28 FEVRIER

 

Olivier Despax au début des années 1960

28 février 1939 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, du chanteur et musicien français Olivier DESPAX. Guitariste de talent, il est remarqué par Eddie Barclay qui lui propose de former un groupe: « Les Gamblers ». En septembre 1962, la formation enregistre un disque de madison, la danse à la mode avec le twist.

Les morceaux n’obtiennent aucun succès et Olivier entre alors dans l’orchestre de Claude François qui est en passe de devenir une vedette. En 1964, il joue aussi avec Franck Alamo. Puis, il s’oriente tout naturellement vers une carrière de chanteur de charme tout en décrochant quelques petits rôles au cinéma. Ses succès en tant que chanteur, de 1963 à 1970, ne seront toutefois pas légion. Olivier Despax est décédé le 10 avril 1974 à Villejuif des suites d’une longue maladie.
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Jeanne Mas en 1984 – Photo (c) Paul Bella

28 février 1958 : Naissance, à Alicante en Espagne, de la chanteuse française Jeanne MAS. A 18 ans, elle s’inscrit à l’Université de Paris-Nanterre pour apprendre l’espagnol et l’italien. Parallèlement à ces études, elle suit des cours de danse, de chant et de piano. Ayant tout plaqué l’année suivante pour partir en Italie, elle y monte un groupe punk et tourne dans des pubs pour la télé. Quelques disques sont enregistrés sans succès dans ce pays. De retour en France, c’est en 1984 que Jeanne Mas connaît la gloire grâce à sa chanson « Toute première fois ».

La chanteuse va ensuite enchaîner les tubes tout au long des années 1980: « Johnny Johnny », « Cœur en stéréo » réalisé par Daniel Balavoine et Andy Scott, « En rouge et noir » et « Sauvez-moi ». Jeune maman, Jeanne Mas revient, début 1989, avec un album plus engagé: « Les crises de l’âme ». L’opus se classe n°1 en France et permet à son interprète de devenir la première artiste féminine française à se produire à Bercy. Le disque suivant, « L’art des femmes », est un échec commercial en 1990. Un an plus tard, la première compilation des succès de la chanteuse est certifiée disque d’or. Puis en 1994 sort un single dance: « C’est pas normal ». Deux ans après, elle arbore un look nouveau avec des cheveux longs rouges et un album résolument rock peu apprécié du grand public. En 2000, un label indépendant lui permet de sortir l’album « Désir d’insolence ». Dans la foulée, elle remonte sur scène à l’Olympia de Paris le 22 mai 2001. Deux ans plus tard, sort « Les amants de Castille », un concept sur le thème du Cid de Corneille. 2004 et 2005 voient sortir des compilations de succès et des remixes de « Toute première fois » et « Johnny Johnny ». De 2006 à aujourd’hui, ce ne sont pas les enregistrements, pourtant nombreux, qui ont fait l’actualité de Jeanne Mas. Mais plutôt, pour elle aussi, sa participation à différents spectacles évoquant les années 1980 avec nostalgie. En mars 2017, l’artiste commercialise son seizième album intitulé « PH » dont le premier extrait a pour titre « Slash & moi ». Et huit mois plus tard, c’est un CD de cinq titres qu’elle propose à la vente sur internet. L’opus s’intitule « Autrement » et reprend la chanson de Gérard Blanc « Une autre histoire » ainsi que « Poupée Psychédélique » initialement interprétée par Thierry Hazard au début des années 1990. Un nouvel album intitulé « Love » est prévu pour mars 2020 et une tournée de concerts est ensuite prévue en France et en Belgique.
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René Simard en 1974

28 février 1961 : Naissance, à Chicoutimi au Québec, du chanteur canadien René SIMARD. A l’âge de neuf ans déjà, il gagne un concours de chant à la télévision de Québec. Dans la foulée de cette récompense, il enregistre un premier album qui connaît un grand succès avec des chansons comme « L’oiseau » ou « Santa Lucia ». En 1972, le jeune artiste remporte deux trophées au Gala des artistes québécois. Au Festival international de la chanson à Tokyo en 1974, René Simard remporte le premier prix d’interprétation. Il s’agit du trophée Frank Sinatra que lui remet le chanteur américain en mains propres. En décembre de la même année, il est à l’affiche de l’Olympia à Paris en première partie de Daniel Guichard. Il connaît alors un certain succès en Europe francophone en surfant sur la vague des très jeunes chanteurs que sont Noam ou Roméo. L’un de ses « tubes » a pour titre « Maman laisse-moi sortir ce soir ».

En 1976, il est choisi pour interpréter la chanson officielle des Jeux olympiques d’été. Sa carrière va ensuite être exclusivement tournée vers le Canada et les Etats-Unis. Ses spectacles seront d’ailleurs conçus « à l’américaine ». René Simard va aussi présenter des émissions télévisées et tâter du cinéma.
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Marianne Oswald

28 février 1985 : Décès, à Limeil-Brévannes dans le Val-de-Marne, de la chanteuse et actrice française Marianne OSWALD. Née le 9 janvier 1901 à Sarreguemines, elle est orpheline de ses parents juifs émigrés de Pologne à l’âge de seize ans. Et elle est placée dans un pensionnat de la ville allemande de Munich. Elle commence à chanter dans les cabarets du Berlin des années 1920. Elle quitte l’Allemagne pour Paris en 1931 à cause de la montée du nazisme. Inspirées d’un expressionnisme allemand très exotique, ses chansons se font remarquer en France. Elle enregistre des disques dès 1932. Puis elle se produit au « Boeuf sur le Toit » et dans d’autres établissements parisiens en vue. Après avoir interprété du Bertold Brecht et du Kurt Weill, une rencontre avec Jacques Prévert lui permet d’enregistrer des chansons avec des textes de ce dernier. Elle chante aussi du Cocteau. Sa carrière d’actrice est interrompue dans l’oeuf par la guerre. Elle part aux Etats-Unis de 1940 à 1946. A son retour, elle reprend le chemin des plateaux de cinéma jusqu’en 1958 où elle joue dans « Sans famille ». Par la suite, elle produit des émissions de télé pour les enfants. Quelques unes de ses chansons ont pour titre « En m’en foutant », « Sourabaya Johnny », « Le jeu de massacre », « Anna la bonne » ou « Les bruits de la nuit ».

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28 février 2007 : Le festival « Mars en chansons » de Charleroi (B) démarre avec le spectacle du Belge Christian GODART interprétant avec talent les oeuvres de Boby Lapointe. Jusqu’au 31 mars, une quantité impressionnante de concerts vont avoir lieu dans divers endroits de la ville la plus peuplée de Wallonie. Des artistes de toute la Francophonie vont y présenter leurs chansons: Joachim JANNIN (B), CLARIKA (F), VIS A VIES (F), Michèle BERNARD (F), Mary M. (B), KHABAN (F), DIMITRI (B), NERY (F), EVASION (F), Léonie LOB (F), Daphné D. (B), Pascale DELAGNES (B), ENTRE DEUX CAISSES (F), ERNO (B), JOFROI (B), Alexandre DESILETS (QC), MIMOSA (QC), ALCAZ (F), François VE (CH), K (CH), Nathalie RENAULT (AC), VISHTEN (AC), Gérald GENTY (F), Benoît DOREMUS (F), Renan LUCE (F), Alix LEONE (B), Marie CHERRIER (F), Catherine MAJOR (QC), Samir BARRIS (B), Yann PERREAU (QC), SAULE (B), Hughes MARECHAL (B), Véronique PESTEL (F), Ivan TIRTIAUX (B), Coline MALICE (B), Hervé LAPALUD (F), LE MONDE DE MANILLE (B), LUNDI 7 HEURES (B), Vincent DELBUSHAYE (B), ZOE (B), Joël FAVREAU (F) et Paule-Andrée CASSIDY (QC).
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Bashung : Pochette CD Bleu Pétrole 2008

28 février 2009 : Lors de la cérémonie de remise des Victoires de la Musique, Alain BASHUNG en décroche trois pour son album « Bleu Pétrole » sorti en 2008. Ses remerciements sonnent comme un adieu émouvant et courageux à son public: il est en effet en phase terminale d’un cancer du poumon qui le terrassera le 14 mars 2009.
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28 février 2013 : Décès du chanteur français Daniel DARC retrouvé mort à son domicile parisien. L’ex- chanteur du groupe Taxi Girl serait décédé à la suite de l’absorption d’alcool et de médicaments. Né le 20 mai 1959 à Paris, Darc est très influencé par le mouvement punk de la fin des années 1970 et c’est à cette époque qu’il devient le chanteur du groupe Taxi Girl entre 1978 et 1986. Le groupe n’enregistre cependant qu’un seul album et récolte un fameux succès avec « Cherchez le garçon ». Daniel entame ensuite une carrière de chanteur soliste et, avec l’aide de son complice Jacno, il enregistre un premier album intitulé « Sous influence divine » en 1987. Alors que sa popularité s’est étiolée dans les années 1990, Daniel Darc revient au premier plan en 2004 avec l’album « Crève Coeur ». Grâce à cet album, il reçoit, à 45 ans, une Victoire de la musique comme révélation de l’année. Fin 2011, il sort l’album « La Taille de mon âme » avec, notamment, le single « C’est moi le printemps ».
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28 NOVEMBRE

Michel Berger

28 novembre 1947 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, du pianiste, auteur-compositeur-interprète, directeur artistique et arrangeur musical français Michel BERGER sous le vrai nom de Michel Jean Hamburger. Fils du professeur de médecine et néphrologue Jean Hamburger et de la concertiste Annette Haas, le petit Michel va à l’école à Paris et passe régulièrement ses vacances en Suisse. Alors qu’il a à peine seize ans, sa passion pour la musique et la chanson l’amènent à enregistrer un disque typiquement « yé-yé » avec les titres « Amour et soda » et « Tu n’y crois pas ».

Le succès est très limité malgré le fait qu’il enregistre quelques 45-tours par la suite jusqu’en 1966. Il décide alors de marquer une pause et de se tourner vers d’autres artistes avec qui il va travailler musicalement. Il compose, en 1967, « Les girafes » que chante Bourvil puis, sous un nom d’emprunt, il écrit une mélodie pour un inconnu qui se nomme Jean-François Michaël et qui, en interprétant « Adieu Jolie Candy », en fait le « tube » de l’année 1969. Dans le même temps, Michel termine ses études de philosophie en obtenant, à 21 ans, sa maîtrise sur l' »Esthétique de la pop music » en comparant les deux derniers albums de Jimi Hendrix. En 1972, il est engagé comme directeur artistique chez Warner France (WEA : Warner, Elektra, Atlantic) et y produit les deux premiers albums de sa compagne d’alors qui a pour nom Véronique Sanson. Un an plus tard, il chapeaute la réalisation du nouvel album de Françoise Hardy qui, avec « Message personnel », voit sa carrière savamment relancée. Toujours en 1973, il enregistre une chanson qui devient un grand succès: « Ecoute la musique ». En 1974, on lui présente France Gall dont la carrière patine et dont le contrat discographique avec Pathé Marconi est en bout de course. Il lui écrit « La déclaration d’amour » et il tombe amoureux d’elle. Il produit désormais tous ses albums dont il écrit et compose toutes les chansons. Et, cerise sur le gâteau, il l’épouse le 22 juin 1976. A ce moment, il crée une comédie musicale qui a pour titre « Emilie ou la petite sirène 1976 » et qui sert de prétexte à une émission de la télévision française produite par Maritie et Gilbert Carpentier. France Gall et Michel Berger y chantent en duo, « Ca balance pas mal à Paris », qui est un « tube ». Cette idée de comédie musicale donne envie à Michel de pousser les choses un peu plus loin. Il décide de s’atteler à un opéra-rock avec la complicité de l’auteur canadien Luc Plamondon. En 1979 a lieu la première représentation à Paris de « Starmania » où l’on découvre toute une série de jeunes talents français et québécois: Claude Dubois, Daniel Balavoine, Nanette Workman, Eric Estève et Fabienne Thibeault. Alors qu’il commence à connaître de grands succès personnels depuis 1974, Berger va accroître sa popularité dans les années 1980 avec des chansons comme « La Groupie du pianiste », « Quelques mots d’amour », « Celui qui chante », « Mademoiselle Chang », « Maria Carmencita », « Voyou » et « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux ». Diversifiant toujours un maximum de ses activités, il accepte l’invitation de Johnny Hallyday qui lui demande de produire son album en 1985. Berger écrit, compose et réalise l’opus intitulé « Rock ‘n’ Roll Attitude » dont la chanson « Quelque chose de Tennessee » fait un carton. Il met aussi en scène le spectacle de Johnny qui va suivre en 1987 à Bercy ainsi que la tournée de France Gall en 1988. La même année, une nouvelle version de Starmania est présentée à Paris avec, dans les rôles principaux, Maurane, Renaud Hantson et Sabrina Lory. Deux ans plus tard, il retrouve Luc Plamondon pour composer avec lui un nouveau spectacle musical dédié à James Dean. « La légende de Jimmy » est mise en scène par Jérôme Savary avec, à l’affiche, des artistes comme Diane Tell, Renaud Hantson, Tom Novembre et Nanette Workman. En 1990, Michel Berger connaît à nouveau un grand succès personnel avec la chanson  » Le paradis blanc ». Comme ils en rêvent depuis longtemps, France Gall et Michel Berger entreprennent alors l’enregistrement de tout un album en duo: « Double jeu ». Cet opus est commercialisé en juin 1992 et les premières chansons sont diffusées dans l’émission télé de Michel Drucker « Stars 90 »: « Superficiel et léger » et « Laissez passer les rêves ». Le 2 août 1992, à la fin d’une partie de tennis jouée sur son court privé de Ramatuelle dans le sud de la France, Michel Berger meurt d’une crise cardiaque. Il est inhumé au cimetière de Montmartre à Paris. En 2012 la mairie de la capitale française lui rend hommage en donnant son nom à une allée du parc Monceau. Trois ans plus tard, France Gall réalise un autre rêve: celui de mettre sur pied un spectacle musical consacré aux chansons de Michel Berger: « Résiste » est présenté au Palais des Sports de Paris à partir du 4 novembre 2015. Une grande tournée de ce spectacle musical est alors mise sur pied avec succès dans les pays francophones européens.
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sttellla-pochette-album-200128 novembre 2001 : L’émission musicale « Conviviale poursuite » de la télévision publique belge francophone RTBF est diffusée à 20h30 sur la Deux. Présentée par Philippe Longtain, elle accueille ce soir-là les artistes nationaux STTELLLA pour son nouvel album « Un homme avec un grand H au pays des prises de têtes » et Pierre RAPSAT pour son nouveau single « Les rêves sont en nous ».

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Fred Chichin en 1984

28 novembre 2007 : Décès, à Paris, du musicien, auteur, compositeur et interprète français Fred CHICHIN connu comme l’un des membres, avec son épouse Catherine Ringer, du duo RITA MITSOUKO. Il est né le 1er mai 1954 à Clichy et son père, artiste-peintre, a créé le magazine français « Miroir du cinéma ». Fred en hérite la passion pour le septième art qui s’étend ensuite au théâtre et à la musique. Dans ce dernier domaine, il participe au mouvement punk de la fin des années 1970 et fait partie de groupes plus ou moins connus comme, par exemple, Taxi Girl. En 1979, il rencontre la comédienne et chanteuse Catherine Ringer et, ensemble, ils forment d’abord le groupe Spratz qui deviendra par la suite les Rita Mitsouko. A partir de 1985, ce groupe va connaître un grand nombre de succès comme « Marcia Baila », « Andy », « Les histoires d’A », « C’est comme ça », etc.

Au sein de la formation, Fred compose les morceaux et joue la guitare, la basse, la batterie et les claviers sur les disques. Alors que des problèmes de santé le minent depuis des mois, Fred Chichin doit arrêter ses activités en 2007 à cause d’une brusque accélération de la maladie. Le 28 novembre de cette même année, il décède d’un cancer. Il est inhumé dans le cimetière parisien de Montmartre.
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20 MAI

 

SHAKE en 1977

20 mai 1950 : Naissance, à Johor Bahru, en Malaisie, du chanteur SHAKE, sous le nom de Sheikh Abdullah Ahmad. Intéressé dès son plus jeune âge par la musique et la chanson, il est logique qu’une fois adolescent, il s’inscrive à un concours de chant qu’il gagne à Singapour. Son talent remarqué lui permet de se faire engager dans des cabarets de la ville où il chante les tubes de Tom Jones et d’Elvis Presley. La légende dit que ce sont deux strip-teaseuses anglaises, figurant au même programme que lui et appréciant ses qualités vocales, qui lui offrent son billet d’avion pour l’Europe afin qu’il y tente sa chance. Et c’est à Paris qu’il débarque sans parler le français. Ce qui ne l’empêche pas de faire la connaissance du producteur Orlando, frère de Dalida, toujours en quête de nouveaux talents dont l’accent exotique peut constituer une plus-value. Un contrat est signé et un premier disque enregistré. Comme Shake se débrouille plutôt bien en anglais, il n’est pas question de lui imposer un texte totalement francophone. Et, pour aller plus vite, il apprendra phonétiquement la moitié de cette première chanson commercialisée en France en 1976 dont le titre est « You know I love you (Tu sais je t’aime) ». Après un passage en télé chez Michel Drucker un dimanche après-midi, c’est l’engouement pour le 45-tours qui se vend à 40.000 exemplaires dès le lendemain.

Shake est devenu en quelques semaines un chanteur à succès qui poursuit son chemin de gloire avec des titres comme « Je viens de loin », « La fille que j’attendais » ou « Je chante cette chanson pour toi (I’m singing this song for you) ». Et c’est très logiquement que l’artiste assure la première partie du concert de Dalida à l’Olympia en 1977 puis de la tournée d’été de Claude François quelques mois avant son décès. Dans son pays natal, le roi est mis au courant de la popularité du chanteur en Europe. Il lui demande de revenir et lui décerne, en 1979, le titre de Dato, une reconnaissance honorifique attribuée pour avoir bien représenté la Malaisie à l’étranger. Parallèlement à cela, il est promu Chevalier des Arts et des Lettres en France pour avoir promu la langue et la culture françaises en Asie. Et Shake poursuit son parcours avec d’autres succès dans un français qui s’améliore de jour en jour : « Rien n’est plus beau que l’amour » (1977), Soleil aide-moi (1978) ou « L’étranger au paradis » (1978). En 1981, l’artiste commercialise un 33 tours sur lequel figurent dix titres nouveaux et une chanson qui sort du lot : « Begawan solo (la rivière de l’amour) », la première interprétée en malais, la langue natale de Shake. Jusqu’en 1984, il connaît encore le succès avec « Animal tropical » ou encore « Avec elle ». Puis, c’est la rupture avec Orlando qui est consécutive à la baisse de ses chiffres de ventes mais aussi et surtout à l’envie de l’artiste de changer de genre musical. Il s’essaie ainsi au rock avec le titre « Sorry Sandy » signé dans un autre label discographique mais cela ne marche pas. En 1985, c’est décidé : Shake repart en Malaisie où il commence à connaître un succès plus important qu’en France. C’est alors l’avènement du disque compact et son premier album en malais sera donc un support digital. Cette première galette numérique commercialisée sous le nom de Dato Shake se vend à 700.000 exemplaires. Il devient une star et chante dans les stades de son pays qui bascule cependant politiquement et qui le condamne ensuite à s’exiler aux Etats-Unis et à Los Angeles où il fint par s’installer définitivement avec sa famille. Et c’est en Californie qu’il poursuit l’élaboration d’autres albums, en malais et en anglais, qui récoltent un grand succès international. De temps à autre, Shake revient en France pour y revoir des amis et visiter mais jamais pour y reprendre des activités artistiques. Mais, en 1996, vingt ans après le premier tube du chanteur, Orlando décide de commercialiser une compilation de ses succès des années 1970-1980 qui vont enfin être disponibles en CD. L’artiste accepte de revenir au pays de Voltaire pour participer à la promotion de l’album dans trois émissions de télévision. 200.000 copies du disque s’écoulent en quelques semaines. Shake repart aux Etats-Unis et se fait à nouveau très discret en Europe pendant des années. Les nouvelles qu’on a de lui datent ensuite de 2009 quand il revient dans l’actualité avec un album intitulé « Shake d’hier et d’aujourd’hui ». L’opus comporte quatorze chansons dont sept nouveautés enregistrées aux Etats-Unis (avec Michael Sembello) et en Belgique (avec Philmarie). Les sept autres titres en français sont des succès de la grande époque réorchestrés de manière rock, jazz et contemporaine, ce qui n’est pas du goût des nostalgiques de l’idole de la fin des années 1970. Le disque ne sera pas un véritable succès de vente. Au Québec, une compilation ayant pour titre « Mes grands succès » est sortie en juin 2009. Et, en Malaisie, c’est un double CD de 26 titres en langue locale qui a été édité en septembre de la même année. Depuis ses débuts, si Shake s’est caractérisé comme un bon vendeur de disques, il s’est aussi forgé une attitude sur scène. C’est ainsi qu’il se produit, de manière remarquée, à l’Alhambra de Paris en 2011. Un nouvel album en malais, “Chameleon”, est sorti en 2012. Et, en 2015, le disque intitulé “Voyageur” propose douze chansons dont la moitié sont en français. Shake revient proposer ses chansons-là et ses précédents succès au public français lors d’un concert au Grand Rex de Paris en 2016.
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20 mai 1959 : Naissance, à Paris, du chanteur français Daniel DARC. Très influencé par le mouvement punk de la fin des années 1970, il devient à cette époque le chanteur du groupe Taxi Girl entre 1978 et 1986. Le groupe n’enregistre cependant qu’un seul album et récolte un fameux succès avec « Cherchez le garçon ». Entamant ensuite une carrière de chanteur soliste, il enregistre, avec son complice Jacno, décédé en 2009, un premier album intitulé « Sous influence divine » en 1987. Alors que sa popularité s’étiole dans les années 1990, Daniel Darc revient au premier plan en 2004 avec l’album « Crève Coeur » et le single à succès « Je me souviens, je me rappelle ».

Grâce à cet album, il reçoit, à 45 ans, une Victoire de la musique comme révélation de l’année. Fin 2011, il sort l’album « La Taille de mon âme » avec, notamment, le single « C’est moi le printemps ». Daniel Darc est retrouvé mort à son domicile le 28 février 2013. L’ex-chanteur du groupe Taxi Girl serait décédé à la suite de l’absorption d’alcool et de médicaments.
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20 mai 1973 : Naissance, à Paris, de la chanteuse et actrice française ELSA (Lunghini). Elle est la fille de Georges Lunghini, comédien, photographe et compositeur, et de Christiane Jobert, artiste peintre, sculptrice et soeur de la comédienne Marlène Jobert. C’est au cinéma, alors qu’elle a sept ans, qu’Elsa entame sa carrière artistique. On peut rêver pire pour ses débuts puisqu’elle tourne aux côtés de Romy Schneider, Lino Ventura et Michel Serrault dans « Garde à vue » de Claude Miller. Parmi les films qu’elle tourne ensuite, il y a « La Femme de ma vie », de Régis Wargnier en 1986, au cours duquel elle interprète une chanson intitulée « T’en vas pas ». Cette mélodie, signée par Romano Musumara, va très vite transformer la vie de la jeune artiste qui devient une chanteuse et se retrouve en tête du top 50 français.

La jeune ado trouve le créneau de la chanson douce et romantique pour enregistrer son premier album qui est un franc succès en 1988. Les extraits qui en sont radiodiffusés sont tous des « tubes »: les duos avec Glenn Medeiros et Laurent Voulzy (« Un roman d’amitié » et « Jamais nous ») ainsi que « Jour de neige », « A la même heure dans deux ans » et « Quelque chose dans mon coeur ». En 1990, elle enregistre un deuxième opus intitulé « Rien que pour ça » qui reste dans la lignée du précédent. Arrivée dans le milieu de la chanson à la même époque que Vanessa Paradis ou Sandra Kim, Elsa va être un moment associée à ces « lolitas » chantantes mais elle va s’en démarquer dès son troisième album plus adulte et mature. Sorti en 1992, « Douce violence » est lancé par le titre « Bouscule-moi » qui obtient un succès plus mitigé mais qui se vend quand même à quelque 200.000 exemplaires. Elsa fait alors une pause dans ses activités artistiques et devient la maman d’un petit Luigi. Et, en 1996, elle revient avec une galette numérique dont elle a écrit presque tous les textes. L’album a pour titre « Chaque jour est un long chemin » et il ne rencontre pas l’estime du public qui le boude. La chanteuse veut alors prendre une autre direction musicale mais sa maison de disques ne l’entend pas de cette oreille et bloque son contrat. Elle ne sortira ainsi finalement son cinquième album qu’en 2004. Mais elle aura mis à profit sa longue période de gestation pour s’entourer de quelques pointures de la nouvelle scène française. Et le disque naît ainsi de la collaboration d’Elsa, auteur, avec des artistes comme Keren Ann, Benjamin Biolay ou Hubert Mounier. En 2006, elle commercialise son premier opus en public après 20 ans de carrière: le spectacle enregistré est celui livré dans la salle parisienne de l’Européen en 2005. Travaillant de plus en plus avec des personnalités qu’elle apprécie, Elsa se tourne vers Da Silva qui écrit et compose presque tous les titres de l’album éponyme sorti en 2008. Mais le succès est, à nouveau, assez limité et l’artiste se tourne alors vers le cinéma et les fictions télévisées.
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Silva en 2010

20 mai 1977 : Naissance, à Bruxelles, de l’auteur, compositeur et interprète belge d’origine italienne SILVA, Silvano Macaluso de son vrai nom. Passionné de musique, il apprend le piano classique dès l’âge de douze ans et, par la suite, il élargit sa palette en jouant aussi de la guitare, de la batterie, des percussions, de la basse et de l’accordéon. A 17 ans, il rejoint, en tant que musicien, quelques groupes de sa région. Puis, en 1996, il s’inscrit au concours « Pour la gloire » de la télé francophone publique belge (RTBF) qui est un peu l’ancêtre de « The Voice ». Il y interprète une version piano-voix de la chanson « Puisque tu pars » de Jean-Jacques Goldman et il remporte le concours haut la main. En 1999, sous le nom de Silvano, il enregistre le titre « Emmène-moi » qui connaît un succès d’estime en Belgique et en France. Un an plus tard, il participe au concours de la Rose d’Or d’Antibes dont le jury est présidé par Eddie Barclay. En 2002, Silvano enregistre deux singles qui connaissent un bon succès en Belgique: « Encore » et « C’est la vie ». Ils seront suivis, en 2003, par la chanson « Je sais que tu m’aimes ». Quelques mois plus tard, l’artiste reçoit le prix du public de la radio privée belge Bel-RTL au cours des « Octaves de la Musique » pour son premier album « Laisse aller » sorti en 2004. Il participe alors à de nombreux festivals en Belgique. Ses multiples talents artistiques l’orientent alors vers d’autres projets musicaux avant qu’il ne revienne à la production de son propre album suivant en 2009. L’opus « Antidote » sort sous son nouveau pseudonyme de SILVA (qui n’a rien à voir avec Da Silva) chez Universal en juin 2010. Il participe aux Francofolies de Spa (au Salon Bleu) et aux Fêtes de Wallonie à Namur. En 2012, son clip video « On se pardonne », tourné notamment à Tournai (B), se distingue par l’application de la technique du lipdub qui donne l’occasion à des fans internautes de mimer les paroles de la chanson à la place de l’artiste. Un troisième album intitulé « 22h22 » est sorti à la fin de l’année 2015. Et Silva est à nouveau programmé aux Francofolies de Spa (B) le 21 juillet 2016. En décembre 2017, le chanteur remporte le Côte d’Or Festival Song de Dijon (F). En mars 2018, Silva poste le clip vidéo de son nouveau titre, « Emporte-moi », sur YouTube. Et, en avril 2019, il remet le couvert en proposant cette fois un titre tout empreint de ses talents de mélodiste : « Le jardin des justes ».

Le printemps 2020 et la crise sanitaire du coronavirus covid-19 inspirent à Silva l’idée d’une chanson réunissant plusieurs artistes belges afin de donner un peu de courage, de force et d’espoir au personnel médical de première ligne. Et son initiative s’arrête sur la célèbre chanson américaine de Lionel Richie : « We are the world ». La vidéo est réalisée au départ d’un play-back instrumental réalisé par l’artiste. Les autres chanteurs et chanteuses viennent ensuite y ajouter leur voix en faisant parvenir une vidéo personnelle. Le résultat est le clip à voir ci-dessous.

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Jeff Bodart en 1994

20 mai 2008 : Décès, à Charleroi, de l’auteur, compositeur et interprète belge Jeff BODART. Né le 30 septembre 1962 à Charleroi avec, comme vrai prénom, Jean-François. Après une enfance plutôt normale où la musique prime déjà sur les études, Jean-François fonde, dans sa région natale, le groupe « Spasmes » dont il est le guitariste. Avec le même instrument entre les mains, il crée ensuite « Aphrodisiax » et, au début des années 1980, le groupe enregistre un 45 tours auto-produit: « Sex Symbol ». Mais c’est avec le groupe suivant, les « Gangsters d’Amour », dont il est cette fois le chanteur, que le succès va réellement s’installer dans la région de Charleroi puis en Belgique, dans toute la francophonie et au-delà. Les tournées des « Gangsters d’Amour » les emmènent ainsi entre autres en URSS et en Chine. La formation connaît le succès avec des chansons comme « SOS Barracuda », « Meurtre à Hawaï », « Hey Baron rouge » et « Coûte que coûte ». En 1994, après deux albums et dix singles, le groupe se sépare et Jeff se lance dans une carrière solo en adoptant un look avec casquette vissée sur la tête. Et le premier opus de Jeff Bodart sort avec un titre « locomotive » qui va le propulser sur les ondes radiophoniques francophones: « Du vélo sans les mains ». D’autres chansons extraites de cet album obtiennent aussi la faveur des medias par la suite: « Chacun son histoire », « Le blues animal » et « Un monde ne suffit pas ». Il participe, en août 1994, au concours de la Truffe de Périgueux où il représente la Belgique pour la RTBF, la radio publique francophone. Trois ans plus tard, Jeff confirme tout le bien que l’on a pu penser de lui en commercialisant un second album intitulé « Histoires universelles ». Il y chante notamment « La vie d’artiste », « Sans tambour ni trompette », « Ca valait la peine que je naisse », « J’te promets la lune » et « Le chant des yakas ». Parallèlement à la sortie de ses albums, Jeff Bodart s’attache à présenter ses chansons en public sur scène. Il participe ainsi aux Francofolies de Spa (B) mais aussi à celles de La Rochelle (F) ainsi qu’au défunt festival « Mars en chansons » dans sa ville natale de Charleroi (B). En 2001, son album a pour titre « Ça ne me suffit plus » et il y chante notamment « La vie la mort », « Politiquement correct », « Les filles sont des garçons bizarres » et « Le soleil fera le reste ». Le succès de ces chansons est plus restreint mais la Belgique francophone soutient plus que jamais son turbulent et sympathique artiste. En 2003, l’album « T’es rien ou t’es quelqu’un » est annoncé par le single « Boire boire boire », adaptation française d’un titre allemand des années 1980 alors interprété par Trio: « Da da da ». Le disque contient quelques perles qui sont diffusées sur les radios: « Canadair », « Tu m’aimeras quand je ne t’aimerai plus » ou « Ma vie est une balançoire ». Et, sur la photo du livret, Jeff troque la casquette contre un chapeau.

Cinq ans après cet album, Jeff Bodart revient avec le suivant qui sort au début de l’année 2008: « Et parfois c’est comme ça ». Le public et les medias n’ont malheureusement pas le temps de se familiariser avec les nouvelles chansons (comme « Destination Ultramarine »): au mois d’avril, Jeff Bodart est retrouvé inanimé chez lui, victime d’un accident vasculaire cérébral. Plongé artificiellement dans le coma, il décède le 20 mai 2008 à l’âge de 45 ans. Il a été incinéré et ses cendres ont été dispersées dans le cimetière de Farciennes, localité proche de Charleroi où il a grandi. Pour se rappeler l’artiste trop tôt disparu, une sculpture à son honneur a été implantée sur la place de la ville. Jeff avait pris pour habitude d’écrire et de composer la majeure partie de ses chansons et en avait aussi proposé à d’autres artistes comme Pierre Bachelet par exemple. Garçon extraordinairement sociable de nature, Jeff Bodart avait sympathisé avec bon nombre de ses collègues en les sollicitant parfois pour en obtenir l’écriture de chansons. Ce fut le cas pour Kent, Christophe Miossec, Jacques Duvall, Marc Morgan, François Bernheim ou même Benoît Poelvoorde. En hommage à Jeff, certains de ces artistes sont venus témoigner ou chanter lors des concerts qui ont été organisés à Louvain-la-Neuve (B) en octobre 2008 et aux Francofolies de Spa (B) en juillet 2009. Sont présents, entre autres, Karin Clercq, Jacques Duvall, Wendy Nazaré, William Dunker, Anaïs H, Kent, Charline Rose, Nell, Jéronimo, Balimurphy, Eté 67, Franco Tils, Marie Warnant, Perry Rose, Vincent Liben, Théophile Octobre, Alexonor, Manu Champagne, Un album posthume reprenant ses plus grands succès, dont ceux des « Gangsters d’Amour », est sorti un an après la disparition du chanteur. Depuis 2011, un prix « Jeff Bodart » est remis à un jeune artiste marquant de la scène francophone belge. Cette récompense est attribuée lors de la cérémonie des « Octaves de la Musique ». En mai 2018, dix ans après le décès de Jeff Bodart, l’un de ses proches collaborateurs, Pierre Gillet, entreprend de réaliser un album hommage avec des artistes talentueux et amis du défunt. Le premier à enregistrer un titre pour ce disque, sorti trop confidentiellement en 2019, est l’acteur Benoit Poelvoorde qui reprend « Ferme ta gueule ».
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Ricet Barrier

20 mai 2011 : Décès, à Clermont-Ferrand, du chanteur et fantaisiste français Ricet BARRIER à l’âge de 78 ans des suites d’un cancer. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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1er MAI

Danielle Darrieux en 1961 – Photo (c) Sam Lévin

1er mai 1917 : Naissance, à Bordeaux, de l’actrice et chanteuse française Danielle DARRIEUX. Comme actrice, elle est l’une des seules à pouvoir compter plus de 80 ans de carrière puisqu’elle a décroché son premier rôle en 1931 dans « Le bal » de Wilhelm Thiele. Après une enfance passée dans sa ville natale, Danielle Darrieux déménage à Paris. A la mort inattendue de son père, sa mère donne des leçons de chant pour subvenir aux besoins familiaux. Danielle assiste à ces séances et elle prend goût pour la musique. Tout en commençant une belle carrière cinématographique où les bons rôles se multiplient, elle décide de suivre des cours de violoncelle et de piano et s’inscrit au Conservatoire de musique. Mais elle est aussi très intéressée par la chanson et sa voix est douce et fluette. Dans son premier film déjà, elle met à profit ses qualités vocales pour chanter. Par la suite, elle interprète souvent des chansons dans quantité de longs métrages. En pleine crise économique des années 1930, ses chansonnettes guillerettes sont des plus appréciées par un public qui en a besoin: « Premier rendez-vous » est un gros succès par exemple.

En 1935, alors que les bruits de bottes sont de plus en plus présents en Europe, Danielle Darrieux s’en éloigne en signant un contrat cinématographique de sept ans avec les studios Universal à Hollywood. Mais le séjour aux Etats-Unis est difficile pour elle et elle rompt son contrat pour revenir en France où la guerre est déclarée. Ayant obtenu des rôles en Allemagne avant le conflit, l’actrice française accepte alors, un peu dans l’ignorance, de tourner plusieurs films pour la société allemande Continental afin de pouvoir faire libérer son mari interné outre-Rhin. Ayant obtenu la remise en liberté de celui-ci, Danielle Darrieux casse aussitôt son contrat. Elle prend alors une fausse identité et vit dans la clandestinité en France jusqu’à la fin de la guerre. Au début des années 1950, elle reprend ses activités d’actrice et entame une seconde carrière plus prolifique que jamais. C’est aussi durant cette décennie qu’elle va confirmer ses talents de chanteuse en enregistrant quantité de disques à succès et en se produisant régulièrement sur scène. Ajoutant les pièces de théâtre, c’est finalement trois carrières que va ainsi mener de front Danielle Darrieux avec beaucoup de talent. En 1967, le réalisateur français Jacques Demy lui demande de jouer un rôle dans « Les demoiselles de Rochefort ». Elle est la seule comédienne de ce film musical à chanter avec sa propre voix ! Elle recommence ce genre d’expérience musicale et cinématographique avec Jacques Demy encore quelques années plus tard en tournant « Une chambre en ville ». A plus de 80 ans, l’actrice et chanteuse multiplie les apparitions au cinéma et à la télévision dans les années 2000. Au théâtre, elle est bouleversante dans « Oscar et la dame rose » d’Eric-Emmanuel Schmitt. François Ozon l’engage pour être l’une de ses « Huit femmes » dans le film qu’il réalise: elle y chante « Il n’y a pas d’amour heureux », texte d’Aragon mis en musique par Brassens. En 2002, Patrick Bruel l’a conviée à participer à son album de reprises de succès de l’entre-deux guerres. Le 17 octobre 2017, suite à une légère chute qui l’a affaiblie, Danielle Darrieux s’endort définitivement, à l’âge de 100 ans, à son domicile de Bois Le Roy, dans l’Eure (F).
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Lily Vincent dans les années 1960

1er mai 1926 : Naissance, à Schaerbeek (Bruxelles), de la chanteuse belge de variétés Lily VINCENT, de son vrai nom Liliane De Smedt. C’est en 1953 que Lily Vincent se fait remarquer par les professionnels du milieu de la chanson en sortant lauréate du concours de chant radiophonique des shampoings DOP sur Radio Luxembourg. Un an plus tard, elle se classe deuxième au concours de chant « Les étoiles chantent ». Lily Vincent enregistre alors son premier disque chez RCA en 1956. Elle enchaîne ensuite les galas et les concerts. L’artiste chante en Belgique et en France aux côtés de grands noms tels que Sacha Distel, Gilbert Bécaud ou Luis Mariano. Elle se produit également régulièrement dans l’émission télévisée « La Chance aux chansons » de Pascal Sevran. Parmi ses oeuvres, il y a la série des « tangos immortels », des pots pourris enregistrés sur toute une série de 45 tours à la fin des années 1960. La chanteuse reçoit, en 2003, la Croix d’Officier de l’Ordre de Léopold. Elle a auparavant été nommée citoyenne d’honneur de la commune de La Hulpe où elle vivait depuis 1963. Elle décède le 10 juillet 2009 à l’âge de 83 ans.

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Fred Chichin en 1984

1er mai 1954 : Naissance, à Clichy, du musicien, auteur, compositeur et interprète français Fred CHICHIN connu comme l’un des membres, avec son épouse Catherine Ringer, du duo RITA MITSOUKO. Son père, artiste-peintre, a créé le magazine français « Miroir du cinéma ». Fred en hérite la passion pour le septième art qui s’étend ensuite au théâtre et à la musique. Dans ce dernier domaine, il participe au mouvement punk de la fin des années 1970 et fait partie de groupes plus ou moins connus comme, par exemple, Taxi Girl. En 1979, il rencontre la comédienne et chanteuse Catherine Ringer et, ensemble, ils forment d’abord le groupe Spratz qui deviendra par la suite les Rita Mitsouko. A partir de 1985, ce groupe va connaître un grand nombre de succès comme « Marcia Baila », « Andy », « Les histoires d’A », « C’est comme ça », etc. Au sein de la formation, Fred compose les morceaux et joue, sur les disques, de la guitare, de la basse, de la batterie et des claviers. Alors que des problèmes de santé le minent depuis des mois, Fred Chichin doit arrêter ses activités en 2007 à cause d’une brusque accélération de la maladie. Le 28 novembre de cette année-là, il décède d’un cancer. Il est inhumé dans le cimetière parisien de Montmartre.

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Julie Pietri en 1989 – Photo (c) P. Rouchon

1er mai 1957 : Naissance, à Douera (Algérie), de la chanteuse française Julie PIETRI. A l’âge de cinq ans, suite à la déclaration d’indépendance de l’Algérie, elle est contrainte de s’exiler en France avec toute sa famille. Son premier domicile français se situe dans la banlieue de Rouen où son père trouve du boulot. Mais, peu de temps après, ce dernier est muté à Casablanca au Maroc où la tribu Pietri le suit pendant quatre ans. Enfin, c’est à Saint-Germain-en-Laye que Nicole (le vrai prénom de l’artiste) s’installe définitivement en France. C’est à cette époque que son grand frère lui fait découvrir la musique et le jazz en l’emmenant assister à des concerts. Passionnée, elle décide de se lancer dans la chanson à l’âge de quinze ans en interprétant des mélodies de Véronique Sanson au sein du groupe « Julie + Transit ». La formation enregistre un 45-tours en 1975: « On s’est laissé faire ». Mais il lui faut penser sérieusement à un métier et elle entreprend alors des études d’orthophoniste et en sort diplômée. Après, elle songe à revenir à la chanson et, en 1977, elle est sélectionnée pour faire partie de « La bande à Basile » où elle incarne la gitane. Au sein du groupe, elle connaît le succès avec des tubes comme « La chenille » et « Les chansons françaises ». Son charisme et sa personnalité lui font enregistrer un disque en solo en 1979 sous son seul prénom de Julie: « Magdalena », une chanson d’été qui est d’emblée un très grand succès.

Quelques mois plus tard, elle enregistre un premier album qui n’obtient pas la popularité espérée et attendue par sa maison de disques. Elle change alors d’écurie et signe un nouveau contrat avec le producteur français Claude Carrère. Ce dernier la remet en selle et la place au sommet des hit parade avec le titre « Je veux croire » en 1982. Dans la foulée, elle adapte en français « I go to sleep » des Pretenders dont elle fait « Et c’est comme si », un autre succès. En 1983, elle interprète en duo avec Herbert Léonard « Amoureux fous » qui cartonne dans tous les charts des pays francophones. Deux ans plus tard, elle sort un album où les nouvelles chansons (« A force de toi ») côtoient les succès des derniers mois (« Tora tora tora »). Voulant se tourner à nouveau vers un autre univers, Julie quitte Carrère pour revenir chez CBS sous le nom complet de Julie Pietri. Et, en 1986, elle enregistre « Eve lève-toi » qui reste un incontournable titre culte des années 1980. Dans la foulée, les succès se suivent pendant des mois comme « Nouvelle vie » et « Immortelle ». Après un troisième album qui reçoit un accueil plutôt mitigé en 1989, les années 1990 vont être plus difficiles pour la chanteuse. En 1992, maman depuis peu, Julie Pietri décide de faire une pause dans cette carrière jusque là plutôt très active. Trois ans plus tard, l’album « Féminin singulière » est novateur mais ne rencontre pas vraiment son public. Puis, doucement, l’artiste poursuit ses activités sur scène en délaissant de plus en plus les studios d’enregistrement. Elle est ainsi régulièrement la vedette de galas et d’émissions de télé évoquant avec nostalgie la mode des années 1980. En mai 2003, elle est l’une des candidates d’un jeu télévisé français présenté sur la chaîne privée TF1: « Retour gagnant ». Elle remporte le concours où elle est opposée à d’autres chanteurs ayant connu leur heure de gloire dans le passé. Cela lui donne l’opportunité d’enregistrer un album composé de nouvelles chansons, de reprises et de succès d’hier. Surfant toujours sur la vague de la nostalgie des années 1980, Julie Pietri sort, en 2006, un DVD collector du spectacle enregistré à l’Olympia vingt ans auparavant. Un an plus tard, elle enregistre un nouveau CD dans le style jazzy qui est celui qui la passionne à ce moment: « Autour de minuit ». Elle y adapte de cette façon toute une série de succès de la chanson francophone signés Christophe, Michel Berger ou Michel Jonasz. Le 28 mai 2009, sur la scène parisienne de l’Alhambra, Julie fête ses 30 ans de carrière entourée d’un groupe de gospel. En janvier 2011, elle participe, à l’Olympia de Paris, au spectacle « Otis & James: les Rois de la Soul » aux côtés de Manu Dibango, Joniece Jamison, Michel Jonasz, Gilbert Montagné, Quentin Mosimann et Ahmed Mouici. En mars de la même année, l’artiste rejoint la troupe des idoles « Âge tendre et Têtes de bois » pour les tournées des saisons 6 (2011) et 8 (2013). En décembre 2013, elle participe aussi à quelques concerts de l’autre tournée nostalgique « Stars 80 ». En janvier 2014, elle fait partie des artistes figurant aux côtés de Pascal Danel qui propose un hommage à Gilbert Bécaud sur la scène du Casino de Paris. Dix mois plus tard, la chanteuse commercialise un double-album: « L’Amour est en vie ». C’est une anthologie reprenant 35 chansons avec quelques inédits dont le nouveau single, « L’Amour est en vie ». Au même moment, Julie Pietri se produit régulièrement avec la tournée « Stars 80, l’origine ».
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L'album "3" de Calogero, meilleure vente en Belgique francophone en mai 2004

L’album « 3 » de Calogero, meilleure vente en Belgique francophone en mai 2004

1er mai 2004 : Parmi les albums qui font leur entrée dans le classement dans les meilleures ventes en Belgique francophone, on trouve MARKA à la 44e place avec « C’est tout moi », Louis CHEDID 40e avec « Un ange passe » et Dany BRILLANT avec « Jazz à la Nouvelle Orléans » (24e). La tête du classement est occupée par trois albums francophones: Jane BIRKIN (« Rendez-vous », 3e), Pascal OBISPO (« Live + studio Fan », 2e) et CALOGERO (« 3 », 1er).
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