sur lequel se trouvent les chansons « Soleil », « Balade en Bugati », « Comme un soleil » (également chanté par Nana Mouskouri), et « On laisse tous un jour ». Deux ans plus tard, sur le concept du spectacle musical, Michel Fugain décide de fonder une troupe de baladins qui va interpréter ses chansons: le Big Bazar est né. Y participent, entre autres, les chanteuses Mino et Christiane Mouron. Un album est enregistré en 1972 avec des mélodies qui sont immédiatement des hits: « Une belle histoire », « Fais comme l’oiseau », « Attention mesdames et messieurs » et « Allez bouge-toi ». Pendant quatre ans, les « tubes » du Big Bazar vont se multiplier: « Tout va changer », « La fête », « Là-bas dans les îles », « Les gentils et les méchants », « Bravo monsieur le monde », « Chante comme si tu devais mourir demain », « Jusqu’à demain peut-être », « Les Acadiens », « Dis oui au maître », « Le printemps », « Le grain de sable » et « Ring et ding ». En 1976, Michel Fugain quitte le Big Bazar qui poursuit ses activités sans lui pendant quelque temps. Le chanteur-compositeur a envie d’autre chose et cherche un autre concept de groupe vocal et musical. Il crée, quelques mois plus tard, la Compagnie Michel Fugain à laquelle participe entre autres Roland Magdane. D’emblée, le succès est à nouveau au rendez-vous de cette aventure musicale-là avec « Le chiffon rouge » notamment. Mais Fugain rêve encore d’autre chose. Et, après l’enregistrement de chansons connues comme « Papa » ou « La vieille dame », il met sur pied en 1979 un atelier de comédie musicale à Nice dans les anciens studios cinématographiques de la Victorine. Mimi Mathy comptera parmi ses « élèves ». Avide d’expériences musicales originales, Michel enregistre les chansons d’une nouvelle comédie musicale en 1982: « Capharnaüm ». Mais le succès n’est pas au rendez-vous et il prend du recul pendant six ans. La fin des années 1980 est une période où Fugain adapte ses chansons à l’époque. Il y intègre des instruments électroniques qui lui permettent de rester au top des artistes français là où d’autres ont sombré depuis longtemps avec armes et bagages. Il se maintient donc dans les hit-parade avec des chansons comme « Viva la vida » (1988), « Des rêves et du vent » (1988), « Les années guitare » (1989), « Chaque jour de plus » (1989), « Chanson pour les demoiselles » (1989), Où s’en vont » (1989), « Forteresse » (1992), « Les soirs d’été » (1992), « Ne m’oublie pas » (1992), « Plus ça va » (1995), « De l’air de l’air » (1998), « 2000 ans et un jour » (1998), « Encore » (2001) et « Dans la rue d’à côté » (2001). Le 18 mai 2002, Michel Fugain perd sa fille Laurette victime d’une leucémie foudroyante à l’âge de 22 ans. Il en est bouleversé et décide de se consacrer à l’essentiel de la vie. Mais cette « fin de carrière » n’est véritablement qu’une parenthèse légitime et compréhensible à laquelle il met fin en 2005 en créant une comédie musicale sur son propre répertoire de chansons: « Attention mesdames et messieurs ». Le casting des jeunes artistes est télévisé et diffusé sur la chaîne française M6. Mais, pour véritablement poursuivre une carrière longue de près de 40 ans, Fugain va demander à des « amis » chanteurs de lui écrire un texte qu’il va mettre en musique. Aznavour, Lama, Chédid, Nougaro, Le Forestier, Hardy, Sanson, Manset, Leprest, Adamo, Sardou et Duteil s’exécutent et l’album a pour titre « Bravo et merci » en 2007. Toujours à l’affût d’un nouveau concept qui pourrait compenser la mort annoncée de l’album CD, Michel décide de sortir un nouvel opus en quatre fois, en 2011, à raison de six chansons par saison réunies chacunes sur un mini CD. Malheureusement, le concept prend du plomb dans l’aile car ça ne marche pas comme prévu et, finalement, les 24 chansons seront commercialisées sur un double album qui sort en 2012. Vous pouvez en lire la chronique réalisée sur ce site en CLIQUANT ICI. En septembre 2013, quelques mois après avoir annoncé son retrait de la chanson, Michel Fugain se laisse séduire par une nouvelle expérience musicale issue de l’un de ses musiciens : Pierre Bertrand. Le projet « Pluribus » donne ainsi lieu à un album où il est épaulé par seize musiciens et, aussi, à une tournée de concerts s’y rapportant. A l’approche de son 75e anniversaire et de ses 50 ans de carrière, Michel Fugain est célébré par ses pairs avec la sortie d’un album qui reprend ses grands succès interprétés entre autres par Kids United, Patrick Fiori, Slimane, Claudio Capéo, Ben l’Oncle Soul, Anaïs Delva, Sophie Tapie, Arcadian, Corneille, Florent Mothe ou Chimène Badi. A partir de la fin 2018, Michel Fugain repart en tournée avec un spectacle différent : une « causerie musiacle » qui propose au public des chansons mais aussi des anecdotes savoureusement racontées par l’artiste.
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En 1992

12 mai 1975 : Naissance de la chanteuse ANNE qui connut la célébrité comme ambassadrice de Disney en France de 1989 à 1994. Lors de sa naissance sous le patronyme complet d’Anne Meson, sa mère, russe, est professeur de danse, et son père, espagnol, est musicien et acrobate. Dès son plus jeune âge, Anne pratique la danse, le piano et l’équitation. A sept ans, elle est le personnage principal de pubs télévisées pour des bonbons et des yaourts. Ensuite, elle participe à des défilés de mode pour enfants avant d’obtenir un rôle dans le film « Stress » en 1984 aux côtés de Carole Laure et Guy Marchand. Elle tourne encore dans trois autres films par la suite. Les représentations théâtrales et les spectacles musicaux s’enchaînent alors pour Anne: « Le malade imaginaire » avec Michel Bouquet, « Emile Jolie » de Philippe Chatel ou encore « 1789 » de Maurice Béjart. En 1989, la jeune fille signe un contrat avec la société Disney France. Et elle est, de suite, l’interprète du générique du nouveau film d’animation « Oliver ».

Un an plus tard, Anne enregistre son premier album qui reprend la chanson du nouveau dessin animé « La petite sirène » et d’autres mélodies Disney telles que « Tic et tac ». Du 26 février au 15 mars 1992, la jeune artiste fait ses premiers pas sur scène à Paris à l’Olympia où elle propose « Anne au pays d’Euro Disney ». Insensiblement, au fil des albums suivants, la chanteuse se démarque quelque peu des chansons de films de Disney pour se constituer un petit répertoire personnel qui ne bouscule toutefois pas son public: « Clarisse et les étoiles » sur l’autisme ou « Le pays blanc » qui traite de l’Antarctique menacé. Entre 1990 et 1994, elle présente avec Jean-Pierre Foucault l’émission télé française « Disney Parade » sur la chaîne privée TF1 le dimanche après-midi. Lorsque sa prestation prend fin, une compilation de ses grands succès est commercialisée pour marquer sa rupture avec la société Walt Disney. De 1989 à 1994, Anne a reçu trois disques d’or et connu deux nominations aux Victoires de la Musique. En 1995, la chanteuse se voit confier la présentation de l’émission « Tarmac » sur la chaîne télé française « Canal J » où elle reçoit les vedettes du moment: Pascal Obispo, Zazie ou Renaud par exemple. Mais le programme ne dure que quelques mois. Anne s’oriente alors vers le théâtre et part aux Etats-Unis suivre les cours du Theatre of Art de Los Angeles. En 2000, elle décroche un rôle dans la version anglaise de « Notre-Dame de Paris », le spectacle musical de Richard Cocciante et Luc Plamondon d’après Victor Hugo, qui est proposée à Las Vegas. De ce fait, elle a aussi l’occasion de jouer tantôt le rôle d’Esmeralda, tantôt celui de Fleur-de-Lys, dans la tournée française de « Notre-Dame de Paris » qui est mise sur pied entre 2000 et 2002. Elle enregistre alors une chanson en duo avec Garou sur l’album de ce dernier: « Criminel ». Quelques mois plus tard, Anne décide de s’installer en Espagne, aux Baléares, où elle intègre un groupe musical existant: les « Naughty Noise ». Alors qu’elle a déjà enregistré cinq albums avec le groupe, elle fait aussi partie, depuis 2010, de la formation « Fraggles ».
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12 mai 1992 : Décès, à Paris, de la comédienne et fantaisiste française Jaqueline MAILLAN. Née, à Paray-le-Monial le 11 janvier 1923, elle reste plus connue pour ses rôles et sketches extravagants que pour les 45 tours qu’elle a enregistrés. Car, en 20 ans, de 1954 à 1974, elle a sorti quelques chansons qui, toutes, étaient humoristiques. Depuis « Bergerette » jusqu’à « Mon polo », signées par Michel Emer qui écrivit « L’accordéoniste » pour Edith Piaf. Si ces chansons n’ont pas révolutionné la chanson française, la parodie de « Je t’aime moi non plus » qu’elle a enregistrée en 1970 avec Bourvil reste, lui, un morceau d’anthologie de l’humour gaulois.

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