Paleo Festival de Nyon en Suisse : les artistes belges ne chantent plus en français ou si peu

Paléo Festival Nyon affiche 2015L’association Wallonie-Bruxelles Musique, qui aide notamment les artistes francophones de Belgique à se produire à l’étranger, a fêté la centième prestation d’un artiste belge francophone pour la 40e édition du Paléo Festival de Nyon en Suisse. Ce festival s’est tenu du 20 au 26 juillet 2015.
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Les artistes belges sont conscients que jouer à l’étranger est essentiel pour bâtir une carrière durable. La Suisse est, à ce titre, un terrain de jeu privilégié pour bon nombre d’entre eux. Pour sa 40e édition, le Paléo Festival Nyon, le plus gros festival en plein air de Suisse avec 329 concerts et 270 000 spectateurs attendus, a programmé pour la 100e fois un artiste venant de Belgique.
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Cette centième participation belge était également l’occasion de célébrer un partenariat fidèle et complice, notamment avec les principaux festivals francophones du « plat pays » que sont les Nuits Botanique de Bruxelles, Couleur Café (Bruxelles) ou le Dour festival par exemple.
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Comme vous pourrez le lire ci-dessous, nombreux sont les artistes francophones de Belgique à avoir foulé une des sept scènes du Paléo Festival de Nyon en 40 ans. Nous ne citons ici que ceux qui s’expriment en français dans tout ou partie de leurs oeuvres. Et cela réduit considérablement la liste, surtout depuis une dizaine d’années.
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André Bialek (1978), Jean-Claude Watrin (1979), Philippe Anciaux (1980), Christiane Stefanski (1983), Pierre Rapsat (1984), Didier Odieu (1985), Marc de Hollogne (1985), Maurane (1985, 1987 et 1997), Les Révérends du Prince Albert (1986), Les Gangsters d’Amour (1988), Maljean-Willems (1988), Vaya Con Dios (1988), Sttellla (1990 et 1999), Zap Mama (1992 et 1997), Arno (1994, 2002, 2007 et 2015), Axelle Red (1995), The Domino’s (1995), Christian Merveille (1997), Jean-Louis Daulne (1997), Khadja Nin (1997), Daniel Hélin (2001), Jeronimo (2003), Karin Clercq (2003), Beverly Jo Scott (2009), Stromae (2011 et 2014).
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Il convient donc de remarquer que, depuis 2003, les artistes belges s’exprimant en français se sont, ici comme trop souvent ailleurs aussi, raréfiés. Il s’agit sans doute et toujours de la conséquence de la volonté des pouvoirs publics francophones belges de désormais promouvoir de préférence ceux qui chantent en anglais. Et ce au détriment de la langue maternelle et culturelle basique de la dite communauté francophone de Belgique qu’ils prétendent encore défendre. D’une manière bien dérisoire.
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25 DECEMBRE

Désireless en 2010

25 décembre 1952 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française DESIRELESS sous le nom de Claudie Fritsch-Mentrop. Après une enfance et une adolescence plutôt sans problèmes, la jeune Claudie décide de devenir styliste et prend des cours dans ce sens à Paris. Installée, elle lance sa propre collection qu’elle nomme « Poivre et sel » dans les années 1970. En 1980, la jeune femme se rend en Inde et, à partir de ce moment, elle s’intéresse à la musique et à la chanson. Après avoir fait partie de quelques groupes, elle rencontre le compositeur Jean-Michel Rivat qui lui propose des projets. Avec deux amis musiciens, elle crée, en 1984, le groupe Air 89 qui enregistre un 45-tours au succès très limité: « Cherchez l’amour fou ».

Elle décide par la suite de se lancer comme chanteuse soliste. Elle sort, au début de 1986, un disque avec « Qui peut savoir » qui récolte une oreille attentive auprès des professionnels, sans plus. Mais c’est sous le pseudonyme de Désireless que les choses vont se précipiter à la fin de cette même année. Jouant à fond sur une image et un look des plus surprenants, la chanteuse débarque sur les plateaux télé étonnamment coiffée à la brosse et toute de noir vêtue. Elle chante « Voyage voyage » et obtient immédiatement un succès aussi fulgurant qu’énorme dans toute l’Europe mais aussi au Canada, en Amérique du Sud et en Asie.

En 1988, un second 45-tours, avec pour titre principal « John », remet le couvert et installe à nouveau la chanteuse dans les charts de plusieurs pays européens. C’est seulement trois ans après son premier succès que Désireless prend enfin le temps de préparer un premier album dont est extrait son troisième single : « Qui sommes-nous ? » en 1989. Un an plus tard, avec la naissance de sa fille Lili, Désireless prend ses distances avec le métier. Elle y revient en 1994 avec un nouvel album, « I love you », qui ne rencontre pas le succès espéré. Quelques mois après, la chanteuse quitte le show-business et Paris pour s’installer en Provence et changer complètement de vie. En 2000, bien loin des mélodies qui ont fait sa popularité, Désireless se produit en tournée acoustique accompagnée du guitariste Michel Gentils. L’artiste arbore désormais un crâne rasé, porte des lunettes rondes et se vêt de robes amples et colorées. Elle auto-produit ensuite un album avec quinze titres enregistrés en public: « Un brin de paille ». En 2004, elle change encore radicalement de style en se livrant à un spectacle électro-dance qui fait le tour de l’Europe: « La vie est belle ». Un an plus tard, elle compose l’album « Le petit bisou » et tourne dans des petites salles pendant deux ans. Alternant toujours les genres et les styles, la chanteuse sort un double album intitulé « More love and good vibrations » en 2007. La même année, elle participe à la grande tournée nostalgique « RFM Party 80 ». Elle y rencontre l’auteur-compositeur interprète et producteur belge Alec Mansion qui, dans le spectacle, fait partie du groupe « Léopold Nord et Vous ». Celui-ci lui propose d’enregistrer un single évoquant la nostalgie de ses grands succès: « Tes voyages me voyagent ». En mai 2011, sort l’album « L’expérience humaine » que Désireless a réalisé avec Alec Mansion grâce à l’apport financier de plus de 500 internautes sur la plateforme Akamusic. Ce disque connaît un prolongement en 2012 avec un second volet baptisé « XP2 ». En 2013, Désireless sort en autoproduction l’album « Operation of the sun » incluant des nouvelles versions de « John » et de « Voyage voyage ». En novembre 2014, un nouvel album de dix chansons est commercialisé: « Un seul peuple » reprend une version très personnelle de « Duel au soleil » d’Etienne Daho et des réenregistrements de « Voyage Voyage » et « John ». Fin 2015, Désireless travaille sur un spectacle consacré à Guillaume Apollinaire dont l’album intitulé « Guillaume » est mis en vente sur le site internet de la chanteuse. Depuis, l’artiste a écrit une autobiographie, un livre sur la méditation-relaxation et a participé à quelques documentaires.
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25 décembre 1977 : Décès, à Corsier-sur-Vevey en Suisse, de l’acteur, réalisateur, écrivain et compositeur britannique Charlie CHAPLIN. Né le 16 avril 1889 à Londres, il débute au cinéma lorsque celui-ci est encore en noir et blanc et muet. Emigré aux Etats-Unis, il conquiert Hollywood en imposant un personnage de vagabond espiègle qui devient célèbre sous le nom de Charlot. Il réussit ensuite à franchir le cap du cinéma parlant pour en devenir aussi une vedette, ce qui n’est pas le cas de tous les acteurs du cinéma muet. Artiste complet dans tous les sens du terme, Charlie Chaplin se fait aussi remarquer comme le compositeur de plusieurs musiques de ses films: « Les temps modernes », « Le Dictateur », « Les feux de la rampe » ou « La comtesse de Hong Kong » entre autres. Les mélodies issues de ces bandes originales servent souvent de base à des chansons qui font le tour du monde en anglais ou dans d’autres langues. Parmi les adaptations françaises de ces airs les plus connus, on retiendra « Deux petits chaussons de satin blanc » (« Smile » de « Limelight », « Les lumières de la ville ») par André Claveau (repris plus tard aussi par Frank Michaël) ou « C’est ma chanson » interprétée par Petula Clark.

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19 DECEMBRE

Edith Piaf en 1961 – Photo (c) Sam Lévin

19 décembre 1915 : Naissance à Paris, dans la misère d’un milieu d’artistes de rue et de cirque, de la chanteuse Edith PIAF sous le vrai nom de Edith Giovanna Gassion. Vu la situation, la petite est très vite confiée à sa grand-mère maternelle quelques mois avant d’être prise en charge par sa grand-mère paternelle patronne d’une maison close. Les pensionnaires de l’établissement trouvent en Edith une mascotte qu’elles vont choyer. Alors qu’elle a sept ans, son père vient la chercher pour mener avec elle la vie d’artiste itinérant. Elle chante dans les rues et tout le monde s’aperçoit bien vite qu’elle possède une voix peu commune. En 1930, elle décide de quitter son père et part avec une amie, Simone, qui chante en duo avec elle. A 17 ans, elle rencontre un certain Louis Dupont qui lui donne une fille, Marcelle, qui naît le 11 février 1933 et qui meurt d’une méningite à l’âge de deux ans. Edith continue à chanter dans les rues de Paris malgré ses soucis et, à la fin de l’année 1935, Louis Leplée, le gérant d’un cabaret situé sur les Champs-Elysées, lui demande de venir chanter chez lui. Il estime qu’elle doit avoir un pseudonyme et, comme elle chante comme un moineau, il la surnomme « la môme Piaf ». Ses prestations au cabaret « Le Gerny’s » attirent du monde et des professionnels de la musique qui lui proposent d’enregistrer un disque. En 1936, la firme Polydor édite « Les mômes de la cloche ».

Quelques semaines plus tard, Louis Leplée est assassiné par le milieu du banditisme qu’il fréquente et Edith Piaf est d’abord soupçonnée puis mise en cause par la presse. Cela complique ses débuts qui pourtant s’annonçaient plutôt bien. Malgré cela, elle parvient à se produire dans les théâtres parisiens de Bobino et de l’Européen. Le compositeur Raymond Asso, qui est l’un des professionnels à l’avoir remarquée au Gerny’s, lui propose de travailler avec elle et, mieux que ça, de devenir son mentor. Il va faire d’Edith Gassion Edith Piaf, la chanteuse professionnelle des music-halls. Et ça marche puisqu’elle chante très vite à l’Alhambra puis à nouveau à Bobino et, enfin, à l’ABC où elle est consacrée vedette de la chanson. Ses enregistrements et disques sont alors diffusés par toutes les radios à la fin des années 1930. En 1940, elle tente l’aventure du théâtre en donnant la réplique à son amant du moment, Paul Meurisse, dans une pièce écrite pour elle par Jean Cocteau: « Le bel indifférent ». Du théâtre, elle passe au cinéma, toujours en compagnie de Paul Meurisse, et elle joue dans « Montmartre-sur-Seine » de Georges Lacombe en 1941. C’est alors la guerre et, parallèlement à ses activités de comédienne, Edith continue à chanter dans la France occupée par les nazis. En 1943, elle va à Berlin « promouvoir la chanson française » en compagnie d’autres artistes comme Loulou Gasté, Viviane Romance ou Albert Préjean. Elle mène alors une sorte de double jeu qui lui permet, selon certains témoignages, de protéger des artistes juifs, de faire évader certains prisonniers français et de poser quelques actes de résistance. Au début de l’année 1944, Edith Piaf chante au Moulin Rouge à Paris et elle tombe amoureuse du jeune premier qui chante en lever de rideau: Yves Montand. La même année, elle perd son père et sa mère décède l’année suivante. Après avoir bénéficié de textes et de mélodies écrits et composées par d’autres, Edith Piaf se lance dans l’écriture en 1945 et il faut bien reconnaître que ce coup d’essai est un coup de maître: la chanson s’appelle « La vie en rose ». Avec Yves Montand, désormais célèbre à son tour, elle joue dans le film « Etoile sans lumière » et le couple se sépare en 1946. A ce moment, la chanteuse rencontre un groupe vocal qui répond au nom des « Compagnons de la Chanson ». Avec eux, elle va connaître un succès fulgurant en interprétant « Les trois cloches » et elle va ainsi leur permettre d’entamer une longue et grande carrière internationale. De 1946 à 1948, elle vit aussi une histoire d’amour avec Jean-Louis Jaubert, le chef des Compagnons. Mais en 1948, alors qu’elle chante à New York, elle croise le boxeur français Marcel Cerdan et en tombe éperdument amoureuse. Elle voit en lui l’homme qu’elle croit avoir toujours cherché et le couple échafaude de nombreux projets malgré que Cerdan soit marié. Pour cette idylle, elle compose en septembre 1949 le fameux « Hymne à l’amour ». Mais, quelques jours plus tard, le 28 octobre, le boxeur meurt dans un accident d’avion la laissant dans un état psychologique désastreux. En 1951, elle fait la connaissance du chanteur Charles Aznavour qui va lui écrire quelques chansons inoubliables comme « Plus bleu que tes yeux » et « Jezebel ». Après une passion aussi forte qu’éphémère avec le coureur cycliste Louis Gérardin, Edith Piaf épouse le chanteur Jacques Pills en 1952. Une cure de désintoxication lui est alors nécessaire et elle se reconcentre sur sa carrière. Elle devient une très grande vedette aux Etats-Unis où, en 1956, elle se produit au Carnegie Hall de New York. Piaf découvre alors le jeune Georges Moustaki qu’elle va aider pour ses débuts dans la chanson. Ils deviennent amants et Georges lui écrit un « tube »: « Milord ». En 1959, Edith Piaf s’effondre lors d’un concert à New York: son état de santé ne fait qu’empirer et elle devient dépendante de la morphine. En 1961, apprenant que le music-hall parisien de l’Olympia est menacé de fermeture, Edith décide d’y donner une série de concerts. Elle sauve ainsi l’Olympia et son directeur, Bruno Coquatrix, de la faillite en y chantant « Non je ne regrette rien », une nouvelle mélodie signée Charles Dumont. Epuisée et de plus en plus souffrante, Edith Piaf épouse un jeune homme de 20 ans son cadet le 9 octobre 1962: Théo Sarapo. Avec lui, elle enregistre un duo: « A quoi ça sert l’amour ». Au début de l’année 1963, elle est en studio pour graver ce qui s’avère être son dernier disque avec une chanson de Francis Lai: « L’homme de Berlin ». La chanteuse entreprend alors une longue période de repos aux côtés de celui qu’elle vient d’épouser. Pour ce faire, ils emménagent dans une propriété de Grasse sur la Côte d’Azur où Piaf fuit les mondanités et les medias. Malheureusement, rien n’y fait et, le 10 octobre 1963, à 13 h 10, une rupture d’anévrisme emporte la chanteuse. Ayant manifesté la volonté d’être inhumée à Paris, au cimetière du Père Lachaise, le transport de son corps est effectué en cachette et l’annonce de son décès est officiellement faite le 11 octobre. Les obsèques ont lieu en présence de 200.000 personnes et Piaf est enterrée aux côtés de son père et de sa fille.
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Michel Lemaire dans les années 1980 – Photo (c) Erika

19 décembre 1939 : Naissance, à Trazegnies, de l’animateur et producteur de radio et télévision belge Michel LEMAIRE. Après des humanités gréco-latines et des études supérieures en communications sociales à l’Institut Saint-Luc de Tournai, qui deviendra ensuite l’Institut des Hautes Etudes en Comunications Sociales (IHECS), Michel Lemaire s’oriente vers une profession radiophonique et entre à la RTB, la Radiodiffusion Télévision Belge. A 22 ans, il débarque au centre de production de Mons qui est en pleine mutation face au nouvel auditorat composé en majeure partie de jeunes. A l’aube de l’époque des yé-yés, alors que l’émission « Salut les Copains » est en plein essor sur Europe 1 en France, la RTB se doit de saisir la balle au bond. Michel Lemaire devient, avec Jean-Loup Viseur, Jean-Claude Ménessier et, un peu plus tard, Claude Delacroix, l’un des animateurs de radio belges francophones préférés des jeunes. Le titre de la première émission de Michel Lemaire est on ne peut plus clair: « Les moins de 20 ans ». Elle s’adresse aux adolescents et connaît un grand succès grâce au club qui permet aux jeunes de se rassembler autour d’événements et de communiquer entre eux: cela ressemble furieusement à l’ancêtre d’un réseau social. Ces émissions permettent à la jeunesse francophone belge de découvrir les artistes à la mode et Michel y accueille régulièrement des artistes comme Claude François, Dick Rivers et le local Salvatore Adamo. Il est à noter à propos de ce dernier chanteur que, à l’époque, Michel Lemaire reçoit une remontrance, par note de service officielle, de son directeur Camille Halsberghe pour avoir programmé deux fois dans la même émission une chanson d’Adamo, ce qui ne peut être toléré sur l’antenne d’une radio de service public ! Par la suite, l’animateur présente « Jeunesse 65 » qui devient ensuite « Formule J » proposé par Claude Delacroix. De tous temps, Michel Lemaire s’est intéressé et s’intéresse encore à la chanson francophone même si, ensuite, ses émissions radiophoniques, à la RTB puis à la RTBF, se tournent un peu plus vers le tourisme, sa seconde passion: « Les rendez-vous du dimanche » en 1969, « Les quatre saisons » en 1973, « La petite sieste elle a bon dos » en 1977 ou « Embarquement immédiat » dans les années 1990. Au début des années 1980, il donne des cours d’initiation à la chanson française à l’IHECS où il a fait ses études une vingtaine d’années plus tôt. Au fil de sa carrière, Michel a aussi l’opportunité de présenter des émissions télévisées qui ont pour titre « Promotion » (1963) puis « La caméra d’argent » (1970) avant de s’adresser aux seniors dans des programmes comme « Seniorama » notamment où il n’a de cesse d’inviter des artistes célèbres comme Lily Vincent, Tino Rossi, Georges Guétary ou Pierre Perret par exemple. Vous pouvez visionner cette dernière émission datant de 1979 avec Pierre Perret en CLIQUANT ICI. Retraité dans le courant des années 2000, Michel Lemaire reste très actif et continue à se passionner pour la chanson et le tourisme. Il réalise ainsi de magnifiques diaporamas informatiques sur les gloires de la chanson française (Piaf, Brel, Brassens, Ferrat, Bécaud, etc.) qu’il présente un peu partout dans les centres culturels et les maisons de repos.
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Jean-Patrick Capdevielle en 1986 – Photo (c) Steve Hiett

19 décembre 1945 : Naissance, à Levallois-Perret, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Patrick CAPDEVIELLE. La formation du jeune homme est celle de journaliste. C’est le boulot qu’il effectue au milieu des années 1960 pour des magazines musicaux à destination des jeunes comme « Salut les Copains » ou « Mademoiselle Age Tendre ». Par la suite, restant dans le milieu musical, il devient directeur artistique et s’installe à Londres où il côtoie Jimi Hendrix, les Beatles, les Rolling Stones et Eric Clapton. Au début des années 1970, c’est aux Iles Baléares qu’il va vivre pour peindre et composer des musiques qu’il va proposer à des maisons de disques quelques années plus tard. C’est William Sheller qui est le premier à s’intéresser à son travail et qui va lui permettre de sortir un premier 45 tours aux relents de reggae en français, « Solitude », en 1978. Quelques mois plus tard, Jean-Patrick enregistre un premier album dont une chanson va le propulser dans tous les hit parade: « Quand t’es dans le désert ». Ce gros succès est suivi, avec moins d’ampleur, par une autre chanson intitulée « Salomé » qui place Capdevielle parmi les élites de la « nouvelle chanson française » aux côtés d’Alain Souchon et de Laurent Voulzy notamment. Il est vrai que l’artiste étonne et force le respect par la démarche absolument rock qu’il apporte à la chanson traditionnelle. Il confirme son orientation musicale en 1980 avec l’album « Deux » et les chansons « C’est dur d’être un héros » ou « Oh Chiquita ». L’homme se produit alors sur les scènes parisiennes de l’Olympia et du Palais des Sports avant d’entamer une grande tournée française. En 1982, Jean-Patrick Capdevielle commercialise l’album intitulé « L’ennemi public » et il connaît un nouveau succès avec le titre « Qu’est-ce qui va rester (quand le rock’n’roll aura cessé d’exister) ? ». L’opus suivant est celui du virage dans la carrière de l’artiste: en 1983, « Dernier rappel » offre un travail très différent des albums précédents. Il en est de même pour « Mauvaises fréquentations » (1984 avec la chanson « Halloween ») et « Planète X » (1985 avec « 40 à l’ombre »). Le chanteur fait alors une pause de deux ans pendant laquelle il présente une émission de télé (« Les Totems du Bataclan » en 85 et 86) et tourne dans un téléfilm avec Marie-Christine Barrault (« L’énigme des sables » en 1986). Il travaille ensuite sur son disque suivant, « Nouvel âge », qui arrive chez les disquaires en 1988. Ce dernier n’obtient pas le succès des précédents albums et est plutôt boudé par les médias. Travaillant sans cesse sur de nouvelles chansons, Jean-Patrick Capdevielle enregistre « Vue sur cour » en 1990 puis « Vertigo » réalisé à Nashville en 1992. Il prend alors goût à la vie américaine et il décide de vivre aux Etats-Unis durant deux ans pour y suivre des études cinématographiques à Los Angeles. A son retour en France en 1995, il se lance dans la réalisation de clips musicaux. Ses horizons artistiques se diversifient alors et il permet à la soprano Emma Shaplin d’enregistrer un opéra qu’il écrit en italen du 14e siècle: « Carmina Meo ». L’album en question se vend à plus de deux millions d’exemplaires dans le monde. En 2001, il compose, écrit et fait enregistrer par des artistes lyriques « Atylantos », un opéra néo-romantique qui n’a encore jamais été mis en scène. Quatre ans plus tard, il soutient la production d’un album du groupe Montparnasse: « Pop tasty ». En 2006, Capdevielle revient hanter les studios d’enregistrement pour l’album « Hérétique » qui sort en mars de l’année suivante avec un succès très mitigé. Dans le même temps, il écrit six des onze nouvelles chansons de David Hallyday. Depuis, il poursuit son travail d’écriture pour d’autres interprètes et il compose les titres d’un nouvel album qu’il propose de découvrir sur les réseaux sociaux. Cette découverte est assortie d’un appel à financement participatif des internautes qui répondent en masse avec l’apport total de 41.000 euros. Enregistré entre Londres et Paris, l’album « Bienvenue au paradis » est disponible sur le site web officiel de Capdevielle (à visiter en CLIQUANT ICI) fin novembre 2015.
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Christopher Laird en 1976 – Photo (c) Christine Filippi

19 décembre 1952 : Naissance, à Genève en Suisse, du chanteur Christopher LAIRD. Son père est un journaliste américain et sa mère une écrivaine anglaise. Sa première langue, maternelle, est l’anglais mais, vivant en Suisse, le jeune Christopher apprend vite le français qu’il manie très bien et il parle aussi l’allemand dès son plus jeune âge. C’est très jeune également qu’il se passionne pour la musique et qu’il pratique la guitare, les percussions, la basse, le piano et l’harmonica. A 17 ans, il gagne Paris bien décidé à vivre de ses compositions. Il parvient à se faire engager pour sortir un premier disque en 1969 chez Vogue. Le succès de « Tes chaussettes sont à l’envers » n’est pas flagrant mais il y a quelque chose chez ce bonhomme souriant à la voix particulière. Il enregistre encore une demi-douzaine de 45 tours avant de connaître le succès en 1971 avec la chanson « Alleluia en pyjama ». Cette mélodie traverse d’ailleurs l’Atlantique pour aller se placer en tête des palmares de ventes au Canada. La suite de sa carrière va lui permettre de commercialiser quelque 50 vinyles et quatre albums. En 1973, il atteint à nouveau les cîmes des hit parade français avec « Petit homme » et les succès suivants ont pour titre « Un clown ne pleure pas » (1974), « Je la revois je l’imagine » (1974) ou encore « Des tartines de baisers » (1975). Sa popularité lui permet alors de se produire pendant quinze jours sur la scène parisienne de l’Olympia. En 1976, il se propose pour représenter la France au concours Eurovision de la chanson mais son titre « Vivre une page d’amour » n’est finalement pas retenu. Jusqu’en 1991, il va régulièrement sortir des 45 tours tantôt en français tantôt en anglais. Simultanément à ses activités de chanteur, il écrit aussi des chansons pour C. Jérôme, Martin Circus, Amélie Morin, Bibie, Vivien Savage ou Sabine Paturel par exemple. Il compose aussi quelques musiques publicitaires pour le cinéma, la télé et la radio. En 1981, il publie un album en anglais qui a pour titre « Back in a minute ». Et, dix ans plus tard, un ultime disque est enregistré en français: « Esther, Jennifer ». Pour en savoir vraiment plus sur cet artiste méconnu et injustement oublié, vous pouvez lire sa biographie très bien rédigée en 2015 par Marc Dubouchet: il vous suffit pour cela de CLIQUER ICI.
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Bourvil et Georges Guétary à l’affiche de la Route Fleurie en 1952

19 décembre 1952 : Création, à l’ABC de Paris, de l’opérette de Francis LOPEZ « La Route Fleurie » avec Georges GUETARY, BOURVIL et Annie CORDY. Vous pouvez découvrir l’affiche de ces premières représentations exceptionnelles sur le site internet de l’Association de la Régie Théâtrale, l’ART, en CLIQUANT ICI.

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5 NOVEMBRE

Leny Escudero en 1972 - Photo (c) Birgit

Leny Escudero en 1972 – Photo (c) Birgit

5 novembre 1932 : Naissance, à Espinal (Espagne), de l’auteur, compositeur et interprète français Leny ESCUDERO. Son père est un gitan républicain espagnol. Ses parents, analphabètes, fuient l’Espagne ravagée par la guerre civile en 1939. Ils se réfugient en France, à Mayenne, où le petit Leny entre à l’école communale. Sans formation ni métier particulier, il passe sa jeunesse, devient communiste et se marie dans la même région avant de s’installer à Paris dans les années 1950. Il effectue alors divers petits boulots pour survivre: terrassier et carreleur notamment. Passionné de guitare, il n’est pas rare que Leny chante en caressant les cordes de son instrument de prédilection. Et sa façon de chanter retient l’attention de quelques personnes qui lui proposent de se produire dans des cabarets parisiens dès 1957. Jacques Canetti est de ceux-là et il permet à l’artiste de chanter dans son théâtre des Trois Baudets. Leny finit par se faire remarquer par un producteur, Léo Missir, et il enregistre un premier 45 tours de quatre chansons en 1962. Les titres « Pour une amourette » et « Ballade à Sylvie » deviennent immédiatement des grands succès à contre-courant des rythmes rock et twist qui envahissent alors les hit-parade.

Cette popularité est inattendue et déstabilisante: Leny Escudero ne la vit pas très bien. En pleine ascension, l’artiste abandonne tout pour effectuer un voyage qui va l’emmener aux quatre coins du monde. En Afrique, il développe même un projet humanitaire pour construire une école en pleine brousse. Il revient ensuite à la chanson mais le succès populaire ne sera plus jamais au rendez-vous malgré une carrière plutôt bien remplie. Il faut dire aussi que les thèmes de ses chansons ne sont plus très légers et retiennent plus l’attention des passionnés et professionnels de la chanson que celle du grand public. En 1971, l’album « Escudero 71 » est d’ailleurs récompensé par le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros. Ses chansons évoquent notamment la guerre d’Espagne, les dictatures, la maltraitance de notre planète et la fuite du temps. Sa carrière musicale lui permet aussi ensuite de participer à quelques bandes originales de films. Et il obtient également quelques rôles au cinéma et à la télévision. En 1997, il enregistre l’album « Leny Escudero chante la Liberté » où il reprend des titres comme « L’affiche rouge » (Aragon/Ferré), « Le chant des partisans »(Kessel/Druon) ou encore « Le déserteur » (Vian). En mars 2013, une autobiographie est éditée par « Le Cherche midi »: « Ma vie n’a pas commencé ». Mais cette vie s’achève néanmoins le 9 octobre 2015 à la suite d’une insuffisance pulmonaire. Il meurt à 82 ans à son domicile de Giverny près de Vernon.
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Joe Dassin dans les années 1970 - Photo (c) Bernard Leloup

Joe Dassin dans les années 1970 – Photo (c) Bernard Leloup

5 novembre 1938 : Naissance, à New York, du chanteur et compositeur franco-américain Joe DASSIN. Il est le fils du réalisateur Jules Dassin et de la violoniste Béatrice Launer. L’enfance de Joseph (dit « Joe ») se déroule là où son père décide de s’installer en fonction de ses activités. C’est donc à New York et Los Angeles d’abord avant l’Europe avec la Suisse et la France. La scolarité de Joe est, du coup, un peu particulière mais elle lui permet de pratiquer les langues et la géographie. Après avoir passé son bac à Grenoble, il part pour le Michigan pour y suivre des études d’ethnologie. Une fois ses études terminées, il revient en France où il effectue divers petits boulots sans trop savoir ce qu’il veut faire exactement. En 1962, il est ainsi figurant dans un film de son père: « Topkapi ». Il effectue un bon nombre de rencontres dans le milieu artistique et se destine au journalisme en écrivant des articles comme correspondant en France pour le « New Yorker » ou le magazine « Playboy ». Dans le même temps, il double en français les films américains qui débarquent en Europe et il fait encore un peu de figuration dans quelques films comme « Nick Carter et le trèfle rouge ». Il tombe amoureux de Maryse Massiera qui lui présente une amie travaillant pour la firme de disques CBS: Catherine Régnier. Cette dernière est intéressée par une bande magnétique que Maryse lui confie où une chanson est enregistrée par Joe: « Freight train », un classique folk américain. Les responsables de CBS France marquent aussi leur intérêt pour le chanteur et, à la fin de l’année 1964, Joe Dassin enregistre son premier 45 tours avec quatre titres dont « Je change un peu de vent », la version française de « Freight train ».

Ce n’est pas un grand succès mais les producteurs persévèrent et Joe sort un deuxième disque en 1965 avec le titre « Je vais mon chemin » qui ne se vend pas mieux. Cependant, l’artiste est régulièrement invité à la télévision en tant que fils de Jules Dassin essayant de « faire le chanteur ». Dès lors, une troisième chance lui est donnée en décembre 1965 avec une chanson qui, cette fois, va connaître un beau petit succès radiophonique: « Bip bip ». Le succès de cette mélodie dépasse les frontières de la France et Dassin est ainsi invité notamment pour une émission télévisée en Belgique à la RTB. Ce premier véritable succès est encourageant et un producteur, Jacques Plaît, décide de s’occuper de la carrière du chanteur. Joe épouse Maryse Massiera en 1966 et anime une série d’émissions sur la country music (« Western story ») sur Radio Luxembourg à Paris. Les 45 tours suivants vont commencer à se vendre de plus en plus: « Ca m’avance à quoi », « Comme la lune », « Guantanamera » et « Excuse me lady ». Parallèlement, Joe Dassin commence à se produire sur scène et notamment à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. 1967 est véritablement l’année de la consécration pour l’artiste qui récolte un succès phénoménal avec « Les Dalton ». Il compose alors la chanson « Bébé requin » que France Gall interprète avec succès. Puis, il enregistre la fameuse version française de « Ode to Billie Joe » de Bobbie Gentry: « Marie-Jeanne ». Les « tubes » vont alors s’enchaîner aux « tubes »: « La bande à Bonnot » (1968), « Siffler sur la colline » (1968), « Ma bonne étoile » (1968) et « Le petit pain au chocolat » (1969). Le 1er avril 1969, Joe est victime d’un infarctus qui va l’obliger à ralentir quelque peu le rythme de ses activités sur scène où il arbore désormais un superbe costume blanc comme à l’Olympia de Paris en octobre de la même année. Mais, très vite, le succès de ses disques le happe à nouveau: « Les Champs-Elysées » (1969), « Le chemin de papa » (1969), « C’est la vie Lily » (1970), « Billy le Bordelais » (1970), « L’Amérique » (1970), « Cécilia » (1970), « La fleur aux dents » (1971), « L’équipe à Jojo » (1971), « Fais la bise à ta maman » (1971), « Elle était oh » (1972), « Taka takata » (1972), « La complainte de l’heure de pointe » (1972), « Salut les amoureux » (1972) et « Le moustique » (1973). En 1973, l’artiste connaît un léger ralentissement dans les ventes de ses disques. Cela le rend dubitatif par rapport à la suite de sa carrière. Les chansons sont toutefois diffusées sur les radios et ont pour titres « Je t’aime je t’aime » (1973), « Quand on a seize ans » (1973), « Les plus belles années de ma vie » (1974), « Fais-moi de l’électricité » (1974) et « Si tu viens au monde » (1974). Il compose à ce moment des chansons qui deviennent les plus gros succès de son ami Carlos: « Señor météo » et « Le Bougalou du loup-garou ». A la fin de l’année 1974, Joe Dassin commercialise un nouvel album qui est annoncé par le retour à un succès très important: « Si tu t’appelles mélancolie ». Mais c’est la seule chanson de l’opus à devenir un succès avec, dans une moindre mesure, « Vade Retro ». Au début de l’année suivante, Joe repère une chanson italienne interprétée par le groupe Albatros: « Africa ». Ce groupe est emmené par un certain Toto Cutugno que Joe demande à rencontrer pour réaliser avec lui une version française de cette chanson qui ne peut, selon le chanteur, que déboucher sur un succès. Et c’est bien vu puisque « L’été indien » reste, à ce jour, le plus grand « tube » de la carrière de Joe Dassin avec près d’un million de disques vendus en France et le double dans le monde entier. Il est toujours difficile de sortir indemne d’un tel succès mais cela n’effraie pas Joe qui enchaîne avec un album intitulé « Le costume blanc » à la fin de l’année 1975. Et l’opus renferme de nouveaux « tubes » inoubliables comme « Ca va pas changer le monde », « Il faut naître à Monaco », « Et si tu n’existais pas » et « Salut ». Dans la foulée, une des chansons les plus populaires de l’été 1976 est « Il était une fois nous deux »: 400.000 45-tours vendus. Quelques mois plus tard, avec la complicité des Italiens Toto Cutugno et Vito Pallavicini, il publie un 33-tours intitulé « Le jardin du Luxembourg » dont une face entière est consacrée à la chanson éponyme qui dure plus de douze minutes. Dans le reste des chansons présentes sur le disque, il y a « A toi » et « Le café des trois colombes » qui récoltent un beau succès. Après son divorce avec Maryse Massiera en mai 1977, Joe Dassin parcourt les scènes de la francophonie avec un nouveau titre pour l’été: « Et l’amour s’en va ». Et l’hiver de cette année-là est marquée par l’histoire d’une chanson qui se déroule dans le vieux Québec: « Dans les yeux d’Emilie ». En janvier 1978, l’artiste épouse Christine Delvaux qui devient bientôt la maman de ses deux enfants: Jonathan (né le 14 septembre 1978) et Julien (né le 22 mars 1980). La fin de l’année 1978 marque les 15 ans de chanson de Joe Dassin qui commercialise donc l’album « Quinze ans déjà ». Ce dernier contient de fort jolies chansons qui bénéficient de quelques diffusions sporadiques en radio malgré l’excellente « Un lord anglais » composée par William Sheller. Et c’est à nouveau une mélodie italienne qui va lui permettre de décrocher la timbale durant l’été 1979. A contre-courant de la mode disco, Joe Dassin met tout le monde d’accord avec une chanson douce adaptée de « Blu » de Luciano Angeleri: « Le dernier slow ». Face à tous ces hauts et ces bas, l’artiste n’a plus qu’une idée: réaliser un album totalement à son goût. Il part donc aux Etats-Unis dans le but d’enregistrer des chansons de blues et de country en français et presque toutes composées par Tony Joe White. Le public francophone boude littéralement cet album dans lequel il ne se reconnaît pas et dans lequel il ne reconnaît pas le Joe Dassin de « L’été indien » ou de « L’Amérique ». Au début de 1980, l’opus sort en anglais dans une trentaine de pays. Les voyages dûs à l’enregistrement et à la promotion de cet album sont épuisants. Son coeur se rappelle à ses mauvais souvenirs et Joe multiplie les malaises pendant l’énorme tournée qu’il a mise sur pied. En juillet, il est victime d’un infarctus et est hospitalisé à Neuilly puis il prend enfin deux semaines de repos à Tahiti. Le 20 août, alors qu’il se prépare au repas de midi dans un restaurant de Papeete, Joe Dassin s’écroule et meurt sous les yeux ébahis des convives impuissants. Le corps de l’artiste est inhumé au cimetière juif d’Hollywood à Los Angeles, le Hollywood Forever Cemetery. Les chansons, très populaires, de Joe Dassin continuent à être fredonnées par des milliers de personnes. Grâce au maintien de la mémoire assuré par ses fils Julien et Jonathan, elles connaissent même de nouvelles versions comme celles remixées avec un orchestre symphonique en 2010 pour les 30 ans de la disparition de l’artiste. Elles inspirent aussi les artistes contemporains comme Hélène Ségara qui enregistre, en 2013, un album de duos virtuels avec le regretté Joe Dassin.
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Sarclo en 2012

5 novembre 2012 : L’artiste suisse SARCLO commercialise un nouvel album intitulé « Gueuler partout comme un putois ». Lorsqu’on lui demande de présenter cet opus, voici ce qu’il en dit: « Ca me pendait au nez: depuis des décennies, je commençais des phrases par ‘à l’aube du troisième âge…’ pour déconner. Eh ben on y est. Ivre de ma fraîche liberté d’orphelin, je revendique pour moi et pour vous le plaisir durable de ne pas être sérieux. Les vilains mots le disputent aux jolis sentiments, et le rock and roll va au chagrin. Et depuis des décennies que je voulais chanter ‘It’s all right Ma’, eh ben je vous l’ai traduite. Et depuis des décennies que je voulais faire un disque avec quelqu’un qui aurait lu mes chansons avant de s’y mettre, je suis tombé sur Napoléon Washington. Je trouve que j’ai beaucoup de chance d’avoir fait ce disque, et ça n’a aucune espèce d’importance. »
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5 novembre 2012 : Le nouvel album francophone de Céline DION a pour titre « Sans attendre » et sort ce jour. Il a été annoncé par le single à succès « Parler à mon père », rapidement suivi par « Le miracle ». Cet album « français » était attendu depuis des années par les fans de la chanteuse québécoise. Et, de fait, il s’avère rapidement comme l’une des meilleures ventes de cette fin d’année 2012. Livrées sur mesure par des auteurs compositeurs qui connaissent bien la diva, les chansons sont terriblement efficaces tout en restant honnêtes et adpatées au public de l’Europe francophone. Toute en retenue sur certaines mélodies, la voix de Céline reste un joyau unique en son genre. L’album est un véritable opus de variétés, dans le sens noble du terme, où chacun peut y trouver son compte. Ceux qui, par exemple, avaient apprécié la chanson « Vole », en son temps, seront totalement émus par celle consacrée aux « petits pieds de Léa » qui, une fois de plus, trahit la grande humanité de cette star internationale.
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