BERGER Michel

Michel Berger

Le pianiste, auteur-compositeur-interprète, directeur artistique et arrangeur musical français Michel BERGER naît sous le vrai nom de Michel Jean Hamburger le 28 novembre 1947 à Neuilly-sur-Seine. Fils du professeur de médecine et néphrologue Jean Hamburger et de la concertiste Annette Haas, le petit Michel va à l’école à Paris et passe régulièrement ses vacances en Suisse. Alors qu’il a à peine seize ans, sa passion pour la musique et la chanson l’amènent à enregistrer un disque typiquement « yé-yés » avec les titres « Amour et soda » et « Tu n’y crois pas ».

Le succès est très limité malgré le fait qu’il enregistre quelques 45-tours par la suite jusqu’en 1966. Il décide alors de marquer une pause et de se tourner vers d’autres artistes avec qui il va travailler musicalement. Il compose, en 1967, « Les girafes » que chante Bourvil puis, sous un nom d’emprunt, il écrit une mélodie pour un inconnu qui se nomme Jean-François Michaël et qui, en interprétant « Adieu Jolie Candy », en fait le « tube » de l’année 1969. Dans le même temps, Michel termine ses études de philosophie en obtenant, à 21 ans, sa maîtrise sur l' »Esthétique de la pop music » en comparant les deux derniers albums de Jimi Hendrix. En 1972, il est engagé comme directeur artistique chez Warner France (WEA : Warner, Elektra, Atlantic) et y produit les deux premiers albums de sa compagne d’alors qui a pour nom Véronique Sanson.
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Un an plus tard, il chapeaute la réalisation du nouvel album de Françoise Hardy qui, avec « Message personnel », voit sa carrière savamment relancée.
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Toujours en 1973, il enregistre une chanson qui devient un grand succès: « Ecoute la musique ».
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En 1974, on lui présente France Gall dont la carrière patine et dont le contrat discographique avec Pathé Marconi est en bout de course. Il lui écrit « Ma déclaration d’amour » et il tombe amoureux d’elle.
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Il produit désormais tous ses albums dont il écrit et compose toutes les chansons. Et, cerise sur le gâteau, il l’épouse le 22 juin 1976. A ce moment, il crée une comédie musicale qui a pour titre « Emilie ou la petite sirène 1976 » et qui sert de prétexte à une émission de la télévision française produite par Maritie et Gilbert Carpentier. France Gall et Michel Berger y chantent en duo, « Ca balance pas mal à Paris », qui est un « tube ».
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Cette idée de comédie musicale donne envie à Michel de pousser les choses un peu plus loin. Il décide de s’atteler à un opéra-rock avec la complicité de l’auteur canadien Luc Plamondon. En 1979 a lieu la première représentation à Paris de « Starmania » où l’on découvre toute une série de jeunes talents français et québécois: Claude Dubois, Diane Dufresne, Daniel Balavoine, Nanette Workman, Eric Estève et Fabienne Thibeault.
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Alors qu’il commence à connaître de grands succès personnels depuis 1974, Berger va accroître sa popularité dans les années 1980 avec des chansons comme « La Groupie du pianiste », « Quelques mots d’amour », « Celui qui chante », « Mademoiselle Chang », « Maria Carmencita », « Voyou » et « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux ».
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Diversifiant toujours un maximum de ses activités, il accepte l’invitation de Johnny Hallyday qui lui demande de produire son album en 1985. Berger écrit, compose et réalise l’opus intitulé « Rock ‘n’ Roll Attitude » dont la chanson « Quelque chose de Tennessee » fait un carton.
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Il met aussi en scène le spectacle de Johnny qui va suivre en 1987 à Bercy ainsi que la tournée de France Gall en 1988. La même année, une nouvelle version de Starmania est présentée à Paris avec, dans les rôles principaux, Maurane, Renaud Hantson et Sabrina Lory. Deux ans plus tard, il retrouve Luc Plamondon pour composer avec lui un nouveau spectacle musical dédié à James Dean. « La légende de Jimmy » est mise en scène par Jérôme Savary avec, à l’affiche, des artistes comme Diane Tell, Renaud Hantson, Tom Novembre et Nanette Workman.
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En 1990, Michel Berger connaît à nouveau un grand succès personnel avec la chanson  » Le paradis blanc ».
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Comme ils en rêvent depuis longtemps, France Gall et Michel Berger entreprennent alors l’enregistrement de tout un album en duo: « Double jeu ». Cet opus est commercialisé en juin 1992 et les premières chansons sont diffusées dans l’émission télé de Michel Drucker « Stars 90 »: « Superficiel et léger » et « Laissez passer les rêves ».

Le 2 août 1992, à la fin d’une partie de tennis jouée sur son court privé de Ramatuelle dans le sud de la France, Michel Berger meurt d’une crise cardiaque. Il est inhumé au cimetière de Montmartre à Paris le 6 août 1992 dans la plus grande discrétion demandée par ses proches.
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En 2012 la mairie de la capitale française lui rend hommage en donnant son nom à une allée du parc Monceau. Trois ans plus tard, France Gall réalise un autre rêve: celui de mettre sur pied un spectacle musical consacré aux chansons de Michel Berger: « Résiste » est présenté au Palais des Sports de Paris à partir du 4 novembre 2015. Une grande tournée de ce spectacle musical est alors mise sur pied avec succès dans les pays francophones européens.
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CRISTIANI Hervé

Hervé Cristiani en 1982

L’auteur, compositeur et interprète français Hervé CRISTIANI naît à Paris le 8 novembre 1947. Très jeune, il est influencé par le blues et le rock du début des années 1960. Son adolescence est bercée par les courants musicaux distillés par Ray Charles ou Aretha Franklin. Et il n’est pas vraiment fasciné par la chanson francophone de la même époque qui, souvent d’ailleurs, est constituée de succès anglo-saxons adaptés ou maladroitement traduits en français. Au collège des Jésuites, il n’est pas parmi les meilleurs élèves. Il apprend la guitare et en joue très bien, ce qui lui permet de se produire de temps en temps à l’American Center de Paris où il figure aux côtés d’autres inconnus comme Marcel Dadi, Bill Deraime ou Maxime Le Forestier par exemple. Pour subvenir à ses besoins financiers, le jeune homme gère des sexshops, commerces qui, après 1968, récoltent un certain succès. A 23 ans, Hervé fréquente le petit conservatoire de Mireille dans le but, aussi, d’apprendre à écrire et à interpréter des chansons.

Grâce à la chanteuse, il va avoir l’occasion d’enregistrer un premier 45-tours et d’obtenir un premier passage à la télé française et à la radio. Un second disque est commercialisé peu après: il s’agit d’un duo interprété avec Dick Annegarn qui a pour titre « La femme fleur ». Il sort un premier album en 1975 qui a pour titre « Au pays de mélodie ». Un des titres de l’opus est souvent programmé par la station française Europe 1: « Dans les étoiles noires ».

Alors que tout est en place pour que la carrrière d’Hervé Cristiani démarre bien, le deuxième album, « Campanules » (1976), ne récolte qu’une écoute confidentielle réservée aux professionnels du secteur.

Sa maison de disques du moment décide de ne pas le suivre plus loin et c’est sous un nouveau label que sort, en 1979, l’album « Récréation » qui lui permet d’entamer des tournées de concerts en compagnie de Francis Cabrel qui, à ce moment, cartonne partout avec « Je l’aime à mourir ». Dans ses spectacles, une chanson particulière semble retenir l’attention du public qui la fredonne rapidement: « Il est libre Max ».

Ce succès populaire spontané permet à l’artiste d’imposer cette chanson qui donne son titre à l’album suivant qui est chez les disquaires en 1981. Deux ans plus tard, Cristiani enregistre son cinquième album sur lequel se trouvent des chansons comme « Salve Regina » et « Ma claque ».

Après cela, l’artiste ralentit sa production discographique à un 45 tours par an et le succès n’est plus au rendez-vous même si, en 1987, « Le tango bleu » suscite quelques programmations radiophoniques et ainsi que des passages télévisés.

En 1989, il se lance dans la chanson pédagogique en enregistrant « Mutiplicato », une mélodie facilitant l’usage par les enfants de la table de multiplication. Il obtient ainsi le prix du disque pour enfants de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français.

En 1990, Hervé Cristiani revient à la chanson pour adultes et sort l’album le plus abouti de sa carrière: Antinoüs.

A cause de la faillite de la maison de disques, l’album n’est pas promotionné correctement et ne se vend qu’à très peu d’exemplaires. Un an après, le chanteur récidive en matière de disque pédagogique avec, cette fois, « L’alphabet en chansons » et « Bébé chante ». En 1992, il devient le réalisateur, pour la télévision française, de deux films musicaux consacrés au tennis et à ses champions de l’époque. Les années 1990 vont être celles de la réalisation de clips publicitaires et de l’écriture de chansons qui doivent encore mûrir avant de sortir. En 2002, Hervé Cristiani se met à l’écriture d’un livre consacré à Max, le héros de « Il est libre Max », la chanson qui lui colle éternellement à la peau. Doté d’une personnalité hors du commun, l’artiste va décider, en 2007, de réaliser treize versions nouvelles et différentes de la chanson « Il est libre Max » qui voyage du côté du rap, du reggae du jazz ou du hard rock. Un an plus tard, il se décide à enregistrer les quatorze chansons qui ont mûri depuis une quinzaine d’années et il les réunit sur un album intitulé « Paix à nos os ». A la faveur d’émissions télévisées nostalgiques des années 1980, il fait encore quelques apparitions au début des années 2010. Hervé Cristiani décède le mercredi 16 juillet 2014 à Paris. L’artiste succombe à un cancer des cordes vocales.

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18 MAI

Charles Trenet en 1961

18 mai 1913 : Naissance, à Narbonne, de l’auteur, compositeur et interprète français Charles TRENET. Fils d’un notaire de sa ville natale, il quitte cette dernière pour « monter » à Paris à l’âge de 17 ans. Il y rencontre très vite Jean Cocteau et, dans le milieu artistique de la ville lumière, il n’a pas à cacher son homosexualité. En 1938, sa chanson « Je chante » récolte un succès phénoménal et lance sa carrière avant que la guerre n’éclate.

Pendant le conflit, il chante en Allemagne, en 1943, pour les prisonniers français. Il prétend alors avoir rencontré Adolf Hitler pendant deux minutes. Ce comportement lui est, un moment, reproché à la Libération mais il est finalement blanchi. La décennie 1950 voit Trenet s’imposer comme un artiste majeur de la chanson française aux côtés de Piaf, Brassens et Bécaud. Mais, à contrario, les années 1960, avec l’arrivée de la vague des chanteurs « yé-yé », vont s’avérer difficiles pour Charles Trenet qui va, en plus, connaître des problèmes avec la justice. En 1963, il est condamné à un an de prison pour relations sexuelles avec des mineurs mais il bénéficie finalement d’un non-lieu en appel. Malgré ces soucis, l’artiste continue à enregistrer des disques en étant probablement le seul chanteur français graver ses oeuvres successivement sur 78 tours, 33 tours, 45 tours et disque compact jusqu’en 1995. Il continue aussi à se produire un peu partout sur la planète là où ses chansons sont connues: Europe, Etats-Unis, Canada et Amérique du Sud. Charles Trenet est probablement l’artiste français qui a le plus influencé ses pairs. Beaucoup d’entre eux, toutes générations confondues, se revendiquent comme les héritiers du « fou chantant »: Brassens, Brel, Higelin, Fersen ou M. Le chanteur fait désormais partie de la culture française: on apprend ses oeuvres dans les écoles de l’hexagone. Trenet, ce sont des chansons poétiques, des melodies faciles à retenir et à siffler dans la rue ainsi que des textes qui reflètent une certaine insouciance et joie de vivre. Son répertoire renferme près de 1.000 chansons dont 60 succès internationaux parmi lesquels « La mer » qui se trouve en pôle position. Ce « tube » est suivi de près par « Que reste-t-il de nos amours ? », « L’âme des poètes », « Y’a d’la joie », « Boum », « Douce France », « Le jardin extraordinaire », « Moi j’aime le music-hall », etc. Il donne son dernier concert à Paris où il chante assis trois soirs de suite en novembre 1999 à la salle Pleyel. La fatigue le contraint alors à se retirer chez lui et deux accidents cardiaques le diminuent encore davantage. Il doit être hospitalisé à Créteil où il meurt le 19 février 2001. Charles Trenet a été incinéré et ses cendres reposent dans le caveau familial du cimetière de Narbonne Ouest.
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Le nouveau look de Yannick Noah en 2014

18 mai 1960 : Naissance, à Sedan, du joueur de tennis et chanteur français d’origine camerounaise Yannick NOAH. Etonnante carrière que celle de ce sportif célèbre et connu qui a décidé de se reconvertir dans la musique en se lançant dans la chanson en 1991. A cette époque, le premier titre qu’il enregistre va devenir le tube de l’été sous le titre « Saga Africa ».

Vu le succès, il est encouragé à poursuivre dans cette voie artistique et il chante aussi bien en anglais qu’en français vu la popularité internationale qu’il doit à sa carrière tennistique. En 1993, il enregistre l’album « Urban Tribu » puis « Zam Zam » en 1998. Alors que ses disques sont bien réalisés, ils se vendent très peu. Et c’est finalement en 2000 que son quatrième album décolle avec un extrait qui a pour titre « Simon Papa Tara ». Les disques suivants sont alors synonymes de succès: « Pokhara » en 2003, « Métisse(s) en 2005, « Charango » avec la chanson « Aux arbres citoyens » en 2006 et « Frontières » avec le single « Angela » (pour Angela Davis) et « Hello » en duo avec Asa en 2010. En septembre de la même année, il réussit à remplir le Stade de France où 80.000 spectateurs sont au rendez-vous de celui que les sondages indiquent comme la personnalité préférée des Français. En 2012, Yannick enregistre un opus d’hommage à Bob Marley avec des reprises du chanteur jamaïcain disparu trente ans plus tôt. Le 2 juin 2014 sort un nouvel album de chansons originales dont il présente, en avant-première, le titre phare, « On court », le 10 mai 2014 au cours de la finale du crochet télévisé « The Voice la plus belle voix » sur la chaîne privée française TF1 avec un nouveau look et des cheveux plus courts. Mais sa popularité auprès des Français est alors émoussée par son soutien au président François Hollande et par quelques clichés où on le voit en compagnie de l’humoriste français Dieudonné. En septembre 2019, après une pause sportive où il est le capitaine de l’équipe de France de tennis en Coupe Davis et Fed Cup, il revient à la chanson avec un nouvel album intitulé « Boulevard Indigo » réalisé, entre autres, avec l’aide du groupe « Boulevard des airs ».
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En 2013

18 mai 1969 : Naissance, à Bruxelles, de la chanteuse et actrice belge d’origine portugaise Héléna NOGUERRA. Née Helena Ribeiro Furtado Tavares de Vasconcelos, l’artiste est la sœur cadette de la chanteuse Lio. C’est comme mannequin qu’Héléna entame sa carrière professionnelle dans les années 1980. Et c’est en 1988 que, tout naturellement, elle enregistre un premier 45 tours en tant que chanteuse: « Lunettes noires ». Le succès de ce premier disque n’est pas flagrant et elle va devoir diversifier ses activités artistiques. C’est ainsi qu’elle interprète « Rivière des anges » en duo avec Daniel Chenevez du groupe Niagara en 1992. Puis elle devient présentatrice sur la chaîne de télé française M6. Comme chanteuse, elle participe au groupe Ollano qui récolte un succès discret avec la chanson « Latitudes ».

Enfin, en 1998, Doriand l’aide à réaliser son premier album réellement personnel: « Projet bikini ». Elle rencontre alors l’extraordinaire Katerine qu’elle épouse. C’est lui qui va écrire avec elle ses deux albums suivants: « Azul » et « Née dans la nature ». Des disques que l’on ne s’arrache pas vraiment mais qui sont de nature à plaire à une certaine frange d’intellectuels plutôt « tendance ». Quelque temps plus tard, elle publie un hommage à Serge Rezvani où elle partage ses reprises avec Franck Monnet ou Vincent Delerm entre autres. En 2005, elle chante « Le téléfon » en hommage à Nino Ferrer sur l’album « On dirait Nino ». Deux ans après, elle enregistre l’album « Fraise Vanille » où elle reprend notamment quelques chansons du répertoire de Jeanne Moreau: « Le tourbillon », « J’ai la mémoire qui flanche » ou « La peau Léon ». En 2010, Héléna Noguerra fait partie du groupe Nouvelle Vague en tournée et elle apparaît sur l’album d’André Manoukian « So in love ». L’artiste s’est également illustrée au cinéma, au théâtre, à la télévision ainsi qu’en littérature. A la rentrée 2013, un nouvel album personnel d’Héléna est disponible dans les bacs: « Année zéro » offre un mélange de chansons en français et en anglais tout à fait en phase avec l’univers musical de l’artiste. En mai 2018, avec Mareva Galanter, Inna Modja et Arielle Dombasle, Héléna Noguerra recrée sur scène l’univers du groupe français des années 1960 initié par le musicien Claude Bolling : les Parisiennes. Le premier concert a lieu aux Folies Bergère à Paris et annonce une grande tournée des pays francophones avant la sortie d’un album avec les chansons du spectacle.
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18 mai 2012 : L’Académie Charles-Cros remet ses Coups de Coeur, comme elle en a pris la bonne habitude, lors du festival « Alors Chante » de Montauban (F). Voici le nom des lauréats français et le titre des albums pour lesquels ils ont été récompensés:
* Wladimir Anselme avec « Les Heures courtes »
* Barcella pour « Charabia »
* Barbara Carlotti et « L’amour, l’argent, le vent »
* Liz Cherhal pour « Il est arrivé quelque chose »
* Lili Cros & Thierry Chazelle avec « Voyager léger »
* Claire Denamur pour « Vagabonde »
* Cyril Mokaiesh et « Du Rouge et des Passions »
* Nevchehirlian pour « Le soleil brille pour tout le monde »
* Mansfield Tya avec « Nyx ».
L’Académie a aussi décerné les « Coups de coeur francophones » aux artistes non français issus de pays francophones. En voici les lauréats:
* Bo Houss pour « Shimaore Tu »
* Vincent Liben et son album éponyme
* Moran avec « Mammifères »
* Sand pour « Sirocco ».

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23 AVRIL

23 avril 1947 : Naissance, à Cologne en Allemagne, de l’humoriste, comédien et chanteur français Michel LEEB. Placé en pension en France au divorce de ses parents, c’est auprès de ses camarades d’internat qu’il va d’abord se découvrir des talents comiques. En 1970, tout jeune enseignant, il professe la philosophie à Bourg-la-Reine pendant moins de deux ans. Féru de théâtre et de comédie, il se dirige alors vers l’humour et les sketches. Il commence cette carrière par des imitations largement appuyées par des mimiques et des grimaces: il connaît le succès avec le Chinois ou l’Africain par exemple. D’année en année, son répertoire s’étoffe et il va peu à peu s’orienter aussi vers le théâtre et la musique. En 1986, il réunit les deux disciplines puisque, après avoir joué dans la pièce du même nom, il crée et interprète une chanson qui a pour titre « Le tombeur ». La mélodie de cette chanson est d’inspiration jazz et, au fil des années qui vont suivre, Michel Leeb va de plus en plus donner libre cours à sa passion pour ce genre musical. C’est ainsi qu’il s’illustre comme chanteur avec le Count Basie Orchestra et qu’un disque est enregistré de cette aventure en 2002: « Bon Basie de Paris ». Le 14 février 2014, Michel Leeb sort un album de chansons jazzy intitulé « Repères » et composé de titres originaux ainsi que de reprises telles que « Fiche le camp Jack » (Richard Anthony/Ray Charles), « Je veux être noir » (Nino Ferrer),, etc.

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L’album français de 1996

23 avril 1961 : Naissance, à Sainte-Anne de Bellevue, du musicien et chanteur québécois Jeff SMALLWOOD. C’est dans cette cité de la banlieue de Montréal que Jeff grandit et entame des études musicales à l’âge de huit ans. Il choisit d’abord les instruments à vent. En 1974, il s’inscrit à la Haute Ecole McDonald où il opte pour la prestigieuse section musicale. Une anné d’études suffit a lui attribuer le poste de flûtiste soliste de l’orchestre qu’il garde jusqu’à la remise de son diplôme en 1978. Entretemps, Jeff s’est intéressé aussi à la guitare dès 1975. Il devient ainsi aussi guitariste de l’orchestre Hudson McDonald Stage Band. Avec cette formation, il se classe premier du concours du Berklee Jazz Festival en 1976, 1977 et 1978. En 1978, Jeff se décide à entamer sa carrière musicale propre mais celle-ci commence par des boulots de conseiller et de consultant pour des groupes et orchestres prestigieux. En 1986, il forme, avec neuf musiciens, le groupe « The Majestics » où il est chanteur, guitariste et chef d’orchestre. Il accompagne alors l’artiste Luba sur scène et participe à l’enregistrement des albums de Gerry Boulet, Ray Lyell et de Breen Leboeuf. En 1990, Jeff décide de se lancer dans la réalisation de son premier album. Pour le financer, il continue à travailler comme guitariste sur scène aux côtés d’artistes comme Robert Charlebois, Roch Voisine, Carole Laure ou Richard Séguin. Finalement, c’est le 4 octobre 1994 que sort ce premier disque qui est chanté en anglais: « Welcome to the world ». Mais, deux ans plus tard, c’est en français que l’artiste décide d’enregistrer son deuxième opus: « Boulevard des Minuscules ». Les treize chansons y sont écrites par le célèbre Boris Bergman, qui a déjà beaucoup écrit pour Bashung notamment, et elles témoignent d’une véritable mixité francophone issue des deux côtés de l’Atlantique. Et, en cette même année 1996, Jeff Smallwood entame sa première tournée de concerts par la Place des Arts à Montréal. En 1997, il est de nouveau musicien de scène pour les tournées internationales de Roch Voisine et Isabelle Boulay. Il accompagne également Kevin Parent en concert. Le producteur québécois Pierre Tremblay propose alors à Jeff Smallwood de se joindre à trois autres artistes-musiciens (Patrick Norman, Bourbon Gautier et le Belge William Dunker) pour former le groupe, à vocation éphémère qui s’appelle « Les Fabuleux Elégants ». Leur important succès les oblige à enregistrer un album qui sort d’abord au Québec et y reçoit un Félix du meilleur album country en 1998. Le 20 juin de cette année-là, Jeff se produit avec Les Fabuleux Elégants au Spectrum de Montréal dans le cadre des Francofolies. Et, un an plus tard, après une tournée triomphale en Amérique du Nord, le groupe commercialise son album en Belgique et y propose quelques concerts dont l’un aux Francofolies de Spa 1999. Et, déjà, le troisième album est en chantier même si ce « Cowboy Dust » ne sera présenté à Québec que le 22 septembre 1999. Un an plus tard exactement, en septembre 2000, Jeff présente les chansons de cet album au cours d’une tournée en Belgique et, en novembre et décembre, il est sur scène aux côtés de Roch Voisine au Canada. Dans le courant de l’année 2001, Jeff Smallwood commercialise un disque live enregistré en Belgique grâce aux chanteurs William Dunker et Albert Delchambre. Depuis cette époque, l’artiste poursuit son chemin de musicien et chanteur de manière plus discrète avec des apparitions fréquentes dans des émissions de la télévision québécoise comme celle où, aux côtés de Patrick Norman et de Renée Martel notamment, il interprète l’adaptation française d’un titre américain par Robert Charlebois : « Cowgirl doré » (également chanté en français par Michèle Torr sous le titre « Je m’appelle Michèle » en 1976).

Gérald Genty en 2010

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23 avril 1974 : Naissance, à Belfort, du chanteur français Gérald GENTY. Son enfance se déroule au gré des déplacements de ses parents et il passera ainsi des Vosges à l’Alsace avant de rejoindre la Slovaquie. Ses passions sont alors multiples et vont du tennis à la peinture en passant par la musique et l’apprentissage du piano et de la guitare. Cette dernière activité le pousse a écrire des chansons dès l’âge de quinze ans. Mais il lui faut attendre ses 23 ans avant de penser à enregistrer un premier album en groupe avant deux autres en solo et autoproduits en 1999 et 2002. Sillonnant la France dans un camping-car en vue de se présenter à des concours artistiques locaux, il finit par se faire remarquer par la firme Wagram qui lui produit un véritable premier album. Cet opus a pour titre « Humble Héros » et est commercialisé en mars 2004. Huit mois plus tard, Gérald Genty se produit en première partie de Bénabar au Zénith de Paris. Puis, il fait aussi le lever de rideau du groupe Tryo au cours de leur tournée des dix ans en 2005. Il enregistre un deuxième album intitulé « Le plus grand chanteur de tout l’étang » en 2006. Une tournée suit la sortie du disque. Gérald chante à côté d’une fausse mare garnie de canards lumineux en plastique. D’un budget relativement modeste, le spectacle tourne pendant deux ans et fait halte en France, en Suisse, au Canada, au Maroc et en Belgique où l’artiste se produit au Salon Bleu dans le cadre des Francofolies de Spa. Tous les quatre ans, Gérald Genty sort alors un album qui se veut différent dans la forme : « Nul si pas découvert » (2009), « Manège éternel » (2013) et « Hippopopopopopopopopopopotame » (2017). Sur le fonds, les chansons de Gérald ont un style propre et original basé sur des jeux de mots subtils. Le chanteur se distingue aussi, en 2014, par un spectacle pour enfants qu’il réalise avec l’artiste suisse LiA et qui a pour titre « Temps Pis & Temps Mieux ». Rompant avec le rythme d’un album produit tous les quatre ans, Gérald Genty commercialise l’opus intitulé « Là-haut » au mois d’août 2019.

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