Stromae, souffrant, interrompt sa première tournée en Afrique

STROMAE 2011Depuis le 13 mai 2015, l’artiste belge Stromae effectuait sa toute première tournée en Afrique qui a débuté à Dakar au Sénégal. Le chanteur s’est ensuite rendu au Cap Vert, au Cameroun et en Côte d’Ivoire. Le 6 juin, il chantait à Libreville au Gabon et le 10 juin Brazzaville (République du Congo). Mais cette tournée africaine qui devait encore passer par Kinshasa le 13 juin avant de  s’achever le 20 juin au Rwanda, pays natal du père de Stromae mort pendant le génocide de 1994, s’est arrêtée brutalement suite aux problèmes de santé du chanteur. Il semblerait en effet que ce dernier ait mal réagi au traitement préventif qu’il a subi contre le paludisme. Son entourage a annoncé dans la foulée que sa tournée ne pourrait reprendre, au mieux, avant le mois d’août.
Pour rappel, la popularité de Paul Van Haver, dit Stromae, a explosé sur la scène internationale dès le lancement de son premier disque « Alors on danse » en 2010.
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14 FEVRIER

14 février 1957 : Naissance, à Metz, de la chanteuse française Marie-Claire BUZY dont le vrai nom est Marie-Claire Girod. Pendant qu’elle suit des études de médecine, elle apprend et enseigne ensuite les claquettes. Cette discipline lui vaut d’être engagée pour le rôle de Columbia dans le « Rocky Horror Picture Show ». En 1980, l’auteur Etienne Roda-Gil la remarque et elle enregistre son premier succès, « Dyslexique », qui se vend à 500.000 exemplaires.

Après un tel coup de maître, il est toujours difficile de se maintenir mais Buzy va très bien s’en sortir avec les chansons « Adrénaline », « Adrian », « I love you Lulu » et, surtout, le « tube » « Body physical ». A la fin des années 1980, son producteur, Gérard Pedron, meurt. Elle met longtemps avant de trouver un second souffle malgré le fait qu’elle n’a jamais arrêté de chanter. Alors qu’elle est psychothérapeute depuis le début des années 2000, elle enregistre l’album « Borderlove », composé avec ses amis Daniel Darc, Jay Alanski ou Alice Botté. Elle sort encore un nouvel album de onze titres, « Au bon moment, au bon endroit », en 2010. En octobre 2011, un album hommage intitulé « Tous Buzy » est enregistré par quinze artistes parmi lesquels Clarika et Prohom.
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14 février 1971 : Mike BRANT est victime d’un accident de la route à Bourg-en-Bresse (France). Ses blessures ne sont pas très graves mais son producteur, Jean Renard, prend des photos « arrangées » qui sont publiées par toute la presse « people » de l’époque.
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Stéphanie Blanchoud

14 février 2004 : C’est ce samedi 14 ainsi que le samedi 21 qu’ont lieu à la Maison des Musiques de Bruxelles les demi-finales de la cinquième édition du concours « Musique à la Française ». Les seize candidats retenus ont pour nom: Acta, Asta, Ben au Banjo, Le Beau Geste, Stéphanie Blanchoud, Bubblegum Sound, Ete 67, D.Majiria, Crimo, Lisa Margo, Nil Obstat, Damien Ovalé, Perrine & Jean-Mi, Saule, Serial Killer et Super Sans Plomb. La finale est prévue pour le 13 mars.
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Stromae

14 février 2014 : La cérémonie de remise des Victoires de la Musique 2014 a lieu sur la scène du Zénith de Paris. C’est le Belge Paul Van Haver, mieux connu sous le pseudonyme de STROMAE qui est le grand vainqueur de la soirée en remportant trois Victoires. Son compatriote Salvatore Adamo reçoit, lui, une Victoire d’honneur amplement méritée pour l’ensemble de sa carrière.

Voici le palmarès où n’apparaissent que les artistes s’exprimant en français :
* ARTISTE INTERPRETE MASCULIN : STROMAE
* ARTISTE INTERPRETE FEMININE : VANESSA PARADIS
* ALBUM REVELATION : « Psycho tropical Berlin » de LA FEMME
* ALBUM DE CHANSONS : « Racine carrée » de STROMAE
* ALBUM DE MUSIQUES URBAINES : « Paris sud minute » de 1995
* CHANSON ORIGINALE : « 20 ans » par JOHNNY HALLYDAY (Auteur : Christophe MIOSSEC – Compositeur : David FORD)
* SPECTACLE MUSICAL, TOURNÉE, CONCERT : « Îl(s) » de M.
* VIDÉO-CLIP : « Formidable » de STROMAE
* VICTOIRE D’HONNEUR : SALVATORE ADAMO pour ses 50 ans de carrière.

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30 ans de Victoires pour la chanson de France : le ronronnement

Christine & the Queens : attendue et prévisible aux Victoires 2015

Si l’on veut défendre la chanson francophone comme nous le faisons, avec conviction, force est de reconnaître que la cérémonie des 30 ans de Victoires de la Musique manquait vraiment de punch ce vendredi 13 février 2015.

Car, même si la vaillante Virginie Guilhaume a livré un excellent et toujours périlleux exercice de très longue présentation, la liste des invités n’a pas vraiment amené de grands instants de liesse ou d’émotion. Et ce même si il y a eu quelques rares bons moments comme le fameux « Rockollection » mis à l’heure des 30 ans de Victoires par Laurent Voulzy et Alain Souchon, l’interprétation (trop) fragile et belle de « Dernière danse » par Indila ou encore le super medley de David Guetta avec Sam Martin et Ayo.
A l’analyse de cette (trop) longue soirée, il faut bien se rendre compte que, plus que jamais pour cette édition 2015, les Victoires ont célébré une poignée d’artistes totalement prévisibles. A commencer par Souchon et Voulzy, Julien Doré, Stromae, Calogero, Indila et, même, la très talentueuse Christine & the Queens.
Voici la liste des artistes s’exprimant en français qui ont été primés :
* Julien DORÉ : artiste masculin de l’année
* CHRISTINE (AND THE QUEENS) : artiste féminine de l’année + meilleur vidéoclip de l’année pour « Saint-Claude »
* INDILA pour l’album révélation « Mini world »
* Alain SOUCHON et Laurent VOULZY pour l’album de chansons (éponyme)
* AKHENATON pour l’album de musiques urbaines « Je suis en vie »
* RIVIERE NOIRE pour l’album de musiques du monde (éponyme)
* CALOGERO (& Marie BASTIDE) pour la chanson originale « Un jour au mauvais endroit »
* STROMAE pour le spectacle-tournée-concert « Racine carrée tour »
Il est à noter que des artistes renommés ont reçu, au cours de cette soirée, des Victoires d’honneur spéciales 30 ans. Ce fut le cas notamment pour David Guetta dans la catégorie musique électronique et Jean-Louis Aubert dans la catégorie rock.
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13 FEVRIER

 

Sheila & Ringo

13 février 1973 : Mariage, à Paris, de SHEILA et de RINGO. Vedette depuis plus de dix ans, Sheila prend pour époux celui qui se place en tête des hit-parade depuis près de deux ans avec des succès comme « Elle je ne veux qu’elle » ou « Ma jalousie ». Affublé au départ de l’extraordinaire pseudonyme de Ringo Willy-Cat, Guy Bayle devient tout simplement Ringo en épousant Annie Chancel devenue Sheila depuis bien longtemps. Leur mariage ressemble à une foire d’empoigne (mal) orchestrée et contrôlée par leur producteur commun: Claude Carrère.

En plus de les marier, Carrère a la bonne idée de leur faire enregistrer un énorme « tube » en duo: « Les gondoles à Venise ». Le couple aura un fils le 7 avril 1975, Ludovic, puis se séparera. Alors que Sheila poursuit sa carrière de chanteuse à succès, Ringo retombe dans l’anonymat de son snack restaurant au milieu des années 1980. Toutefois, depuis la fin des années 2000, l’homme a entrepris de rééditer, l’un après l’autre, les albums de sa fulgurante carrière en remontant le temps des derniers aux premiers. Il a aussi enregistré, en 2012, une nouvelle version de l’instrumental « Tentation ». Le 8 juillet 2017, le fils du couple, Ludovic Chancel, est retrouvé décédé chez lui.
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13 février 1991 : Naissance, à Pau, de l’auteur-compositeur-interprète français VIANNEY sous le nom complet de Vianney Bureau. Son père est alors pilote d’hélicoptère à l’armée et sa mère travaille dans le secteur aéronautique mais tous deux sont des passionnés de musique. Avec ses deux frères, Vianney admire son père lorsqu’il chante, en famille, des textes de Brassens, Le Forestier ou Béranger en s’accompagnant à la guitare. A l’âge de douze ans, il commence ainsi à écrire ses premières chansons. Vivant ensuite à Paris, il suit des études au collège Notre-Dame des Oiseaux, dans le 16e arrondissement, puis au lycée militaire de Saint-Cyr. Baccalauréat en poche, il fréquente ensuite l’ESG Management School de Paris avant de décrocher un diplôme de commerce à Londres. En 2011, Vianney fait la rencontre d’Isabelle Vaudey qui l’encourage à faire connaître ses chansons et lui fait rencontrer le directeur artistique Antoine Essertier qui tombe, lui aussi, sous le charme. A deux, ils s’isolent dans les montagnes d’Auvergne pour y enregistrer un album durant l’été 2013. L’opus, qui prend le titre d' »Idées Blanches », intéresse le label Tôt ou Tard qui le commercialise en octobre 2014. Entretemps, un premier single, « Je te déteste », est sorti en mai, quelques jours avant que Vianney soit diplômé de l’École supérieure des arts et techniques de la mode (ESMOD). Au moment de la sortie de l’album, un nouveau titre est envoyé aux médias: « Pas là ».

Et cette chanson va propulser son auteur-compositeur-interprète aux cimes de la popularité en quelques semaines. Il est alors sollicité pour assurer les premières parties de la tournée « Vieillir ensemble » de Florent Pagny. Son premier concert parisien en solo a lieu au Café de la Danse en janvier 2015 et Vianney est ensuite de toutes les émissions de radio et de tous les festivals d’été comme les Francofolies de Spa en Belgique. Dans la foulée, son album sort en Allemagne en août 2015. En septembre 2015, il enregistre une version acoustique de son album et il compose « Les Filles d’aujourd’hui » qu’il chante en duo avec Joyce Jonathan. Alors qu’il était nommé aux Victoires de la Musique 2015 dans la catégorie « album révélation de l’année », il est récompensé en 2016 par la Victoire de l’artiste interprète de l’année. En novembre 2016, Vianney commercialise son deuxième album et un premier titre en fait un succès: « Je m’en vais ». Avec ce second opus, Vianney se fait véritablement une place parmi les artistes francophones en développement. Et son phrasé aussi particulier que son comportement sur scène sont les gages d’une notoriété en plein essor. Le chanteur prend un plaisir particulier à multiplier les collaborations, les duos et les participations en enregistrant des titres avec Maître Gims (La même), Johnny Hallyday, etc.
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Pochette de l’album posthume 2012

13 février 2008 : Décès, à Paris, du chanteur, compositeur et guitariste français Henri SALVADOR à l’âge de 90 ans. Né le 18 juillet 1917 à Cayenne, en Guyane, il débarque en France au Havre à l’âge de douze ans. Très vite, bon musicien, il joue de la guitare dans des orchestres de jazz français. Sa carrière commence donc dans les années 1930 mais il faut attendre 1948 pour qu’il devienne populaire en tant que chanteur. Dans des registres allant de la tendresse à l’humour, ses succès sont devenus des incontournables de la chanson française: « Syracuse », « Maladie d’amour », « Le Loup, la biche et le chevalier », « Le lion est mort ce soir », « Le travail c’est la santé », « Minnie petite souris », « C’est pas la joie » ou encore « Zorro est arrivé ». En 1949, il obtient le grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros, et passe à l’ABC dans la revue de Mistinguett « Paris s’amuse ». En 1956, sous le pseudonyme d’Henry Cording, il est l’un des premiers à interpréter des airs de rock ‘n’ roll en français qui sont, en fait, des parodies. Dans les années 1960, sa carrière va évoluer avec l’apparition dans les foyers de la télévision et des émissions de variétés. Maritie et Gilbert Carpentier vont mettre en scène ses chansons les plus drôles comme « Juanita Banana ». La consécration suprême viendra avec la création de son propre show télévisé: « Salves d’or ». En 1979, il est le conteur d' »Emilie Jolie » écrit par Philippe Chatel et il y interprète aussi trois chansons. Ce n’est pas la première fois qu’Henri Salvador enregistre des chansons pour le jeune public. Dans les années 1960, il chante ainsi la plupart des airs connus des dessins animés de Disney. Dans les décennies 1980 et 1990, son succès s’estompe et il continue à enregistrer des albums qui ne se vendent pas. Mais, en 2000, Keren Ann et Benjamin Biolay lui signent des chansons pour un retour triomphal. Le tube « Jardin d’hiver » est extrait de l’album « Chambre avec vue » qui cartonne dans les ventes et amasse les récompenses.

Sa carrière est véritablement relancée alors qu’il a plus de 80 ans et les albums suivants marcheront encore très bien sans toutefois atteindre le résultat de « Chambre avec vue ». Son dernier album, intitulé « Révérence », est commercialisé 2006. Et, le 21 décembre 2007, il donne un dernier spectacle au Palais des congrès de Paris. Henri Salvador meurt le 13 février 2008 d’une rupture d’anévrisme. Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 16 février 2008. En 2012, le 18 juin, sort un album posthume avec des titres inédits datant de 1999 finalisés par Benjamin Biolay: « Tant de temps ».
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Christine & the Queens, récompensée par deux Victoires

13 février 2015 : Soirée des 30 ans de remise des Victoires de la Musique au Zénith de Paris. Avec quelques bons moments comme le fameux « Rockollection » mis à l’heure des 30 ans de Victoires par Laurent Voulzy et Alain Souchon, l’interprétation (trop) fragile et belle de « Dernière danse » par Indila ou encore le super medley de David Guetta avec Sam Martin et Ayo. Mais sur l’ensemble de la (trop) longue  soirée, il a bien fallu se rendre compte que, plus que jamais pour cette édition 2015, les Victoires ont célébré une poignée d’artistes totalement prévisibles. A commencer par Souchon et Voulzy, Julien Doré, Stromae, Calogero, Indila et, même, la talentueuse Christine & the Queens.
Voici la liste des artistes s’exprimant en français qui ont été primés :
* Julien DORÉ : artiste masculin de l’année
* CHRISTINE (AND THE QUEENS) : artiste féminine de l’année + meilleur vidéoclip de l’année pour « Saint-Claude »
* INDILA pour l’album révélation « Mini world »
* Alain SOUCHON et Laurent VOULZY pour l’album de chansons (éponyme)
* AKHENATON pour l’album de musiques urbaines « Je suis en vie »
* RIVIERE NOIRE pour l’album de musiques du monde (éponyme)
* CALOGERO (& Marie BASTIDE) pour la chanson originale « Un jour au mauvais endroit »
* STROMAE pour le spectacle-tournée-concert « Racine carrée tour ».
Il est à noter que des artistes renommés ont reçu, au cours de cette soirée, des Victoires d’honneur spéciales 30 ans. Ce fut le cas notamment pour David Guetta dans la catégorie musique électronique et Jean-Louis Aubert dans la catégorie rock.
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22 JANVIER

 

Maria De Rossi en 1973 (c) Alain Marouani

22 janvier 1950 : Naissance, à Marseille, de la chanteuse française Maria DE ROSSI sous le vrai nom de Suzanne Rossi. Premières traces de 45 tours en 1969 avec « Est-ce qu’après une danse ? ». Premier Prix à la « Rose d’Or » d’Antibes en 1970 avec la chanson « Des hauts et des bas ». Premiers succès en 1972 avec « Manana » puis « Roméo ». D’autres chansons suivent qui obtiennent une certaine popularité voire des disques d’or: « Le populo c’est beau » (1975), « Et Johnny était content » (1975), « Il est Marseillais » (1975), « Magali » (reprise du « tube » de Robert Nyel en 1976), « Le paradis espagnol » (1977), « Un pont de musique » (1977), « Salut crocodile » (1979), « Fini f.i.n.i.i. » (1981), « Adieu joli menteur » (1983) et « Safari à Paris » (1984).

Pendant toutes ces années, Maria De Rossi est une habituée des plateaux de télévision français et, surtout, des émissions de Guy Lux. A l’époque, elle se rend souvent sur les lieux de ses spectacles en pilotant son petit avion de tourisme. En 1976, elle est nommée « Marianne de France » par le président Giscard d’Estaing. Originaire du midi de la France, elle est la marraine du premier train à grande vitesse, le TGV, reliant Paris à Marseille mais également la marraine du club de foot de l’OM, l’Olympique de Marseille. Dans le même ordre d’idée, elle enregistre de nombreuses reprises de chansons de Trenet (« Route Nationale 7 ») et de sa région d’origine (« Cane Canebière », « Mazurka provençale », « Les marchés de Provence », etc.). Maria De Rossi chante aussi en première partie de Frank Sinatra au Sporting Club de Monaco. En 1985, elle décide d’interrompre sa carrière pour se consacrer aux joies de la maternité. Elle revient interpréter quelques-uns de ses succès dans les émissions télé de Pascal Sevran dans les années 2000. En 2008, elle effectue un beau retour sur les planches en partageant la tournée d’été du journal « Nice Matin » avec l’humoriste Roland Magdane. Maria De Rossi représente la chanson française insouciante des années 1970. De la pure variété dans le sens le plus noble du terme: sans prétention intellectuelle mais agréable à écouter. Toutes ses chansons populaires sont gravées dans des vyniles estampillés Riviera-Barclay et RCA. Il est heureux que toutes ces chansons soient enfin réunies sur un disque compact de 24 titres sorti à la fin 2014 chez Marianne Mélodie (Pour en savoir plus, cliquez ICI).

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François Deguelt dans les années 1970 – Photo (c) Jean Mainbourg

22 janvier 2014 : Décès, au Thoronet dans le Var, de l’auteur, compositeur et interprète français François DEGUELT. Né à Tarbes le 4 décembre 1932 sous le nom de Louis Deghelt, il passe son enfance en Charente chez sa grand-mère et, à 17 ans, il part à Paris où il s’oriente vers des études de philosophie qu’il abandonne deux ans plus tard. C’est que, entretemps, le jeune homme découvre la musique et la chanson. Il fait ses débuts sur scène au « Tire-bouchon », le cabaret où il commence à présenter ses propres chansons. Il y obtient un succès croissant qui l’amène à se présenter pour des émissions de radio dès 1953. Il devient ainsi l’une des vedettes de la mythique émission « Reine d’un jour » de Jean Nohain. De plus en plus apprécié par le public, il est aussi récompensé par les professionnels qui lui attribuent le prix de l’Académie Charles-Cros en 1956. Deux ans plus tard, il effectue son service militaire en Algérie française mais il continue à enregistrer de grands succès dont des adaptations françaises des chansons des Platters comme « Fumée aux yeux » (« Smoke gets in your eyes »).

De retour à Paris, il se produit sur les scènes de Bobino et de l’Olympia. En 1960, il est retenu pour représenter Monaco au concours Eurovision de la chanson où il se classe troisième en interprétant « Ce soir-là » alors que la gagnante est Jacqueline Boyer qui chante « Tom Pilibi » pour la France. Deux ans plus tard, il se représente au même concours toujours sous les couleurs monégasques en chantant « Dis rien ». Il termine en deuxième position derrière Isabelle Aubret et sa chanson « Un premier amour ». La même année, en 1962, il est sollicité par le cinéma et il obtient un rôle dans le film « L’assassin viendra ce soir » de Jean Maley. Ce sera sa seule expérience cinématographique puisque François Deguelt reprend bien vite le chemin des studios d’enregistrement et des scènes de music-hall. En 1965, il connaît son plus grand succès discographique en interprétant un « tube » d’été inoubliable qui reste sa carte de visite: « Le ciel, le soleil et la mer ». Dans les années 1990, avec l’avènement du disque compact, quelques compilations sont consacrées à ce véritable crooner français. On y retrouve ses plus grands succès comme « Le bal de la marine », « Je te tendrai les bras », « Passez la monnaie », « Les voiliers » ou « Verte campagne ». A cette occasion, l’artiste se livre avec plaisir à la promotion médiatique et accepte des interviews tant en France qu’en Belgique. Mais il est fatigué et confie être la victime d’un cancer qui va s’avérer tenace. De temps à autre, on le revoit alors dans quelque émission télévisée française de Pascal Sevran et, en 2006, au cours de la première saison de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». Le 22 janvier 2014, vaincu par la maladie, François Deguelt s’éteint dans la région française du Var où il a longtemps vécu sur un bateau amarré à Sainte-Maxime. Au pays de la mer et du soleil, l’artiste a rejoint le ciel.
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22 janvier 2016 : Le public belge francophone découvre une nouvelle cérémonie de remise de récompenses aux artistes et musiciens du terroir. Alors qu’il existe déjà une soirée presque identique consacrée aux Octaves de la Musique co-produite par le média privé RTL Belgium, Point Culture et les Jeunesses Musicales depuis plus de dix ans, cette nouvelle initiative est due à la radio-télévision publique RTBF et à la société d’auteurs SABAM qui a abandonné les Octaves en 2015. Les D6bels Music Awards, dont c’est donc la première édition, récompensent en 2016 une majorité de chanteurs belges francophones s’exprimant en anglais. Il n’y a que Stromae qui, finalement, soit le seul artiste récompensé chantant en français. Il reçoit trois fois le trophée: en tant que meilleur auteur-compositeur, pour son clip « Quand c’est » et aussi pour le meilleur concert de l’année 2015. On peut reprocher à cette première soirée de ne pas récompenser des artistes représentatifs de ce qu’apprécie vraiment le public belge francophone. On peut même la taxer de « jeunisme » tant, à part Arno qui reçoit un D6bel award d’honneur, le panel des nominés était orienté « jeune ». Seule Lara Fabian, qui n’a rien reçu, faisait en effet figure d’artiste populaire francophone dans le sens le plus noble du terme. Sans vouloir opposer les deux organisations, il faut reconnaître que les Octaves de la Musique (en français dans le titre) proposent un horizon musical plus large que ces « D6bels Music Awards » (encore une déclinaison anglo-saxonne) qui semblent vouloir être ce que, en France, les NRJ Music Awards sont aux Victoires de la Musique.
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26 OCTOBRE

CD live de Michel Fugain en 1993

CD live de Michel Fugain en 1993

26 octobre 1993 : Première date, à Huy, d’une grande tournée belge de Michel FUGAIN qui va l’emmener ensuite à Charleroi (le 27), Namur (le 28), Virton (le 29), Welkenraedt (le 30) et Vielsalm (le 31).
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STARFLAM Pochette album Survivant 200126 octobre 2001 : Dans le magazine musical télévisé belge de la RTBF « Conviviale poursuite« , diffusé à 22h20, Philippe Longtain reçoit le groupe de hip hop belge STARFLAM qui interprète en live trois extraits de son album « Survivant ».

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Patrice Michaud aux Francofolies de Spa 2014 (c) Passion Chanson

Patrice Michaud aux Francofolies de Spa 2014 (c) Passion Chanson

26 octobre 2014 : Le 36e Gala de l’ADISQ a eu lieu en la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts à Montréal. 11 Félix artistiques ont été attribués à des artistes qui ont marqué le paysage musical québécois de la dernière année. Voici les lauréats dans leur catégorie respective :

Album de l’année – Adulte contemporain : Serge Fiori
Album de l’année – Folk : « Le feu de chaque jour » de Patrice Michaud
Album de l’année – Pop : « Himalaya mon amour » d’Alex Nevsky
Album de l’année – Alternatif : « Maladie d’amour » de Jimmy Hunt
Album de l’année – Hip hop : « Rue des Saules » de Koriass
Chanson de l’année : « On leur a fait croire » d’Alex Nevsky
Groupe de l’année : Les sœurs Boulay
Interprète féminine de l’année : Marie-Mai
Interprète masculin de l’année : Alex Nevsky
Révélation de l’année : Klô Pelgag
Spectacle de l’année – Auteur-compositeur-interprète : « Punkt » de Pierre Lapointe
Artiste québécois de l’année s’étant le plus illustré hors Québec : Arcade Fire
Artiste de la Francophonie s’étant le plus illustré au Québec : Stromae

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1er OCTOBRE

DANI en 1970

1er octobre 1944 : Naissance, à Castres, de la chanteuse et comédienne française DANI, née Danièle Graule. Fille d’un cordonnier et d’une vendeuse de chaussures, Danièle, aînée de trois enfants, aurait pu se destiner, elle aussi, à la maroquinerie ou la cordonnerie. Mais ce sont plutôt les arts qui la passionnent et, dès qu’elle le peut, à 19 ans, elle quitte Perpignan pour Paris. Son but est de s’inscrire à l’Ecole des Beaux-Arts mais, en 1963, elle est engagée par le magazine « Jours de France » pour y faire des photos. Suite à cela, on lui propose de devenir mannequin et elle obtient de petits rôles dans des films. En 1965, la réalisatrice et productrice Daidy Davis Boyer propose à Danièle d’être figurante dans le scopitone de la chanson « Tout se passe dans les yeux » interprétée par Dick Rivers. Cette incursion dans le monde de la chanson lui donne envie de passer une audition organisée par la maison de disques Pathé Marconi. Du coup, elle a l’opporunité d’enregistrer, en 1966, un premier disque super 45 tours avec, notamment, la chanson « Garçon manqué ».

C’est le début d’une belle carrière de chanteuse dont l’un des coups d’éclat est la reprise de la chanson de Georges Milton, « Papa vient d’épouser la bonne », en 1968: plus d’un million d’exemplaires vendus. Sous le pseudonyme de Dani, l’artiste se veut être la plus complète possible et se présenter à son public sur scène. En 1970, elle passe à l’Alhambra de Paris puis à Bobino en 1971. Par la suite et jusqu’en 1974, elle devient meneuse de revue à l’Alcazar de Paris. Dans le même temps, elle décroche toute une série de rôles au cinéma et à la télévision. En 1974, elle doit représenter la France au concours Eurovision de la Chanson avec « La vie à 25 ans ». Mais le décès du président de la république française Georges Pompidou quelques jours avant la compétition annule sa participation. Qu’à cela ne tienne, la chanson obtient un joli succès radiophonique dans les pays francophones. L’année suivante, ayant signé un contrat discographique avec la maison Flèche appartenant à Claude François, elle assume la première partie de la tournée de ce dernier. Puis, sans doute inspirée par Régine, elle acquiert un night club parisien qu’elle gère jusqu’au début des années 1980. C’est à ce moment qu’elle sombre véritablement dans certaines addictions comme la drogue. Après un long séjour en famille dans le Vaucluse, elle revient à Paris pour y tenir des boutique de fleurs avec une nette préférence pour les roses. En 1993, elle rompt son silence pour sortir un album rock intitulé « N comme Never Again ». En 2001, Etienne Daho apprend que la fleuriste possède un texte que Serge Gainsbourg a écrit pour elle en 1975 et qui est resté inédit: « Comme un boomerang ». Et il insiste pour qu’elle accepte d’enregistrer le morceau en duo avec lui. Elle le fait et c’est un véritable « retour gagnant » pour Dani qui, dans la foulée, se décide à revenir dans les studios de prise de son. Sa première maison de disques en profite également pour sortir un CD best of qui permet aux amateurs de se procurer à nouveau les enregistrements originaux de Dani en qualité numérique. Puis, la chanteuse se lance dans la sortie d’albums contenant des chansons nouvelles et originales: « Tout Dépend Du Contexte » en 2003, « Laissez-moi rire » en 2005 et « Le Paris de Dani », album consacré à la capitale française, en 2010.
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Jeane Manson en 1979 – Photo (c) Leonard De Raemy

1er octobre 1950 : Naissance, à Cleveland (Ohio), de la chanteuse américaine Jeane MANSON. Avec un père écrivain et une mère artiste qui chante et peint, elle passe sa prime enfance au Mexique avant de se rendre en Californie où elle apprend la musique et suit des cours de théâtre. Elle obtient quelques rôles au cinéma et pose nue dans les pages centrales du magazine Playboy en août 1974. Puis, pour oublier un mariage raté, elle part pour l’Europe et y obtient quelques rôles dans des films français comme « Bons baisers de Hong Kong » avec les Charlots. Fin 1975, l’actrice fait connaissance de l’auteur, compositeur et producteur français Jean Renard. Ce dernier est alors inconsolable de la mort de Mike Brant qu’il a révélé au grand public quelques années plus tôt. Jean Renard a aussi beaucoup travaillé avec Sylvie Vartan et Johnny Hallyday. Il trouve en Jeane Manson une chanteuse formidable qui, dans la lignée de Petula Clark, va séduire autant par son accent et son talent que par sa beauté. Et il voit juste. Surtout lorsqu’il lui livre, paroles et musique, un titre qui va déferler sur les ondes radios durant tout l’été 1976: « Avant de nous dire adieu ».

L’effet Jeane Manson est immédiat et les succès vont s’enchaîner comme des perles sur un collier: « Une femme » (1976), « Les larmes aux yeux » (avec Christian Delagrange en 1976), « La chapelle de Harlem » (1977), « Ce n’est qu’un au revoir » (1977), « Fais-moi danser » (1978), « Fly to New York city » (1979) et « Vis ta vie » (1979). En 1979, elle est choisie pour représenter le Grand-Duché de Luxembourg au Concours Eurovision de la chanson à Jérusalem: le titre « J’ai déjà vu ça dans tes yeux » se classe 13e sur 19. Après cette rafale de « tubes », la carrière de Jeane Manson va s’apaiser. L’artiste diversifie alors ses activités et se tourne, par exemple, vers le spectacle musical comme, en 1986 et 1988, « L’homme de la Mancha » dont la première a lieu à Nantes. En 1992, on retrouve Jeane Manson à l’affiche de l’opérette « Dédé » au Théâtre des Célestins à Paris puis, quelques mois plus tard, dans « Trois valses » d’Oscar Strauss à l’Opéra de Marseille. En 1998, elle enregistre une version très personnelle du « Con te partiro » de Boccelli: « Partir avec toi », un titre qu’elle interprète en duo avec le chanteur belge Yvhann Cevic. En 2002, elle entre en studio pour créer une nouvelle version de son premier succès « Avant de nous dire adieu » de nouveau en duo avec Yvhann Cevic. Sachant monter depuis son plus jeune âge, Jeane Manson donne alors des spectacles musicaux en chantant à cheval au Cirque d’Hiver Bouglione en 2006. Dans la catégorie du théâtre musical, on la retrouve en 2007 dans « Sans famille » à l’Opéra de Nice. A la fin de l’année 2010, elle est au programme du Cirque Joseph Bouglione à Chatou en France: elle y chante, danse, monte à cheval et fait le clown. Au début 2011, elle présente à Vernon un nouveau concert acoustique constitué de gospel, de negro-spirituals, de classique et de chansons d’amour: « Spiritual love ». Puis, en 2012, elle rejoint la saison 7 de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». La même année, elle reprend son rôle dans une nouvelle version de « L’Homme de la Mancha » au Théâtre des Variétés à Paris. Et, en 2012 encore, elle sort une compilation de trois CD qui contiennent ses plus grands succès et une chanson nouvelle inédite composée par Claude Barzotti: « Est-ce qu’on s’aime encore ? ». Deux ans plus tard, un nouvel opus intitulé « Viviré » est disponible en deux versions: espagnole et française. Il reprend de grands succès éternels comme « L’été indien » (Joe Dassin), « Aranjuez mon amour » (Richard Anthony) ou « Embrasse-moi » (Julio Iglesias). En mars 2016, Jeane Manson commercialise un nouvel opus en français: « Amour le soleil du coeur ».
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STROMAE en 20141er octobre 2015 : STROMAE est le premier artiste belge, francophone de surcroît, à se produire au légendaire Madison Square Garden de New York pour un spectacle qui affiche complet. Le Bruxellois s’exprime en français mais aussi en anglais durant le show. Et il ne peut s’empêcher de glisser quelques références au plat pays face à un public où se trouvent le premier ministre belge Charles Michel et le ministre des affaires étrangères Didier Reynders. Stromae termine son spectacle avec « Alors on danse » et « Papaoutai ». Qualifié de « mélange de Michael Jackson et Jacques Brel » par le New York Times, Stromae effectue un ultime rappel a capella de la chanson « Tous les mêmes ».

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Charles Aznavour en 2004

1er octobre 2018 : Décès, à Mouriès, dans le sud de la France, de l’auteur, compositeur, interprète et acteur français d’origine arménienne Charles AZNAVOUR. Né à Paris le 22 mai 1924, d’un père nommé Micha Aznavourian, baryton tenant un restaurant arménien à Paris, et d’une mère comédienne prénommée Knar, le petit Charles est élevé au milieu des artistes qui fréquentent le resto de ses parents. Et Shahnourh Varinag (c’est le vrai prénom de Charles) songe très vite à appartenir à leur univers. Après l’adolescence, il se lie d’amitié avec le musicien Pierre Roche et, ensemble, ils commencent à se produire sur scène. En 1946, Edith Piaf les remarque et décide de les engager avec les Compagnons de la Chanson pour tourner en France et aux Etats-Unis. C’est toutefois au Québec qu’ils se distinguent le plus et c’est là qu’ils vont finalement s’installer pendant 18 mois. Ils donnent des concerts chaque semaine « Au Faisan Doré » à Montréal et, jusqu’en 1950, le duo enregistre de nombreux disques 78 tours. De retour à Paris, c’est Gilbert Bécaud, jeune débutant, qui va composer et interpréter les chansons dont Charles Aznavour écrit le texte. Mais sa volonté est d’être un interprète lui-même malgré la critique qui est virulente à son égard et qui estime qu’il n’a pas de voix. En 1956 cependant, le vent tourne à la faveur d’un récital donné à Casablanca où le public l’adule. Cette reconnaissance l’encourage et le propulse sur la scène de l’Olympia de Paris où sa chanson « Sur ma vie » devient son premier succès populaire en France. Il réussit alors à créer d’autres titres qui vont lui permettre de poursuivre ses concerts et l’enregistrement de disques. En 1960, alors qu’il passe à l’Alhambra de Paris, il séduit l’assistance avec « Je m’voyais déjà »: une chanson sur la vie des jeunes artistes qu’Yves Montand vient de refuser. Le « jeune premier » a en fait 36 ans et voit enfin s’éloigner l’époque de la « vache enragée ». Mieux: en quelques années, il va devenir une valeur sûre de la chanson française dont il va même être l’un des ambassadeurs dans le monde. Parmi les titres qui vont assurer sa popularité, il y a: « Tu t’laisses aller » (1960), « Il faut savoir » (1961), « Les comédiens » (1962), « La mamma (1963) », « For Me Formidable » (1964), « Que c’est triste Venise » (1964), « La Bohème » (1965), « Emmenez-moi » (1967) ou « Désormais »(1969). En 1962, Charles Aznavour écrit « Retiens la nuit » qui est un grand succès pour Johnny Hallyday et qu’il reprend plus tard, à la fin des années 1970, dans une version disco. Et, deux ans plus tard, il offre « La plus belle pour aller danser » à Sylvie Vartan. Dans les années 1970, il maintient son succès avec des chansons comme « Mourir d’aimer » (1971), « Non je n’ai rien oublié » (1971), « Les plaisirs démodés » (1972), « Comme ils disent » (1972), « Nous irons à Vérone » (1973), « She (tous les visages de l’amour) » (1974), « Ils sont tombés » (1975), « Mes emmerdes » (1976) ou « Camarade » (1977). Et les années 1980 ne sont pas en reste même si les « tubes » d’Aznavour deviennent moins fréquents: « Ca passe » (1980), « Une première danse » (1982) ou « Toi contre moi »(1987). En 1988, un épouvantable tremblement de terre ravage son pays d’origine: l’Arménie. Face à la détresse de tout un peuple, il crée la fondation « Aznavour pour l’Arménie » et il fait enregistrer sa chanson « Pour toi Arménie » par plus de 80 artistes francophones. Le succès est phénoménal. En 1995, Aznavour rachète les éditions musicales Raoul Breton qui détiennent la majeure partie des chansons de Charles Trenet. En 1996, il découvre la chanteuse québécoise Lynda Lemay et décide de l’aider pour la faire connaître en Europe francophone. Deux ans plus tard, il enregistre l’album « Jazznavour » où, avec la complicité de grands musiciens, il transforme quelques uns de ses grands succès en mélodies jazz. En 2001, son nom est donné à une place dans le centre d’Erevan, la capitale arménienne. Pour le remercier de l’action entamée par sa fondation en 1988, une statue lui est même érigée à Gyumri, la ville d’Arménie la plus touchée par le Séisme de cette année-là. En 2006, Aznavour donne un concert en plein air à Erevan devant plus de 100 000 personnes. Le 26 décembre 2008, le président de la République d’Arménie, Serge Sargsian, confère au chanteur français la citoyenneté arménienne. Et, en février 2009, il accepte le poste d’ambassadeur d’Arménie en Suisse. Charles Aznavour est également le représentant permanent de l’Arménie auprès de l’ONU à Genève. Le 6 mars 2010, Charles Aznavour préside la 25e édition des Victoires de la musique à Paris et il reçoit, ce jour-là, une Victoire d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Pour les 90 ans de l’artiste, sa firme de disques met sur le marché, en mai 2014, un coffret des 90 grands succès du chanteur depuis ses débuts. Et, dans le même temps, 32 CDs gravés chronologiquement sont commercialisés pour être vendus séparément et reconstituer l’intégrale des chansons de Charles Aznavour de ses débuts à 2014. Pour ses 91 ans, en 2015, Charles Aznavour sort un album de chansons nouvelles au ton nostalgique intitulé « Encores » avec un « s » à l’américaine pour évoquer les rappels du public d’outre-Atlantique. Une série de six concerts est alors prévue entre le 15 et le 27 septembre 2015 au Palais des Sports de Paris. Parallèlement à ses activités de chanteur, Charles Aznavour a également mené une carrière exemplaire de comédien en tournant des films pour le cinéma et des séries pour la télévision. Il a ainsi joué dans plus de 60 films. L’artiste est décédé chez lui dans les Alpilles (sud de la France) au cours de la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2018. Il avait 94 ans.
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21 JUIN

Guy Lux

21 juin 1919 : Naissance, à Paris, de l’animateur et producteur de télévision français Guy LUX. Il suit d’abord des études à l’école des Arts Appliqués et aux Beaux-Arts avant de se tourner vers la chanson en tant que parolier. A l’aube de la seconde guerre mondiale, alors qu’il a 20 ans, Guy Lux est mobilisé puis fait prisonnier avant de s’évader, de rejoindre la Résistance française et les troupes alliées. Après la guerre, il ouvre une quincaillerie dans la région parisienne mais il ne rêve que de jeux qu’il propose à la paroisse de son village. Au fil de ses rencontres, Guy Lux va finir par proposer une idée originale de jeu à la radio française et cette dernière va être acceptée en 1952. Avec l’apparition et l’évolution de la télévision dans les années 1950, c’est finalement vers ce média que Guy Lux se tourne pour y proposer des formules de jeux populaires. Ainsi, dès le début des années 1960, il lance quantité de nouvelles émissions ludiques à la télévision française: « La roue tourne », « Intervilles », « Inter-neige » et « Jeux sans frontières » entre autres. Par la suite, Guy Lux intègre ses jeux dans des émissions de chansons et de variétés. De 1965 à 1968, il présente « Le Palmarès des chansons » avec la regrettée Anne-Marie Peysson. Cette émission, désormais légendaire, est suivie par « Domino », « Ring parade », « Système 2 » et « Cadet Rousselle » qu’il anime aux côtés de Sophie Darel. Tenté par le cinéma, Guy Lux réalise alors un film qui n’est pas un best seller: « Drôles de zèbres » avec, entre autres, Claude François et Alice Sapritch. Les variétés façon Guy Lux ne plaisent pas au pouvoir de gauche qui se met en place en 1981 et l’homme est renvoyé du service public de la télévision française. Mais son écartement est très provisoire puisque, deux ans plus tard, il revient sur FR3 avec « Cadence 3 », une émission typiquement de son cru. Presque 20 ans après avoir créé ce jeu télévisé, il lance une formule renouvelée du célèbre « Intervilles » sur FR3 en 1985. Et c’est à nouveau le succès pour cette émission estivale. De temps en temps, entre les émissions et les jeux télévisés, Guy Lux revient à ses premières amours en écrivant des chansons. Il le fait notamment pour Bezu en signant son « tube » « A la queue leu leu ».

A partir de 1991, à contre-coeur, Guy Lux disparaît progressivement des écrans de télé. Il continue cependant à produire et à imaginer des émissions de télévision mais quelque chose est brisé au fond de lui. Il décède, un peu oublié par ses pairs, le 13 juin 2003 chez lui à Neuilly-sur-Seine.
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Jean-Pierre Mader en 1985

21 juin 1955 : Naissance, à Toulouse, du chanteur français Jean-Pierre MADER. Après une scolarité sans problème dans sa ville natale, Jean-Pierre se lance dans des études d’informatique mais il est passionné de musique et joue de la guitare basse. Il intègre de cette manière quelques groupes de musiciens régionaux du Sud-Ouest de la France. Puis, il songe sérieusement à faire le chanteur et parvient à enregistrer quelques disques qui n’ont pas de succès au début des années 1980. Il découvre alors la musique pop new wave anglaise et se rend compte qu’il peut adapter ses connaissances informatiques à la création de chansons et à la production de disques. En 1984, il commence à enregistrer des chansons dans ce sens et il obtient un premier succès fulgurant avec le titre « Disparue ».

Les « tubes » s’enchaînent alors très vite et font de Jean-Pierre Mader l’un des artistes français les plus populaires des années 1980: « Macumba » et « Un pied devant l’autre » en 1985, « Jalousie » et « Outsider dans son coeur » en 1986 ou encore « En résumé en conclusion » (écrit et aussi interprété par Françoise Hardy) en 1990. Les chansons de ces années-là, pour dansantes qu’elles sont, sont toutes dotées d’un texte signifiant. « Macumba » évoque la migration d’une jeune femme en quête d’avenir meilleur et qui, finalement, aboutit dans un bar où elle est go-go girl. « Disparue » raconte une des nombreuses disparitions survenues durant la dictature argentine des années 1970. Les années 1990 permettent à Mader de se consacrer à la production et à la réalisation d’albums pour d’autres chanteurs français. En 2007, il rejoint, comme beaucoup de ses collègues idoles des années 1980, la tournée nostalgique RFM Party 80 qui parcourt la France de long en large. Il y rencontre le chanteur belge Alec Mansion qui, avec Léopold Nord et Vous a signé le célèbre « C’est l’amour » en 1987. Et, en 2009, ils décident d’enregistrer ensemble un duo très sympathique qui connaît un bon succès en Belgique francophone: « Bruxelles-Toulouse ». En 2013, Jean-Pierre Mader rejoint l’aventure des concerts et des tournées « Stars 80 ».
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en 2007

21 juin 1961 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Manu CHAO. Sa mère est d’origine basque espagnole et son père est espagnol. A l’âge de dix ans, son père l’initie au piano mais c’est la guitare qui le séduit surtout et il entre au conservatoire. L’enfance de Manu est bercée par des musiques d’Amérique latine que son grand-père rapporte de ses voyages. Désirant devenir musicien, il rencontre des potes qui ont un groupe, « Les Joints de Culasse », qu’il rejoint à l’âge de quinze ans. Après son bac, Manu Chao décide de faire de la musique sa passion et, surtout, son métier. A 23 ans, Manu récupère quelques musiciens des « Joints de Culasse » pour former son propre groupe de rock latino qu’il nomme les « Hot Pants ». Un premier album sort en 1986: « Loco Mosquito ». Mais, à ce moment déjà, il est question d’un autre groupe que Manu met sur pied en compagnie de son frère Antoine, de François Hadji-Lazaro et Alain des Wampas: « Los Carayos » qui sort un album assez rapidement. Mais, toujours avide d’expériences musicales nouvelles, c’est encore une autre formation qu’il fonde quelques mois plus tard avec son frère Antoine et son cousin Santiago Casariego: « La Mano Negra ». Sans le savoir, Manu Chao vient de créer un des groupes mythiques de la scène française des années 1980 et tubes et albums s’enchaînent très vite comme « Mala Vida » par exemple. Le trio se produit un peu partout en Francophonie mais aussi en Amérique du Sud. Mais cette aventure musicale-là, aussi brillante soit-elle, n’est, elle aussi, qu’éphémère et le groupe se dissout au grand désespoir de Manu qui songe alors de plus en plus à une carrière de soliste où il ne devrait pas s’encadrer de musiciens « permanents ». Mais, avant de franchir ce pas, l’artiste va voyager pendant huit ans au Mexique, au Brésil et au Sénégal. Comme une thérapie, cette période lui permet de préparer un dernier disque auquel il donne le nom de « Clandestino » avant, selon lui, de rejoindre le rang des musiciens anonymes. En mai 1998, le disque, qui n’est pas destiné à être commercialisé dans une version dépouillée, sort toutefois sous cette forme à cause d’un problème technique survenu en studio. Et, à la grande surprise du musicien, l’album récolte un succès énorme qui va faire de Manu Chao un artiste francophone majeur de la scène latino des années 2000. Des titres comme « Clandestino » et « Je ne t’aime plus » connaissent une popularité extraordinaire en France et en Amérique du Sud mais aussi en Italie et en Espagne.

C’est d’ailleurs dans ce dernier pays, à Barcelone, que Manu décide de s’installer pour faire de la musique avec son nouveau groupe « Radio Bemba ». En juin 2001, sort le deuxième opus de Manu Chao en solo: « Proxima Estacion: Esperanza ». En automne 2004, Manu Chao étonne en enregistrant un livre-CD uniquement destiné à la vente chez les marchands de journaux: « Sibérie m’était contée ». 23 chansons y figurent qui mettent en musique des poésies francophones. Et cela constitue la première incursion de Manu Chao dans la chanson de langue française. Les textes qu’il signe sont biographiques et permettent de mieux cerner la personnalité de l’artiste toujours très avare de détails sur sa vie privée. En 2005, dans la foulée de ce disque hors contexte, Manu Chao manifeste le désir de travailler avec deux de ses idoles: le couple aveugle malien Amadou et Mariam. Il les rencontre d’abord avant d’effectuer une tournée avec eux et, enfin, d’enregistrer un album en leur compagnie. Un des titres connaît un grand succès international: « Sénégal Fast Food ». Dans les mois qui suivent, Manu Chao multiplie les activités artistiques: tournées internationales, festivals divers, musique de films et expositions mêlant ses textes avec des dessins de Wozniak. A la rentrée 2007, il sort son troisième album solo qui a pour titre « La Radiolina ». Il déclare alors que c’est peut-être son dernier album a être gravé sur un CD. Il accorde en effet déjà beaucoup d’importance à internet et à l’univers numérique. Des chansons et des albums sont d’ailleurs en téléchargement gratuit sur son site web. La sortie de « La Radiolina » est suivie de la tournée « Tombola Tour » dont le prix des places ne dépasse pas 29 € pour permettre au plus grand nombre de venir au spectacle. En 2010, un nouvel album, « La Ventura », lui permet de poursuivre ses concerts partout dans le monde.
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21 juin 1985 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Amel Bent Bachir mieux connue sous le pseudonyme d’Amel BENT. Née d’une mère marocaine et d’un père algérien, elle grandit à La Courneuve dans la banlieue parisienne. Dès son adolescence, elle se passionne pour la psychologie en rêvant d’entreprendre des études dans ce domaine. Mais, en même temps, elle nourrit une autre passion pour la musique et la chanson. En 2004, elle s’inscrit au télé-crochet français de « La Nouvelle Star » au terme duquel elle se hisse sur la troisième marche du podium. Des producteurs remarquent ses évidentes qualités vocales et lui proposent d’enregistrer un album. La galette numérique a pour titre « Un jour d’été » et sort en novembre 2004. Le premier single envoyé aux radios est « Ma philosophie » et la diffusion est immédiate. Le succès est grand, rapide et populaire: de ceux dont on se remet difficilement lorsque c’est le premier et que l’on est jeune. Et Amel a alors 20 ans. D’autres chansons de ce premier album vont obtenir un succès beaucoup moindre ensuite. En 2007, Amel Bent sort son deuxième album. Il a pour titre « A 20 ans » et se vend à plus de 300 000 exemplaires. Depuis, la chanteuse semble avoir pris l’habitude d’enregistrer des nouveaux titres tous les deux ans. En 2009, il y a un album éponyme et en 2011 « Délit mineur ». Ses spectacles proposés à l’Olympia de Paris, au Zénith de Paris ou ailleurs dans les pays francophones affichent toujours complet. Mais, même si elle a les faveurs d’un public qui aime son style de musique, Amel Bent n’a pas plus vraiment retrouvé le grand public qui l’a adulée avec « Ma philosophie ». Le choix de ses chansons ainsi que celui de ses auteurs et compositeurs y est certainement pour quelque chose. A la fin de l’année 2012, Amel Bent précise qu’elle enregistrera à Los Angeles dans les mois suivants les chansons d’un album à sortir en septembre 2013 et qui est finalement commercialisé en février 2014 sous le titre « Instinct ». Entretemps, le 15 juin 2013, elle est sur la scène de Bercy aux côtés de Johnny Hallyday pour fêter les 70 ans de l’idole. Elle y interprète en duo avec lui « Je te promets ». Après cinq années de recherche et de tergiversations, Amel semble avoir retrouvé le chemin du succès en 2019 grâce à Slimane qui lui écrit les chansons d’un nouvel album dont le titre-phare est « Demain ».
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21 juin 2010 : Alors que la chanson « Alors on danse » est désormais un « tube » international, le premier album de STROMAE, « Cheese », est disponible dans les bacs des disquaires.
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12 MARS

 

Claude Michel en 1982

12 mars 1950 : Naissance du chanteur belge d’origine italienne Claude MICHEL, né sous le nom de Gianni Marzano. Il suit des études de coiffure et, à 20 ans, il écume les bals des samedis soirs dans la région de Liège comme, à la même époque, Frédéric François. Avec quelques chansons de son crû, il se présente au Festival de la Rose d’or d’Antibes et son premier succès a pour titre « Comme je t’aime » en 1973. La chanson atteint les sommets des hit parade de France et de Belgique. Il fait alors partie de la « vague des chanteurs de charme belges » des années 1970 au même titre que Christian Vidal, Frédéric François, Christian Adam ou le groupe Crazy Horse (même si le chanteur de ce groupe, Alain Delorme, est Français). Le début de la décennie va donc être marquée par de grands succès pour lui: « Ce soir », « Carolines », « Je m’ennuie de toi » (« Stand by me »), « Une histoire d’amour » ou « Mal d’amour » (enregistré sous son vrai nom : Giani Marzano).

Les années 1980 sont encore celles de hits toutefois désormais limités à la Belgique: « Si par bonheur » ou « Serre-moi » par exemple. Avec le temps, et après avoir encore enregistré quelques albums dans les années 1990 et au début des années 2000, Claude Michel, qui a pourtant des possibilités vocales intéressantes et un vibrato particulier, s’est retiré un peu de la musique pour tenir un restaurant, en 2001, dans le centre de Liège : la Cucinella. Mais, depuis 2016, c’est son fils Julien qui a désormais repris cette maison gastronomique italienne appelée aussi la « Casa Marzano ». Et il semble que, profitant de sa récente « retraite », Claude se soit remis à la musique puisqu’il annonce, pour le 13 avril 2019, la présentation d’un nouvel album sur la scène du casino de Chaudfontaine où il sera notamment entouré de Claude Barzotti et Lou Deprijck.
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Stromae en 2014

12 mars 1985 : Naissance, à Bruxelles sous le nom de Paul Van Haver, de l’auteur-compositeur-interprète belge d’origine rwandaise STROMAE. Né d’un père rwandais et d’une mère belge, il a onze ans quand il s’inscrit à l’Académie musicale de Jette dans la périphérie bruxelloise. Il y suit des cours de solfège et de batterie. En 2000, à quinze ans, il s’oriente vers le hip-hop et choisit le pseudonyme d’Opsmaestro. Trois ans plus tard, avec un rappeur répondant au nom de Jedi, il forme le groupe Suspicion mais le duo ne tient pas la route et, en 2005, Paul Van Haver devient Stromae qui est l’anagramme de Maestro en verlan. Ses débuts comme chanteur soliste ne sont pas évidents et il va multiplier les expériences musicales et médiatiques pendant quelques années. Après avoir conçu et mis en ligne de nombreuses capsules sur le net, « Les leçons de Stromae », il effectue un stage à la radio NRJ de Bruxelles en 2009. Il apporte au programmateur un single réalisé seul: « Alors on danse » qui est immédiatement diffusé. En quelques semaines, le succès belge de « Alors On Danse » s’étend à d’autres pays d’Europe: France, Allemagne et Suisse entre autres. La chanson devient également très populaire au Québec. Fin 2010, Stromae est nommé pour sa chanson aux MTV Europe Awards et est l’un des candidats prétendant au prix Constantin à Paris. L’album « Cheese » sort le 21 juin 2010 et reprend « Alors on danse » et d’autres chansons qui vont devenir des succès comme « House’llelujah ». Les prix et les récompenses se multiplient alors pour Stromae qui reçoit une Victoire de la Musique à Paris en février 2011 dans la catégorie album de musique électronique et dance. Dans la foulée, il obtient, en Belgique, deux « Octaves de la Musique » dans les catégories « artiste de l’année » et « spectacle de l’année ». Les 24 et 25 juin 2011, l’artiste effectue la première partie des deux concerts parisiens du groupe « Black Eyed Peas » au Stade de France. Stromae prend alors un peu de recul pour préparer son deuxième album dont le premier single, « Papaoutai », est commercialisé en mai 2013. Ce mois-là, le 22, une vidéo que l’on croit réalisée par un amateur, est publiée sur YouTube. Elle est filmée dans le centre de Bruxelles où le chanteur erre apparemment ivre. Cette vidéo fait le buzz mais elle n’est en fait que le clip de la chanson « Formidable » qui est mis en ligne quelques jours plus tard.

Alors que son nouvel album intitulé « Racine Carrée » est disponible le 16 août 2013, Stromae annonce une tournée européenne dont les concerts affichent très vite complet. Avec son nouvel opus, l’artiste continue à glaner récompenses sur récompenses. En octobre 2013, sa chanson « Formidable » obtient le Prix Rolf Marbot de la chanson de l’année et, le mois suivant, Stromae gagne le prix du « meilleur artiste belge » aux MTV Europe Music Awards. Le 14 février 2014, Stromae fait un carton aux Victoires de la Musique à Paris où il remporte trois prix: artiste interprète masculin, meilleur album de chansons pour « Racine carrée » et meilleur vidéo-clip pour « Formidable ». Quelque temps après, on annonce sa participation à deux festivals estivaux belges importants en juillet 2014: les Ardentes de Liège et les Francofolies de Spa. Stromae évoque alors sa future carrière internationale qu’il compte lancer bientôt en travaillant sur des textes anglo-saxons. En septembre 2014, l’artiste entame ainsi une première tournée américaine qui l’emmène à Philadelphie, Washington, New York, Boston, Chicago, Minneapolis, San Francisco et Los Angeles. Il se produit ensuite au Canada et au Brésil avant de se déplacer en Asie et en Afrique. Le 1er octobre 2015, il est le premier Belge à se produire au Madison Square Garden de New York, l’une des plus prestigieuses salles de concert au monde. L’album « Racine carrée » poursuit aussi son chemin en 2015 avec des succès comme « Carmen », dont le clip vidéo est vu huit millions de fois en huit heures sur YouTube, et « Quand c’est ». Le DVD de la tournée mondiale et triomphale de Stromae (« Racine carrée live ») est commercialisé en décembre 2015. Ensuite, Stromae se fait plus discret et va même jusqu’à déclarer vouloir arrêter d’être chanteur. Début 2017, il réalise ainsi le clip de Yaël Naïm. Mais de sérieux problèmes de santé contractés suite à l’administration d’un vaccin lors d’un voyage en Afrique l’obligent à ralentir ses activités artistiques. Il faut attendre mars 2018 pour revoir Stromae sur une scène et c’est au cours d’une apparition surprise lors du concert d’Orlelsan à Bruxelles : il y interprète avec lui le duo qui figure sur l’album d’Orelsan : « La pluie ». Aux dernières nouvelles, Stromae préparerait un nouvel album dont la sortie pourrait avoir lieu début 2020.
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Jean Vallée en septembre 2012 (c) Passion Chanson

12 mars 2014 : Décès à Thimister, en Belgique, de l’auteur-compositeur-interprète belge Jean VALLEE. Né à Verviers le 2 octobre 1939 sous le nom de Paul Goeders, ses parents, à la tête d’une famille de six enfants, vont l’encourager à devenir professeur de mathématiques. Mais le petit Paul n’est pas un scientifique. Il se sent plutôt l’âme d’un artiste et préfère apprendre, en autodidacte, le piano et la guitare. Ces instruments lui permettent de composer quelques mélodies et, à l’âge de 19 ans, il s’inscrit à un concours de chant qu’il remporte. Alors qu’il se produit de plus en plus dans des petits lieux ou des fêtes scolaires sous le nom de Jean Vallée, il franchit une sérieuse étape en 1966 en gagnant, avec la chanson « Sur les quais », le Prix du Festival de la Chanson Française de Spa qui se tient à quelques kilomètres de chez lui. La même année, il obtient le prix de la presse au cours de la « Coupe d’Europe du tour de chant » à Knokke (B). En 1967, il part pour le Brésil où il représente la Belgique au Festival de Rio devant Jacques Brel qui se trouve dans le jury. Quelques mois plus tard, il assure la première partie des tournées de Salvatore Adamo et de Juliette Gréco. Il enregistre aussi un premier 33 tours. En 1970, il est sélectionné comme le représentant belge au Concours Eurovision de la Chanson. Il y chante « Viens l’oublier » et se classe sixième.

Il poursuit alors une carrière de plus en plus marquante en interprétant ses chansons: « Les fous d’amour », « La vague » (reprise ensuite par Nana Mouskouri), « Noblesse oblige », « Toutes les mélodies », « Des mots simples » (1975) ou « Divine » (1977). Puis, en 1978, il est à nouveau désigné pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson à Paris. Il y interprète « L’amour ça fait chanter la vie » et se classe deuxième derrière le groupe israélien d’Izar Cohen qui chante « A ba ni bi ». Aux dires de très nombreux spécialistes, Jean Vallée est, cette année-là, le vrai vainqueur de l’Eurovision et le succès international rencontré par sa chanson le prouve amplement. Cette reconnaissance soudaine lui permet alors de passer dans le programme de Nicoletta dans la salle parisienne de Bobino. Il y chante notamment « Paris Basilic ». En 1980, pour le spectacle musical composé par Claude-Michel Schönberg qu’il met en scène d’après Victor Hugo, Robert Hossein fait appel à Jean Vallée pour tenir le rôle de l’inspecteur Javert dans « Les Misérables » au Palais des Sports de Paris. Il y apparaît aux côtés de Maurice Barrier, Rose Laurens, Yvan Dautin, Marie, etc. Un demi million de personnes assistent aux représentations. Il part ensuite en tournée avec sa compatriote Annie Cordy. Puis, il tente une nouvelle expérience artistique en présentant, pour la télévision belge publique francophone RTBF, une émission de variétés intitulée « La bonne étoile ». Il y reçoit des stars de la chanson, du cinéma et de la télévision: Mylène Farmer, Hervé Vilard, Nicole Croisille, les frères Préboist, Karen Chéryl, Enrico Macias, Jean-Claude Brialy, Michel Drucker et Salvatore Adamo qu’il accueille et présente en la défunte salle Rinakono de son village natal de Jemappes en 1983. Parallèlement à ses émissions, il connaît ses plus grands succès de chansons après avoir rejoint l’écurie Trema: « Un vieux singe dans un coin de sa tête » ou « Javert t’es amoureux » qu’il a écrit sur base de son expérience dans « Les Misérables ». En 1989, il crée un oratorio « Brel, un impossible rêve » qui est présenté à Liège. Puis, pendant des années, il se produit dans des cabarets parisiens réputés comme le « Don Camilo », « La villa d’Este » ou « Chez ma cousine ». En 1993, Jean Vallée écrit et compose une chanson biographique pour les soixante ans de Jean-Paul Belmondo. Sept ans plus tard, il propose un spectacle intitulé « Rêves de Noël » avec succès dans les églises de Belgique. En 2002, il enregistre un album de nouvelles chansons: « Air de vie ». En 2004, Jean participe, devant toute la famille royale de Belgique, au spectacle de fin d’année au Palais. Un an plus tard, sa chanson « Je suis Belge » est interprétée par Annie Cordy pour les 175 ans de la Belgique sur la grand place de Bruxelles. En 2008, il participe en direct à l’émission « Tenue de soirée » présentée par son ami Michel Drucker à Bruxelles. Et, la même année, il propose un spectacle d’hommage à Jacques Brel. Par la suite, il poursuit ses tournées en alternant les spectacles de Noël et les concerts où il mêle ses chansons personnelles et les succès de Brel. Il est régulièrement accompagné par son fils sur scène au saxophone. Au début du mois de mars 2014, alors qu’il est à Paris, le cancer généralisé qui tenaille Jean Vallée s’aggrave subitement. L’artiste demande à rentrer chez lui, dans la maison qu’il aime tant à Thimister (B) où il décède le 12 mars.
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En 1988

12 mars 2016 : Décès de la chanteuse française Sylvie MARECHAL. A 20 ans, elle est l’une des révélations de l’année 1988 grâce au 45 tours « Mercedes rouge », adaptation du titre « Mercedes Benz » de Janis Joplin par Vivien Savage.

En 1990, elle sort son premier album, « J’ai l’rock t’as l’blues », dont le premier extrait, « La vie Lola », est bien accueilli par les médias. Il faut dire que sa voix unique est parfaite pour le rock et le blues. Elle est programmée aux Francofolies de La Rochelle et le directeur du festival, l’animateur Jean-Louis Foulquier, l’apprécie. Francis Cabrel aussi. Elle enregistre le duo « Jour de pluie » avec l’artiste. En 1992, l’album « Voix lactée » confirme tout le bien que l’on pense de Sylvie Maréchal dont la popularité croît. Elle rêve alors de carrière internationale et c’est plutôt bien parti. Elle commercialise en effet un album produit par Dave Stewart (Eurythmics) et dont les chansons sont co-écrites en anglais avec Leonard Cohen et John Turnbull. La promotion de cet opus démarre plutôt bien et l’artiste bénéficie d’un passage aux Francofolies de Montréal. A cette époque, en 1993, elle assume la première partie d’un concert du groupe Deep Purple. Mais le public ne suit pas Sylvie dans cette nouvelle voie et l’artiste s’enfonce dans le doute mais aussi l’alcool et l’usage de stupéfiants qui mènent à une dépression sévère. Elle est internée plusieurs fois et finit par arrêter la musique. Ce n’est que bien des années plus tard, qu’elle décide de s’éloigner de ses démons en s’exprimant par la peinture. Elle y est aidée par son mari qui l’encourage aussi à revenir à la musique expérimentale rock et blues en produisant trois disques de leur duo: « Des esprits libres », « Otcha », et « Providence ».
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4 MARS

 

Rose Laurens en 1985 – Photo (c) Erick Ifergan

4 mars 1953 : Naissance, à Paris, de l’interprète, auteure et compositrice française Rose LAURENS. D’origine polonaise, son vrai nom est Rose Podwojny. Son grand-père, pianiste et violoniste, compose de la musique pour accompagner les films muets projetés dans un cinéma de Varsovie. Et la petite Rose commence à chanter très jeune puisque, à huit ans déjà, elle gagne son premier concours. Vivant dans la capitale française, elle est souvent emmenée par ses parents à l’Olympia où elle découvre avec stupeur la voix de l’Américaine Dionne Warwick. Avec son baccalauréat en poche, elle apprend le russe, vend des vêtements mais reste passionnée avant tout par la musique et la chanson. De nombreuses aventures musicales vont alors émailler la vie de l’artiste. En 1972, elle est la chanteuse d’un groupe nommé « Sandrose » qui enregistre un seul et unique album de rock progressif. Sous un premier pseudonyme, celui de Rose Merryl, elle enregistre quelques 45 tours à la fin des années 1970 mais ces derniers restent confidentiels. Rose rencontre alors le compositeur Jean-Pierre Goussaud dont elle devient la compagne. Comme une sorte de pygmalion, le musicien va lui confectionner un répertoire sur mesure. Mais il faut encore attendre un peu pour voir le succès arriver. En 1980, en effet, Rose, qui a définitivement opté pour le pseudonyme Laurens, interprète le rôle de Fantine dans « Les Misérables » de Victor Hugo, la tragédie musicale composée par Claude-Michel Schönberg et mise en scène par Robert Hossein. Du coup, son agenda est bloqué pendant un an et son premier album, « Déraisonnable », ne sort qu’en 1982 mais il comporte un énorme « tube » : « Africa ».

Un an plus tard, Rose Laurens enregistre un deuxième album qui se signale par les chansons « Vivre » et surtout « Mamy Yoko ». Pour son album sorti en 1986, Jean-Pierre Goussaud signe évidemment toutes les musiques mais les textes sont écrits par Francis Cabrel (« Quand tu pars »), Yves Simon, Sylvain Lebel, Marc Strawzynski et Yves Duteil. Rose Laurens écrit elle-même « La nuit ». La même année, elle se produit plusieurs fois à l’Olympia de Paris. En 1987, elle apprend que son compagnon, Jean-Pierre Goussaud, souffre d’un cancer. Elle décide d’arrêter sa carrière. Trois ans vont passer avant que Rose ne revienne à la chanson avec le dernier album que Jean-Pierre Goussaud a décidé de lui composer avant de mourir. Complètement bouleversée, Rose Laurens prend du recul et n’enregistre un nouvel album qu’en 1996. Mais le succès n’est pas au rendez-vous. 20 ans après son expérience du spectacle musical « Les Misérables », elle obtient à nouveau un rôle dans la comédie musicale de François Valéry, « L’ombre d’un géant », consacrée à James Dean. En 2007 et 2008, elle rejoint la troupe des artistes qui font partie de la tournée « RFM Party 80 ». Avril 2015 marque le retour de Rose Laurens avec un nouvel album qu’elle écrit avec la collaboration de l’humoriste Pierre Palmade: A.D.N. Elle interprète une chanson de cet opus, « Si j’pars sur une île », dans quelques émissions de la télé française. Mais l’artiste est malade et sa santé ne va cesser d’empirer malgré un dernier rendez-vous avec le public honoré en 2016 au Cabaret Sauvage à Paris. Elle décède dans la nuit du 29 au 30 avril 2018 à l’âge de 65 ans.
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Thierry Pastor en 1982

4 mars 1960 : Naissance, à Oran en Algérie, du chanteur français Thierry PASTOR. En 1981, il connaît un énorme « tube » en France et dans les pays francophones avec sa chanson « Le coup de folie » produite par l’humoriste Roland Magdane qui partage alors avec lui le goût pour la moustache. Un grave accident de voiture va briser sa carrière naissante en 1983. Mais, après des mois de rééducation, en 1985, il cartonne à nouveau dans les charts avec « Sur des musiques noires ». Malgré la sortie régulière de disques « singles » jusqu’en 1996, la suite de sa carrière est moins florissante. Et, comme beaucoup d’autres artistes de la même génération, Thierry Pastor participe de temps à autre à des évocations scéniques des années 1980. Il possède aussi un studio d’enregistrement où il permet à de jeunes chanteurs de réaliser des maquettes.

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Claude Nougaro en 1964 – Photo (c) Suzy Souchon

4 mars 2004 : Décès, à Paris, de l’auteur-compositeur et interprète français Claude NOUGARO. Né à Toulouse le 9 septembre 1929 d’un père chanteur d’opéra et d’une mère prof de piano, c’est par ses grands-parents paternels qu’il est d’abord élevé. Ces derniers sont également chanteurs dans une chorale. Il est donc inutile de préciser que le petit Claude est bercé, dès son plus jeune âge, par la musique et la chanson. Après ses études secondaires, il effectue son service militaire au Maroc en 1949. Et, à son retour, il emménage à Paris où il décide de faire du journalisme. Parallèlement à cette activité, il commence à écrire des chansons qui séduisent Marcel Amont ou Philippe Clay qui les interprètent. Il se lie aussi d’amitié avec Georges Brassens. A partir de 1959, il franchit un pas supplémentaire et interprète ses chansons au « Lapin agile » à Montmartre. Dans le même temps, il sort un premier 33-tours qu’il écrit et enregistre avec un copain nommé Michel Legrand. Le succès n’est pas encore au rendez-vous malgré une chanson comme « Il y avait une ville » qui connaîtra la popularité quelques années plus tard. Alors que le rock and roll fait son apparition en France grâce à Boris Vian et Henri Salvador dont Nougaro est proche, le chanteur va se différencier en introduisant des rythmes jusque là inédits dans la chanson francophone. Il est ainsi beaucoup influencé par le jazz et le blues. Et ses premiers succès vont éclore en 1962 avec des thèmes novateurs comme « Le jazz et la java », « Le cinéma » ou « Une petite fille ». Malgré un grave accident de voiture qui l’immobilise un bon moment en 1963, Claude Nougaro continue à enregistrer des chansons qui ont les faveurs du public et des radios: « Cécile ma fille » (1963), « Chanson pour Marilyn » (1963), « Il y avait une ville » (version 1964), ou « Je suis sous » (1964). Il part ensuite quelque temps au Brésil et en revient avec d’autres influences musicales qui se traduisent notamment en chanson par « Bidonville » (1965). Son ami le poète Jacques Audiberti s’éteint en 1965 et il lui rend hommage avec la « Chanson pour le maçon ». Cette année-là est aussi celle de succès qui ont pour titre « Armstrong » ou « Sing Sing song ». L’an suivant est parsemé d’autres thèmes connus comme « A bout de souffle » (sur le Blu Rondo à la turc de Mozart), « L’amour sorcier » ou « Les mains d’une femme dans la farine ». En 1967, Claude Nougaro écrit et interprète un véritable chef-d’oeuvre, hymne à sa ville natale: « Toulouse ». Un an plus tard, marqué, comme plein d’autres artistes, par les événements de mai 1968, il interprète « Paris Mai » qui est interdit d’antenne en France. Mais d’autres de ses chansons sont diffusées cette année-là: « La pluie fait des claquettes » ou « Quatre boules de cuir ». Les succès se raréfient au début des années 1970 si l’on excepte « Dansez sur moi » en 1973. Du coup, il change de maison de disques en 1975 et débarque chez Barclay avec un album qui renoue avec le succès et des titres comme « Brésilien » (1975), « Ile de Ré » (1976), « Nobody knows » (1978), « Tu verras » (1978), « Le coq et la pendule » (1980), « Rimes » (1981), et « Ami chemin » (1983). Mais, à nouveau, au fil du temps, ses chemins s’éloignent de ceux des grands vendeurs de disques et, en 1985, les responsables de Barclay lui rendent son contrat. Nougaro est alors conscient du fait que son inspiration s’égare et n’est peut-être plus au « goût du jour ». Avide de nouvelles expériences musicales, il vend sa maison de Montmartre et part vivre à New York pour y rencontrer des musiciens. Et celui avec qui il décide finalement de travailler est un Français installé et reconnu là-bas: Philippe Saisse. Ce dernier oriente Nougaro vers des nouvelles sonorités qui mélangent le jazz, le funk, le rock et l’électro (qui ne s’appelle pas encore comme ça). Le cocktail est détonnant et est enfermé dans un disque compact qui est le premier commercialisé à ses frais par Nougaro. Le nom de l’opus est tout un programme, « Nougayork », et il sort en 1987. Le succès de l’album est énorme. Au point d’être récompensé en 1988 par les Victoires de la musique du meilleur album et du meilleur artiste. Entre 1993 et 1997, l’artiste sort trois albums dont les succès sont moindres mais importants comme « Vie violence » (1993). En 1995, Claude Nougaro doit être opéré du coeur. Mais cela ne l’empêche pas de continuer à se produire sur scène. En 2002, il présente d’ailleurs un spectacle étonnant où il récite les textes de ses chansons seul sur les planches: « Les fables de ma fontaine ». En 2003, alors qu’il prépare un nouvel album de chansons jazz sous le titre « La note bleue », sa santé se dégrade rapidement à la suite d’un cancer du pancréas. Le 4 mars 2004, il décède et ses cendres sont dispersées dans la Garonne au coeur de sa ville natale de Toulouse. Le mixage du disque entamé est achevé et l’album sort finalement à titre posthume le 30 novembre 2004.
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Stromae en 2011

4 mars 2011 : Pour la première fois, STROMAE est en concert à l’Ancienne Belgique de Bruxelles (B). C’est la consécration pour le Belge Paul Van Haver, alias Stromae, qui a été révélé en 2010 par le « tube » « Alors on danse ».
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Jérôme Savary dans les années 2000

4 mars 2013 : Décès, à Levallois-Perret (F), de Jérôme SAVARY des suites d’un cancer à l’âge de 70 ans. Metteur en scène et directeur de théâtre français, Jérôme Savary était né le 27 juin 1942 à Buenos Aires en Argentine. Son père, français et juif ayant fui en 1939, était écrivain. Sa mère, juive d’origine allemande et américaine de la haute société, était la fille de Frank Higgins, Gouverneur de l’État de New York de 1905 à 1907. Élève au Collège Cévenol, Jérôme Savary se rend très jeune à Paris où il apprend la musique et fait des études aux Arts Déco. À 19 ans, il part pour New York où il découvre les jazzmen qu’il fréquente: Count Basie et Thelonious Monk entre autres. En 1962, il retourne en Argentine et travaille à Buenos Aires comme illustrateur et dessinateur. De retour à Paris trois ans plus tard, il crée la « Compagnie Jérôme Savary ». En mai 68, il collabore au journal « Action ». Passionné de théâtre et de musique, il n’a de cesse de mettre en scène des spectacles où les deux genres sont étroitement liés. Son humour très particulier et son amour pour les scènes légères et les jolies dames feront de la plupart de ses mises en scène de grands moments souvent festifs. De 1982 à 1986, il dirige le Centre Dramatique National du Languedoc-Roussillon baptisé Nouveau Théâtre Populaire de la Méditerranée à Montpellier. Ensuite, pendant deux ans, Jérôme Savary dirige le Centre Dramatique de Lyon. Puis, de retour à Paris, il prend la direction du Théâtre National de Chaillot de 1988 à 2000. De 2000 à 2007, il est aux commandes de l’Opéra-Comique. Enfin, de 2007 à son décès, il dirige sa propre structure de création théâtrale: « La Boîte à Rêves » à Béziers. Parmi les spectacles de musique et de chanson qu’il a mis en scène, nous retiendrons en particulier: « Cabaret » avec Ute Lemper en 1987, « La Légende de Jimmy » de Michel Berger et Luc Plamondon en 1990, « Y’a d’la joie !… et d’l’amour sur des musiques de Charles Trenet » en 1997, « Irma la douce » en 2000, « Mistinguett » en 2001, « A la recherche de Josephine (Baker) » en 2006, « Une trompinette au paradis » d’après des textes de Boris Vian en 2008.
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1er MARS

 

En 1989 – Photo (c) Gilles Cappé

1er mars 1959 : Naissance, à Villeneuve-sur-Lot, de BAMBOU, mannequin et chanteuse française. Bambou, Caroline Paulus de son vrai nom, est la fille d’un légionnaire allemand engagé en Indochine et d’une mère aristocrate vietnamienne d’origine chinoise. Agée de six mois, elle est confiée à la DDASS, la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales, puis placée en famille d’accueil. En 1980 elle fait une rencontre qui va bouleverser sa vie: celle de Serge Gainsbourg qu’elle accompagne à Los Angeles. Et, en 1981, des photos d’elle sont dans le livre de Gainsbourg: « Bambou et les poupées ». En 1984, Bambou se fait remarquer par les cris orgasmiques qu’elle livre sur la chanson « Love on the beat » de Gainsbourg.

Deux ans plus tard, elle donne un fils au chanteur: Lulu, qui naît le 5 janvier 1986. Sa carrière de chanteuse est très courte. Après avoir été la partenaire de Jacques Dutronc dans la chanson « Opium » en 1987, elle enregistre des chansons de Gainsbourg sur un album qui sort en 1989 et qui est intitulé « Made in China ». En 2003, plus de dix ans après le décès de Serge Gainsbourg, Bambou connaît un beau retour en interprétant un duo avec Marc Lavoine: « Dis-moi que l’amour ». Six ans plus tard, à la demande du chanteur, elle interprète, à nouveau en duo avec Marc Lavoine, une reprise de son succès de 1989 « Nuit de Chine ».
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Michel Buhler le 6 mars 2008 au Festival Mars en Chansons de Charleroi

1er mars 2008 : Depuis la veille, 29 février, le festival belge « Mars en chansons » a pris son envol dans la région de Charleroi. Jusqu’à la fin du mois, la manifestation va accueillir un nombre important d’artistes de la scène francophone autour d’un artiste suisse mis à l’honneur: Michel BUHLER. Parmi les chanteuses, chanteurs et groupes à l’affiche de cette édition 2008, on peut citer Francesca SOLLEVILLE (F) (pour la soirée d’ouverture), Josianne PARADIS (QC), GAËLE (QC), MONSIEUR LUNE (F), Serge UTGE-ROYO (F), Sébastien DUTHOIT (B), Jacques BERTIN (F), ADRENALINE (B), Christiane STEFANSKI (B), Anne SYLVESTRE (F), CREDO MA NON TROPPO (B), YOANNA (CH), Fabiola TOUPIN (QC), Jeanne CHERHAL (F), Thomas PITIOT (F), Alice DEZAILES (F), Romain DIDIER (F), Guillaume LEDENT (B), Jil CAPLAN (F), VIOLETT (F), BB BRUNES (F), Claude SEMAL (B), Eric LAROCHELLE (QC), Philippe LAFONTAINE (B), François VE (CH), JOFROI (B), MARIE TOUT COURT (F), SKYE (F), Pascale DELAGNES (B), Karin CLERCQ (B), Dan PANAMA (F), Julie ROUSSEAU (F), Xavier ZGRZYWA (B), A LA CIME DES ZARBS (B), Olivia AUCLAIR (B), Géraldine COZIER (B), RODRIGUE (F), Les BLAIREAUX (F), LULU (F), Les MAUVAISES LANGUES (F), Loïc LANTOINE (F), IMBERT IMBERT (F), MONSIEUR ROUX (F) et Michel ARBATZ (F). Le 29 mars, à l’Eden de Charleroi, est mise sur pied une fête à Julos BEAUCARNE (B) avec la participation de Barbara D’ALCANTARA, HOMBELINE, Photis IONATOS, JOFROI, MANZA, CLOE DU TREFLE, William DUNKER et Gilbert LAFFAILLE entre autres.
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1er mars 2009 : Le festival belge de chanson francophone « Mars en chansons » se tient à Charleroi jusqu’au 9 avril. La grande modification qui marque cette 10e édition du festival est le changement de direction avec le départ de Claude Bonte qui laisse la place à Michaël Fries qui avait officié jusque là à la Biennale de la Chanson française de Bruxelles. L’affiche de l’édition 2009 reprend des concerts d’ALEXONOR, Vincent DELBUSHAYE, MORAN ou encore CLOE DU TREFLE et RODRIGUE pour qui une vidéo a été réalisée à visionner ci-dessous.

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Gaetan Roussel grand vainqueur des Victoires 2011

1er mars 2011 : La 26e cérémonie des Victoires de la Musique a lieu au Palais des Congrès de Paris et est présentée par Marie Drucker et Aline Afanoukoé. Mais, pour la première (et dernière) fois, la cérémonie a été divisée en deux soirées. Une première remise de récompenses consacrée aux révélations s’est en effet tenue le 9 février 2011 au Zénith de Lille et a été présentée par Cyril Hanouna et Stéphanie Renouvin sur la chaîne de télé publique France 4. Le grand vainqueur des Victoires 2011 est Gaëtan ROUSSEL qui en reçoit trois: celle de l’artiste interprète masculin de l’année, celle de l’album de l’année pour « Ginger » et celle de l’album rock de l’année pour « Ginger » également.

Pour le reste des chanteurs francophones consacrés ce soir-là, voici les primés:
* BEN L’ONCLE SOUL, groupe ou artiste révélation scène de l’année
* Bernard LAVILLIERS pour l’album de chansons/variétés de l’année « Causes perdues et musiques tropicales »
* ABD AL MALIK pour l’album de musiques urbaines de l’année « Château Rouge »
* STROMAE pour l’album de musiques électroniques ou dance de l’année « Cheese »
* ZAZ pour la chanson originale de l’année « Je veux »
* Philippe KATERINE pour le vidéo-clip de l’année de sa chanson « La banane ».
Dans la catégorie « spectacle musical/tournée/concert de l’année, la Victoire revient à deux artistes: M pour son concert au château de Versailles et Eddy MITCHELL pour « Ma dernière séance à l’Olympia et en tournée ».
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