SARDOU Fernand

Fernand Sardou en 1975 – Photo (c) Jean-Daniel Lorieux

Le comédien, chanteur et fantaisiste français Fernand SARDOU naît le 18 septembre 1910 à Avignon. Enfant de la balle puisque fils d’artistes, il s’essaie très vite à la chanson mais ne connaît ses premiers succès qu’en Provence pendant la seconde guerre mondiale. En 1946, Fernand Sardou passe en vedette américaine d’Edith Piaf à l’Alhambra de Paris. Il s’y fait connaître avec cette chanson du Midi qui ne le quittera plus jamais: « Aujourd’hui peut-être ».
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En 1955, il est à l’affiche de l’opérette « Méditerranée » de Francis Lopez aux côtés de Tino Rossi. Puis, en 1957, il fait une apparition remarquée dans le programme télévisé français de Jean Nohain, « 36 chandelles » où il interprète « Marguerite ».
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Mais la carrière de Fernand Sardou passe aussi par le théâtre, la télévision et le cinéma où des réalisateurs comme Marcel Pagnol ou Jean Renoir ont su mettre en valeur son talent. Fernand Sardou décède d’une crise cardiaque le 31 janvier 1976 dans les coulisses du théâtre municipal de Toulon alors qu’il y répète pour l’opérette « L’Auberge du Cheval Blanc ». Il était le père du chanteur Michel Sardou et le mari de Jackie Rollin (Sardou).
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FRANCOIS Jacqueline

Jacqueline François en 1964

La chanteuse française Jacqueline FRANCOIS naît le 30 janvier 1922 à Neuilly-sur-Seine sous le nom de Jacqueline Guillemautot. Son enfance est plutôt bourgeoise car ses parents font le commerce de la brillantine Roja. Et la gamine  est bercée par la TSF que sa mère, pianiste, écoute beaucoup. Elle étudie le piano et, fervente admiratrice du répertoire et de la voix de Léo Marjane, elle se destine à, elle aussi, interpréter des chansons. Elle présente d’abord timidement des oeuvres de Pierre Roche et Charles Aznavour dans quelques cabarets de la capitale française, comme « Le Petit Chambord », durant la seconde guerre mondiale. Elle commence ainsi à se créer un public et à se faire remarquer par quelques professionnels du métier qui, à la libération, lui proposent de chanter à la radio et au music-hall des oeuvres de Loulou Gasté comme « Ce n’était pas original » en 1945.
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L’ambiance de l’époque se prête au développement de la carrière de l’artiste : les Parisiens ont envie de se distraire après toutes les privations de la guerre. Si bien que Jacqueline, qui a choisi « François » comme nom de scène, ne connait guère le chômage. Elle effectue alors quelques rencontres déterminantes comme celles du chef d’orchestre Paul Durand, qui l’invite dans son émission de radio « La kermesse aux chansons », et du producteur Jacques Canetti. Ce dernier lui propose d’enregistrer « C’est le printemps », version française, livrée par Jean Sablon, d’un titre américain qui lui fait remporter le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros en 1948. Elle commercialise quelques 78-tours qui constituent, petit à petit, son répertoire personnel : « Boléro » et « La Seine » par exemple. Puis il y a « Mademoiselle de Paris », un succès de Paul Durand et Henri Contet qui restera pour toujours sa signature musicale. La chanson va lui permettre de parcourir, pendant 40 ans, le monde entier de la France à l’Amérique du Nord et à l’Amérique du Sud, en passant par la Russie et le Japon. Grande musicienne, Jacqueline François a enregistré plusieurs fois ce titre avec, selon les modes et les tendances, des arrangements différents.
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En tant que chanteuse, Jacqueline François va beaucoup innover dans le domaine de la chanson francophone. Elle est la première à enregistrer des disques avec 40 musiciens dont 17 violons. et la première chanteuse à commercialiser ses chansons sur un microsillon. Elle est aussi la première à vendre plus d’un million d’exemplaires du même disque en 1953. Puis, l’année suivante, elle innove encore en se présentant en robe courte sur la scène de l’Olympia de Paris où elle est accompagnée par l’orchestre de Michel Legrand. Ses autres grands succès ont pour titres « Est-ce ma faute à moi » ou « Les lavandières du Portugal » pour lequel elle reçoit le Prix de l’Académie du Disque en 1956.
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En 1959, l’artiste enregistre la chanson du film de Jacques Tati « Mon oncle ». Par la suite, contre vents et marées, courants musicaux nouveaux et idoles yéyés de toutes sortes, Jacqueline François poursuit son parcours artistique en livrant au public ses interprétations de plein d’autres classiques de la chanson française : « Un jour tu verras » de Mouloudji, « L’âme des poètes » et « La mer » de Charles Trenet, « Les feuilles mortes » de Jacques Prévert et Joszef Kosma, « Sa jeunesse » de Charles Aznavour, « A Paris » de Francis Lemarque, etc. Vivant et travaillant beaucoup et surtout à l’étranger, la chanteuse profite de chaque retour à Paris pour retrouver son public sur scène comme à « La Belle Epoque » (1974-1975-1976) ou au théâtre Daunou (1977). Mais aussi au cours d’émissions de variétés à la télévision française comme ci-dessous en 1969 aux côtés de Guy Lux et des Frères Ennemis.
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Elle garde ce comportement jusqu’au début des années 1990 lorsque sa santé l’oblige quelque peu à délaisser la chanson. Jacqueline François décède à Courbevoie le 7 mars 2009.
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DISTEL Sacha

Sacha Distel en 1985 – Photo (c) Georges Dambier

Le guitariste de jazz, compositeur et chanteur français Sacha DISTEL naît à Paris le 29 janvier 1933. Par son père, chimiste émigré en France, il est d’origine russe. Sa mère, Andrée Ventura, est la soeur du célèbre chef d’orchestre et musicien Ray Ventura. C’est son oncle qui va l’initier au jazz et lui faire rencontrer des personnages qui sont déterminants pour son avenir : Henri Salvador par exemple. Sacha commence donc par être guitariste de jazz dans les boites de Saint-Germain-des-Prés. Puis, il fait ses débuts de chanteur en 1958 au casino d’Alger. L’année suivante, il signe son premier succès qui est énorme: « Scoubidou ».
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C’est également l’époque de « Mon beau chapeau », de « Personnalités » et « Ouah Ouah Ouah Ouah ». Après une idylle très médiatisée avec Brigitte Bardot, il épouse, en 1963, la skieuse Francine Bréaud avec laquelle il aura deux fils, Laurent, né en 1964, et Julien, né en 1967.  A partir de 1962, il anime des émissions de variétés à la télévision française et tout le monde se souvient des célèbres « Sacha Show ».
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Pour se constituer un répertoire solide, Sacha Distel adapte et reprend alors bon nombre de succès anglo-saxons. Il gagne ainsi le coeur des Français mais aussi et surtout celui des Françaises car le fringant dandy chante bien: « Scandale dans la famille », « Monsieur Cannibale », « La belle vie », etc.
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On le sait moins mais, au début des années 1960, Sacha Distel a enregistré un 33 tours complet avec des chansons écrites pour lui par Jacques Brel, Georges Brassens, Serge Gainsbourg ou Charles Trenet. Des créations originales ont aussi parsemé le chemin du succès de l’interprète : « La vieille dame » (1974) ou encore « Le voyage à Venise » (1974) entre autres.
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Jusqu’au milieu des années 1980, Sacha Distel reste très populaire avec des mélodies plus que célèbres: « Toute la pluie tombe sur moi », « Le soleil de ma vie » en duo avec Brigitte Bardot, « Accroche un ruban », « Vite chérie vite », « Le père de Sylvia », « La porte d’en face », « Je t’appelle pour te dire que je t’aime », « Ma femme », etc. Ce sont toutes des adaptations françaises de « tubes » étrangers signés Stevie Wonder, Burt Bacharach ou Smokie entre autres.
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Le 28 avril 1985, le chanteur est victime d’un accident de la route, sur la nationale 7 dans la traversée du hameau de Maltaverne à proximité de Cosne-sur-Loire. A bord de la Porsche qu’il conduit se trouve la comédienne Chantal Nobel, alors héroïne du feuilleton télé « Châteauvallon ». Chantal Nobel est grièvement blessée et reste handicapée à vie. Sacha, lui, est légèrement blessé et est condamné à un an de prison avec sursis pour blessures involontaires. Sacha Distel est l’un des rares artistes français à avoir mené une carrière parallèle en Angleterre. C’est ce qui lui a permis, notamment, de tenir le rôle principal de la comédie musicale « Chicago » à Londres en 2001. Trois ans plus tard, après avoir déjà lutté à plusieurs reprises contre la maladie, Sacha Distel perd son ultime combat contre un cancer de la peau. Il décède au Rayol-Canadel-sur-Mer (F) le 22 juillet 2004.
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La mémoire de Sacha Distel et de ses oeuvres est perpétuée par l’un de ses fils, Laurent. A la fin de l’année 2012, ce dernier a commercialisé un superbe coffret de trois DVD reprenant les grands moments du « Sacha Show », ces émissions de variétés mythiques présentées à la télé française par son père entre 1962 et 1973. En janvier 2014, quelques mois avant le dixième anniversaire de la mort Sacha Distel, son fils Laurent annonce la sortie prochaine d’un autre coffret de DVD avec d’autres extraits d’émissions de télé.
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ROUSSOS Demis

Demis Roussos à Dunkerque le 17 juin 2011 dans le cadre de la tournée « Age tendre et tête de bois » – Photo (c) Passion Chanson

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Le chanteur grec Demis ROUSSOS naît le 15 juin 1946 sous le nom de Artémios Ventouris Roussos à Alexandrie en Egypte. Très jeune, passionné de musique et de chant, il participe au Choeur de l’église orthodoxe grecque d’Alexandrie et apprend le solfège, la guitare et la trompette. En 1961, Artémios et ses parents quittent l’Egypte pour la Grèce. Les temps sont plus durs et il doit travailler pour subvenir aux besoins familiaux. Le soir, après sa journée de boulot, il satisfait sa passion et joue de la trompette dans les clubs d’Athènes. En 1963, il forme son premier groupe, « The Idols », avec des parents et des amis: il y joue de la guitare et de la basse et, un jour, incidemment, il remplace le chanteur. Le public présent lui trouve des qualités vocales peu communes et l’encourage sérieusement à devenir chanteur. Et c’est donc en tant que tel qu’il écume les boîtes de nuit et les clubs de vacances de la Grèce d’alors. Durant l’été 1966, il rencontre le musicien qui va changer sa vie: Vangelis Papathanassiou. Demis Roussos, qui a désormais choisi ce nom d’artiste, quitte « The Idols » et la Grèce avec Vangelis pour tenter l’aventure musicale à Londres. Mais, sans permis de travail, ils sont refoulés en France où il se trouvent coincés à Paris durant les manifestations de mai 1968. Désargentés, ils créent un groupe qui a pour but de clairement rapporter un peu d’argent: les Aphrodite’s Child. Ils obtiennent un contrat de six ans chez Philips et enregistrent immédiatement un titre qui va devenir un « tube » mondial: « Rain and tears ». Mais, au fil du temps, Vangelis désire explorer d’autres horizons musicaux et, malgré quelques succès, le groupe Aphrodite’s Child explose en 1970. Demis Roussos se décide alors à poursuivre sa carrière en solo et, en 1971, il sort son premier disque: « We shall dance » qui se retrouve très vite en tête des hit parade français. Mais ce sera le seul succès du premier album de Demis. Il lui faudra ainsi attendre l’été 1972 pour renouer avec la popularité grâce à la chanson « My reason ». On imagine alors que la carrière internationale de Demis Roussos se déroulera uniquement dans la langue de Shakespeare mais ce ne sera pas le cas. En 1973, en effet, un feuilleton diffusé par la télé française va lui permettre d’enregistrer le générique: « Le peintre des étoiles » est la musique du « Jeune Fabre », de Cécile Aubry, dans lequel tournent Mehdi et Véronique Jannot.
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Néanmoins, l’album qui suit est publié en anglais et se révèle comme le véritable tremplin de Demis vers une carrière internationale avec les hits « Forever and ever », « Goodbye my love goodbye, « My friend the wind », etc. A partir de ce moment, les chansons de Demis en français ne sont plus qu’épisodiques mais elles sont aussi de grands succès.
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Il y aura surtout « Mourir auprès de mon amour » en 1977, « Ainsi soit-il » en 1977, « Loin des yeux loin du coeur » en 1978, « Longtemps je t’aimerai » en 1979, « Si j’étais roi de la terre » en 1981 et, aussi, « Quand je t’aime » en 1987 ou « On écrit sur les murs » en 1989.
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Entretemps, Demis a aussi repris le célèbre « Je t’appartiens » de Gilbert Bécaud en anglais: « Let it be me ». D’après les spécialistes de ce genre de calcul, le chanteur grec aurait vendu près de 60 millions d’albums dans le monde tout au long de sa carrière. Demis Roussos meurt à Athènes le 25 janvier 2015. La même année, un groupe de six très jeunes chanteurs français, les Kids United, reprennent la chanson « On écrit sur les murs » avec un grand succès.
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NOHAIN Jean

Jean Nohain

L’auteur, producteur et présentateur de télévision français Jean NOHAIN naît à Paris le 16 février 1900 sous le nom de Jean-Marie Legrand. Après une jeunesse assez paisible, il décroche un diplôme d’avocat qu’il va délaisser pour devenir animateur et auteur de chansons. Il reprend alors le nom d’emprunt de son père en son honneur. Car Jean-Marie est le fils de l’écrivain et librettiste Franc-Nohain et de Marie-Madeleine Dauphin. Il est aussi le frère de l’acteur Claude Dauphin et le filleul d’Alfred Jarry. Si Jean Nohain est surtout (re)connu aujourd’hui comme parolier des chansons éternelles composées par Mireille, il fut un homme très actif dans de nombreux domaines.
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Sous le surnom de « Jaboune », il organise, avant la seconde guerre mondiale, des émissions de radio pour la jeunesse. Il met aussi sur pied l’opération « Reine d’un jour », qui permet à une auditrice, choisie au hasard, de vivre comme une reine le temps d’une journée.
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Pendant la guerre, il est blessé par une balle qui lui paralyse une partie du visage. Cela lui vaudra cette mimique particulière que Thierry Le Luron imitera pendant des années. Après la guerre, il met sur pied une émission de variétés télévisée qui deviendra mythique: « 36 chandelles ».
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Jean Nohain est décédé à Paris le 25 janvier 1981 à l’âge de 80 ans.
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HOLGADO Ticky

Le disque de 1999

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L’acteur et occasionnel chanteur français Ticky HOLGADO naît à Toulouse le 24 juin 1944. Il y passe son enfance et une partie de son adolescence. A seize ans, Joseph (c’est son vrai prénom) se lance dans la musique sous le pseudonyme de Ticky James au sein du groupe Les Candies. Ce sont les années 1960, les groupes musicaux sont légion et tous ne connaissent pas le succès des Chaussettes Noires, des Chats Sauvages ou des Pirates.
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Malgré un passage remarqué lors de l’émission télévisée française « Age tendre et tête de bois » d’Albert Raisner réalisée au dancing Le Ramier à Toulouse en 1962 (avec « Twist baby »), la formation de Ticky James explose ensuite et Joseph Holgado se retrouve dans une autre aventure musicale nommée « d’Oc d’Aïl ». Il se fait des connaissances dans le petit milieu du show-business français et il devient ainsi le secrétaire particulier de l’idole montante Claude François. Au milieu des années 1960, il devient aussi le secrétaire de Johnny Hallyday et du groupe Martin Circus de Gérard Blanc. En 1974, il enregistre, sous le pseudonyme de Léon, un 45 tours dont le titre principal est « C’est chouette les clubes ».
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Et, un an plus tard, c’est sous le nom de Tiky qu’il sort un autre vinyle avec les chansons « Je vis comme je t’aime » et « Ma lolita d’amour ».
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Puis il reprend le nom de Léon pour enregistrer « Rugby twist » en 1979.
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A partir de 1980, Ticky Holgado est attiré par le septième art et il apparaît dans bon nombre de films du cinéma français signés Claude Berri, Gérard Oury ou Claude Lelouch entre autres. Il délaisse alors la musique mais celle-ci le passionne toujours et, en 1999, il enregistre un disque avec le groupe les Clap Shooters: « Je fais ce qui me plaît » et « Sois cool avec ta nana ».
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A partir de l’an 2000, Holgado lutte contre un cancer du poumon dont il se dit guéri en 2003. Mais une rechute l’emporte définitivement à Paris le 22 janvier 2004. Il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise (45e division).
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BALAVOINE Daniel

Daniel Balavoine en 1983

Le chanteur français Daniel BALAVOINE naît à Alençon le 5 février 1952. Entouré de ses parents ainsi que de ses deux soeurs et trois frères, Daniel passe son enfance dans le Sud-Ouest de la France. Son père, ingénieur, est muté en Algérie et Daniel se retrouve en pension au moment où ses parents se séparent. Lycéen à Pau, il est très concerné par les événements de mai 1968. Mais la politique le décevant, il se tourne vers la musique en se consacrant au rock. En 1971, il décide de partir à Paris pour y présenter le travail musical réalisé avec quelques potes. Cela ne convainc pas mais, par contre, il est retenu pour remplacer le chanteur du groupe « Présence ». Il enregistre un premier 45 tours en solo qui est loin d’être un succès et il quitte « Présence » en 1972.
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Les expériences musicales se multiplient: participation à l’opéra-rock « La révolution française » et, en tant que choriste, à la tournée de Patrick Juvet en 1974. Chanteur pour lequel il écrit aussi quelques chansons. Le producteur Léo Missir remarque sa voix particulière et accepte de lui signer un contrat pour trois albums. Le premier de ces albums sort en 1975 dans l’indifférence générale même si le titre « Evelyne et moi » lui permet de bénéficier de quelques timides apparitions à la télévision française.
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En 1976, il assure les choeurs de la chanson « 1,2,3 » pour Catherine Ferry qui est alors sa compagne et qui représente la France au concours Eurovision de la Chanson. Il se trouve à l’extrême gauche des quatre choristes.
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Quelques mois plus tard, Daniel Balavoine sort son deuxième album qui a pour titre « Les Aventures de Simon et Gunther » et l’une des chansons, « Lady Marlène », passe bien à la radio.
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Michel Berger est étonné par cette voix haut perchée et lui propose le rôle de Johnny Rockfort dans l’opéra-rock « Starmania » qu’il vient de composer avec des textes de Luc Plamondon en 1978. Son interprétation du « SOS d’un terrien en détresse » reste gravée dans bien des mémoires.
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Au même moment, Daniel Balavoine enregistre son troisième opus qui sera celui de la découverte: « Le chanteur ».
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La suite, vous la connaissez sûrement: pendant les sept années qui vont suivre, Daniel va enchaîner tube sur tube en sortant les six albums de sa trop courte carrière. Citons « Lucie », « Me laisse pas m’en aller », « Tu me plais beaucoup », « Mon fils ma bataille », « Je ne suis pas un héros », « La vie ne m’apprend rien », « Vivre ou survivre », « Vendeur de larmes », « Pour la femme veuve qui s’éveille », « Dieu que c’est beau », « L’Aziza », « Tous les cris les SOS » et « Sauver l’amour ».
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Balavoine est « le » chanteur électro-pop-rock français des années 1980. Mais il est aussi l’homme des coups de gueule et le porte-parole de la jeunesse française face au futur président français François Mitterrand en pleine campagne électorale en 1980.
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Et il est, enfin, un homme au grand coeur qui ne peut mener à son terme le projet humanitaire pour lequel il part en Afrique en marge du rallye « Paris-Dakar ». Le 14 janvier 1986 en effet, Daniel Balavoine meurt au cours d’un accident d’hélicoptère dans le désert au Mali.
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ANTHONY Richard

Richard Anthony en 1983 (c) Jean Eckian

Le chanteur français Richard ANTHONY naît au Caire, en Egypte, le 13 janvier 1938 sous le nom de Richard Btesh. Fils d’un industriel turc, il débarque en France au début des années 1950 après un détour par l’Egypte, l’Argentine et l’Angleterre. Ses parents poursuivent leur voyage en Italie mais Richard reste en France où il découvre la musique après des études de droit vite oubliées. Il pense alors que bien des chansons anglo-saxonnes ne sont pas connues en France et il décide de les interpréter en français. Il se présente chez le producteur Jacques Poisson en 1958 avec, sous le bras, une bande magnétique où il a enregistré une version française de « You are my destiny » de Paul Anka qui devient ainsi « Tu m’étais destinée ».
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Le professionnel du métier pense que cet artiste a sans doute de l’avenir et lui propose d’enregistrer un premier 45-tours. Ce disque permet à Richard Anthony de passer pour la première fois à la télévision française lors de l’émission « Discorama » du 26 juin 1959 présentée par Georges Descrières. Et, de fait, avec Danyel Gérard et Henri Salvador, Richard Anthony se révèle être l’un des premiers chanteurs à faire découvrir le rock au public français. Ses succès vont se multiplier ensuite: « Nouvelle vague », « J’entends siffler le train » (que Hugues Aufray interprète en même temps que lui), « Ecoute dans le vent », « Tchin tchin », « Donne-moi ma chance », « C’est ma fête », « A présent tu peux t’en aller », « La terre promise », « Les ballons » ou encore « Le sirop typhon ».
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Dans un autre registre, Richard Anthony entreprend  de « détourner » une oeuvre classique espagnole du compositeur Joaquim Rodrigo, « Le concerto d’Aranjuez » pour en faire une chanson évoquant la guerre civile espagnole qui sera le plus grand succès international de sa carrière sous le titre « Aranjuez mon amour ».

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Toutes ses chansons sont des reprises. Il en sera de même pour « Amoureux de ma femme » en 1974, une chanson dont la version originale est italienne.
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La carrière de Richard Anthony va se poursuivre avec d’autres « tubes » comme « J’irai » (en 1978) et d’autres adaptations dans les années 1980 (comme « Juliette », le « Juliet » de Robin Gibb en 1983).
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Sa voix restera à jamais l’une des plus belles de la chanson francophone. Après des années de silence, de galère, de vaches maigres et de problèmes d’alcool, Richard Anthony fait un retour étonnant en 2005 avec la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ».
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En août 2010, on lui décèle un cancer du colon qui est rapidement guéri et qui lui permet de reprendre le chemin des salles de spectacle avec 40 kilos de moins. En 2014, il retrouve aussi les studios pour enregistrer deux chansons qui se trouvent sur un CD-single en vente sur sa boutique internet désormais inaccessible. Il s’agit de « I’ve got you under my skin » et une nouvelle version de « Un instant de bonheur ». Richard Anthony s’éteint à Pegomas (F – Alpes Maritimes) le 20 avril 2015. Sa dépouille est inhumée à quelques kilomètres de là dans le cimetière de Cabris le 24 avril 2015. Au même moment, au Québec, la chanson « J’entends siffler le train » connaît un nouveau succès grâce à son interprétation country réalisée en duo par Isabelle Boulay avec le vainqueur du télé-crochet « La voix »: Yoan (Garneau). Vous pouvez la visionner et l’écouter ci-dessous.
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SOLO Mano

La pochette du CD live sorti en 2011

Le chanteur français Mano SOLO naît le 24 avril 1963 à Châlons-sur-Marne, sous le nom de Emmanuel Cabut. C’est en 1980 que Manu Cabut, fils du dessinateur Cabu, intègre, comme guitariste, un groupe punk: les Chihuahuas. Six ans plus tard, il apprend qu’il est séropositif. Au début des années 1990, alors que le temps presse, il se décide à interpréter ses textes. Son premier album enregistré sous le nom de Mano Solo, « la Marmaille nue », sort en 1993 et se vend à 100.000 exemplaires avec, en titre phare, « Allo Paris ».
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Un deuxième album sort deux ans plus tard et a pour titre « Les années sombres ». La même année, en 1995, l’artiste annonce publiquement au Bataclan de Paris qu’il a contracté le SIDA.
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Les enregistrements de disques vont se poursuivre à un rythme régulier ensuite mais avec des succès divers. Il y aura « Frères Misère » en 1996 suivi de quelques enregistrements publics (« Je sais pas trop » en 97, « Internationale Shalala » en 99 et « La Marche » en 2002) mais aussi « Dehors » en 2000 et « Les Animals » en 2004.
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Deux ans plus tard, Mano Solo ne renouvelle pas son contrat avec la maison de disques Warner. Pour son nouvel album, « In The Garden », sorti en mars 2007, il propose aux internautes de l’aider par une souscription destinée à payer les frais de promotion une fois l’album réalisé. La souscription lancée le 18 septembre s’avère peu concluante: il n’y a que 2.800 souscripteurs par internet. Et les 35.000 exemplaires vendus dans les bacs remboursent la banque du prêt contracté par l’artiste pour produire l’opus. Sans plus. Le 28 septembre 2009 sort un nouvel album, le dernier: « Rentrer au port ».
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Le chanteur entame alors une série de concerts à l’Olympia de Paris mais le 12 novembre, il doit être hospitalisé. Mano Solo meurt le 10 janvier 2010 à l’âge de 46 ans, des suites de plusieurs anévrismes. Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise. En novembre 2011 sort l’enregistrement du dernier concert de Mano à l’Olympia en 2009. Les bénéfices des ventes sont versés à l’association « Fazasoma » qui vient en aide à la population malgache et que Mano Solo soutenait depuis 2006. Une collection de livrets de toutes les chansons de Mano Solo pour piano, chant et guitare sort en 2012 aux Éditions Capte Note – Planète Partitions. Artiste complet, Mano Solo dessinait et peignait notamment les pochettes de ses albums. Il écrivait aussi et, avec l’argent de la musique, avait monté sa propre société d’édition (« La Marmaille nue »). Il publia, en 1995, un recueil de poèmes (« Je suis là ») et, en 1996, un roman (« Joseph sous la pluie »). Ces deux ouvrages ont été rassemblés dans un livre, « Joseph sous la pluie », publié par Points en janvier 2012.
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JOUBERT Jacqueline

Jacqueline Joubert

La productrice de télévision française Jacqueline JOUBERT naît le 29 mars 1921 à Paris sous le nom de Jacqueline Annette Edith Pierre.
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D’abord connue pour avoir été l’une des deux premières speakerines françaises, elle a été mariée au journaliste Georges de Caunes avec qui elle a eu un fils: Antoine de Caunes. Elle est aussi la grand-mère de l’actrice Emma de Caunes. Elle a également été l’épouse de Jacques Lagier. En 1959 et en 1961, elle présente, à Cannes, le Concours Eurovision de la Chanson. Dès le 18 janvier 1956, elle devient la présentatrice de l’émission de variétés « Rendez-vous avec… » qui accueille des chanteurs connus mais également de jeunes talents de la chanson francophone. Comme le 25 novembre 1961, lorsqu’elle y accueille Johnny Hallyday qui interprète « Viens danser le twist », « Douce violence » mais aussi « Retiens la nuit » en duo avec Janet François, l’épouse de Claude François.
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Et, ci-dessous, lorsqu’elle présente Bourvil qui interprète, en 1960, « La ballade irlandaise ».
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A partir de 1966, elle devient productrice et réalisatrice d’émissions de variétés. C’est elle qui, alors directrice de l’unité jeunesse de l’ORTF en septembre 1973, recrute une jeune fille pour présenter « Les Mercredis de la jeunesse » sous le pseudonyme de Dorothée. Jacqueline Joubert s’éteint le 8 janvier 2005 à Neuilly-sur-Seine.
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RAISNER Albert

Albert Raisner dans les années 1970

L’harmoniciste, compositeur, animateur et producteur de radio et de télévision français Albert RAISNER naît le 30 septembre 1922 à Apolda (Allemagne) sous l’identité d’Albert Rufenach. Avec un père représentant de commerce français et une mère allemande, Albert arrive à Paris à l’âge de trois ans. Sa famille, il a deux frères, est plutôt modeste et habite dans le 18e arrondissement de Paris. Très tôt, le petit Albert est initié à la musique par son père qui est passionné de violon, piano, trompette, guitare et clarinette. Et, pourtant, il choisit un autre instrument pour en devenir un virtuose : l’harmonica. Albert Rufenach entame sa scolarité au lycée Colbert de Paris et la poursuit ensuite à l’Ecole normale d’Auteuil avant de la terminer à l’université de la Sorbonne qu’il quitte avec un doctorat en linguistique en poche. Pré-adolescent chez les scouts, il se sert de son harmonica lors des veillées organisées autour d’un feu de camp. Et, en passionné, il rencontre Charles Rodriguez, guitariste, violoniste tzigane, homme-orchestre et pionnier de l’harmonica en France. Jusqu’en 1939, il se fait connaître dans le milieu du spectacle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il connaît le rationnement et les bombardements. Il s’engage aussi dans la Résistance à Beaulieu-sur-Dordogne. En 1943, il modifie son nom et crée le premier Trio Raisner qui dure jusqu’en 1945. Ensuite, Albert forme, avec Sirio Rossi et Adrien Belin, le second Trio qui se produit à la fois sur scène et à la radio. A la Libération, le succès du groupe s’amplifie quand il lui est demandé de jouer pour les forces armées américaines basées en Allemagne aux côtés d’artistes comme Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Louis Armstrong, Duke Ellington ou encore Elvis Presley. Avec un mélange de chants, de danses, de sketches et d’harmonica, le trio acquiert aussi une grande popularité en France où il effectue de nombreuses tournées mais aussi en Allemagne, en Italie, en Angleterre et en Israël. Albert Raisner joue bien sûr de l’harmonica mais il compose aussi des morceaux qui sont diffusés sur différentes radios françaises. Et le trio reçoit le Grand-Prix du Disque en 1952 pour « Le canari ».
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Alors que les Etats-Unis découvrent le rock’n’roll avec Bill Haley en 1955, son fameux « Rock around the clock » enregistré l’année suivante par le Trio Raisner est probablement le premier disque de ce nouveau genre musical qui sort en France. A la fin des années 1950, le trio se sépare et Albert Raisner poursuit sa carrière en solo. Il se retrouve même à l’affiche de l’Olympia où il assure la première partie du rocker américain Chuck Berry. Parallèlement à cette carrière musicale, Albert se tourne vers la radio et la télévision naissante où il se fait engager comme animateur. A la radio, il est l’un des premiers présentateurs du « Jeu des 1.000 francs » bien avant Lucien Jeunesse. Puis, à partir de 1961, il est l’animateur créateur du programme télévisé « Age tendre et tête de bois » qui s’adresse, à la manière des revues et des émissions de radio « Salut les Copains », avant tout aux jeunes assoiffés de musiques nouvelles et rythmées. Le nom du programme est le titre d’une chanson de Gilbert Bécaud. Chaque soirée se déroule dans des lieux privilégiés des jeunes Parisiens comme le Golf Drouot, le Moulin de la Galette ou la cité universitaire. La programmation musicale tourne autour du rock’n’roll, du twist et du style « yé-yés » dignement représenté par des artistes débutants comme Sheila, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Eddy Mitchell, Dalida, Adamo, Michèle Torr, Richard Anthony ou Claude François entre autres. Mais les artistes anglo-saxons sont aussi bien présents avec les Beatles, les Beach Boys, Stevie Wonder (Little Stevie à l’époque) ou encore Ray Charles.
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Même si son titre évolue vers « Tête de bois et tendres années » en 1965, l’émission se poursuit jusqu’en 1968, après les événements et les grandes manifestations de mai. Peut-être parce que, à ce moment, la jeunesse française se tourne vers d’autres artistes et d’autres mouvements comme les hippies.
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Simultanément à la présentation de ces émissions-là, l’homme met sur pied d’autres programmes comme « Rendez-vous sur le Rhin » (avec la télévision allemande en 1966), « Europarty » (avec six autres chaînes de télé européennes) et deux directs exceptionnels de Moscou diffusés en même temps en Russie et en France.
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L’expérience « Tête de bois » ayant pris fin, Albert Raisner anime l’émission « Samedi et Compagnie » en 1968 puis « Samedi pour vous » à partir de 1970. La même année, il est à la barre d’une nouvelle émission de rencontres musicales, « Point Chaud » où il reçoit des artistes francophones et internationaux jusqu’en 1979.
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A ce moment il enchaîne avec un autre format musical télévisé baptisé « Tremplin 80 » jusqu’en 1983. Albert Raisner fait alors une pause et revient à la télé en 1990 avec « Ages tendres » sur la chaîne publique française Antenne 2. Il y est question d’un parallèle musical entre les années 1960 et 1990.
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Il reste encore très actif dans les années 1990 en animant des émissions sur Radio Montmartre et à Europe 1. Et les années 2000 seront plus calmes pour celui qui verra son concept « Age tendre et tête de bois » se décliner sur scène avec les spectacles nostalgiques des années 1960-1970 proposés au départ par le producteur Michel Algay. Albert Raisner meurt, à l’âge de 88 ans, le 1er janvier 2011, des suites d’une pneumopathie à l’hôpital Ambroise Paré de Boulogne-Billancourt.
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BLAIN Estella

Estella Blain en 1965

L’actrice et chanteuse française Estella BLAIN naît, à Paris, le 30 mars 1930 sous le nom de Micheline Estellat. D’origine basque, elle passe son enfance à Montmartre. Elle y voit régulièrement les artistes qui viennent tourner des films dans les studios Pathé tout proches. Après la seconde guerre mondiale, Micheline « fait la manche » en interprétant des chansons aux terrasses des cafés parisiens. Voulant devenir comédienne, elle fréquente le Cours Simon avant de se produire chez Gabrielle Fontan, au théâtre du Grand Guignol et à Marigny. Elle tourne son premier film en 1953 sous la direction d’Hervé Bromberger: « Les fruits sauvages ». Elle rencontre alors le jeune acteur Gérard Blain qui l’épouse et elle relie leurs deux patronymes pour en faire son pseudonyme: Estella Blain. En quinze ans, la jeune femme passe alors du statut de débutante à celui de star du cinéma mais aussi de la télévision. Ella va aussi quitter Gérard Blain pour connaître d’autres liaisons sentimentales. Puis, petit à petit, sa carrière va prendre une tournure moins optimiste et, à partir de 1973, elle ne travaille presque plus. Entre 1965 et 1969, elle tente l’aventure de la chanson et elle compose plusieurs titres qui sont orchestrés par le célèbre Alain Goraguer et enregistrés sur des disques 45-tours: « Je n’aime que toi » (1965), « Hurlevent » (1967), « Nitchevo » (1968) et « Toi » (1969).
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Elle interprète « Solitude » dans l’émission télévisée française « Dim dam dom » en 1967 et elle apparaît en première partie d’un concert de Nana Mouskouri à l’Olympia de Paris. Mais sa carrière dans la chanson s’arrête à l’aube des années 1970 car le public ne la suit pas vraiment. Le 1er janvier 1982, Estella Blain est retrouvée morte dans le jardin de sa maison à Port-Vendres dans les Pyrénées Orientales. Elle s’est suicidée avec une arme à feu. Son corps est incinéré au crématorium de Cornebarrieu à Toulouse en présence de nombreuses personnalités du monde artistique et culturel.
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