La chanson belge une nouvelle fois en deuil : Marc MORGAN s’en est allé à 57 ans

Marc Morgan en 2011 – Photo (c) Eddy Berthier

Après le décès, il y a a peu, du chanteur Art Sullivan, vedette de la chanson de variétés des années 1970, c’est un autre artiste belge issu, lui, de la mouvance pop rock des années 1980 et 1990, qui nous a quittés. L’auteur, compositeur et interprète Marc MORGAN est en effet décédé inopinément ce vendredi 10 janvier 2020.
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Né le 30 avril 1962 à Huy sous l’identité de Marc Wathieu, il suit des études de graphisme mais se passionne très tôt pour la musique qu’il apprend en autodidacte.  Dès 1979, il forme avec son frère le groupe « Objectif lune ». Puis il suit les cours de l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège et devient graphiste. Il rejoint ensuite la formation des « Révérends du Prince Albert » qui s’apparente plus à un groupe de bals populaires qu’à une vraie bande de rockers. Avec eux, il va enregistrer un album en 1982 (« Ah ! quel massacre »), connaître quelques succès radiophoniques en Belgique et participer à des podiums gratuits comme celui proposé à Hérinnes dans le cadre du Tour du Hainaut Occidental cycliste. Le répertoire du groupe est principalement constitué de reprises de titres des années 1960 comme « Baby tu me rends fou ». Dans la vidéo ci-dessous, on retrouve le groupe dans l’émission « Graffiti » de la télévision belge publique RTBF présentée par Terry Focant. Marc Morgan est l’un des deux chanteurs en costume. C’est celui qui n’est pas barbu et qui porte des lunettes et qui se fait alors appeler Marc Donald. A la fin de la séquence, on reconnaît furtivement l’une des stars de la radio rock belge « Classic 21 »:  Jacques de Pierpont dit « Ponpon ».

Quelques années plus tard, Marc se lance dans une autre aventure musicale qui lui colle mieux à la peau et il fonde « Les Tricheurs ». Ces derniers connaissent un bon succès en Belgique grâce à leurs 45 tours comme « Le jour J » et ils enregistrent un album, « Tendez vos lèvres », en 1989. L’opus a les faveurs de nombreuses émissions de radio comme celle, en Belgique, du regretté Philippe Gauthier sur la chaîne Radio 2 de la RTBF : « Perfecto ». Mais le succès escompté n’est pas au rendez-vous et, en 1992, le groupe se dissout.

A ce moment, Marc réalise avec Rudy Léonet, producteur de radio belge qui sera à l’origine plus tard de la chaîne Pure FM (RTBF), un projet musical qui a pour nom « La Variété » et qui enregistre quelques titres sur un CD. Puis, Marc décide de s’installer à Paris et d’enfin vivre de la chanson en solo. Avec l’aide d’Yves Bigot, alors patron du nouveau label Fnac Musique, il commercialise un album sous le pseudonyme de Marc Morgan: « Un cygne sur l’Orénoque » sort en 1993. L’album est littéralement propulsé par un titre qui envahit les ondes: « Notre mystère nos retrouvailles ». Ce succès sera suivi d’une série de concerts un peu partout dans la francophonie ainsi que de participations aux grands festivals comme les Francofolies ou le Festival d’été de Québec entre autres. Le 22 janvier 1994, il est l’invité de Nagui dans l’émission « Taratata » sur France 2.

En 1996, Marc Morgan publie un deuxième album dont le succès est moindre malgré des titres forts comme « Au train où vont les choses ».

L’opportunité se présente alors pour Marc d’écrire quelques chansons pour Jeff Bodart mais aussi pour Dick Rivers ou Sylvie Vartan. Il interprète d’ailleurs la chanson « Je n’aurai pas le temps » de Michel Fugain en duo avec Sylvie Vartan dans l’émission « Taratata » de Nagui le 16 octobre 1996 sur France 2. Et il assure notamment la première partie du groupe Indochine à la Cigale à Paris. Marc Morgan marque alors une première pause qu’il interrompt pour interpréter une chanson écrite par un jeune garçon (« Le héros c’est moi »), Sylvain, à l’occasion de la sortie d’un disque intitulé « Si ça nous chante » en 1999. Les chansons de ce disque vendu au profit de l’Association Belge de Lutte contre la Mucoviscidose, dont les textes sont tous  écrits par des enfants et des ados, sont également interprétées par divers artistes belges comme Salvatore Adamo, Marka, Alec Mansion, Mousta, Jo Lemaire, Jean-Louis Daulne ou Lou & the Hollywood Bananas notamment.

C’est en 2001 que paraît l’album suivant pour Marc Morgan: « Les parallèles se rejoignent ». Mais la France semble l’avoir oublié et les professionnels belges lui réservent un accueil poli. La promotion de cet album lui permet toutefois de participer à quelques émissions de radio comme « Chantons Français », sur Fréquence Wallonie, une chaîne de la radio publique francophone belge RTBF, en direct du village de Noël de Liège où il est d’ailleurs intronisé citoyen d’honneur.

En 2002, l’artiste se place en retrait de la musique et revient à l’enseignement de l’art graphique à l’Ecole de Recherche Graphique (ERG) de Bruxelles. Mais, même isolé du monde musical, Marc Morgan est toujours à la recherche de nouvelles sensations artistiques et, en 2007, il participe au groupe Phantom monté par Miam Monster Miam (Benjamin Schoos) et Jacques Duvall. C’est donc fort logiquement qu’en 2011, il reprend le chemin des studios pour réaliser, à Berlin, un nouvel opus qui a pour titre « Beaucoup vite loin ». Cet album, celui de Marc Morgan et les Obstacles, est, à nouveau, bien accueilli par la critique et les professionnels mais il n’accomplit pas le parcours attendu auprès du public.

Le voyage musical des Wathieu se poursuit: le fils de Marc, Maxime, est mixeur, preneur de son et guitariste tandis que sa fille, Juliette, s’est lancée dans la chanson pop électro francophone avec brio sous le pseudo de Mademoiselle Nineteen. En 2013, avec Benjamin Schoos et Pascal Schyns, Marc fonde Freaksville Publishing, une société belge de production et d’édition musicale. Et puis, il rejoint l’équipe d’une webradio bruxelloise créée par Benjamin Schoos: Radio Rectangle. Il y réalise l’habillage sonore et produit l’émission « Hobby » consacrée à la chanson en français. Ce sont les dernières nouvelles que nous avons reçues de Marc avant celles, tragiques, de ce vendredi 10 janvier 2020.
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Quatre artistes francophones seront les jurés de « The Voice » France en 2020

Photo (c) Thomas Braut-Bureau 233-TF1

Deux femmes et deux hommes : voilà la composition du futur jury de l’émission « The Voice, la plus belle voix » dont la prochaine saison sera diffusée sur la chaîne de télé privée française TF1. Et ce seront tous des artistes au répertoire majoritairement francophone car, parmi eux en effet, seule Lara Fabian a l’habitude de chanter à la fois en français et en anglais. L’autre chanteuse de la bande sera Amel Bent et les chanteurs ont pour nom Marc Lavoine et Pascal Obispo.
A part la composition de ce jury, quelques autres nouveautés sont prévues dans le déroulement du programme avec, notamment, les prestations live des candidats qui auront lieu dans une salle de concert parisienne de 4.000 personnes et non plus en studio.
Quant à la date exacte du lancement de cette nouvelle saison, toujours présentée par Nikos Aliagas, elle a été fixée, avec la première diffusion des auditions enregistrées « à l’aveugle », au samedi 18 janvier 2020.
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Créateur de génie pour la télévision française, Jean-Christophe Averty est mort

Jean-Christophe Averty en 1996 au cours de l’émission Bouillon de Culture de Bernard Pivot (c) ina.fr

L’auteur-réalisateur et producteur de télévision français Jean-Christophe Averty est décédé ce samedi 4 mars 2017 à l’âge de 88 ans. Diplômé de la Haute Ecole du Cinéma, c’est dans les studios de Walt Disney en Californie qu’il exerce ses activités de banc-titreur dans les années 1950. Il revient ensuite en Europe et débarque à la RTF, la Radio Télévision Française, en 1952. Pianiste de jazz par passion, il travaille d’abord pour la radio avant de découvrir la télévision qui n’en est qu’à ses balbutiements. Mais il se rend très vite compte des possibilités qui vont bientôt se développer grâce à ce média qui permettra de voir, dans un premier temps, puis de conserver des images. Car Jean-Christophe Averty va se révéler être un conservateur extraordinaire et un historien de la véritable culture: celle de la vie de tous les jours et du quotidien des Français à travers les idoles, la musique et les chansons qu’ils apprécient depuis toujours. D’un caractère plutôt fort, l’homme va marquer le secteur audiovisuel français par son goût de la provocation et, surtout, son sens de l’innovation. Les nombreuses émissions qu’il va réaliser ou produire ne vont jamais laisser indifférent. En 1963, la série « Les Raisins Verts » fait scandale. Délaissant quelque peu sa passion pour le jazz, il consacre bon nombre de programmes à la chanson française du milieu des années 1960. Il est l’un des premiers à « faire joujou » avec des trucages qui, aujourd’hui, semblent issus de la préhistoire. Mais, à l’époque, ces bidouillages ont le mérite d’exiger une créativité que les machines de maintenant ne réclament plus. Et Averty va y exceller dans ses émissions consacrées à Gilbert Bécaud, Georges Brassens, Julien Clerc, Dalida, Léo Ferré, Serge Gainsbourg, France Gall, Juliette Gréco, Johnny Hallyday, Gérard Manset, Guy Marchand, Yves Montand, Tino Rossi, Jean Sablon, Sylvie Vartan, etc. En 1971, il réalise tout un programme sur l’abum « Melody Nelson » de Serge Gainsbourg et Jane Birkin à découvrir ci-dessous.

Précurseur du clip vidéo, il s’éloigne paradoxalement de la télévision au moment où celle-ci l’utilise de manière systématique au milieu des années 1980. Mais il rebondit de manière étonnante sur les ondes de Radio France où il lance, en 1988, l’émission « Les cinglés du music-hall ». Jusqu’en 2006, soit pendant 28 ans, Jean-Christophe Averty va raconter l’histoire de la chanson française au travers de l’écoute de centaines de disques 78-tours qu’il s’est amusé à dénicher sur les marchés aux puces qu’il fréquente régulièrement depuis des années. En 1 805 épisodes, il reconstitue, de manière guillerette et avec un accent zozoteur sans pareil, tout un pan du patrimoine de la musique de France entre 1920 et 1940. Les auditeurs sont ravis et l’écoutent d’autant plus attentivement qu’ils ne veulent pas rater le célèbre « A vos cassettes » lancé par l’animateur pour qu’ils enclenchent leur magnétophone au moment du démarrage de la chanson tant attendue. Au programme: Maurice Chevalier, Yvette Guilbert, Charles Trenet, Fréhel, Georgius, Joséphine Baker, Ray Ventura, Damia, Fragson et bien d’autres. En 2012, Jean-Christophe Averty confie la gestion, la conservation et la sauvegarde des droits de l’ensemble de ses œuvres télévisuelles et radiophoniques à l’Institut National de l’Audiovisuel, l’INA, à Paris. Cela concerne près d’un millier d’émissions sur le jazz, le sport, le cirque, la mode, la chanson, les variétés ou le théâtre.
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26 FEVRIER

 

26 février 1956 : Naissance, à Nancy, de l’artiste français Charlélie COUTURE. Son plus grand succès reste définitivement « Comme un avion sans ailes » en 1981.

Charlélie Couture en 1991 – Photo (c) Bernard Julien

Artiste jusqu’au bout des ongles, l’homme est chanteur mais aussi compositeur, peintre, écrivain et photographe. C’est sa grand-mère, professeur de piano, qui l’initie dès l’âge de six ans à cet instrument. Elle lui fait aussi découvrir la musique classique. Quelques années plus tard, Charlélie sort diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux Arts. En 1978, sa thèse de fin d’études est consacrée à « la polymorphie de l’esprit ». Elle est constituée de photos, de textes et de peintures. Simultanément, Charlélie auto-produit deux premiers disques qui obtiennent un succès d’estime. Quatre ans plus tard cependant, la popularité est au rendez-vous des chansons de l’album « Poèmes rock » enregistré à New York. Il s’agit là des débuts d’une carrière qui lui permet d’enregistrer près de 25 albums de chansons à ce jour. Car, s’il est chanteur, ses qualités de musicien lui ont permis de signer de nombreuses bandes originales de films comme celle de « Tchao Pantin » avec Coluche. En 2004, Charlélie s’installe à New York où il ouvre sa galerie d’art en 2009 et il obtient même la nationalité américaine deux ans plus tard. En 2011, Charlélie Couture sort un nouvel album nommé « Fort Rêveur ». Cet opus lui permet d’effectuer une tournée en 2011 et 2012 sur les scènes de France, de Belgique, de Suisse, du Canada et des États-Unis. En 2014, il commercialise, en septembre, l’album « Immortel » qu’il vient d’enregistrer avec la complicité de Benjamin Biolay. Au début de l’année 2016, c’est en Louisiane que Charlélie se rend pour enregistrer un nouvel album dans les studios Dockside avec des musiciens locaux. Mais, deux ans plus tard, exaspéré par la nouvelle politique américaine, l’artiste revient s’installer en France où il commercialise un nouvel album au début de l’année 2019 : « Même pas sommeil ». L’opus est dédié à deux personnes appréciées par Charlélie : Jacques Higelin et Véronique Colucci tous deux décédés le même jour : le 6 avril 2018.

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Fernandel en 1963

26 février 1971 : Décès, à Paris, du chanteur et acteur français FERNANDEL à l’âge de 67 ans. Il est né Fernand Contandin à Marseille le 8 mai 1903, de parents artistes. Star du cinéma français d’après-guerre, c’est cependant au music-hall qu’il commence sa carrière artistique encore enfant. Il ne délaissera d’ailleurs jamais totalement la musique et il continuera à enregistrer des chansons tout en se consacrant à ses activités cinématographiques. Parmi ses chansons les plus marquantes, il y a de nombreuses oeuvres plutôt drôles: « Ignace », « Le Tango corse », « On m’appelle Simplet », « Ne me dis plus tu » ou encore le célèbre « Félicie aussi ».

Ses débuts parisiens en tant que chanteur remontent à décembre 1928 avec un concert à Bobino. Quelques mois plus tard, il est engagé dans la revue d’hiver du concert Mayol où il se fait remarquer par le cinéaste Marc Allégret qui sera donc à la base de sa carrière au cinéma. Sur scène, parallèlement à ses activités d’acteur, il joue dans bon nombre de comédies musicales qui sont souvent adaptées pour le grand écran. C’est de ces spectacles que sont d’ailleurs issues les chansons à succès de Fernandel. En 1939, à l’aube de la seconde guerre mondiale, il enregistre « Francine », une chanson surprenante et très engagée contre la propagande allemande. Parmi les enfants de Fernandel, Franck Fernandel est lui-même devenu chanteur.
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Hélène Ségara en 2011

26 février 1971 : Naissance, à Six-Fours-les-Plages, de la chanteuse française Hélène SEGARA sous le nom de Hélène Aurore Alice Rizzo. Paradoxalement, c’est avec une chanson d’adieu qu’Hélène Ségara se fait connaître en 1996: « Je vous aime adieu ».

Et ce après un premier essai plutôt infructueux trois ans plus tôt. Produite par le frère de Dalida, Orlando, Hélène trouve les bonnes chansons qui vont rapidement faire d’elle une vedette. Elle enregistre ainsi « Vivo per lei » avec Andrea Bocelli (1997) et le thème principal du dessin animé « Anastasia »: « Loin du froid de décembre ». Mais, en 1998, c’est véritablement la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » qui est son tremplin. Dans le spectacle signé par Richard Cocciante et Luc Plamondon d’après l’oeuvre littéraire de Victor Hugo, elle reprend, au pied levé, le rôle d’Esmeralda qui était d’abord dévolu à Noa. Aux côtés de Patrick Fiori, Daniel Lavoie et Garou, elle reste plusieurs semaines sur la scène du Palais des Congrès de Paris au point de connaître des soucis importants au niveau des cordes vocales. Mais de bons médecins et la volonté de chanter à tout prix la voient bientôt revenir au premier plan des chanteuses françaises avec qui il faut compter. Ses succès ont alors pour titre: « Il y a trop de gens qui t’aiment », « Elle tu l’aimes », « Donner tout », « On n’oublie jamais rien on vit avec ». Sur scène, où elle réalise sa première expérience à Mons en Belgique, l’artiste aime alterner les genres et les tenues vestimentaires en proposant des séquences où la chorégraphie a une certaine importance. Le succès d’Hélène Ségara va toutefois s’amoindrir dans la seconde partie des années 2000. La sortie d’un album de reprises de standards mondiaux, « Mon pays c’est la terre » en 2008, ne va pas obtenir le résultat escompté. Et le choix des nouvelles chansons qui suivent ne semble plus être totalement en phase avec les goûts du grand public. Il faut attendre 2013 pour voir Hélène Ségara revenir au premier plan grace à un album où elle interprète des duos virtuels avec le défunt Joe Dassin de ses grands succès à l’initiative de l’un de ses descendants. Hélène Ségara subit au même moment des commentaires honteux d’utilisateurs des réseaux sociaux pour son embonpoint soudain. Elle doit y répondre en invoquant une maladie des yeux qu’elle soigne, entre autres, par de la cortisone. Un bien injuste sort que celui fait par les internautes à cette chanteuse qui, au-delà d’être une véritable artiste, possède une personnalité particulière et attachante ainsi que de grandes qualités de gentillesse et d’humanité. En 2014, la chanteuse enregistre un nouvel album dont le titre semble très autobiographique et rassurant: « Tout commence aujourd’hui ». Mais le succès de cet opus est, à nouveau, plutôt mitigé. Assumant plus que jamais ses origines, c’est un album de reprises et de versions françaises de grandes chansons italiennes qu’elle enregistre en 2016 sous le titre « Amaretti ». Elle y mélange la langue de Voltaire et celle de Dante pour interpréter « L’envol » (Il volo), « Le retour » (Tornero), « Un chant d’adieu » (Caruso), « Il mio refugio » ou « Ti amo ».
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26 février 2002 : Sortie de l’album « ARNO Charles Ernest ». Premier extrait: « Je Veux Nager ». Arno part en tournée avec les chansons de ce nouvel album à partir du 27 Février 2002.

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L’album de Pascal Brunner en 1997

26 février 2015 : Décès, à Nice, de l’imitateur, animateur, comédien et chanteur français Pascal BRUNNER. Né sous le patronyme de Pascal François le 18 octobre 1963 à Sarcelles, il est élevé par son beau-père, son véritable père étant emprisonné pour braquage de banques. Véritablement influencé par l’imitateur Thierry Le Luron dont il reçoit un album enregistré à l’Olympia en cadeau, il s’inscrit à un radio-crochet local qu’il remporte à Sarcelles. Il passe ensuite son adolescence à Saint-Quentin et, en 1983, il gagne un concours régional d’imitation qui lui permet de présenter quelques émissions de radio. Il décide alors de partir pour Paris où il se produit dans des cafés-théâtres sous son véritable nom. Découvert par Guy Lux alors qu’il est animateur au Club Med, il devient Pascal Brunner en participant à l’émission télévisée française « La Classe » présentée par Fabrice en 1989. Par la suite, il se dirige vers une carrière d’animateur radio (« Brunner à vif » et « Les grosses têtes » en 1995) et de présentateur de télévision (« Yapaka » en 1993, « Fa si la chanter » en 1994, « Une famille en or » en 1998). En 1997, touche-à-tout artistique, il enregistre un album de chansons intitulé « Simplement ». Les douze titres de l’opus ne sont pas radiodiffusés et le disque ne connaît pas le succès espéré. Il se tourne ensuite vers le théâtre et, en 2004, il interprète le lieutenant Columbo dans « Une Femme de trop ». Quatre ans plus tard, il rachète le cabaret parisien « Don Camilo » qui devient « Chez Pascal Brunner ». Il y accueille de nombreux jeunes talents. En 2009, passionné de chanson française, l’artiste monte deux spectacles. L’un est consacré à Gilbert Bécaud (« Et maintenant ») et l’autre aux chansons françaises de 1960 à 2000 (« Un pour tous »). Quelques mois plus tard, Pascal Brunner apprend qu’il souffre d’un cancer de la gorge. Fin 2012, il publie le livre « Gloire, galère, cancer, je paye la note » aux éditions Pygmalion. En 2013, ses problèmes de santé le contraignent à ralentir puis à arrêter ses activités. Pascal Brunner meurt le 26 février 2015 à l’hôpital l’Archet de Nice à l’âge de 51 ans.
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25 FEVRIER

Valérie Lagrange en 1985 – Photo (c) Richard Schroeder

25 février 1942 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Valérie LAGRANGE, née sous le nom de Danielle Charaudeau. Adolescente, elle rêve de rock and roll et de cinéma. Et, à 17 ans, elle tourne aux côtés de Bourvil dans le film « La jument verte » de Claude Autant-Lara. Cette première expérience cinématographique est plutôt réussie et en engendre d’autres alors que Valérie se tourne aussi vers le théâtre classique en jouant, notamment, « Le misanthrope » de Molière. Alors qu’elle obtient un rôle dans « Un homme et une femme » de Claude Lelouch en 1966, elle entame une carrière de chanteuse en interprétant notamment du Francis Lai (« Encore un jour de notre amour ») ou du Serge Gainsbourg (« La guerilla »).

Elle enregistre quelques 45 tours puis s’éclipse une première fois du milieu artistique pour effectuer des voyages hippies. En 1972, elle revient à la musique avec « Si ma chanson pouvait », un titre qu’elle réenregistre cinq ans plus tard. En juin 1972, elle est à l’affiche du premier festival de Bièvres, au sud de Paris, avec Maxime Le Forestier qui en est la révélation. Un an plus tard, en compagnie du guitariste anglais Ian Jelfs, elle part en tournée avec Graeme Allwright et visite le répertoire de Cohen, Dylan et Donovan. En 1979, des maquettes de Valérie et Ian sont présentées à Richard Branson, le jeune directeur de la firme de disques Virgin à Londres. Ce dernier leur signe un contrat et, grâce à cela, au début des années 1980, Valérie Lagrange renoue avec le succès. Ses hits ont pour titre « A quoi tu sers » (1980), « Faut plus me la faire » (1980), « Toi » (1981) et « La folie » (1983).

Depuis toujours, la chanteuse oeuvre pour des causes humanitaires et c’est bien logiquement qu’elle met sur pied avec Renaud et Franck Langolff l’opération « SOS Ethiopie » avec le disque collectif français « Chanteurs sans frontières » en 1985. Quatre ans plus tard, après avoir absorbé des médicaments, Ian Jelfs sombre dans le coma et s’en réveille tétraplégique et muet. Valérie passe alors de nombreuses années à ses côtés pour l’aider dans sa rééducation. En 2000, l’artiste rencontre Benjamin Biolay et, ensemble, ils réalisent l’album du quatrième retour à la chanson de Valérie Lagrange: « Fleuve Congo » qui est commercialisé en 2003. L’opus n’obtient pas le succès escompté et Valérie Lagrange se retire à nouveau. En 2009, elle épouse son compagnon de 35 ans, Ian Jelfs.
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En 1979

25 février 1945 : Naissance, à Strasbourg, du chanteur français Herbert LEONARD sous le nom d’Hubert Lœnhard. Le jeune Alsacien commence sa carrière dans des groupes de sa région natale (les « Jets ») avant de rejoindre Paris et de devenir membre du groupe « les Lionceaux ». C’est alors le début des années 1960 et l’époque des yé-yés où les groupes sont aussi nombreux qu’éphémères. Comme c’est le cas pour les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell ou les Chats Sauvages avec Dick Rivers, Herbert Léonard finit par quitter les Lionceaux pour entamer une carrière de chanteur soliste. On est alors au milieu des sixties et le chanteur oriente son répertoire vers des reprises de rhythm’n’blues anglo-saxonnes. Il connaît le succès avec « Quelque chose en moi tient mon coeur » ou « Pour être sincère ».

Les spectacles, galas et tournées se multiplient pour lui mais, en mars 1970, il est victime d’un grave accident de la route à Basècles en Belgique. Sa carrière est interrompue par cet événement inattendu et l’artiste va éprouver beaucoup de difficultés à revenir au premier plan ensuite. Il décide alors de se consacrer à sa passion pour l’aéronautique en écrivant des articles sur le sujet dans un magazine spécialisé. Contre toute attente, au début des années 1980, l’animateur de radio français Julien Lepers (qui ne présente pas encore le célèbre « Questions pour un champion » à la télé) lui propose quelques chansons qu’il a composées sur des textes de Vlyne Buggy. Parmi celles-ci, il y a « Pour le plaisir » qui devient immédiatement l’un des « tubes » de l’année 1981. L’album qui reprend la chanson se vend très bien et plusieurs de ses autres titres deviennent des succès dans la foulée: « Petite Nathalie » ou « Ca donne envie d’aimer » par exemple. Il n’en faut pas plus pour relancer la carrière d’Herbert Léonard qui va aller de succès en succès: « Ca pleure pas un homme », « Amoureux fous’ (en duo avec Julie Pietri), « Puissance et gloire » (de la série tv française « Chateauvallon »), « Quand tu m’aimes » ou « Je suis un grand sentimental ». L’artiste exploite alors un genre peu couru dans la chanson francophone: celui de la chanson érotique. Le succès est évident mais, après deux albums, la recette s’émousse et, suite à la disparition de l’excellent ingénieur du son Bernard Estardy, Herbert Léonard sort encore de nombreux albums boudés par le grand public. Ce dernier est toutefois très heureux de retrouver le chanteur dans ses succès éternels lors de la tournée « Age tendre et tête de bois » à laquelle Herbert participe à la fin des années 2000. En 2014, avec la sortie du superbe album « Demi-tour », le chanteur revient aux sources de son répertoire: le rhythm and blues à la française. Trois ans plus tard, en juin 2017, le chanteur inquiète son épouse Cléo, sa famille et ses admirateurs lorsqu’il est victime d’une embolie pulmonaire qui nécessite un placement dans le coma. Il passe de nombreux mois à l’hôpital avant que l’on annonce une amélioration et un retour à son domicile à la mi-septembre. Deux mois plus tard, il participe, avec une trentaine d’autres artistes français, à la croisière Age Tendre où il interprète à nouveau ses plus grands succès. En janvier 2020, Herbet Léonard rejoint la tournée « Age tendre » et parcourt toute la France en compagnie notamment de Michèle Torr, Pascal Danel, Jeane Manson, Christian Delagrange, Michel Orso, les Forbans et Claude Barzotti.
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Eddie Constantine en 1974 – Photo (c) C. Wallis

25 février 1993 : Décès à la suite d’un infarctus, à Wiesbaden en Allemagne, de l’acteur et chanteur français d’origine américaine Eddie CONSTANTINE à l’âge de 75 ans. Né le 29 octobre 1917 à Los Angeles en Californie d’un père russe et d’une mère polonaise, il se nommait réellement Edward Constantinowsky. Au début des années 1950, il entame à Hollywood une carrière d’acteur qui n’est pas une réussite et il décide alors de débarquer en France pour y essayer le cinéma mais aussi la chanson. Et, pour ce faire, il se produit dans les cabarets parisiens à la mode. Edith Piaf le remarque et lui demande de jouer à ses côtés dans la comédie musicale « La p’tite Lili ». Il commence aussi à traduire en anglais, pour la chanteuse, ses grands succès de l’époque comme « La vie en rose » ou « L’hymne à l’amour ». Mais c’est grâce au cinéma, et à son rôle de l’agent secret Lemmy Caution dans une série de films noirs, qu’il devient réellement célèbre en France. Et il profite ensuite de ce succès populaire pour revenir à sa passion pour la chanson. Et, dans ce domaine aussi, il connaît une certaine gloire avec des titres comme « Ca bardait » (1954), « Et bailler et dormir » (avec Jeff Davis en 1954), « Un enfant de la balle » (1955), « L’homme et l’enfant » (avec Tania Constantine en 1956) ou « Cigarettes, whisky et petites pépées » (1957). Dans les années 1960, Eddie Constantine va se consacrer presque exclusivement au cinéma et à son écurie de voitures de course. Et, au milieu de la décennie, il s’installe en Allemagne. Se considérant comme un véritable chanteur plutôt qu’un acteur, Eddie Constantine revient encore à la chanson en 1975 avec une chanson rythmée interprétée en français et en anglais: « Hit parade ». Il se fait ensuite plus discret à la fois au cinéma et dans la chanson. Et les dernières nouvelles que l’on reçoit de lui sont celles de son décès le 25 février 1993. L’homme n’était pas dénué d’humour comme en témoigne ci-dessous la reprise de son succès « L’homme et l’enfant » en duo avec Yves Montand à la télévision française dans une émission de Jean Nohain datée des années 1950.

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20 FEVRIER

CARLOS en 1987 (c) Thierry Rajic

20 février 1943 : Naissance, à Paris, du chanteur français CARLOS. De son vrai nom Jean-Chrisostome Dolto, cet interprète éternellement jovial était le fils de la pédiatre et psychanalyste Françoise Dolto. Après avoir tâté du métier de kiné, il est, dans les années 1960, le secrétaire et ami de Johnny Hallyday et Sylvie Vartan. C’est d’ailleurs cette dernière qui lui propose de pousser la chansonnette pour la première fois en sa compagnie dans la chanson « 2’35 de bonheur » en 1967.

Carlos enregistre ensuite quantité de chansons qui sont d’énormes succès entre 1970 et 1982: « Les pieds bleus », « Y’a des Indiens partout », « La cantine », « Tout nu et tout bronzé », « Rosalie », « Big Bisou », « Senor Météo », « Papayou » ou encore « Je suis un rigolo ». Son amitié avec Joe Dassin lui permet d’enregistrer quelques-unes de ses compositions comme « Senor Météo » ou « Le bougalou du loup-garou ». Carlos aimait rire et raconter des blagues plutôt costaudes qui lui valurent quelques soucis. Il vouait une véritable passion pour la pêche au gros et il anima des émissions télé sur ce thème sous le titre « Le gros homme et la mer ». Carlos est décédé le 17 janvier 2008 à Clichy des suites d’un cancer à l’âge de 64 ans.
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Nathalie Degand en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

20 février 1944 : Naissance, à Langres, de la chanteuse française Nathalie DEGAND qui connaît une certaine popularité à l’époque « yé-yé » entre 1963 et 1966. Son père, militaire de carrière dans l’aviation, vit en Afrique où elle se rend chaque année durant sa jeunesse. Sa mère travaille aux Nouvelles-Galeries de Caen où Nathalie débarque à l’âge de huit ans. Passionnée de musique et de chanson, la petite Nathalie chante tout le temps et, notamment, « La tantina de Burgos » d’Annie Cordy lors des repas de famille. Du coup, elle désire suivre des études artistiques mais on l’oriente vers une profession d’enseignante. A 17 ans, elle découvre une annonce dans le journal « Cinémonde » et profite de congés pour y répondre et prendre la route de Paris. Il est question d’une audition pour jeunes talents organisé par la maison de disques Pathé. Elle se retrouve dans la file des prétendants aux côtés de Michel Berger. Et, au terme des auditions, ils sont deux à signer un contrat discographique : Michel Berger et Nathalie Degand. En 1963, Nathalie enregistre ainsi son premier disque, « Maman m’a dit », adaptation d’un titre américain de Curtis Mayfiled avec lequel elle rencontre un beau succès.

Mais c’est son deuxième 45 tours qui est beaucoup plus connu: « Emporte avec toi ». Grâce à cette popularité, Nathalie Degand se retrouve en première partie des concerts de Johnny Hallyday en 1964 avec, aussi, Eric Charden, Pierre Vassiliu et Laura. L’année suivante c’est avec Salvatore Adamo que Nathalie Degand part en tournée de galas. Elle a enregistré, en tout, cinq disques entre 1963 et 1965 dont certains écrits par Jean-Jacques Debout ou Charles Dumont. En 1966, elle change de maison de disques et de nom: elle prend le pseudonyme de Zoé puis disparaît peu à peu du monde de la musique malgré la chanson « Avant qu’on ait vingt ans » écrite par Serge Lama et Yves Gilbert. Il semblerait qu’elle se soit tournée ensuite vers la peinture toujours influencée par les paysages de l’Afrique de son enfance. Aux dernières nouvelles, elle vivrait à Tinchebray, près de Flers, dans l’Orme.
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Richard Cocciante en 1982 – Photo (c) Peppe Darvia

20 février 1946 : Naissance, à Saïgon au Vietnam, de Richard COCCIANTE. Son père est italien et sa mère est française. Il vit à Saïgon jusqu’à l’âge de onze ans puis ses parents s’installent à Rome. Il apprend donc à parler l’italien tout aussi naturellement que le français. Cela l’aidera beaucoup plus tard dans sa carrière artistique. Car Richard rêve d’être chanteur. Un désir qui se réalise en 1965 lorsqu’il devient le meneur du groupe « The Nations » jusqu’en 1969. Il décide alors de se lancer seul dans l’aventure de la chanson en Italie et un premier album sort en 1972: « Mu ». Cet opus est aussi enregistré en français mais ne connait qu’un léger succès d’estime en francophonie. Ce n’est pas le cas en Italie, en Espagne et en Amérique latine où les disques de Riccardo Cocciante se vendent très bien. Le public québécois sera le premier à apprécier ses chansons en français dès 1976. Mais la France, elle, ne réagit qu’en 1978 lorsque l’artiste interprète « Marguerite » sur le plateau télé de Jacques Martin au théâtre de l’Empire à Paris. Cette chanson marque en effet le véritable départ de la carrière française de Cocciante. Une carrière qu’il mènera toujours de front avec celle qu’il a établie depuis longtemps en Italie.

Un an plus tard, le succès de « Je chante » confirme les talents d’interprète à la voix rauque de l’artiste qui enchaîne avec « Le coup de soleil » (1980), « Avec simplicité » (1981), « Vieille » (1982), « Sincérité » (1983) et « Question de feeling » en duo avec Fabienne Thibeault (1985). En 1991, il incarne le rôle de Chopin sur l’album « Sand et les romantiques », une aventure musicale signée Catherine Lara et Luc Plamondon. En 1993 et 1995, de nouveaux succès ont pour titre « Pour elle » et « Notre histoire ». Cette dernière chanson est écrite par Luc Plamondon avec qui Richard Cocciante planche alors sur un projet de comédie musicale ayant pour base le roman « Notre-Dame de Paris » de Victor Hugo. A l’automne 1998, ce spectacle voit le jour au Palais des Congrès de Paris et reste longtemps la seule comédie musicale française à obtenir un tel succès public. Quelques mois plus tard, enthousiasmé par la popularité de « Notre-Dame de Paris », Richard Cocciante s’attaque à l’adaptation en comédie musicale du « Petit Prince » de Saint-Exupéry. Le spectacle est présenté en 2002 au Casino de Paris. Depuis cette période, le chanteur n’a plus enregistré d’album original en français.
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Ophélie Winter en 2010

20 février 1974 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de la chanteuse et actrice française Ophélie WINTER. Fille du chanteur hollandais David Alexander WINTER, qui fut l’interprète du hit « Oh lady Mary » en 1969, elle enregistre un premier 45 tours à l’âge de dix ans. Mais le disque ne marche pas plus qu’un autre enregistré trois ans plus tard. En 1991, grâce à sa plastique intéressante, elle s’oriente vers le mannequinat et la publicité. Elle apparaît aussi dans quelques séries télévisées françaises destinées aux jeunes comme « Salut les musclés ». Mais la musique reste sa passion et, dès 1992, elle enregistre de nouveaux titres qui commencent à marcher un peu. Après d’autres nouvelles expériences télévisuelles, un titre fort accroche enfin l’oreille du public: « Dieu m’a donné la foi » en 1995. Elle en vend 600.000 exemplaires et est nommée pour être « révélation de l’année » aux Victoires de la Musique de février 1996.

Dans la lignée de ce premier succès, l’album « No soucy » sort en 1996 avec « Shame on U » et « Le feu qui m’attise ». Le succès est toujours au rendez-vous de son deuxième opus, « Privacy », en 1998. Les locomotives de l’album sont « Je marche à l’envers » et « Ce que je suis ». Après ces « tubes », sa carrière de chanteuse faiblit et le succès s’estompe rapidement. Mais Ophélie rebondit en se tournant vers le cinéma où elle décroche de bons rôles. En 2002, elle amorce toutefois un retour intéressant avec un nouveau succès au style très novateur: « Sache ». Puis, la blonde jeune femme revient au cinéma et à la télévision en délaissant à nouveau la musique. En 2009 pourtant, fidèle à son admiration pour le genre r’n’b, elle sort un nouvel album intitulé « Résurrection ». Mais le public n’est pas au rendez-vous. En 2012, pour la télévision française, elle tourne dans la saison 3 de « Doc Martin » aux côtés de Thierry Lhermitte. Et, deux ans plus tard, elle participe au show télévisé français « Danse avec les stars » sur la chaîne privée TF1. Fin 2019, des rumeurs dans la presse people et les réseaux sociaux font état de la détresse d’Ophélie Winter qui serait SDF et vivrait dans sa voiture. Des nouvelles qu’elle a démenties depuis mais qui cachent difficilement les gros soucis que semble véritablement connaître l’artiste.
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Betty Mars : pochette du double CD sorti chez Marianne Mélodies en 2010

20 février 1989 : Décès, à Suresnes, de la chanteuse et actrice française Betty MARS à l’âge de 44 ans. Elle était née à Paris le 30 juillet 1944. Betty Mars, de son vrai nom Yvette Baheux, a représenté la France au Concours Eurovision de la chanson 1972 avec la chanson « Comé-comédie ». Dernière d’une famille de dix enfants, cette jolie blonde prend dès son enfance des cours de danse classique, de claquettes et se forme aux métiers du cirque notamment l’acrobatie. À seize ans, elle est embauchée comme meneuse de revue à Paris, puis à Las Vegas et au Brésil. Elle se produit pendant de nombreuses années au cabaret parisien de L’Alcazar. Dans les années 1970, elle chante en duo sur scène avec Mike Brant et Alain Barrière. Durant les dernières années de sa vie, elle est régulièrement l’invitée de son ami Pascal Sevran dans son émission « La Chance aux chansons ». Son dernier 45 tours intitulé « C’est à quarante ans » date de 1987. Au moment de sa mort, elle préparait un album de chansons sur le thème de la Révolution française pour en célébrer les deux cents ans. Au cinéma, elle a joué le rôle d’Esmeralda dans le film de Michel Audiard « Bons baisers… à lundi » en 1974. Elle fut également à l’affiche du film érotique « Emilienne » en 1975 avant de tourner sous la direction de Claude Lelouch dans « Si c’était à refaire » en 1976. Enfin, elle a également prêté sa voix au personnage d’ Édith Piaf joué par Brigitte Ariel dans le film « Piaf » de Guy Casaril. Au cours des années 1980, elle est moins présente et se produit essentiellement dans des cabarets. De plus en plus malheureuse dans sa vie privée et peu à peu oubliée du métier, elle choisit de mettre fin à ses jours. Le 31 janvier 1989, sans un mot, elle se jette par la fenêtre de son domicile, à La Défense. Après trois semaines de coma, elle s’éteint le 20 février à l’hôpital Foch de Suresnes. Elle est inhumée au cimetière nouveau de Puteaux (Hauts-de-Seine) en Île-de-France. En novembre 2010, un double CD compilation de ses titres enregistrés entre 1971 et 1975 est sorti chez Marianne Mélodies (à visualiser en cliquant ICI).

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Florent Pagny en 1998

Florent Pagny en 1998

20 février 1998 : La cérémonie de remise des Victoires de la Musique se déroule sur la scène de l’Olympia à Paris, est présidée par Alain Souchon et Francis Cabrel, et est présentée par Michel Drucker. Ce dernier rappelle très souvent, au cours de la soirée, que les artistes présents sont plus nombreux cette année parce que l’organisation de la soirée a changé de mains. Et c’est vrai qu’il faut souligner la présence d’artistes issus du rap et de la techno, ainsi que de divers courants de la chanson francophone (Obispo, Pagny, Hallyday, Goldman mais aussi Catherine Ribeiro et Brigitte Fontaine). La soirée est émaillée de nombreux duos (Axelle Red et Julien Clerc, Maurane avec Zazie) et d’émouvants hommages rendus à Claude François (décédé il y a 20 ans), Dalida (décédée 10 ans plus tôt) et Barbara (décédée quelques semaines auparavant : le 24 novembre 1997). Le grand déçu de la soirée est Pascal Obispo qui, nommé à six reprises dont quatre fois pour ses propres interprétations, ne décroche finalement qu’une seule timbale grâce à Florent Pagny sacré meilleur artiste masculin de l’année et dont la chanson « Savoir aimer » voit son clip vidéo récompensé d’une Victoire.
Le palmarès des Victoires de la Musique 1997 remises le 20 février 1998 :
* Concert : Sol en Si
* Plus grand nombre d’entrées pour un spectacle : Eddy Mitchell
* Artiste féminine de l’année : Zazie
* Album « dance » de l’année : « 30 » de Laurent Garnier
* Groupe de l’année : Noir Désir
* Album de l’année : IAM
* Clip de l’année : « Savoir aimer » de Florent Pagny réalisé par Sylvain Bergère
* Album de musique traditionnelle : Dan Ar Braz
* Musique de film : Gabriel Yared pour « Le patient anglais »
* Artiste masculin de l’année : Florent Pagny
* Chanson de l’année : « L’homme pressé » de Noir Désir
* Révélation de l’année 1997 : Lara Fabian.
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16 FEVRIER

 

Jean Nohain

16 février 1900 : Naissance, à Paris, de l’auteur, producteur et présentateur de télévision Jean NOHAIN, de son vrai nom Jean-Marie Legrand. Après une jeunesse assez paisible, il décroche un diplôme d’avocat qu’il va délaisser pour devenir animateur et auteur de chansons. Il reprend alors le nom d’emprunt de son père en son honneur. Car Jean-Marie est le fils de l’écrivain et librettiste Franc-Nohain et de Marie-Madeleine Dauphin. Il est aussi le frère de l’acteur Claude Dauphin et le filleul d’Alfred Jarry. Si Jean Nohain est surtout (re)connu aujourd’hui comme parolier des chansons éternelles composées par Mireille, il fut un homme très actif dans de nombreux domaines. Sous le surnom de « Jaboune », il organise, avant la seconde guerre mondiale, des émissions de radio pour la jeunesse. Il met aussi sur pied l’opération « Reine d’un jour », qui permet à une auditrice, choisie au hasard, de vivre comme une reine le temps d’une journée. Pendant la guerre, il est blessé par une balle qui lui paralyse une partie du visage. Cela lui vaudra cette mimique particulière que Thierry Le Luron imitera pendant des années. Après la guerre, il met sur pied une émission de variétés télévisée qui deviendra mythique: « 36 chandelles ». Jean Nohain est décédé à Paris le 25 janvier 1981 à l’âge de 80 ans.

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Georges ULMER dans les années 1950 (c) Photo Star

16 février 1919 : Naissance, à Copenhague, de l’interprète danois Georges ULMER sous le vrai nom de Jørgen Frederick Ulmer. C’est curieusement en Espagne qu’il passe son enfance et qu’il pratique ses premières activités artistiques. Il écrit et compose ainsi pour le cinéma. Installé en France, il connaît un grand succès dont il signe les paroles avec Géo Koger sur une musique de Guy Luypaerts : « Pigalle ».

Enregistré à la fin de la guerre, ce cliché touristique de ce quartier parisien est l’un des airs à succès de la libération de Paris en 1945. La suite de la carrière de Georges Ulmer est faite de chansons plus discrètes mais néanmoins connues comme « Un monsieur attendait » et « Quand allons-nous nous marier ? », une sorte de chanson comic & western. Moins marquants en terme de popularité, des duos sont aussi enregistrés par Ulmer avec Arletty en 1959 et avec Mick Micheyl en 1972. Georges Ulmer décède le 29 septembre 1989 à Marseille.
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Alain Dubar en 1978 – Photo(c) Georges Spitzer

16 février 1949 : Naissance du chanteur français Alain DUBAR qui a enregistré quelques 45 tours entre 1970 et 1982. Originaire des Hauts-de-France, son premier 45 tours est produit par le Nordiste Jean Vanloo et a pour titre « Angélique ou polygamie ». Par la suite, l’artiste est encore produit par d’autres personnalités comme Orlando (« La musique peut continuer » en 1978 et « Rencontre » en 1979) et travaille avec le musicien Jean Schultheis ou encore l’ingénieur du son Bernard Estardy. Après un 45 tours enregistré à Londres (« Carol » en 1981), il commercialise ce qui reste sans doute la plus « célèbre » de ses chansons : « Toutou t’aime » sortie en 1982 et qui est un des tops du site internet « Bide & Musique ». En 1995, il compose les musiques d’une série d’émissions de télévision consacrées par France 3 à la cuisine traditionnelle du Nord/Pas-de-Calais : « Goûtez-moi ça ». Aux dernières nouvelles, Alain se serait retiré des « affaires musicales » et vivrait dans le Nord de la France d’où il est originaire.

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Joël Prévost en 1985 – Photo (c) Robert Donat

16 février 1950 : Naissance du chanteur français Joël PREVOST à Narbonne sous le nom de Richard-Jacques Bonay. Abandonné dès sa naissance, il est adopté par une famille du nord de la France et est élevé à Trith-Saint-Léger sous le nom de Jean-Luc Potaux. Dans la grisaille du paysage ambiant, le petit Jean-Luc s’évade dès qu’il peut en écoutant des chansons. A treize ans, avec des copains, il crée un groupe de style « yé-yé »: « Les Elites ». Ensemble, ils animent bon nombre de soirées dans la région du Nord. Puis, Jean-Luc rejoint de nombreuses formations musicales qui ont pour chef Léo André, Robert Trébor et Jack Defer entre autres. Il a 17 ans quand il se présente au concours de « L’écran de la chance » de Jean Nohain qu’il gagne. Cela lui permet d’enregistrer un premier disque et de participer au « Jeu de la chance » au cours de Télé-Dimanche avec Raymond Marcillac. En 1969, il effectue une tournée sur les plages de la côte d’Opale. Un an plus tard, il s’installe à Paris où il est engagé dans la comédie musicale « Hair » au théâtre de la Porte Saint-Martin. En 1972, il signe un contrat avec CBS Records qui lui permet d’enregistrer une série de 45 tours sous le pseudonyme de Joël Prévost. Il connaît un beau succès en 1973 avec « Amélie Granville ». Le chanteur participe alors à des tournées avec Serge Gainsbourg, Mike Brant, Michèle Torr et Serge Lama. En 1977, il se présente à l’éliminatoire française du concours Eurovision de la chanson avec « Pour oublier Barbara » mais il n’est pas sélectionné. Il y arrive cependant un an plus tard et l’artiste représente ainsi la France au concours Eurovision de la chanson qui a lieu à Paris le 22 avril 1978. Il y interprète « Il y aura toujours des violons » et il se classe troisième juste derrière le Belge Jean Vallée (« L’amour ça fait chanter la vie »).

En 1980, Joël Prévost est à l’affiche de l’Olympia de Paris en vedette. Ensuite, il part pour l’Afrique par amour pour une Ougandaise qui devient sa femme. En 1994, il commercialise un disque, « Femme-enfant », dont le clip vidéo est tourné à l’île Maurice dans l’océan Indien. Dès 1996, il entame la tournée des centres culturels français en Afrique du Sud, en Tanzanie, au Kenya, au Sénégal ou au Mali. Mais ça va se gâter en Gambie où il se retrouve mêlé à une sombre histoire d’escroquerie et de vols qu’il conteste toujours fermement. Il reste quand même trois ans et six mois en prison. Il revient en France début 2009 et, un an plus tard, il reprend la route avec un spectacle créé en Afrique sur la vie de Jacques Brel. En mars 2011, il publie son autobiographie, « Les passerelles invisibles », et un premier roman : « Le soleil des loups ». Il enregistre aussi un nouvel album intitulé « Reviens sur terre » qui sort en septembre 2011. Un mois plus tard, il effectue son retour sur scène à l’Alhambra de Paris. Le 17 septembre 2017, l’artiste fête ses 50 ans de chanson sur la scène du théâtre des Forges à Trith-Saint-Léger dans les Hauts-de-France. Il y rend hommage aux grands chanteurs français : Jacques Brel, Gilbert Bécaud, Jean-Jacques Goldman, Jean Ferrat, Renaud, Alain Souchon, etc.
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15 FEVRIER

 

Georgette Lemaire en 1966 – Photo (c) Patrick Bertrand

15 février 1943 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Georgette LEMAIRE. Elle vit une enfance modeste et des études plutôt bonnes et se passionne très vite pour la chanson. Tous les dimanches, elle chante à Saint-Ouen, dans la banlieue de Paris, des « monuments » réalistes comme « Le Dénicheur » par exemple. Sur le conseil de sa maman, Georgette s’inscrit, en 1965, au célèbre « Jeu de la chance ». Pendant cinq semaines et à la demande du public, elle revient de dimanche en dimanche dans cette émission télévisée française de Raymond Marcillac. Elle décroche un contrat avec la maison de disques Philips. Un an plus tard, Barclay engage une autre lauréate du même concours: Mireille Mathieu. Les deux chanteuses à l’organe puissant seront souvent mises en opposition. Mireille privilégie sa carrière avant tout. Georgette épouse un certain Daniel dont elle aura deux fils. Les premiers succès de Georgette Lemaire sont signés par Charles Dumont: « A faire l’amour sans amour » et « Et si c’était vrai ». Sa première tournée d’été est un beau succès. En 1967, elle est à l’affiche de Bobino en vedette américaine de Georges Brassens. Un an plus tard, elle passe à l’Olympia de Paris en première partie d’Enrico Macias. C’est à ce moment qu’elle enregistre une chanson signée par Jean-Jacques Debout et Pascal Sevran: « Vous étiez belle, madame », un carton.

Divorcée de son premier mari, elle épouse alors son pianiste Bob Sellers qui sera le père de son troisième enfant en 1969, année où elle passe en vedette lors d’un Musicorama à l’Olympia de Paris. C’est en 1969 aussi qu’elle enregistre un de ses plus grands succès sur le mode valse: « Des millions d’amoureux ». Les décennies suivantes sont moins exaltantes pour Georgette. Elle est, en 1976, invitée d’honneur dans un spectacle de Julio Iglesias à l’Olympia. En 1980, elle sort un album avec dix chansons composées par Charles Aznavour. En 1986, elle est faite chevalier des Arts et Lettres par le ministre de la culture français Jack Lang. En 1989, son amitié avec le Président de la république française François Mitterrand lui permet d’obtenir un poste de chargée de mission. Les années passent et, en 2009, un nouvel album intitulé « Inoubliable » sort avec dix titres inédits. Dans la foulée, en 2010, Georgette Lemaire rejoint la saison 5 de la tournée « Âge tendre et Têtes de bois » où elle rejoint Charles Dumont mais aussi Michelle Torr, Sheila et Hervé Vilard. En 2014, la chanteuse retrouve le chemin des studios pour enregistrer l’album « Paris Jazz » qui, comme son nom l’indique, lui permet d’interpréter des reprises en jazz de chansons évoquant Paris: « Mademoiselle de Paris », « Les grands boulevards », « Pigalle », « Sous le ciel de Paris », « Un gamin de Paris », « La complainte de la butte », etc.
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Emile Wandelmer en 1990

15 février 1949 : Naissance, à Rabastens, du chanteur et musicien français Emile WANDELMER. C’est d’abord dans un groupe de bal que le jeune Emile se fait engager en 1966: les Goldfingers. Les soirées se multiplient dans la région de Toulouse et les musiciens vivent bien de cette aventure. Au début des années 1980 toutefois, la tentation est de plus en plus forte pour eux de présenter leurs compositions propres. En 1984, ils franchissent le pas en enregistrant, sous le nom de Gold, un premier 45 tours: « Plus près des étoiles ».

Ce titre est d’emblée un énorme succès. Les galas, mais aussi la promotion et les passages en radio et en télé, deviennent de plus en plus nombreux. La formation d’Emile n’en reste pas là et enregistre d’autres « tubes » comme « Capitaine abandonné », « Ville de lumière », « Calicoba » ou « Rio de janvier ». En 1990, alors que le succès du groupe périclite, Emile décide de quitter « Gold ». Le groupe poursuit son chemin sans son chanteur mais, sans lui, il ne sera plus jamais ce qu’il fut: une formation populaire. Emile Wandelmer, quant à lui, s’essaie à une carrière solo et se paie le luxe d’un premier album enregistré à Los Angeles avec de grandes pointures de la musique californienne. Le disque ne répond pas à ses attentes et le public n’y retrouve pas le chanteur de « Gold ». Après de nombreuses autres aventures musicales, Emile finit par former avec Mario, un copain musicien du groupe « Images », le concept « Emile & Images ». Nous sommes en 1999 et, surfant sur la vague nostalgique des années 1980, une compilation est enregistrée avec les « tubes » de chacun des deux groupes puisque « Images » avait connu de grands succès comme, entre autres, « Les démons de minuit » ou « Maîtresse ». Un medley est aussi sur toutes les ondes: « Jusqu’au bout de la nuit ». Les albums plus personnels d’Emile Wandelmer qui suivent n’obtiennent jamais le même succès malgré des chansons signées Goldman ou Le Forestier. Avec « Emile & Images », le chanteur revient sur scène dans le cadre de tournées nostalgiques comme « RFM Party 80 » en 2012.
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Nathalie Lhermitte en 1986 – Photo (c) Claude Caudron

15 février 1966 : Naissance de la chanteuse française Nathalie LHERMITTE ou LERMITTE. Son père est alors pianiste et accordéoniste mais aussi chef d’orchestre d’une formation régionale picarde : « Les Sunshines ». Dès l’âge de six ans, elle rejoint son père sur scène pour chanter avec son groupe de variétés rock. Tous les samedis soir, elle chante ainsi sur scène jusqu’à l’age de seize ans. A 12 ans, elle enregistre un tout premier disque où figure une chanson écrite par son père : « Magic plane ». Elle interprète d’ailleurs ce titre dans l’émission télévisée de FR3 « Les jeux de 20 heures » sous le simple nom de Nathalie. A seize ans, elle part à Paris pour terminer ses études dans un lycée où elle apprend des rudiments de comédie qui vont lui permettre de décrocher un petit rôle dans un téléfilm. Mais c’est aussi à ce moment qu’elle rencontre l’auteure Vlyne Buggy et l’animateur-compositeur Julien Lepers qui viennent tout juste tous les deux de signer le tube « Pour le plaisir » d’Herbert Léonard. Ensemble, ils lui proposent d’enregistrer un premier 45 tours sous le nom de Nathalie Lhermitte en 1982 avec la chanson intitulée « Il y a des jours comme ça ».

Nathalie sort ensuite un disque en duo avec Herbert en 1983 avec le titre « Tendrement ». Fin 1984, elle assure, avec Herbert Léonard, la première partie des spectacles de Michel Leeb à l’Olympia de Paris. D’autres vinyles sont ensuite commercialisés jusqu’en 1987 avec un succès très limité. 1989 va marquer pour Nathalie ses premiers pas dans la comédie musicale: elle joue le rôle de Cristal dans « Starmania » pendant trois ans au théâtre Marigny à Paris mais aussi à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Quelques mois après, elle tient le rôle de Wendy dans « Peter Pan » au Casino de Paris. Au milieu des années 1990, elle séjourne près de deux ans en Angleterre où elle peaufine son expérience artistique et musicale. En 1997, on la retrouve dans le spectacle « Piaf je t’aime » au théâtre Comédia. Elle y incarne la chanteuse. Son nom a perdu son « H » et Lhermitte est devenu Lermitte. En 2002, elle est Oliver Twist dans la comédie musicale tirée du roman de Charles Dickens. En 2003, elle participe aux « lumières du Music Hall » où elle évoque sur scène Edith Piaf, Jacques Brel, Charles Trenet et Georges Brassens. Piaf lui colle d’ailleurs à la peau puisque, à la fin des années 2000, elle monte seule le spectacle « Piaf en rose et noir ». Entre 2010 et 2013, elle participe régulièrement à l’émission télé « Chabada » sur France 3 avec Daniela Lumbroso. Elle y évoque notamment Edith Piaf chaque semaine à l’approche du 50e anniversaire de sa disparition. Entre 2015 et 2018, elle fait partie de la troupe de « La Petite Fille Aux Allumettes » au Théâtre du Palais-Royal à Paris. En 2015, elle interprète une chanson d’hommage à Piaf qui lui est tout spécialement écrite et composée par Frédéric Zeitoun et Francis Lai. C’est le point de départ de l’écriture d’un nouveau spectacle intitulé « Piaf, ombres et lumière » qu’elle présente jusqu’en 2017. Cette année-là, elle monte et propose une nouvelle aventure musicale autour des grandes chansons célèbres : « Tubes forever ». Mais c’est encore avec le personnage d’Edith Piaf que Nathalie Lermitte s’envole vers le Brésil (en 2018) ou Dubaï et la Chine (en 2019) en participant à « Piaf, the show ».
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Axelle RED en 2010

15 février 1968 : Naissance, à Hasselt, de la chanteuse belge Axelle RED, de son vrai nom Fabienne Demal. Son père est avocat de profession et homme politique communal (échevin du parti de centre droit Open-VLD) à Hasselt. Elle débute dans la chanson à l’âge de quinze ans sous le pseudonyme de Fabby et enregistre, en anglais, les 45-tours « Little girls » en 1983 puis « Back to Tokyo » en 1985. Elle change ensuite de pseudo et devient Axelle pour connaître un gros succès en Belgique en 1989: « Kennedy Boulevard » qu’elle ne remonte pas autant que les bretelles de son top dans le clip ci-dessous…

Cette chanson est suivie d’un autre hit, toujours en Belgique: « Aretha et moi » qui, déjà, marque la passion de la jeune artiste pour la soul music. Son premier succès au delà des frontières belges date de 1993: c’est « Sensualité ». Devenue Axelle Red, avec une chevelure rousse et un diplôme en droit, elle entame alors véritablement une carrière jallonée de « tubes »: « Elle danse seule », « Je t’attends », « Le monde tourne mal », « Ma prière », « Rester femme », « Ce matin », « Parce que c’est toi », « Temps pour nous », « Naïve », etc. En 2002, à la suite des attentats du World Trade Center à New York, elle enregistre un duo avec Renaud : « Manhattan Kaboul ». Sa passion pour la soul music et le rhythm and blues l’amènent à commercialiser un double album en anglais en 2009. Cet album, encensé par les spécialistes du genre, l’éloigne cependant un peu de son public de base qui continue toutefois à la suivre lors des concerts où Axelle Red s’affirme de jour en jour. Parallèlement à ses activités artistiques, Axelle est ambassadrice auprès de l’Unicef et s’intéresse surtout aux problèmes des femmes dans le monde. Son engagement lui permet de recevoir le titre de « commandeur de l’ordre de la Couronne » de Belgique des mains du roi Albert II en 2007. C’est la deuxième distinction qu’elle reçoit après celle de « chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres » en France un an plus tôt. Axelle est récompensée à Paris par les Victoires de la Musique en 1999 et 2003. Elle est la maman de trois filles. En 2013, la chanteuse commercialise un nouvel album en français intitulé « Rouge ardent » qui, en renouant avec la tradition musicale de ses grands succès, ne réussit toutefois pas à retrouver la popularité de ses chansons d’antan. Fin 2015, sort « Acoustic », le premier album sur lequel Axelle Red reprend en toute simplicité ses tubes et d’autres titres qui auraient dû être des singles. La tournée du même nom propose cette formule aux spectateurs belges, français, suisses et québecois en 2016. Un nouvel album est en chantier en 2017 et une chanson en est extraite pour être distribuée aux médias ainsi que pour être téléchargée sur le web: « Who’s gonna help you » qui, malgré son titre en anglais, est rédigée en français sur une mélodie et un rythme électro. Cet opus en français est mise en vente en 2018 et a pour titre « Exil ». En mars 2019, le succès radiophonique est véritablement de retour pour Axelle à l’occasion de la sortie d’un duo avec le chanteur français Ycare : « D’autres que nous ». En 2020, Axelle Red poursuit inlassablement sa tournée de concerts (« Electro acoustic tour ») qui l’amène dans de nombreuses petites salles de Belgique et d’ailleurs.
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15 février 1982 : Naissance, à Cosne-Cours-sur-Loire dans la Nièvre, de la chanteuse française Elodie FREGE. Après une enfance marquée par la musique et la danse, et un brevet de guitare classique en 1998, elle fait partie de la promotion 2003 de la Star Academy saison 3. Elle gagne ainsi l’opportunité d’enregistrer un premier album qui se vend à 150.000 exemplaires. Le premier single qui en est extrait est un « tube »: « De l’eau ». L’album suivant, en 2006, est marqué par le succès de « La ceinture » mais ne réitère pas le score de son prédécesseur. Le 4 octobre 2010 sort son troisième album: « La fille de l’après-midi ». Entretemps, Elodie s’est aussi lancée dans le cinéma avec un rôle dans le film « Potiche » de François Ozon en 2010. En juin 2013, Elodie Frégé sort son quatrième album intitulé « Amuse bouches » et elle bénéficie, à partir de la rentrée de la même année, de quelques passages, remarqués par son élégance glamour, à la télévision française. Depuis lors, Elodie Frégé est passée maître(sse) dans l’art d’être présente dans la majorité des albums d’hommage enregistrés par des artistes français (Claude François, Alain Chamfort, Walt Disney, Renaud…) et dans un maximum d’émissions de télévision.
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Pierre Bachelet en 1992 – Photo (c) Henry Leutwyler

15 février 2005 : Décès, à Suresnes, du compositeur et chanteur français Pierre BACHELET des suites d’un cancer du poumon. Né à Paris le 25 mai 1944, il se fait d’abord connaître pour la musique des films érotiques « Emmanuelle » ou « Histoires d’O » au milieu des années 1970. Il se tourne ensuite progressivement vers la chanson et connaît un « tube » estival en 1975 avec « L’Atlantique ». Mais il lui faut attendre la décennie suivante pour s’imposer en tant que chanteur avec « Elle est d’ailleurs » (1981) et, surtout, « Les corons » (1982). Jusqu’à la date de sa mort, il enregistre régulièrement des disques et de nombreux succès: « En l’an 2001 », « Marionnettiste », « Vingt ans », »Pleure pas Boulou », « Flo » (en duo avec Florence Arthaud), etc. Son dernier album est un hommage à Jacques Brel dont il reprend, d’une manière très personnelle, les chansons de son choix. En 2008, son épouse perpétue l’oeuvre de Pierre Bachelet en commercialisant un album ultime de chansons mixées et finalisées de manière posthume: « Essaye ». On y trouve une version très étonnante des « Corons » enregistrée avec le choeur des supporters de foot du RC Lens.
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5 FEVRIER

Michel Algay

5 février 1951 : Naissance du producteur de spectacles français Michel ALGAY. Originaire de Lyon, Michel décroche l’opportunité de devenir stagiaire caméraman à l’ORTF (Office de Radiodiffusion et de Télévision Français) de sa ville en 1969. Il réalise alors aussi des photos pour le journal « Le Progrès » et pour différents autres supports comme « Lyon Poche » ou « Hebdo Lyon ». Il commence alors à côtoyer le milieu artistique et organise ses premiers concerts. Mais il devient vraiment producteur de spectacles lorsqu’il décide de mettre sur pied l’une des premières tournées de Serge Lama en 1972. Le 11 février 1973, c’est lui qui permet à Serge Lama de se produire à l’Olympia de Paris le jour de ses 30 ans, avec Maxime Le Forestier en lever de rideau. La même année, il s’occupe des plannings de concerts pour Léo Ferré mais aussi pour Claude Nougaro, Jacques Higelin et Serge Reggiani. Michel Algay diversifie ensuite ses activités en se consacrant à la publicité pour le cinéma, des pièces de théâtre et des spectacles de danse. En 1978, il crée le festival des Nuits de Fourvière à Lyon. Puis, au milieu des années 1980, l’homme produit des grands spectacles conceptuels comme des tournées du Cirque de Pékin, les Choeurs de l’Armée Rouge et les Valses de Vienne. A cette époque, il est de ceux qui participent à un débat télévisé très houleux sur la chanson française au cours de l’émission « Droit de réponse » de Michel Polac sur la chaîne privée française TF1. Après avoir convaincu le célèbre chorégraphe Maurice Béjart de produire sa troupe dans les Zénith de France, Michel Algay met sur pied des spectacles-exhibitions de patinage avec les Duchesnay et Philippe Candeloro entre autres. A la fin des années 1990, il s’occupe de nombreux artistes: Ivan Rebroff, Annie Cordy, Pascal Sevran, Michèle Torr, Demis Roussos, le Golden Gate Quartet, Pascal Brunner, Patrick Sébastien, Daniel Guichard, Georges Chelon, Lény Escudéro, Claude Barzotti, Richard Anthony ou encore Frank Michaël. En 2006, Michel Algay crée le concept des concerts « Age tendre et tête de bois » qui permettent au public de retrouver, sur scène et dans de grandes salles, les idoles des années 1960 et 1970. Pendant dix ans, des artistes comme Dave, Hervé Vilard, Sheila, Marie-Myriam, Julie Pietri, les Surfs, Pierre Charby, Michel Orso et plein d’autres vont se succéder pour y interpréter leurs plus grands succès en l’espace de dix à quinze minutes chacun. La tournée attire près de 500.000 spectateurs par an et est présentée, selon les éditions, par des personnalités diverses comme Denise Fabre, Christian Morin, Didier Gustin, Julien Lepers, Sophie Darel, Pierre Douglas, etc.

Au terme de la huitième saison du spectacle, Michel Algay décide d’abandonner le concept pour un autre annoncé plus « porteur »: « Rendez-vous avec les stars » présenté par Patrick Sabatier en 2014. Les vedettes participantes ont pour nom Hugues Aufray, Petula Clark, Philippe Lavil, Plastic Bertrand, etc. Mais cette tournée-là n’obtient pas le succès espéré et des soucis financiers obligent le producteur à déposer le bilan. Le 1er juin 2015, on apprend que sa société est déclarée en faillite suite à une dette de trois millions d’euros envers la SACEM, la société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique français. A la rentrée 2015, la 10e édition de la tournée nostalgique « Age tendre et tête de bois » est finalement remise sur pied par un nouveau producteur qui a pour nom Christophe Dechavanne.
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Daniel Balavoine en 1983

5 février 1952 : Naissance, à Alençon, du chanteur français Daniel BALAVOINE. Entouré de ses parents ainsi que de ses deux soeurs et trois frères, Daniel passe son enfance dans le Sud-Ouest de la France. Son père, ingénieur, est muté en Algérie et Daniel se retrouve en pension au moment où ses parents se séparent. Lycéen à Pau, il est très concerné par les événements de mai 1968. Mais la politique le décevant, il se tourne vers la musique en se consacrant au rock. En 1971, il décide de partir à Paris pour y présenter le travail musical réalisé avec quelques potes. Cela ne convainc pas mais, par contre, il est retenu pour remplacer le chanteur du groupe « Présence ». Il enregistre un premier 45 tours en solo qui est loin d’être un succès et il quitte « Présence » en 1972. Les expériences musicales se multiplient: participation à l’opéra-rock « La révolution française » et, en tant que choriste, à la tournée de Patrick Juvet en 1974. Chanteur pour lequel il écrit aussi quelques chansons. Le producteur Léo Missir remarque sa voix particulière et accepte de lui signer un contrat pour trois albums. Le premier de ces albums sort en 1975 dans l’indifférence générale. Le deuxième a pour titre « Les Aventures de Simon et Gunther » (en 1977) et l’une des chansons, « Lady Marlène », passe bien à la radio.

Michel Berger est étonné par cette voix haut perchée et lui propose le rôle de Johnny Rockfort dans « Starmania » en 1978. Son « SOS d’un terrien en détresse » reste gravé dans bien des mémoires. Au même moment, Daniel Balavoine enregistre son troisième album qui est celui de la découverte et du succès: « Le chanteur ». La suite, vous la connaissez sûrement: pendant les sept années qui vont suivre, Daniel va enchaîner tube sur tube en sortant les six albums de sa trop courte carrière. Citons « Lucie », « Me laisse pas m’en aller », « Tu me plais beaucoup », « Mon fils ma bataille », « Je ne suis pas un héros », « La vie ne m’apprend rien », « Vivre ou survivre », « Vendeur de larmes », « Pour la femme veuve qui s’éveille », « Dieu que c’est beau », « L’Aziza », « Tous les cris les SOS » et « Sauver l’amour ». Balavoine est « le » chanteur électro-pop-rock français des années 1980. Mais il est aussi l’homme des coups de gueule et le porte-parole de la jeunesse française face au futur président français François Mitterrand en pleine campagne électorale en 1980. Et il est, enfin, un homme au grand coeur qui ne peut mener à son terme le projet humanitaire pour lequel il part en Afrique en marge du rallye « Paris-Dakar ». Le 14 janvier 1986 en effet, Daniel Balavoine meurt au cours d’un accident d’hélicoptère dans le désert au Mali.
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En 2002

5 février 1981 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Julie ZENATTI. Alors qu’elle apprend le piano et qu’elle chante spontanément depuis qu’elle est toute petite, elle est remarquée à l’âge de treize ans par un directeur artistique alors qu’elle est en vacances et chante dans un karaoké. Elle suit des cours au Studio des Variétés de Paris et elle enregistre deux chansons à Londres sous la direction de Lenny Kravitz. Mais la pression est trop forte pour la jeune Julie et le contrat est alors rompu. Commençant à faire connaître ses capacités vocales, la demoiselle enregistre, à quatorze ans, la bande originale du film d’animation « Princesse Starla et les Joyaux Magiques » diffusé sur la chaîne de télé publique France 3. Deux ans plus tard, en 1997, Julie se présente aux auditions de la comédie musicale de Luc Plamondon et Richard Cocciante d’après Victor Hugo: « Notre-Dame de Paris ». Elle est sélectionnée mais, jugée trop jeune pour prendre le rôle d’Esmeralda, la production lui confie celui de Fleur-de-Lys. Toujours lycéenne, la chanteuse doit se résoudre à quitter les études en 1998 pour entamer les spectacles parisiens et la tournée, en France et à l’étranger, de la comédie musicale qui obtient un énorme succès. Un an plus tard, elle finit par reprendre le rôle d’Esmeralda en alternance avec Hélène Ségara. En 2000, dans la foulée du succès de « Notre-Dame de Paris », elle enregistre et sort un premier album chez Columbia: « Fragile ». Le titre « Si je m’en sors », signé par Patrick Fiori, est un grand succès de vente avec 150.000 exemplaires écoulés.

Julie Zénatti commence à se produire sur scène avec ses propres chansons en lever de rideau des concerts de Garou, Pascal Obispo ou Patrick Bruel entre autres. Un deuxième opus est commercialisé en 2002 et, cette fois, la chanteuse écrit et compose la plupart des titres avec Patrick Fiori. Elle se lance alors dans une grande tournée qui se termine à Paris, au Trianon, en octobre 2004. C’est à ce moment que son troisième album, « Comme vous », est mis sur le marché. Il est le fruit du travail de plusieurs artistes dont Fiori, Goldman, Lionel Florence et Axel Bauer. Julie écrit aussi des chansons pour d’autres comme Grégory Lemarchal ou Chimène Badi. L’artiste change alors de cap et d’univers musical, grâce à Akhenaton et MC Solaar, pour son quatrième album, « La boîte de Pandore », qui est dans les bacs en 2007. Julie s’y affirme plus comme une chanteuse-comédienne qui part sur les routes dans une tournée qui évoque le thème du cirque. Deux ans plus tard, elle est membre du jury de la version française de l’émission télé pour jeunes talents « X Factor ». En 2010, l’album « Plus de diva » fait revenir Julie Zénatti à des chansons plus vocales et pop symphoniques. Le succès public est mitigé malgré l’excellent travail d’arrangeur de Frédéric Chateau, alias Asdorve. En décembre 2011, Julie retrouve Fiori, Ségara, Garou, Mervil, Pelletier et Lavoie pour rechanter avec eux les succès de « Notre-Dame de Paris » sur la scène parisienne de Bercy. Au début de l’année 2013, Julie Zénatti enregistre en public quelques chansons piano-voix qu’elle grave sur un CD intitulé « Quelque part… ». Et puis, elle interprète la chanson « Laisse-la rêver » avec Roch Voisine sur l’album de ce dernier qui a pour titre « Duophonique ». A la fin 2013, Julie apparaît dans de nombreuses émissions de la télé française et notamment, en compagnie de Sofia Essaïdi, lors de la retransmission de la « Fête de la Tolérance » enregistrée à Agadir au Maroc. En 2014, elle enregistre la chanson « D’où je viens » qui précède l’album « Blanc » qui sort en mars 2015. Cet opus est le fruit du travail réalisé par Da Silva notamment. En janvier 2017, elle apparaît aux côtés de Chimène Badi dans une émission télévisée française de la chaîne privée TF1 « Cette soirée-là » pour interpréter en duo la chanson « Zina ici ou là-bas » tirée de l’album « Méditerranéennes ». Fin 2017, les deux artistes mènent à bien le projet d’entamer une tournée de concerts ensemble. Le début de cette dernière est prévu le 3 février 2018 au Bataclan à Paris.
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4 FEVRIER

Jacques Prévert

4 février 1900 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, du poète, scénariste, auteur et écrivain français Jacques PREVERT. Surtout connu comme poète, Jacques Prévert s’illustre aussi en écrivant quelques-unes des plus belles pages de la chanson française. Sur une musique de Joszef Kosma, il écrit ainsi les éternelles « Feuilles Mortes » néanmoins immortalisées par Yves Montand.

Mais bien d’autres poèmes et textes de Prévert deviennent des chansons voire des succès inoubliables: « En sortant de l’école », « Sanguine » (Montand), « Les enfants qui s’aiment » (Juliette Gréco), ou « Barbara » (Les Frères Jacques). Jacques Prévert décède le 11 avril 1977 à Omonville-la-Petite (Manche – France).
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Pochette du 45 tours de BILLY en 1984

4 février 1972 : Naissance, à Châtenay-Malabry, du chanteur français BILLY sous le nom de Laurent Bitan. Dans les années 1980, il est la mascotte du groupe « Les Forbans ». Il enregistre d’ailleurs un 33 tours en solo avec des chansons composées et écrites par l’équipe des Forbans dont Jean Lahcène. Il s’agit surtout alors, sans mauvais jeu de mots, de « rock à Billy » en français. Pendant dix ans, entre 1982 et 1992, Billy commercialise un certain nombre de 45 tours à succès qui se vendent à plus de deux millions d’exemplaires: « Au temps des surprises-parties », « Le Rock à Billy », « Tous les samedis soir », « Bye Bye », « OK les filles » et « T’es ma nana ». Aujourd’hui, Billy travaille pour une société d’informatique et son amour pour la musique est resté intact. On le voit à la fin des années 2000 dans l’emission télé « Pop Job » sur Virgin 17. En octobre 2012, il donne un concert à Paris au théâtre de la Reine Blanche. Et, deux ans plus tard, il commercialise, sous le nom de Laurent Billy, uniquement sur internet et en version digitale, un nouvel album intitulé « Musicienne ».

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Pierre Dudan en 1968

4 février 1984 : Décès, à Épalinges dans la banlieue de Lausanne, du chanteur suisse Pierre DUDAN. Né le 1er février 1916 à Moscou, le petit Pierre a moins de 20 mois quand la révolution bolchévique éclate. Ses parents fuient vers la Suisse. A l’âge de seize ans, il crée le premier « Hot-Club lausannois » et chante au « Cabaret du Bonnet d’Ane ». En 1936, il est à Paris comme pianiste au « Bœuf sur le Toit » et au « Lapin à Gil ». Là, il compose une chanson pour Lucienne Boyer: « Parti sans laisser d’adresse » qui est un succès. La guerre éclate et il revient en Suisse où il se fait connaître en interprétant, en 1940, « Le café au lait au lit ». Après la guerre, Pierre Dudan chante dans des cabarets du monde entier. Il vit ensuite un moment au Canada avant de revenir en Suisse, malade. En 1977, il reçoit le Grand prix international « In Honorem » du disque de l’Académie Charles-Cros. Parmi les succès écrits par Pierre Dudan, on peut citer « Ciel de Paris » ou « Clopin-clopant » (interprété notamment aussi par Henri salvador et Yves Montand) sur une musique de Bruno Coquatrix. Il a aussi tourné dans 37 films, a joué dans des pièces de théâtre et écrit une trentaine de livres. A la fin de sa vie, Pierre Dudan s’est rapproché du courant français national-catholique.

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4 février 1985 : Naissance, au Mans, de la chanteuse française LESLIE. Leslie Bourgouin de son vrai nom passe son enfance entre le Gabon et le Togo. Adolescente, elle trouve quelques boulots dans des maisons de jeunes de la ville du Mans. Elle parvient ainsi à y réaliser des maquettes de chansons. C’est l’émission de la chaîne de télé privée française M6 « Graines de star » qui la révèle au public français en 2001. Son premier single, « Le Bon Choix », se vend à 300.000 exemplaires.

D’autres titres vont suivre qui marchent bien également: « Je suis et je resterai », « Pardonner ». En 2004, elle épouse Kore, du duo Kore & Scalp, avec qui elle travaille pour son deuxième album. Après une pause de deux ans, elle sort son troisième album: « L’amour en vol ». En 2008, elle reprend « Mise au point » de Jakie Quartz. Puis, fin 2009, le single « Tout sur mon père » précède de quelques mois la sortie de l’album intitulé « A la recherche du bonheur ». En 2012, Leslie commercialise un single intitulé « Des mots invincibles ». Le cinquième album de Leslie, « Les Enfants de l’orage » sort le jour des 28 ans de l’artiste: le 4 Février 2013. Aux dernières nouvelles, Leslie est devenue la maman d’un petit garçon en 2015. Elle se consacre aussi à l’écriture de textes pour d’autres artistes chanteurs.
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Robi

4 février 2013 : Sortie de l’album de la chanteuse de rock française ROBI : « L’hiver et la joie ». Née à Nice sous le nom de Chloé Robineau, elle s’installe à Paris à 18 ans après avoir vécu au Nigeria, au Sénégal, à Madagascar et à La Réunion. Elle entame des cours de théâtre avant de rencontrer des musiciens qui l’orientent vers la chanson. C’est ainsi qu’elle enregistre, en 2011, un CD de 6 titres sous le pseudonyme de Robi. Finaliste du concours des « inRocKs lab », elle se fait remarquer et assure les premières parties des concerts de Jean-Louis Murat, de Dominique A et d’Arno en 2012. A 32 ans, elle sort son premier album, « L’hiver et la joie » qui est auto-produit et qui contient un duo partagé avec Dominique A : « Ma route ».
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2 FEVRIER

 

2 février 1944 : Naissance, à Matane au Québec, de Marc HAMILTON, l’interprète du grand succès de 1971: « Comme j’ai toujours envie d’aimer ». Cette chanson est souvent attribuée, à tort, à Jean-François Michaël (l’interprète de « Adieu Jolie Candy ») qui la chante sur scène. Malgré la difficulté de se maintenir après un tel tube et des problèmes de drogue et d’alcool, le chanteur canadien poursuit sa route en enregistrant plusieurs albums dont, en 2003, un disque de reprises de Charles Aznavour. La même année, il est intronisé par la SOCAN, la société canadienne d’auteurs et compositeurs, dans la catégorie « Grands Classiques de la chanson québécoise ». Quelques mois plus tard, il publie, au Québec, un livre au titre évocateur par rapport au succès de « Comme j’ai toujours envie d’aimer »: « La chanson qui m’a tué ». En janvier 2007, il rejoint le Panthéon des auteurs-compositeurs canadiens. S’il est surtout connu en Europe francophone pour une seule chanson, Marc Hamilton a pourtant multiplié les activités artistiques au Canada: écriture de comédies musicales, composition de musiques de films, mise en scène, production de plusieurs artistes québécois et internationaux, ingénieur du son et monteur de films. Pendant trois ans, il dirige aussi une salle de spectacles dont il s’occupe de l’aspect artistique, de l’éclairage et de la production. Marc Hamilton dirige aussi, un moment, l’Orchestre de l’Opéra national de Paris et travaille avec des personnalités comme Gérard Manset ou Ennio Morricone. En 2011, avec Michel J. Grenier, il ouvre la « Maison Marc Hamilton » à Saint-Mathieu-du-Parc en Mauricie. Il s’agit d’un endroit en pleine nature où les auteurs, compositeurs et interprètes indépendants peuvent se reposer, écrire, composer, enregistrer et diffuser leurs créations en bénéficiant gratuitement d’un encadrement approprié. En juin 2013, l’artiste interprète son grand succès au cours de l’émission télévisée française de Patrick Sébastien « Les années bonheur ». Depuis, il est question de l’enregistrement d’un nouvel album pour Marc Hamilton.

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Mike Brant – Photo (c) Bernard Leloup

2 février 1947 : Naissance, à Nicosie sur l’île de Chypre, de l’interprète israélien Mike BRANT. Le petit Moshe (son vrai prénom) est muet jusqu’à l’âge de cinq ans et il se dit que la voix de Mike doit finalement sa particularité à cette situation. A onze ans, il chante dans la chorale de son école à Haïfa en Israël. Entre 1964 et 1968, il est chanteur d’orchestre dans les grands hotels pour touristes des pays de la région. Et c’est dans un night club de Téhéran que Carlos et Sylvie Vartan le remarquent. Sur leur proposition, Mike débarque à Paris en 1969 sans connaître un mot de français. C’est Carlos qui l’héberge d’abord et qui lui permet de chanter dans des clubs parisiens. Il y rencontre le compositeur Jean Renard qui, très vite, tombe sous le charme de cette voix et de ce physique hors du commun. Jean Renard écrit et compose « Laisse-moi t’aimer » que l’interprète enregistre phonétiquement. C’est d’emblée un énorme succès.

Quelques mois plus tard, la popularité du jeune homme se confirme avec « Mais dans la lumière ». Prenant de plus en plus d’assurance avec la langue française, il enchaîne alors les « tubes »: « Qui saura », « C’est ma prière », « Rien qu’une larme », « Tout donné tout repris », « Viens ce soir », « C’est comme ça que je t’aime » et « On se retrouve par hasard ». Fin 1974, alors qu’il se trouve à Genève, Mike Brant se jette par la fenêtre de sa chambre. Il tombe sur un balcon en contrebas et est hospitalisé avec les deux jambes fracturées et un traumatisme crânien. Il n’explique jamais vraiment son geste qu’il dit pourtant regretter au micro d’André Torrent sur la radio française RTL. Et pourtant, le 25 avril 1975, il remet ça en se défenestrant du sixième étage de son appartement parisien. La chute est cette fois fatale au chanteur qui laisse un immense succès posthume avec la chanson « Dis-lui ». Il s’agit de la reprise du hit (« Feelings ») d’un artiste brésilien, Morris Albert, qui s’avère ensuite être un plagiat d’une chanson… française signée Loulou Gasté pour Line Renaud: « Pour toi ». Fin 2014, à l’approche du 40e anniversaire de la mort de Mike Brant, le ténor français Amaury Vassili sort un album entier consacré aux chansons de l’idole disparue avec, en bonus, une mélodie inédite signée Mike Brant et un duo virtuel avec l’artiste décédé.
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François Bernheim en 1982

2 février 1947 : Naissance, à Chatou, du chanteur et compositeur français François BERNHEIM. Ses débuts dans la musique se font au sein de l’église paroissiale avant l’entrée chez les Petits Chanteurs à la Croix de Bois à l’âge de dix ans. Par la suite, son adolescence est bercée par le rock et il forme un premier groupe dans le garage de ses parents avec des copains de lycée. Il contracte alors la mononucléose, maladie qui l’immobilise un an, avant de subir un grave accident de voiture qui l’oblige à être alité de longs mois. Une guitare lui est offerte et il se met à en jouer puis à composer quelques mélodies. François accompagne ensuite ses parents en vacances en Espagne et, sur la plage, il y fait la rencontre de deux soeurs qui ont pour nom Sanson : Véronique et Violaine. A trois, ils commencent à créer quelques morceaux et ils se font remarquer par le directeur des éditions Pathé Marconi qui les convoque pour rencontrer des directeurs artistiques dont Michel Berger et Claude-Michel Schönberg. L’entretien se passe plutôt bien et, quelques jours plus tard, le groupe Bernheim-Sanson enregistre quelques chansons sous le nom des « Roche Martin ».

C’est la fin des années 1960 et, après cette première expérience musicale, François devient directeur artistique chez Barclay. A ce titre, il s’occupe d’abord de la chanteuse Brigitte Bardot, qui vient d’arrêter le cinéma en 1971, et ensuite des Poppys pour qui il compose sous le pseudonyme de Gilles Péram avec, à la clef, cinq millions de disques vendus. Alors que peu de gens y croient, il aide le jeune Louis Chédid à réaliser son premier album, « Balbutiements », en 1973. Mais cela ne marche pas. Ensuite, François Bernheim produit les deux premiers albums de Renaud et écrit des chansons pour Gérard Lenorman, Esther Galil, Serge Reggiani ou Nicoletta. Comme interprète, il connaît un grand succès en 1977 avec « Des mots ». Dans les années 1980, il est celui qui, avec Didier Barbelivien et Gérard Depardieu, est à la base de la carrière de Patricia Kaas. Pour cette artiste, il compose « Mon mec à moi », « D’Allemagne », « Les hommes qui passent », etc. Au début des années 2000, il découvre la chanteuse Mélissa Mars, travaille avec Quentin Mosimann et compose aussi l’un ou l’autre titre pour le regretté chanteur belge Jeff Bodart. Il est l’auteur, en 2007, de la chanson « Anaïs Nin » interprétée en duo par Renaud et Romane Serda. Et puis, l’homme est aussi à la base du seul album enregistré par Guillaume Depardieu et qui sera commercialisé après le décès de l’acteur. Fin octobre 2014, François Bernheim lance la première édition du festival « Touche française » consacré à la chanson francophone au théâtre du Rond-Point à Paris. La seconde édition a lieu en février 2016 avec, notamment, Thomas Fersen, Ben Mazue et Miossec mais l’expérience n’ira pas plus loin. Toutefois, dans ce même lieu culturel dirigé par Jean-Michel Ribes, l’artiste donne rendez-vous de temps à autre à des amis pour des rencontres musicales exceptionnelles comme, par exemple, les 22 et 23 juin 2016.
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Sabrina Lory dans les années 1970

2 février 1956 : Naissance de la chanteuse française Sabrina LORY. Très tôt remarquée pour ses capacités vocales, elle enregistre plusieurs 45 tours sur lesquels figurent des reprises comme « Laissez-moi seule » (« Vado via » de Drupi en 1973) ou « J’ai la musique en moi », adaptation française de « I’ve got the music in me » de Kiki Dee. Elle sort aussi deux albums. Plus discrète, elle continue à enregistrer des chansons jusqu’au début des années 1990. Ces mélodies sont le fruit de collaborations avec William Sheller, Murray Head ou Louis Chedid. En 1988, quand Michel Berger décide de remonter l’opéra rock « Starmania », il lui propose de reprendre le rôle inoubliable de Stella Spotlight. Plus tard, elle assure également, en alternance, les quatre rôles féminins de la troisième version de « Starmania » mise en scène par Lewis Furey. En 2003, elle écrit la chanson « Warhol pour Monroe » qui figure sur l’album « Quand l’humain danse » de Maurane. En 2009, elle édite un CD et un DVD du concert qu’elle a donné à Puteaux.
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La pochette du 45 tours qui a révélé l’artiste en 1987

2 février 1957 : Naissance du chanteur français Phil BARNEY à Bône, en Algérie, sous le patronyme de Philippe Baranès. A 30 ans, il est révélé au grand public par un titre issu de la grande tradition des chansons réalistes françaises: « Un enfant de toi ». Cette tragédie du 20e siècle lui vaut un succès extraordinaire derrière lequel Phil aura du mal à tenir. Quelques chansons recueillent encore les suffrages, moins enthousiastes, du public ensuite: « Avec qui tu vis », « Il est parti », « Tell’ment je pense à toi » ou « J’voudrais qu’on reste amis ». En 1989, Phil Barney participe au double album concept de Dick Rivers « Linda Lu Baker ». En 2010, le chanteur est à l’affiche des concerts consacrés aux artistes célèbres dans les années 1980 aux côtés de Désireless, Jean Schultheis, Jean-Pierre Mader et beaucoup d’autres.
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En 2002, Jean-Luc Delarue présente « Quelques jours avec eux »

2 février 2002 : La télé française laisse une large place à la chanson francophone ce soir. Sur la chaîne privée TF1, Nikos Aliagas propose une émission où il prend le relais de son collègue Arthur pour présenter « La fureur de la Star Academy ». Il reçoit en direct la lauréate de la première édition de la Star Academy, Jenifer, mais aussi ses camarades d’aventure qui ont pour nom Carine, Cécile, Amandine, Mario, Patrice, Djalil, Jean-Pascal, Jessica, Olivia, François et Grégory. L’émission est aussi rehaussée par la présence de Pascal Obispo, Axel Bauer et Gérald De Palmas. Sur la chaîne publique France 2, c’est Jean-Luc Delarue qui anime le concept « Quelques jours avec… » où l’équipe de production propose au téléspectateur de vivre des moments d’intimité avec Johnny Hallyday, Lara Fabian, Lââm et la troupe du spectacle musical « Les Dix Commandements ». Sur la même chaîne, à 23h15, Thierry Ardisson reçoit Alain Chamfort et Eve Angeli dans son programme « Tout le monde en parle ».
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26 JANVIER

26 janvier 1908 : Naissance, à Paris, du violoniste de jazz Stéphane GRAPPELLI. Décédé à Paris le 1er décembre 1997, Stéphane Grappelli est éternellement associé au nom de Django Reinhardt avec qui il crée le « Quintette du Hot Club de France » en 1934. Stéphane Grappelli apporte assez souvent sa contribution musicale à des chansons françaises aux ambiances swing. Il accompagne ainsi Sacha Distel dans sa chanson hommage à Django Reinhardt, « Ma première guitare », en 1972.

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Eddie Barclay en 1960 – Photo (c) Herman Léonard

26 janvier 1921 : Naissance, à Paris, d’Edouard Ruault mieux connu sous le nom d’Eddie BARCLAY. Chef d’orchestre, compositeur mais surtout mieux connu comme producteur phonographique ainsi que pour ses nombreux mariages et fêtes « people », ce bon vivant s’est éteint le 13 mai 2005 à Paris à l’âge de 84 ans. Au retour d’un voyage aux Etats-Unis, c’est lui qui importe en France les premiers 45 tours microsillon à la fin des années 1950 en créant la maison de disques Barclay. Il invente aussi, en France, le système de la promotion des disques vinyles en offrant des exemplaires gratuits aux radios afin qu’ils en disposent pour les programmer sans devoir les acheter. Ce comportement lui permet de faire découvrir bon nombre de jeunes artistes et de donner ainsi leur chance, réaliser les enregistrements et développer les carrières d’un nombre impressionnant de vedettes françaises: Dalida, Jacques Brel, Charles Aznavour, Léo Ferré, Hugues Aufray, Eddy Mitchell, Michel Delpech, Daniel Guichard, etc.

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Ria Bartok en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

26 janvier 1943 : Naissance, à Einbeck, de la chanteuse allemande Ria BARTOK. Née sous le nom de Marie-Louise Pleiss, elle a de qui tenir puisqu’elle est la fille d’un chanteur d’opéra. Elle connaît un premier succès à l’âge de 20 ans avec « Parce que j’ai revu François ».

Ayant beaucoup de mal à rivaliser avec d’autres chanteuses de l’époque yé-yé comme Sylvie Vartan, Sheila, Françoise Hardy, France Gall, Jacqueline Taieb, Alice Dona ou Stella, elle connaît toutefois un véritable « tube » avec « Et quelque chose me dit », adaptation française d’un titre anglo-saxon. Elle enregistre des disques entre 1963 et 1965 mais son dernier concert français date du 13 mai 1967. Trois ans plus tard, Ria Bartok décède subitement dans un incendie le 2 mars 1970.
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Michel Delpech en 1988

26 janvier 1946 : Naissance, à Courbevoie, du chanteur français Michel DELPECH sous le nom complet de Jean-Michel Bertrand Delpech. Il est le premier né d’une famille de trois enfants fondée par un chromeur de métaux et une « femme au foyer » (comme on le dit à l’époque). Son enfance est partagée entre la région parisienne où il est né et la région de l’Aube où vivent ses grands parents maternels ainsi que la Sologne où se trouvent ses aïeux paternels. Au moment de sa scolarité, le petit Jean-Michel suit ses parents qui déménagent dans le Val d’Oise et il fréquente un collège puis un lycée de Pontoise. Il est alors de plus en plus passionné de musique et de chanson. Il apprécie particulièrement des artistes comme Luis Mariano, Charles Aznavour ou Gilbert Bécaud. Cela l’amène à créer un petit orchestre avec des copains d’études en 1963. Et, aussi, à quitter le lycée en 1964 pour tenter sa chance et passer une audition chez Vogue, maison de disques qui recherche des jeunes talents pour succéder à la vague des yé-yés qui s’essoufle. Cela se passe bien et il lui est proposé d’enregistrer un premier 45 tours avec la chanson « Anatole » qui sort donc en 1964. Michel Delpech a trouvé son nom d’artiste et il fait alors connaissance avec un compositeur de chansons : Roland Vincent. Il soumet à ce dernier un texte qu’il a écrit et où il se rappelle son adolescence, les années de lycée et le petit bistrot où les étudiants se retrouvaient à la fin des cours : « Chez Laurette ». La mélodie de Roland Vincent est superbe et colle merveilleusement aux paroles mais le disque qui sort en 1965, s’il passe pourtant beaucoup à la radio et fait connaître son interprète, n’est pas un succès de vente. La même année, Michel Delpech est engagé dans la troupe de la comédie musicale « Copains-clopant » qui est présentée à Paris, d’abord au théâtre de la Michodière puis au théâtre du Gymnase. L’artiste y fait la rencontre d’une chanteuse qui devient son épouse l’année suivante : Chantal Simon avec qui il partage le thème principal du spectacle. La chanson « Chez Laurette » est reprise dans la comédie musicale et elle devient un peu plus populaire. En 1966, le succès de Delpech s’intensifie avec l’enregistrement de la chanson « Inventaire 66 » mais aussi grâce aux prestations qu’il effectue en première partie de Jacques Brel qui fait ses adieux à l’Olympia de Paris. Johnny Stark, alors impresario de Mireille Mathieu, décide de lui donner un coup de pouce et l’emmène pour une tournée internationale où il assure les levers de rideau de la chanteuse d’Avignon jusqu’en URSS et aux USA. En 1968, le compositeur Jean-Jacques Debout met en musique le texte « Il y a des jours où on ferait mieux de rester au lit » et cette chanson obtient le Grand Prix du disque de chanson française. Le succès s’amplifie donc petit à petit pour Michel Delpech mais il va lui falloir attendre le début des années 1970 pour qu’il s’installe durablement dans le paysage de la chanson francophone. Après les immenses « tubes » « Wight is Wight » et « Pour un flirt », les réussites vont s’accumuler et il passe en vedette à l’Olympia de Paris pendant trois semaines en janvier 1972. La fin de cette année-là est marquée par le succès de « Que Marianne était jolie ». En 1973, Michel Delpech et Chantal Simon, qui ont eu deux enfants, se séparent : avec son co-parolier Jean-Michel Rivat, qui vit lui aussi une rupture amoureuse, ils écrivent la chanson « Les Divorcés ». Le texte aborde un sujet très contemporain qui touche plusieurs centaines de milliers de personnes : autant de 45-tours sont vendus de ce titre phare de la carrière du chanteur. La popularité de l’artiste s’installe alors définitivement avec « Je l’attendais », « Le chasseur », « Ce fou de Nicolas », « Tu me fais planer », « La fille avec des baskets » ou « Le Loir et Cher ». Mais ces succès n’éludent pas le mal-être qui s’est emparé du chanteur depuis son divorce et qui va s’amplifier avec le suicide de son ex-épouse. La période est très difficile sur le plan personnel et professionnel. Elle passe par la dépression, la consommation d’alcool et de stupéfiants ainsi que par la quête d’une spiritualité parfois douteuse qui pourrait le « guérir ». En 1979, alors qu’il est en pleine tourmente, il sort un album de reprises en français de tubes « anglo-saxons » comme « Trente manières de quitter une fille », « Kodachrome », « C’est ta chanson », « T’as un ami » ou « Daniel » et un titre original composé par Julien Lepers : « Vu d’avion un soir ». Calmement, lentement mais sûrement, Michel Delpech poursuit alors sa carrière avec des chansons intéressantes et plus mûres mais qui ne créent pas l’engouement d’antan pour le public. Il faut ainsi attendre 1985 pour que le titre « Loin d’ici » le ramène dans les meilleures ventes de disques. La même année, il épouse Geneviève Charlotte Marie Garnier-Fabre, une artiste peintre et médium rencontrée quelques mois plus tôt. En 1986, un nouvel album est dans les bacs : « Oubliez tout ce que je vous ai dit ». Ce dernier opus vinyle de sa carrière est composé d’une série de chansons orchestrées de manière très contemporaine avec des sonorités complètement électroniques. La suite du répertoire de Delpech va être gravé sur disque compact et l’opportunité est belle, en passant sous le label Tréma, de réenregistrer tous ses grands succès pour les faire figurer sur un CD de compilation en 1989. Un an plus tard, la chanson « J’étais un ange », signée par Didier Barbelivien, se vend très bien et l’album « Les voix du Brésil », qui est commercialisé en 1991, bénéficie aussi d’une belle promotion en radio et en télévision dans les pays francophones. Après six ans d’absence médiatique et publique, Michel Delpech publie l’album « Le roi de rien » en 1997. Certains des titres sont écrits par des artistes de la nouvelle génération comme Pascal Obispo ou Jean-Louis Murat. Désormais, le chanteur évolue artistiquement selon ses désirs. Et, après la sortie de l’opus « Comme vous » en 2004, et des concerts au Festival des Vieilles Charrues ou aux Francofolies de La Rochelle, le succès est à nouveau au rendez-vous avec l’enregistrement, fin 2006, d’un album de ses grandes chansons interprétées en duo avec des collègues nommés Souchon, Cabrel, Clerc, Bénabar, Cali, Jonasz ou Voulzy. Le disque donne même lieu à un spectacle enregistré, sur CD et DVD, au Grand Rex à Paris en 2007. Une grande partie de ses compagnons de duo viennent alors le rejoindre sur scène et, mieux, son fils Emmanuel, né en 1990, l’accompagne comme guitariste. Deux ans plus tard, l’artiste sort un album de chansons nouvelles qui font référence à sa nouvelle condition de « Sexa ». Puis, en 2011-2012, Michel Delpech fait partie de la tournée nostalgique « Age tendre et tête de bois ». Quelques mois plus tard, la presse révèle que l’artiste est atteint d’un cancer de la langue et de la gorge. Ses apparitions en public se font beaucoup plus rares. Malgré une farouche volonté de vaincre la maladie, les nouvelles qui nous parviennent de lui sont de moins en moins bonnes au fil du temps. Parmi celles-ci, il y a cette annonce de Michel Drucker (à lire en CLIQUANT ICI), en juin 2015, qui prétend dramatiquement que le chanteur n’en a plus que pour quelques mois. Le 2 janvier 2016, Michel Delpech s’éteint à Puteaux en région parisienne. François Hollande, président de la République française, évoque dans son communiqué d’hommage la chanson « Que Marianne était jolie » que tous les Français ont encore dans le coeur. Quarante ans après la sortie du disque « Quand j’étais chanteur », le texte chanté par l’artiste sonne désormais un peu faux : il n’aura pas eu 73 ans, Mick Jagger n’est pas mort et Sylvie Vartan chante toujours. Mais il est bien vrai que, cette fois, pour lui, c’est fini… L’artiste est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 8 janvier 2016.
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Michel Sardou en 2011

26 janvier 1947 : Naissance, à Paris, du chanteur français Michel SARDOU. Né dans une famille d’artistes, il est le fils de Jackie Rolin et de Fernand Sardou. Depuis le début des années 1970, Michel Sardou est une des vedettes les plus populaires de France. Ses succès se comptent par dizaines : « Les Ricains », « Petit », « Les bals populaires », « J’habite en France », « Le rire du sergent », « Un enfant », « Le surveillant général », « La maladie d’amour », « Les vieux mariés », « Une fille aux yeux clairs », « Un accident », « Le France », « Je vais t’aimer », « J’accuse », « Dix ans plus tôt », « La java de Broadway », « En chantant », « Les lacs du Connemara », « Musulmanes », « Etre une femme », « Vladimir Ilitch », « Chanteur de jazz », etc. Dans les années 1990, la carrière de Sardou commence à décliner un peu et ses grands succès se font plus rares. L’artiste en profite pour se consacrer au théâtre avec un certain brio. En 2010, un album sur lequel figure une nouvelle version d' »Etre une femme », lui rend une popularité qu’il n’a peut-être jamais vraiment perdue. Fin 2012, Michel Sardou publie « Les grands moments », une double compilation où se trouvent ses « tubes » de toujours dont certains ont été réenregistrés pour l’occasion. Une tournée de spectacles avec ses plus grands succès est alors présentée parallèlement. Après une longue pause qui pouvait faire croire à un arrêt définitif, Michel Sardou déclare, à la fin 2016, qu’il remontera sur scène à l’été 2017 pour se produire dans des festivals avant une rentrée parisienne. Le titre choisi pour cette nouvelle tournée est « La dernière danse ». Pour en savoir plus, CLIQUEZ ICI. Au cours de l’année 2018, l’artiste déclare ne plus vouloir se consacrer qu’au théâtre.
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Pochette du disque sorti en 1978 (c) José Ferré

26 janvier 1947 : Naissance, à Saint-Brieuc, de l’acteur français Patrick DEWAERE sous le nom de Patrick Jean-Marie Henri Bourdeaux. Surtout connu pour ses rôles de personnages abrupts et un peu « paumés » dans de nombreux films, Patrick Dewaere nourrissait aussi une passion pour la musique et la chanson. En 1971, il compose une mélodie qu’il interprète en duo avec Françoise Hardy: « T’es pas poli ». Et, sept ans plus tard, il enregistre un 45 tours produit par Yves Simon. S’y trouvent deux chansons de sa composition: « L’autre » et « Le policier ». En 2006, 24 ans après sa mort, huit chansons inédites composées et interprétées par l’acteur sont éditées sur un CD accompagnant sa biographie écrite par sa mère. Ce sont des problèmes d’ordre sentimental qui amènent Patrick Dewaere à mettre fin à ses jours le 16 juillet 1982 à 35 ans.

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Alec Mansion en 1982

26 janvier 1958 : Naissance, à Bruges, du chanteur belge Alec MANSION. Au début des années 1980, il enregistre quelques 45 et 33 tours qui connaissent un beau succès dans son pays natal: « En volant », « Falbala », « Trop triste » ou « Dans l’eau de Nice ». Mais c’est avec ses deux frères, Hubert et Benoit, qu’il va connaître un « tube planétaire » en 1987 sous le nom de « Léopold Nord et Vous »: « C’est l’amour ». Toujours avides d’expériences nouvelles, les trois frères vont ensuite enregistrer d’autres succès moins forts sous d’autres noms: « Les Chéris » (« On en a marre ») ou « Les Frères Mansion » (« Les travaux de la ferme »). Alec Mansion poursuit son chemin artistique d’abord sous le nom de « Léopold Nord » puis sous son vrai nom. Il connaît encore de bons succès en Belgique en 2001 avec « Cette femme est un héros » et, en 2002, avec « Deux lits deux maisons ». L’artiste diversifie alors ses activités en composant des jingles et génériques radiophoniques ainsi que des musiques publicitaires. Quelques années plus tard, Alec rencontre Jean-Pierre Mader au cours d’une tournée avec les idoles des années 1980. Avec l’interprète de « Macumba », il compose et enregistre une chanson symbolique qui devient un hit en Belgique et ailleurs : « Bruxelles Toulouse » en 2009. Un album de chansons nouvelles interprétées en duo avec les stars des années 1980 est commercialisé: on y retrouve des artistes comme Désireless par exemple. En 2014, Alec Mansion réalise son vieux rêve de créer une comédie musicale sur le thème des jeunes chanteurs pleins d’espoir: « Hopes ». Ce travail se concrétise à la fin de l’année 2015 par quelques représentations sur scène prévues à Bruxelles. Mais les attentats parisiens du 13 novembre 2015 et la menace terroriste qui paralyse ensuite la Belgique empêchent ces prestations qui sont reportées au mois d’avril 2016. Depuis, le chanteur poursuit une carrière où il semble totalement réaliser ce qu’il apprécie. Sur YouTube, on peut ainsi, notamment, trouver un superbe duo où il reprend, avec Philippe Lafontaine, « Ca plane pour moi » de Plastic Bertrand en mode bossa nova.
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26 janvier 1973 : Naissance, à Paris, de l’acteur français Melvil POUPAUD. Il a tourné dans de nombreux films depuis ses débuts à l’âge de onze ans. Et il a aussi été musicien dans le groupe FFF (Fédération Française de Funk) qu’il fonda avec son frère Yarol le temps de deux albums. En 2002, Melvil Poupaud a sorti un album intéressant, « Un simple appareil », qui, il faut bien le dire, ne connut qu’un succès d’estime.
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Tina Arena en 2002

Tina Arena en 2002

26 janvier 2002 : Dans son émission « C’est show » sur la chaîne télé publique France 2, Patrick Sébastien accueille ce samedi soir des artistes comme Tina Arena, Nuttea et Dick Rivers au côté des célèbres humoristes du moment. Dans la foulée, en fin de soirée sur la même chaîne de télévision, Thierry Ardisson accueille Lââm dans son talk-show « Tout le monde en parle« .
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TAL en 2013 – Pochette album

26 janvier 2013 : A Cannes (F), les NRJ Music Awards récompensent SHY’M comme artiste féminine francophone, M. POKORA comme artiste masculin francophone, TAL révélation francophone et SEXION D’ASSAUT groupe francophone de 2012. La chanson francophone récompensée a pour titre ‘Avant qu’elle parte’ et est interprétée par Sexion d’Assaut. Quant aux NRJ Music Awards d’honneur, ils sont attribués à Johnny HALLYDAY et à Patrick BRUEL.
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26 janvier 2017 : La cérémonie de remise des D6bels Music Awards récompense la scène musicale de la Belgique francophone à Liège. Chaque lauréat de cette deuxième édition se voit remettre, des mains d’une personnalité, le trophée réalisé par le maître verrier Bernard Tirtiaux. Le chanteur montois SAULE et le rappeur d’origine congolaise BALOJI sont les deux artistes s’exprimant en français primés au cours de cette soirée où la langue anglaise était à nouveau omniprésente dans les oeuvres sélectionnées. SAULE obtient la reconnaissance du public de la radio généraliste de la RTBF: VivaCité. Quant à BALOJI, il doit son « award » à son clip vidéo illustrant la chanson « Spoiler ». Parmi les autres productions en français qui pouvaient prétendre à une distinction, il y avait celles de Nicolas Michaux, Françoiz Breut (réalisée en Belgique), Gaëtan Streel et Delta. Il faut relever qu’en région Wallonie-Bruxelles, dont la langue officielle est pourtant le français, 90 à 95% des artistes et groupes musicaux préfèrent s’exprimer en anglais avec le soutien inconditionnel des médias, même publics. Et ce aussi avec la bénédiction des instances officielles ayant notamment la culture dans leurs attributions.

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Adamo Décibel Music Award d’honneur en 2018

26 janvier 2018 : Les D6bels Music Awards sont remis à Liège. Récompensant les artistes de la scène musicale belge francophone, ils sont décernés à quatre artistes francophones parmi les douze lauréats. Sont ainsi primés : Roméo ELVIS pour le meilleur album et le meilleur artiste hip hop, CABALLERO & JEANJASS comme meilleur groupe musical, DELTA pour la meilleure chanson française et BALOJI pour le meilleur concert. Enfin, Salvatore ADAMO reçoit un prix d’honneur récompensant sa carrière.
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Michel Legrand en 2015

26 janvier 2019 : Décès, à Paris, du compositeur, chanteur et musicien français Michel LEGRAND à l’âge de 86 ans. Il voit le jour le 24 février 1932 à Bécon-les-Bruyères et il est un enfant de la balle né de l’union du compositeur Raymond Legrand et de Marcelle Der Mikaëlian, sœur du chef d’orchestre Jacques Hélian. Il est aussi, plus tard, le frère de la chanteuse de jazz Christiane Legrand. Michel Legrand étudie d’abord le piano au Conservatoire de Paris de 1942 à 1949. Il se passionne ensuite pour le jazz après avoir assisté en 1947 à un concert de Dizzy Gillespie. A 19 ans, il écrit déjà des arrangements pour l’orchestre de son père et ce dernier lui fait découvrir la chanson de variétés. Comme arrangeur, il travaille alors pour des artistes comme Henri Salvador, Catherine Sauvage ou Maurice Chevalier. En 1954, l’album « I Love Paris » se vend à huit millions d’exemplaires dans le monde et surtout aux Etats-Unis. Il reprend des grandes chansons françaises adaptées au jazz par Michel Legrand lui-même. Dans la seconde moitié des années 1950, le compositeur prend conscience de l’importance de la musique au cinéma. Les réalisateurs de la « nouvelle vague » française sont séduits par sa musique qui illustre des films d’Agnès Varda et de Jean-Luc Godard. Mais c’est surtout avec Jacques Demy que l’osmose est parfaite et Michel signe ainsi la musique des comédies musicales « Lola »(1961), « Les parapluies de Cherbourg » (1964), « Les demoiselles de Rochefort » (1967) et « Peau d’âne » (1970).

Installé aux Etats-Unis en 1966, il compose alors les musiques d’un bon nombre de films à succès comme « L’affaire Thomas Crown » avec « Les Moulins de mon coeur » qui reçoit l’Oscar de la meilleure chanson originale à Hollywood. Cette dernière chanson devient d’ailleurs un classique de la chanson française interprété par Michel Legrand mais aussi repris par une multitude d’artistes.

Parallèlement à sa carrière de compositeur et d’arrangeur, Michel Legrand se lance aussi dans la chanson avec succès. Au début des années 1960, son tandem avec Claude Nougaro donne naissance à quelques succès de ce dernier: « Le cinéma », « Les Don Juan » ou « La chanson ». Puis, il interprète notamment « Quand ça balance », « La valse des lilas », « 1789 », « Où vont les ballons », ou encore « Quand on s’aime » en duo avec Nana Mouskouri. Au début des années 1970, il signe et chante même la bande originale de la série télé animée « Oum le dauphin »: un souvenir impérissable pour des milliers d’enfants de l’époque.

Pour ses cinquante ans de carrière en 2009, il livre trois concerts en la salle Pleyel à Paris. Fin 2011, Michel Legrand est à la base de la création d’un très beau disque de Noël enregistré par divers artistes francophones et anglo-saxons. On y retrouve Emilie Simon, Renan Luce, Coeur de Pirate, Carla Bruni, Olivia Ruiz et M mais aussi Mika, Iggy Pop ou Jamie Cullum. En 2015, l’album « Michel Legrand & ses amis » est commercialisé. Sur ce disque, le compositeur et interprète partage ses grands succès et un inédit avec une pléiade d’artistes français dont Maurane, Charles Aznavour, Muriel Robin, Laurent Gerra, Brigitte, Thomas Dutronc, Hélène Ségara, Christophe Willem ou encore Brigitte. Fin 2015, Michel Legrand travaille avec le jeune artiste français Vincent Niclo et, ensemble, ils composent un spectacle qu’ils présentent début 2016 à Paris. A la fin de l’année 2017, le compositeur se rend à Charleroi, en Belgique, où est mise en scène et présentée une version « comédie musicale » du film « Les parapluies de Cherbourg ».
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