20 JANVIER

 

Vadim Piankov en 1999

20 janvier 1963 : Naissance, à Krasnodar, du chanteur russe Vadim PIANKOV. Il passe son enfance et son adolescence dans une ville provinciale soviétique sous l’ère Brejnev. Pour échapper à une certaine morosité ambiante, Vadim se tourne vers le théâtre dans la ville de Saratov. Toujours plus ambitieux, il décide ensuite de partir à la conquête de Moscou où il rentre dans la meilleure école de cinéma de Russie, le VGIK. Et c’est là qu’il découvre l’oeuvre de Jacques Brel avec son monde poétique, rebelle, sarcastique, plein d’amour, de compassion, de haine et de protestation. Gorbatchev est alors au pouvoir. Vadim découvre la langue française grâce à ces chansons et il commence à s’attaquer au répertoire de Brel en traduisant ses chansons. Il les chante ensuite devant des spectateurs intrigués sur le Vieil Arbat, la rue moscovite devenue pendant « la perestroïka » un lieu d’expression artistique sans censure.

La chanson lui permet de poursuivre ses études, d’approfondir son talent d’interprète et de rencontrer de nouveaux publics. Entretemps, Boris Eltsine a pris les rênes de la Russie et c’est l’époque de l’ouverture pour ceux qui osent. C’est donc tout à fait logiquement que Vadim s’installe en Belgique. Dans les cabarets et boîtes à chansons de Bruxelles, il chante du Brel et du Barbara mais aussi des compositions personnelles. L’une de celles-ci est retenue pour être présentée au concours « Pour la gloire » de la RTBF, télévision francophone publique belge: « Nocturne » en 1998. Si les textes originaux de Piankov sont rédigés en français et en russe, il chante aussi les poètes français et russes: Musset, Aragon, Apollinaire, Pasternak, Pouchkine ou Vladimir Vissotski. Entre 1995 et 2005, il enregistre six albums. Artiste dans l’âme, Vadim Piankov est aussi comédien. Un second métier qu’il exerce également en France où il décide de vivre à la fin des années 2000. Pour en savoir plus sur Vadim Piankov et écouter ses chansons les plus récentes, n’hésitez pas à visiter son site internet en CLIQUANT ICI.
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Benjamin Biolay en 2017

20 janvier 1973 : Naissance, à Villefranche-sur-Saône, de l’auteur, compositeur, interprète et acteur français Benjamin BIOLAY. Sa mère est la petite-fille de Joseph Opinel, le fondateur de la célèbre fabrique de couteaux, et son père est clarinettiste amateur. Ses études se déroulent correctement au collège Notre-Dame de Mongré dans sa ville natale. Il s’intéresse assez tôt à la musique en pratiquant le violon et, ce qui est plus rare, le tuba grâce à sa présence au sein d’une fanfare locale. Mais le garçon est plutôt avide d’expériences musicales supplémentaires et il récolte deux premiers prix de trombone au conservatoire tout en jouant de la guitare de manière autodidacte. Après un petit détour par le lycée Saint-Exupéry de Lyon, Benjamin s’installe à Paris où il essaie de vivre de sa passion pour la musique. Il crée alors le groupe Matéo Gallion qui enregistre un disque live en 1994.

Parallèlement à ses activités au sein de cette formation, Benjamin fait la connaissance d’un maximum d’artistes pour lesquels il se propose de travailler. Ami du regretté Hubert Mounier, le chanteur de l’Affaire Louis’Trio, il écrit des arrangements pour un album du groupe en 1995. Il se fait alors remarquer par la maison de disques EMI qui lui signe un contrat pour des premiers singles qui ne se vendent pas énormément en 1997 et 1998. En 1999, il est à la base de l’album qui va révéler la chanteuse Keren Ann: « La biographie de Luka Philipsen » sur lequel se trouve la chanson « Jardin d’hiver ». Pour elle, il écrit et compose des morceaux mais il réalise aussi l’opus. Henri Salvador est touché par le travail du duo et leur confie la mise en oeuvre de son nouvel album « Chambre avec vue » qui signe un retour triomphal de l’artiste en 2000 avec, notamment, son interprétation toute personnelle de « Jardin d’hiver ». Il commence alors à préparer un nouvel album pour lui-même mais il s’occupe aussi des albums de Raphaël, de sa soeur Coralie Clément, d’Hubert Mounier ainsi que de celui de Lulu avec Bambou Gainsbourg. Sans oublier l’opus « Mieux qu’ici bas » qu’il réalise pour Isabelle Boulay qui en vend 1.500.000. Enfin, en mai 2001, Benjamin Biolay sort son premier album qui a pour titre « Rose Kennedy ». D’emblée remarqué et apprécié par les professionnels, le disque est sacré album révélation de l’année aux Victoires de la Musique en 2002. En 2003, son deuxième album a pour titre « Négatif » et est fortement influencé par l’univers musical de Serge Gainsbourg. Les albums vont alors se succéder tous les deux ans et l’artiste va prendre un soin tout particulier à les rendre à chaque fois différents musicalement d’abord et ensuite au niveau des thématiques abordées. Ils ont pour titres « A l’origine »(2005), « Trash Yéyé » (2007) et « La superbe » (2009). Quelques mois après la sortie ce dernier disque, il reçoit la Victoire de l’artiste interprète masculin de l’année et la Victoire de l’album de chansons. Benjamin se lance alors dans une grande tournée à travers la France, l’Espagne et l´Amérique du Sud. En 2012, le sixième opus de Benjamin Biolay s’appelle « Vengeance » et il y interprète des chansons en duo notamment avec Vanessa Paradis, Oxmo Puccino ou Orelsan. En 2013, il réalise et produit le sixième album de Vanessa Paradis, « Love Songs », dont il écrit et compose huit titres. Il y interprète aussi un duo avec la chanteuse : « Les roses roses ». Il accompagne ensuite Vanessa en tournée sur le « Love Songs Tour » en tant que musicien. Ces activités expliquent la pause un peu plus longue que le chanteur s’accorde avant de commercialiser l’album « Palermo Hollywood » qui sort en 2016. La galette numérique reçoit la Victoire de l’album de chansons lors des Victoires de la musique 2017. En mai 2017, il réitère l’expérience qui lui a permis de travailler en Argentine en 2016 et il y enregistre le disque intitulé « Volver ».
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20 janvier 1977 : Naissance, à Renaix, de l’interprète belge MELODY sous le nom de Nathalie Lefèbvre. La fillette grandit à Saint-Sauveur, entre Tournai et Ath, où son entourage lui trouve une voix étonnante. Elle se présente donc très jeune à des concours de chant et, lors d’une fête locale, Jean-Pierre Millers, le compositeur de Corinne Hermès, craque pour le talent de la gamine. Il la présente à un ami: le producteur Orlando, le frère de Dalida, qui fait signer un contrat à l’adolescente. A douze ans, la jeune fille pulvérise les hit parade de l’été 1989 avec « Y’a pas que les grands qui rêvent », une chanson dont le texte est écrit par le journaliste et chroniqueur Guy Carlier et la musique composée par Jean-Pierre Millers. Elle devient rapidement une vedette et son succès ne s’arrête pas là puisque quelques singles et deux albums permettent de mieux la faire connaître ensuite avec les titres « Chariot d’étoiles », « Le prince du roller » ou le très émouvant « Mamie ». Trop jeune peut-être pour supporter le poids d’une telle popularité sur ses frêles épaules, Mélody quitte l’univers de la chanson, en 1994, aussi vite qu’elle y est arrivée. C’est Orlando, le frère de Dalida, qui avait « lancé » Mélody. Toujours à l’affût de nouveaux talents depuis la disparition de sa soeur, il devait ensuite découvrir Hélène Ségara dont il finit par s’occuper exclusivement pendant des années. Depuis cette époque de grands succès, Nathalie (ex-Mélody) semble s’être mariée, être maman, et vivre dans sa ville natale de Renaix. Ci-dessous, une vidéo de « Y’a pas que les grands qui rêvent » en 1989.

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En 1992

20 janvier 2003 : Décès, à son domicile de Dreux, de la chanteuse française de zouk Edith LEFEL, victime d’un malaise cardiaque fatal à l’âge de 39 ans. Née le 17 novembre 1963 à Cayenne en Guyane, d’une mère guyanaise et d’un père martiniquais, Edith passe les trois premières années de sa vie en Guyane avant de vivre son enfance en Martinique. Elle y est bercée par la musique de son frère aîné qui est guitariste et qui lui permet de chanter dans son groupe de folk-rock. Et ses parents lui font connaître très tôt les chansons d’Edith Piaf, de Jacques Brel ou de Charles Aznavour. A quatorze ans, elle se retrouve en région parisienne où elle vit avec sa mère à Saint-Denis. Elle continue à s’intéresser à la musique et au zouk tout en se consacrant ensuite, du mieux qu’elle peut, à ses études de droit. De rencontre en rencontre, elle s’immisce de plus en plus dans le milieu artistique et musical français en devenant choriste de studio. Elle fait alors la connaissance de bon nombre de musiciens de zouk comme ceux du groupe Kassav. C’est ainsi grâce au groupe La Mafia qu’elle se produit avec lui sur scène aux Antilles en 1984. Là-bas, elle sympathise avec l’artiste Ronald Rubinel qui lui propose de chanter ses compositions. Arrangeur et producteur, il devient son pygmalion mais aussi le père de ses jumeaux Chris et Matthieu. De plus en plus « connue » dans le métier, elle est sollicitée, en 1987, par le groupe Malavoi pour remplacer Marie-José Alié victime d’une indisponibilité inopinée lors des concerts de la formation au Zénith de Paris. Tout à fait convaincante, Edith Lefel part alors en tournée avec Malavoi et multiplie les activités. Elle est ainsi choriste de Philippe Lavil lorsqu’elle enregistre son premier album en 1988: « La Klé ». Elle y interprète notamment un duo avec Ralph Thamar: « SOS mémé ». Sa carrière est véritablement lancée et elle se produit à de nombreuses reprises en Afrique. En 1992, la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français) lui attribue le trophée de la meilleure chanteuse de l’année pour son deuxième opus « Mèci ». Le 11 mai 1996, alors que son troisième album, « Rendez-vous », vient de sortir, Edith Lefel réalise un rêve d’enfant en chantant sur la scène de l’Olympia de Paris. En mai 1999, lors d’une tournée à la Martinique, elle chante en duo avec Jean-Jacques Goldman. La même année sort le disque « A fleur de peau » caractérisé par deux reprises peu banales: « Si j’étais un homme » de Diane Tell en version zouk et « L’hymne à l’amour » de Piaf en mode salsa. Il faut ensuite attendre décembre 2002 pour découvrir l’album suivant qui a pour titre « Si seulement ». Elle s’y entoure de grands talents de la musique zouk et enregistre aussi quelques mélodies plus intimistes qui mettent en valeur ses grandes capacités vocales.

Tout va pour le mieux pour Edith Lefel qui se prépare donc à repartir en tournée en 2003. Mais, le 20 janvier de cette année 2003, la chanteuse s’écroule à son domicile de Dreux, victime d’un malaise cardiaque fatal à l’âge de 39 ans. Ses obsèques ont lieu le 25 janvier 2003 en l’Eglise Saint-Sulpice de Paris et son corps est ensuite inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise.
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1er SEPTEMBRE

1er septembre 1971 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française d’origine tunisienne LAAM. Elle vit d’abord une enfance difficile ponctuée de problèmes familiaux. Elle finit par être placée dans un foyer à Bourges. Très jeune, elle se passionne pour la musique et, dès sa majorité, elle décide d’aller chanter dans le métro parisien. Elle y est remarquée au milieu des années 1990 par un producteur qui passe par là. C’est comme ça qu’elle a la possibilité d’enregistrer un premier disque en 1998. Il s’agit d’un single où elle reprend la chanson de Michel Berger « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux ». La nouvelle version de cette mélodie fait un carton et se vend à près d’un million d’exemplaires.

Dans la foulée de cet énorme succès, Lââm sort un premier album qui sera agrémenté d’autres hits: « Jamais loin de toi », « Les enfants de l’an 2000 » et « Assez ». En 2001, tout le monde attend le deuxième opus de la chanteuse au tournant. Mais l’opus « Une vie ne suffit pas » prend rapidement le chemin des meilleures ventes avec, notamment, la chanson « Que l’amour nous garde ». L’année suivante, Lââm passe en concert à l’Olympia de Paris. La même année, elle est à l’affiche d’une comédie musicale, signée Luc Plamondon et Romano Musumara, qui a pour titre « Cindy » présentée au Palais des Congrès de Paris. Elle y figure aux côtés de Frank Sherbourne, Murray Head et Carine qui a participé à la Star Academy 1. Le spectacle se traîne en longueur et est un flop total. Le duo « Un monde à nous », enregistré par Lââm et Frank Sherbourne, se vend quand même très bien. L’album que Lââm commercialise ensuite en 2004 est très, voire trop, diversifié. On s’y promène de la chanson de variété au rap en passant par le rock et le r’n’b et, au final, seuls 25.000 exemplaires en sont vendus. Il ne s’agit là que d’un léger passage à vide car, en 2005, le titre « Petite Soeur » va tirer à nouveau la chanteuse vers le haut des hit parade. La maison de disques profite de ce nouveau succès pour ressortir l’album de 2004 en y ajoutant trois titres dont « Petite Soeur ». Cette fois, 75. 000 exemplaires s’en écoulent sur le marché. Fin 2006, un nouvel album de Lââm est disponible: « Le sang chaud ». Ses ventes ne décollent pas. Les singles qui vont suivre vont être boudés par les radios et, d’échec en échec, la chanteuse continue toutefois à se produire sur scène là où elle excelle et libère toute son énergie pour un public qui lui est acquis et fidèle. En janvier 2009 sort une compilation de ses succès: « On a tous quelque chose de Lââm ». En février 2012, elle participe à Valenciennes, avec d’autres artistes comme Hervé Cristiani, à la soirée de l’association « Angèle en rêve » dont elle est la marraine. Puis, courant 2013, elle participe, avec d’autres vedettes confirmées, à l’enregistrement de la chanson « Notre liberté » qui est vendue au profit des Restos du Coeur Belges. En 2015, la sortie du single, « Tu me manques », dédié à sa meilleure amie disparue quelques mois plus tôt, annonce un nouvel album pour l’année suivante mais celui-ci risque de ne jamais voir le jour, Lââm ayant annoncé, en 2017, qu’elle n’enregistrerait plus jamais de disque. En 2019, elle apparaît sur scène lors de la tournée « Born in 90 » qui réunit un certain nombre de chanteurs ayant connu du succès durant cette décennie.

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Pochette du premier album de Coralie Clément en 2002

1er septembre 1978 : Naissance, à Villefranche-sur-Saône de la chanteuse française Coralie CLEMENT sous le nom de Coralie Biolay. Arrière-petite fille de l’inventeur de l’Opinel, elle est la sœur de Benjamin Biolay. Son enfance est bercée de musique car son père est clarinettiste et sa mère fredonne toutes les chansons de Charles Aznavour. A la maison, sa grande soeur Gaëlle joue de la flûte traversière à longueur de journées et son frère cadet, Benjamin, travaille ardemment le violon. A six ans, Coralie se met aussi à pratiquer le violon, un instrument sur lequel elle jouera pendant dix ans. Adolescente, Coralie explore la discothèque de ses parents et y trouve Gainsbourg, Birkin, les Beatles ou Françoise Hardy. Elle apprécie aussi beaucoup les chansons et l’univers de Vanessa Paradis. Et puis, il y a son frère Benjamin dont elle est une fan inconditionnelle. Elle suit ses débuts d’artiste avec passion et le voit grandir jusqu’à l’album qu’il réalise pour et avec Keren Ann ainsi que la chanson « Jardin d’hiver » qu’Henri Salvador accroche à son répertoire avec un succès fulgurant. Son plus beau cadeau est alors probablement celui que lui fait son frère lorsqu’il lui propose d’interpréter quelques chansons qu’il a écrites. Et même de les enregistrer, au nombre de treize, sur un album qui est commercialisé en 2002. L’une de celles-ci, une mélodie très courte, est un véritable bijou qui connaît un succès d’estime auprès des programmateurs musicaux : « Ca valait la peine ».

Trois ans plus tard, Coralie récidive l’aventure et publie un opus plus rock avec, pour le lancer sur les ondes, la chanson « Jeu du foulard ». La chanteuse décide alors de rencontrer son public et une tournée de concerts est mise sur pied. En 2008 un mini-album de quatre titres annonce un nouvel opus complet qui sort à la rentrée : « Toystore ». Il contient un duo avec Etienne Daho : « Je ne sens plus ton amour ». Ensuite, Coralie Clément marque une pause dans sa carrière artsitique pour se consacrer à son nouveau statut de maman. Et il faut attendre 2014 pour retrouver un nouveau disque dans les bacs : « La belle affaire ».
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1er septembre 2002 : Sortie du premier album révélation de la chanteuse française CAMILLE âgée de 24 ans. Il a pour titre « Le sac des filles ».

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