20 JUIN

Anne Sylvestre en 2001

20 juin 1934 : Naissance, à Lyon, de la chanteuse française Anne SYLVESTRE. Cette auteure, compositrice et interprète née sous le nom d’Anne-Marie Beugras passe d’abord son enfance à proximité de sa ville natale. Puis, ses parents s’installent à Paris où elle suit des cours littéraires. Mais la chanson va bien vite l’intéresser: elle se produit à la fin des années 1950 au cabaret parisien de « La colombe » puis, entre autres, au théâtre des Trois Baudets. Forte du succès rencontré par ses chansons personnelles, elle les enregistre sur un 33 tours en 1959 et le titre « Mon mari est parti » passe souvent sur les radios françaises. Le disque lui permet d’obtenir le prix de l’Académie Charles-Cros en 1960.

La popularité d’Anne Sylvestre s’amplifie de jour en jour et, en 1962, elle se produit à deux reprises sur des scènes parisiennes: d’abord en première partie de Jean-Claude Pascal à Bobino et, ensuite, en lever de rideau de Gilbert Bécaud à l’Olympia. En octobre de cette année-là, Anne Sylvestre se lance dans l’écriture de chansonnettes destinées aux enfants: les Fabulettes. Le créneau des chanteurs pour jeune public est alors inexistant et, ce faisant, Anne Sylvestre s’aventure sur un chemin qui va mobiliser son attention pendant des années. Le premier album de ces Fabulettes sort en 1963 et est immédiatement couronné de succès. Elle enregistre des chansons pour enfants jusqu’en 1967. En 1969, elle interprète en duo avec Boby Lapointe une chanson qu’elle a écrite: « Depuis l’temps que j’l’attends mon prince charmant ». Le début des années 1970 est marqué par des changements de firmes de disques et la création de sa propre maison de production qui commercialise cinq albums entre 1975 et 1986. Reconnue comme une chanteuse « avec guitare et pied sur le tabouret », Anne Sylvestre délaisse son instrument de prédilection pour se produire sur scène entourée de musiciens en 1986. Un an plus tard, en compagnie de la chanteuse québécoise Pauline Julien, elle crée en Belgique le spectacle « Gémeaux Croisés » qui sera présenté notamment à Tournai avant de tourner en France et au Québec. Et puis, en 1989, elle joue à Paris dans le spectacle « La ballade de Calamity Jane » dont elle a écrit les chansons. Dans les années 1990, elle propose quelques concerts au Canada où le public attend sa venue depuis un moment. En 1998, elle fête ses 40 ans de chansons sur la scène de l’Olympia. Elle enregistre deux albums en 2000 et 2003 et un troisième pour ses 50 ans de chansons en 2007. En janvier 2011, elle est sur la scène du théâtre de l’Européen à Paris pendant quatre soirées. Elle y est accompagnée par Nathalie Miravette au piano. Un an plus tard, l’artiste, qui est toujours friande d’expériences musicales nouvelles avec la jeune génération, crée un nouveau spectacle avec Agnès Bihl. Le concept a pour titre « Carré de dames » et il mêle le répertoire des deux chanteuses accompagnées de leurs pianistes: Nathalie Miravette et Dorothée Daniel. En avril 2014, les organisateurs du Printemps de Bourges rendent hommage à la chanteuse bientôt octogénaire en l’invitant à se produire sur l’une des scènes du festival. Le 13 novembre 2015, l’artiste est horrifiée d’apprendre que son petit-fils Baptiste est parmi les 90 personnes décédées lors de la tuerie terroriste de la salle du Bataclan à Paris. En 2019, elle participe à l’album du jeune Gauvain Sers en chantant avec lui un duo intitulé « Y’a pas de retraite pour les artistes ».
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20 juin 1980 : L’auteur, compositeur et interprète belge Paul LOUKA se produit, dans le cadre du Festival d’été de Québec, au Petit Théâtre du Champlain à Québec. Il y propose le spectacle intitulé « Avec ou sans veston » qu’il a créé en Belgique, à Liège, au théâtre du Nouveau Gymnase, en février 1980.

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20 juin 1984 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète franco-israélien AMIR sous le nom complet de Laurent Amir Khlifa Khedider Haddad. Né d’un père d’origine tunisienne et d’une mère marocaine juive, il vit sa prime enfance à Sarcelles avant de partir vivre en Israël à l’âge de huit ans. Son parcours scolaire est tout à fait correct et il se destine à être dentiste lorsque sa passion pour la musique et la chanson le pousse à s’inscrire à un télé-crochet. La finale de ce concours télévisé israélien lui permet de se faire connaître comme chanteur en 2006. Tout en poursuivant ses études, il parvient à enregistrer un premier album en 2011 où il reprend notamment en hébreu les chansons « J’te l’dis quand même » de Patrick Bruel et « Désenchantée » de Mylène Farmer. Amir décide alors de revenir en France et d’y tenter sa chance en tant qu’artiste. Pour ce faire, il participe au casting du télé-crochet « The Voice » sur la chaîne privée française TF1. Il est sélectionné et participe à l’émission dès janvier 2014. C’est Jenifer qu’il désigne comme coach vocal et il atteint la finale pour terminer à la troisième place derrière Kendji Girac et Maximilien Philippe. Il enregistre alors le duo « Le soleil de ma vie » avec Camille Lou qui figure sur l’album « Forever gentleman » à la rentrée de 2014. Fort de cette nouvelle et rapide popularité, Amir entre en studio pour préparer un premier opus personnel en français. Suivant l’exemple d’autres pays qui ont agi de cette manière, et avec brio, les années précédentes, Nathalie André, la directrice des divertissements de la chaîne de télévision publique France 2, décide d’envoyer un candidat de « The Voice » au concours Eurovision de la Chanson en 2016. Et son choix se porte sur Amir qui représente donc la France à Stockholm le 14 mai 2016 avec le titre « J’ai cherché ». Cette chanson figure sur le premier album du chanteur commercialisé fin avril 2016: « Au coeur de moi ». Amir se classe sixième au concours Eurovision 2016.

La carrière d’Amir semble bien démarrer et les récompenses s’accumulent déjà pour lui: meilleur artiste français aux MTV Europe Music Awards et révélation francophone de l’année aux NRJ Music Awards en novembre 2016. En 2017, l’artiste rejoint la troupe des Enfoirés pour son célèbre spectacle annuel. En octobre de cette année-là, Amir sort son deuxième album qui a pour titre « Addictions » et qui remporte un succès encore plus important que le premier. Fin 2018, l’opus « Addictions » est réédité avec quatorze nouveuax titres dont « Longtemps » et « Cinq minutes avec toi » sont des succès.
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Mochélan en 2013 aux Francofolies de Spa (c) Passion Chanson

20 juin 2010 : La finale du concours musical « l’Envol des Cités » 2010 se tient au Théâtre Royal de Mons (B). Les seize artistes ou groupes participants ont invité un nombreux public à venir les rejoindre. A l’issue d’une tournée de sept concerts organisée d’avril à mai dans les grandes villes du Hainaut, quatre groupes ou artistes sont récompensés parmi lesquels le slammeur francophone Mochélan, de Charleroi, qui reçoit le Prix du Jury.
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FACIR20 juin 2013 : « Les états généreux de la musique » se tiennent à Bruxelles (B) à l’initiative de la FACIR, la Fédération des Auteurs, Compositeurs et Interprètes Réunis. Pendant toute une soirée, des dizaines d’artistes, chanteurs et musiciens, belges francophones échangent des idées concernant leur présent et, surtout, leur avenir artistique. Y assistent également des organisateurs de festivals, des programmateurs de spectacles, des producteurs de disques, des recruteurs de talents, des managers de labels, des diffuseurs, des journalistes, des administrateurs de la société des auteurs belges (SABAM), des personnes des médias, des responsables politiques et des directeurs de lieux culturels. Malgré les conclusions volontaristes de ce grand rassemblement inédit et malgré la volonté de présenter ces conclusions au monde politique juste avant les élections de législatives de mai 2014, les belles idées de la FACIR semblent ne pas avoir vraiment trouvé d’écho à ce jour dans une société où le pouvoir économique et l’argent ont plus de poids que le pouvoir des rêves et la culture.
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Céline Dion

20 juin 2016 : Premier concert de la chanteuse canadienne Céline DION en Europe après le décès de son mentor et mari René Angélil en janvier 2016. Elle le présente au Sportpaleis d’Anvers en Belgique où elle déclare: « Je ne peux m’empêcher de penser à René, il est là, avec nous. Je tiens à vous remercier pour tous vos mots, vos regards, vos sourires. Les enfants et moi, nous allons bien, alors tout va bien. Les larmes ont laissé la place aux sourires. Je suis là pour passer du temps avec vous, je n’ai pas l’intention de quitter la scène« . Le spectacle est le premier d’une tournée décidée avant le décès de René et qui prend l’allure d’un hommage à celui qui a découvert Céline Dion à l’âge de douze ans pour en faire une star mondiale aux quelque 240 millions d’albums vendus en 35 ans de carrière. A Anvers, Céline commence son show avec la chanson « Encore un soir » écrite par Jean-Jacques Goldman pour évoquer les derniers moments du couple. Puis elle enchaîne avec ses « tubes » éternels et quelques chansons d’un nouvel album à paraître d’ici quelques mois. Comme cette reprise de la chanson « Ordinaire » de Robert Charlebois ou d’autres titres signés pour elle par Serge Lama ou Francis Cabrel. Après Anvers, la star mondiale de la chanson s’arrêtera à Paris-Bercy pour neuf soirées avant de rejoindre son Québec natal.
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30 AVRIL

Pochette de l’album de 2012

30 avril 1945 : Naissance, à Berne, de l’auteur, compositeur et interprète suisse Michel BUHLER. Son enfance et son adolescence se déroulent dans la cité de Sainte-Croix avant qu’il ne parte pour Lausanne. C’est là qu’il suit les cours de l’école normale et qu’il devient instituteur en 1965. Il trouve rapidement du boulot mais celui-ci ne correspond pas vraiment à ses aspirations profondes. Après quatre ans d’enseignement, pour satisfaire son goût pour la poésie et la musique, il décide de se lancer dans l’écriture et l’interprétation de chansons. Il enregistre un premier album, « Helvétiquement vôtre », en 1969.

Dans le milieu artistique de l’époque, il se fait très vite remarquer pour son répertoire qui a du corps et de l’âme. Il se situe alors dans une famille artistique à laquelle François Béranger n’est pas étranger. Il enregistre des albums qui engendrent des spectacles et des tournées dans toute la Francophonie: il se produit ainsi en Suisse mais aussi en France et en Belgique. A partir de 1970, il ajoute une nouvelle couleur à sa palette artistique en se lançant dans la littérature: il touche à la science-fiction, au conte, au roman et, aussi, au scénario cinématographique. Depuis ses débuts de chanteur jusqu’à la fin 2016, Michel Buhler a publié 24 albums dont certains étaient des compilations ou des enregistrements publics. Une bonne partie de ces disques peuvent être retrouvés aujourd’hui en format digital pour le plus grand plaisir de nos oreilles et de notre esprit. Cet artiste est l’un des seuls, avec les plus jeunes Thierry Romanens, Pascal Rinaldi, Zedrus, Marc Aymon ou Fraissinet à porter haut les couleurs de la chanson francophone en Suisse. En 2013, Michel Bühler reçoit le Prix Jacques Douai qui est décerné, chaque année depuis 2007, à un artiste, une personnalité ou une structure qui, par son action ou son œuvre artistique, fait vivre la chanson francophone, le répertoire et les idéaux que Jacques Douai a portés toute sa vie: à savoir la célébration de l’art de la chanson, le respect et le souci d’élévation du public, l’émancipation par la culture et l’éducation populaire. En 2016, le chanteur sort un nouvel album intitulé « La vague » où certains titres de chansons sont évocateurs: « Ca m’gonfle », « Images de Syrie », « La Casba », « Les nouveaux pauvres » ou « Gaza été 2014 ».
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Pochette de l’album sorti en 2001

30 avril 1962 : Naissance, à Huy, sous l’identité de Marc Wathieu, de l’auteur, compositeur et interprète belge Marc MORGAN. Il se passionne très tôt pour la musique qu’il apprend en autodidacte. Dès 1979, il forme avec son frère le groupe « Objectif lune ». Puis il suit les cours de l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège et devient graphiste. Il rejoint ensuite la formation des « Révérends du Prince Albert » qui s’apparente plus à un groupe de bals populaires qu’à une vraie bande de rockers. Avec eux, il va enregistrer un album en 1982 (« Ah ! quel massacre »), connaître quelques succès radiophoniques en Belgique et participer à des podiums gratuits comme celui proposé à Hérinnes dans le cadre du Tour du Hainaut Occidental cycliste. Le répertoire du groupe est principalement constitué de reprises de titres des années 1960 comme « Baby tu me rends fou ». Dans la vidéo ci-dessous, on retrouve le groupe dans l’émission « Graffiti » de la télévision belge publique RTBF présentée par Terry Focant. Marc Morgan est l’un des deux chanteurs en costume. C’est celui qui n’est pas barbu, qui porte des lunettes et qui se fait alors appeler Marc Donald. A la fin de la séquence, on reconnaît furtivement l’une des stars de la radio rock belge « Classic 21 »: Jacques de Pierpont dit « Ponpon ».

Quelques années plus tard, Marc se lance dans une autre aventure musicale qui lui colle mieux à la peau et il fonde « Les Tricheurs ». Ces derniers connaissent un bon succès en Belgique grâce à leurs 45 tours comme « Le jour J » et ils enregistrent un album, « Tendez vos lèvres », en 1989. L’opus a les faveurs de nombreuses émissions de radio comme celle, en Belgique, du regretté Philippe Gauthier sur la chaîne Radio 2 de la RTBF : « Perfecto ». Mais le succès escompté n’est pas au rendez-vous et, en 1992, le groupe se dissout. A ce moment, Marc réalise avec Rudy Léonet, producteur de radio belge qui sera à l’origine plus tard de la chaîne Pure FM (RTBF), un projet musical qui a pour nom « La Variété » et qui enregistre quelques titres sur un CD. Puis, il décide de s’installer à Paris et d’enfin vivre de la chanson en solo. Avec l’aide d’Yves Bigot, alors patron du nouveau label Fnac Musique, il commercialise un album sous le pseudonyme de Marc Morgan: « Un cygne sur l’Orénoque » sort en 1993. L’album est littéralement propulsé par un titre qui envahit les ondes: « Notre mystère nos retrouvailles ». Ce succès sera suivi d’une série de concerts un peu partout dans la francophonie ainsi que de participations aux grands festivals comme les Francofolies ou le Festival d’été de Québec entre autres. Le 22 janvier 1994, il est l’invité de Nagui dans l’émission « Taratata » sur France 2. En 1996, Marc Morgan publie un deuxième album dont le succès est moindre malgré des titres forts comme « Au train où vont les choses ». L’opportunité se présente alors pour Marc d’écrire quelques chansons pour Jeff Bodart mais aussi pour Dick Rivers ou Sylvie Vartan. Il interprète d’ailleurs la chanson « Je n’aurai pas le temps » de Michel Fugain en duo avec Sylvie Vartan dans l’émission « Taratata » de Nagui le 16 octobre 1996 sur France 2. Et il assure notamment la première partie du groupe Indochine à la Cigale à Paris. Marc Morgan marque alors une première pause qu’il interrompt pour interpréter une chanson (« Le héros c’est moi ») écrite par un jeune garçon, Sylvain, à l’occasion de la sortie d’un disque intitulé « Si ça nous chante » en 1999. Les chansons de ce CD, vendu au profit de l’Association Belge de Lutte contre la Mucoviscidose et dont les textes sont tous écrits par des enfants et des ados, sont également interprétées par divers artistes belges comme Salvatore Adamo, Marka, Alec Mansion, Mousta, Jo Lemaire, Jean-Louis Daulne ou Lou & the Hollywood Bananas notamment. C’est en 2001 que paraît l’album suivant pour Marc Morgan: « Les parallèles se rejoignent ». Mais la France semble l’avoir oublié et les professionnels belges lui réservent un accueil poli. La promotion de cet album lui permet toutefois de participer à quelques émissions de radio comme « Chantons Français », sur Fréquence Wallonie, une chaîne de la radio publique francophone belge RTBF, en direct du village de Noël de Liège où il est d’ailleurs intronisé citoyen d’honneur. En 2002, l’artiste se place en retrait de la musique et revient à l’enseignement de l’art graphique à Bruxelles. Mais, même isolé du monde musical, Marc Morgan est toujours à la recherche de nouvelles sensations artistiques et, en 2007, il participe au groupe Phantom monté par Miam Monster Miam (Benjamin Schoos) et Jacques Duvall. C’est donc fort logiquement qu’en 2011, il reprend le chemin des studios pour réaliser, à Berlin, un nouvel opus qui a pour titre « Beaucoup vite loin ». Cet album, celui de Marc Morgan et les Obstacles, est, à nouveau, bien accueilli par la critique et les professionnels mais il n’accomplit pas le parcours attendu auprès du public. Le voyage musical des Wathieu se poursuit: le fils de Marc, Maxime, est mixeur, preneur de son et guitariste tandis que sa fille, Juliette, s’est lancée dans la chanson pop électro francophone avec brio sous le pseudo de Mademoiselle Nineteen. En 2013, avec Benjamin Schoos et Pascal Schyns, Marc fonde Freaksville Publishing, une société belge de production et d’édition musicale. Et puis, il rejoint l’équipe d’une webradio bruxelloise créée par Benjamin Schoos: Radio Rectangle. Il y réalise l’habillage sonore et produit l’émission « Hobby » consacrée à la chanson en français. Ce sont les dernières nouvelles que nous avons reçues de Marc avant celles, tragiques, du vendredi 10 janvier 2020 où l’on nous annonce sa mort inopinée chez lui à l’âge de 57 ans.
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Agnès Bihl en février 2011 (c) Passion Chanson

30 avril 1974 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de la chanteuse française Agnès BIHL. L’un de ses grand-pères est l’un des fondateurs du cabaret parisien « Le Chat Noir » et l’une de ses grand-mères est peintre. Pas étonnant dès lors qu’elle s’intéresse à l’art sous diverses formes comme l’écriture et le théâtre. Alors qu’elle est étudiante, elle découvre la chanson, la poésie et l’univers d’Allain Leprest lors d’un concert à « La folie en tête ». Cette révélation l’amène à se familiariser aux nouveaux auteurs et compositeurs de la chanson qui se trouvent dans la lignée des grands comme Jacques Brel, Georges Brassens ou Anne Sylvestre. Elle pense alors, à juste titre, qu’elle a peut-être une place à prendre, voire à créer, parmi les interprètes féminines novatrices. Elle va donc décider d’orienter son répertoire vers des textes féminins et féministes qui dénoncent une réalité souvent dérangeante. Mais elle le fait avec une sensibilité, un humour et une poésie qui lui font rapidement connaître le succès auprès d’un public étonné et ravi. Les thèmes de ses chansons n’évitent aucun sujet délicat: l’avortement et ses détracteurs, le viol ou, plus légèrement, les pétasses. C’est en 1998 qu’elle entame sa carrière sur le petit podium du Limonaire à Paris. Elle est bientôt rejointe par quatre musiciens pour parcourir les routes de France et de la Francophonie européenne délicieusement vêtue d’une robe à pois du meilleur effet. Certains de ses collègues chanteurs sont subjugués par l’artiste naissante et lui proposent d’effectuer leur première partie: Thomas Fersen, Allain Leprest et Anne Sylvestre par exemple. Elle rencontre alors Giovanni Mirabassi, le pianiste de jazz, et elle enregistre son premier album avec lui: « La Terre est blonde » qui est commercialisé de manière artisanale en novembre 2001.

Pendant trois ans, Agnès Bihl présente ses chansons un peu partout et fait forte impression dans des festivals comme « Mars en Chansons » à Charleroi (B). Puis, en 2005, après les avoir bien rodées sur scène, elle enregistre de nouvelles chansons sur l’album « Merci maman merci papa » produit par Gérard Davoust et, cette fois, commercialisé par une firme de disques: Naïve. La carrière d’Agnès poursuit son développement logique avec un troisième opus qui sort en novembre 2007: « Demandez le programme ». Au même moment, elle est invitée à se produire en première partie de la tournée de Charles Aznavour au cours de laquelle elle vend plus de 5.000 albums. Jusque là, les thèmes de ses chansons sont fidèles à ceux des débuts: ils sont sérieux et graves même s’ils sont souvent déclinés avec humour. En 2009, elle décide de se fixer une sorte de challenge: enregistrer un nouvel album dont les chansons raconteraient le bonheur de vivre. Elle se lance dans l’aventure avec la complicité de la pianiste et compositrice Dorothée Daniel et du réalisateur Didier Grebot et cela donne, au final, son quatrième disque intitulé « Rêve général » qui est dans les bacs en 2010. On y note les « participations amicales » de Grand Corps Malade, d’Alexis HK et du violoniste Didier Lockwood. Du 10 au 13 février 2010, Agnès Bihl présente ses nouvelles chansons sur la scène parisienne de l’Européen. Dans la foulée du succès de ce rendez-vous avec le public, Agnès commence à fréquenter les plateaux télé comme celui de « Ce soir ou jamais » où Frédéric Taddéï l’accueille pour parler de « la gauche d’aujourd’hui ». Dans le même ordre d’idées, au sens propre, elle participe à la Fête de l’Humanité et au concert « Rock sans papier » à Bercy. Après un concert de style intimiste au Zèbre de Belleville à Paris à la fin 2011, elle est l’invitée de Guy Bedos dans l’émission télé de Michel Drucker sur France 2 « Vivement dimanche » le 4 décembre. Elle y chante « La plus belle c’est ma mère ». Puis, elle crée un spectacle en commun avec Anne Sylvestre qui a pour titre « Carré de dames » et qui réunit aussi les deux pianistes de ces chanteuses: Dorothée Daniel et Nathalie Miravette. La première a lieu le 15 mai 2012 pendant le festival « Alors, Chante ! » de Montauban (F). Très en verve, Agnès se lance alors dans l’écriture, l’enregistrement et la production d’un livre-CD à destination du jeune public: « L’inspecteur Cats ». En octobre 2013 sort un nouvel album intitulé « 36 heures de la vie d’une femme (parce que 24 c’est pas assez) ». Le 5 avril 2014, elle est invitée à participer à l’émission télé « Les chansons d’abord » consacrée à Charles Trenet sur France 3 et présentée par Natasha St-Pier. Un an plus tard, elle publie son premier roman: « La vie rêvée des autres ». En 2016, Agnès s’attache à proposer un spectacle de reprises de chansons françaises s’étalant sur la période de 1830 à 1960. Les musiciens sont remplacés par des machines qui font de ce concert un « cabaret électro-rétro » présenté pour la première fois au Café de la Danse à Paris le 6 décembre 2016. Un album est aussi enregistré avec les chansons du spectacle. Le septième album de la chanteuse est commercialisé en février 2020 sous le titre « Il était une femme ». Et Agnès Bihl a juste le temps de présenter les chansons de l’opus dans la salle parisienne de La Cigale le 8 mars 2020 avant que le confinement général ne soit décrété dans le cadre des mesures prises pour lutter contre la propagation du coronavirus covid-19.
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CRISTINE en 2011

CRISTINE en 2011

30 avril 2004 : Finale, à Paris, de la 10e édition du concours « Vive la reprise » dont le thème imposé pour les chansons est celui de la ville. La prestation des sept candidats est suivie par le concert du chanteur belge Claude Semal dans la salle de concert du Centre Wallonie-Bruxelles à l’initiative du Centre de la Chanson de Paris. La lauréate du concours est CRISTINE (Mérienne), chanteuse qui a la particularité de s’accompagner à la harpe.

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L’album posthume de Grégory Lemarchal en 2008

30 avril 2007 : Décès, à Suresnes, en banlieue parisienne du chanteur français Grégory LEMARCHAL suite à des complications pulmonaires dues à la mucoviscidose. Né le 13 mai 1983 à La Tronche, il est à peine âgé de 20 mois quand les médecins découvrent qu’il est victime de la mucoviscidose. Et, comme un défi lancé à la mort, le petit garçon puis l’adolescent n’aura de cesse de repousser les limites imposées par ses problèmes respiratoires importants. Il pratique le basket-ball puis la danse de rock acrobatique. Intéressé par la chanson, il se présente à la sélection du crochet télévisé « Graines de stars » sur la chaîne privée française M6. En y interprétant « Le chanteur » de Balavoine, il ne se qualifie pas mais devient un peu connu dans sa région natale de Grenoble. A seize ans, cela lui permet de passer en lever de rideau de concerts locaux où des artistes connus se produisent. Les propositions artistiques et les castings se multiplient comme ceux de la comédie musicale « Adam et Eve » et de « Belles belles belles » en 2003. Mais sa résistance physique l’empêche à chaque fois de se lancer dans pareille aventure. Alors, il se tourne vers la Star Academy de la chaine de télé privée française TF1 à laquelle il participe dès septembre 2004. Et il va vraiment marquer l’émission de ses prestations par ses qualités vocales exceptionnelles soulignées par tous ses partenaires de duos: Hélène Ségara, Serge Lama, Patrick Fiori ou Patrick Bruel entre autres. Ayant franchi toutes les étapes avec brio, il finit par remporter la finale le 22 décembre 2004 face à Lucie Bernardoni et il est ainsi le premier garçon à remporter la Star Academy française. Cette victoire lui permet d’enregistrer un premier album, « Je deviens moi », qui sort en 2005 et qui comporte un premier « tube »: « Écris l’histoire ». Grâce aux ventes extraordinaires, l’album est certifié double disque d’or en France. A ce moment, nouveau défi, Grégory Lemarchal part en tournée avec la Star Academy durant trois mois. En janvier 2006, il est consacré Révélation francophone de l’année aux NRJ Music Awards. Malgré la fatigue qui s’accumule, sa passion le pousse à effectuer ensuite une tournée de l’Europe francophone en mai et juin 2006, avec un passage très remarqué de trois jours à l’Olympia de Paris. Ce concert fait l’objet de la sortie d’un album à la fin 2006. La santé de Grégory décline de plus en plus mais il trouve encore la force de participer à l’émission célébrant la 100e soirée de la Star Academy en janvier 2007. Quelques semaines plus tard, le jeune chanteur annonce faire une pause dans sa carrière pour mieux préparer son deuxième album dont il enregistre les premières chansons en mars. Le 30 mars 2007, il rejoint Hélène Ségara sur scène pour la première date de sa tournée et il interprète avec elle « Vivo per lei ». Son état de santé se dégrade alors subitement et il est hospitalisé d’urgence le 2 avril à l’hôpital Foch de Suresnes. Une greffe des poumons est absolument nécessaire pour le guérir. Mais celle-ci tarde et, le 29 avril, il est placé dans un coma artificiel en attendant la greffe qui n’arrivera finalement pas. A 23 ans, Grégory Lemarchal meurt le lundi 30 avril 2007 à 13 heures. Ses obsèques se déroulent en la cathédrale Saint-François-de-Sales de Chambéry le 3 mai 2007. Il est inhumé au cimetière de Sonnaz, près de Chambéry. Des albums posthumes constitués d’inédits, de reprises et de titres non commercialisés sortent en 2008 (« La voix d’un ange ») et 2009 (« Rêves »).
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PATACHOU en 1965

PATACHOU en 1965

30 avril 2015 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de la chanteuse et actrice française PATACHOU. Née le 10 juin 1918 à Paris sous le nom de Henriette Ragon, elle passe son enfance dans sa ville natale puis effectue divers boulots avant de reprendre un cabaret de Montmartre auquel elle donne le nom de Patachou. Particularité anecdotique de l’endroit: les hommes qui s’y présentent cravatés voient la patronne leur couper la cravate avec des ciseaux. La jeune femme profite de l’endroit pour y pousser la chansonnette et, très vite, les journalistes la rebaptisent Patachou. Elle accueille aussi des jeunes artistes dans son cabaret comme un certain Georges Brassens dont elle va interpréter des chansons comme « Le bricoleur » ou « La chasse aux papillons ». Elle enregistre même un duo avec lui: « Maman, papa ». Le succès de ses disques oblige rapidement Patachou à fouler d’autres planches que celles de son cabaret. Elle tourne en France, dans les pays francophones et puis dans le monde entier: à Londres, Stockholm, New York, Montréal, Tokyo et Hong Kong. Parallèlement à ses activités de chanteuse, Patachou oriente aussi sa carrière avec succès vers le cinéma et la télévision. Parmi les grands succès chantés par Patachou, on retiendra « La Complainte de la butte », « Bal chez Temporel », « Jolie môme », « La bague à Jules », « Rue Saint Vincent », « Tire l’aiguille » et « À Saint-Lazare ». Patachou était la mère de l’auteur, compositeur et interprète Pierre Billon qui a connu le succès dans les années 1970 (« La Creuse ») et qui a, notamment, écrit de nombreuses chansons pour Johnny Hallyday et Michel Sardou. Elle meurt le 30 avril 2015 à son domicile de Neuilly-sur-Seine, à l’âge de 96 ans. Elle est inhumée le 7 mai 2015 au cimetière parisien du Père-Lachaise.
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Rose Laurens en 1985 – Photo (c) Erick Ifergan

30 avril 2018 : Décès, à Paris de la chanteuse française Rose LAURENS des suites d’une longue maladie. Née le 4 mars 1953 à Paris, l’interprète, auteure et compositrice française était d’origine polonaise, son vrai nom étant Rose Podwojny. Alors qu’elle est toute petite, son grand-père, pianiste et violoniste, compose de la musique pour accompagner les films muets projetés dans un cinéma de Varsovie. Rose commence à chanter très jeune puisque, à huit ans déjà, elle gagne son premier concours. Vivant dans la capitale française, elle est souvent emmenée par ses parents à l’Olympia où elle découvre avec stupeur la voix de l’Américaine Dionne Warwick. Avec son baccalauréat en poche, elle apprend le russe, vend des vêtements mais reste passionnée avant tout par la musique et la chanson. De nombreuses aventures musicales vont alors émailler la vie de l’artiste. En 1972, elle est la chanteuse d’un groupe nommé « Sandrose » qui enregistre un seul et unique album de rock progressif. Sous un premier pseudonyme, celui de Rose Merryl, elle enregistre quelques 45 tours à la fin des années 1970 mais ces derniers restent confidentiels. Rose rencontre alors le compositeur Jean-Pierre Goussaud dont elle devient la compagne. Comme une sorte de pygmalion, le musicien va lui confectionner un répertoire sur mesure. Mais il faut encore attendre un peu pour voir le succès arriver. En 1980, en effet, Rose, qui a définitivement opté pour le pseudonyme Laurens, interprète le rôle de Fantine dans « Les Misérables » de Victor Hugo, la tragédie musicale composée par Claude-Michel Schönberg et mise en scène par Robert Hossein. Du coup, son agenda est bloqué pendant un an et son premier album, « Déraisonnable », ne sort qu’en 1982 mais il comporte un énorme « tube » : « Africa ». Un an plus tard, avec le vibrato vocal particulier qui la caractérise, Rose Laurens enregistre un deuxième album qui se signale par les chansons « Vivre » et surtout « Mamy Yoko ». Pour son album sorti en 1986, Jean-Pierre Goussaud signe évidemment toutes les musiques mais les textes sont écrits par Francis Cabrel (« Quand tu pars »), Yves Simon, Sylvain Lebel, Marc Strawzynski et Yves Duteil. Rose Laurens écrit elle-même « La nuit ». La même année, elle se produit plusieurs fois à l’Olympia de Paris. En 1987, elle apprend que son compagnon, Jean-Pierre Goussaud, souffre d’un cancer. Elle décide d’arrêter sa carrière. Trois ans vont passer avant que Rose ne revienne à la chanson avec le dernier album que Jean-Pierre Goussaud a décidé de lui composer avant de mourir. Complètement bouleversée, Rose Laurens prend du recul et n’enregistre un nouvel album qu’en 1996. Mais le succès n’est pas au rendez-vous. 20 ans après son expérience du spectacle musical « Les Misérables », elle obtient à nouveau un rôle dans la comédie musicale de François Valéry, « L’ombre d’un géant », consacrée à James Dean. En 2007 et 2008, elle rejoint la troupe des artistes qui font partie de la tournée « RFM Party 80 ». Avril 2015 marque le retour de Rose Laurens avec un nouvel album qu’elle écrit avec la collaboration de l’humoriste Pierre Palmade: A.D.N. Elle interprète une chanson de cet opus, « Si j’pars sur une île », dans quelques émissions de la télé française. Mais l’artiste est malade et sa santé ne va cesser d’empirer malgré un dernier rendez-vous avec le public honoré en 2016 au Cabaret Sauvage à Paris. Elle décède dans la nuit du 29 au 30 avril 2018.
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