Complice musical de Jacques Brel, Gérard JOUANNEST n’est plus

Gérard Jouannest en 2005

Décidément, cette année 2018, qui va commémorer les 40 ans de la disparition de Jacques Brel, est marquée par la disparition d’artistes qui, de près ou de loin, ont été concernés par l’univers de l’immense chanteur belge. Après le décès de la chanteuse Maurane qui avait commencé sa carrière en interprétant du Brel et qui prévoyait de commercialiser un album consacré à quelques-unes de ses grandes chansons, c’est maintenant Gérard Jouannest qui nous a quittés ce mercredi 16 mai 2018.
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Lors de la naissance de Gérard Jouannest le 2 mai 1933 à Vanves, son grand-père est facteur de piano et son père ouvrier est passionné par la musique. Le petit Gérard partage cet amour et, à l’âge de treize ans, il est admis au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Il en sort avec un premier prix de piano et, après un service militaire de 30 mois au Maroc, il se prépare à présenter le concours de professeur au Conservatoire de musique de Besançon. Mais ses projets et son avenir de concertiste sont brutalement interrompus par la mort soudaine de son père deux jours avant l’examen. L’urgence est alors de subvenir financièrement aux besoins de la famille et Gérard va mettre à profit ses talents de musicien pour récolter un peu d’argent. Il joue ainsi dans un orchestre tzigane qui se produit dans une brasserie parisienne et accompagne ensuite le groupe des Trois Ménestrels. Avec le trio, il découvre le monde de la chanson française et il accroit son expérience lorsqu’il est engagé pour accompagner des cahnteurs au théâtre des Trois Baudets. Jacques Canetti, le directeur artistique, y fait en effet se produire toute une série de jeunes artistes très prometteurs. Et c’est de cette manière que Gérard y rencontre le Belge Jacques Brel, alors accompagné au piano par François Rauber. Ce dernier devant satisfaire à d’autres activités musicales, c’est bientôt Jouannest qui suit Brel en tournée à partir de 1958. Au fil du temps, l’accompagnateur va devenir compositeur et travailler dès 1959 sur des chansons comme « Ne me quitte pas ». Cette collaboration s’annonce très fructueuse et va se poursuivre avec des titres comme « On n’oublie rien », « Bruxelles », « Madeleine », « Les Vieux », « Mathilde », « La chanson de Jacky » ou « La chanson des vieux amants » notamment. Tout au long de ce travail commun qui s’arrêtera avec les adieux de Brel à l’Olympia en 1967, 35 chansons naîtront initiées tantôt par le texte de l’un, tantôt par la musique de l’autre. En 1968, il est sollicité pour accompagner Juliette Gréco sur scène lors d’une tournée au Canada. L’interprète est d’abord séduite par les talents de musicien de Gérard Jouannest à qui elle demande de mettre en musique des textes de différents auteurs, un travail qu’il n’avait jamais effectué de cette manière. Juliette Gréco sera par la suite séduite tout simplement par l’homme et, le 15 avril 1988, Juliette et Gérard se marient à Ramatuelle. Jouannest s’éloigne ensuite un tout petit peu de la chanson pour tenter d’autres expériences musicales comme des génériques de téléfilms dans les années 1990. Il continue alors inlassablement à toujours accompagner Juliette Gréco sur toutes les scènes du monde. Puis, à sa grande surprise, il est contacté au début des années 2000 par le slammeur Abd Al Malik qui lui propose de participer à son album « Gibraltar » qui est commercialisé en 2006 puis à celui qui s’appelle « Dante » en 2008. En 2013, il réalise encore l’album « Gréco chante Brel » et part en tournée avec la chanteuse. Cette tournée d’adieux qui s’appelle « Merci » est interrompue en mars 2016 suite aux problèmes de santé de Juliette Gréco victime d’un accident vasculaire cérébral. Dans leur propriété de Ramatuelle, Gérard Jouannest veillera sur elle jusqu’à ce jour de mai 2018 où il s’éteint à l’âge de 85 ans.
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3 FEVRIER

 

Le Petit Prince en 1964 – Photo (c) Gilbert Nencioli

3 février 1952 : Naissance, à Lausanne, en Suisse du « PETIT PRINCE » de la chanson, alias Pascal Krug. Agé de onze ans, il connaît son plus grand succès en 1963 en surfant sur la vague des yé-yés avec le titre C’est bien joli d’être copains. En 1964, il interprète une chanson en duo avec Frank Alamo : Chante avec moi. Jusqu’en 1965, il enregistre une demi-douzaine de 45 tours surtout basés sur son jeune âge. Il abandonne ensuite la chanson avec, on l’imagine, la mue de sa voix. Il se marie dans les années 1970 et devient le père de cinq enfants tout en étant fonctionnaire pendant vingt ans. Après quelques soucis de santé, il retrouve la joie de vivre lorsque le producteur et chanteur suisse Alain Morisod lui permet d’enregistrer un nouvel album en 2008 avec des chansons écrites et composées depuis des années. Près de 50 ans après le succès de C’est bien joli d’être copains, Pascal Krug poste une vidéo sur YouTube avec une nouvelle version de cette chanson pendant laquelle il visionne l’une de ses prestations aux côtés de Claude François. Un vrai bijou surréaliste à découvrir ci-dessous.

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3 février 1953 : Naissance de JOELLE (Mogensen) à New York. Elle vit aux États-Unis jusqu’à l’âge de sept ans, puis au Danemark jusqu’à l’âge de seize ans. Elle suit alors ses parents en France, à Grimaud. C’est en 1969, à Saint-Tropez, qu’elle fait la connaissance de Serge Koolenn et Richard Dewitte, alors musiciens de Michel Polnareff. Ensemble ils créent le groupe « Il était une fois » dont Joëlle est la chanteuse. Cette jolie blonde connaît de nombreux succès avec cette formation dans les années 1970: « Rien qu’un ciel », « Les filles du mercredi », « Que fais-tu ce soir après dîner ? », « Viens faire un tour sous la pluie » ou « Pomme ». Le sommet des ventes est atteint avec le tube de l’été 1975: « J’ai encore rêvé d’elle » que Joëlle interprète en duo avec le batteur du groupe Richard Dewitte.

Au début des années 1980, à la dissolution du groupe, Joëlle tente une carrière en solo sous son simple prénom. La chanson « Tu sonnes » marche très bien et lui permet d’enregistrer un album.

Le 15 mai 1982, elle est retrouvée sans vie dans son appartement parisien. Selon la première version officielle, elle est décédée, à 29 ans, d’une rupture d’anévrisme mais ensuite on a parlé d’oedème pulmonaire et d’une éventuelle consommation de stupéfiants. Une autopsie est pratiquée et ne révèle toutefois rien d’anormal.
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La salle mythique rénovée (c) Les Trois Baudets

3 février 2009 : Inauguration à Paris du nouveau Théâtre des Trois Baudets. Propriété de la ville de Paris, le bâtiment renferme une salle de près de 200 places avec un café et un restaurant. Il se situe là où se trouvait l’ancien édifice au 64 du Boulevard de Clichy dans le 18e arrondissement.
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16 JUILLET

Guy Béart à La Colombe en 1954

16 juillet 1930 : Naissance, au Caire en Egypte, de l’auteur, compositeur et interprète français Guy BEART sous le nom de Béhar-Hasson. Son père est comptable pour une entreprise française et son travail l’oblige à beaucoup voyager. Et c’est finalement au Liban qu’il grandit jusqu’à ses 17 ans. C’est à cet âge qu’il décide de vivre à Paris. Il s’inscrit à l’Ecole Nationale de Musique et y apprend notamment le violon et la mandoline. Mais il décroche aussi un diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Malgré ce bagage intéressant, Guy Béart est toujours passionné par la musique et la chanson et, en 1954, il tente sa chance dans les cabarets de la Rive gauche à Paris. Il chante ainsi à « La colombe » ou au théâtre des Trois Baudets. Remarqué notamment pour sa chanson « Bal chez Temporel », il lui est proposé d’enregistrer un premier disque chez Philips en 1957. Celui-ci est couronné du Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros l’année suivante. C’est le début d’une carrière florissante pour celui qui n’aura de cesse de s’accompagner de son unique guitare, pied sur le tabouret. Les succès vont se multiplier: « L’eau vive », « Qu’on est bien », etc.

Profitant de sa popularité grandissante, il écrit pour des artistes féminines comme Patachou, Zizi Jeanmaire ou Juliette Gréco. A la fin des années 1960, il devient l’animateur et le producteur d’une émission de la télévision française où il accueille des collègues artistes: « Bienvenue ». Sa carrière de chanteur se poursuit sur un mode majeur avec des succès comme « L’espérance folle » (repris par Line et Willy en 1972) ou « A Amsterdam » en 1976. Il lui est alors découvert un cancer qui l’éloigne de son public et du métier pendant quelques années. Jusqu’en 1986 lorsqu’il revient avec un album au titre très optimiste: « Demain je recommence ». Cette année-là, lors d’une émission « Apostrophes » de Bernard Pivot, il s’accroche avec Serge Gainsbourg à propos de l’importance de la chanson. Pour Gainsbourg, il s’agit d’un art mineur alors que pour Béart c’est tout le contraire. En 1989, alors que la guerre y fait rage, il part à Beyrouth sur les traces d’une enfance qu’il ne retrouve pas. Il participe à un grand mouvement organisé en faveur de la paix et écrit une chanson de soutien intitulée « Liban libre ». Il fait ensuite quinze ans sans enregistrer d’album puis, en 2010, il sort « Le meilleur des choses ». Comme tous ses albums commercialisés depuis des années, celui-ci est une production propre des disques Temporel et il est distribué par Sony Music qui en profite pour demander à Béart de « compiler » sur un triple CD ses plus grands succès. Le 17 janvier 2015, Guy Béart donne le dernier concert de sa carrière à l’Olympia, avec seulement trois musiciens à ses côtés dont Roland Romanelli. Le spectacle dure quatre heures et il est ponctué d’anecdotes. Il annonce aussi qu’il ne fera plus d’album ni de tournée. Le 16 septembre 2015, Guy Béart s’écroule alors qu’il se rend chez son coiffeur dans la ville de Garches où il habite. Les secours ne peuvent rien pour lui: il est mort d’une crise cardiaque. L’artiste est inhumé le 21 septembre 2015 dans le cimetière de Garches en présence, notamment, de sa fille Emmanuelle, d’Alain Souchon, Laurent Voulzy, Patrick Bruel, Dave, Laurent Gerra et Daniel Auteuil.
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16 juillet 1975 : Naissance du chanteur belge d’origine italienne Fabrice ZEVA. Il se fait connaître en Belgique au début des années 1990 en étant programmé dans l’émission « 10 qu’on aime » sur la chaîne de télé privée RTL-TVI grâce à sa chanson « Envie que tu m’aimes ». Il a ensuite l’occasion d’enregistrer un album intitulé « Laissez-les s’envoler » avec la collaboration de Claude Barzotti et de sa parolière Anne-Marie Gaspard. C’est à cette époque qu’il a l’opportunité de se produire dans la salle parisienne de « La Cigale » en première partie de Gérard Lenorman en février 1995. Il écrit alors une chanson en hommage au pilote automobile brésilien Ayrton Senna. Plus tard, il modifie son nom de scène en reprenant son prénom initial: Fabrizio Zeva.

Depuis les années 2000, il participe régulièrement, avec d’autres artistes belges, à un concert en hommage à Daniel Balavoine. Il fait aussi partie des chanteurs de la comédie musicale « La mélodie du bonheur » aux côtés de la troupe Fantasia. L’un de ses derniers enregistrements a pour titre « Top Model ». En août 2015, Fabrizio Zeva se présente aux auditions du crochet télévisé « The Voice Belgique » mais il n’est pas sélectionné. Trois ans plus tard, un nouvel album est annoncé avec des chansons interprétées en français, en anglais et en italien. L’opus est composé, réalisé et produit par Rick Allison.

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Patrick Dewaere – Pochette de disque en 1978 (c) José Ferré

16 juillet 1982 : Décès de l’acteur, et occasionnel chanteur, français Patrick DEWAERE. Né le 26 janvier 1947 à Saint-Brieuc sous le nom de Patrick Jean-Marie Henri Bourdeaux. Surtout connu pour ses rôles de personnages abrupts et un peu « paumés » dans de nombreux films, Patrick Dewaere nourrissait aussi une passion pour la musique et la chanson. En 1971, il compose une mélodie qu’il interprète en duo avec Françoise Hardy: « T’es pas poli ». Et, sept ans plus tard, il enregistre un 45 tours produit par Yves Simon. S’y trouvent deux chansons de sa composition: « L’autre » et « Le policier ».

En 2006, 24 ans après sa mort, huit chansons inédites composées et interprétées par l’acteur sont éditées sur un CD accompagnant sa biographie écrite par sa mère. Ce sont des problèmes d’ordre sentimental qui semblent avoir amené Patrick Dewaere à mettre fin à ses jours le 16 juillet 1982 à l’âge de 35 ans.
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Jacques Plante

16 juillet 2003 : Décès, à Paris, de l’auteur de chansons français Jacques PLANTE à l’âge de 82 ans. Fils d’un garagiste, ce qui est un métier peu courant à l’époque, Jacques Plante naît le 14 août 1920 à Paris. Les années de guerre sont l’occasion pour lui de coucher quelques textes sur des mélodies et, en 1943, il écrit « Marjolaine » pour André Claveau sur une musique de Louiguy. Mais c’est Yvette Giraud qui va lui procurer ses premiers grands succès avec des titres comme « Mademoiselle Hortensia » en 1946 ou « Ma guêpière et mes longs jupons » en 1949.

Au fil des succès, ses interprètes se diversifient. Il y a ainsi Bourvil, les Compagnons de la Chanson, Anny Gould, André Dassary, Jacqueline François, John William, Gloria Lasso, Georges Guétary (« Maître Pierre »), Line Renaud (« Etoile des neiges »), Yves Montand (« Les grands boulevards »), Edith Piaf, Tino Rossi (« Tango bleu »), Dalida, Eddie Constantine, Petula Clark (« Chariot »), Hugues Aufray (« Santiano »), Sheila (« L’heure de la sortie »), Charles Aznavour (« Les Comédiens », « La bohème »), Rika Zaraï (« Prague »), Richard Anthony (« J’entends siffler le train »), Mathé Altéry (« J’aurais voulu danser »), les Chaussettes Noires, Mireille Mathieu, Marcel Amont (« Un Mexicain »), Lucky Blondo, Danyel Gérard (« Il pleut dans ma maison »), Christophe, Dominique Walter, David Christie, Claude François (« Tout éclate tout explose ») et, entre bien d’autres encore, Eddy Mitchell (« Vieille canaille »). Au début des années 1980, l’auteur se retire en Suisse où il gère la maison d’éditions musicales qu’il a créée : MCA/Caravelle.
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16 juillet 2003 : les Francofolies de Spa (B) fêtent leur 10e anniversaire avec une édition qui va exceptionnellement durer six jours soit jusqu’au 21 juillet, jour de la fête nationale belge. Parmi les artistes au répertoire francophone, on notera la présence cette année, entre autres, de JERONIMO, Vincent VENET, YEL, Marc MORGAN, Sandrine COLLARD, les ESCROCS et TAM’ECHO’TAM’. La scène Rapsat, située sur la Place de l’Hotel de Ville, accueille les concerts de Jeff BODART, de Marc LAVOINE et de Laurent VOULZY (le 19 juillet), d’Ismaël LO, de Jane BIRKIN et de ZAZIE (le 20 juillet). Le lundi 21 juillet, un hommage est rendu à Pierre RAPSAT décédé en 2002, avec un concert réunissant MAURANE, LIO, Marc LAVOINE, Michel FUGAIN et Salvatore ADAMO notamment pour interpréter chacun une chanson de l’ami Pierrot.
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Hervé Cristiani en 1982

Hervé Cristiani en 1982

16 juillet 2014 : Décès, à Paris, des suites d’un cancer des cordes vocales, de l’auteur, compositeur et interprète français Hervé CRISTIANI. Né le 8 novembre 1947 à Paris, il est, très jeune, influencé par le blues et le rock du début des années 1960. Son adolescence est bercée par les courants musicaux distillés par Ray Charles ou Aretha Franklin. Et il n’est pas vraiment fasciné par la chanson francophone de la même époque qui, souvent d’ailleurs, est constituée de succès anglo-saxons adaptés ou maladroitement traduits en français. Au collège des Jésuites, il n’est pas parmi les meilleurs élèves. Il apprend la guitare et en joue très bien, ce qui lui permet de se produire de temps en temps à l’American Center de Paris où il figure aux côtés d’autres inconnus comme Marcel Dadi, Bill Deraime ou Maxime Le Forestier par exemple. A seize ans, Hervé fréquente le petit conservatoire de Mireille dans le but, aussi, d’apprendre à écrire et à interpréter des chansons. Grâce à la chanteuse, il va avoir l’occasion d’enregistrer un premier 45-tours et d’obtenir un premier passage à la télé française et à la radio. Un second disque est commercialisé peu après: il s’agit d’un duo interprété avec Dick Annegarn intitulé « La femme fleur ». Hervé Cristiani sort un premier album en 1975 qui a pour titre « Au pays de mélodie ». Un des titres de l’opus est souvent programmé par la station de radio française périphérique Europe 1: « Les étoiles noires ». Alors que tout est en place pour que sa carrrière démarre bien, le deuxième album de l’artiste, « Campanules » (1976), ne récolte qu’une écoute confidentielle réservée aux professionnels du secteur. Sa maison de disques du moment décide de ne pas le suivre plus loin et c’est sous un nouveau label que sort, en 1979, l’album « Récréation » qui lui permet d’entamer des tournées de concerts en compagnie de Francis Cabrel qui, à ce moment, cartonne partout avec « Je l’aime à mourir ». Dans ses spectacles, une chanson particulière semble retenir l’attention du public qui la fredonne rapidement: « Il est libre Max ». Ce succès populaire spontané permet à l’artiste d’imposer cette chanson qui donne son titre à l’album suivant qui est chez les disquaires en 1981. Deux ans plus tard, Cristiani enregistre son cinquième album sur lequel se trouvent des chansons comme « Salve Regina » et « Ma claque ». Après cela, l’artiste ralentit sa production discographique à un 45 tours par an et le succès n’est plus au rendez-vous. En 1989, il se lance dans la chanson pédagogique en enregistrant « Mutiplicato », une mélodie facilitant l’usage par les enfants de la table de multiplication. Il obtient ainsi le prix du disque pour enfants de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français. En 1990, Hervé Cristiani revient à la chanson pour adultes et sort l’album le plus abouti de sa carrière: Antinoüs. A cause de la faillite de la maison de disques, l’album n’est pas promotionné correctement et ne se vend qu’à très peu d’exemplaires. Un an après, le chanteur récidive en matière de disque pédagogique avec, cette fois, « L’alphabet en chansons » et « Bébé chante ». En 1992, il devient le réalisateur, pour la télévision française, de deux films musicaux consacrés au tennis et à ses champions de l’époque. Les années 1990 sont celles de la réalisation de clips publicitaires et de l’écriture de chansons qui doivent encore mûrir avant de sortir. En 2002, Hervé Cristiani se met à l’écriture d’un livre consacré à Max, le héros de « Il est libre Max », la chanson qui lui colle éternellement à la peau. Doté d’une personnalité hors du commun, l’artiste va décider, en 2007, de réaliser treize versions nouvelles et différentes de la chanson « Il est libre Max » qui voyage alors du côté du rap, du reggae du jazz ou du hard rock. Un an plus tard, il se décide à enregistrer les quatorze chansons qui ont mûri depuis une quinzaine d’années et il les réunit sur un album intitulé « Paix à nos os ». A la faveur d’émissions télévisées nostalgiques des années 1980, l’artiste fait encore quelques apparitions au début des années 2010.
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9 JUILLET

Pierre Perret en 1982 – Photo (c) Alain Perret

9 juillet 1934 : Naissance, à Castelsarrasin, de l’auteur, compositeur et interprète français Pierre PERRET. Il passe son enfance au milieu des clients du café du Pont tenu par ses parents. Il y apprend l’argot et divers termes issus de métiers bien spécifiques. Tout jeune, il se passionne pour la musique, le jazz et son instrument de prédilection est le saxophone. Dès l’âge de quatorze ans, il s’inscrit au Conservatoire de Toulouse en choisissant la musique et l’art dramatique. Cinq ans plus tard, il en sort avec un premier prix de saxo. Il forme un orchestre de quatre musiciens qui se produit dans les bals de la région du Sud-Ouest. De fil en aiguille, Pierre Perret « monte » de plus en plus souvent à Paris. Il y fait la connaissance de l’écrivain Paul Léautaud et, également, de Georges Brassens qui l’encourage à peaufiner les chansons qu’il lui présente. En 1956, il se retrouve guitariste pour la chanteuse Françoise Marin au cabaret parisien « La Colombe ». Il fait écouter ses chansons au directeur Michel Valette qui lui propose de les interpréter à sa grande surprise. Malgré ce premier succès vif et bref, il continue à accompagner la chanteuse à la guitare en 1957 au théâtre parisien des Trois Baudets. Mais, là aussi, à l’occasion il interprète quelques-unes de ses chansons et il se fait remarquer par Boris Vian ou Jacques Canetti. Eddie Barclay entend alors parler de Pierre Perret et il lui fait signer un contrat discographique de six ans. Son premier 45 tours a pour titre « Moi j’attends Adèle ».

En 1958, il parvient à chanter en première partie de la tournée des Platters en France et en Afrique. La même année, il commercialise son premier 33 tours 25 cms. Mais une pleurésie l’oblige à cesser ses activités durant deux ans. Après ce repos forcé, il sort un nouvel album 25 cms en 1960 avec « Le bonheur conjugal ». En 1963, alors que son contrat avec Barclay arrive à son terme, il signe chez Vogue et décroche son premier grand succès: « Le tord-boyaux ». Aussi étonnant que cela puisse paraître aujourd’hui, le succès de Pierre Perret l’amène à assurer le lever de rideau des Rolling Stones lors de leur premier concert en France. Alors qu’il se spécialise dans des chansons joyeuses véhiculant un humour très particulier, il décroche un « tube » historique en 1966 avec « Les jolies colonies de vacances », chanson d’abord interdite sur les radios françaises. En novembre 1966, il passe pour la première fois en vedette à l’Olympia de Paris. L’année 1969 permet à Pierre Perret de faire ses premiers pas au cinéma dans un film de Claude Autant-Lara: « Les patates ». Et puis, il décide aussi, avec son épouse, de créer son propre label discographique: « Adèle ». Les années 1970 vont être celles où Pierre Perret va connaître le plus grand nombre de succès: « Quand le soleil entre dans ma maison » (1970), « Olga » (1971), « La cage aux oiseaux » (1972), « C’est au mois d’août » (1973), « A poil » (1974), « Le zizi » (1975), « Ma nouvelle adresse » (1976), « Lily » (1977) ou « Mon p’tit loup » (1979). Parallèlement à ses activités musicales, Pierre Perret se consacre de plus en plus à l’édition de livres évoquant l’argot, les fables de La Fontaine où les expressions des métiers. Toutes les chansons qu’il enregistre entre les années 1980 et 2010 oscillent toujours entre les deux facettes de son personnage fait d’humour et de tendresse mais aussi d’une implacable analyse de la société dans laquelle il vit. Et, à ce titre, Pierre Perret doit être considéré comme un des artistes les plus importants de la chanson française. En 2009, un film, « Le café du pont », est réalisé sur l’enfance du chanteur par Manuel Poirier. Cinq ans plus tard, pour ses 80 ans, Pierre Perret réserve la salle de l’Olympia le 9 juillet pour un grand spectacle où il accueille bon nombre d’amis. Il y chante ses grands succès repris depuis peu sur une compilation intitulée « L’âge de Pierre » et des chansons toutes neuves issues de son plus récent opus: « Drôle de poésie » qu’il a pu tester sur le public belge quelques semaines auparavant. Toujours pour se faire plaisir, l’ami Pierrot propose un concert exceptionnel le 16 juin 2014 dans la salle parisienne de ses débuts: le théâtre des Trois Baudets. Les places sont peu nombreuses et mises en vente au prix étonnant de 50 €. En novembre 2018, l’artiste commercialise ce qui semble être son 32e album studio de chansons originales intitulé « Humour liberté ». Et puis, comme tout le monde, Pierre Perret n’est pas resté indifférent par rapport au confinement imposé par la pandémie du coronavirus covid-19 en mars 2020. Il s’en est même inspiré pour nous livrer une nouvelle chanson proposée avec l’aide des Ogres de Barback : « Les confinis ».

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William Sheller en 1984 – Photo (c) JP Vanden Hauten

9 juillet 1946 : Naissance, à Paris, du chanteur William SHELLER, William Hand de son vrai nom. A l’âge de trois ans, il suit ses parents, son père américain et sa mère française, qui vont s’installer aux Etats-Unis dans l’Ohio. Il y côtoie des musiciens de jazz, amis de la famille, qu’il doit écouter religieusement. Quatre ans plus tard, il revient à Paris et vit, avec ses grands parents maternels, dans le milieu du théâtre. Il assiste ainsi gratuitement à des dizaines de spectacles tant au théâtre des Champs-Elysées où travaille sa grand-mère qu’à l’Opéra Garnier où son grand-père est chef décorateur. A partir de là, le petit William décide unilatéralement qu’il sera musicien et même compositeur. Il commence donc à apprendre le piano dans ce but. Il demande alors à rencontrer l’auteur d’une méthode d’apprentissage appelé Yves Margat. Ce dernier accepte et l’encourage à s’inscrire au Conservatoire où il lui apprend le piano mais aussi le latin, la philosophie, l’histoire et la littérature. Le parcours classique semble s’imposer à lui jusqu’à ce que les Beatles viennent tout chambouler. Il découvre des disques des « fab four » chez une amie et il décide de tout plaquer pour faire du rock. Il rejoint un groupe niçois appelé les Worst. Mais il continue à composer des oeuvres plus légères comme « My year is a day », une chanson qui est un grand succès des « Irrésistibles » en 1969. Avec l’argent des ventes de ce disque, il compose une messe en guise de cadeau pour le mariage d’un couple d’amis. L’oeuvre sera commercialisée en 1972 sous le nom de « Lux aeterna ». Et elle intéresse suffisamment Barbara pour que la chanteuse lui demande de réaliser les arrangements de son prochain album: « La louve ». William s’exécute et c’est Barbara qui va lui conseiller d’interpréter lui-même les mélodies qu’il compose. Elle lui trouve aussi une maison de disques. Si bien qu’en 1975, il finit par enregistrer son premier album sous le pseudonyme de Sheller. Le titre de cet opus, qui se vend à 500.000 exemplaires, est également celui du 45 tours qui va propulser le chanteur blond au sommet des hit-parade pendant des mois: « Rock’n’dollars » avec la célèbre phrase « Donnez-moi madame s’il vous plaît du ketchup pour mon hamburger ».

William Sheller est alors soumis au planning intensif des chanteurs à succès et sort trois albums en trois ans. Et s’il est de toutes les émissions de radio et de télé, il n’a pas le temps de se présenter sur scène face à des spectateurs. Epuisé par la ronde du show business, l’artiste s’échappe un moment loin de l’agitation pour se ressourcer à Los Angeles où il enregistre l’album « Nicolas » en 1980. Et puis, le 4 mai 1981, il propose ses chansons pour la première fois au public parisien de Bobino. Il se découvre alors une vraie passion pour les prestations scéniques et il enregistre un album en public à l’Olympia en 1982. A partir de ce moment, William Sheller n’aura de cesse de multiplier les expériences différentes. Il se produit tantôt seul au piano, tantôt avec les musiciens d’un quatuor à cordes ou d’un orchestre symphonique. Ne quittant jamais totalement le devant de la scène de la chanson française, William Sheller atteint cependant un nouveau sommet de popularité en 1991 avec la très sobre chanson « Un homme heureux ». Puis, durant les années 1990, il essaie à nouveau d’improbables mélanges de sonorités et de rythmes avec un album très rock, « Albion » (1994), et un autre intitulé « Les machines absurdes » (1999). Sur scène, il est l’un des premiers chanteurs de France, sinon le premier ou le seul, à utiliser des émetteurs pour tous les instruments qui l’entourent. Ainsi, à part pour le batteur, tous ses musiciens sont libres de circuler comme ils le veulent sans être attachés à un fil. La décennie 2000 est marquée par des compositions classiques et par les albums « Epures » (2004) et « Avatars » (2008). En octobre 2015, un nouvel opus vient enrichir le répertoire de Sheller. Il s’appelle « Stylus » et mélange habilement les enregistrements où il s’accompagne seul au piano et ceux où il s’entoure d’un quatuor à cordes. Le 12 février 2016, à Paris, il reçoit une Victoire de la musique d’honneur pour ses 40 ans de carrière. A cette occasion, les chanteuses Louane, Jeanne Cherhal et Véronique Sanson lui rendent hommage en musique.
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MAISSIAT en 2013

9 juillet 1982 : Naissance, à Lyon, de la chanteuse française MAISSIAT sous son véritable nom d’Amandine Maissiat. Sa mère est institutrice et son père travaille chez France Telecom. Intéressée très tôt par la musique, Amandine possède déjà une guitare à l’âge de cinq ans. L’instrument est toutefois en plastique mais, six ans plus tard, c’est sur un vrai piano que la fillette apprend les notes. A 16 ans, l’adolescente passe son bac littéraire avant d’entrer à l’Ecole des Métiers de la Communication dans sa ville natale. Quatre ans plus tard, Amandine est engagée à la Compagnie Lyonnaise de Cinéma, une société de production audiovisuelle où elle travaille pendant un an et demi. Elle se tourne alors vers la musique et décide de crée un groupe bientôt suivi par un deuxième. En 2005, un groupe féminin du nom de Subway désire remplacer sa chanteuse et fait appel à Amandine qui accepte le poste en y ajoutant ses talents de musicienne et d’auteure. L’expérience Subway dure quatre ans et, à l’âge de 27 ans, l’artiste désire envisager une carrière de chanteuse soliste. Elle met alors trois ans pour écrire, composer, peaufiner et, enfin, enregistrer, sous le simple nom de Maissiat, cinq chansons sur un EP qui sort en septembre 2012. Ces cinq titres sont annonciateurs d’un premier album intitulé « Tropiques » qui est commercialisé en mars 2013. Six mois plus tard, le même opus est réédité avec quatre titres inédits supplémentaires sous le titre « Retour aux Tropiques ». Maissiat part en tournée au cours de l’été 2013 et elle passe notamment par le jardin des Francofolies de Spa le 20 juillet. La même année, l’artiste est récompensée par le Prix Barbara du ministère français de la Culture. D’autres concerts sont également prévus en 2014 et les mois suivants sont consacrés à la préparation du deuxième album qui sort en mars 2016 : « Grand amour ».

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20 JUIN

Anne Sylvestre en 2001

20 juin 1934 : Naissance, à Lyon, de la chanteuse française Anne SYLVESTRE. Cette auteure, compositrice et interprète née sous le nom d’Anne-Marie Beugras passe d’abord son enfance à proximité de sa ville natale. Puis, ses parents s’installent à Paris où elle suit des cours littéraires. Mais la chanson va bien vite l’intéresser: elle se produit à la fin des années 1950 au cabaret parisien de « La colombe » puis, entre autres, au théâtre des Trois Baudets. Forte du succès rencontré par ses chansons personnelles, elle les enregistre sur un 33 tours en 1959 et le titre « Mon mari est parti » passe souvent sur les radios françaises. Le disque lui permet d’obtenir le prix de l’Académie Charles-Cros en 1960.

La popularité d’Anne Sylvestre s’amplifie de jour en jour et, en 1962, elle se produit à deux reprises sur des scènes parisiennes: d’abord en première partie de Jean-Claude Pascal à Bobino et, ensuite, en lever de rideau de Gilbert Bécaud à l’Olympia. En octobre de cette année-là, Anne Sylvestre se lance dans l’écriture de chansonnettes destinées aux enfants: les Fabulettes. Le créneau des chanteurs pour jeune public est alors inexistant et, ce faisant, Anne Sylvestre s’aventure sur un chemin qui va mobiliser son attention pendant des années. Le premier album de ces Fabulettes sort en 1963 et est immédiatement couronné de succès. Elle enregistre des chansons pour enfants jusqu’en 1967. En 1969, elle interprète en duo avec Boby Lapointe une chanson qu’elle a écrite: « Depuis l’temps que j’l’attends mon prince charmant ». Le début des années 1970 est marqué par des changements de firmes de disques et la création de sa propre maison de production qui commercialise cinq albums entre 1975 et 1986. Reconnue comme une chanteuse « avec guitare et pied sur le tabouret », Anne Sylvestre délaisse son instrument de prédilection pour se produire sur scène entourée de musiciens en 1986. Un an plus tard, en compagnie de la chanteuse québécoise Pauline Julien, elle crée en Belgique le spectacle « Gémeaux Croisés » qui sera présenté notamment à Tournai avant de tourner en France et au Québec. Et puis, en 1989, elle joue à Paris dans le spectacle « La ballade de Calamity Jane » dont elle a écrit les chansons. Dans les années 1990, elle propose quelques concerts au Canada où le public attend sa venue depuis un moment. En 1998, elle fête ses 40 ans de chansons sur la scène de l’Olympia. Elle enregistre deux albums en 2000 et 2003 et un troisième pour ses 50 ans de chansons en 2007. En janvier 2011, elle est sur la scène du théâtre de l’Européen à Paris pendant quatre soirées. Elle y est accompagnée par Nathalie Miravette au piano. Un an plus tard, l’artiste, qui est toujours friande d’expériences musicales nouvelles avec la jeune génération, crée un nouveau spectacle avec Agnès Bihl. Le concept a pour titre « Carré de dames » et il mêle le répertoire des deux chanteuses accompagnées de leurs pianistes: Nathalie Miravette et Dorothée Daniel. En avril 2014, les organisateurs du Printemps de Bourges rendent hommage à la chanteuse bientôt octogénaire en l’invitant à se produire sur l’une des scènes du festival. Le 13 novembre 2015, l’artiste est horrifiée d’apprendre que son petit-fils Baptiste est parmi les 90 personnes décédées lors de la tuerie terroriste de la salle du Bataclan à Paris. En 2019, elle participe à l’album du jeune Gauvain Sers en chantant avec lui un duo intitulé « Y’a pas de retraite pour les artistes ».
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20 juin 1980 : L’auteur, compositeur et interprète belge Paul LOUKA se produit, dans le cadre du Festival d’été de Québec, au Petit Théâtre du Champlain à Québec. Il y propose le spectacle intitulé « Avec ou sans veston » qu’il a créé en Belgique, à Liège, au théâtre du Nouveau Gymnase, en février 1980.

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20 juin 1984 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète franco-israélien AMIR sous le nom complet de Laurent Amir Khlifa Khedider Haddad. Né d’un père d’origine tunisienne et d’une mère marocaine juive, il vit sa prime enfance à Sarcelles avant de partir vivre en Israël à l’âge de huit ans. Son parcours scolaire est tout à fait correct et il se destine à être dentiste lorsque sa passion pour la musique et la chanson le pousse à s’inscrire à un télé-crochet. La finale de ce concours télévisé israélien lui permet de se faire connaître comme chanteur en 2006. Tout en poursuivant ses études, il parvient à enregistrer un premier album en 2011 où il reprend notamment en hébreu les chansons « J’te l’dis quand même » de Patrick Bruel et « Désenchantée » de Mylène Farmer. Amir décide alors de revenir en France et d’y tenter sa chance en tant qu’artiste. Pour ce faire, il participe au casting du télé-crochet « The Voice » sur la chaîne privée française TF1. Il est sélectionné et participe à l’émission dès janvier 2014. C’est Jenifer qu’il désigne comme coach vocal et il atteint la finale pour terminer à la troisième place derrière Kendji Girac et Maximilien Philippe. Il enregistre alors le duo « Le soleil de ma vie » avec Camille Lou qui figure sur l’album « Forever gentleman » à la rentrée de 2014. Fort de cette nouvelle et rapide popularité, Amir entre en studio pour préparer un premier opus personnel en français. Suivant l’exemple d’autres pays qui ont agi de cette manière, et avec brio, les années précédentes, Nathalie André, la directrice des divertissements de la chaîne de télévision publique France 2, décide d’envoyer un candidat de « The Voice » au concours Eurovision de la Chanson en 2016. Et son choix se porte sur Amir qui représente donc la France à Stockholm le 14 mai 2016 avec le titre « J’ai cherché ». Cette chanson figure sur le premier album du chanteur commercialisé fin avril 2016: « Au coeur de moi ». Amir se classe sixième au concours Eurovision 2016.

La carrière d’Amir semble bien démarrer et les récompenses s’accumulent déjà pour lui: meilleur artiste français aux MTV Europe Music Awards et révélation francophone de l’année aux NRJ Music Awards en novembre 2016. En 2017, l’artiste rejoint la troupe des Enfoirés pour son célèbre spectacle annuel. En octobre de cette année-là, Amir sort son deuxième album qui a pour titre « Addictions » et qui remporte un succès encore plus important que le premier. Fin 2018, l’opus « Addictions » est réédité avec quatorze nouveuax titres dont « Longtemps » et « Cinq minutes avec toi » sont des succès. Au sortir du confinement imposé par la propagation du coronavirus Covid-19 au début de l’année 2020, Amir présente le titre principal de son nouvel album, « La fête », le 12 juin 2020 au cours de l’émission télévisée de TF1 « La chanson de l’année » qui se déroule sans public dans la cour du Palais Royal à Paris.
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Mochélan en 2013 aux Francofolies de Spa (c) Passion Chanson

20 juin 2010 : La finale du concours musical « l’Envol des Cités » 2010 se tient au Théâtre Royal de Mons (B). Les seize artistes ou groupes participants ont invité un nombreux public à venir les rejoindre. A l’issue d’une tournée de sept concerts organisée d’avril à mai dans les grandes villes du Hainaut, quatre groupes ou artistes sont récompensés parmi lesquels le slammeur francophone Mochélan, de Charleroi, qui reçoit le Prix du Jury pour le titre « Notre ville ».

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FACIR20 juin 2013 : « Les états généreux de la musique » se tiennent à Bruxelles (B) à l’initiative de la FACIR, la Fédération des Auteurs, Compositeurs et Interprètes Réunis. Pendant toute une soirée, des dizaines d’artistes, chanteurs et musiciens, belges francophones échangent des idées concernant leur présent et, surtout, leur avenir artistique. Y assistent également des organisateurs de festivals, des programmateurs de spectacles, des producteurs de disques, des recruteurs de talents, des managers de labels, des diffuseurs, des journalistes, des administrateurs de la société des auteurs belges (SABAM), des personnes des médias, des responsables politiques et des directeurs de lieux culturels. Malgré les conclusions volontaristes de ce grand rassemblement inédit et malgré la volonté de présenter ces conclusions au monde politique juste avant les élections de législatives de mai 2014, les belles idées de la FACIR semblent ne pas avoir vraiment trouvé d’écho à ce jour dans une société où le pouvoir économique et l’argent ont plus de poids que le pouvoir des rêves et la culture.
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Céline Dion

20 juin 2016 : Premier concert de la chanteuse canadienne Céline DION en Europe après le décès de son mentor et mari René Angélil en janvier 2016. Elle le présente au Sportpaleis d’Anvers en Belgique où elle déclare: « Je ne peux m’empêcher de penser à René, il est là, avec nous. Je tiens à vous remercier pour tous vos mots, vos regards, vos sourires. Les enfants et moi, nous allons bien, alors tout va bien. Les larmes ont laissé la place aux sourires. Je suis là pour passer du temps avec vous, je n’ai pas l’intention de quitter la scène« . Le spectacle est le premier d’une tournée décidée avant le décès de René et qui prend l’allure d’un hommage à celui qui a découvert Céline Dion à l’âge de douze ans pour en faire une star mondiale aux quelque 240 millions d’albums vendus en 35 ans de carrière. A Anvers, Céline commence son show avec la chanson « Encore un soir » écrite par Jean-Jacques Goldman pour évoquer les derniers moments du couple. Puis elle enchaîne avec ses « tubes » éternels et quelques chansons d’un nouvel album à paraître d’ici quelques mois. Comme cette reprise de la chanson « Ordinaire » de Robert Charlebois ou d’autres titres signés pour elle par Serge Lama ou Francis Cabrel. Après Anvers, la star mondiale de la chanson s’arrêtera à Paris-Bercy pour neuf soirées avant de rejoindre son Québec natal.
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6 AVRIL

6 avril 2009 : Décès du chanteur belge Jacques HUSTIN. Né à Liège le 15 mars 1940, il suit d’abord des études de dessin et de peinture avant d’être illustrateur, décorateur et compositeur. Ses premières apparitions en public datent de ses quinze ans. Mais, cinq ans plus tard, la voie de Jacques Hustin paraît tracée: il sera artiste peintre. Pourtant, malgré cela, en 1965, c’est bien de chanson dont il est question lorsque l’académicien Marcel Achard lui remet le Premier Prix du Festival de Spa. Dans la foulée, Jacques en profite pour enregistrer son premier 33 tours en Belgique puis il s’installe à Paris. Il s’y produit dans des cabarets où les convives écoutent peu les artistes. Il connaît un certain succès discographique avec « On m’a donné quinze ans » et, en 1966, il reçoit le prix de la Société des Auteurs Belges: la SABAM.

Il multiplie alors les prix et récompenses en tous genres: il reçoit l’hermine de bronze au festival de Rennes en 1967 et le premier prix au festival roumain de Brasov en 1968. Un an plus tard, Jacques Hustin se voit attribuer le Grand-Prix de l’Académie Charles Cros. En 1974, il est sélectionné pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson. Il s’y classe 9e avec « Fleur de liberté ».

Et, quelques mois après, la RTB, télévision belge francophone, lui propose de présenter « La guimbarde », une émission où il accueille des amis artistes. En 1981, Jacques Hustin sort un album qui connaît un certain succès: « Les coups de soleil » et, quelques années plus tard, un maxi 45 tours intitulé « Piano blanc ». Mais, en 1988, la fatigue et des soucis respiratoires l’obligent à mettre un terme à ses activités de chanteur. Il se retire dans les Ardennes belges où il décide de se consacrer pleinement à la peinture. Jacques ne sortira de son refuge que pour parler brièvement de la sortie d’une compilation de 20 de ses titres en 1999: « En version originale ».
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Jacques Higelin – Pochette album 2013

6 avril 2018 : Décès, à Nogent-sur-Marne, de l’auteur-compositeur-interprète et comédien français Jacques HIGELIN à l’âge de 77 ans. Jacques est né le 18 octobre 1940 à Brou-sur-Chantereine d’une mère Belge et d’un père Alsacien cheminot et passionné de musique. Un père qui initie ses deux fils, Paul et Jacques, à certaines formes de musique. A l’école de Chelles où il suit ses premiers cours, Jacques se débrouille toujours pour chanter. Et, dès l’âge de quatorze ans, il se produit devant le célèbre découvreur de talents Jacques Canetti au cours d’une audition au théâtre parisien des Trois Baudets. Il y interprète notamment des morceaux de son idole Charles Trenet. Par la suite, il se fait embaucher dans la troupe de la comédie musicale « La Nouvelle Orléans » où il joue aux côtés du musicien Sidney Bechet. Il désire alors devenir comédien et, à seize ans, il s’inscrit au fameux cours Simon. En 1959, il obtient un rôle dans le film « Le bonheur est pour demain » d’Henri Fabiani. Sur le tournage, il rencontre Henri Crolla qui est l’accompagnateur et ami d’Yves Montand et qui est alors une sommité dans le monde de la chanson française. Ce dernier pense qu’Higelin devrait se consacrer un peu plus à la chanson, discipline artistique pour laquelle il semble posséder de bonnes aptitudes. Jacques va habiter plusieurs mois chez Crolla qui va être d’une influence déterminante dans sa carrière débutante. Il part ensuite effectuer son service militaire en Allemagne puis en Algérie. A son retour, il tourne à nouveau dans quelques films et rencontre l’auteur Pierre Barouh qui vient de créer le label discographique Saravah et qui l’encourage à revenir à la chanson. Dans ce cadre, Jacques effectue de nombreuses rencontres dont celles de Georges Moustaki, Brigitte Fontaine et Elisabeth Wiener avec qui il enregistre alors une série de duos. Après un premier album enregistré en 1965 (« Douze chansons d’avant le déluge »), il enregistre un 33 tours avec Areski en 1969. Cinq ans plus tard, il s’oriente clairement vers le rock et sort les albums « BBH 75 » et « Irradié ». En 1976, le disque « Alertez les bébés ! » reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros et son interprète devient un rocker français populaire. Sur scène, il se distingue des autres chanteurs avec des prestations qui se caractérisent par une grande interactivité avec le public. En 1977, il participe au Printemps de Bourges où se produit aussi Charles Trenet. A partir de 1978, grâce à des titres comme « Pars » et «Champagne», Jacques Higelin se retrouve dans les hit-parade et les meilleures ventes de disques francophones. En 1984, l’artiste est à l’affiche des premières Francofolies de La Rochelle. Il est catalogué parmi les chanteurs de gauche qui soutiennent diverses causes humanitaires en signant des pétitions et en organisant des concerts. En 1988, dans le cadre des Francofolies de La Rochelle, il participe à la fête à Léo Ferré. La même année il récolte un grand succès avec sa chanson « Tombé du ciel », référence évidente à l’univers de Charles Trenet.

Dans les années 1990, il est toujours présent sur scène mais il éprouve des difficultés à commercialiser ses disques. En 2003, il participe à l’album d’hommage à Léo Ferré qui est enregistré dix ans après la mort de l’homme à la crinière blanche. Il y chante « Jolie Môme ». En 2004 et 2005, il se produit sur les scènes de la francophonie avec le spectacle « Higelin enchante Trenet ». En 2006, il revient à son répertoire personnel et l’album « Amor Doloroso » est en vente dès novembre. Il mutiplie alors les participations sur des disques engagés et des hommages. Puis, au début 2010, il sort un album très médiatisé: « Coup de foudre ». A l’approche de ses 70 ans, il revient sur la grande scène des Francofolies de La Rochelle puis, le jour de son anniversaire, le 18 octobre, il se produit au Zénith de Paris entouré de son fils Arthur H et de sa fille Izia. Le 1er avril 2013, il commercialise un nouvel opus entièrement confectionné par lui-même où il a convié la comédienne Sandrine Bonnaire et la violoncelliste virtuose Sonia Wieder-Atherton. L’ouvrage reçoit un accueil enthousiaste de la presse spécialisée et, aussi, un disque d’or. Avec les chansons de cet album «Beau repaire» et des succès plus anciens, Higelin fait un triomphe au Casino de Paris pendant deux soirs de juin. En 2016, alors âgé de 75 ans, Jacques Higelin commercialise l’album intitulé logiquement « Higelin 75 ». Quelques mois plus tard, la santé de l’artiste commence à décliner et l’oblige à annuler de nombreux concerts. Puis, sans que l’on en connaisse la raison exacte, Jacques Higelin meurt le 6 avril 2018.
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7 MARS

 

7 mars 1927 : Naissance, à Paris, du chanteur et acteur français Philippe CLAY. Après avoir vécu dans le maquis pendant la seconde guerre mondiale sous sa vraie identité de Philippe Mathevet, il entre au Conservatoire national d’art dramatique. Il y apprend à placer sa voix et travaille l’art du mime. En 1947, grâce à des amis l’ayant inscrit à son insu, Philippe Clay gagne un concours de chanteur amateur. Il part pour l’Afrique avec, dans ses bagages, des chansons de Charles Aznavour, artiste alors peu connu. Un an plus tard, il rentre à Paris et se produit aux Théâtre des Trois Baudets. Il fréquente également Saint-Germain-des-Prés et devient proche de Jacques Prévert, Boris Vian et Serge Gainsbourg. De 1957 à 1962, alors que sa carrière s’installe, il passe quatre fois en vedette à l’Olympia de Paris. Ses succès ont pour titres: « Les voyous », « Festival d’Aubervilliers », « Le danseur de charleston » ou « Le noyé assassiné ». En tant qu’acteur, il tourne quelques films: « French Cancan » de Jean Renoir et « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy. Après des années de silence, il revient à la chanson en 1971 et connaît de nouveaux succès avec « Mes universités » et « La quarantaine ». Ces deux chansons vont à contre-courant du mouvement initié par les jeunes Français en mai 1968. La chanson interprétée par Philippe Clay pour la série télé « Les Brigades du Tigre » est aussi un succès. Alors que l’on a tendance à l’oublier, cet artiste complet, interprète, mime et comédien, a fait partie de ceux qui, comme Reggiani ou Montand, ont marqué la chanson francophone du 20e siècle. Il est décédé à Issy-Les-Moulineaux le 13 décembre 2007 d’une crise cardiaque. Ci-dessous, Philippe Clay interprète son célèbre succès « La quarantaine ». Dans cette vidéo, le chanteur explique l’origine de la chanson et pourquoi cette chanson a été écrite en 1971 avant de l’interpréter. Il s’agit d’un extrait de l’émission « Médiation » de François de Closets diffusée sur la chaîne privée française TF1 et dont le sujet est : « Bien vieillir, Vivre vieux, Vivre longtemps, La discrimination des seniors ».

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7 mars 1939 : Naissance, à Paris, du chanteur français d’origine arménienne Danyel GERARD, de son vrai nom Gérard Daniel Kherlakian. Si l’on excepte Henri Salvador qui pratique la parodie du rock’n’roll américain au milieu des années 1950 sous le pseudo d’Henri Cording, Danyel Gérard est véritablement l’un des premiers chanteurs de rock français. Son premier disque est « D’où reviens-tu Billie Boy » en 1958.

Il s’agit alors de l’adaptation d’un titre américain écrite par Boris Vian. Mais les jeunes Français ne sont pas encore prêts pour ce genre musical nouveau qu’ils découvriront vraiment grâce à Johnny Hallyday en 1960. A ce moment, Danyel effectue son service militaire en Algérie et il rate la vogue française du rock. Qu’à cela ne tienne, il prend sa revanche en 1962 quand il est consacré roi du twist avec des chansons comme « Petit Gonzales », « La leçon de twist » ou « Le Marsupilami ». En 1963, l’artiste s’entoure de l’orchestre « les Champions » pour enregistrer un 45 tours qui va connaître un grand succès: « Je ». Les « tubes » s’enchaînent alors: « Memphis Tennessee », « D’accord d’accord » ou « Il pleut dans ma maison ». En 1964, Danyel Gérard écrit « Les vendanges de l’amour », un succès pour Marie Laforêt. Après un autre « tube » écrit pour Hervé Vilard en 1966 (« Fais-la rire »), il se consacre à l’édition de chansons et quitte un peu le devant de la scène. Il y revient en 1970, barbu et arborant un chapeau qui ne le quittera plus. Il devient un des premiers chanteurs français à travailler son look et il interprète alors « Butterfly » qui reste son plus grand tube à ce jour. En France comme à l’étranger puisque plusieurs versions sont enregistrées dans différentes langues. Près de quinze millions de 45 tours sont vendus de ce titre. Avec « Butterfly », la carrière de Danyel Gérard reprend vigueur et il vogue de succès en succès dans la décennie 1970: « L’Arménien », « Un grand amour », « Passionnément », « Les temps changent », « Mélodie Mélodie » ou « Marylou ». Passionné de musique country, Danyel Gérard profite de la mode des radios privées pour créer sa propre station, « Music Box », en 1981. Il délaisse un peu la chanson malgré l’enregistrement de deux albums qui connaissent un succès mitigé. En 2007, Danyel Gérard rejoint l’équipe de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » au cours de laquelle il balance un condensé de ses 40 ans de chanson. Il y participe à nouveau de nombreuses fois par la suite jusqu’en 2015. Il semble qu’il ait décidé depuis, à plus de 80 ans, de se retirer de la vie musicale.
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7 mars 1942 : Naissance, à Mannheim en Allemagne, de la chanteuse des sixties AUDREY ou Audrey ARNO. De son vrai nom Adrienna Médini, elle est une véritable enfant de la balle née au cirque Médini où sa mère est écuyère et son père clown. Son premier passage à la télévision date de 1961 et elle y est présentée comme une chanteuse acrobate. En février, suite à ce passage télévisé, elle est sur scène à « la tête de l’Art » après la sortie d’un premier 45 tours. Un an plus tard, elle obtient un rôle dans le film de Michel Boisrond « Comment réussir en amour » où elle tourne aux côtés d’Eddy Mitchell et des Chaussettes Noires. Ce n’est toutefois qu’après la commercialisation de plusieurs disques chez Polydor qu’elle se fait remarquer par Henri Salvador qui lui propose d’enregistrer des chansons pour sa maison de production « Rigolo ». Elle connaît alors un vrai succès discographique avec des chansons comme « Les amours d’artiste », « Des roses rouges pour un ange blond » (également interprétée par Lucky Blondo) ou « Tu m’as manqué Chéri ». En France, ses principaux disques ont été enregistrés entre 1960 et 1969. A la fin des années 1970, Audrey devient meneuse de revue aux Etats-Unis. Elle restera aux USA jusqu’à son décès qui survient, après une longue période de maladie d’Alzheimer, le 9 juin 2012.

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Freddy Cornez en 1985 – Photo (c) Daniel Rolain

7 mars 1946 : Naissance, à Frameries, du chanteur lyrique belge Freddy CORNEZ. Après avoir suivi des cours de musique et de chant au Conservatoire Royal de Mons, il est, notamment, ténor au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Dès les années 1970, il s’éloigne quelque peu du répertoire classique et enregistre de nombreux disques où il interprète des airs d’opérette et des chansons originales: « Ma maison dans la montagne » ou « J’ai toujours cru qu’un baiser » par exemple. Il excelle aussi dans la reprise d’airs traditionnels populaires de sa province du Hainaut comme le célèbre « Doudou » de Mons (1975), « La bière » d’Antoine Clesse (1983) ou « Temps d’inraller » (1983). Parmi ses titres les plus marquants, il y a celui directement issu du folklore local de sa commune natale : « Enn’c’est nie co Fram’ri’s » (1975). A la fin des années 1980, il commercialise un album d’airs d’opérettes et de chanson et, en 1989, il sacrifie à la mode de la lambada avec le 45 tours « Lambada del sol ».

Il n’enregistre plus de disques en tant qu’interprète soliste par la suite. En 2000, il participe à l’album « Balkans » de « Khéops » écrit, composé, conçu et réalisé par le musicien et ingénieur du son Aril Laury qui a réalisé quelques disques de Freddy dans les années 1980. En mai 2015, sous la direction artistique de sa fille, Daphné Cornez qui parcourt le monde en mettant en scène de gros événements culturels, Freddy Cornez se produit encore dans son village natal de Frameries à l’occasion d’un grand spectacle citoyen intitulé « Sorcières, Bobottes et compagnies »
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L’album de Corine (Marienneau) en 2002

7 mars 1952 : Naissance, à Paris, de la bassiste et chanteuse française Corine MARIENNEAU au milieu d’une famille comportant cinq filles dont sa soeur jumelle. Très jeune, à l’âge de quatre ans, elle suit des cours de piano et de danse. Elle essaie de devenir petit rat à l’Opéra de Paris mais elle ne réussit pas le concours. Adolescente, elle apprécie beaucoup la musique et plus particulièrement le gospel. C’est peut-être pour ça qu’à 20 ans, elle part pour les Etats-Unis où elle est fille au pair pendant un an dans une maison de Princeton (New Jersey). A son retour au pays natal, elle se tourne vers la danse contemporaine et les claquettes. Elle se paie ces cours en effectuant divers petits emplois. En 1974, elle loue une maison à Saint-Cloud et se retrouve entourée d’une série d’artistes et musiciens comme Valérie Lagrange et Jacques Higelin. Mais il y a aussi de jeunes musiciens de son âge dont le travail l’intéresse : Jean-Louis Aubert et Richard Kolinka. Puis il y en a un autre qui se nomme Louis Bertignac et dont elle tombe amoureuse. Après un essai de liaison musicale au sein de la formation Shakin’ Street, les deux tourtereaux forment finalement le groupe Téléphone avec Aubert et Kolinka. Dans un milieu artistique totalement masculin, Corine va devenir la bassiste du groupe mais également souffrir de cette infériorité numérique féminine. Et lorsque, au niveau sentimental, Bertignac la délaisse quelque peu, c’est Aubert qui l’aide à surmonter une crise passant par une tentative de suicide. C’est d’ailleurs avec Jean-Louis Aubert qu’elle écrit la chanson « Le chat » pour Téléphone sur l’album « Dure limite » en 1982. En 1984, Corine commence à travailler pour d’autres artistes et projets comme les thèmes repris dans la musique du film « Subway » de Luc Besson ou celle de « Moi vouloir toi » réalisé par Patrick Dewolf qui lui offre aussi un premier rôle au cinéma. Le 23 novembre 1985 au Moulin Rouge de Paris, Daniel Balavoine remet à Téléphone la première Victoire de la musique de l’histoire dans la catégorie album rock de l’année pour « Un autre monde ». Et, encouragés par cette récompense nouvelle, les membres du groupe se rejoignent au château-studio de Miraval pour entamer l’enregistrement de l’album suivant prévu pour fin 1986. Pour faire patienter les fans et les médias, le groupe commercialise la chanson « Le jour s’est levé » qui se classe quatrième du top 50 en février 1986. L’ambiance au sein de Téléphone dégénère de jour en jour et, en mars 1986, Corine Marienneau propose un arrêt des activités pendant un an. Cette proposition ne fait pas l’unanimité et la fin du groupe est déclarée en avril de la même année. Alors que Jean-Louis Aubert se lance avec difficulté dans une carrière solo, Corine reste avec Louis Bertignac pour former le groupe « Les Visiteurs » avec d’autres musiciens tels que Serge Ubrette, Loy Ehrlich et Afid Saidi. Ensemble, ils enregistrent un titre, « Les bêtes », que Corine a initialement composé pour Téléphone. Mais c’est le single « Ces idées-là » (écrit par Louis Bertignac) qui connait le succès, fin 1987, avec 400.000 exemplaires vendus. Désormais maman d’une petite fille, Corine participe avec Louis, en 1989, à une série initiée par la chaîne de télé Canal + : « Les jupons de la révolution » pour le bicentenaire de la Révolution française. Le second album de la bassiste avec Les Visiteurs est enregistré à Memphis et est un échec commercial à sa sortie en 1990. Début 1991, Corine Marienneau annonce la fin des « Visiteurs » pour s’éloigner provisoirement de la musique et se consacrer à sa vie de famille. Elle essaie ensuite de décrocher un rôle au cinéma mais cette activité-là n’est pas convaincante pour elle. En 1993, alors qu’elle commence à envisager l’enregistrement d’un album solo, elle rejoint Bertignac sur scène comme choriste dans la salle parisienne de Bobino. Et, un an plus tard, le 26 mai 1994, elle assiste à un autre concert de Bertignac qui l’invite à monter sur scène avec deux autres spectateurs qui ont pour nom Jean-Louis Aubert et Richard Kolinka. Reformé l’espace de quelques minutes, le groupe Téléphone livre quatre titres au public ce soir-là. Pour réaliser son premier et unique album personnel à ce jour, Corine Marienneau demande alors l’aide de Louis Bertignac mais celui-ci, fort occupé, ne peut y travailler tout de suite. Finalement, c’est en janvier 2002 que l’opus est commercialisé sous le simple titre « Corine ». Il est constitué de douze chansons musicalement légères interprétées avec une voix acidulée qui fait parfois penser à celle de Lio. Le disque n’est pas un succès de vente et reste très confidentiel dans les sphères professionnelles de la musique et de la chanson. En 2006, Corine Marienneau évoque ses souvenirs musicaux dans un livre intitulé « Le Fil du temps ». Alors que Bertignac, Aubert et Kolinka se retrouvent, sans lui en parler, sur scène pour former « Les Insus » fin 2015, Corine supervise cependant la remasterisation de toute la discographie de Téléphone qui regroupe cinq albums studios et deux lives accompagnés de trois disques de chansons hors albums et de raretés.
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La couverture du livre référence d’Angèle Guller en 1979

7 mars 2000 : Décès de la chroniqueuse, femme de radio, journaliste et écrivaine belge Angèle GULLER à l’âge de 80 ans. Née à Bruxelles en 1920 où elle effectue ses études primaires avant des humanités gréco-latines, Angèle Guller passe deux ans au conservatoire où elle suit des cours de piano et de harpe. Elle épouse ensuite Clémént Dailly qui crée la « Revue des disques » et Angèle y consacre une rubrique à la chanson française qui est en plein développement avec des artistes comme Brassens, Brel, Bécaud et Béart. En 1953, elle réussit à se faire engager à la radio belge où elle produit l’émission « La Vitrine aux chansons » qui accueille et parle des artistes francophones qui ont « quelque chose à dire »: Ferré, Gainsbourg, etc. A cette époque, son mari travaille pour les disques Philips et donne un coup de pouce à Jacques Brel qui enregistre ses deux premières chansons sur un 78 tours qui n’obtient aucun succès. D’autres émissions vont ensuite jalonner le parcours médiatique d’Angèle Guller: « Jour de chance », « Pleins feux sur la chanson belge », « Chansons au long cours », etc. Elle signe aussi de nombreuses chroniques dans divers magazines et hebdomadaires de Belgique francophone comme « Pourquoi pas? », « Le Ligueur » ou « Femmes d’aujourd’hui ». Puis, dans les années 1960, elle commence à écrire des livres sur la chanson. Il y a ainsi « Vingt ans de chanson » (1963), « Dix siècles de chanson française » (1965) et surtout « la » référence : « Le neuvième art: la chanson française contemporaine » (1979). Durant toute sa vie, Angèle Guller n’a de cesse de promouvoir les jeunes artistes d’expression en leur permettant de se faire connaître dans des concours ou des émissions. Mais elle parcourt aussi toute l’Europe francophone et le Québec en participant à des jurys de concours et festivals, des colloques, des stages de formation, des conférences et des débats. En 1983, elle crée et dirige l’Ecole de la chanson française pendant quatre ans. Un prix Angèle Guller est alors décerné chaque année à un jeune artiste belge francophone et il est ainsi notamment remis à Pierre Rapsat, Albert Delchambre, Claude Semal et Maurane. Angèle Guller était la maman, depuis 1946, d’une chanteuse belge qui a connu le succès à la fin des années 1970 : Claudine Dailly.
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Jacqueline François en 1964

7 mars 2009 : Décès, à Courbevoie, de la chanteuse française Jacqueline FRANCOIS. Née le 30 janvier 1922 à Neuilly-sur-Seine sous le nom de Jacqueline Guillemautot. Bien qu’attirée par des activités artistiques, ce n’est qu’après la Libération qu’elle décide de se lancer dans la chanson. Le climat de l’époque s’y prête car les Parisiens ont envie de se distraire après toutes les privations de la guerre. Si bien que Jacqueline, qui a choisi « François » comme nom de scène, ne connait guère le chômage. Les maisons de disques mettent pourtant du temps avant de s’intéresser à elle. Mais, c’est finalement le monde entier, de la France à l’Amérique du Nord et à l’Amérique du Sud, en passant par la Russie et le Japon, qui applaudit Mademoiselle de Paris. Cette chanson, un de ses premiers succès, reste sa signature musicale. Grande musicienne, Jacqueline François l’a enregistrée plusieurs fois avec, selon la mode, des arrangements différents. Ses autres grands succès sont « Est-ce ma faute à moi », « Les lavandières du Portugal » et plein d’autres classiques de la chanson française qu’elle a repris à son répertoire comme « L’âme des poètes », « Les feuilles mortes » ou « La mer ».
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Patrick Topaloff en 1971 – Photo (c) Gilbert Moreau

7 mars 2010 : Décès, à Paris, de Patrick TOPALOFF à l’âge de 65 ans. Animateur, acteur et chanteur français né le 30 décembre 1944, Patrick Topaloff décroche, à l’université, une licence d’histoire. En 1966, il se présente à Radio Monte Carlo qui recherche des animateurs. Et il est sélectionné avec un autre jeune passionné de radio: Jean-Pierre Foucault. En janvier 1967, Patrick est engagé à Europe 1 où ses émissions s’appellent « Service de nuit » ou « Topaloff en liberté ». En 1970, Claude François lui propose de produire un 45 tours avec une chanson intitulée « Qui m’énerv' ». Cette dernière obtient un bon succès. L’année suivante, Clo-Clo remet le couvert et lui propose cette fois une chanson qu’il a composée lui-même. Topaloff pense qu’il va lui permettre d’interpréter un titre du genre « Comme d’habitude » mais Claude François lui fait écouter « J’ai bien mangé j’ai bien bu »! Il enregistre le titre et c’est un énorme succès. A ce moment, il assure les premières parties des spectacles de Claude François et il chauffe très bien la salle. Après une parenthèse cinématographique plutôt alimentaire, il parodie un vieux tube de Chuck Berry et il en fait « Ali be good » en 1977. 800.000 45 tours en sont vendus. Un an plus tard, le sommet de la parodie est atteint lorsque il interprète, en duo avec Sim, une adaptation de la chanson du film « Grease », « You’re the one that I want », qui devient « Où est ma chemise grise ». Là aussi, c’est un énorme tube. Si le début des années 1980 est plutôt prolifique avec des galas et des émissions de télé, la fin de la décennie va être pénible pour l’artiste qui vit mal son divorce et les problèmes qui en découlent. Ruiné, il devient sans domicile fixe. En 1995, il écope même d’un an de prison pour non-paiement de pension alimentaire. Mais, après cette épreuve, il écrit une pièce, « Chérie noire », qui est un succès. En 2007 et en 2010, il participe à la tournée « Âge tendre et Têtes de bois ». C’est au cours de cette dernière tournée qu’il meurt, le 7 mars 2010 à Paris, des suites d’un arrêt cardiaque. Patrick Topaloff est inhumé au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois dans l’Essonne.
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7 mars 2011 : Sortie de l’album de Thomas FERSEN « Je suis au paradis ».
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2 MARS

 

Kurt Weill en 1933

2 mars 1900 : Naissance, à Dessau, du compositeur allemand Kurt WEILL. Bercé très tôt par la musique, il entreprend des études dans ce sens. Il compose déjà à l’âge de treize ans mais il faut attendre quelques années pour qu’il se fasse connaître. Il rencontre l’auteur allemand Bertold Brecht dans la seconde moitié des années 1920. De leur travail commun naît, le 31 août 1928, « L’Opéra de quat’ sous » qui est créé en allemand à Berlin. L’œuvre fait scandale et devient très populaire dans le monde entier. Et le succès s’amplifie avec la reprise en jazz et en anglais de « La complainte de Mackie » (« Mack the knife ») par Louis Armstrong. En février 1931 sort le film « L’Opéra de quat’ sous », de Georg Wilhelm Pabst, que Weill et Brecht n’apprécient pas. Deux versions sont produites de ce film: en allemand et en français. Pour la version française, les rôles sont tenus par Margo Lion, Albert Préjean, Florelle, Lucy de Matha, Gaston Modot, etc. C’est Florelle qui enregistre à Berlin en 1931 la « Complainte de Mackie ».

Dans les années 1930, l’ensemble de l’œuvre de Kurt Weill est interdite par les nazis. Se sentant menacé, Kurt Weill s’installe à Paris en mars 1933. Pour la radio, il compose la musique de « La Complainte de Fantomas », de Robert Desnos, présentée au public le 3 novembre 1933. En 1934, il compose deux chansons pour Lys Gauty: « Je ne t’aime pas » et « La complainte de la Seine ». Le 10 septembre 1935, Kurt Weill arrive à New York pour assurer la création en décembre de « Der Weg der Verheissung », adapté pour New York sous le titre de « The Eternal Road ». En 1943, il obtient la nationalité américaine. Il meurt à New York le 3 avril 1950. Parmi les artistes féminines qui ont interprété les chansons de Brecht et de « L’Opéra de quat’ sous », il y a eu Colette Renard, Catherine Sauvage et Marianne Oswald entre autres.
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2 mars 1942 : Naissance, à Saint-Raymond au Canada, de l’auteur de chansons québécois Luc PLAMONDON. L’un de ses premiers succès est le texte de « J’ai rencontré l’homme de ma vie », chanson qui révèle l’extravagante artiste canadienne Diane Dufresne en 1973. De chanson à succès en chanson à succès, Luc Plamondon rencontre bien vite l’auteur, compositeur et interprète français Michel Berger. De sa complicité artistique avec ce dernier naît la fameuse comédie musicale « Starmania » en 1978. Ce spectacle est le premier du genre à être monté et présenté à Paris ainsi que dans toute la francophonie. Une adaptation anglaise en est réalisée bien des années plus tard sous le titre de « Tycoon » avec des interprètes comme Cyndi Lauper ou Peter Kingsberry. Grâce à cette expérience hors du commun, l’auteur Plamondon se voit de plus en plus sollicité par des artistes français et québécois. Il écrit ainsi « Coeur de rocker » pour Julien Clerc en 1983 ou « Je danse dans ma tête » pour Céline Dion en 1991. En 1990, encore avec Michel Berger, il rend hommage à James Dean dans un nouveau spectacle intitulé « La légende de Jimmy » auquel participe la chanteuse Diane Tell. De sa rencontre avec le compositeur et interprète italien Richard Cocciante naît sa deuxième comédie musicale majeure présentée en 1998 au Palais des Congrès de Paris: « Notre-Dame de Paris ». Quatre ans plus tard, alors que son entente avec Richard Cocciante bat de l’aile, Plamondon écrit une nouvelle comédie musicale qui connaît un flop retentissant malgré la présence notamment de Laam et de Murrey Head: « Cindy » inspirée de « Cendrillon ». Fin 2012, Luc Plamondon écrit l’une des chansons de l’album de Céline Dion, « Sans attendre ». Elle a pour titre « Que toi au monde ».

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Christian Morin en 2013 – Photo (c) Bénédicte Henry

2 mars 1945 : Naissance, à Bordeaux, du clarinettiste, animateur de radio, présentateur de télévision et acteur français Christian MORIN. Il passe son enfance et son adolescence dans la région bordelaise avant d’y décrocher un diplôme des Beaux-Arts. Il se fait engager comme dessinateur humoriste par le quotidien Sud-Ouest et devient ensuite graphiste de 1964 à 1970 pour la station régionale de l’ORTF, l’Office de Radiodiffusion Télévision Française. En 1970, il effectue son service militaire puis part pour Paris où il décide de s’installer. Il propose des croquis et dessins d’humour à plusieurs magazines et travaille comme graphiste pour quelques agences de pub. Ses rencontres parisiennes lui permettent de faire la connaissance du parolier Pierre Delanoë, alors directeur des programmes de la radio Europe 1. Ce dernier lui propose d’animer quelques émissions de la station dès janvier 1972 : « La boussole », « Dimanche retour », « Le hit-parade d’Europe 1 », « C’est dimanche » ou encore « Séquence Jazz » où il trahit son amour pour ce genre musical et sa passion pour la clarinette dont il joue depuis longtemps. Il présentera des programmes sur cette radio jusqu’en 1987, date à laquelle il partira pour RMC, Radio Monte-Carlo, pour animer les matinales pendant cinq ans. Parallèlement à ses activités radiophoniques, Christian Morin entame une carrière à la télévision. Timidement d’abord avec quelques apparitions en tant qu’animateur-radio du hit parade d’Europe 1 dans le « Top Club » de Guy Lux sur Antenne 2. Puis, la fenêtre s’élargit avec une participation à l’émission « Altitude 10.000 » d’Alain Jérôme en 1975. Durant la saison 1978-1979, il présente « Rires et sourires » à la télé française. Ensuite, il y aura « Les Descendants » de Philippe Alfonsi sur Antenne 2 (1980), des soirées de variétés à la télévision suisse romande TSR (« La Grande Roue », « Studio 4 » et « Trèfle d’or » de 1980 à 1985), « Les Paris de TF1 » de Pierre Bellemare (1981), « Histoire d’en rire » de Georges Folgoas (TF1 en 1982), « Cherchez la femme » avec Amanda Lear (La Cinq en 1986), « La roue de la fortune » (TF1 en 1987), « Succès fous » (TF1 en 1990), « Rires sur la ville » (TF1 en 1992), « Un pour tous » (France 2 en 1993) et « Les Victoires de la musique » (France 2 en 1994).

Pendant toutes ces années, Christian Morin n’a jamais délaissé la clarinette qui lui permet d’enregistrer quelques disques instrumentaux et, aussi, d’accompagner quelques chanteurs lors de sessions d’enregistrement comme Michel Sardou par exemple. Par ailleurs, artiste complet, il tente une première expérience théâtrale en 1982 aux côtés d’Annie Cordy dans la comédie musicale « Envoyez la musique » à Paris. Ensuite, il est à l’affiche de différentes pièces : « Ciel, ma mère » (2001), « Lettre d’une inconnue » (2002), « SOS Homme seul » (2003), « Le Vison voyageur » (2003), « La Berlue » (2004) et « Lili et Lily » (2006). Puis, il joue dans la série télé « Tiroir secret » avec Michèle Morgan en 1985 avant d’apparaître dans des épisodes de Maigret (1998), Navarro (2000), Une femme d’honneur (2002), Femmes de loi (2004), Quai N° 1 (2004), Léa Parker (2004), Avocats et associés (2005), Alice Nevers (2005) et Plus belle la vie (2007). Au cinéma aussi, Christian Morin est présent dans plusieurs films de Pascal Thomas : « La Dilettante » avec Catherine Frot en 1998, « Mercredi, folle journée ! » avec Vincent Lindon en 2000 et « Valentin Valentin » en 2015. Le 30 août 2010, il revient à la radio pour présenter la tranche de 09h30 à 13h00 sur Radio Classique. En 2011, Christian Morin est sollicité pour présenter la saison 6 de la tournée de concerts nostalgiques « Âge tendre et Têtes de bois ».
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Alain Chamfort – pochette de l’album « Elles et lui »

2 mars 1949 : Naissance, à Paris, du chanteur et compositeur français Alain CHAMFORT. Après des études de piano, il forme quelques groupes musicaux dont « les Mods » qui accompagnent Jacques Dutronc sur scène à la fin des années 1960. Mais, petit à petit, il se dirige vers une carrière de chanteur qu’il entame par quelques 45 tours enregistrés sous son vrai nom: Alain Légovic. Ce ne sont pas des succès. Au fil de ses rencontres musicales, Alain finit par rencontrer Claude François qui est à la recherche d’un chanteur de charme « pour minettes ». Ses mélodies accrocheuses vont toutes devenir des « tubes » sous le label « Flèche » de « Clo-Clo » à partir de 1972: « Dans les ruisseaux », « Signe de vie signe d’amour », « L’amour en France », « Je pense à elle elle pense à moi », « Adieu mon bébé chanteur » ou « Madona Madona ». Pourtant bien installé, Chamfort va changer de style et de maison de disques en 1976. Il enregistre un nouvel album qui contient la chanson « Mariage à l’essai » et qui préfigure des textes désormais plus « forts ». En 1977, il obtient la complicité de Serge Gainsbourg pour l’écriture de l’album « Rock’n’rose » avec le fameux « Joujou à la casse ». Tous les albums que Chamfort va enregistrer par la suite sont de bons succès et ce jusqu’à la moitié des années 1990. Les choses deviennent en effet plus difficiles après le succès de la chanson « Clara veut la lune ». La maison de disques lui rend son contrat et la suite est aléatoire. Alain Chamfort se consacre alors de plus en plus à la scène où il crée des spectacles dans lesquels il n’hésite désormais plus à reprendre ses succès de la période « Flèche ». Il faudra attendre 2003 pour voir Alain revenir au devant de l’actualité avec la chanson « Le grand retour ». En 2005, il finit par enregistrer un album public très original réalisé sur le kiosque du Jardin du Luxembourg à Paris en 2005. Un DVD est également capté à partir de ce concert. Puis, il y a aussi un DVD de ses meilleurs clips et des compilations CD qui sortent avant une intégrale de tous ses albums repris dans deux coffrets. En 2010, il enregistre un album concept consacré à la vie du couturier Yves Saint-Laurent. Un spectacle devrait sans doute être monté un jour à partir de cette histoire musicale. En 2012, Alain Chamfort s’est, comme beaucoup d’autres artistes, sacrifié à la mode des duos. Mais il l’a fait avec la finesse et l’élégance qui le caractérisent: il n’a réenregistré ses chansons qu’avec des artistes féminines jeunes et, pour la plupart, encore méconnues bien que très talentueuses. L’album a pour titre « Elles et lui ». En 2015, Alain Chamfort annonce pour le 13 avril un nouvel album dont le titre « Joy » est déjà très présent sur les radios quelques semaines auparavant. Et puis, l’artiste fête ses 50 ans de carrière en commercialisant, le 20 avril 2018, son 15e album studio qui a pour titre « Le désordre des choses » et qui s’ouvre par la superbe chanson « Les microsillons ». L’opus est nommé dans la catégorie « Album de chansons variétés » aux Victoires de la Musique 2019 face à « Chris » de Christine and the Queens et « En amont », l’album posthume d’Alain Bashung qui remporte la récompense. Au cours de la cérémonie, Alain Chamfort interprète, très ému, « Les microsillons » en duo avec sa fille Tess Legovic.

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Nina Morato en 1993

2 mars 1966 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Nina MORATO sous le vrai prénom de Stéphanie. Son papa est alors peintre en bâtiment et sa maman vendeuse de bonbons puis infirmière. Adolescente, elle préfère les sorties parisiennes au lycée. En 1985, un jeune chorégraphe l’invite sur le tournage d’un clip du chanteur David Christie. Nina devient la compagne du chanteur et devient la mère de son premier enfant: Julia. En 1988, elle sort deux 45 tours sous le nom de Christie: « Funky School » et « Envie d’amour ». Puis, sous le nom de Stéphanie, elle enregistre « L’autre partie de moi-même ». Sans résultat. Ensuite, c’est un medley des tubes de Nino Ferrer qui lui permet de faire quelques émissions de télé. Elle change encore de nom et devient, cette fois, Stéphanie de Malakoff. Deux 45 tours font à nouveau le bide et Nina comprend qu’elle doit laisser tomber. Pourtant, en 1993, elle revient à la chanson sous le nom de Nina Morato. Elle sort alors son tout premier album: « Je suis la mieux ». Elle est aussi la maman d’une seconde fille prénommée Paloma dont le père, Jérôme Pigeon, lui compose quelques chansons. Le single « Maman » se vend comme des petits pains et le nom de Nina Morato devient connu. L’artiste est élue révélation féminine de l’année 1994 aux Victoires de la Musique.

Dans la foulée de ce gros succès, Nina est sélectionnée pour représenter la France au concours Eurovision de la chanson avec « Je suis un vrai garçon » signée par Bruno Maman, son nouveau compagnon. Elle obtient la 7ème place. Nouvelle expérience en 1994: le cinéma et un rôle dans « La Séparation » aux côtés de Daniel Auteuil. En 1996, son deuxième album a pour titre « L’Allumeuse ». Aucun single ne fait l’unanimité. L’album « Moderato », qui sort à l’automne 1999, est très différent. La chanteuse vient alors de perdre accidentellement Julia, la fille qu’elle a eue avec le chanteur David Christie, lui-même décédé le 14 mai 1997. Tout l’album est empreint de ce deuil avec, surtout, le titre « Mon ange ». Au cours de l’été 2000, on retrouve Nina Morato aux Francofolies de La Rochelle où un concert est organisé autour d’elle avec ses amis musiciens. Et puis, à nouveau, malgré un talent certain, Nina Morato est oubliée. Elle refait surface huit ans plus tard au cinéma dans deux films: « Ordo » et « Ma vie en l’air ». Elle remonte aussi sur scène avec d’autre chanteurs comme Arthur H. ou Albin de la Simone. En 2007, elle joue au théâtre dans « Les Monologues du Vagin » à partir du 14 février au Théâtre Michel, à Paris. En 2015, elle sort un single dont le titre est « Fanfaron », une chanson qui se retrouve sur un nouvel album intitulé simplement « Nina Morato » et qui sort à l’automne 2016.
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Ria Bartok en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

2 mars 1970 : Décès, dans un incendie, de la chanteuse Ria BARTOK à l’âge de 27 ans. Née à Einbeck, en Allemagne, le 26 janvier 1943 sous le nom de Marie-Louise Pleiss, elle avait de qui tenir puisqu’elle était la fille d’un chanteur d’opéra. Elle a connu un premier succès à l’âge de 20 ans avec « Parce que j’ai revu François ». Ayant beaucoup de mal à rivaliser avec d’autres chanteuses de l’époque yé-yé comme Sylvie Vartan, Sheila, Françoise Hardy, France Gall, Jacqueline Taieb, Alice Dona ou Stella, elle connut toutefois un véritable « tube » avec « Et quelque chose me dit », adaptation française d’un titre anglo-saxon. Elle a enregistré des disques entre 1963 et 1965.
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2 mars 1991 : Décès, à Paris, de l’auteur compositeur interprète Serge GAINSBOURG, né Lucien Ginsburg le 2 avril 1928 dans la capitale française. Fils d’immigrants russes juifs, son ambition est rapidement de devenir artiste-peintre mais le destin l’entraîne vers d’autres disciplines artistiques: la musique, la chanson, le cinéma et la littérature. Fin des années 1950, ses chansons intéressent quelques artistes confirmés comme Michèle Arnaud et des débutants comme Hugues Aufray. Ce dernier enregistre d’ailleurs « Le poinçonneur des lilas » qui est l’un de ses premiers succès. C’est Michèle Arnaud qui pousse Gainsbourg à se produire sur scène à Paris au « Théâtre des trois baudets ». Ses premières chansons comportent des sonorités jazz peu habituelles dans le genre et le jeune homme se fait ainsi remarquer d’abord par le milieu artistique plus que par le public. Il se fait des amis à Saint-Germain-des-Prés: Boris Vian et Juliette Gréco entre autres. Cette dernière interprète ajoute d’ailleurs un bon nombre de ses chansons à son répertoire. Mais les premiers albums personnels de Serge sont des bides commerciaux malgré les perles qu’ils contiennent. Devant cette « non reconnaissance » du public et la montée de la vague « yé-yé », Gainsbourg décide alors de se mettre au service de cette dernière. Il va écrire « La Gadoue » pour Pétula Clark et « Poupée de cire, poupée de son » pour France Gall. Nous sommes en 1965 et ces deux chansons sont des « tubes ». Serge semble avoir trouvé sa voie et propose son travail à de nombreuses artistes féminines comme Françoise Hardy, Anna Karina ou… Brigitte Bardot dont il tombe amoureux. Mais cette passion torride et réciproque est de courte durée: B.B. en garde toutefois des chansons comme « Harley Davidson » ou « Bonnie and Clyde » en duo. En 1968, Serge rencontre une jeune actrice anglaise qui sera sa compagne pendant plus de dix ans: Jane Birkin. Et, comme pour marquer d’une pierre blanche cette rencontre, ils enregistrent ensemble un sulfureux duo amoureux: « Je t’aime moi non plus », un succès éternel qui révèle le côté provocateur de Gainsbourg. D’autant que l’on découvrira bien plus tard qu’il a aussi enregistré ce duo érotique avec Brigitte Bardot quelques mois auparavant. Certes critiqué, l’interprète Gainsbourg va alors enfin vendre des disques: « La décadanse », « Je suis venu te dire que je m’en vais », « L’ami caouète », « Sea sex and sun », etc. Fin des années 1970, il enregistre deux albums de reggae en Jamaïque et une version très controversée de « La Marseillaise »: « Aux armes etcaetera ». Les années 1980 sont celles de la séparation avec Jane Birkin et de la rencontre avec Bambou. Elles constituent la période Gainsbarre avec des titres plus rock voire même funky. Ses ennuis cardiaques se multiplient. Mais le whisky et les « gitanes bleues » font partie du personnage Gainsbarre qui a du mal à s’en passer. Le 2 mars 1991, il succombe suite à une ultime crise cardiaque. Il a 62 ans. Serge Gainsbourg reste le personnage de la chanson française qui aura fait chanter le plus d’improbables interprètes féminines souvent issues du milieu du cinéma: Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, Mireille Darc ou Michèle Mercier. Mais ses chansons ont aussi été interprétées par sa fille Charlotte, Valérie Lagrange, Vanessa Paradis, Bambou, Régine, Alain Chamfort, Jacques Dutronc, Bashung, Julien Clerc et même Claude François. En 1974, alors qu’elle est pressentie pour représenter la France au concours Eurovision de la Chanson, Dani reçoit de Gainsbourg « Comme un boomerang » mais cette chanson n’est pas retenue et oubliée. En 2001, Dani la retrouve et l’interprète, avec succès, en duo avec Etienne Daho.
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Jean-Claude dans les années 1960

2 mars 1999 : Décès, à Bruxelles, de l’animateur de radio belge Jean-Claude MENESSIER. Né le 10 mai 1934 à Fumay dans les Ardennes françaises, il crée une troupe théâtrale et devient animateur de jeux estivaux sur les plages belges à l’issue de la seconde guerre mondiale. En 1952, il est engagé par l’INR, l’Institut National de Radiodiffusion belge et, sous le simple prénom de Jean-Claude, commence à animer des émissions pour la jeunesse. Ces programmes obtiennent rapidement un grand succès et il devient probablement l’animateur le plus populaire de la Belgique francophone. Il organise des jeux qui opposent des villes qui s’enflamment et il invite les plus grandes vedettes de l’époque qu’il interviewe avec un talent sans pareil: Gilbert Bécaud, Johnny Hallyday, Salvatore Adamo, Claude François et plein d’autres au début des années 1960. C’est aussi Jean-Claude qui crée à l’époque l’opération caritative 48 81 00. Cette initiative se poursuit toujours sous le nom de « Cap 48 » et permet de venir en aide aux personnes handicapées. En 1961, avec Stéphane Steeman et Jean Martin, il fonde le Secrétariat des Artistes. Ce dernier s’occupe de trouver des contrats et de défendre les droits des artistes vis à vis, par exemple, des organisateurs de spectacles peu scrupuleux. Au début des années 1960, alors au sommet de sa gloire, Jean-Claude se laisse tenter par les sirènes du show-business et enregistre un 45 tours: « Papa aime maman ». Probablement plus par défi que dans l’intention de faire une carrière de chanteur. Quelques années plus tard, en 1967, un désaccord profond entre Jean-Claude et son directeur l’oblige à quitter la radio. L’homme ne s’en remettra jamais malgré sa reconversion dans d’autres domaines comme celui d’attaché de presse, notamment, pour le célèbre salon du bâtiment de Bruxelles: « Batibouw ». A la fin des années 1990, Jean-Claude doit se battre contre un cancer qui finit par l’emporter le 2 mars 1999.
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Gérard Rinaldi en 2011 (c) Passion Chanson

2 mars 2012, Décès, à Briis-sous-Forges, du chanteur, comédien et musicien français Gérard RINALDI à l’âge de 69 ans. Né le 17 février 1943 à Paris, il entame sa carrière artistique en accompagnant le chanteur Antoine sur scène au sein des « Problèmes ». Il devient ensuite le chanteur des « Charlots » qui sont d’ailleurs les mêmes musiciens. A partir de 1967, les succès se multiplient pour cette bande de joyeux fêtards qui se compose, outre Rinaldi, de Luis Rego, Jean Sarrus, Gérard Filipelli et Jean-Guy Fechner. Il y a alors l’inoubliable « Paulette, reine des paupiettes » ou « Merci patron » mais aussi des quantités de parodies dont celles de Gainsbourg (« Sois érotique ») ou de Moustaki (« Le pauvre mec »). L’un des derniers grands « tubes » des « Charlots » est « L’apérobic » en 1983. Si le groupe ne s’est jamais vraiment dissout, on peut dire qu’il a progressivement cessé ses activités par manque de participants. Après une carrière très légère mais très marquante au cinéma dans les années 1970 avec ses compères, Gérard Rinaldi connait le succès en 1987 dans une célèbre série télévisée française: « Marc et Sophie ». Ensuite, Gérard Rinaldi prête régulièrement sa voix, douce, basse et chaude, pour effectuer des doublages de films étrangers. En 2010, il remonte sur scène avec Jean Sarrus pour présenter les chansons des « Charlots » au public de la saison 5 de la tournée « Âge tendre et Têtes de bois ». Gérard Rinaldi décède le vendredi 2 mars 2012 des suites d’un lymphôme.
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