CLAY Philippe

Philippe Clay en 1976

Le chanteur et acteur français Philippe CLAY naît le 7 mars 1927 à Paris. Il vit dans le maquis pendant la seconde guerre mondiale sous sa vraie identité de Philippe Mathevet. Puis il entre au Conservatoire national d’art dramatique. Il y apprend à placer sa voix et travaille l’art du mime. En 1947, grâce à des amis l’ayant inscrit à son insu, Philippe Clay gagne un concours de chanteur amateur. Il part pour l’Afrique avec, dans ses bagages, des chansons de Charles Aznavour, artiste alors peu connu. Un an plus tard, il rentre à Paris et se produit aux Théâtre des Trois Baudets. Il fréquente également Saint-Germain-des-Prés et devient proche de Jacques Prévert, Boris Vian et Serge Gainsbourg.
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De 1957 à 1962, alors que sa carrière s’installe, il passe quatre fois en vedette à l’Olympia de Paris. Ses succès ont pour titres: « Les voyous », « Festival d’Aubervilliers », « Le danseur de charleston » ou « Le noyé assassiné ». Cette dernière chanson, signée par Charles Aznavour et Florence Véran, fait d’ailleurs l’objet d’une séquence du film tourné en 1958 par Richard Quine : « L’adorable voisine » avec James Stewart et Kim Novak notamment.
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En tant qu’acteur, il tourne quelques films: « French Cancan » de Jean Renoir et « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy. Après des années de silence, il revient à la chanson en 1971 et connaît de nouveaux succès avec « Mes universités » et « La quarantaine ».
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Ces deux chansons vont à contre-courant du mouvement initié par les jeunes Français en mai 1968. La chanson « La complainte des Apaches » de Claude Bolling, interprétée par Philippe Clay pour la série télé « Les Brigades du Tigre », est aussi un succès au début des années 1970.
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Alors que l’on a tendance à l’oublier, cet artiste complet, interprète, mime et comédien, a fait partie de ceux qui, comme Serge Reggiani ou Yves Montand, ont marqué la chanson francophone du 20e siècle.
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Le 13 décembre 2007, Philippe Clay décède à Issy-les-Moulineaux d’une crise cardiaque à l’âge de 80 ans.
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VERNAY Lucienne

Lucienne Vernay en 1958

L’auteure, compositrice et interprète française Lucienne VERNAY naît le 12 décembre 1919  à Alger (Algérie), sous le nom de Lucienne Torres. Elle s’oriente assez tôt vers la musique et elle suit des études de piano au Conservatoire de Musique d’Alger. Au début de l’année 1943, elle passe une audition en tant que pianiste mais Jacques Canetti, le célèbre découvreur de talents qui y assiste, prétend qu’elle devrait chanter car elle a une très belle voix. Il lui propose aussi de prendre un nom d’artiste: elle s’appellera désormais Lucienne Vernay. Comme Jacques Canetti est alors directeur de la troupe de France Inter (ex Radio France) à Alger, il engage Lucienne comme chanteuse et elle obtient de suite un certain succès. Mais, soupçonné de gaullisme, Jacques Canetti doit quitter son poste et il fonde une coopérative d’artiste: le Théâtre des Trois Ânes. Entre 1943 et 1945, la troupe sillonne toute l’Afrique du Nord en recueillant chaque soir des fonds pour le Mouvement Combat qui soutient le Général de Gaulle. A la Libération, tout le monde se retrouve en France et, le 15 septembre 1947, Lucienne Vernay épouse Jacques Canetti. Trois mois plus tard exactement, le 15 décembre, Jacques Canetti inaugure le mythique Théâtre des Trois Baudets à Paris. En 1951, l’artiste québécois Félix Leclerc demande à Lucienne Vernay d’enregistrer avec lui deux duos: « Dialogue d’amoureux » et « La fille de l’île ».
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Puis, malgré le fait que la chanteuse décide d’interrompre sa carrière naissante pour éduquer ses enfants (Françoise née en 1948 et Bernard né en 1949), elle se distingue en créant le premier répertoire de disques pour jeune public. Elle est soutenue dans cette initiative par son mari et elle enregistre de nombreuses comptines et chansons avec, notamment, le groupe des Quatre Barbus. Huit livres-disques des « Rondes et Chansons de France » sont récompensés par le Grand-Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros. Ils sont notamment écoutés et repris en choeur dans de nombreuses écoles maternelles de toute la francophonie.
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En 1958, Lucienne Vernay enregistre quelques classiques de la chanson française sur un super 45 tours: « Mon coeur est un violon », « Parlez-moi d’amour » ou « Si petite ».
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Un an plus tard, elle participe avec Sacha Distel, Juliette Gréco et Simone Langlois au « Coq d’Or de la Chanson Française ». Elle y interprète, accompagnée par Claude Bolling et son orchestre, « Maman », un titre composé par Henri Salvador sur un texte de Boris Vian.
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En 1964, elle fonde les Editions Majestic et crée, avec son mari, un catalogue reprenant les oeuvres de Boris Vian, Jean-Loup Dabadie, Jacques Prévert, Brigitte Fontaine ou encore Jean Cocteau entre autres. Quatre ans plus tard, elle enregistre un disque dont les quatre titres sont écrits et composés par elle-même: « Avant, avec, après toi », « Un rayon de soleil », « Un jour viendra » et « Je peux encore aimer ». En 1972, à la demande d’Ursula Kubler Vian, elle met en musique 26 petits textes inédits qui constituent l’Abécédaire de Boris Vian qu’elle enregistre avec Les Quatre Barbus.
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Cette œuvre a été reprise et « dépoussiérée » par le groupe « Debout sur le Zinc » en janvier 2012.
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En 1978, Georges Brassens permet à Lucienne Vernay de rencontrer René Fallet qui lui propose douze poèmes à mettre en musique pour André Claveau qui les enregistre alors.
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Mais, peu de temps après, la musicienne et chanteuse tombe gravement malade et décède finalement le 23 mars 1981.
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SYLVESTRE Anne

Anne Sylvestre en 2014

La chanteuse française Anne SYLVESTRE naît le 20 juin 1934 à Lyon. Cette auteure, compositrice et interprète née sous le nom d’Anne-Marie Beugras passe d’abord son enfance à proximité de sa ville natale. Puis, ses parents s’installent à Paris où elle suit des cours littéraires. Mais la chanson va bien vite l’intéresser: elle se produit à la fin des années 1950 au cabaret parisien de « La colombe » puis, entre autres, au théâtre des Trois Baudets. Forte du succès rencontré par ses chansons personnelles, elle les enregistre sur un 33 tours en 1959 et le titre « Mon mari est parti » passe souvent sur les radios françaises. Le disque lui permet d’obtenir le prix de l’Académie Charles-Cros en 1960.

La popularité d’Anne Sylvestre s’amplifie de jour en jour et, en 1962, elle se produit à deux reprises sur des scènes parisiennes: d’abord en première partie de Jean-Claude Pascal à Bobino et, ensuite, en lever de rideau de Gilbert Bécaud à l’Olympia. En octobre de cette année-là, Anne Sylvestre se lance dans l’écriture de chansonnettes destinées aux enfants: les Fabulettes. Le créneau des chanteurs pour jeune public est alors inexistant et, ce faisant, Anne Sylvestre s’aventure sur un chemin qui va mobiliser son attention pendant des années. Le premier album de ces Fabulettes sort en 1963 et est immédiatement couronné de succès. Elle enregistre des chansons pour enfants jusqu’en 1967.
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En 1969, elle interprète en duo avec Boby Lapointe une chanson qu’elle a écrite: « Depuis l’temps que j’l’attends mon prince charmant ».
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En 1973, deux ans avant la loi française portant le nom de Simone Veil, Anne Sylvestre dévoile un peu plus sa fibre féministe en enregistrant la chanson « Non tu n’as pas de nom » qui traite de l’avortement.
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La suite des années 1970 est marqué par des changements de firmes de disques et la création de sa propre maison de production qui commercialise cinq albums entre 1975 et 1986. Reconnue comme une chanteuse « avec guitare et pied sur le tabouret », Anne Sylvestre délaisse son instrument de prédilection pour se produire sur scène entourée de musiciens en 1986. A l’époque, elle est l’invitée de Bernard Pivot dans l’émission « Apostrophes » où, aux côtés de Pierre Perret et accompagnée à la guitare par Maxime Le Forestier ainsi que Guy Béart, elle interprète « Ecrire pour ne pas mourir ».
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Un an plus tard, en compagnie de la chanteuse québécoise Pauline Julien, elle crée en Belgique le spectacle « Gémeaux Croisés » qui sera présenté notamment à Tournai avant de tourner en France et au Québec.
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Et puis, en 1989, elle joue à Paris dans le spectacle « La ballade de Calamity Jane » dont elle a écrit les chansons.
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Dans les années 1990, elle propose quelques concerts au Canada où le public attend sa venue depuis un moment. En 1998, elle fête ses 40 ans de chansons sur la scène de l’Olympia. Elle enregistre deux albums en 2000 et 2003 et un troisième pour ses 50 ans de chansons en 2007. La même année, en 2007, elle défend la cause du mariage homosexuel en interprétant « Gay marions-nous ».
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En janvier 2011, elle est sur la scène du théâtre de l’Européen à Paris pendant quatre soirées. Elle y est accompagnée par Nathalie Miravette au piano. Un an plus tard, l’artiste, qui est toujours friande d’expériences musicales nouvelles avec la jeune génération, crée un nouveau spectacle avec Agnès Bihl. Le concept a pour titre « Carré de dames » et il mêle le répertoire des deux chanteuses accompagnées de leurs pianistes: Nathalie Miravette et Dorothée Daniel.
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En avril 2014, les organisateurs du Printemps de Bourges rendent hommage à la chanteuse bientôt octogénaire en l’invitant à se produire sur l’une des scènes du festival. Le 13 novembre 2015, l’artiste est horrifiée d’apprendre que son petit-fils Baptiste est parmi les 90 personnes décédées lors de la tuerie terroriste de la salle du Bataclan à Paris. En 2019, elle participe à l’album du jeune Gauvain Sers en chantant avec lui un duo intitulé « Y’a pas de retraite pour les artistes ».
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Infatigable, elle promène encore ses chansons inlassablement sur toutes les scènes de la francophonie. Un nouveau spectacle de la chanteuse, intitulé « Nouveaux manèges », est encore prévu le 12 septembre 2020 à Bruxelles mais il doit être reporté au 24 septembre 2021 en raison de la crise sanitaire limitant la propagation du coronavirus covid-19. Quatre dates sont également prévues dans la salle parisienne de La Cigale en janvier 2021. Malheureusement, le 30 novembre 2020, l’artiste décède, à Paris, des suites d’un accident vasculaire cérébral à l’âge de 86 ans.
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LANGLOIS Simone

Simone Langlois en 1966 – Photo (c) Pathé Marconi

L’auteure et chanteuse française Simone LANGLOIS naît à Paris le 22 novembre 1932. A quatre ans déjà, elle accompagne sa mère et chante avec elle dans les rues. Puis, lorsque le climat ne le permet pas, c’est dans les cafés qu’elle interprète des succès de la chanson française populaire dont ceux d’Edith Piaf à qui on la compare alors souvent. La seconde guerre mondiale interrompt quelque peu ces activités artistiques mais, à la Libération, Simone se voit proposer d’enregistrer un premier disque alors qu’elle a treize ans. Et l’auteur et producteur Jean Nohain lui propose alors de chanter sur la scène du théâtre parisien des Trois Baudets. Jusqu’en 1953, elle livrera des prestations basées sur le répertoire de Piaf dans divers cabarets de la capitale française et, à ce titre, elle réussira à se faire connaître lentement mais sûrement. Le hasard des rencontres de la profession, et une proposition du producteur Jacques Canetti, lui fait croiser le chemin du jeune Jacques Brel en 1957. Ce dernier est en quête d’artistes pour interpréter les chansons qu’il compose et qu’on n’accepte pas qu’il interprète lui-même. Du coup, Simone figure au générique d’un disque de Noël consacré à la Nativité selon Saint-Luc : « Un soir à Bethléem » avec Jacques Brel en 1958. Cette amitié naissante va se développer ensuite au fil de quelques 45-tours et des chansons que Brel va écrire et composer pour la chanteuse : « Au printemps » (1958), « Il nous faut regarder » (1958), « Heureux » (1958), « Je ne sais pas » (1958) et « Ne me quitte pas » (1959). En 1958, elle enregistre même un duo avec le célèbre artiste belge : « Sur la place ».

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La même année, elle obtient le Grand Prix du disque de l’Académie Charles-Cros et elle commercialise un 45-tours où elle chante Charles Aznavour : « Une enfant », « Sarah », « De profundis » et « Ton beau visage ».
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Elle étoffe ensuite son répertoire avec des oeuvres de Guy Béart (« Bal chez Temporel » en 1958 et « Printemps sans amour » en 1960) et de Leny Escudero (« A Malypense » en 1962 et « Tu te reconnaîtras » en 1963).
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Puis elle interprète aussi « La foule » d’Edith Piaf (1958), « Les amants de Paris » de Léo Ferré (1958), « Il me faut jurer de m’aimer » de Boris Vian (1959), « Mon amour impossible » de Gilbert Bécaud (1960), « La belle vie » de Sacha Distel (1963), « William Stormy » de Jacques Debronckart (1969) et « Loin des yeux loin du coeur » de Serge Davignac (1972). En 1959, lors du Coq d’Or de la chanson française organisé par la radio périphérique française Europe 1 à l’Olympia de Paris, elle chante « Cloches sonnez » de Charles Trenet.
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Elle se produit sur la scène de l’Olympia à Paris en 1961 et, l’année d’après, elle fait partie de la tournée des podiums du Tour de France cycliste avec Gilbert Bécaud. En 1963, elle participe au festival de Sopot en Pologne et elle remporte le Prix du Chef d’Oeuvre pour la chanson « Toi et son sourire » en se classant première ex-aequo avec la chanteuse russe Tamara Miansarova. On retrouve Simone Langlois sur la scène parisienne de Bobino en 1965. Le 12 janvier 1967, elle interprète « Que serais-je sans toi » de Louis Aragon et Jean Ferrat à la télévision française.

Et, un an plus tard, alors que la mode est au retro et aux chansons réalistes des années 1930, elle enregistre des succès de ces années-là comme ceux du répertoire de Berthe Sylva : « On n’a pas tous les jours vingt ans » et « Arrêtez les aiguilles » notamment. En 1969, elle revient à ses premières amours en enregistrant un 45-tours avec des chansons d’Edith Piaf dont « Hymne à l’amour » et « L’accordéoniste ». Par la suite, la chanteuse commercialise encore quelques 45-tours de manière très sporadique. Et on la retrouve, en 1980, au cours d’une des demi-finales permettant à un artiste d’accéder à la finale dont le premier prix est la participation, pour la France, au concours Eurovision de la chanson. Mais sa chanson « Dans le regard d’un enfant » ne va pas plus loin que ce stade de la compétition. Les années 1990 et 2000 lui permettent d’apparaître, à de nombreuses reprises, dans les émissions de télévision françaises nostalgiques de Pascal Sevran où elle interprète, notamment, « Emmenez-moi » de Charles Aznavour.

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En octobre 2011, à l’âge de 78 ans, Simone Langlois participe, sur la chaîne de télé française privée M6, au programme « La France a un incroyable talent » en chantant, accompagnée par son mari Georges Cros au piano, « Ne me quitte pas » de Jacques Brel. Qualifiée pour la demi-finale du 7 décembre, elle y chante « Hier encore » de Charles Aznavour mais n’est finalement pas retenue par le jury malgré un bon score auprès du public.
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Simone Langlois décide de faire ses adieux parisiens sur la scène du théâtre Dejazet en octobre 2018 à l’âge de 85 ans. Elle y rend hommage à Brel, bien sûr, mais aussi à Charles Aznavour, Serge Reggiani et Mouloudji. Bien qu’ayant fait ses adieux au public de Paris, Simone Langlois poursuit ses prestations en province : un récital à Romorantin le 27 octobre 2018 ou un autre à Blois un an plus tard, le 20 octobre 2019 par exemple. Elle y est accompagnée au piano par son mari, Georges Cros, et à l’accordéon par Michel Lairot.
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DEVOS Raymond

Raymond Devos en 1988 – Photo (c) Gilles Cappé

L’humoriste français Raymond DEVOS naît le 9 novembre 1922 à Mouscron en Belgique. Fils d’un industriel travaillant dans le textile qui joue du piano et de l’orgue, le petit Raymond quitte sa Belgique natale alors qu’il est à peine âgé d’un an. Pour des raisons fiscales en effet, la famille Devos s’installe en France, à cinq kilomètres de là, à Tourcoing. La maman de Raymond est une femme d’esprit qui adore les jeux de mots et qui joue de la mandoline et du violon. C’est elle qui va l’orienter, inconsciemment, vers une carrière artistique. Obligé d’interrompre ses études à l’âge de treize ans, Raymond va se construire lui-même en apprenant la musique et la langue française. Curieux de tout, il veut jouer d’un instrument et apprend, en parfait autodidacte, la clarinette, le piano, la harpe, la guitare, le concertina, la trompette et, aussi, la scie musicale. L’entreprise de son père ayant fait faillite, Raymond se retrouve en banlieue parisienne avec la famille. Il y découvre le monde des artistes de rue et des forains. Il sait plus que jamais qu’un jour il fera partie de leur univers. Mais, en attendant, il faut vivre et exercer divers métiers pour s’en sortir: coursier, crémier ou libraire. La guerre arrive et Devos est engagé par l’occupant pour le Service du Travail Obligatoire en Allemagne. Il propose alors des petits spectacles pour égayer quelque peu les soirées de ses compagnons d’infortune. Il travaille la technique du mime. Après la guerre, il prend des cours de théâtre et joue dans « Le Médecin malgré lui » de Molière et « Knock » de Jules Romains. Il entre dans la compagnie Jacques Fabbri. En 1948, avec André Gille et Georges Denis, il forme « les trois cousins » qui proposent des numéros burlesques. Et, par la suite, il crée un duo avec Roger Verbecke: « Les Pinsons ». A eux deux, ils proposent un spectacle composé de parodies comiques de chansons. Ils enregistrent d’ailleurs un album de ces chansons et se produisent dans les salles parisiennes de l’ABC et des Trois-Baudets.

Après cette aventure musicale, Raymond Devos va définitivement se tourner vers la comédie d’abord puis vers le one-man show humoristique avec le succès que l’on sait. Mais l’artiste, un clown merveilleux, ne se passe jamais de musique et de chanson dans ses spectacles inoubliables. En décembre 2005, il est victime d’une attaque cérébrale pour laquelle il est hospitalisé une première fois puis une seconde fois en février 2006. Son état de santé se dégrade alors de plus en plus et, le 15 juin 2006, il s’éteint des suites d’une crise d’œdème aigu du poumon chez lui à Saint-Rémy-lès-Chevreuse dans les Yvelines. Il a alors 83 ans.
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ESCUDERO Leny

Leny Escudero en 1972 – Photo (c) Birgit

L’auteur, compositeur et interprète français Leny ESCUDERO naît le 5 novembre 1932  à Espinal (Espagne). Son père est un gitan républicain espagnol. Ses parents, analphabètes, fuient l’Espagne ravagée par la guerre civile en 1939. Ils se réfugient en France, à Mayenne, où le petit Leny entre à l’école communale. Sans formation ni métier particulier, il passe sa jeunesse, devient communiste et se marie dans la même région avant de s’installer à Paris dans les années 1950. Il effectue alors divers petits boulots pour survivre: terrassier et carreleur notamment. Passionné de guitare, il n’est pas rare que Leny chante en caressant les cordes de son instrument de prédilection. Et sa façon de chanter retient l’attention de quelques personnes qui lui proposent de se produire dans des cabarets parisiens dès 1957. Jacques Canetti est de ceux-là et il permet à l’artiste de chanter dans son théâtre des Trois Baudets. Leny finit par se faire remarquer par un producteur, Léo Missir, et il enregistre un premier 45 tours de quatre chansons en 1962. Les titres « Pour une amourette » et « Ballade à Sylvie » deviennent immédiatement des grands succès à contre-courant des rythmes rock et twist qui envahissent alors les hit-parade.

Cette popularité est inattendue et déstabilisante: Leny Escudero ne la vit pas très bien. En pleine ascension, l’artiste abandonne tout pour effectuer un voyage qui va l’emmener aux quatre coins du monde. En Afrique, il développe même un projet humanitaire pour construire une école en pleine brousse. Il revient ensuite à la chanson mais le succès populaire ne sera plus jamais au rendez-vous malgré une carrière plutôt bien remplie. Il faut dire aussi que les thèmes de ses chansons ne sont plus très légers et retiennent plus l’attention des passionnés et professionnels de la chanson que celle du grand public. En 1971, l’album « Escudero 71 » est d’ailleurs récompensé par le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros. Ses chansons évoquent notamment la guerre d’Espagne, les dictatures, la maltraitance de notre planète et la fuite du temps.

Sa carrière musicale lui permet aussi ensuite de participer à quelques bandes originales de films. Et il obtient également quelques rôles au cinéma et à la télévision. En 1997, il enregistre l’album « Leny Escudero chante la Liberté » où il reprend des titres comme « L’affiche rouge » (Louis Aragon/Léo Ferré), « Le chant des partisans »(Joseph Kessel/Maurice Druon) ou encore « Le déserteur » (Boris Vian).

En mars 2013, une autobiographie est éditée par « Le Cherche midi »: « Ma vie n’a pas commencé ». Mais cette vie s’achève néanmoins le 9 octobre 2015 à la suite d’une insuffisance pulmonaire. Il meurt à 82 ans à son domicile de Giverny près de Vernon.
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BRASSENS Georges

Georges Brassens – Photo (c) Ledru Sygma

L’auteur, compositeur et interprète français Georges BRASSENS naît le 22 octobre 1921 à Sète. Il est élevé dans un quartier populaire de sa ville natale entouré de sa famille dont la mère est originaire du sud de l’Italie. Son père est maçon et aime la chanson comme tout le monde à la maison. On écoute les mélodies de Mireille, Tino Rossi et Ray Ventura. A quatre ans déjà, le petit Brassens est scolarisé, ce qui n’est pas du tout courant à l’époque. Puis il entre à l’école communale deux ans plus tard et poursuit sa scolarité au collège où il n’est pas vraiment un élève modèle. Pour le sanctionner de ses mauvais résultats, sa mère refuse de l’inscrire au cours de solfège. A quinze ans, il est initié à la poésie par son professeur de français et il lui confie les quelques bouts de texte qu’il lui est déjà arrivé d’écrire. L’adolescent découvre de nouveaux horizons musicaux avec le jazz américain et les chansons de Charles Trenet. Mais il n’échappe pas à la crise de son âge et se retrouve vite au poste de police pour avoir commis quelques vols au sein de sa famille. Suite à ces événements, il ne reprend pas ses études et, au moment où la guerre éclate, il quitte ses parents pour tenter sa chance à Paris. Dans la capitale française, il est logé chez sa tante Antoinette où se trouve un piano dont il apprend à jouer grâce à une méthode. Il décroche un boulot de manoeuvre chez Renault mais, suite à un bombardement allemand, l’usine est fermée et Brassens retourne à Sète. Mais sa place n’est pas là et il repart, quelques mois plus tard, à Paris où il hante la bibliothèque municipale. Il y récolte des influences qui vont l’aider à écrire ses premiers recueils de poésie qui sont publiés timidement avec l’argent de ses proches. En 1943, Georges Brassens est convoqué à la mairie pour être envoyé au STO, le service du travail obligatoire, mis en place par l’occupant allemand afin que les citoyens français travaillent pour eux. Il se retrouve ainsi à Basdorf en Allemagne dans l’usine des moteurs d’avions BMW. Il y écrit des chansons et lit des bouquins. En mars 1944, bénéficiant d’une permission de quinze jours, il retourne en France et ne revient plus en Allemagne. Il lui faut alors se cacher chez Jeanne Planche, une tante, qui va l’héberger avec son mari Marcel chez elle. Cinq mois plus tard, à la libération de Paris, il décide de rester chez Jeanne et repart à la conquête de la bibliothèque municipale. Son hôte va lui permettre d’acheter une première guitare qui va lui être rapidement volée. Puis, en 1946, au décès de sa tante Antoinette, il récupère son piano. Il fréquente alors des anarchistes avec qui il va créer un groupe libertaire. Il publie alors, à compte d’auteur, un roman: « La lune écoute aux portes ». En 1947, il rencontre une jeune femme d’origine estonienne qu’il va baptiser « Pupchen ». Elle sera la seule conquête féminine de Brassens avec qui il ne se mariera jamais et qu’il fréquentera, sans habiter avec elle, jusqu’à la fin de sa vie. C’est le chansonnier Jacques Grello qui va encourager Brassens à passer des auditions avec la guitare qu’il lui a achetée. Désormais, à partir de 1951, l’artiste compose et s’accompagne de cet instrument. Sur scène, il est timidement fixé à sa guitare et il ne rêve que d’une chose: donner ses chansons à d’autres interprètes. Découragé, il est amené, par deux copains, à se produire chez la chanteuse Patachou qui tient un cabaret à Montmartre. Patachou est rapidement conquise par le talent hors du commun de cet interprète qui chante ses textes et ses musiques. Et elle le presse de présenter ses chansons au public de l’endroit qui les découvre avec étonnement, stupeur et plaisir. La nouvelle de la découverte de ce nouveau chanteur fait vite le tour du Paris musical. Le directeur artistique Jacques Canetti en est informé et il fait signer à Brassens un contrat phonographique avec la firme Philips. Le 19 mars 1952, il enregistre sur disque « Le Gorille » et « Le mauvais sujet repenti ».

Et les titres suivants sont « Le parapluie » et « La mauvaise réputation » que Georges Brassens chante à la télévision naissante en avril.

Pendant l’été, il chante en première partie des Frères Jacques et de Patachou au cours d’une grande tournée qui passe en France, en Suisse et en Belgique. En septembre, le directeur du théâtre parisien des Trois Baudets, qui est aussi Jacques Canetti, l’engage pour un nombre de soirées indéterminé. Le succès est tel que d’autres lieux de spectacles, plus grands, le sollicitent. Il en est ainsi de Bobino qui l’accueille en février 1953 puis en octobre de la même année où, cette fois, il est en haut de l’affiche. Auparavant, à la fin de l’année 1952, Patachou a enregistré un nouvel album intitulé « Patachou chante Brassens » pour lequel l’artiste lui confectionne une chanson sur mesure: « Le bricoleur ».

Il enregistre aussi avec elle un duo intitulé « Maman papa ».

Le public parisien réclame de plus en plus le poète sur scène et ce dernier s’exécute en 1954: il se produit cette fois à l’Olympia à deux reprises avant une fois encore Bobino. Quelques mois plus tard, Georges fait la connaissance du poète Paul Fort dont il a mis un texte en musique à ses débuts: « Le petit cheval ».

Il va par la suite composer d’autres mélodies sur les paroles du poète: « Comme hier » et « La marine ». Ensuite, toujours en 1955, il chante à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. En 1956, Brassens est sollicité par le réalisateur René Clair pour tourner dans le film « Porte des Lilas » aux côtés de Pierre Brasseur et Dany Carrel: il accepte.

Deux ans plus tard, l’artiste achète le moulin de la Bonde qui se trouve à Crespières dans les Yvelines pour y accueillir un maximum d’amis de tous bords: Henri Colpi, Marcel Amont, Jacques Brel, Lino Ventura, Raymond Devos, Bourvil, Georges Moustaki, Guy Béart et bien d’autres. En avril 1962, c’est à Bobino que Brassens fête ses dix ans de carrière en pleine période des « yé-yés ». Les nouveaux chanteurs de cette génération n’effraient pas l’artiste qui, avec une constance inébranlable, continue à chanter ses poésies accompagné par sa guitare et la contrebasse de Pierre Nicolas. A la fin de l’année, il est à l’affiche de l’Olympia avec Nana Mouskouri en première partie. C’est la dernière fois qu’il se produit dans le temple du music-hall parisien: il ne supporte pas que le directeur, Bruno Coquatrix, l’oblige à honorer son contrat jusqu’au bout malgré de très douloureuses coliques néphrétiques. Le 31 décembre 1962, il apprend la mort de sa mère. Du 21 octobre 1963 au 10 janvier 1964, après avoir été opéré des reins, Georges Brassens est à nouveau sur la scène de Bobino où viennent le rejoindre, en alternance, Serge Lama, Barbara, Boby Lapointe, Michèle Arnaud et Brigitte Fontaine. La même année, il reçoit le Grand-Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros. En 1965 sort un film d’Yves Robert qui a pour titre « Les Copains ». Le générique est une chanson spécialement composée par Brassens: « Les copains d’abord ».

Le 28 mars de cette année-là, Louis Brassens, le papa de Georges décède. En octobre, sur la scène de l’ABC à Paris où est enregistrée l’émission de radio Musicorama sur Europe 1, Georges réalise un de ces rêves: chanter avec Charles Trenet.

En mai 1967, l’artiste doit subir une deuxième opération aux reins. Un an plus tard, il reste en retrait des événements de mai 1968 qu’il suit de manière lointaine. Le 6 janvier 1969, Brassens est invité à prendre part à une interview qui reste célèbre de par ses intervenants puisqu’il y a aussi, autour de la table dressée par le journaliste François-René Cristiani, Jacques Brel et Léo Ferré.

Après un nouveau passage à Bobino en octobre, il répond favorablement à la demande de son ami le réalisateur Henri Colpi pour qui il compose, écrit et interprète la chanson du film « Heureux qui comme Ulysse » dans lequel joue Fernandel.

Au début des années 1970, le moulin de Crespières est vendu et Brassens s’installe en Bretagne à Lézardrieux. D’octobre 1972 à janvier 1973, il accueille à nouveau des amis sur la scène de Bobino comme le Belge Paul Louka ou des jeunes talents prometteurs qui ont pour nom Maxime Le Forestier et Philippe Chatel. A l’invitation d’un professeur de français de Cardiff, aux Pays de Galles, Georges Brassens donne ses deux premiers concerts en Grande-Bretagne en octobre 1973.

Le 20 mars 1977, sans le savoir, Brassens chante pour la dernière fois sur la scène de Bobino à Paris. L’homme est en effet de plus en plus affaibli par des douleurs abdominales. Des analyses plus poussées lui révèlent un cancer de l’intestin qui se généralise bientôt. En novembre 1980, il subit une intervention chirurgicale à Montpellier. Et une autre opération doit être pratiquée quelques mois plus tard à Paris cette fois. Ses problèmes de santé ne l’empêchent pas de continuer à écrire et composer des chansons. Les enregistrements se font toutefois plus rares: il y a une participation au conte musical de Philippe Chatel « Emilie Jolie » en 1979 et un album où il enregistre les chansons de son enfance en 1980.

Quelques jours après son soixantième anniversaire, son état général se dégrade et il décède le 29 octobre 1981 à Saint-Gély-du-Fesc. Il est enterré « au pied de son arbre » dans le cimetière « des pauvres » à Sète.

A sa mort, quinze nouvelles chansons sont prêtes à être enregistrées. C’est son ami Jean Bertola qui les fait connaître au grand public pour perpétuer le souvenir de Georges Brassens: l’album qui contient notamment les chansons « Pour me rendre à mon bureau » et « La maîtresse d’école » est un grand succès de ventes en 1982.

Entre 1952 et 1976, Georges Brassens a enregistré quatorze albums avec des chansons populaires françaises dont les plus connues ont pour titres « Le Gorille », « Les Copains d’abord », « Chanson pour l’Auvergnat », « Les Amoureux des bancs publics », « La Mauvaise Réputation », « Je me suis fait tout petit », « Les Trompettes de la renommée », « Supplique pour être enterré à la plage de Sète », « La Non-Demande en mariage », « Le Parapluie », « La Chasse aux papillons », « J’ai rendez-vous avec vous », « Brave Margot », « Il n’y a pas d’amour heureux », « Fernande », « Mourir pour des idées » ou « Le roi des cons ».

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HIGELIN Jacques

Jacques Higelin – Album 2013

L’auteur-compositeur-interprète et comédien français Jacques HIGELIN naît le 18 octobre 1940 à Brou-sur-Chantereine. Sa mère est Belge et son père, Alsacien, est cheminot et passionné de musique. C’est comme ça qu’il initie ses deux fils, Paul et Jacques, à certaines formes de musique. A l’école de Chelles où il suit ses premiers cours, Jacques se débrouille toujours pour chanter. Et, dès l’âge de quatorze ans, il se produit devant le célèbre découvreur de talents Jacques Canetti au cours d’une audition au théâtre parisien des Trois Baudets. Il y interprète notamment des morceaux de son idole Charles Trenet. Par la suite, il se fait embaucher dans la troupe de la comédie musicale « La Nouvelle Orléans » où il joue aux côtés du musicien Sidney Bechet. Il désire alors devenir comédien et, à seize ans, il s’inscrit au fameux cours Simon. En 1959, il obtient un rôle dans le film « Le bonheur est pour demain » d’Henri Fabiani. Sur le tournage, il rencontre Henri Crolla qui est l’accompagnateur et ami d’Yves Montand et qui est alors une sommité dans le monde de la chanson française. Ce dernier pense qu’Higelin devrait se consacrer un peu plus à la chanson, discipline artistique pour laquelle il semble posséder de bonnes aptitudes. Jacques va habiter plusieurs mois chez Crolla qui va être d’une influence déterminante dans sa carrière débutante. Il part ensuite effectuer son service militaire en Allemagne puis en Algérie. A son retour, il tourne à nouveau dans quelques films et rencontre l’auteur Pierre Barouh qui vient de créer le label discographique Saravah et qui l’encourage à revenir à la chanson. Dans ce cadre, Jacques effectue de nombreuses rencontres dont celles de Georges Moustaki, Brigitte Fontaine et Elisabeth Wiener avec qui il enregistre alors une série de duos. En 1965, en compagnie de Brigitte Fontaine, il enregistre un premier album contenant les « Chansons d’avant le déluge ».

Puis c’est avec Areski qu’il enregistre un autre 33 tours en 1969.

Cinq ans plus tard, il s’oriente clairement vers le rock et sort les albums « BBH 75 » et « Irradié ».

En 1976, le disque « Alertez les bébés ! » reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros et son interprète devient un rocker français populaire.

Sur scène, il se distingue des autres chanteurs par ses prestations qui se caractérisent par une grande interactivité avec le public. En 1977, il participe au Printemps de Bourges où se produit aussi Charles Trenet.

A partir de 1978, grâce à des titres comme « Champagne » et « Pars », Jacques Higelin se retrouve dans les hit-parade et les meilleures ventes de disques francophones.

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En 1984, l’artiste est à l’affiche des premières Francofolies de La Rochelle. Il est catalogué parmi les chanteurs de gauche qui soutiennent diverses causes humanitaires en signant des pétitions et en organisant des concerts. En 1988, dans le cadre des Francofolies de La Rochelle, il participe à la fête à Léo Ferré. La même année il récolte un grand succès avec sa chanson « Tombé du ciel », référence évidente à l’univers de Charles Trenet.

Dans les années 1990, il est toujours présent sur scène mais il éprouve des difficultés à commercialiser ses disques. En 2003, il participe à l’album d’hommage rendu à Léo Ferré qui est enregistré dix ans après la mort de l’homme à la crinière blanche. Il y chante « Jolie Môme ».

En 2004 et 2005, il se produit sur les scènes de la francophonie avec le spectacle « Higelin enchante Trenet ».

En 2006, il revient à son répertoire personnel et l’album « Amor Doloroso » est en vente dès novembre.

Il mutiplie alors les participations sur des disques engagés et des hommages. Puis, au début 2010, il sort un album très médiatisé: « Coup de foudre ».

A l’approche de ses 70 ans, il revient sur la grande scène des Francofolies de La Rochelle puis, le jour de son anniversaire, le 18 octobre, il se produit au Zénith de Paris entouré de son fils Arthur H et de sa fille Izia. Le 1er avril 2013, il commercialise un nouvel opus entièrement confectionné par lui-même où il a convié la comédienne Sandrine Bonnaire et la violoncelliste virtuose Sonia Wieder-Atherton.

L’ouvrage reçoit un accueil enthousiaste de la presse spécialisée et, aussi, un disque d’or. Avec les chansons de cet album « Beau repaire » et des succès plus anciens, Higelin fait un triomphe au Casino de Paris pendant deux soirs de juin. En 2016, alors âgé de 75 ans, Jacques Higelin commercialise l’album intitulé logiquement « Higelin 75 ».

Après que l’artiste ait connu quelques soucis de santé présentés comme « mineurs », sa famille annonce son décès à l’âge de 77 ans le 6 avril 2018. Ses obsèques ont lieu le 12 avril 2018 avec un hommage au Cirque d’Hiver en présence de ses proches et de personnalités. Il est ensuite inhumé au cimetière du Père-Lachaise (20e division).

 

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BARRIER Ricet

Ricet Barrier

Le chanteur et fantaisiste français Ricet BARRIER naît sous l’identité de Maurice-Pierre Barrier le 25 août 1932 à Romilly-sur-Seine. Son père est alors chef metteur au point dans les usines de bas et chaussettes Dupré. Il passe une grande partie de sa jeunesse, après être passé par Paris, Sully-sur-Loire, Dieppe, Lyon et Sète, à Arcueil (Val-de-Marne) où ses parents reprennent un petit commerce de bonneterie. Il se destine à être professeur d’éducation physique dès ses 20 ans. Mais, parallèlement à cette activité, il va s’intéresser aussi à la musique et apprendre à pincer les cordes d’une guitare, d’un banjo ou d’un ukulélé. Se découvrant une passion pour l’alliance des mots et des notes, il écrit quelques chansons qui ont pour titre « L’auto-stop » ou « La demoiselle de Montauban ».

Il présente ses chansons d’amateur au cabaret « Le Directoire » puis au Petit Conservatoire de la Chanson de Mireille au milieu des années 1950. En 1955, il effectue une tournée d’été avec Marie Dubas. Compositeur, il rencontre Bernard Lelou avec qui il va d’abord proposer une chanson aux Frères Jacques : « Dolly 25 ».

Ensuite, Ricet Barrier se produit dans les cabarets parisiens de la rive gauche : le Cheval d’or, l’Ecluse, L’Echelle de Jacob, chez Plumeau, Ma Cousine, le Don Camillo, la Méthode, Chez Claude ou encore la Fontaine des quatre saisons. En 1958, l’année de son service militaire d’où il sort réformé, il rencontre le découvreur de talents et producteur phonographique Jacques Canetti. Grâce à ce dernier, il enregistre son premier disque pour le label Philips : « La Servante du château » qui reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros.

L’artiste chante alors au théâtre des Trois Baudets avec Serge Gainsbourg, Bernard Haller, Raymond Devos, Guy Béart et Jacques Brel. Ricet Barrier quitte le label Philips et est engagé dans l’équipe d’Eddie Barclay en 1966. Il effectue une première tournée de concerts au Québec et rencontre Jean-Claude Vannier qui réalisera toutes les orchestrations de ses enregistrements chez Barclay et, donc, la chanson « Les vacanciers » qui devient un des succès de l’été 1968.

Ensuite, le chanteur va continuer à s’affirmer comme interprète de mélodies qui marquent leur époque par une certaine gouaille audacieuse : « Stanislas », « Les Spermatozoïdes » (1974) ou « Y’a plus d’sous » (1978).

La plupart des quinquagénaires des années 2010 se souviennent sans doute de sa voix qu’il prête au petit canard Saturnin dans la série télévisée des sixties signée Jean Tourane.

Il est aussi le narrateur de la première série des épisodes du dessin animé « Les Barbapapas ».

Au rayon des anecdotes biographiques, on peut évoquer la fête qui est célébrée autour de lui en 1989 au festival « Alors Chante » de Montauban. Sont réunis, pour l’occasion, ses amis Polper et Lyl, Pharamond et Grall, Yvan Dautin, Les Douglas’s, José Barrense, Dias, Michel Musseau, Julos Beaucarne, Sarcloret, Xavier Lacouture, Pierre Vassiliu, Rabetaud et Desmond, Raoul Petite, Maurice Baquet, Gilbert Laffaille, Sue et les Salamandres, Roger Gicquel, José Artur, Christian Marin et les Frères Jacques. Ricet Barrier monte une dernière fois sur scène en 2010 au « Chat-huant » à Sadirac en Gironde (F). Quant à sa dernière apparition à la télévision, elle a lieu peu de temps avant son décès au cours de l’émission « Les Années Bonheur » présentée par Patrick Sébastien sur France 2. Ricet Barrier décède le 20 mai 2011 à Clermont-Ferrand des suites d’un cancer à l’âge de 78 ans.

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Complice musical de Jacques Brel, Gérard JOUANNEST n’est plus

Gérard Jouannest en 2005

Décidément, cette année 2018, qui va commémorer les 40 ans de la disparition de Jacques Brel, est marquée par la disparition d’artistes qui, de près ou de loin, ont été concernés par l’univers de l’immense chanteur belge. Après le décès de la chanteuse Maurane qui avait commencé sa carrière en interprétant du Brel et qui prévoyait de commercialiser un album consacré à quelques-unes de ses grandes chansons, c’est maintenant Gérard Jouannest qui nous a quittés ce mercredi 16 mai 2018.
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Lors de la naissance de Gérard Jouannest le 2 mai 1933 à Vanves, son grand-père est facteur de piano et son père ouvrier est passionné par la musique. Le petit Gérard partage cet amour et, à l’âge de treize ans, il est admis au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Il en sort avec un premier prix de piano et, après un service militaire de 30 mois au Maroc, il se prépare à présenter le concours de professeur au Conservatoire de musique de Besançon. Mais ses projets et son avenir de concertiste sont brutalement interrompus par la mort soudaine de son père deux jours avant l’examen. L’urgence est alors de subvenir financièrement aux besoins de la famille et Gérard va mettre à profit ses talents de musicien pour récolter un peu d’argent. Il joue ainsi dans un orchestre tzigane qui se produit dans une brasserie parisienne et accompagne ensuite le groupe des Trois Ménestrels. Avec le trio, il découvre le monde de la chanson française et il accroit son expérience lorsqu’il est engagé pour accompagner des cahnteurs au théâtre des Trois Baudets. Jacques Canetti, le directeur artistique, y fait en effet se produire toute une série de jeunes artistes très prometteurs. Et c’est de cette manière que Gérard y rencontre le Belge Jacques Brel, alors accompagné au piano par François Rauber. Ce dernier devant satisfaire à d’autres activités musicales, c’est bientôt Jouannest qui suit Brel en tournée à partir de 1958. Au fil du temps, l’accompagnateur va devenir compositeur et travailler dès 1959 sur des chansons comme « Ne me quitte pas ». Cette collaboration s’annonce très fructueuse et va se poursuivre avec des titres comme « On n’oublie rien », « Bruxelles », « Madeleine », « Les Vieux », « Mathilde », « La chanson de Jacky » ou « La chanson des vieux amants » notamment. Tout au long de ce travail commun qui s’arrêtera avec les adieux de Brel à l’Olympia en 1967, 35 chansons naîtront initiées tantôt par le texte de l’un, tantôt par la musique de l’autre. En 1968, il est sollicité pour accompagner Juliette Gréco sur scène lors d’une tournée au Canada. L’interprète est d’abord séduite par les talents de musicien de Gérard Jouannest à qui elle demande de mettre en musique des textes de différents auteurs, un travail qu’il n’avait jamais effectué de cette manière. Juliette Gréco sera par la suite séduite tout simplement par l’homme et, le 15 avril 1988, Juliette et Gérard se marient à Ramatuelle. Jouannest s’éloigne ensuite un tout petit peu de la chanson pour tenter d’autres expériences musicales comme des génériques de téléfilms dans les années 1990. Il continue alors inlassablement à toujours accompagner Juliette Gréco sur toutes les scènes du monde. Puis, à sa grande surprise, il est contacté au début des années 2000 par le slammeur Abd Al Malik qui lui propose de participer à son album « Gibraltar » qui est commercialisé en 2006 puis à celui qui s’appelle « Dante » en 2008. En 2013, il réalise encore l’album « Gréco chante Brel » et part en tournée avec la chanteuse. Cette tournée d’adieux qui s’appelle « Merci » est interrompue en mars 2016 suite aux problèmes de santé de Juliette Gréco victime d’un accident vasculaire cérébral. Dans leur propriété de Ramatuelle, Gérard Jouannest veillera sur elle jusqu’à ce jour de mai 2018 où il s’éteint à l’âge de 85 ans.
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3 FEVRIER

 

Le Petit Prince en 1964 – Photo (c) Gilbert Nencioli

3 février 1952 : Naissance, à Lausanne, en Suisse du « PETIT PRINCE » de la chanson, alias Pascal Krug. Agé de onze ans, il connaît son plus grand succès en 1963 en surfant sur la vague des yé-yés avec le titre C’est bien joli d’être copains. En 1964, il interprète une chanson en duo avec Frank Alamo : Chante avec moi. Jusqu’en 1965, il enregistre une demi-douzaine de 45 tours surtout basés sur son jeune âge. Il abandonne ensuite la chanson avec, on l’imagine, la mue de sa voix. Il se marie dans les années 1970 et devient le père de cinq enfants tout en étant fonctionnaire pendant vingt ans. Après quelques soucis de santé, il retrouve la joie de vivre lorsque le producteur et chanteur suisse Alain Morisod lui permet d’enregistrer un nouvel album en 2008 avec des chansons écrites et composées depuis des années. Près de 50 ans après le succès de C’est bien joli d’être copains, Pascal Krug poste une vidéo sur YouTube avec une nouvelle version de cette chanson pendant laquelle il visionne l’une de ses prestations aux côtés de Claude François. Un vrai bijou surréaliste à découvrir ci-dessous.

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3 février 1953 : Naissance de JOELLE (Mogensen) à New York. Elle vit aux États-Unis jusqu’à l’âge de sept ans, puis au Danemark jusqu’à l’âge de seize ans. Elle suit alors ses parents en France, à Grimaud. C’est en 1969, à Saint-Tropez, qu’elle fait la connaissance de Serge Koolenn et Richard Dewitte, alors musiciens de Michel Polnareff. Ensemble ils créent le groupe « Il était une fois » dont Joëlle est la chanteuse. Cette jolie blonde connaît de nombreux succès avec cette formation dans les années 1970: « Rien qu’un ciel », « Les filles du mercredi », « Que fais-tu ce soir après dîner ? », « Viens faire un tour sous la pluie » ou « Pomme ». Le sommet des ventes est atteint avec le tube de l’été 1975: « J’ai encore rêvé d’elle » que Joëlle interprète en duo avec le batteur du groupe Richard Dewitte.

Au début des années 1980, à la dissolution du groupe, Joëlle tente une carrière en solo sous son simple prénom. La chanson « Tu sonnes » marche très bien et lui permet d’enregistrer un album.

Le 15 mai 1982, elle est retrouvée sans vie dans son appartement parisien. Selon la première version officielle, elle est décédée, à 29 ans, d’une rupture d’anévrisme mais ensuite on a parlé d’oedème pulmonaire et d’une éventuelle consommation de stupéfiants. Une autopsie est pratiquée et ne révèle toutefois rien d’anormal.
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La salle mythique rénovée (c) Les Trois Baudets

3 février 2009 : Inauguration à Paris du nouveau Théâtre des Trois Baudets. Propriété de la ville de Paris, le bâtiment renferme une salle de près de 200 places avec un café et un restaurant. Il se situe là où se trouvait l’ancien édifice au 64 du Boulevard de Clichy dans le 18e arrondissement.
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29 SEPTEMBRE

Laurent Morain (Solal) en 1987 - Photo (c) Marc Lafon

Laurent Morain (Solal) en 1987 – Photo (c) Marc Lafon

29 septembre 1962 : Naissance, à Lorient, du chanteur français Laurent MORAIN également connu sous le pseudonyme de SOLAL. On en sait très peu sur l’enfance et la jeunesse de Laurent dont le vrai nom possède une orthographe différente : Morhain. Mais on imagine qu’elle est plutôt musicale puisque c’est à 23 ans qu’il se fait remarquer en tant que chanteur. C’est grâce au regretté producteur et compositeur Pascal Auriat que Laurent Morain enregistre quelques 45 tours qui obtiennent ce que l’on appelle poliment un succès d’estime avec quelques passages en radio et en télé. Parmi les chansons qui le révèlent au grand public, il y a « Le coeur mafia » (1985) et « Je danse seul » (1986).

Didier Barbelivien le découvre alors et lui permet d’enregistrer un autre disque sous le label Zone Music ensuite: « Elle est partie sans moi » (1987). En 1990, Laurent est appelé à remplacer Renaud Hantson qui joue le rôle de Ziggy dans « Starmania » au théâtre Marigny à Paris. Un an plus tard, il compose, écrit et enregistre les chansons d’un nouveau 45 tours: « Coeur noir » et « Lacrymogène jazz ». Son expérience dans « Starmania » lui permet de rencontrer des producteurs de spectacles musicaux et il s’oriente vers le genre en décidant de changer de nom. Il s’appelle désormais Solal. En 2000, il est sélectionné pour jouer le rôle de Tristan dans « Tristan et Yseult » de Jacques Berthel et il enregistre aussi les chansons de l’album studio. En 2009, il fait partie de la distribution de « Mozart, l’opéra rock », comédie musicale produite par Dove Attia et Albert Cohen. Il y incarne Léopold Mozart, le père de Wolfgang Amadeus. Il y interprète quelques chansons: « J’accuse mon père », « Penser l’impossible » et « Quand le rideau tombe ». Poursuivant sur cette lancée, il participe en 2012 au spectacle musical « Adam et Eve: la seconde chance » de Pascal Obispo aux côtés de Nuno Resende et de Thierry Amiel. En septembre 2014, il est sur scène à nouveau pour le spectacle « Mozart, l’opéra-rock » présenté avec un orchestre symphonique dans les grandes salles de la francophonie européenne. La même année, il crée une société de production qui a pour but de révéler de nouveaux talents. Fin 2017, il joue le rôle de Ponce Pilate dans la comédie musicale de Pascal Obispo « Jésus, de Nazareth à Jérusalem ». Aux dernières nouvelles, l’artiste préparerait un nouvel album personnel dont la sortie serait prévue en 2021.
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Georges Ulmer dans les années 50 (c) Photo Star

Georges Ulmer dans les années 50 (c) Photo Star

29 septembre 1989 : Décès, à Marseille, du chanteur danois Georges ULMER. Pour en savoir plus sur sa vie artistique et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Fred et Mauricette Hidalgo décorés en 2010 – Photo (c) Francis Vernhet

29 septembre 2010 : Fred et Mauricette HIDALGO, créateurs du mensuel Paroles et Musique en juin 1980, puis de Chorus, Les Cahiers de la chanson (considéré comme l’organe de référence de la chanson francophone) qui lui a succédé en 1992, éditeurs de nombreux livres sur la chanson, sont nommés chacun par le président de la République française et le ministre de la Culture et de la Communication, au grade de Chevalier dans l’ordre national du Mérite et dans l’ordre des Arts et Lettres. Ces distinctions viennent souligner « leur parcours, leur action, leur contribution et leur engagement au service de la Culture ». Ce sont des distinctions en lesquelles Fred et Mauricette Hidalgo veulent voir une forme de reconnaissance officielle de la chanson. Elles leur sont remises par Jean-Michel Boris, qui fut plus de quarante ans à la tête de l’Olympia, au Théâtre des Trois Baudets (comme un symbole de leur quête incessante de nouveaux talents), en les présentant comme « les nouveaux Canetti de la chanson française ». La remise des distinctions se fait en présence d’un cercle volontairement restreint mais représentatif de toutes les générations et de tous les genres musicaux d’une cinquantaine d’artistes (de Guy Béart qui débuta dans ce lieu aux côtés de Brel, Brassens ou Gainsbourg, à Clarika ou Antoine en passant par Alain Souchon), de professionnels, directeurs de festivals, écrivains et journalistes de presse écrite et de radio. Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris (qui a contribué à la renaissance de cette salle mythique des Trois Baudets créée par Jacques Canetti en 1947) en profite pour les féliciter et à leur redire toute son admiration pour ce qu’ils ont accompli dans les domaines de la culture et des arts. Réagissant à l’annonce de ces distinctions, Jean-Jacques Goldman leur a adressé un message exclusif qui a été lu par Jean-Michel Boris en ouverture de la cérémonie. Quant à Fred Hidalgo est désormais aux commandes d’un blog sur la chanson (Si ça vous chante) auquel vous pouvez accéder en CLIQUANT ICI.

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