26 FEVRIER

 

26 février 1956 : Naissance, à Nancy, de l’artiste français Charlélie COUTURE. Son plus grand succès reste définitivement « Comme un avion sans ailes » en 1981.

Charlélie Couture en 1991 – Photo (c) Bernard Julien

Artiste jusqu’au bout des ongles, l’homme est chanteur mais aussi compositeur, peintre, écrivain et photographe. C’est sa grand-mère, professeur de piano, qui l’initie dès l’âge de six ans à cet instrument. Elle lui fait aussi découvrir la musique classique. Quelques années plus tard, Charlélie sort diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux Arts. En 1978, sa thèse de fin d’études est consacrée à « la polymorphie de l’esprit ». Elle est constituée de photos, de textes et de peintures. Simultanément, Charlélie auto-produit deux premiers disques qui obtiennent un succès d’estime. Quatre ans plus tard cependant, la popularité est au rendez-vous des chansons de l’album « Poèmes rock » enregistré à New York. Il s’agit là des débuts d’une carrière qui lui permet d’enregistrer près de 25 albums de chansons à ce jour. Car, s’il est chanteur, ses qualités de musicien lui ont permis de signer de nombreuses bandes originales de films comme celle de « Tchao Pantin » avec Coluche. En 2004, Charlélie s’installe à New York où il ouvre sa galerie d’art en 2009 et il obtient même la nationalité américaine deux ans plus tard. En 2011, Charlélie Couture sort un nouvel album nommé « Fort Rêveur ». Cet opus lui permet d’effectuer une tournée en 2011 et 2012 sur les scènes de France, de Belgique, de Suisse, du Canada et des États-Unis. En 2014, il commercialise, en septembre, l’album « Immortel » qu’il vient d’enregistrer avec la complicité de Benjamin Biolay. Au début de l’année 2016, c’est en Louisiane que Charlélie se rend pour enregistrer un nouvel album dans les studios Dockside avec des musiciens locaux. Mais, deux ans plus tard, exaspéré par la nouvelle politique américaine, l’artiste revient s’installer en France où il commercialise un nouvel album au début de l’année 2019 : « Même pas sommeil ». L’opus est dédié à deux personnes appréciées par Charlélie : Jacques Higelin et Véronique Colucci tous deux décédés le même jour : le 6 avril 2018.

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Fernandel en 1963

26 février 1971 : Décès, à Paris, du chanteur et acteur français FERNANDEL à l’âge de 67 ans. Il est né Fernand Contandin à Marseille le 8 mai 1903, de parents artistes. Star du cinéma français d’après-guerre, c’est cependant au music-hall qu’il commence sa carrière artistique encore enfant. Il ne délaissera d’ailleurs jamais totalement la musique et il continuera à enregistrer des chansons tout en se consacrant à ses activités cinématographiques. Parmi ses chansons les plus marquantes, il y a de nombreuses oeuvres plutôt drôles: « Ignace », « Le Tango corse », « On m’appelle Simplet », « Ne me dis plus tu » ou encore le célèbre « Félicie aussi ».

Ses débuts parisiens en tant que chanteur remontent à décembre 1928 avec un concert à Bobino. Quelques mois plus tard, il est engagé dans la revue d’hiver du concert Mayol où il se fait remarquer par le cinéaste Marc Allégret qui sera donc à la base de sa carrière au cinéma. Sur scène, parallèlement à ses activités d’acteur, il joue dans bon nombre de comédies musicales qui sont souvent adaptées pour le grand écran. C’est de ces spectacles que sont d’ailleurs issues les chansons à succès de Fernandel. En 1939, à l’aube de la seconde guerre mondiale, il enregistre « Francine », une chanson surprenante et très engagée contre la propagande allemande. Parmi les enfants de Fernandel, Franck Fernandel est lui-même devenu chanteur.
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Hélène Ségara en 2011

26 février 1971 : Naissance, à Six-Fours-les-Plages, de la chanteuse française Hélène SEGARA sous le nom de Hélène Aurore Alice Rizzo. Paradoxalement, c’est avec une chanson d’adieu qu’Hélène Ségara se fait connaître en 1996: « Je vous aime adieu ».

Et ce après un premier essai plutôt infructueux trois ans plus tôt. Produite par le frère de Dalida, Orlando, Hélène trouve les bonnes chansons qui vont rapidement faire d’elle une vedette. Elle enregistre ainsi « Vivo per lei » avec Andrea Bocelli (1997) et le thème principal du dessin animé « Anastasia »: « Loin du froid de décembre ». Mais, en 1998, c’est véritablement la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » qui est son tremplin. Dans le spectacle signé par Richard Cocciante et Luc Plamondon d’après l’oeuvre littéraire de Victor Hugo, elle reprend, au pied levé, le rôle d’Esmeralda qui était d’abord dévolu à Noa. Aux côtés de Patrick Fiori, Daniel Lavoie et Garou, elle reste plusieurs semaines sur la scène du Palais des Congrès de Paris au point de connaître des soucis importants au niveau des cordes vocales. Mais de bons médecins et la volonté de chanter à tout prix la voient bientôt revenir au premier plan des chanteuses françaises avec qui il faut compter. Ses succès ont alors pour titre: « Il y a trop de gens qui t’aiment », « Elle tu l’aimes », « Donner tout », « On n’oublie jamais rien on vit avec ». Sur scène, où elle réalise sa première expérience à Mons en Belgique, l’artiste aime alterner les genres et les tenues vestimentaires en proposant des séquences où la chorégraphie a une certaine importance. Le succès d’Hélène Ségara va toutefois s’amoindrir dans la seconde partie des années 2000. La sortie d’un album de reprises de standards mondiaux, « Mon pays c’est la terre » en 2008, ne va pas obtenir le résultat escompté. Et le choix des nouvelles chansons qui suivent ne semble plus être totalement en phase avec les goûts du grand public. Il faut attendre 2013 pour voir Hélène Ségara revenir au premier plan grace à un album où elle interprète des duos virtuels avec le défunt Joe Dassin de ses grands succès à l’initiative de l’un de ses descendants. Hélène Ségara subit au même moment des commentaires honteux d’utilisateurs des réseaux sociaux pour son embonpoint soudain. Elle doit y répondre en invoquant une maladie des yeux qu’elle soigne, entre autres, par de la cortisone. Un bien injuste sort que celui fait par les internautes à cette chanteuse qui, au-delà d’être une véritable artiste, possède une personnalité particulière et attachante ainsi que de grandes qualités de gentillesse et d’humanité. En 2014, la chanteuse enregistre un nouvel album dont le titre semble très autobiographique et rassurant: « Tout commence aujourd’hui ». Mais le succès de cet opus est, à nouveau, plutôt mitigé. Assumant plus que jamais ses origines, c’est un album de reprises et de versions françaises de grandes chansons italiennes qu’elle enregistre en 2016 sous le titre « Amaretti ». Elle y mélange la langue de Voltaire et celle de Dante pour interpréter « L’envol » (Il volo), « Le retour » (Tornero), « Un chant d’adieu » (Caruso), « Il mio refugio » ou « Ti amo ».
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26 février 2002 : Sortie de l’album « ARNO Charles Ernest ». Premier extrait: « Je Veux Nager ». Arno part en tournée avec les chansons de ce nouvel album à partir du 27 Février 2002.

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L’album de Pascal Brunner en 1997

26 février 2015 : Décès, à Nice, de l’imitateur, animateur, comédien et chanteur français Pascal BRUNNER. Né sous le patronyme de Pascal François le 18 octobre 1963 à Sarcelles, il est élevé par son beau-père, son véritable père étant emprisonné pour braquage de banques. Véritablement influencé par l’imitateur Thierry Le Luron dont il reçoit un album enregistré à l’Olympia en cadeau, il s’inscrit à un radio-crochet local qu’il remporte à Sarcelles. Il passe ensuite son adolescence à Saint-Quentin et, en 1983, il gagne un concours régional d’imitation qui lui permet de présenter quelques émissions de radio. Il décide alors de partir pour Paris où il se produit dans des cafés-théâtres sous son véritable nom. Découvert par Guy Lux alors qu’il est animateur au Club Med, il devient Pascal Brunner en participant à l’émission télévisée française « La Classe » présentée par Fabrice en 1989. Par la suite, il se dirige vers une carrière d’animateur radio (« Brunner à vif » et « Les grosses têtes » en 1995) et de présentateur de télévision (« Yapaka » en 1993, « Fa si la chanter » en 1994, « Une famille en or » en 1998). En 1997, touche-à-tout artistique, il enregistre un album de chansons intitulé « Simplement ». Les douze titres de l’opus ne sont pas radiodiffusés et le disque ne connaît pas le succès espéré. Il se tourne ensuite vers le théâtre et, en 2004, il interprète le lieutenant Columbo dans « Une Femme de trop ». Quatre ans plus tard, il rachète le cabaret parisien « Don Camilo » qui devient « Chez Pascal Brunner ». Il y accueille de nombreux jeunes talents. En 2009, passionné de chanson française, l’artiste monte deux spectacles. L’un est consacré à Gilbert Bécaud (« Et maintenant ») et l’autre aux chansons françaises de 1960 à 2000 (« Un pour tous »). Quelques mois plus tard, Pascal Brunner apprend qu’il souffre d’un cancer de la gorge. Fin 2012, il publie le livre « Gloire, galère, cancer, je paye la note » aux éditions Pygmalion. En 2013, ses problèmes de santé le contraignent à ralentir puis à arrêter ses activités. Pascal Brunner meurt le 26 février 2015 à l’hôpital l’Archet de Nice à l’âge de 51 ans.
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5 JANVIER

 

Dany Saval en 1971

5 janvier 1942 : Naissance, à Paris, de Dany SAVAL. Surtout connue ces dernières années comme l’épouse de Michel Drucker depuis 1973, Dany Saval fut d’abord danseuse et comédienne avant de pousser la chansonnette en enregistrant quelques titres entre 1959 et 1971: « L’amour tourne en rond » ou « Hôtel particulier » entre autres. Ce ne furent pas de grands succès. Née sous le nom complet de Danielle Nadine Savalle, elle fut aussi l’épouse de Maurice Jarre en 1965 avec qui elle eut une fille prénommée Stéphanie et née en 1966. Elle s’est retirée de la vie publique et artistique en 1987.

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Photo de 1982 (c) Benjamin Auger

5 janvier 1949 : Naissance, à Belcourt près d’Alger, du chanteur Rachid BAHRI. Dans son pays d’origine et dès son enfance, Rachid rêve de devenir musicien. C’est comme ça qu’il apprend, en autodidacte, à jouer de la guitare et du piano. Il observe et intègre aussi au plus profond de lui-même un important métissage de cultures musicales. A la maison, il chante ainsi aussi bien en français qu’en arabe et en anglais. Sa voix se prête à merveille à l’interprétation du blues et il n’est pas rare que Rachid interprète aussi ce genre de mélodie. Au tout début des années 1970, Rachid Bahri s’installe en France pour pratiquer la musique et il a la chance de pouvoir y accompagner des artistes internationaux majeurs sur scène : Donna Hightower, Stevie Wonder, Steve Winwood and David Gilmore (Pink Floyd), Manu Dibango, etc. Il est aussi engagé pour assurer la direction musicale de quelques disques pour Jacques Yvart notamment en 1976. Grâce à son talent et à ses capacités vocales, il est remarqué par un producteur qui lui propose d’enregistrer des chansons. Après avoir commercialisé quelques 45 tours sans succès dont un sous le nom de Rashied en 1975, cet artiste connaît des « tubes » comme « J’ai le coeur au bord des larmes » et « Terre sanguine » au début des années 1980. Il est ensuite retombé dans l’anonymat malgré la sortie de quelques albums plutôt bien produits (comme « Il y a des braves gens partout » en 1997) et une voix rauque peu commune.

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Dans les années 1980

5 janvier 1956 : Naissance, à Gembloux, de la chanteuse belge Jo LEMAIRE. Cette interprète talentueuse commence sa carrière dans les années 1970 comme chanteuse du groupe FLOUZE avec lequel, après plusieurs succès en anglais, elle atteint les sommets des hit-parade en reprenant « Je suis venue te dire que je m’en vais » de Serge Gainsbourg en 1981.

Entamant alors une carrière solo, elle tente un premier 33-tours où une face est chantée en français et l’autre en anglais. Il a pour titre « Concorde », sort en 1983 et est récompensé par un disque d’or grâce aux succès de « Parfum de rêve » et « La mémoire en exil ». Un an plus tard, l’opus suivant intitulé tout simplement « Jo Lemaire » fait la part belle, totalement en français, aux rythmes rock, pop et funky. Le titre phare est « Tentations ». Après un disque en anglais (« Stand up » en 1987), l’artiste revient sur disque compact cette fois, en 1990, avec un album de chanson française sobre : « Duelle ». Plusieurs titres deviennent des succès : « C’est mon bateau », « La nuit te ressemble » et « Un mot ne suffit pas ». Ce disque lui permet de franchir les frontières de la Belgique et de se faire connaître en France mais aussi en Suisse, au Québec et aux Pays-Bas. Elle est ainsi amenée à se produire dans des festivals à Montréal, à Québec ainsi qu’aux Transmusicales de Rennes et au Printemps de Bourges. Les albums se suivent et récoltent tous un beau succès international : « Aujourd’hui » (1992 avec « Babylone » et « Anonyme incognito ») et « Liverpool » (1994). Depuis 1991, Jo Lemaire s’est aussi appliquée à chanter en néerlandais avec un premier essai enregistré en hommage au célèbre chanteur belge néerlandophone Will Tura : « Heimwee naar huis ». Et cela plaît au public qui en redemande : c’est le début d’une belle carrière pour l’artiste en Flandre. En 1997, alors que sort l’album « Jour et nuit », elle est élue “personnalité wallonne la plus populaire” par les jeunes lecteurs du journal flamand “De Morgen”. Elle se déplace alors dans les écoles du nord de la Belgique pour y inciter, par des chansons francophones, les jeunes élèves à s’intéresser à la langue française. Cette année-là aussi, elle est l’invitée surprise de « Night of the Proms » à Anvers : elle y chante aux côtés d’artistes comme Simple Minds, Deborah Harry (Blondie) ou Alan Parsons Projects. L’année suivante, elle est engagée dans la comédie musicale “Brel Blues” qui est consacrée, vingt ans après la mort de l’artiste, aux chansons de Jacques Brel traduites en néerlandais. Dans la foulée, Jo Lemaire enregistre un CD, « Enkelvoud » où l’on retrouve ses grands succès personnels en version néerlandaise. En 1999, elle rend hommage à Edith Piaf dans un spectacle personnel (« Piaf : une vie ») qui tourne beaucoup et qu’elle a l’occasion de présenter au festival d’été de Québec en juillet 2000. Les concerts mobilisent la chanteuse jusqu’en 2002 et, l’année suivante, elle prépare un nouvel album de 23 chansons originales et succès qui sort en octobre : « Jo prend la mer ». En 2007, elle entame la présentation d’un nouveau tour de chant basé sur les chansons françaises de ses vacances enfantines : « Jo chante la douce France ». La tournée des concerts se poursuit en 2008 et 2009 avant que Jo Lemaire ne propose deux rétrospectives de ses plus grands succès sur scène : « Une vie, une voix » et « D’icône rock à chansonnière ». Se consacrant presque définitivement vers l’art de la scène, la chanteuse embraye, en 2011, sur un spectacle intitulé « My sentimental journey » où elle évoque la musique européenne au travers du fado portugais, de la folk irlandaise, de la chanson française ou du cabaret allemand.
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Berliner en 1990 – Photo (c) Tony Frank

5 janvier 1956 : Naissance, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète Gérard BERLINER. Dès l’âge de treize ans, déjà attiré par des activités artistiques, il décroche des petits rôles au cinéma et au théâtre. Et, comme il veut en faire un métier, il s’inscrit ensuite aux cours d’art dramatique de Claude Viriot et quitte sa famille à quinze ans pour vivre avec la secrétaire d’une firme discographique. Passionné de musique et de chanson, il tient une échoppe de disques au marché aux puces avant de pouvoir enregistrer une première chanson en 1974 : « Pour toi je veux vivre ». Cela lui permet d’être à l’affiche des concerts gratuits de la tournée d’été de la radio périphérique française Europe 1 en première partie des Martin Circus et de Georgette Plana. Engagé comme figurant pour des émissions télévisées françaises comme celles produites à l’époque par Gilbert et Maritie Carpentier, il effectue de nombreuses rencontres et, en 1978, il est remarqué par Serge Lama qui lui demande d’assurer les levers de rideaux de ses concerts. Puis, c’est la première partie de Marie-Paule Belle qu’il preste à l’Olympia de Paris en 1977. Il poursuit alors sa carrière artistique en travaillant pour les autres : il compose et réalise ainsi un 45 tours pour l’actrice et chanteuse française Babeth, « Bébé Reggae », en 1981. La même année, il fait la connaissance du parolier Frank Thomas avec qui il écrit la chanson « Louise » qui devient l’un des « tubes » de l’été 1982 avec 1,5 million de disques vendus.

Gérard Berliner est alors invité de l’émission télévisée Champs-Élysées de Michel Drucker, puis, en octobre 1983, il est au programme de l’Espace Cardin à Paris où il assure la première partie des concerts de Juliette Gréco durant un mois. Il éprouve ensuite bien des difficultés à rester populaire malgré des chansons comme « Voleur de mamans » entre autres. L’artiste enregistre cependant quelques albums (« Je porte ma vie » en 1983, « La mémoire profane » en 1984) et ses chansons font l’objet de quelques compilations. Gérard Berliner alterne alors des prestations dans des séries télévisées et des concerts dans des salles parisiennes comme Le Sentier des Halles ou le Casino. Et il faut attendre les années 1990 pour qu’il enregistre d’autres albums comme « De toi à moi » en 1990. Un album qui lui permet d’âtre l’invité d’honneur d’un podium d’été réalisés par la radio publique belge RTBF à Butgenbach le mercredi 8 août 1990. Suivent alors les opus « Le Vertige des fleurs » produit par Charles Aznavour en 1992, « Chien de voyou » en 1994 et « Heureux » en 1997. Pour le 14 juillet 2002, date du bicentenaire de la naissance du poète-écrivain des « Misérables », il est celui qui a écrit le spectacle « Hugo illumine Paris » sur les conseils du célèbre l’historien et académicien Alain Decaux. Il lui vient alors l’idée de monter un spectacle mêlant chanson et théâtre : « Mon alter Hugo », évocation personnelle de la vie de Victor Hugo qu’il présente durant plusieurs saisons à Paris. Il tourne également avec un spectacle en hommage à Serge Reggiani. On le revoit à l’occasion de certaines émissions télévisées et ses spectacles attirent toujours autant de spectateurs. En 2006, il est nommé aux « Molières » dans la catégorie « Molière du spectacle musical » pour « Mon alter Hugo ». Mais, de manière inopinée, Gérard Berliner décède à l’hôpital Necker de Paris le 13 octobre 2010 d’une crise cardiaque à l’age de 54 ans. Sa dépouille est inhumée au cimetière parisien du Père-Lachaise, division 44. Gérard Berliner y repose auprès de ses parents et de son demi-frère, Bruno Berliner, membre du célèbre gang des postiches et abattu le 14 janvier 1986 au cours d’une fusillade avec des policiers à la suite d’un braquage.
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MISTINGUETT

5 janvier 1956 : Décès, à Bougival, de la chanteuse et actrice française MISTINGUETT. Née le 5 avril 1875 à Enghien-les-Bains sous le vrai nom de Jeanne Bourgeois, elle passe son enfance dans un milieu familial plutôt modeste à Soisy-sous-Montmorency. Elle est très tôt intéressée par les arts et décide de suivre des cours de chant et de théâtre. C’est ainsi qu’à peine âgée de dix ans, elle est engagée au Casino de Paris en lever de rideau de la revue qui y est alors présentée. Elle a mis le pied à l’étrier et Jeanne ne quittera plus le milieu du music-hall parisien qu’elle va fréquenter désormais sous le pseudonyme de Mistinguett. A partir de 1897, c’est comme chanteuse comique qu’elle est appréciée du public de l’Eldorado pendant dix ans. Par la suite, elle se retrouve à l’affiche des revues du Moulin Rouge ou encore des Folies Bergère aux côtés de Maurice Chevalier dont elle tombe amoureuse. En 1914, au début de la « grande guerre », Maurice Chevalier est envoyé au front où il est blessé et capturé par les Allemands. Mistinguett se porte volontaire pour devenir espionne mais aussi pour essayer de libérer Maurice. Elle y parvient en 1916. A la libération, en 1918, Mistinguett est engagée comme meneuse de revues au Casino de Paris jusqu’en 1925. Simultanément, Mistinguett exporte son talent: en 1923, elle est l’invitée d’honneur du bal du Copacabana Palace à Rio au Brésil. Délaissant Maurice Chevalier, elle fréquente alors un jeune dessinateur nommé Charles Gesmar qui va réaliser les affiches de la « Miss » qui resteront immortelles. Charles décède en 1928 à l’âge de 28 ans. C’est aussi dans les années 1920 que Mistinguett enregistre ses grands succès de chansons que restent « Ca c’est Paris », « Mon homme » ou encore « Valencia ». En 1937, elle fait ses premiers pas au cinéma dans le film « Rigolboche ». L’artiste se fait plus rare après la seconde guerre mondiale et elle décède le 5 janvier 1956 à Bougival. L’immeuble parisien qu’elle a occupé un moment au 24 du boulevard des Capucines porte une plaque le rappelant. Lors du cinquantième anniversaire de son décès en 2006, un hommage appuyé a été rendu à Mistinguett par la ville d’Enghien-les-Bains. Fin 2014, une comédie musicale française ayant pour titre « Mistinguett, reine des années folles » est mise sur pied à Paris avec l’époustouflante Carmen Maria Vega dans le rôle de la Miss.
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Francis Lopez

5 janvier 1995 : Décès, à Paris, du compositeur français Francis LOPEZ. Basque d’origine, il naît le 15 juin 1916 à Montbéliard. Orphelin de son père à l’âge de cinq ans, c’est à Paris qu’il aboutit pour y suivre des études de dentiste. Pour payer ces études onéreuses, il joue du piano le soir dans les bars de la ville lumière. Dès le début des hostilités, Francis Lopez est envoyé à la guerre d’où il revient rapidement blessé en 1940. Comme dentiste, il rencontre d’autres personnes de la communauté basque installée à Paris. Et, parmi elles, le chanteur André Dassary qui lui découvre des talents de compositeur. De fil en aiguille, ses mélodies vont séduire de plus en plus de chanteurs: Maurice Chevalier, Tino Rossi ou Georges Guétary par exemple. Mais le vrai succès, Francis Lopez l’obtient à partir de 1945 en composant des opérettes dont Luis Mariano sera la star. Il y aura « La Belle de Cadix », « Le Chanteur de Mexico », « La Route Fleurie » ou, plus tard, « Gipsy » dont José Todaro est la vedette, Luis Mariano étant alors décédé.
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25 MARS

 

Jean Sablon en 1961

25 mars 1906 : Naissance, à Nogent-sur-Marne, du chanteur crooner français Jean SABLON. Ayant décidé de devenir chanteur, il commence, dès l’âge de 17 ans, à se produire dans des opérettes à Paris. Ensuite accompagné par la pianiste-compositrice Mireille pour son premier album, il connaît un succès fulgurant avec la chanson « Couchés dans le foin ». En 1931, il apparaît aux côtés de la star Mistinguett au Casino de Paris. Jean Sablon entre alors dans la légende en 1935 en devenant le premier chanteur français à se produire sur scène avec un microphone. Deux ans plus tard, il remporte le Grand Prix du Disque avec la chanson « Vous qui passez sans me voir », écrite à son intention par Charles Trenet, Johnny Hess et Paul Misraki.

Il décide alors de s’installer aux Etats-Unis pour travailler à Broadway avec des célébrités comme George Gershwin. Lors d’une escapade canadienne à Montréal, il rencontre une artiste du cru: la Bolduc, spécialiste du « turlutage » ou du « tire-langue » (tam-di-de-lam) dans ses chansons. Véritable crooner et chanteur de charme à la voix de velours, Jean Sablon fut l’un des chanteurs les plus populaires de son époque. Il enregistra des disques accompagnés de grands musiciens comme Django Reinhardt ou Stéphane Grappelli. Il connut aussi un succès international sur scène et son dernier concert à New York date de 1981. Un an plus tard, il faisait ses adieux à Paris. A 87 ans, Jean Sablon est décédé à Cannes (F) le 24 février 1994. Il a été inhumé au cimetière parisien de Montparnasse. En 1979, à la télévision française, Jean Sablon interprétait un de ses grands succès, « Je tire ma révérence » en duo avec le comédien français Jean Piat : séquence souvenirs à découvrir ci-dessous.

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Christine Sèvres en 1963 – Photo (c) Suzy Souchon

25 mars 1931 : Naissance, à Paris, de la chanteuse et comédienne française Christine SEVRES, Jacqueline Christine Boissonnet de son vrai nom. Adolescente fugueuse, elle rêve de faire du théâtre et, pour ce faire, s’inscrit à un cours d’art dramatique. Pour payer ces études, elle effectue divers petits métiers. En 1956, elle rencontre le débutant Jean Ferrat qui lui écrit et compose quelques chansons de son crû. Elle se pique alors au jeu de la chanson mais ne délaisse pas ses ambitions de comédienne. Christine Sèvres, qui a désormais choisi ce pseudonyme, se produit alors dans divers endroits parisiens consacrés à la chanson. Et elle joue aussi au théâtre dans des pièces de Victor Hugo, Anton Tchékhov ou Carlo Goldoni. L’amitié de Ferrat va se transformer en amour et, en 1960, elle épouse celui qui commence sérieusement à se faire connaître avec des chansons comme « Eh l’amour ». Alors qu’elle a déjà enregistré trois chansons qui se retrouvent sur ce que l’on n’appelle pas encore une compilation en 1960, Christine Sèvres sort véritablement son premier disque en 1962. Elle effectue alors la première partie des spectacles de Georges Brassens en 1963, 1964 et 1967. Et c’est au beau milieu des événements de mai 1968 que sort le premier 30 cms de la chanteuse. Conséquence: l’album passe totalement inaperçu des médias et du public français. Quelques mois plus tard, elle enregistre, avec Jean Ferrat, un duo qui figure sur l’album du chanteur: « La matinée ». En 1969 à Paris, Christine Sèvres passe en lever de rideau de Serge Reggiani à Bobino. En 1970, l’artiste veut confirmer l’essai de 1968 avec un second album mais celui-ci ne connaît pas un meilleur destin que le précédent. Et Christine Sèvres décide d’arrêter la chanson. A Antraigues-sur-Volane (Ardèche, F), où elle décide de s’installer avec Jean Ferrat en 1974, elle se consacre à la peinture. En 1980, elle fait toutefois un rapide retour à la chanson afin de réenregistrer le duo de « La Matinée » pour l’intégrale que Jean Ferrat sort chez l’éditeur-producteur Gérard Meys. Sa voix est toujours celle des années 1960 malgré la maladie qui ronge la chanteuse. A Marseille, où elle reçoit des soins médicaux nécessaires à son état de santé, elle meurt du cancer le 1er novembre 1981 à 50 ans.

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Teri Moïse en 1999

25 mars 1970 : Naissance, à Los Angeles (USA), de la chanteuse Teri MOISE. Ses parents sont des émigrés haïtiens vivant dans le quartier défavorisé de South Los Angeles. En 1990, elle débarque en France pour étudier les lettres à la Sorbonne. Passionnée de musique, elle retourne ensuite en Californie et s’inscrit au Los Angeles Musician Institute. Puis, elle revient en France et, après avoir été bassiste dans plusieurs groupes, elle travaille comme choriste à Paris. Remarquée par un producteur, elle sort son premier album en 1996. Il contient un « tube » absolu diffusé par toutes les radios: « Les poèmes de Michelle ».

Pour ce premier album éponyme Teri Moïse reçoit la Victoire de la musique de l’artiste interprète ou groupe francophone de l’année 1997. Grâce à d’autres titres comme « Je serai là », elle vend 500.000 exemplaires de son premier album. En 1998, son deuxième opus, qui reprend les titres « Fais semblant » et « Star », n’obtient pas le même score mais il s’écoule quand même à plus de cent mille unités. Après ça, Teri Moïse disparaît de la circulation aussi vite qu’elle y est apparue et il est presque impossible de savoir ce qu’elle est devenue. Jusqu’à ce 16 mai 2013 ou sa maison de disques annonce qu’elle est décédée. Sa mort remonterait au 7 mai 2013: un suicide dans une chambre d’hôtel à Madrid en Espagne.
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4 MARS

 

Rose Laurens en 1985 – Photo (c) Erick Ifergan

4 mars 1953 : Naissance, à Paris, de l’interprète, auteure et compositrice française Rose LAURENS. D’origine polonaise, son vrai nom est Rose Podwojny. Son grand-père, pianiste et violoniste, compose de la musique pour accompagner les films muets projetés dans un cinéma de Varsovie. Et la petite Rose commence à chanter très jeune puisque, à huit ans déjà, elle gagne son premier concours. Vivant dans la capitale française, elle est souvent emmenée par ses parents à l’Olympia où elle découvre avec stupeur la voix de l’Américaine Dionne Warwick. Avec son baccalauréat en poche, elle apprend le russe, vend des vêtements mais reste passionnée avant tout par la musique et la chanson. De nombreuses aventures musicales vont alors émailler la vie de l’artiste. En 1972, elle est la chanteuse d’un groupe nommé « Sandrose » qui enregistre un seul et unique album de rock progressif. Sous un premier pseudonyme, celui de Rose Merryl, elle enregistre quelques 45 tours à la fin des années 1970 mais ces derniers restent confidentiels. Rose rencontre alors le compositeur Jean-Pierre Goussaud dont elle devient la compagne. Comme une sorte de pygmalion, le musicien va lui confectionner un répertoire sur mesure. Mais il faut encore attendre un peu pour voir le succès arriver. En 1980, en effet, Rose, qui a définitivement opté pour le pseudonyme Laurens, interprète le rôle de Fantine dans « Les Misérables » de Victor Hugo, la tragédie musicale composée par Claude-Michel Schönberg, adaptée par Alain Boublil et mise en scène par Robert Hossein au Palais des Sports de Paris. Du coup, son agenda est bloqué pendant un an et son premier album, « Déraisonnable », ne sort qu’en 1982 mais il comporte un énorme « tube » : « Africa ».

Un an plus tard, Rose Laurens enregistre un deuxième album qui se signale par les chansons « Vivre » et surtout « Mamy Yoko ». Pour son album sorti en 1986, Jean-Pierre Goussaud signe évidemment toutes les musiques mais les textes sont écrits par Francis Cabrel (« Quand tu pars »), Yves Simon, Sylvain Lebel, Marc Strawzynski et Yves Duteil. Rose Laurens écrit elle-même « La nuit ». La même année, elle se produit plusieurs fois à l’Olympia de Paris. En 1987, elle apprend que son compagnon, Jean-Pierre Goussaud, souffre d’un cancer. Elle décide d’arrêter sa carrière. Trois ans vont passer avant que Rose ne revienne à la chanson avec le dernier album que Jean-Pierre Goussaud a décidé de lui composer avant de mourir. Complètement bouleversée, Rose Laurens prend du recul et n’enregistre un nouvel album qu’en 1996. Mais le succès n’est pas au rendez-vous. 20 ans après son expérience du spectacle musical « Les Misérables », elle obtient à nouveau un rôle dans la comédie musicale de François Valéry, « L’ombre d’un géant », consacrée à James Dean. En 2007 et 2008, elle rejoint la troupe des artistes qui font partie de la tournée « RFM Party 80 ». Avril 2015 marque le retour de Rose Laurens avec un nouvel album qu’elle écrit avec la collaboration de l’humoriste Pierre Palmade: A.D.N. Elle interprète une chanson de cet opus, « Si j’pars sur une île », dans quelques émissions de la télé française. Mais l’artiste est malade et sa santé ne va cesser d’empirer malgré un dernier rendez-vous avec le public honoré en 2016 au Cabaret Sauvage à Paris. Elle décède dans la nuit du 29 au 30 avril 2018 à l’âge de 65 ans.
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Thierry Pastor en 1982

4 mars 1960 : Naissance, à Oran en Algérie, du chanteur français Thierry PASTOR. Lors de l’indépendance de l’Algérie, Thierry rejoint la France avec ses parents qui s’installent dans la région de Lyon, à Meysieu. Passionné de musique dès son plus jeune âge, Thierry se produit déjà sur scène à douze ans et, cinq ans plus tard, il est déjà pratiquement un professionnel de la chanson. Il lui faut cependant attendre 1981 pour enregistrer un énorme « tube » en France et dans les pays francophones. Sa chanson « Le coup de folie » est produite par l’humoriste Roland Magdane qui partage alors avec lui le goût pour la moustache. Mais un grave accident de voiture va briser la carrière naissante de Thierry Pastor en 1983. Sans se décourager, après des mois de rééducation, en 1985, il cartonne à nouveau dans les charts avec « Sur des musiques noires ». Malgré la sortie régulière de disques « singles » jusqu’en 1996, la suite de sa carrière est moins florissante. Et, comme beaucoup d’autres artistes de la même génération, Thierry Pastor participe de temps à autre à des évocations scéniques des années 1980 : RFM Party 80 ou Stars 80. Il possède aussi un studio d’enregistrement où il permet à de jeunes chanteurs de réaliser des maquettes.

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Claude Nougaro en 1964 – Photo (c) Suzy Souchon

4 mars 2004 : Décès, à Paris, de l’auteur-compositeur et interprète français Claude NOUGARO. Né à Toulouse le 9 septembre 1929 d’un père chanteur d’opéra et d’une mère prof de piano, c’est par ses grands-parents paternels qu’il est d’abord élevé. Ces derniers sont également chanteurs dans une chorale. Il est donc inutile de préciser que le petit Claude est bercé, dès son plus jeune âge, par la musique et la chanson. Après ses études secondaires, il effectue son service militaire au Maroc en 1949. Et, à son retour, il emménage à Paris où il décide de faire du journalisme. Parallèlement à cette activité, il commence à écrire des chansons qui séduisent Marcel Amont ou Philippe Clay qui les interprètent. Il se lie aussi d’amitié avec Georges Brassens. A partir de 1959, il franchit un pas supplémentaire et interprète ses chansons au « Lapin agile » à Montmartre. Dans le même temps, il sort un premier 33-tours qu’il écrit et enregistre avec un copain nommé Michel Legrand. Le succès n’est pas encore au rendez-vous malgré une chanson comme « Il y avait une ville » qui connaîtra la popularité quelques années plus tard. Alors que le rock and roll fait son apparition en France grâce à Boris Vian et Henri Salvador dont Nougaro est proche, le chanteur va se différencier en introduisant des rythmes jusque là inédits dans la chanson francophone. Il est ainsi beaucoup influencé par le jazz et le blues. Et ses premiers succès vont éclore en 1962 avec des thèmes novateurs comme « Le jazz et la java », « Le cinéma » ou « Une petite fille ». Malgré un grave accident de voiture qui l’immobilise un bon moment en 1963, Claude Nougaro continue à enregistrer des chansons qui ont les faveurs du public et des radios: « Cécile ma fille » (1963), « Chanson pour Marilyn » (1963), « Il y avait une ville » (version 1964), ou « Je suis sous » (1964). Il part ensuite quelque temps au Brésil et en revient avec d’autres influences musicales qui se traduisent notamment en chanson par « Bidonville » (1965). Son ami le poète Jacques Audiberti s’éteint en 1965 et il lui rend hommage avec la « Chanson pour le maçon ». Cette année-là est aussi celle de succès qui ont pour titre « Armstrong » ou « Sing Sing song ». L’an suivant est parsemé d’autres thèmes connus comme « A bout de souffle » (sur le Blu Rondo à la turc de Mozart), « L’amour sorcier » ou « Les mains d’une femme dans la farine ». En 1967, Claude Nougaro écrit et interprète un véritable chef-d’oeuvre, hymne à sa ville natale: « Toulouse ». Un an plus tard, marqué, comme plein d’autres artistes, par les événements de mai 1968, il interprète « Paris Mai » qui est interdit d’antenne en France. Mais d’autres de ses chansons sont diffusées cette année-là: « La pluie fait des claquettes » ou « Quatre boules de cuir ». Les succès se raréfient au début des années 1970 si l’on excepte « Dansez sur moi » en 1973. Du coup, il change de maison de disques en 1975 et débarque chez Barclay avec un album qui renoue avec le succès et des titres comme « Brésilien » (1975), « Ile de Ré » (1976), « Nobody knows » (1978), « Tu verras » (1978), « Le coq et la pendule » (1980), « Rimes » (1981), et « Ami chemin » (1983).

Mais, à nouveau, au fil du temps, ses chemins s’éloignent de ceux des grands vendeurs de disques et, en 1985, les responsables de Barclay lui rendent son contrat. Nougaro est alors conscient du fait que son inspiration s’égare et n’est peut-être plus au « goût du jour ». Avide de nouvelles expériences musicales, il vend sa maison de Montmartre et part vivre à New York pour y rencontrer des musiciens. Et celui avec qui il décide finalement de travailler est un Français installé et reconnu là-bas: Philippe Saisse. Ce dernier oriente Nougaro vers des nouvelles sonorités qui mélangent le jazz, le funk, le rock et l’électro (qui ne s’appelle pas encore comme ça). Le cocktail est détonnant et est enfermé dans un disque compact qui est le premier commercialisé à ses frais par Nougaro. Le nom de l’opus est tout un programme, « Nougayork », et il sort en 1987. Le succès de l’album est énorme. Au point d’être récompensé en 1988 par les Victoires de la musique du meilleur album et du meilleur artiste. Entre 1993 et 1997, l’artiste sort trois albums dont les succès sont moindres mais importants comme « Vie violence » (1993). En 1995, Claude Nougaro doit être opéré du coeur. Mais cela ne l’empêche pas de continuer à se produire sur scène. En 2002, il présente d’ailleurs un spectacle étonnant où il récite les textes de ses chansons seul sur les planches: « Les fables de ma fontaine ». En 2003, alors qu’il prépare un nouvel album de chansons jazz sous le titre « La note bleue », sa santé se dégrade rapidement à la suite d’un cancer du pancréas. Le 4 mars 2004, il décède et ses cendres sont dispersées dans la Garonne au coeur de sa ville natale de Toulouse. Le mixage du disque entamé est achevé et l’album sort finalement à titre posthume le 30 novembre 2004.

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Stromae en 2011

4 mars 2011 : Pour la première fois, STROMAE est en concert à l’Ancienne Belgique de Bruxelles (B). C’est la consécration pour le Belge Paul Van Haver, alias Stromae, qui a été révélé en 2010 par le « tube » « Alors on danse ».
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Jérôme Savary dans les années 2000

4 mars 2013 : Décès, à Levallois-Perret (F), de Jérôme SAVARY des suites d’un cancer à l’âge de 70 ans. Metteur en scène et directeur de théâtre français, Jérôme Savary était né le 27 juin 1942 à Buenos Aires en Argentine. Son père, français et juif ayant fui en 1939, était écrivain. Sa mère, juive d’origine allemande et américaine de la haute société, était la fille de Frank Higgins, Gouverneur de l’État de New York de 1905 à 1907. Élève au Collège Cévenol, Jérôme Savary se rend très jeune à Paris où il apprend la musique et fait des études aux Arts Déco. À 19 ans, il part pour New York où il découvre les jazzmen qu’il fréquente: Count Basie et Thelonious Monk entre autres. En 1962, il retourne en Argentine et travaille à Buenos Aires comme illustrateur et dessinateur. De retour à Paris trois ans plus tard, il crée la « Compagnie Jérôme Savary ». En mai 68, il collabore au journal « Action ». Passionné de théâtre et de musique, il n’a de cesse de mettre en scène des spectacles où les deux genres sont étroitement liés. Son humour très particulier et son amour pour les scènes légères feront de la plupart de ses mises en scène de grands moments souvent festifs. De 1982 à 1986, il dirige le Centre Dramatique National du Languedoc-Roussillon baptisé Nouveau Théâtre Populaire de la Méditerranée à Montpellier. Ensuite, pendant deux ans, Jérôme Savary dirige le Centre Dramatique de Lyon. Puis, de retour à Paris, il prend la direction du Théâtre National de Chaillot de 1988 à 2000. De 2000 à 2007, il est aux commandes de l’Opéra-Comique. Enfin, de 2007 à son décès, il dirige sa propre structure de création théâtrale: « La Boîte à Rêves » à Béziers. Parmi les spectacles de musique et de chanson qu’il a mis en scène, nous retiendrons en particulier: « Cabaret » avec Ute Lemper en 1987, « La Légende de Jimmy » de Michel Berger et Luc Plamondon en 1990, « Y’a d’la joie !… et d’l’amour sur des musiques de Charles Trenet » en 1997, « Irma la douce » en 2000, « Mistinguett » en 2001, « A la recherche de Josephine (Baker) » en 2006, « Une trompinette au paradis » d’après des textes de Boris Vian en 2008.
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