OCTOBRE 2020

PATRICK BRUEL
ORLEANS (F – 45 000), Le Zénith, à 20 heures le jeudi 1er.
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PATRICK BRUEL
DIJON (F – 21 000), Zénith, à 20 heures le vendredi 2.
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LES FRANGINES
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le vendredi 2.
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M POKORA
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 20 heures le samedi 3.
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VITAA & SLIMANE
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 18 heures le dimanche 4.
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-M-
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 19 heures le dimanche 4.
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SAULE
ROSIERES (B – 1331), Prince, à 20 h. 30 le jeudi 8.
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PATRICK BRUEL
CAEN (F – 14 000), Le Zénith, à 20 heures le vendredi 9.
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BOULEVARD DES AIRS
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le vendredi 9.
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VITAA & SLIMANE
MARSEILLE (F – 13 004), Le Dôme, à 20 heures le vendredi 9.
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ARNO
BRUXELLES (B – 1000), Ancienne Belgique, à 20 heures le vendredi 9.
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TOM POISSON
BEAUCOURT (F – 90 500), Maison pour Tous, à 20 h. 30 le vendredi 9.
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DAVE
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 17 heures le dimanche 11.
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PATRICK BRUEL
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 18 heures le dimanche 11.
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PATRICK BRUEL
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20h.30 le lundi 12.
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PATRICK BRUEL
RENNES (F – 35 000), Le Liberté, à 20 heures le mercredi 14.
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PATRICK BRUEL
NANTES (F – 44 800), Le Zénith, à 20 heures le jeudi 15.
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VITAA & SLIMANE
GRENOBLE (F – 38 100), Summum, à 20 heures le jeudi 15.
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SHEILA
OSTENDE (B – 8400), Casino-Kursaal, à 20 heures le vendredi 16.
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THERAPIE TAXI
GRENOBLE (F – 38 100), Summum, à 20 heures le vendredi 16.
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LES INNOCENTS
MOUSCRON (B – 7700), Centre Culturel, à 20 h. 30 le vendredi 16.
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FREDERIC FRANCOIS
LIEGE (B – 4000), Le Forum, à 20 heures le samedi 17.
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BALIMURPHY
ROSIERES (B – 1331), Prince, à 20 h. 30 le samedi 17.
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OLDELAF
BRUXELLES (B – 1050), W:Hall, à 20 h. 30 le samedi 17.
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FRANK MICHAËL
FOURMIES (F – 59 610), Théâtre Jean Ferrat, à 16 heures le dimanche 18.
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FREDERIC FRANCOIS
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 18 heures le dimanche 18.
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DADJU
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 h. 30 le mercredi 21.
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POMME
BRUXELLES (B – 1000), Cirque Royal, à 20 heures le jeudi 22.
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I MUVRINI
STRASBOURG (F – 67 082), Palais des Congrès, à 20 heures le vendredi 23.
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POMME
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le vendredi 23.
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MAGMA
LEUVEN (B – 3000), Het Depot, à 20 heures le samedi 24.
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MAXIME LE FORESTIER
MONS (B – 7000), Théâtre royal, à 20 heures le samedi 24.
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LISZA
ROSIERES (B – 1331), Prince, à 20 h. 30 le samedi 24.
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PIERRE PERRET
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 17 heures le dimanche 25.
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CHANTAL GOYA
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 15 heures le samedi 31.
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ERZA MUQOLI
LYON (F – 69 006), L’Amphithéâtre, à 18 heures le samedi 31.
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JEAN-LOUIS AUBERT
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le samedi 31.
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FEVRIER 2021

HIGELIN SYMPONIE (avec Hervé SUHUBIETTE, Chloé LACAN, Thibaud DEFEVER, Aïda SANCHEZ)
TOURNEFEUILLE (F – 31 170), L’Escale, à 20 h. 30 le mardi 2.
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KUZYLARSEN
TOULOUSE (F – 31 300), Le Bijou, à 21 h. 30 le mardi 2.
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JULIE LAGARRIGUE
TOULOUSE (F – 31 100), Centre Culturel Henri Desbals, à 19 heures le mercredi 3.
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LOMBRE
TOULOUSE (F – 31 000), Le Taquin, à 21 heures le mercredi 3.
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KUZYLARSEN
TOULOUSE (F – 31 300), Le Bijou, à 21 h. 30 le mercredi 3.
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MIOSSEC
TOULOUSE (F – 31 000), Théâtre Sorano, à 20 heures le jeudi 4.
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VANINA DE FRANCO
TOULOUSE (F – 31 000), Centre Culturel Alban Minville, à 21 heures le jeudi 4.
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GERALD GENTY
TOULOUSE (F – 31 300), Le Bijou, à 21 h. 30 le jeudi 4.
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MIOSSEC
TOULOUSE (F – 31 000), Théâtre Sorano, à 20 heures le vendredi 5.
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GERALD GENTY
TOULOUSE (F – 31 300), Le Bijou, à 21 h. 30 le vendredi 5.
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JULES BOX
TOULOUSE (F – 31 000), Théâtre des Mazades, à 20 h. 30 le samedi 6.
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PATRICIA
KAAS

STRASBOURG (F – 67 082), Palais des Congrès, à 17 heures le dimanche 7.
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GAROU
GRENOBLE (F – 38 100), Summum, à 20 heures le mercredi 10.
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HOSHI
MARSEILLE (F – 13 004), Le Dôme, à 20 heures le vendredi 12.
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MARS 2021

KIDS UNITED Nouvelle génération
STRASBOURG (F – 67 082), Palais des Congrès, à 17 heures le samedi 6.
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VERONIC DICAIRE
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 20 heures le mardi 9.
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KIDS UNITED Nouvelle génération
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 15 heures le dimanche 21.
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GERALD GENTY
MOUSCRON (B – 7700), Centre Culturel, à 20 h. 30 le jeudi 25.
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VERONIC DICAIRE
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le vendredi 26.
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PATRICIA KAAS
LYON (F – 69 006), L’Amphithéâtre, à 20 h. 30 le samedi 27.
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STARS 80
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 20 heures le mercredi 31.
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25 FEVRIER

Valérie Lagrange en 1985 – Photo (c) Richard Schroeder

25 février 1942 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Valérie LAGRANGE, née sous le nom de Danielle Charaudeau. Adolescente, elle rêve de rock and roll et de cinéma. Et, à 17 ans, elle tourne aux côtés de Bourvil dans le film « La jument verte » de Claude Autant-Lara. Cette première expérience cinématographique est plutôt réussie et en engendre d’autres alors que Valérie se tourne aussi vers le théâtre classique en jouant, notamment, « Le misanthrope » de Molière. Alors qu’elle obtient un rôle dans « Un homme et une femme » de Claude Lelouch en 1966, elle entame une carrière de chanteuse en interprétant notamment du Francis Lai (« Encore un jour de notre amour ») ou du Serge Gainsbourg (« La guerilla »).

Elle enregistre quelques 45 tours puis s’éclipse une première fois du milieu artistique pour effectuer des voyages hippies. En 1972, elle revient à la musique avec « Si ma chanson pouvait », un titre qu’elle réenregistre cinq ans plus tard. En juin 1972, elle est à l’affiche du premier festival de Bièvres, au sud de Paris, avec Maxime Le Forestier qui en est la révélation. Un an plus tard, en compagnie du guitariste anglais Ian Jelfs, elle part en tournée avec Graeme Allwright et visite le répertoire de Cohen, Dylan et Donovan. En 1979, des maquettes de Valérie et Ian sont présentées à Richard Branson, le jeune directeur de la firme de disques Virgin à Londres. Ce dernier leur signe un contrat et, grâce à cela, au début des années 1980, Valérie Lagrange renoue avec le succès. Ses hits ont pour titre « A quoi tu sers » (1980), « Faut plus me la faire » (1980), « Toi » (1981) et « La folie » (1983).

Depuis toujours, la chanteuse oeuvre pour des causes humanitaires et c’est bien logiquement qu’elle met sur pied avec Renaud et Franck Langolff l’opération « SOS Ethiopie » avec le disque collectif français « Chanteurs sans frontières » en 1985. Quatre ans plus tard, après avoir absorbé des médicaments, Ian Jelfs sombre dans le coma et s’en réveille tétraplégique et muet. Valérie passe alors de nombreuses années à ses côtés pour l’aider dans sa rééducation. En 2000, l’artiste rencontre Benjamin Biolay et, ensemble, ils réalisent l’album du quatrième retour à la chanson de Valérie Lagrange: « Fleuve Congo » qui est commercialisé en 2003. L’opus n’obtient pas le succès escompté et Valérie Lagrange se retire à nouveau. En 2009, elle épouse son compagnon de 35 ans, Ian Jelfs.
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En 1979

25 février 1945 : Naissance, à Strasbourg, du chanteur français Herbert LEONARD sous le nom d’Hubert Lœnhard. Le jeune Alsacien commence sa carrière dans des groupes de sa région natale (les « Jets ») avant de rejoindre Paris et de devenir membre du groupe « les Lionceaux ». C’est alors le début des années 1960 et l’époque des yé-yés où les groupes sont aussi nombreux qu’éphémères. Comme c’est le cas pour les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell ou les Chats Sauvages avec Dick Rivers, Herbert Léonard finit par quitter les Lionceaux pour entamer une carrière de chanteur soliste. On est alors au milieu des sixties et le chanteur oriente son répertoire vers des reprises de rhythm’n’blues anglo-saxonnes. Il connaît le succès avec « Quelque chose en moi tient mon coeur » ou « Pour être sincère ».

Les spectacles, galas et tournées se multiplient pour lui mais, en mars 1970, il est victime d’un grave accident de la route à Basècles en Belgique. Sa carrière est interrompue par cet événement inattendu et l’artiste va éprouver beaucoup de difficultés à revenir au premier plan ensuite. Il décide alors de se consacrer à sa passion pour l’aéronautique en écrivant des articles sur le sujet dans un magazine spécialisé. Contre toute attente, au début des années 1980, l’animateur de radio français Julien Lepers (qui ne présente pas encore le célèbre « Questions pour un champion » à la télé) lui propose quelques chansons qu’il a composées sur des textes de Vlyne Buggy. Parmi celles-ci, il y a « Pour le plaisir » qui devient immédiatement l’un des « tubes » de l’année 1981. L’album qui reprend la chanson se vend très bien et plusieurs de ses autres titres deviennent des succès dans la foulée: « Petite Nathalie » ou « Ca donne envie d’aimer » par exemple. Il n’en faut pas plus pour relancer la carrière d’Herbert Léonard qui va aller de succès en succès: « Ca pleure pas un homme », « Amoureux fous’ (en duo avec Julie Pietri), « Puissance et gloire » (de la série tv française « Chateauvallon »), « Quand tu m’aimes » ou « Je suis un grand sentimental ». L’artiste exploite alors un genre peu couru dans la chanson francophone: celui de la chanson érotique. Le succès est évident mais, après deux albums, la recette s’émousse et, suite à la disparition de l’excellent ingénieur du son Bernard Estardy, Herbert Léonard sort encore de nombreux albums boudés par le grand public. Ce dernier est toutefois très heureux de retrouver le chanteur dans ses succès éternels lors de la tournée « Age tendre et tête de bois » à laquelle Herbert participe à la fin des années 2000. En 2014, avec la sortie du superbe album « Demi-tour », le chanteur revient aux sources de son répertoire: le rhythm and blues à la française. Trois ans plus tard, en juin 2017, le chanteur inquiète son épouse Cléo, sa famille et ses admirateurs lorsqu’il est victime d’une embolie pulmonaire qui nécessite un placement dans le coma. Il passe de nombreux mois à l’hôpital avant que l’on annonce une amélioration et un retour à son domicile à la mi-septembre. Deux mois plus tard, il participe, avec une trentaine d’autres artistes français, à la croisière Age Tendre où il interprète à nouveau ses plus grands succès. En janvier 2020, Herbet Léonard rejoint la tournée « Age tendre » et parcourt toute la France en compagnie notamment de Michèle Torr, Pascal Danel, Jeane Manson, Christian Delagrange, Michel Orso, les Forbans et Claude Barzotti.
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Eddie Constantine en 1974 – Photo (c) C. Wallis

25 février 1993 : Décès à la suite d’un infarctus, à Wiesbaden en Allemagne, de l’acteur et chanteur français d’origine américaine Eddie CONSTANTINE à l’âge de 75 ans. Né le 29 octobre 1917 à Los Angeles en Californie d’un père russe et d’une mère polonaise, il se nommait réellement Edward Constantinowsky. Au début des années 1950, il entame à Hollywood une carrière d’acteur qui n’est pas une réussite et il décide alors de débarquer en France pour y essayer le cinéma mais aussi la chanson. Et, pour ce faire, il se produit dans les cabarets parisiens à la mode. Edith Piaf le remarque et lui demande de jouer à ses côtés dans la comédie musicale « La p’tite Lili ». Il commence aussi à traduire en anglais, pour la chanteuse, ses grands succès de l’époque comme « La vie en rose » ou « L’hymne à l’amour ». Mais c’est grâce au cinéma, et à son rôle de l’agent secret Lemmy Caution dans une série de films noirs, qu’il devient réellement célèbre en France. Et il profite ensuite de ce succès populaire pour revenir à sa passion pour la chanson. Et, dans ce domaine aussi, il connaît une certaine gloire avec des titres comme « Ca bardait » (1954), « Et bailler et dormir » (avec Jeff Davis en 1954), « Un enfant de la balle » (1955), « L’homme et l’enfant » (avec Tania Constantine en 1956) ou « Cigarettes, whisky et petites pépées » (1957). Dans les années 1960, Eddie Constantine va se consacrer presque exclusivement au cinéma et à son écurie de voitures de course. Et, au milieu de la décennie, il s’installe en Allemagne. Se considérant comme un véritable chanteur plutôt qu’un acteur, Eddie Constantine revient encore à la chanson en 1975 avec une chanson rythmée interprétée en français et en anglais: « Hit parade ». Il se fait ensuite plus discret à la fois au cinéma et dans la chanson. Et les dernières nouvelles que l’on reçoit de lui sont celles de son décès le 25 février 1993. L’homme n’était pas dénué d’humour comme en témoigne ci-dessous la reprise de son succès « L’homme et l’enfant » en duo avec Yves Montand à la télévision française dans une émission de Jean Nohain datée des années 1950.

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1er DECEMBRE

Alain Bashung

1er décembre 1947 : Naissance, à Paris, du chanteur français Alain BASHUNG d’une mère bretonne et d’un père algérien kabyle qu’il n’a jamais connu. Un an après sa naissance sous le véritable patronyme de Baschung, Alain est envoyé dans la région de Strasbourg chez les parents de son beau-père. Pour ses cinq ans, il reçoit un harmonica qui va sérieusement lui ouvrir les portes de la musique. A douze ans, il revient à Paris et y découvre le rock’n’roll balbutiant. Au milieu des années 1960, après avoir stoppé des études de comptabilité, il fonde avec des copains les « Dunces », un groupe de rockabilly qui n’existe que très peu de temps. Après avoir formé un autre groupe à Royan, il songe à se lancer comme chanteur soliste. Il enregistre un premier 45 tours à l’âge de 19 ans et ces débuts sont très difficiles. Mais cela ne l’empêche toutefois pas de se produire au Palais des Sports de Paris en 1967 en lever de rideau des Troggs et de Cream. Un an plus tard, son quatrième 45 tours connaît un léger succès radiophonique grâce à la chanson « Les romantiques ».

Entre 1972 et 1974, Bashung travaille sur trois albums pour Dick Rivers. Et, en 1973, le chanteur tient le rôle de Robespierre dans la comédie musicale « La Révolution française » de Claude-Michel Schönberg. Pendant sept ans, il enregistre toute une série de disques, dont l’un sous le pseudonyme de David Bergen, mais aucun ne se vend. En 1980, après deux albums écrits en compagnie du parolier Boris Bergman, Bashung décroche la timbale avec « Gaby oh Gaby » qui s’écoule à plus d’un million d’exemplaires. Il récidive un an plus tard avec « Vertige de l’amour » et cela lui permet de se produire à l’Olympia de Paris. Les albums qui vont suivre, après une rupture temporaire avec Bergman, seront boudés par le public malgré un travail effectué avec Gainsbourg notamment. En 1986, Alain renoue avec Boris Bergman et avec le succès grâce au titre « SOS Amor » qui se trouve sur un album récompensé aux Victoires de la musique. Trois ans plus tard, l’artiste arrête à nouveau sa collaboration avec Bergman et découvre un autre parolier de génie: Jean Fauque. Cela aboutit au succès de « Osez Joséphine » en 1991 suivi de « Madame rêve ». Trois ans après, sort l’album « Chatterton » qui contient le titre « Ma petite entreprise ». Après des débuts encourageants au cinéma, Bashung revient à la chanson en 1998 avec l’opus intitulé « Fantaisie militaire » dont le premier single à en être issu est « La nuit je mens ». Pour cet album, il reçoit trois Victoires de la musique en 1999. Les albums et les expériences scéniques se poursuivent pour Bashung avec un succès inégal jusqu’au 24 mars 2008, jour de sortie de l’album « Bleu pétrole ». Mais le cancer le tenaille déjà et, malgré sa maladie, il entame une tournée avec, dès le 10 juin 2008, une série de récitals à l’Olympia. Alain Bashung est promu « Chevalier de la Légion d’honneur » le 1er janvier 2009. Le 28 février 2009, il remporte à nouveau trois Victoires de la musique et ses remerciements sonnent comme un adieu émouvant et courageux à son public. Le cancer du poumon finit par le terrasser le 14 mars 2009 à l’hôpital Saint-Joseph à Paris, à l’âge de 61 ans. Après une cérémonie religieuse en l’église de Saint-Germain-des-Prés, il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise le 20 mars 2009. Un premier album posthume de Bashung sort en 2011 et il reprend les chansons du disque de Gainsbourg « L’homme à la tête de chou » pour lequel l’artiste a encore eu le temps d’enregsitrer les voix avant de mourir. Et, en 2018, la femme de Bashung, Chloé Mons, demande à la musicienne et réalisatrice Edith Fambuena de réaliser un deuxième album post mortem avec des chansons enregistrées pour l’album « Bleu pétrole » puis délaissées et inachevées. Cet opus-là a pour titre « En amont » et se voit récompensé de la Victoire de la Musique pour le meilleur album de chansons. La récompense est remise à Chloé Mons le 8 février 2019 à la Seine musicale de Boulogne-Billancourt, soit près de dix ans après celle reçue en mains propres par Bashung.
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Dario Moreno

1er décembre 1968 : Décès à Istanbul du chanteur d’opérette et acteur turc Dario MORENO. De son vrai nom David Arugete, l’artiste voit le jour le 3 avril 1921 à Aydin, près d’Izmir, en Turquie. Le jeune David commence à chanter très tôt à la synagogue d’Izmir où l’on apprécie sa voix de ténor. Au fil des rencontres, on lui fait comprendre que son talent ne peut se limiter à la Turquie. C’est ainsi qu’il se fait engager par l’orchestre américain de Mac Allen pour effectuer une tournée mondiale qui passe, notamment, par Paris. Il s’installe dans la capitale française en 1948 et enregistre un premier disque 78 tours chez Odéon. Ses capacités de ténor font alors beaucoup d’effets auprès des spécialistes de l’opérette dont c’est alors l’âge d’or à Paris. Et, sous le nom de Dario Moreno, il se retrouve sur la scène des théâtres parisiens aux côtés de Luis Mariano, Georges Guétary ou André Dassary. Sur disque, l’artiste ne veut toutefois pas se cantonner à l’opérette et il enregistre, chez Polydor, des compositions de Charles Aznavour et Gilbert Bécaud (« Mé qué mé qué », « Viens » ou « Sur ma vie » par exemple). En 1954, il donne son premier concert à Paris et connaît ensuite des succès discographiques avec « C’est magnifique » (1955), « Mambo Italiano » (1955), « Quand elle danse » (1956), « Si tu vas à Rio » (1958), « Tout l’amour que j’ai pour toi » (1959), « Le marchand de bonheur » (1959), « Itsy bitsy petit bikini » (1960), « La bamba » (1961), « La marmite » (1961), « Brigitte Bardot » (1961), « America » (1962), « Quizas Quizas Quizas » (1963), etc.

Parallèlement à cette carrière de chanteur, Dario Moreno fait du cinéma et y incarne des rôles exotiques. En octobre 1968, il est le partenaire de Jacques Brel dans le spectacle musical « L’Homme de la Mancha », créé au théâtre de la Monnaie à Bruxelles. Alors que toute la troupe est attendue à Paris en décembre, Dario Moreno meurt à 47 ans d’une hémorragie cérébrale à l’aéroport d’Istanbul le 1er décembre 1968. Il aura juste eu le temps d’enregistrer sur disque une version de « La quête », chanson extraite de « L’Homme de la Mancha ». Dario Moreno est inhumé à Holon en Israël.
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1er décembre 1997 : Décès du violoniste et jazzman français Stephane GRAPPELLI. Né le 26 janvier 1908 à Paris, Stéphane Grappelli restera éternellement associé au nom de Django Reinhardt avec qui il créa le « Quintette du Hot Club de France ». Stéphane Grappelli a souvent apporté sa contribution musicale à des chansons françaises aux ambiances swing. Il accompagne ainsi Sacha Distel dans sa chanson hommage à Django Reinhardt: « Ma première guitare » en 1972 à visionner ci-dessous.

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Jean-Luc Delarue en 2002 (c) Source YouTube

Jean-Luc Delarue en 2002 (c) Source YouTube

1er décembre 2001 : Ce samedi-là, les chaînes de télé françaises TF1 et France 2 proposent des émissions de variétés avec des chanteurs francophones. Pour TF1, c’est la Star Academy présentée par Nikos Aliagas qui accueille sur le plateau Lara Fabian, Roch Voisine, Isabelle Boulay, Lio, Manau et Sacha Distel entre autres. Sur France 2 la soirée s’ouvre à 20h50 avec Jean-Luc Delarue qui propose un nouveau concept d’émission intitulé « Quelques jours avec eux« . Il y est question de suivre au plus près les invités de l’émission lors d’une tranche de vie. Henri Salvador est ainsi l’objet d’une séquence où Jacques Chirac, alors président de la République française, lui remet une décoration honorifique. Les autres chanteurs invités du programme ont pour nom Zazie, Axel Bauer, Mylène Farmer, Alain Souchon et Pascal Obispo.

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22 JUIN

Jacques Martin en 1978 – Photo (c) G. Spitzer

22 juin 1933 : Naissance, à Lyon, du fantaisiste, chanteur et homme de télévision français Jacques MARTIN. Son père est un industriel qui joue de sept instruments de musique. Les études du petit Jacques sont assez difficiles et il finit par se retrouver chez les Jésuites. A l’âge de seize ans, il songe sérieusement à faire du théâtre. Finalement, c’est la télévision qui va l’attirer dans les années 1950. Et c’est à Strasbourg qu’il entame des activités de présentateur tout en faisant partie d’une troupe de théâtre satirique. Au début des années 1960, avec d’autres jeunes humoristes comme Jean Yanne, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, il se lance dans l’écriture de parodies de chansons. Il tâte aussi de l’imitation dans des cabarets parisiens où il excelle en imitant Jacques Brel ou Georges Brassens. Parallèlement à ses activités télévisuelles, il se consacre également très sérieusement à la chanson et se retrouve, notamment, en première partie de Jacques Brel à l’Olympia de Paris. Il écrit aussi une comédie musicale en 1968: « Petitpatapon » qui est un solide échec. En 1978, il enregistre un album qui regroupe des reprises de grandes chansons françaises (comme « Le piano de la plage » de Charles Trenet) et des créations originales (comme « Il pleut sur mes lunettes »).

Passionné de bel canto, d’opéra et d’opérette, il se fait aussi plaisir dès qu’il le peut en entonnant des airs lyriques lors des émissions de variétés qu’il présente. Et, en 1978 toujours, il enregistre même, avec Jane Rhodes et Rémy Corazza, une version de l’opérette « La Belle Hélène » de Jacques Offenbach. A la télévision, en 1969, il présente les émissions « Midi-Magazine » et « Midi Chez Vous » avec Danièle Gilbert, qu’il surnomme « La grande duduche », jusqu’en 1972. Ensuite, durant un an, il est le présentateur, aux côtés d’Evelyne Pagès, d’une émission télévisée appelée « Taratata » qui n’a toutefois rien à voir avec le programme proposé par Nagui et Gérard Pullicino bien des années plus tard. En janvier 1975, Jacques Martin s’entoure d’une solide équipe de joyeux drilles pour présenter le dominical « Petit rapporteur ». Il y a là, entre autres, Stéphane Collaro, Pierre Bonte, Piem et Daniel Prévost qui, chaque dimanche, épluchent à leur manière l’actualité de la semaine. La troupe se fend parfois de quelques chansons populaires qui deviennent rapidement des « tubes » sur disques: « A la pêche aux moules » et « Mam’zelle Angèle ». A cette époque, Jacques Martin est l’un des présentateurs télé les plus populaires de France avec Guy Lux et Michel Drucker. En 1977, il prend les rênes d’une nouvelle tranche d’émissions hebdomadaire sur France 2. « Bon dimanche » est un concept qui commence vers midi pour se terminer vers 22 heures 30 après ce que l’on n’appelle pas encore un « prime time » de chansons. Des programmes différents se succèdent tout au long de l’après midi avec, notamment, la célèbre « Ecole des fans » où un chanteur est invité à apprécier des enfants interprétant ses succès. Vanessa Paradis y passe comme candidate en 1981 à l’âge de huit ans. Le soir, « Musique and Music », enregistrée le samedi après-midi au Théâtre de l’Empire à Paris, fait la part belle aux artistes et révèlent, par exemple, le « Rockollection » de Laurent Voulzy en 1977 ou la « Marguerite » de Richard Cocciante en 1978. La formule de ce programme s’arrête ensuite un moment et Jacques Martin en profite pour proposer des spectacles basés sur le principe de l’Ecole des Fans en province et aussi en Belgique où son amitié avec un autocariste, Francis Colignon, l’amène à se produire souvent à La Bouverie dans la région de Mons. Dans les années 1980, Antenne 2 lui propose de reprendre ses émissions dominicales, ce qu’il fait avec « Dimanche Martin ». Ces activités télévisées-là vont ainsi se poursuivre jusqu’en 1998. A ce moment, après avoir appris que le programme cesserait bientôt, Jacques Martin est victime d’un accident vasculaire cérébral qui le paralyse. Gardant des séquelles qui le diminuent physiquement, Jacques Martin se retire dans sa maison de Neuilly. Puis, pour les besoins de sa santé, il s’installe à Biarritz en novembre 2006. Et c’est là qu’il décède des suites d’un cancer généralisé le 14 septembre 2007. Il est inhumé au cimetière de la Guillotière de Lyon le 20 septembre 2007.
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Nicolas Sirkis en 2010 – Photo (c) Simoné Eusebio

22 juin 1959 : Naissance, à Antony, du chanteur, guitariste et parolier français Nicola SIRKIS, fondateur et chanteur du groupe INDOCHINE. Né sous l’identité de Nicolas Henri Didier Sirchis, il est le frère jumeau de l’ancien guitariste du groupe Indochine, Stéphane Sirkis, qui est décédé le 27 février 1999 d’une hépatite fulgurante. Alors que les jumeaux n’ont que deux ans, leur père est envoyé à Bruxelles pour son travail et la famille l’y accompagne. Elevés dans un milieu plutôt aisé, les petits Sirkis écoutent la musique classique que leurs parents apprécient beaucoup. Mais, au fil du temps, leur curiosité musicale va s’éveiller à d’autres genres et styles plus jeunes comme le rock par exemple. A 22 ans, Nicolas décide de créer un groupe avec un ami nommé Dominique Nicolas. Les capacités du duo sont cependant assez limitées et c’est très vite que les deux compères s’adjoignent le renfort de Stéphane Sirkis et de Dimitri Bodianski, un autre copain musicien. A quatre, ils décident de fonder le groupe « Indochine » et enregistrent un premier disque qui a pour titre « L’Aventurier ».

Ce premier 45 tours se trouve être produit par Gérard Lenorman qui vient de créer sa société de production. Il va connaître d’emblée un énorme succès qui va inciter Indochine à se lancer dans l’aventure de l’enregistrement d’un premier album à la fin de 1981. Indochine enchaîne alors les succès et les albums: « Canary Bay », « Tes yeux noirs », « Les Tzars », etc. Les années 1990 vont être très difficiles pour le groupe dont le public se tourne vers d’autres courants musicaux plus contemporains. Nicola Sirkis enregistre alors un album en solo, « Dans la lune », qui n’obtient qu’un petit succès d’estime. Indochine évolue alors vers des rythmes plus « dance » et « rock » mais ne parvient pas à se faire à nouveau entendre avant le début des années 2000. Entretemps, Stéphane, le frère de Nicola, meurt d’une hépatite fulgurante et le groupe doit se reconstruire. La renaissance arrive en 2002 avec la sortie de l’album « Paradize » dont le « tube » « J’ai demandé à la lune », composé par Michaël Furnon (Mickey 3D), contribue largement au succès. La tournée « Paradize Tour » qui suit bat un record de fréquentation avec près de 500.000 spectateurs. Deux ans plus tard, le retour gagnant d’Indochine se confirme avec la sortie de l’album « Alice et June » qui se vend à 450.000 exemplaires. Les opus suivants vont connaître une popularité comparable et, le 26 juin 2010, Indochine est le premier groupe de rock français à se produire dans le Stade de France où est enregistré un disque live: « Putain de stade ». En février 2013, Nicola Sirkis reste l’unique membre fondateur du groupe initial et est toujours le chanteur d’Indochine dont l’album « Black City Parade » est commercialisé. En 2014, Nicola participe à l’album hommage consacré au chanteur Renaud qui sort le 9 juin: « La Bande à Renaud ». Il y interprète une des premières chansons choc du titi parisien: « Hexagone ». L’année d’après, il interprète « L’opportuniste » en duo avec Jacques Dutronc sur l’album hommage « Joyeux Anniversaire M’sieur Dutronc » édité pour les 70 ans du chanteur. En septembre 2017, le nouvel opus d’Indochine a pour titre « 13 » (car c’est le 13e album studio du groupe) et il est annoncé dans les médias par la chanson « La vie est belle ». En trois semaines, le disque est un succès de vente avec 100.000 exemplaires écoulés. Un ultime concert du 13 Tour, la tournée qui a suivi la sortie de l’album, est prévu au Stade Pierre-Mauroy de Lille (F) le 22 juin 2019 pour les 60 ans de Nicola. Comme tous les billets proposés à la vente le 31 janvier 2019 s’écoulent en l’espace de trois heures, un concert supplémentaire est prévu au même endroit le lendemain 23 juin mais, une fois encore, tout est vendu en quelques heures.
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22 juin 1966 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Emmanuelle SEIGNER, petite-fille du comédien Louis Seigner et nièce de Françoise Seigner. Avec un père photographe et une mère journaliste, Emmanuelle est d’abord scolarisée chez les sœurs. Elle décide de devenir mannequin dès l’âge de quatorze ans et se tourne ensuite vers le cinéma où elle est révélée par les films « Détective » de Jean-Luc Godard et « Frantic » de Roman Polanski, réalisateur qui devient son mari par la suite. Parallèlement à sa carrière cinématographique, elle tente l’aventure de la musique en enregistrant, en 2007, un album en anglais avec le groupe Ultraorange. L’opus recueille un joli succès d’estime et encourage Emmanuelle à reprendre le chemin des studios d’enregistrement en 2009 pour un disque de chansons francophones cette fois. L’album a pour titre « Dingue », est commercialisé en 2010 et est entièrement écrit et composé par Keren Ann et Doriand.

Quatre ans plus tard, la chanteuse retourne vers la langue de Shakespeare pour enregistrer les onze chansons de son album « Distant lover ». En 2014, elle participe aussi à l’album hommage « La bande à Renaud 2 » et elle y interprète « Marche à l’ombre ».

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Daniel Hélin en 2011 – Photo (c) Barbara Demaret

22 juin 1971 : Naissance, à Ottignies, de l’auteur-compositeur-interprète et comédien belge Daniel HELIN. Après des études secondaires quelque peu difficiles, il effectue divers petits métiers avant d’entrer à la section dramatique du Conservatoire de Liège. Il y décroche un diplôme et s’initie à diverses activités circassiennes. Il est alors à l’affiche de quelques pièces de Michel de Ghelderode et Bertolt Brecht. En 1997, il commence à écrire des chansons et, un an plus tard, ces dernières sont récompensées lorsqu’il remporte la finale de la Biennale de la Chanson française à Bruxelles où il décroche, en supplément, le prix du public. Cela lui permet, en 1999, de participer au festival « Chorus des Hauts-de-Seine » en France où il se distingue avant de recevoir le prix « découverte » au Printemps de Bourges et les bravos du public au festival « Alors Chante » de Montauban en 2000. Pour couronner le tout, toujours en 2000, Daniel Hélin reçoit aussi le prix du disque Wallonie-Québec qui porte aujourd’hui le nom de Prix Rapsat-Lelièvre. Les portes des festivals estivaux s’ouvrent aussi pour Daniel qui est à l’affiche du Festival d’été de Québec un jour de juillet 2000 et le lendemain au Dour Music Festival en Belgique ! L’artiste enregistre alors un premier album avec la complicité de musiciens de jazz sous le titre « Borlon », nom d’un petit village belge de la région du Condroz. Et, face à la demande grandissante du public pour ses spectacles, Daniel Hélin sort, en 2001, un deuxième album qui a pour titre « Les bulles ».

Il se produit à ce moment avec un big band en Belgique au Cirque Royal de Bruxelles, au Festival de Dour et aux Francofolies de Spa. Car, et il faut le souligner, la force du chanteur se trouve dans ses prestations scéniques qu’il propose alors jusqu’en Russie. En Europe francophone, il a la chance de se retrouver en première partie de Miossec, Higelin, Zazie, Birkin, Thiéfaine ou Salvador entre autres. Et il est à l’affiche de diverses manifestations comme le Paléo Festival de Nyon (CH), les Francofolies de La Rochelle (F), les Francofolies de Montréal (Qc), le festival « Coup de Cœur francophone » (Qc), les nuits de Fourvières (F), le festival des Vieilles Charrues (F), etc. En 2003, il crée, au Théatre de Poche de Bruxelles, un spectacle avec un nouveau groupe: les Velvet Sisters, composé d’Isabel Rocher et Cloé Defossez, mieux connue sous le pseudonyme de Cloé du Trèfle. Le disque des chansons de ce spectacle est enregistré dans la foulée en 2005 et s’appelle « Mécréant ». Multipliant les expériences, Daniel Hélin se lance ensuite dans une autre aventure musicale qui l’amène en Australie pour composer et arranger les douze chansons qui se retrouveront sur l’album « Mallacoota » (2009) qui tire son nom du village où il a vécu pendant quelques semaines. En 2013, l’artiste sort l’album « Le crépuscule des idiots » dont les chansons ont été composées et arrangées par Jean-Yves Evrard entre 2011 et 2012 et enregistrées au Jet Studio à Bruxelles. En juillet 2013, il se produit sur scène dans le cadre des Francofolies de Spa (B).
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France Gall et Michel Berger en 1976

22 juin 1976 : Mariage de France GALL et de Michel BERGER à la mairie du 16 arrondissement de Paris.

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5 MAI

ROMUALD dans les années 1970

5 mai 1941 : Naissance, à Saint-Pol de Léon (Bretagne) du chanteur français ROMUALD, de son vrai nom Romuald Figuier. Enfant de la balle né dans le milieu circassien, son père était le directeur du cirque Figuier. Il est aussi le neveu d’Achille Zavatta et parent de la famille Bouglione. Pourtant, c’est le métier de comédien qu’il choisit d’abord en se joignant à la troupe des joyeux drilles de Robert Dhéry en 1962. Puis, en pleine époque yé-yé, il se tourne vers la chanson avec une voix de crooner et des mélodies plutôt traditionnelles pour l’époque. Cela ne l’empêche pas de se faire connaître et de représenter Monaco au Concours Eurovision de la Chanson de 1964. Sa chanson « Où sont-elles passées » obtient la 3e place.

Il enregistre alors d’autres titres qui sont de bons petits succès et qui assurent la renommée de ce chanteur de charme: « Le temps des vacances », Cow-boy » ou « Nous voyageons de ville en ville » pour la bande originale du film « Les demoiselles de Rochefort » en 1967. En 1968, Romuald participe, pour Andorre cette fois, au Festival international de la chanson de Rio au Brésil. Il y interprète une chanson qu’il a composée et dont le texte est écrit par Pascal Sevran et Sylvain Lebrail: « Le bruit des vagues » se classe 5e. Il récidive à Rio l’année suivante en obtenant la même position avec une chanson écrite par les mêmes auteurs: « Tous les printemps du monde ». Véritable bête de concours, la même année, en 1969, il participe de nouveau au Concours Eurovision mais, cette fois, pour le Luxembourg. Il y chante « Catherine » et termine 11e. En 1973, il participe encore à un concours où il représente la France. C’est le Festival de Viña del Mar au Chili. Il y interprète « Laisse-moi le temps », une chanson composée avec le chef d’orchestre Caravelli qui se classe deuxième. Quelques mois plus tard, le chanteur canadien Paul Anka achète les droits de cette chanson aux auteurs et demande à Sammy Cahn d’adapter en anglais le texte de Michel Jourdan qui devient « Let me Try Again ». Essayant de refaire le coup de « My way » (« Comme d’habitude » de Claude François), Paul Anka propose la chanson à Frank Sinatra qui choisit de l’interpréter sans toutefois en faire le succès de « My way » malgré les évidentes qualités musicales du morceau. En 1974, pour la troisième fois, Romuald se présente au Concours Eurovision pour Monaco et il se classe 4e avec « Celui qui reste et celui qui s’en va ».

A la fin des années 1980, Romuald va satisfaire pleinement sa passion pour le cirque. Il devient en effet le Monsieur Loyal du Cirque Bouglione. Depuis, le chanteur semble s’être retiré des affaires et de la chanson même s’il a pu apparaître dans des émissions télévisées françaises de souvenirs dans les années 2000.
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Jean-Claude Pascal dans les années 1970 - Photo (c) Jean-Daniel Lorieux

Jean-Claude Pascal dans les années 1970 – Photo (c) Jean-Daniel Lorieux

5 mai 1992 : Décès, à Clichy-la-Garenne, de l’acteur, chanteur et écrivain français Jean-Claude PASCAL. Né le 24 octobre 1927 à Paris sous le nom de Jean-Claude Villeminot, le garçon est élevé par sa mère dans le milieu aisé de riches industriels du textile suite au décès de son père quelques mois après sa naissance. Après une enfance paisible et une scolarité normale, il termine la guerre en s’engageant dans la division blindée de l’armée française menée par le général Leclerc. Il est de ceux qui libèrent la ville de Strasbourg et il en est récompensé par la Croix de guerre en 1945. Après la guerre, il s’installe à Paris où il commence à travailler pour l’entreprise textile de son oncle. Créateur et créatif, il se fait embaucher comme modéliste-dessinateur chez les couturiers Hermès puis Dior et Piguet. Il se permet aussi, de temps en temps, de poser comme modèle grâce à son physique de jeune premier. Se faisant des amis dans le monde du théâtre, il s’intéresse à la création de costumes puis au jeu d’acteur tout simplement. En 1948, il s’inscrit au célèbre Cours Simon et prend pour pseudonyme Jean-Claude Pascal, question d’éviter à sa famille de voir le nom des Villeminot associé au milieu des saltimbanques. Un an plus tard, Jean-Claude est sur scène pour sa première expérience théâtrale aux côtés d’Edwige Feuillère dans « La Dame aux camélias ». Il multiplie alors les prestations sur les planches mais il est aussi très vite demandé par le cinéma. Les décennies 1950 et 1960 le voient ainsi tourner une multitude de films à succès. En 1955, il se tourne vers une nouvelle occupation artistique: celle de chanteur. La première mélodie qu’il enregistre a pour titre « Je voudrais » et elle est écrite par Charles Aznavour. Il va alors prendre le temps de se constituer un répertoire avant de se présenter face à un public: celui du théâtre parisien de Bobino en 1961. Interprète, il choisit lui-même les auteurs de ses chansons parmi des talentueux jeunes: Ferrat et Gainsbourg notamment. En 1961, il est sollicité pour représenter le Grand-Duché de Luxembourg au concours Eurovision de la chanson à Cannes. Le 18 mars, il remporte l’épreuve en interprétant « Nous les amoureux », un texte de Maurice Vidalin sur une musique de Jacques Datin.

Durant la fin des années 1950 et la décennie 1960, Jean-Claude Pascal enregistre de nombreux 33 tours sur lesquels il grave un bon nombre de reprises de grandes chansons françaises comme « Les feuilles mortes » (Montand), « L’absent » (Bécaud), « C’est si bon » (Montand), « Les amants » (Piaf), « Il n’y a plus d’après » (Béart) ou encore « Chez Laurette » (Delpech). Au début des années 1970, il va enregistrer moins de disques pour revenir au théâtre mais aussi, et c’est nouveau, tenter la télévision. Il va ainsi apparaître dans des séries françaises dont la plus célèbre est sans doute « Le chirurgien de Saint-Chad » en 1976. Vingt ans après sa victoire au concours Eurovision de la chanson en 1961, la télévision luxembourgeoise RTL lui demande de représenter à nouveau le pays au cours de cette compétition. Il y présente la chanson « C’est peut-être pas l’Amérique » qui se classe 11e.

Deux ans plus tard, en 1983, il enregistre cette fois une série de chansons originales qu’il grave sur un dernier album. Après la sortie de ce disque, il se lance dans l’écriture en rédigeant une autobiographie et des romans. Au début des années 1990, il apprend qu’il est atteint d’un cancer de l’estomac. Et, le 5 mai 1992, il décède à 64 ans dans une chambre de l’hôpital Beaujon de Clichy-la-Garenne.
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14 MARS

Jean Poiret

14 mars 1992 : Décès, à Suresnes, du réalisateur, auteur, metteur en scène, scénariste et acteur français Jean POIRET. Il était né le 17 août 1926 à Paris d’un père ouvrier dans une verrerie et d’une mère travaillant dans la comptabilité. Après une enfance et une adolescence plutôt classiques, Jean s’inscrit aux cours d’art dramatique où il rencontre Michel Serrault avec qui il constitue un excellent duo de fantaisistes pendant des années. Dès 1953, il obtient des rôles au cinéma grâce à des réalisateurs comme André Hunnebelle, Henri Verneuil, François Truffaut ou Claude Chabrol entre autres. Par la suite, et parallèlement à ses activités cinématographiques, il est à l’affiche de nombreuses pièces du théâtre de boulevard. Il écrit aussi certains vaudevilles retentissants dont le plus célèbre reste probablement « La cage aux folles ». En 1961, une des nombreuses péripéties humoristiques de Jean Poiret consiste à graver sur disque une parodie de la chanson de Jacques Brel « La valse à mille temps ». Grâce à son inspiration talentueuse, Jean Poiret en fait une histoire de maquignon négociant en bétail: « La vache à mille francs ».

Le 14 mars 1992, Jean Poiret nous quitte à la suite d’une crise cardiaque pour laquelle il a été amené d’urgence à l’Hôpital Foch à Suresnes. Il avait 65 ans. Il est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris.
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C. Jérôme en 1992

14 mars 2000 : Décès, à Paris, du chanteur français C. JEROME des suites d’un cancer à 53 ans. De son vrai nom Claude Dhotel, l’artiste était né le 21 décembre 1946 à Paris. Ayant passé son enfance près de Nancy, Claude a seize ans quand il est engagé dans un groupe de rock’n’roll: « Les Storms ». Abandonnant son travail de vendeur de chaussures, il tente sa chance à Paris et fréquente le « Golf-Drouot » pour y rencontrer des personnalités du milieu musical. Et il finit par y faire la connaissance de Jean Albertini qui devient son producteur et grâce à qui il enregistre son premier 45 tours en 1967: « Les fiancés ». Ce n’est pas un succès.

Son deuxième disque connaît plus de chance et est soutenu par l’émission « Salut les Copains » sur la radio périphérique française Europe 1. « Le petit chaperon rouge est mort » annonce ainsi un « tube » énorme qui sort juste avant l’été 1972: « Kiss me », meilleure vente de disques en France mais aussi en Allemagne, au Québec, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Italie, en Belgique, en Suisse et en Autriche. Anecdote autour de cette chanson : le musicien qui joue de l’harmonica est le chanteur Christophe qui se trouve dans le même studio lorsque C. Jérôme enregistre le titre.

Alors qu’il est, d’habitude, plutôt difficile de rester au sommet après un « tube » aussi conséquent, C. Jérôme va multiplier les succès qui ont pour titres « Himalaya », « Manhattan », « La petite fille 73 », « C’est moi », « Cindy », etc. Fin des années 1970, le chanteur doit s’éclipser face à l’arrivée de toute une série d’auteurs-compositeurs-interprètes comme Balavoine, Cabrel, Berger ou Lalanne. Mais les années 1980 ne sont pas ingrates avec notre homme qui renoue avec le succès grâce à des chansons comme « Et tu danses avec lui », « Derniers baisers » ou « Age tendre et tête de bois ». En 30 ans de chansons, C. Jérôme a vendu plus de 26 millions de disques.
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Alain Bashung

14 mars 2009 : Décès, à Paris, du chanteur français Alain BASHUNG des suites d’un cancer du poumon. Il était né à Paris le 1er décembre 1947 d’une mère bretonne et d’un père algérien kabyle qu’il n’a jamais connu. Un an après sa naissance, Alain est envoyé dans la région de Strasbourg chez les parents de son beau-père. Pour ses cinq ans, il reçoit un harmonica qui va sérieusement lui ouvrir les portes de la musique. A douze ans, il revient à Paris et y découvre le rock’n’roll balbutiant. Au milieu des années 1960, après avoir stoppé des études de comptabilité, il fonde avec des copains les « Dunces », un groupe de rockabilly très éphémère. Après avoir créé une autre formation à Royan, il songe à se lancer comme chanteur soliste. Il enregistre un premier 45 tours à l’âge de 19 ans et ses débuts sont très difficiles. Mais cela ne l’empêche toutefois pas de se produire au Palais des Sports de Paris en 1967 en lever de rideau des Troggs et de Cream. Un an plus tard, son quatrième 45 tours connaît un léger succès radiophonique grâce à la chanson « Les romantiques ».

Entre 1972 et 1974, il va travailler sur trois albums pour Dick Rivers. Et, en 1973, Alain Bashung tient le rôle de Robespierre dans la comédie musicale « La Révolution française » de Claude-Michel Schönberg. Pendant sept ans, il enregistre toute une série de disques, dont l’un sous le pseudonyme de David Bergen, mais aucun ne se vend. En 1980, après deux albums écrits en compagnie du parolier Boris Bergman, Bashung décroche la timbale avec « Gaby oh Gaby » qui se vend à plus d’un million d’exemplaires. Il récidive un an plus tard avec « Vertige de l’amour » et cela lui permet de se produire à l’Olympia de Paris. Les albums qui vont suivre, après une rupture temporaire avec Bergman, seront boudés par le public malgré un travail effectué avec Gainsbourg notamment. En 1986, il renoue avec Boris Bergman et avec le succès du titre « SOS Amor » qui se trouve sur un album récompensé aux Victoires de la musique. Trois ans plus tard, il arrête sa collaboration avec Bergman et découvre un autre parolier de génie: Jean Fauque. Cela aboutit au succès de « Osez Joséphine » en 1991 suivi de « Madame rêve ». Trois ans après, il sort l’album « Chatterton » qui contient le titre « Ma petite entreprise ». Après des débuts encourageants au cinéma, il revient à la chanson en 1998 avec l’opus intitulé « Fantaisie militaire » dont le premier single à en être issu est « La nuit je mens ». Pour cet album, il reçoit trois Victoires de la musique en 1999. Les albums et les expériences scéniques se poursuivent pour Bashung avec un succès inégal jusqu’au 24 mars 2008, jour de sortie de l’album « Bleu pétrole ». Mais le cancer le tenaille déjà et, malgré sa maladie, il entame une tournée avec, dès le 10 juin 2008, une série de récitals à l’Olympia. Alain Bashung est promu « Chevalier de la Légion d’honneur » le 1er janvier 2009. Le 28 février 2009, il remporte trois Victoires de la musique et ses remerciements sonnent comme un adieu émouvant et courageux à son public. Le cancer du poumon finit par le terrasser le 14 mars 2009 à l’hôpital Saint-Joseph de Paris, à l’âge de 61 ans. Après une cérémonie religieuse en l’église Saint-Germain-des-Prés, il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise le 20 mars 2009. Un premier album posthume de Bashung sort en 2011 et il reprend les chansons du disque de Gainsbourg « L’homme à la tête de chou » pour lequel l’artiste a encore eu le temps d’enregsitrer les voix avant de mourir. Et, en 2018, la femme de Bashung, Chloé Mons, demande à la musicienne et réalisatrice Edith Fambuena de réaliser un deuxième album post mortem avec des chansons enregistrées pour l’album « Bleu pétrole » puis délaissées et inachevées. Cet opus-là a pour titre « En amont » et se voit récompensé de la Victoire de la Musique pour le meilleur album de chansons. La récompense est remise à Chloé Mons le 8 février 2019 à la Seine musicale de Boulogne-Billancourt, soit près de dix ans après celle reçue en mains propres par Bashung.
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