26 DECEMBRE

Régine en 1984 – Photo (c) A. Robert

26 décembre 1929 : Naissance, à Anderlecht en Belgique, de la chanteuse française REGINE, sous le vrai nom de Régina Zylberberg. D’origine juive polonaise, la famille Zylberberg est en provenance d’Argentine lorsqu’elle réside dans la banlieue de Bruxelles au moment où naît Régina. Le père y tient une boulangerie florissante qu’il va devoir abandonner après l’avoir perdue au poker. Il décide alors d’emmener tout le monde à Paris en 1932. Sauf la mère qui décide de repartir seule en Amérique du Sud. Du coup, Régina et son frère sont placés en pension et vivent cachés durant toute la seconde guerre mondiale. A la Libération, le père de Régina ouvre un café à Paris avant de lui demander de le gérer à sa place. Elle le fait un moment puis se marie et donne naissance à son fils unique Lionel. Elle découvre alors la musique américaine, le jazz, le be-bop et les boîtes de nuit lors d’un séjour à Juan-les-Pins. De retour à Paris, elle trouve un job de disc-jockey au « Whisky à Gogo » puis, en 1956, elle ouvre son propre établissement de nuit: « Chez Régine ». Elle y accueille du beau monde et le tout Paris des célébrités d’alors. Sur sa lancée, elle ouvre à Montparnasse le New Jimmy’s qui est, en 1961, à la clientèle mondaine ce que le Golf Drouot est aux jeunes: on y découvre le twist et toutes les danses qui font la tendance du jour. La même année, durant le festival de Cannes, elle met sur pied dans la cité balnéaire un club « Chez Régine » aussi éphémère que fréquenté par les stars. Ces activités l’amènent forcément à rencontrer des artistes et, parmi eux, la chanteuse Renée Lebas qui estime qu’elle devrait prendre des cours de chant. Régine trouve l’idée séduisante et décide de se lancer dans la chanson en demandant à des auteurs très connus de lui écrire des textes: Aznavour, Salvador et Gainsbourg entre autres. Ses premiers disques ont pour titres « Nounours » (1965), « Les p’tits papiers » (1965), « La grande Zoa » (1966) ou « Rue des rosiers » (1966).

En 1967, elle reçoit le Prix de l’Académie Charles-Cros. La chanteuse se produit alors sur les scènes du monde entier et poursuit aussi l’installation de nombreux bars nocturnes aux quatre coins de la planète. En 1969, elle connaît le succès avec « Patchouli Chinchilla » et « Azzuro », une mélodie signée Paolo Conte. A Paris, elle se produit à Bobino, à l’Olympia, aux Folies Bergère et au théâtre de la Porte Saint-Martin où elle joue un rôle, en 1970, dans la comédie musicale de Jacques Lanzmann « La neige en été ». La même année, elle est présente sur toutes les radios françaises avec « Le temps du borsalino ». Au début des années 1970, elle enchaîne encore les tubes comme « J’ai toujours porté bonheur aux hommes » (1973), « La bonne adresse pour chien perdu » (1974) et « A l’improviso » (1975). Surfant sur la vague des différentes modes, Régine poursuit alors sa carrière de chanteuse en intégrant à son répertoire des mélodies disco comme « Tic tac toe » (de Serge Gainsbourg en 1978), « Je survivrai » (adaptation de « I will survive » de Gloria Gaynor en 1979) ou « Tu m’oublieras » (chanson de 1980 qui lancera bien plus tard la carrière éphémère de Larusso). Durant la décennie suivante, Régine va se lancer dans des chansons aussi étonnantes que « Super super Dupont » ou plus autobiographiques comme « Reine de la nuit » (1983). En 1984, elle fonde l’association « SOS Drogue International ». Quatre ans plus tard, la chanteuse achète le restaurant « Ledoyen » à Paris puis elle crée des lignes de vêtements et lance des parfums: « Régine », « Jimmy’z pour homme » ou « Zoa » par exemple. Au tout début des années 1990, elle prend la direction du « Cheval Blanc Régine’s Hôtel » à Nîmes où le tout-Paris des célébrités défile lors de la Feria. L’aventure s’achève par un flop retentissant et la vente aux enchères de tout le matériel en 1993. Un an auparavant, Régine a repris le club mythique parisien « Le Palace ». En 1996, elle publie ses mémoires sous l’intitulé « Appelez-moi par mon prénom ». En 2004, elle se sépare de tous ses clubs. Deux ans plus tard, un nouveau livre est édité: « Moi, mes histoires ». En mars 2009, l’artiste satisfait avant tout le monde à la mode des duos et enregistre l’album « Regine’s duets » où elle partage ses grands succès avec Jane Birkin, Paolo Conte (pour « Azzuro », juste retour des choses), Maurane, Bernard Lavilliers, Didier Wampas, Juliette, Arthur H., Cali ou La Grande Sophie entre autres. Le 4 février 2012, elle organise à Paris la vente de centaines d’objets, bijoux, chaussures, sacs, robes et manteaux de sa collection personnelle. Les 41.000 Euros récoltés le sont au bénéfice d’une autre association fondée par Régine: « SOS Habitat et Soins ». En 2016, Régine revient sur les planches des Folies-Bergère à Paris pour marquer le début d’une tournée de concerts intitulée « La Grande Zoa ».
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Jean Ferrat dans les années 1970 – Photo (c) Alain Marouani

26 décembre 1930 : Naissance, à Vaucresson, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean FERRAT sous l’identité réelle de Jean Tenenbaum. Il est le fils d’un ouvrier joaillier d’origine russe juive. A l’âge de cinq ans, Jean suit sa famille qui s’installe à Versailles. On y apprécie la musique. Malgré qu’il se soit engagé volontairement, le père de Jean subit sa condition de juif et, dès 1942, il est obligé de porter l’étoile jaune. Durant l’été de cette année-là, il est déporté au camp de concentration d’Auschwitz où il est exterminé. Pendant ce temps-là, le petit Jean est caché par des amis de la famille: des militants communistes. Puis, tout le monde se réfugie en zone libre avant de revenir à Versailles chez une tante en décembre 1943. Six mois plus tard, la famille part pour Perpignan où ils ont des soucis avec la Gestapo. Une fois ces derniers problèmes réglés, Jean, sa mère et ses frères et soeurs s’installent dans la région de Toulouse où ils sont hébergés en attendant la fin de la guerre. Après la libération, la famille Tenenbaum revient à Paris où, sans diplôme, Jean est engagé dans un laboratoire des Travaux Publics. Tout en suivant des cours du soir pour être ingénieur-chimiste, il prend aussi des cours de théâtre et se passionne pour la musique et le chant. Ce sont ces dernières activités qui vont peu à peu prendre le dessus sur le reste au point de le faire abandonner définitivement la chimie et l’industrie pour la vie artistique. Il fréquente alors une troupe de théâtre et se fait embaucher comme guitariste dans une formation de jazz. Au début des années 1950, il compose quelques chansons dont personne ne veut lors des auditions auxquelles il se présente sous le nom de Jean Laroche. En 1956, il met en musique un poème de Louis Aragon qu’il apprécie: « Les yeux d’Elsa ». La vedette qu’est alors André Claveau est séduite par cette mélodie et l’enregistre. Et grâce à cette interprétation, Jean commence à se faire connaître dans le métier. Il décide de prendre le pseudonyme de Ferrat après avoir repéré sur une carte de France, au hasard, le nom de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Il se produit ainsi au cabaret parisien de La Colombe en première partie de Guy Béart. Il élargit ensuite son rayon d’action en chantant au Milord l’Arsouille, à L’Échelle de Jacob ou La Rôtisserie de l’Abbaye. Il parvient alors à obtenir un contrat discographique et sort un premier 45-tours en 1958 avec « Les mercenaires » et « Frédo la nature ». Ce n’est pas un succès.

Un an plus tard, il fait la connaissance de Gérard Meys qui devient son éditeur et décide de s’occuper de l’artiste. Grâce à lui, Jean Ferrat enregistre alors un second disque sous le label Decca et il obtient son premier succès radiophonique avec « Ma môme ». Entretemps, il a immortalisé sur une rondelle de vinyl quatre chansons sous le nom de Frank Noël qu’une autre maison de disques, RCA, sort à ce moment mais sans succès. En 1961, il rencontre la chanteuse et danseuse Zizi Jeanmaire pour qui il compose « Eh l’amour » et il assure le lever de rideau de son nouveau spectacle à l’Alhambra de Paris pendant six mois. La même année, son premier 33-tours est commercialisé et sa chanson « Deux enfants au soleil » est à nouveau un grand succès puisqu’il reçoit, en outre, le prix de la SACEM, la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français. En 1961 toujours, il épouse la chanteuse Christine Sèvres pour qui il a déjà écrit quelques chansons. Quelques mois plus tard, il rencontre l’interprète Isabelle Aubret qu’il engage en première partie de sa tournée pour le début d’une amitié sans faille. En 1963, il entre dans l’écurie Barclay et chante « Nuit et brouillard » qui, sur une musique populaire, raconte l’histoire des trains de la mort en évoquant la tragédie qu’a connue son père sous le régime nazi pendant la seconde guerre mondiale. Le disque reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros. Quelque temps après, il enregistre l’une de ses plus éternelles chansons: « La montagne ». C’est à cette époque, en 1964, que Ferrat achète une maison en Ardèche à Antraigues-sur-Volane où il s’installe définitivement en 1973. Les succès de Jean Ferrat se multiplient avec, notamment, en 1969, « Ma France ». En 1971, l’artiste rencontre une professeur d’éducation physique, Colette Laffont, avec qui il emménage. Mais il n’est toutefois pas question pour lui de divorcer avec Christine Sèvres qui est gravement malade et dont il s’occupe. Au fil des ans, Jean Ferrat a de plus en plus de mal à assumer ses spectacles physiquement et il décide de faire ses adieux à la scène en 1972 au Palais des Sports de Paris. Dans la foulée, il quitte la maison de disques Barclay. En 1974, le jeune Daniel Guichard remporte un énorme succès avec la chanson « Mon vieux » que Jean Ferrat a composé pour Jacques Boyer et Jean-Louis Stain en 1963. Le texte est réécrit pour l’occasion sans l’autorisation de son auteur, Michèle Senlis, qui amène l’affaire et Daniel Guichard devant les tribunaux. En 1975, Jean Ferrat sort un nouvel album qu’il édite sous son propre label Temey: « La femme est l’avenir de l’homme » est un énorme succès. A la fin de la décennie 1970, avec les restructurations, la firme discographique multinationale Polygram rachète tout son catalogue à Barclay. Pour ne pas dépendre du bon vouloir des hommes d’affaires de la major à propos de l’utilisation de son répertoire discographique, Jean Ferrat décide de réenregistrer l’intégrale de ses chansons avec son arrangeur Alain Goraguer « à l’identique » sur son propre label. Boulimique de travail, Jean commercialise aussi un album de nouvelles pièces: « Ferrat 80 ». Il y prend ses distances vis-à-vis du communisme contemporain dans lequel il ne se reconnaît plus trop. En 1981, Christine Sèvres décède d’un cancer à 50 ans. Jean Ferrat se fait de plus en plus rare dans les medias. Ses nouveaux disques se raréfient également. Il faut ainsi attendre 1991 pour voir un nouvel album chez les disquaires: « A la une », qui fustige la « télé-poubelle ». Il est toutefois l’invité sur TF1 de Michel Drucker pour une émission spéciale de « Stars 90 ». En janvier 1992, Jean Ferrat se remarie avec Colette Laffont avec qui il vit depuis 20 ans. Multipliant les expériences humaines, il se retrouve candidat pour le Parti Communiste Français aux élections européennes de 1999. En janvier 2003, il est l’invité de Michel Drucker pour son programme télé « Vivement dimanche ». Et il apparaît une dernière fois pour une longue interview avec Patrick Simonin sur TV5 Monde en décembre 2003 dans « L’invité ». En 2007, Ferrat apporte son soutien à José Bové pour l’élection présidentielle française. Peu de temps après, la santé du chanteur décline. Il souffre d’un cancer qui va le terrasser le 13 mars 2010 à Aubenas où il est hospitalisé. L’auteur-compositeur-interprète est inhumé le 16 mars 2010 au cimetière d’Antraigues-sur-Volane après une cérémonie d’hommage qui a lieu sur la place centrale du village et qui est retransmise en direct à la télévision française. Francesca Solleville y interprète « Ma France » et Isabelle Aubret « C’est beau la vie ». Puis « La Montagne » est reprise en choeur par la foule rassemblant plus de 5.000 célébrités et quidams.
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26 décembre 1958 : Naissance de l’auteur-compositeur-interprète français Vincent MALONE sous le vrai nom de Vincent Barrès. Dès sa plus tendre enfance, il est confronté au choix de l’apprentissage d’un instrument de musique et il préfère la trompette et la flûte au piano. Puis, après des études quelque peu écourtées, il se tourne vers la guitare et devient professeur de musique à Toulouse. A 18 ans, il « monte » à Paris et y forme le big band V.O. avant de composer des musiques pour le Théâtre de Créteil et d’arranger des thèmes musicaux pour des téléfilms en 1977. Un an plus tard, il lui est demandé de réaliser le premier disque d’une jeune chanteuse qui ne connaît pas le succès espéré. Parallèlement à ces activités, il est pianiste de bar au « Port du Salut » pendant un an. Ses rencontres artistiques l’amènent à enregistrer lui-même un disque 45 tours (« Hélène » en 1979) puis un deuxième qui connaît un certain succès avec le titre « Margareth » (en 1982). Cette légère popularité le conduit sur le plateau de l’émission télévisée « Champs-Elysées » de Michel Drucker. Mais cette carrière frémissante de chanteur soliste est menée de front avec l’aventure musicale du groupe « Odeurs » qui enregistre notamment « Le cri du kangourou » en 1983. En tant que musicien Vincent (Malone) Barrès participe alors à de nombreux enregistrements de disques dont certains, comme percussionniste, avec Renaud. Le producteur Claude Pascal continue à s’intéresser à lui en tant que chanteur et il lui propose d’enregistrer un album qui ne récolte pas un grand succès. Mais certaines de ses chansons permettent alors à l’artiste de se produire sur scène aux côtés d’autres débutants comme Patrick Bruel ou Marc Lavoine. A ce moment, il lui est proposé de composer la musique d’une pub pour la petite voiture citadine Austin Métro : « Elle est belle c’est un style, la Métro ». Il vient de mettre les pieds dans le domaine de la publicité pour une dizaine d’années aux côtés d’autres compositeurs comme Richard Gotainer. Fin des années 1980, il se décide à enregistrer un album thématique intitulé « Vincent Malone, le roi du merengue ». Alors père de trois enfants, il commercialise un deuxième tome : « Vincent Malone, le roi des papas » qui reçoit le Prix de la chanson pour enfants décerné par la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français). Il n’ira pas plus loin dans le développement thématique et devra réaliser plusieurs volumes du « roi des papas » tant le succès est grand auprès du jeune public et des parents. La saga « Le roi des papas » va se développer à partir de 1992 et se décliner en une dizaine d’albums enregistrés en 20 ans. Vincent Malone propose alors des spectacles très colorés et interactifs qui ont déjà, notamment, fait le bonheur des jeunes spectateurs des Francofolies Juniors de Spa en Belgique. Son aventure auprès des enfants se poursuit alors avec l’écriture de nombreux livres adaptés à ce public qui apprécie fortement cette littérature particulière.

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3 OCTOBRE

Louis Aragon dans les années 1970 – Photo (c) JL Rabeux

3 octobre 1897 : Naissance du poète, romancier et journaliste français Louis ARAGON. Le lieu de sa naissance est un mystère: on évoque Neuilly-sur-Seine mais aussi Paris et Toulon. Le nom « Aragon » est choisi par son père, Louis Andrieux, lors de la déclaration de naissance à l’état civil en souvenir d’un poste d’ambassadeur qu’il avait occupé en Espagne dans la région d’Aragon. Etudiant en deuxième année de médecine, il est mobilisé en tant que brancardier et envoyé sur le front lorsque la première guerre mondiale éclate. Il reçoit la Croix de guerre et reste mobilisé deux ans dans la Rhénanie occupée. Cela lui inspire le poème « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » mis en musique plus tard par Léo Ferré et interprété par Ferré lui-même mais aussi par Catherine Sauvage, Yves Montand, Marc Ogeret et même Georgette Plana.

Après la guerre, quelques-uns de ses textes commencent à être publiés à Paris. En 1922, il fonde, avec Breton et Soupault, la revue « Littérature » et publie « Les aventures de Télémaque ». Il trouve aussi du travail chez le couturier Jacques Doucet, grand collectionneur de tableaux modernes. Il pratique alors quelques expériences d’écriture automatique avec Robert Desnos pour qui il écrit plus tard la « Complainte de Robert le Diable » ensuite chantée par Jean Ferrat. Avec quelques membres du mouvement surréaliste comme Breton et Eluard, il rejoint les rangs du Parti communiste français en 1927. Un an après, il découvre que sa compagne Nancy entretient une liaison avec Henry Crowder et tente de se suicider. Cette tranche de vie est à l’origine d’un poème chanté plus tard par Léo Ferré: « Il n’aurait fallu ». Le 5 novembre 1928, une certaine Elsa Triolet vient trouver Aragon avec l’intention de le séduire. Elle devient sa muse pour la vie et forme avec le poète un couple mythique qui se marie le 28 février 1939. Pendant la seconde guerre mondiale, Aragon prend le parti de la résistance face au nazisme. Et, depuis 1930, il s’engage pour le Parti communiste français. A la fin des années 1950, quelques interprètes et compositeurs français, dont Léo Ferré, Georges Brassens, Hélène Martin et Jean Ferrat, vont mettre en musique plusieurs des textes d’Aragon et vont même en faire des chansons à succès: « Il n’y a pas d’amour heureux » (Brassens) ou « Que serais-je sans toi » (Ferrat) par exemple. Les chansons ainsi composées sont aussi interprétées par bon nombre d’artistes parmi lesquels on peut citer Nicole Rieu, Yves Montand, Isabelle Aubret, Alain Barrière, Francesca Solleville, Marc Ogeret, Françoise Hardy, etc. Louis Aragon meurt le 24 décembre 1982 à Paris et est inhumé, selon sa volonté, dans sa propriété de Saint-Arnoult-en-Yvelines aux côtés de son épouse Elsa Triolet décédée en 1970.
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Bob Dechamps

Bob Dechamps

3 octobre 1914 : Naissance, à Wangenies près de Charleroi, du chansonnier et chanteur belge wallon Bob DECHAMPS. Il a surtout connu la célébrité dans la partie wallonne de la Belgique puisque l’homme s’est surtout distingué en interprétant des mélodies et des sketches en dialecte wallon de Charleroi. Il est ainsi devenu l’un des meilleurs interprètes de la chanson « Lolotte » composée et écrite par Jacques Bertrand. On peut cependant dire que sa carrière a littéralement explosé après la seconde guerre mondiale et, plus particulièrement, à la fin des années 1950 lorsqu’il se mit à enregistrer quantité de disques 33 tours dont l’intégrale est désormais disponible en disques compact. L’un des derniers albums de Bob Dechamps est sorti au début des années 1980 et, en 1984, il a repris, en wallon, la chanson « Susanna » du groupe Art Company sous le titre « Josiane ». Bob Dechamps est décédé dans la région de Charleroi le 3 juillet 2002. En 2014, la ville de Charleroi lui a rendu hommage au cours des Fêtes de Wallonie à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance.

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Jean Lefèbvre en 1981

3 octobre 1919 : Naissance, à Valenciennes, du comédien français Jean LEFEBVRE. Il a aussi tâté de la chansonnette en enregistrant quelques disques. Ses études basiques terminées, il s’engage dans l’armée pour être caserné près de Versailles avant d’être fait prisonnier pendant la guerre. Il s’échappe du camp de Voves (Eure-et-Loir) en mai 1944 et trouve refuge dans une famille puis revient chez lui à Valenciennes où il travaille pour son père à la Libération. En 1948, il part pour Paris où il entre au Conservatoire et y décroche un deuxième prix d’opéra-comique. Mais il est alors repéré par René Simon et le célèbre professeur d’art dramatique l’oriente plutôt vers la comédie. Il rejoint ainsi la troupe des Branquignols dans les années 1950. Au cours de la même décennie, il effectue quelques apparitions au cinéma mais c’est dans les années 1960 et 1970 qu’il va devenir un des seconds rôles les plus célèbres du cinéma français. Au niveau de la musique et de la chanson, Jean Lefèbvre a publié quelques disques qui ne laisseront pas des traces indélébiles. Avec un autre comédien et second rôle français, Henri Genès, il enregistre en 1968 un duo au titre évocateur: « Les minets de la plage ». Cette année-là aussi, il apparaît dans une émission de Guy Lux à la télévision française: il y interprète à sa façon la chanson « On m’appelle Simplet », créée et immortalisée par Fernandel. Et puis d’autres chansons sont un peu plus diffusées: « Le Pied », une chanson érotico-nympho-comique, « Tout baigne dans l’huile », en duo avec Bruna Giraldi en 1981 ou « Le démon de midi » en 1990. En 1995, c’est tout un album qu’enregistre Jean Lefèbvre. Il a pour titre générique « C’est drôle c’que j’plais » et comporte des chansons comme « Le p’tit Quinquin » et « Le clair de lune à Maubeuge » (qui évoquent sa région d’origine, le Nord), mais aussi « Les gens riaient » (de Fernandel), « La tendresse » (de Bourvil) ou des compositions originales comme « La vie n’a pas le temps ». Jean Lefèbvre décède le 9 juillet 2004 à Marrakech, au Maroc, d’une crise cardiaque. Pour répondre à ses dernières volontés, il est incinéré et ses cendres sont répandues sur le Mont-Blanc.

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MORGAN Marc - Pochette album 20013 octobre 2001 : Le magazine musical de la télé belge publique RTBF « Conviviale Poursuite » est consacré, à 20h30, à l’artiste belge Marc MORGAN qui vient y présenter deux extraits de son nouvel album « Les parallèles se rejoignent ». Avec le présentateur Philippe Longtain, le chanteur évoque ses aventures musicales précédentes au sein des groupes « Les Tricheurs » et « Les Révérends du Prince Albert ». Parmi les autres invités de l’émission figure aussi le groupe bruxellois MELON GALIA dont le chanteur, Samir BARRIS, entamera une carrière solo plus tard.

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