IDIR

En 2017

L’auteur-compositeur-interprète et musicien IDIR naît le 25 octobre 1949 à Ait Yenni, en Kabylie, sous le vrai nom de Hamid Cheriet. Fils de berger, il est élevé dans une région d’Algérie où la tradition berbère est vivace. Sa maman et sa grand-mère sont des poétesses conteuses que l’on vient écouter de loin. Une activité qui va favoriser, chez le jeune Hamid, l’amour du mot, du texte et de l’oralité. La musique l’intéresse aussi : celle qu’il apprend à jouer sur la flûte qu’il a lui-même taillée dans un roseau. Pourtant, lorsqu’il s’agit de penser à une profession et à des études, c’est vers les sciences, et plus particulièrement la géologie, qu’il se tourne pour espérer une carrière dans l’industrie du pétrole. Adolescent, au lycée d’Alger où il étudie, il se familiarise avec la guitare folk que lui présente un coopérant français. Gardant en lui cette passion qu’il possède depuis qu’il est tout petit pour la musique et le chant, Hamid n’hésite pas, en 1973, lorsqu’il se trouve sollicité par hasard pour remplacer au pied levé la chanteuse Nouara dans un studio de Radio Alger. Et, en quelques secondes, il fait de cette berceuse dont il est le compositeur son premier grand succès : « Rsed A Yidess » (« Que vienne le sommeil »). Sa popularité soudaine l’oblige à graver cette chanson sur un disque 45 tours où figure aussi « A Vava Inouva » (« Mon papa à moi »).

Et, alors qu’il remplit ses obligations militaires, le succès de ces deux chansons dépasse les frontières de l’Algérie. C’est ainsi qu’en 1975, les responsables de la maison de disques Pathé Marconi l’invitent à venir à Paris pour lui produire un premier album. Le titre « A Vava Inouva », qui figure sur ce premier 33 tours sorti en 1976, connaît alors la gloire dans 77 pays et est traduit dans quinze langues. Dans la foulée de cette notoriété nouvelle, Idir cède aux sollicitations mercantiles de sa maison de disques et commercialise un nouvel album en 1979 : « Ayarrach Negh » (« À nos enfants »). Les concerts s’enchainent aussi et cette mise en lumière n’est pas totalement au goût de cet artiste qui aime composer pour lui et d’autres mais qui n’est pas totalement dans la démarche que veut lui faire suivre le show-business. Il décide alors de se retirer de la vie publique en donnant quelques rares spectacles de temps à autre. Son absence va durer une dizaine d’années et va être interrompue par la sortie d’un CD compilation de 17 chansons extraites de ses deux premiers albums. Mais la volonté d’Idir est de ré-enregistrer ses titres avec une qualité plus contemporaine. Après une âpre bataille juridique avec son ancien producteur, il obtient le droit de le faire et en profite pour remonter sur scène comme au New Morning à Paris en février 1992. En 1993, Idir commercialise un nouvel album où il même instruments traditionnels et sonorités modernes : « Les chasseurs de lumière ». Il présente ses nouvelles chansons au public parisien de l’Olympia en juin. Mais le vrai retour à la musique avec la sortie d’un nouveau disque a lieu six ans plus tard, en 1999, avec la commercialisation de l’album « Identités » où il rend hommage à différentes cultures en invitant à chanter avec lui des artistes aussi divers que Manu Chao, Dan Ar Braz, Zebda, Maxime Le Forestier, Geoffrey Oryema ou Gilles Servat. Le 8 juillet 2001, il met sur pied une soirée au Zénith de Paris où de nombreux artistes viennent sur scène pour soutenir la révolte du peuple kabyle face au pouvoir algérien. En 2002, une compilation est éditée sous le titre « Deux rives, un rêve » : on y trouve des titres inédits dont « Pourquoi cette pluie » écrit et composé par Jean-Jacques Goldman.

La sortie de cet album est suivie d’une tournée de concerts à travers toute la France. Pour les trente années de carrière d’Idir en 2005, un CD live accompagné d’un double DVD est commercialisé qui retrace son parcours de la Kabylie aux théâtres du monde entier. Deux ans plus tard, alors que la France est en pleine campagne pour les élections présidentielles, Idir signe un album fort des symboles républicains : « La France des couleurs ». Il signe la plupart des chansons avec la collaboration de jeunes artistes comme Grand Corps Malade, Zaho ou Akhenaton entre autres. Il faut ensuite attendre 2013 pour découvrir l’opus suivant qui a pour titre « Adrar Inu » (« Ma montagne »), une oeuvre plus intimiste s’apparentant à un retour aux sources de l’artiste. Quatre ans plus tard, le disque « Ici et ailleurs » réunit autour d’Idir une série de chanteurs français qu’il apprécie et qui l’apprécient : Francis Cabrel, Patrick Bruel, Bernard Lavilliers, Charles Aznavour, Maxime Le Forestier, Tryo, Gérard Lenorman, Grand Corps Malade et, pour un duo virtuel celui-là, Henri Salvador. Idir va alors chercher au fond de chaque mélodie partagée son côté oriental qu’il souligne en y ajoutant, en partie, la traduction kabyle du texte original.

Le 4 janvier 2018, il est à Alger, après 38 ans d’absence, et il y chante pour le nouvel an berbère. Idir meurt le 2 mai 2020 à l’hôpital Bichat à Paris, des suites d’une longue maladie pulmonaire.

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Annulation de l’Ardèche Aluna Festival 2020 à Ruoms (F)

Le Festival Ardèche Aluna, qui devait avoir lieu, à Ruoms (F – 07), du 25 au 27 juin 2020, est, lui aussi, annulé en raison des nouvelles directives de l’état français concernant le ralentissement de la propagation du coronavirus covid-19. L’affiche de cette année 2020 comprenait, notamment, les noms de Soprano, Angèle, Patrick Bruel, Jean-Louis Aubert, Vitaa & Slimane, Véronique Sanson, Tryo, Suzane, la Rue Kétanou, les Frangines, Tim Dup, Les yeux d’la tête et Joseph Chédid.
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Les organisateurs ont signalé l’annulation par un communiqué qui précisait encore : « La situation sanitaire inédite impose une priorité : la protection de la santé de tous et toutes. Toute l’équipe d’Aluna Festival est évidemment solidaire de ces consignes. Nos pensées s’adressent avant tout aux malades, au personnel soignant et à toutes les personnes qui se trouvent en première ligne face à cette épidémie. Sachez que cette décision touche aussi toute l’équipe d’Aluna Festival qui travaille depuis des mois sur cette édition. Nous pensons également aux artistes, bénévoles, partenaires, intermittents et prestataires, et à vous cher public. Nous vous donnons rendez vous tous ensemble l’année prochaine pour partager un moment de joie et de musique qui aura une saveur toute particulière, les 24, 25 et 26 juin 2021. Concernant les billets 2020, nous proposons aux festivaliers qui le peuvent et qui souhaitent apporter leur soutien au festival, de les conserver pour une nouvelle édition 2021, sinon un remboursement restera possible. Il vous faudra simplement un peu de patience car les mesures de confinement actuelles ralentissent les actions. »
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28 JUIN

28 juin 1924 : Naissance, à Courcelles, de l’acteur et chanteur belge Christian BARBIER. Il commence sa carrière théâtrale sur les scènes de Belgique puis il passe en France où il décroche, à l’âge de 40 ans, des rôles dramatiques. C’est d’ailleurs à cette époque, au milieu des années 1960, qu’il va connaître le plus gros succès de sa carrière en incarnant le personnage du marinier Joseph Durtol dans le feuilleton télévisé « L’homme du Picardie ». C’est aussi ce programme qui va lui permettre de devenir chanteur le temps d’un 45 tours qui sert de générique: « Ma péniche s’en va ».

Excellent comédien méconnu, Christian Barbier s’est toutefois fait remarquer dans le film « L’Armée des Ombres » de Jean-Pierre Melville en 1969. L’homme s’est éteint le 3 novembre 2009 à Manosque en France.
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Cali aux Francofolies de Spa en 2014 (c) Passion Chanson

Cali aux Francofolies de Spa en 2014 (c) Passion Chanson

28 juin 1968 : Naissance, à Perpignan, de l’auteur-compositeur-interprète français CALI sous le nom de Bruno Caliciuri. Il passe son enfance à Vernet-les-Bains et est orphelin de sa maman dès l’âge de sept ans. Le sport favori de la région est le rugby et il est tout à fait normal que le petit Bruno s’y intéresse et le pratique au sein du club local. Un peu plus tard, à la sortie de l’adolescence, le garçon s’intéresse à la politique et s’y implique dans sa municipalité: il se présente deux fois comme candidat aux élections mais sans succès. Parallèlèment à ses activités sportives et politiques, Bruno Caliciuri écoute de la musique, beaucoup de musique: celle de U2 mais aussi des Clash, des Simple Minds ou encore des groupes de rock-métal. La musique devient pour lui peu à peu une nécessité qui lui permet d’évacuer un trop plein de rage contenue. Et il lui faut l’exprimer en créant un premier groupe musical entre potes étudiants: « Pénétration anale ». On peut aisément deviner, en découvrant le nom de la formation, que le répertoire de celle-ci est plutôt épicé et provocant. Juste assez pour que Bruno et ses copains soient exclus de l’établissement scolaire où il étudie. Cela est suffisant pour l’encourager à persévérer dans la musique et il devient le guitariste et chanteur du groupe Lithium qui effectue des spectacles de reprises dans la région de Vernet-les-Bains. Par la suite, Bruno enregistre un premier album en 1995 avec le groupe Indy dont le titre est « Tu es si belle qu’il se met à pleuvoir ». Et, avant de devenir chanteur à part entière, il fait encore partie du groupe Tom Scarlett entre 1997 et 2001. En 2002, grâce à Didier Varrod qui croit en lui, il se produit aux Francofolies de La Rochelle où il est remarqué par une maison de disques qui signe un contrat pour un premier album. Ce dernier sort en aout 2003 et a pour titre « L’amour parfait ». Quelques titres de ce premier opus séduisent d’emblée les programmateurs radio qui en font des « tubes »: « C’est quand le bonheur », « Elle m’a dit » ou « Pensons à l’avenir ».

Cali a 35 ans mais ses chansons touchent un public de trentenaires et de quadragénaires dont la majorité se retrouve dans ses textes d’amoureux délaissé. L’artiste reçoit le Prix Constantin en novembre 2004 et il se révèle comme une véritable bête de scène dans la tournée qu’il entame alors. Le deuxième album de Cali se trouve dans les bacs des disquaires en octobre 2005. Il a pour titre générique « Menteur » et contient les chansons « Qui se soucie de moi », « La fin du monde pour dans dix minutes » et « Le vrai père » écrite pour les parents séparés désirant avoir la garde de leur enfant de manière égale à celle de leur ex-conjoint. Si le succès de ce deuxième album est moins important, le public a compris que Cali est un artiste qui s’installe dans la durée pour devenir, à coup sûr, une des valeurs incontournables de la chanson francophone du 21e siècle. Il entame alors une série de concerts qui l’emmène sur les routes de la francophonie européenne pendant dix mois jusqu’en septembre 2006. Au cours de cette tournée, Cali choisit d’enregistrer un CD et DVD live à Lille: « Le bordel magnifique » est commercialisé en octobre 2006. A peu près au moment de la sortie de ce DVD, un autre est réalisé qui reprend un bon nombre de ses chansons dans un film original et particulier: « La vie ne suffit pas » réalisé par Gaëtan Chataigner. En 2007, Cali affiche clairement son soutien à Ségolène Royal dans la course à la présidence de la France que Nicolas Sarkozy remporte. Et, de ce fait, les textes de l’album suivant, « L’espoir » qui sort en février 2008, sont plus politiques: « 1.000 coeurs debout », « Résistance », « Le droit des pères », etc. Si cet album obtient un réel succès auprès de ceux qui partagent les idées fortes de Cali, il laisse de marbre ceux qui ne voient en ce chanteur qu’un artiste ne devant pas nécessairement s’engager aussi fort.

Alors, comme pour réagir à cette incompréhension de certains, le chanteur s’attelle à la confection d’un quatrième album studio où la musique, très rock, semble prendre le dessus sur les textes pourtant peu anodins. L’opus a un titre incroyable (« La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon cœur ») et il est en vente en novembre 2010. Son succès commercial est moindre que les précédents. Mais, comme à chaque fois, la tournée de concerts qui suit est une réussite totale. Bruno Caliciuri poursuit alors sa carrière avec une parfaite régularité en alternant albums et tournées entrecoupés de quelques moments plus « personnels ». En 2012, il enregistre l’album « Vernet-les-Bains » et, en janvier 2013, il est fait citoyen d’honneur de cette ville qui l’a vu grandir. En juillet 2013, il se produit dans le cadre des Francofolies de Spa (B) et il promet de revenir l’année suivante pour aider les jeunes talents. Il tient parole en acceptant le poste de président du jury du Franc’Off, le concours découverte des Francofolies de Spa en juillet 2014. Le 9 mars 2015, il publie un nouvel opus intitulé cette fois « L’âge d’or ». Et, dès la rentrée, Cali se lance dans une tournée marathon pour proposer un concert très intimiste où il est seul en scène dans un décor représentant sa chambrette d’adolescent. Sorti en novembre 2016, l’opus qui a pour titre « Les choses défendues » revient peut-être à des chansons qui rappellent celles des premiers albums du chanteur. A la rentrée 2018, Cali propose à la vente un album de reprises de chansons de Léo Ferré, décédé 25 ans plus tôt : Cali chante Léo Ferré. Une tournée « Cali chante Léo Ferré » se déroule ensuite en France, en Suisse et en Belgique d’octobre à décembre 2018. Le 13 mars 2020 sort un nouvel opus intitulé « Cavale ». On est alors la veille d’une longue période de confinement imposée aux citoyens d’une grande partie du monde en raison de la pandémie due au coronavirus covid-19. Qu’à cela ne tienne, le chanteur se lance dans la promotion de sa dernière réalisation en postant des interviews et des mini-concerts sur les réseaux sociaux. L’album est encensé par la presse qui parle d’électro sensorielle, de rock impulsif, de folk sans frontières (L’Humanité) ou encore de pop harmonique à la sobre intensité (Sud Ouest).
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TRYO - Pochette album 200328 juin 2003 : le groupe français TRYO, de Christophe Mali, fait son entrée à la 40e place du classement des meilleures ventes d’albums en Belgique francophone avec le disque intitulé « Grain de sable ».

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23 AVRIL

23 avril 1947 : Naissance, à Cologne en Allemagne, de l’humoriste, comédien et chanteur français Michel LEEB. Placé en pension en France au divorce de ses parents, c’est auprès de ses camarades d’internat qu’il va d’abord se découvrir des talents comiques. En 1970, tout jeune enseignant, il professe la philosophie à Bourg-la-Reine pendant moins de deux ans. Féru de théâtre et de comédie, il se dirige alors vers l’humour et les sketches. Il commence cette carrière par des imitations largement appuyées par des mimiques et des grimaces: il connaît le succès avec le Chinois ou l’Africain par exemple. D’année en année, son répertoire s’étoffe et il va peu à peu s’orienter aussi vers le théâtre et la musique. En 1986, il réunit les deux disciplines puisque, après avoir joué dans la pièce du même nom, il crée et interprète une chanson qui a pour titre « Le tombeur ». La mélodie de cette chanson est d’inspiration jazz et, au fil des années qui vont suivre, Michel Leeb va de plus en plus donner libre cours à sa passion pour ce genre musical. C’est ainsi qu’il s’illustre comme chanteur avec le Count Basie Orchestra et qu’un disque est enregistré de cette aventure en 2002: « Bon Basie de Paris ». Le 14 février 2014, Michel Leeb sort un album de chansons jazzy intitulé « Repères » et composé de titres originaux ainsi que de reprises telles que « Fiche le camp Jack » (Richard Anthony/Ray Charles), « Je veux être noir » (Nino Ferrer),, etc.

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L’album français de 1996

23 avril 1961 : Naissance, à Sainte-Anne de Bellevue, du musicien et chanteur québécois Jeff SMALLWOOD. C’est dans cette cité de la banlieue de Montréal que Jeff grandit et entame des études musicales à l’âge de huit ans. Il choisit d’abord les instruments à vent. En 1974, il s’inscrit à la Haute Ecole McDonald où il opte pour la prestigieuse section musicale. Une anné d’études suffit a lui attribuer le poste de flûtiste soliste de l’orchestre qu’il garde jusqu’à la remise de son diplôme en 1978. Entretemps, Jeff s’est intéressé aussi à la guitare dès 1975. Il devient ainsi aussi guitariste de l’orchestre Hudson McDonald Stage Band. Avec cette formation, il se classe premier du concours du Berklee Jazz Festival en 1976, 1977 et 1978. En 1978, Jeff se décide à entamer sa carrière musicale propre mais celle-ci commence par des boulots de conseiller et de consultant pour des groupes et orchestres prestigieux. En 1986, il forme, avec neuf musiciens, le groupe « The Majestics » où il est chanteur, guitariste et chef d’orchestre. Il accompagne alors l’artiste Luba sur scène et participe à l’enregistrement des albums de Gerry Boulet, Ray Lyell et de Breen Leboeuf. En 1990, Jeff décide de se lancer dans la réalisation de son premier album. Pour le financer, il continue à travailler comme guitariste sur scène aux côtés d’artistes comme Robert Charlebois, Roch Voisine, Carole Laure ou Richard Séguin. Finalement, c’est le 4 octobre 1994 que sort ce premier disque qui est chanté en anglais: « Welcome to the world ». Mais, deux ans plus tard, c’est en français que l’artiste décide d’enregistrer son deuxième opus: « Boulevard des Minuscules ». Les treize chansons y sont écrites par le célèbre Boris Bergman, qui a déjà beaucoup écrit pour Bashung notamment, et elles témoignent d’une véritable mixité francophone issue des deux côtés de l’Atlantique. Et, en cette même année 1996, Jeff Smallwood entame sa première tournée de concerts par la Place des Arts à Montréal. En 1997, il est de nouveau musicien de scène pour les tournées internationales de Roch Voisine et Isabelle Boulay. Il accompagne également Kevin Parent en concert. Le producteur québécois Pierre Tremblay propose alors à Jeff Smallwood de se joindre à trois autres artistes-musiciens (Patrick Norman, Bourbon Gautier et le Belge William Dunker) pour former le groupe, à vocation éphémère qui s’appelle « Les Fabuleux Elégants ». Leur important succès les oblige à enregistrer un album qui sort d’abord au Québec et y reçoit un Félix du meilleur album country en 1998. Le 20 juin de cette année-là, Jeff se produit avec Les Fabuleux Elégants au Spectrum de Montréal dans le cadre des Francofolies. Et, un an plus tard, après une tournée triomphale en Amérique du Nord, le groupe commercialise son album en Belgique et y propose quelques concerts dont l’un aux Francofolies de Spa 1999. Et, déjà, le troisième album est en chantier même si ce « Cowboy Dust » ne sera présenté à Québec que le 22 septembre 1999. Un an plus tard exactement, en septembre 2000, Jeff présente les chansons de cet album au cours d’une tournée en Belgique et, en novembre et décembre, il est sur scène aux côtés de Roch Voisine au Canada. Dans le courant de l’année 2001, Jeff Smallwood commercialise un disque live enregistré en Belgique grâce aux chanteurs William Dunker et Albert Delchambre. Depuis cette époque, l’artiste poursuit son chemin de musicien et chanteur de manière plus discrète avec des apparitions fréquentes dans des émissions de la télévision québécoise comme celle où, aux côtés de Patrick Norman et de Renée Martel notamment, il interprète l’adaptation française d’un titre américain par Robert Charlebois : « Cowgirl doré » (également chanté en français par Michèle Torr sous le titre « Je m’appelle Michèle » en 1976).

Gérald Genty en 2010

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23 avril 1974 : Naissance, à Belfort, du chanteur français Gérald GENTY. Son enfance se déroule au gré des déplacements de ses parents et il passera ainsi des Vosges à l’Alsace avant de rejoindre la Slovaquie. Ses passions sont alors multiples et vont du tennis à la peinture en passant par la musique et l’apprentissage du piano et de la guitare. Cette dernière activité le pousse a écrire des chansons dès l’âge de quinze ans. Mais il lui faut attendre ses 23 ans avant de penser à enregistrer un premier album en groupe avant deux autres en solo et autoproduits en 1999 et 2002. Sillonnant la France dans un camping-car en vue de se présenter à des concours artistiques locaux, il finit par se faire remarquer par la firme Wagram qui lui produit un véritable premier album. Cet opus a pour titre « Humble Héros » et est commercialisé en mars 2004. Huit mois plus tard, Gérald Genty se produit en première partie de Bénabar au Zénith de Paris. Puis, il fait aussi le lever de rideau du groupe Tryo au cours de leur tournée des dix ans en 2005. Il enregistre un deuxième album intitulé « Le plus grand chanteur de tout l’étang » en 2006. Une tournée suit la sortie du disque. Gérald chante à côté d’une fausse mare garnie de canards lumineux en plastique. D’un budget relativement modeste, le spectacle tourne pendant deux ans et fait halte en France, en Suisse, au Canada, au Maroc et en Belgique où l’artiste se produit au Salon Bleu dans le cadre des Francofolies de Spa. Tous les quatre ans, Gérald Genty sort alors un album qui se veut différent dans la forme : « Nul si pas découvert » (2009), « Manège éternel » (2013) et « Hippopopopopopopopopopopotame » (2017). Sur le fonds, les chansons de Gérald ont un style propre et original basé sur des jeux de mots subtils. Le chanteur se distingue aussi, en 2014, par un spectacle pour enfants qu’il réalise avec l’artiste suisse LiA et qui a pour titre « Temps Pis & Temps Mieux ». Rompant avec le rythme d’un album produit tous les quatre ans, Gérald Genty commercialise l’opus intitulé « Là-haut » au mois d’août 2019.

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