MESPLE Mady

Mady Mesplé en 1977

La cantatrice et soprano française Mady MESPLE naît le 7 mars 1931 à Toulouse. Elle est élevée dans un milieu où la musique est appréciée puisque ses parents se sont rencontrés dans une chorale. Sa mère, secrétaire d’une maison de confection, fait venir un professeur à domicile pour lui apprendre la musique. À sept ans, elle entre au conservatoire de Toulouse avec une dispense et elle y suit des cours de piano et de solfège. Encore adolescente, avec un prix de piano dans ses bagages, elle devient la pianiste d’un certain nombre d’artistes de variétés et d’un orchestre de danse. Puis, elle revient au conservatoire pour y apprendre le chant lyrique et obtient également un premier prix. En 1953, c’est en Belgique, à Liège, qu’elle entame sa carrière de cantatrice après une audition réussie à l’Opéra. Elle y obtient un rôle dans « Lakmé » de Léo Delibes avant de figurer à l’affiche du « Barbier de Séville » de Gioachino Rossini et de « Rigoletto » de Giuseppe Verdi. Elle se produit ensuite au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles et revient dans son pays natal pour chanter à Lyon et à Aix-en-Provence. De plus en plus (re)connue pour son talent, Mady Mesplé finit par arriver à Paris où, en 1956, elle commence à se produire à l’Opéra. Puis, dans le courant des années 1960, sa carrière se développe de manière internationale et elle chante en Europe mais aussi aux Etats-Unis, au Canada, en Amérique du Sud, en Asie et en URSS. Et si la soprano est appréciée dans les répertoires italien et allemand, elle excelle dans les oeuvres françaises. Rompant avec une certaine tradition des cantatrices reconnues, elle ose une incursion remarquée dans la musique contemporaine de Betsy Jolas, Charles Chaynes et de Pierre Boulez entre autres. Au milieu des années 1980, sans abandonner la scène, l’artiste privilégie les récitals et les concerts qui l’amènent, à nouveau, à parcourir le monde avec, cette fois, une visite en Chine. Elle consacre alors aussi une grande partie de son temps à l’enseignement de son art dans divers conservatoires français ainsi qu’à l’Ecole Normale de Musique de Paris. Au cours des années 1960, 1970 et 1980, elle est régulièrement l’invitée d’émissions de variétés à la télévision française. Au cours des programmes présentés par Guy Lux, Jacques Martin, Michel Drucker ou Pascal Sevran, elle propose aux téléspectateurs de découvrir les airs lyriques les plus populaires des opérettes et des opéras français. Et elle interprète même un duo avec Luis Mariano quelque temps avant le décès de ce dernier en 1970.
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En 1996, elle apprend qu’elle est frappée par la maladie de Parkinson mais, tout en ralentissant ses activités, elle poursuit celles-ci en participant à de nombreux jurys de concours bel canto comme, en 2016 à Marseille, pour le concours Vincenzo Bellini. A 89 ans, Mady Mesplé décède le 30 mai 2020 à Toulouse et elle y est inhumée au cimetière de Terre-Cabade.
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SALVADOR Henri

Le chanteur compositeur et guitariste français Henri SALVADOR. naît à Cayenne en Guyane le 18 juillet 1917. Il débarque en France, au Havre, à l’âge de douze ans. Très vite, bon musicien, il joue de la guitare dans des orchestres de jazz français comme celui de Ray Ventura. Sa carrière commence donc dans les années 1930 mais il faut attendre 1948 pour qu’il devienne populaire en tant que chanteur. Dans des registres allant de la tendresse à l’humour, ses succès sont devenus des incontournables de la chanson française: Syracuse », « Maladie d’amour », « Zorro est arrivé », « Count Basie », « Faut rigoler », « Le lion est mort ce soir », « Blouse du dentiste », « Le travail c’est la santé », « Minnie petite souris », « J’étais une bonne chanson », « C’est pas la joie » ou encore « Le Loup, la biche et le chevalier » (« Une chanson douce »). Ce dernier titre est visible dans la vidéo ci-dessous qui en propose une version particulière : Henri Salvador y est effectivement accompagné par les Soeurs Kessler au cours d’une émission de la télévision italienne en 1961. Mais ce qui est troublant, c’est que le titre du programme est « Giardino d’inverno », ce qui, en italien, veut dire « Jardin d’hiver ».
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En 1949, il obtient le grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros, et passe à l’ABC dans la revue de Mistinguett « Paris s’amuse ». En 1956, sous le pseudonyme d’Henry Cording, il est l’un des premiers à interpréter des airs de rock’n’roll en français qui sont, en fait, des parodies signées par Boris Vian.
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Dans les années 1960, sa carrière va évoluer avec l’apparition dans les foyers de la télévision et des émissions de variétés. Maritie et Gilbert Carpentier vont mettre en scène ses chansons les plus drôles comme « Juanita Banana » en 1965.
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Et la consécration suprême vient avec la création de son propre show télévisé: « Salves d’or » en 1968 et 1969.
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Les années 1970 sont encore jalonnées de succès pour Henri Salvador. Il y a « Ah c’qu’on est bien quand on est dans son bain » ou encore quelques reprises comme « Mais non mais non », « J’aime tes genoux » (« Shame shame shame » de Shirley & Co en 1975) ou « Tiens te voilà » (« A melody you never will forget » de Hurricane Smith en 1977).
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En 1979, il est le conteur d' »Emilie Jolie » écrit par Philippe Chatel et il y interprète aussi trois chansons. Il n’y aura pas de version sur disque de ce conte musical pour jeune public mais une émission spéciale sera réalisée pour la télévision française par Jean-Christophe Averty.
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Ce n’est pas la première fois qu’Henri Salvador enregistre des chansons pour le jeune public. Dans les années 1960, il chante ainsi la plupart des airs connus des dessins animés de Walt Disney. Dans les décennies 1980 et 1990, à part la chanson d’origine mauricienne « Ami-oh » (en 1982), le succès de l’artiste s’estompe mais il continue à enregistrer des albums qui ne se vendent pas.
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Toutefois, en 2000, Keren Ann et Benjamin Biolay lui signent des chansons pour un retour triomphal. Le tube « Jardin d’hiver » est extrait de l’album « Chambre avec vue » qui cartonne dans les ventes et amasse les récompenses.
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Sa carrière est véritablement relancée alors qu’il a plus de 80 ans et les albums suivants marcheront encore très bien sans toutefois atteindre le résultat de « Chambre avec vue ». Son dernier album, intitulé « Révérence », est commercialisé en 2006. Et, le 21 décembre 2007, il donne un ultime spectacle au Palais des Congrès de Paris. Henri Salvador meurt le 13 février 2008 d’une rupture d’anévrisme.
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Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 16 février 2008.
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En 2012, le 18 juin, sort un album posthume avec des titres inédits datant de 1999 finalisés par Benjamin Biolay: « Tant de temps ».
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GUETARY Georges

Georges Guétary en 1969

Le chanteur Georges GUETARY. naît à Alexandrie, en Egypte, le 8 février 1915. De nationalité grecque, il demandera la naturalisation française au début des années 1950. Georges Guétary est le pseudonyme de Lambros Worloou. Son oncle, le célèbre violoniste Tasso Janopoulo décide de l’aider et c’est à Paris que le jeune Lambros débarque pour étudier le commerce international. Mais la carrière artistique de son oncle lui fait rencontrer des personnes qui lui décèlent un talent vocal certain. La cantatrice Ninon Vallin l’aide ainsi à développer son organe. Attiré par la musique de variétés, il se retrouve soliste dans l’orchestre de Jo Bouillon avant d’être boy dans une revue du Casino de Paris aux côtés de Mistinguett en 1937. Pendant la seconde guerre mondiale, il rencontre à Toulouse l’accordéoniste Fredo Gardoni qui l’engage comme chanteur. Il enregistre alors son premier disque sous le nom de Georges Guétary, tiré de la localité de Guéthary au Pays basque. Mais c’est sa rencontre avec le compositeur d’opérettes Francis Lopez qui va être décisive: Guétary crée « Caballero » et « Robin des Bois » en 1943.
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Ces deux succès vont véritablement lancer la carrière du chanteur. À la Libération, « A Honolulu », toujours signé Francis Lopez, est sur toutes les lèvres.
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Georges Guétary tourne alors son premier film en 1945: « Le Cavalier noir ». Il y chante « Chic à Chiquito », un autre grand succès.
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L’artiste tente à ce moment le pari fou de conquérir le public américain. Et, en 1950, il est consacré meilleur chanteur d’opérette à Broadway. De retour en France, il tient le premier rôle dans « La Route fleurie » en 1952 avec Bourvil et Annie Cordy.
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Le célèbre danseur et acteur américain Gene Kelly, de passage à Paris, le repère et l’engage pour le tournage de « Un Américain à Paris », film réalisé par Vincente Minnelli sur la musique de George Gershwin.
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Participant ensuite à d’autres opérettes, Georges Guétary y crée « La Polka des lampions » ou encore, avant Charles Aznavour qui l’enregistre ensuite, « La Bohème », une chanson reprise dans « Monsieur Carnaval » en 1965.
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On peut aussi retenir de Georges Guétary quelques duos interprétés avec sa fille Hélène comme le célèbre et mignon « Dis papa » en 1962.
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En septembre 1986, Georges Guétary monte une dernière fois sur scène dans le cadre d’une opérette intitulée « Le Roi du Pacifique ». Celle-ci est présentée au théâtre de l’Elysée-Montmartre, elle met en scène l’artiste en capitaine de yacht aux côtés de Chris Keller, Nadine Capri et Alain Boulmé.
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Le chanteur décède d’une crise cardiaque le 13 septembre 1997 à Mougins (Alpes-Maritimes, France).
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FRANCOIS Jacqueline

Jacqueline François en 1964

La chanteuse française Jacqueline FRANCOIS naît le 30 janvier 1922 à Neuilly-sur-Seine sous le nom de Jacqueline Guillemautot. Son enfance est plutôt bourgeoise car ses parents font le commerce de la brillantine Roja. Et la gamine  est bercée par la TSF que sa mère, pianiste, écoute beaucoup. Elle étudie le piano et, fervente admiratrice du répertoire et de la voix de Léo Marjane, elle se destine à, elle aussi, interpréter des chansons. Elle présente d’abord timidement des oeuvres de Pierre Roche et Charles Aznavour dans quelques cabarets de la capitale française, comme « Le Petit Chambord », durant la seconde guerre mondiale. Elle commence ainsi à se créer un public et à se faire remarquer par quelques professionnels du métier qui, à la libération, lui proposent de chanter à la radio et au music-hall des oeuvres de Loulou Gasté comme « Ce n’était pas original » en 1945.
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L’ambiance de l’époque se prête au développement de la carrière de l’artiste : les Parisiens ont envie de se distraire après toutes les privations de la guerre. Si bien que Jacqueline, qui a choisi « François » comme nom de scène, ne connait guère le chômage. Elle effectue alors quelques rencontres déterminantes comme celles du chef d’orchestre Paul Durand, qui l’invite dans son émission de radio « La kermesse aux chansons », et du producteur Jacques Canetti. Ce dernier lui propose d’enregistrer « C’est le printemps », version française, livrée par Jean Sablon, d’un titre américain qui lui fait remporter le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros en 1948. Elle commercialise quelques 78-tours qui constituent, petit à petit, son répertoire personnel : « Boléro » et « La Seine » par exemple. Puis il y a « Mademoiselle de Paris », un succès de Paul Durand et Henri Contet qui restera pour toujours sa signature musicale. La chanson va lui permettre de parcourir, pendant 40 ans, le monde entier de la France à l’Amérique du Nord et à l’Amérique du Sud, en passant par la Russie et le Japon. Grande musicienne, Jacqueline François a enregistré plusieurs fois ce titre avec, selon les modes et les tendances, des arrangements différents.
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En tant que chanteuse, Jacqueline François va beaucoup innover dans le domaine de la chanson francophone. Elle est la première à enregistrer des disques avec 40 musiciens dont 17 violons. et la première chanteuse à commercialiser ses chansons sur un microsillon. Elle est aussi la première à vendre plus d’un million d’exemplaires du même disque en 1953. Puis, l’année suivante, elle innove encore en se présentant en robe courte sur la scène de l’Olympia de Paris où elle est accompagnée par l’orchestre de Michel Legrand. Ses autres grands succès ont pour titres « Est-ce ma faute à moi » ou « Les lavandières du Portugal » pour lequel elle reçoit le Prix de l’Académie du Disque en 1956.
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En 1959, l’artiste enregistre la chanson du film de Jacques Tati « Mon oncle ». Par la suite, contre vents et marées, courants musicaux nouveaux et idoles yéyés de toutes sortes, Jacqueline François poursuit son parcours artistique en livrant au public ses interprétations de plein d’autres classiques de la chanson française : « Un jour tu verras » de Mouloudji, « L’âme des poètes » et « La mer » de Charles Trenet, « Les feuilles mortes » de Jacques Prévert et Joszef Kosma, « Sa jeunesse » de Charles Aznavour, « A Paris » de Francis Lemarque, etc. Vivant et travaillant beaucoup et surtout à l’étranger, la chanteuse profite de chaque retour à Paris pour retrouver son public sur scène comme à « La Belle Epoque » (1974-1975-1976) ou au théâtre Daunou (1977). Mais aussi au cours d’émissions de variétés à la télévision française comme ci-dessous en 1969 aux côtés de Guy Lux et des Frères Ennemis.
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Elle garde ce comportement jusqu’au début des années 1990 lorsque sa santé l’oblige quelque peu à délaisser la chanson. Jacqueline François décède à Courbevoie le 7 mars 2009.
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LEGRAND Michel

Michel Legrand en 2015

Le compositeur, chanteur et musicien français Michel LEGRAND voit le jour le 24 février 1932 à Bécon-les-Bruyères. C’est un enfant de la balle né de l’union du compositeur Raymond Legrand et de Marcelle Der Mikaëlian, sœur du chef d’orchestre Jacques Hélian. Il est aussi, plus tard, le frère de la chanteuse de jazz Christiane Legrand. Michel Legrand étudie d’abord le piano au Conservatoire de Paris de 1942 à 1949. Il se passionne ensuite pour le jazz après avoir assisté en 1947 à un concert de Dizzy Gillespie. A 19 ans, il écrit déjà des arrangements pour l’orchestre de son père et ce dernier lui fait découvrir la chanson de variétés. Comme arrangeur, il travaille alors pour des artistes comme Henri Salvador, Catherine Sauvage ou Maurice Chevalier. En 1954, l’album « I Love Paris » se vend à huit millions d’exemplaires dans le monde et surtout aux Etats-Unis. Il reprend des grandes chansons françaises adaptées au jazz par Michel Legrand lui-même. Dans la seconde moitié des années 1950, le compositeur prend conscience de l’importance de la musique au cinéma. Les réalisateurs de la « nouvelle vague » française sont séduits par sa musique qui illustre des films d’Agnès Varda et de Jean-Luc Godard. Mais c’est surtout avec Jacques Demy que l’osmose est parfaite et Michel signe ainsi la musique des comédies musicales « Lola »(1961), « Les parapluies de Cherbourg » (1964), « Les demoiselles de Rochefort » (1967) et « Peau d’âne » (1970).
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Installé aux Etats-Unis en 1966, il compose alors les musiques d’un bon nombre de films à succès comme « L’affaire Thomas Crown » avec « Les Moulins de mon coeur » qui reçoit l’Oscar de la meilleure chanson originale à Hollywood. Cette dernière chanson devient d’ailleurs un classique de la chanson française interprété par Michel Legrand mais aussi repris par une multitude d’artistes.

Parallèlement à sa carrière de compositeur et d’arrangeur, Michel Legrand se lance aussi dans la chanson avec succès. Au début des années 1960, son tandem avec Claude Nougaro donne naissance à quelques succès de ce dernier: « Le cinéma », « Les Don Juan » ou « La chanson ». Puis, il interprète notamment « Quand ça balance », « La valse des lilas », « 1789 », « Où vont les ballons », ou encore « Quand on s’aime » en duo avec Nana Mouskouri.
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Au début des années 1970, il signe et chante même la bande originale de la série télé animée « Oum le dauphin »: un souvenir impérissable pour des milliers d’enfants de l’époque.
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Pour ses cinquante ans de carrière en 2009, il livre trois concerts en la salle Pleyel à Paris. Fin 2011, Michel Legrand est à la base de la création d’un très beau disque de Noël enregistré par divers artistes francophones et anglo-saxons. On y retrouve Emilie Simon, Renan Luce, Coeur de Pirate, Carla Bruni, Olivia Ruiz et M mais aussi Mika, Iggy Pop ou Jamie Cullum. En 2015, l’album « Michel Legrand & ses amis » est commercialisé. Sur ce disque, le compositeur et interprète partage ses grands succès et un inédit avec une pléiade d’artistes français dont Maurane, Charles Aznavour, Muriel Robin, Laurent Gerra, Brigitte, Thomas Dutronc, Hélène Ségara, Christophe Willem ou encore Brigitte.
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Fin 2015, Michel Legrand travaille avec le jeune artiste français Vincent Niclo et, ensemble, ils composent un spectacle qu’ils présentent début 2016 à Paris.
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A la fin de l’année 2017, le compositeur se rend à Charleroi, en Belgique, où est mise en scène et présentée une version « comédie musicale » du film « Les parapluies de Cherbourg ». Michel Legrand décède à Paris le 26 janvier 2019 à l’âge de 86 ans.

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NOHAIN Jean

Jean Nohain

L’auteur, producteur et présentateur de télévision français Jean NOHAIN naît à Paris le 16 février 1900 sous le nom de Jean-Marie Legrand. Après une jeunesse assez paisible, il décroche un diplôme d’avocat qu’il va délaisser pour devenir animateur et auteur de chansons. Il reprend alors le nom d’emprunt de son père en son honneur. Car Jean-Marie est le fils de l’écrivain et librettiste Franc-Nohain et de Marie-Madeleine Dauphin. Il est aussi le frère de l’acteur Claude Dauphin et le filleul d’Alfred Jarry. Si Jean Nohain est surtout (re)connu aujourd’hui comme parolier des chansons éternelles composées par Mireille, il fut un homme très actif dans de nombreux domaines.
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Sous le surnom de « Jaboune », il organise, avant la seconde guerre mondiale, des émissions de radio pour la jeunesse. Il met aussi sur pied l’opération « Reine d’un jour », qui permet à une auditrice, choisie au hasard, de vivre comme une reine le temps d’une journée.
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Pendant la guerre, il est blessé par une balle qui lui paralyse une partie du visage. Cela lui vaudra cette mimique particulière que Thierry Le Luron imitera pendant des années. Après la guerre, il met sur pied une émission de variétés télévisée qui deviendra mythique: « 36 chandelles ».
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Jean Nohain est décédé à Paris le 25 janvier 1981 à l’âge de 80 ans.
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JOUBERT Jacqueline

Jacqueline Joubert

La productrice de télévision française Jacqueline JOUBERT naît le 29 mars 1921 à Paris sous le nom de Jacqueline Annette Edith Pierre.
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D’abord connue pour avoir été l’une des deux premières speakerines françaises, elle a été mariée au journaliste Georges de Caunes avec qui elle a eu un fils: Antoine de Caunes. Elle est aussi la grand-mère de l’actrice Emma de Caunes. Elle a également été l’épouse de Jacques Lagier. En 1959 et en 1961, elle présente, à Cannes, le Concours Eurovision de la Chanson. Dès le 18 janvier 1956, elle devient la présentatrice de l’émission de variétés « Rendez-vous avec… » qui accueille des chanteurs connus mais également de jeunes talents de la chanson francophone. Comme le 25 novembre 1961, lorsqu’elle y accueille Johnny Hallyday qui interprète « Viens danser le twist », « Douce violence » mais aussi « Retiens la nuit » en duo avec Janet François, l’épouse de Claude François.
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Et, ci-dessous, lorsqu’elle présente Bourvil qui interprète, en 1960, « La ballade irlandaise ».
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A partir de 1966, elle devient productrice et réalisatrice d’émissions de variétés. C’est elle qui, alors directrice de l’unité jeunesse de l’ORTF en septembre 1973, recrute une jeune fille pour présenter « Les Mercredis de la jeunesse » sous le pseudonyme de Dorothée. Jacqueline Joubert s’éteint le 8 janvier 2005 à Neuilly-sur-Seine.
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CLAVEAU André

André Claveau dans les années 1960 – Photo (c) Sam Lévin

Le chanteur français André CLAVEAU naît à Paris le 17 décembre 1911. Il est le fils d’un tapissier et désire, dès son plus jeune âge, devenir ébéniste. Il suit quelques formations dans ce sens avant d’être engagé comme graphiste, dessinateur de bijoux et créateur de décors de théâtre. A l’occasion, il réalise aussi des affiches de spectacles pour Damia et Jean Lumière entre autres. En 1936, un peu par hasard, il s’inscrit à un concours pour chanteurs amateurs organisé par la station de radio du Poste Parisien: « Premières chances ». Il gagne la compétition grâce à la chanson « Venez donc chez moi ».
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Ce premier succès va le faire connaître auprès des auditeurs et André Claveau va ainsi multiplier les apparitions sur les scènes parisiennes de Mogador, du Concert Pacra ou de l’Européen. Durant la guerre, il est de plus en plus difficile de se produire en spectacle et le chanteur va animer une émission de variétés sur Radio Paris. Ces activités-là lui valent d’être banni pendant deux ans des antennes à la Libération. Il délaisse alors de plus en plus la radio pour un autre micro: celui des studios d’enregistrement. Il devient ainsi l’une des vedettes françaises les plus populaires des années 1950. Avec sa voix de crooner et ses mélodies douces, il est rapidement surnommé le « prince de la chanson de charme ». Il rend éternelles des chansons comme « La petite diligence », « Marjolaine », « Deux petits chaussons de satin blanc », « Domino », « Cerisier rose et pommier blanc » et « Bon anniversaire ».

Il fait aussi de nombreuses apparitions dans des films où il prend l’habitude d’interpréter ses grands succès. En 1958, André Claveau est le vainqueur de la soirée de sélection permettant à l’artiste de représenter la France au concours Eurovision de la Chanson. Le 12 mars 1958, il est donc présent à Hilversum aux Pays-Bas pour interpréter la chanson « Dors mon amour ». Et c’est lui qui gagne la compétition grâce à la musique d’Hubert Giraud et le texte de Pierre Delanoë.
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Comme pour d’autres chanteurs de sa génération, la popularité d’André Claveau va décroître avec l’arrivée de la nouvelle vague des artistes des années 1960. Il continue malgré tout à enregistrer des disques mais, à la fin de la décennie, il décide de prendre définitivement sa retraite. Et il se tient rigoureusement à cette décision puisque, malgré les nombreuses sollicitations, il ne réapparaît plus jamais en public ni sur les plateaux de télévision après 1970. Le 4 juillet 2003, André Claveau succombe à une embolie cérébrale à Agen. Il est ensuite mis en terre à Brassac dans le Tarn-et-Garonne.
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LUTHERS Philippe

Philippe Luthers

L’animateur et producteur belge de radio et télévision Philippe LUTHERS naît à Liège le 28 juillet 1955. Dès le milieu des années 1970, il s’adresse à la station régionale de Liège de la RTBF, radio télévision publique francophone belge, pour y réaliser des petits boulots à côté de ses études de logopédie. Et en fait de petit travail, il se retrouve rapidement à remplacer de temps à autre le titulaire de l’émission de radio phare: « Liège-Matin ». Comme le site de production de Liège est aussi un centre de télévision, il propose des projets d’émission. C’est ainsi qu’il devient le présentateur d’une émission de variétés en prime time dans les années 1980: « Coeur et pique » où il accueille notamment Julien Clerc, Jacques Higelin, Serge Gainsbourg et Jean-Jacques Goldman. Il devient ensuite le co-présentateur, avec le regretté Jean-Pierre Hautier, de l’émission « Videogam » qui est la première émission diffusant des clips video en Belgique francophone. Dans les années 1980 toujours, il est l’un des artisans du succès du Festival International de la Chanson Française de Spa. Puis, dans les années 1990, il devient le producteur d’émissions comme « Tour de Chance » et « La chanson du siècle ». Ce dernier programme permet de revivre un siècle de chanson française à travers l’interprétation que divers artistes en font en direct.

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Philippe Luthers est aussi à la base d’un des rendez-vous humoristiques les plus suivis de la télé belge: « Signé Taloche », avec les frères Taloche, en 1999.
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Chef d’antenne de la radio « Fréquence Wallonie », il devient, en 2003, l’un des responsables du divertissement télé à la RTBF. En 2006, il apprend qu’il est atteint d’un cancer: le mélanome malin. Il décide de se battre contre le mal mais le combat est rude et difficile. Il continue toutefois à suivre l’actualité musicale et se déplace notamment à Huy (B) le 20 août 2007 pour y applaudir le chanteur cubain Raul Paz au Festival d’Art. Le 30 novembre 2007, Philippe Luthers décède à l’hôpital de la Citadelle de Liège à l’âge de 52 ans. Les funérailles sont célébrées en l’église Saint-François de Sales de Liège le 5 décembre 2007 en présence de toute une série de personnalités parmi lesquels de nombreux artistes comme les Frères Taloche. Les obsèques sont suivies de la crémation et de la dispersion des cendres dans la plus stricte intimité.
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BRIFFEUIL Ray

Ray Briffeuil en 2001

Le musicien, chef d’orchestre et chanteur belge Raymond BRIFFEUIL, mieux connu sous le nom de Ray BRIFFEUIL, naît le 30 novembre 1931 à La Bouverie. Après avoir mené des études musicales, Raymond Briffeuil crée l’orchestre de danse « Blue Sky » au début des années 1960. Cette formation écume littéralement toute la région du Borinage, la Wallonie, Bruxelles et le Nord de la France en proposant un répertoire varié et éclectique convenant particulièrement aux soirées dansantes et aux bals populaires de l’époque. En 1966, Ray Briffeuil se laisse entraîner dans un studio d’enregistrement et commercialise deux 45 tours à son nom en tant que chanteur. On y trouve, sur le premier, les chansons « C’est mieux » et « Une vie sans toi » qui sont toutes deux composées par l’artiste, le texte étant l’affaire du célèbre auteur dialectal borain Géo Nazé. Sur le second disque, il y a les titres « Pourquoi » et « Tu t’en vas ». Ces deux premières rondelles de vinyle, où le chanteur est accompagné par les Blue Sky, sont produites par la société Rudo qui est gérée à l’époque par Aimable Donfut, accordéoniste, qui vient de découvrir à Jemappes, quelques années plus tôt, le jeune et talentueux Salvatore Adamo en éditant et produisant ses premiers titres. Ces deux mélodies se retrouvent 35 ans plus tard, dans une nouvelle version, sur un disque compact qu’enregistre, à presque 70 ans, celui qui a envie de se faire plaisir. En 2001 en effet, l’album « Nostalgie » de Ray Briffeuil comporte quatorze chansons dont sept sont des compositions originales et sept des reprises en hommage à Jean Ferrat (« Aimer à perdre la raison »), Gilbert Bécaud (« Et maintenant »), Edith Piaf (« Non je ne regrette rien ») et, surtout, Charles Aznavour (« Emmenez-moi », « Dans tes bras », « Que c’est triste Venise » et « Sur ma vie »). L’album est réalisé par Claudy Mahieu. Il s’agit là d’un ultime et unique opus pour ce véritable crooner méconnu qui décède à Mons le 24 mars 2014.

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FERNANDEZ Nilda

L’auteur, compositeur et interprète Nilda FERNANDEZ naît à Barcelone le 25 octobre 1957 sous le nom de Daniel Fernandez. A l’âge de six ans, il suit sa famille qui s’installe en France dans la région de Toulouse puis à Lyon. Il y suit des études de manière assidue avant de se tourner vers la musique et de composer des chansons qu’il interprète dans des petites salles partout en France. Avec sa soeur et trois autres musiciens, il crée alors un groupe, « Les Reflets », qui effectue quelques concerts et enregistre quelques disques 45 tours dont « L’homme de Nazareth » en 1971.

Les Reflets en 1971 avec Daniel Fernandez à droite sur la photo

Quelques années plus tard, Daniel se décide à entamer une carrière de chanteur soliste. Il se fait remarquer par un producteur qui apprécie sa voix particulière et qui lui propose d’enregistrer un premier album en 1981 sous sa véritable identité de Daniel Fernandez. Le directeur artistique de l’opus est Claude Dejacques qui a déjà participé à la révélation d’artistes comme Nicolas Peyrac ou Yves Duteil.

Le succès est plutôt timide mais, suite à des soucis avec la nouvelle équipe du label avec qui il a signé un contrat, Daniel se retire pour vivre de ses concerts mais aussi de différents métiers. Il enseigne l’espagnol pendant un an et il décide aussi de changer son prénom pour Nilda afin de ne plus être tributaire du label de son premier album. Pendant quatre ans, Nilda Fernandez compose des chansons qu’il finit par enregistrer en 1987 et, parmi elles, « Madrid Madrid » recueille un gros succès radiophonique dans les pays francophones.

Le nom de Nilda Fernandez est dès lors connu et un deuxième 45 tours l’impose un peu plus en 1988 : « Ultime rêve de l’amour ».

C’est un bon début mais l’artiste ne tient pas encore l’album qu’il veut réaliser pour entamer une véritable carrière. Il termine son travail en 1990 pour un CD qui est commercialisé en 1991 et dont le titre phare, « Nos fiançailles », connaît un succès très important. Au point de nommer trois fois l’artiste aux Victoires de la Musique (en 1992) où il reçoit celle de la révélation variété masculine de l’année pour son album qui est aussi récompensé par l’Académie Charles-Cros.

A partir de ce moment, Nilda devient une sorte de nomade de la chanson. Il ne court pas après le succès. C’est ce dernier qui vient à lui. Et sa popularité se bâtit sur de superbes chansons avec des mélodies empreintes d’une ambiance particulière comme « Sinfanaï Retu » (1993).

Il parcourt les routes du monde toujours à la recherche de sensibilités nouvelles, en quête de rencontres novatrices artistiquement et humainement. Comme celle qu’il vit avec la chanteuse Mercedes Sosa en Argentine pour l’enregistrement de la chanson « Mon amour » en 1994.

Deux ans plus tard, l’artiste s’installe à New York où il fait la connaissance de Michel Camilo, pianiste dominicain de latino jazz, avec qui il enregistre l’album « Innu Nikamu » qui sort en 1998. L’opus est alors présenté au cours d’une tournée en roulotte qui mène le chanteur de Barcelone à Paris en passant par Lyon.

En juillet 1998, le chanteur participe à « La fête à Adamo » au cours des Francofolies de Spa. Il y interprète un « tube » de celui qui le décrit alors comme son « frère de voix » : « C’est ma vie ». Peut-être inspiré par cette expérience scénique, Nilda Fernandez imagine alors un album intitulé « Mes hommages » où il tire un coup de chapeau aux artistes qui l’ont influencé : on y retrouve des titres de Léo Ferré, Barbara, Dick Annegarn, Jane Birkin, Michel Polnareff et, même, Claude François ainsi que Mike Brant. Les disquaires le reçoivent dans le courant de l’année 1999.

L’an 2000 est marqué par la commercialisation d’un best of et d’un coffret de trois albums contenant de nombreux inédits. Puis, Nilda part pour la Russie en vue de découvrir de nouveaux territoires et d’effectuer de nouvelles rencontres : il y reste cinq ans. Par la suite, les voyages se poursuivent pour l’artiste qui monte un spectacle musical et circassien à Cuba en 2006 : « Les Nouvelles du Monde ». On retrouve ensuite Nilda sur la compilation « Chez Leprest », disque de duos enregistrés avec Allain Leprest. Ces enregistrements donnent naissance à un spectacle « Chez Leprest » qui a lieu au Bataclan à Paris et où Nilda Fernandez chante « Donne-moi de mes nouvelles » accompagné au piano par Romain Didier

En Bretagne cette fois, il participe, en 2009, à l’opéra-rock « Anne de Bretagne ».

A ce moment, il se partage entre la France, l’Italie et la Belgique car c’est à Paris, à Gênes et à Bruxelles qu’il réalise les prises de son et les mixages de son nouvel album qui a pour titre « Ti amo » et qui est dans les bacs en 2010.

Le 22 mai de cette année-là, le chanteur franco-espagnol est à Tournai, en Belgique, pour un concert exceptionnel, où il s’accompagne seul à la guitare au bord de l’Escaut, comme invité d’honneur du concours de jeunes talents « L’Envol des Cités ». Il faut dire qu’au cours de ses multiples périples, Nilda Fernandez s’est souvent arrêté en Belgique. Il y a de solides amis et d’extraordinaires admiratrices. L’une des ces dernières lui a d’ailleurs confectionné un foulard que l’on peut voir sur la pochette du CD de l’artiste en 2010. Au cours des années 2010, il est l’invité de Patrick Sébastien où il interprète une version épatante de « l’Aziza » de Daniel Balavoine lors de l’émission télévisée « Les Années Bonheur » diffusée sur France 2.

En 2018, Nilda Fernandez décide de chanter Garcia Lorca sur scène, accompagné par deux guitaristes. Ayant gardé un contact chaleureux et régulier avec Salvatore Adamo depuis vingt ans, il entreprend aussi de lui traduire et d’adapter les titres de son dernier album en espagnol. Cette collaboration dure plusieurs mois au cours desquels Nilda rejoint notamment Adamo pendant un concert de ce dernier à Barcelone en janvier 2019. Ce travail en commun doit malheureusement se terminer en solitaire pour Adamo qui est bouleversé par la mort de son ami le 19 mai 2019. Un décès survenu à Bize-Minervois, dans l’Aude, où Nilda Fernandez était hospitalisé depuis près d’un mois auprès des siens pour insuffisance cardiaque.

 

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DARRIEUX Danielle

 

 

Danielle Darrieux en 1961 – Photo (c) Sam Lévin

L’actrice et chanteuse française Danielle DARRIEUX  naît le 1er mai 1917 à Bordeaux. Après une enfance passée dans sa ville natale, Danielle Darrieux déménage à Paris. A la mort inattendue de son père, sa mère donne des leçons de chant pour subvenir aux besoins familiaux. Danielle assiste à ces séances et elle prend goût pour la musique. Tout en commençant une belle carrière cinématographique où les bons rôles se multiplient, elle décide de suivre des cours de violoncelle et de piano et s’inscrit au Conservatoire de musique. Mais elle est aussi très intéressée par la chanson et sa voix est douce et fluette. Dans son premier film déjà, « Le bal » de Wilhelm Thiele en 1931, elle met à profit ses qualités vocales pour chanter. Par la suite, elle interprète souvent des chansons dans quantité de films. En pleine crise économique des années 1930, ses chansonnettes guillerettes sont des plus appréciées par un public qui en a besoin: « Premier rendez-vous » est un gros succès par exemple.

En 1935, alors que les bruits de bottes sont de plus en plus présents en Europe, Danielle Darrieux s’en éloigne en signant un contrat cinématographique de sept ans avec les studios Universal à Hollywood. Mais le séjour aux Etats-Unis est difficile pour elle et elle rompt son contrat pour revenir en France où la guerre est déclarée. Ayant obtenu des rôles en Allemagne avant le conflit, l’actrice française accepte alors, un peu dans l’ignorance, de tourner plusieurs film pour la société allemande Continental afin de pouvoir faire libérer son mari interné outre-Rhin. Ayant obtenu la remise en liberté de celui-ci, Danielle Darrieux casse aussitôt son contrat. Elle prend alors une fausse identité et vit dans la clandestinité en France jusqu’à la fin de la guerre. Au début des années 1950, elle reprend ses activités d’actrice et entame une seconde carrière plus prolifique que jamais. C’est aussi durant cette décennie qu’elle va confirmer ses talents de chanteuse en enregistrant quantité de disques à succès et en se produisant régulièrement sur scène. Ajoutant les pièces de théâtre, ce sont finalement trois carrières que va ainsi mener de front Danielle Darrieux avec beaucoup de talent. En 1967, le réalisateur français Jacques Demy lui demande de jouer un rôle dans « Les demoiselles de Rochefort ». Elle est la seule comédienne de ce film musical à chanter avec sa propre voix ! En 1968, elle décide de se présenter comme chanteuse sur la scène parisienne du cabaret « La tête de l’art ». Ce rendez-vous avec le public fait l’objet d’une séquence à la télévision française.

Elle recommence ce genre d’expérience musicale et cinématographique avec Jacques Demy encore quelques années plus tard en tournant « Une chambre en ville ». En 1976, elle chante « Matelot » dans une émission de variétés de la télé française.

A plus de 80 ans, l’actrice et chanteuse multiplie les apparitions au cinéma et à la télévision dans les années 2000. Au théâtre, elle est bouleversante dans « Oscar et la dame rose » d’Eric-Emmanuel Schmitt. François Ozon l’engage pour être l’une de ses « Huit femmes » dans le film qu’il réalise en 2002 : elle y chante « Il n’y a pas d’amour heureux », texte de Louis Aragon mis en musique par Georges Brassens. La même année, Patrick Bruel la convie à participer à son album de reprises de succès de l’entre-deux guerres : ensemble, ils interprètent « A Paris dans chaque faubourg ».

Le 17 octobre 2017, à l’âge de 100 ans, elle s’éteint de manière paisible dans son sommeil à Bois Le Roy, dans l’Eure (F), suite à une légère chute qui l’avait affaiblie.

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