Francofolies de Spa 2019 : le Franc’Off fête sa 25e édition !

Réservé aux Belges, le concours Franc’Off, organisé dans le cadre des Francofolies de Spa, en sera à sa 25e édition en juillet 2019. Il a déjà révélé des artistes comme Eté 67, Balimurphy, Stéphanie Blanchoud, Orféo, Larko, Roscoe, Dalton Télégramme, Aprile, Les R’Tardataires, Fantøme, Rive, Arden ou encore Atome.
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Cette année, neuf nouveaux groupes et artistes se produiront en alternance sur deux scènes du festival et tenteront de séduire le public et, surtout, le jury composé de professionnels belges et étrangers.
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Les candidats peuvent convoiter de nombreux prix parmi les diverses récompenses offertes par les partenaires du concours : Fédération Wallonie- Bruxelles, Sabam for Culture, Team 4 Action, Ça Balance, Les Francosessions, PlayRight+, Les Deux Ours, l’OpenStream Festival, FrancoFaune, l’Inc’Rock, etc.
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Et pour fêter dignement cette 25e édition, le jury sera cette année chapeauté par deux co-présidents: Saule et Tim Dup. Deux artistes que le festival a toujours soutenu et qu’il est heureux d’accueillir durant les quatre jours.
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Les artistes programmés pour cette édition 2019 sur la scène Sabam for Culture:
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Jeudi 18 juillet : FRANCOIS BIJOU (Scène Sabam for Culture à 13h00), ANTOINE ARMEDAN (Scène du Parc à 14h00), ARTY LEISO (Scène Sabam for Culture à 15h00).
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Vendredi 19 juillet : MELANIE ISAAC (Scène Sabam for Culture à 13h00), KALINE (Scène du Parc à 14h00), AMBIANCE NEFASTE (Scène Sabam for Culture à 15h00).
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Samedi 20 juillet : DEBORAH BIVER (Scène Sabam for Culture à 13h00), TIBIDI (Scène du Parc à 14h00), TURQUOISE (Scène Sabam for Culture à 15h00).
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Francofolies de Spa 2018 : les derniers noms et Francos Juniors sont connus

Alors que les organisateurs ont communiqué sur les bracelets électroniques qui donneront accès au nouveau site unique des Francofolies de Spa ainsi qu’aux différents stands de boissons et de nourriture, quelques noms d’artistes sont venus compléter l’affiche que l’on connaissait déjà.

Parmi eux, il y a ceux qui se produiront sur une nouvelle scène de découvertes, la Playright + (en français dans le texte…), et ceux qui feront la joie des plus jeunes francofous dans le cadre des Francos Juniors.

Voici le programme complété ci-dessous. Il vous suffit de cliquer dessus pour l’agrandir.

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Le programme (quasi) complet des Francofolies de Spa 2018 est connu

Fait étonnant dans l’histoire des Francofolies de Spa: le programme complet des concerts, à quelques exceptions près, est déjà connu en ce début du mois d’avril. Soit plus de trois mois à l’avance. Il est vrai que pour cette 25e édition du festival, les organisateurs sont de plus en plus confrontés à la concurrence d’autres manifestations similaires qui sont toujours plus nombreuses en Belgique comme ailleurs. Alors, pour « réserver » la participation d’artistes en exclusivité ou les proposer avant d’autres festivals, il faut aller de plus en plus vite.

Les programmateurs des Francofolies belges l’ont bien compris et, en conséquence, le programme est donc déjà presque totalement bouclé. N’y manquent que les prestations des artistes de la scène électro et des « vitrines » consacrées aux révélations des pays francophones (mais pas nécessairement francophones dans l’expression).

Ci-dessous le programme déjà connu et presque complet.
CLIQUEZ SUR LE PROGRAMME POUR L’AGRANDIR

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Les 24e Francofolies de Spa commencent ce jeudi 20 juillet 2017

C’est ce jeudi 20 juillet que les Francofolies de Spa 2017 démarreront pour quatre jours, soit une journée de moins que l’an dernier. Jusqu’au 23 juillet, la perle des Ardennes accueillera des dizaines d’artistes et, surtout, des milliers de spectateurs dans un contexte sécuritaire toujours très présent.
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Cette 24e édition est marquée par la venue, pour la première fois à Spa, de Michel Sardou qui prestera pour la soirée d’ouverture du festival sur la scène Rapsat. Et puis, un autre « grand » de la chanson lui succédera le 21 juillet: Renaud. Parmi les autres « pointures » attendues, il y aura aussi De Palmas, Cali et Patricia Kaas. Mais les Francos de Spa, c’est aussi une grande place réservée aux jeunes artistes francophones qui ne s’expriment pas toujours en français. Le Belge Loïc Nottet aura ainsi lui aussi l’honneur de fouler la scène Rapsat le 22 juillet pour y présenter, en première mondiale, son spectacle terriblement attendu.
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Attendus aussi, la relève de la chanson québécoise avec des artistes comme Klô Pelgag, Alexandre Desilets, Peter Peter ou Tire le Coyote. Enfin, au rayon des premières participations aux Francofolies de Spa, on notera celles de Delta, Claudio Capéo, Rive, Gauvain Sers, Mini Sultan, Slimane ou Navii.
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2017 marque aussi la quinzième année de la disparition du chanteur belge Pierre Rapsat qui fut l’un des membres fondateurs des Francofolies belges. Il était logique qu’un hommage appuyé lui soit rendu. Ce sera le cas le vendredi 21 à 20h00 avec le groupe Solaris sur la scène Rapsat et  le dimanche 23 juillet à 18h30 avec « Brasero et ses passagers d’un soir » avec plusieurs artistes réunis sur la scène Proximus.
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Voici, repris ci-dessous, les artistes de la programmation 2017 qui chantent en français.

Jeudi 20 juillet :
A 13h00 : Klô PELGAG (Scène Sabam)
A 14h00 : Mathilde FERNANDEZ (Scène Proximus)
A 16h00 : DELTA (Scène Proximus)
A 17h15 : Tim DUP (Scène Sabam)
A 18h00 : Diego STRAZ (Scène Playright)
A 18h30 : DE PALMAS (Scène Proximus)
A 20h00 : Alexandre DESILETS (Scène Rapsat), Claudio CAPEO (Scène Sabam) et RIVE (Scène Trace)
A 21h30 : Michel SARDOU (Scène Rapsat)
A 23h00 : Peter PETER (Scène Trace)

Vendredi 21 juillet :
A 13h00 : MINI SULTAN (Scène Trace)
A 19h00 : Gauvain SERS (Scène Rapsat)
A 20h00 : SLIMANE (Scène Sabam), Arno SANTAMARIA (Scène Playright), SOLARIS (Scène Rapsat)
A 22h00 : RENAUD (Scène Rapsat)
A 23h00 : Sacha TOOROP (Scène Trace)

Samedi 22 juillet :
A 13h00 : VA A LA PLAGE (Scène Sabam), Raphy RAFAËL & Cindy BARATE (Scène Playright)
A 15h00 : BERYWAM (Scène Sabam)
A 17h15 : BALIMURPHY (Scène Sabam)
A 18h30 : CALI (Scène Proximus)
A 20h00 : Cédric GERVY (Scène Playright), BALOJI (Scène Rapsat), Mehdi CAYENNE (Scène Trace)
A 21h15 : BIGFLO & OLI (Scène Proximus)
A 23h00 : SAULE (Scène Sabam), TIRE LE COYOTE (Scène Trace)

Dimanche 23 juillet :
A 16h00 : NAVII (Scène Proximus)
A 17h15 : Benjamin SCHOOS (Scène Sabam)
A 18h30 : BRASERO et ses passagers d’un soir : hommage à Pierre Rapsat (Scène Proximus)
A 21h30 : Patricia KAAS (Scène Proximus)
A 23h00 : Arno SANTAMARIA (Scène Trace)
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Plus de concerts au Parc des Francofolies de Spa en 2015

Logo bandeau 2015Comme chaque année depuis le début il y a une vingtaine d’années, la conférence de presse des organisateurs des Francofolies de Spa a réservé son lot de surprises. Il faut dire qu’à chaque nouvelle édition, il y a des modifications tantôt dans les lieux de concerts, tantôt dans les dates, tantôt dans les rendez-vous qui devenaient habituels.

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Pour le rendez-vous de 2015, la première surprise est venue du choix des dates et de la durée du festival : du 17 au 20 juillet. Car, depuis le début des Francos, le 21 juillet, jour férié de la fête nationale belge était repris dans le programme. Cette fois, il n’en est plus question et les organisateurs se sont légitimés à propos de cette décision : terminer le 20 juillet, par exemple, permettra aux spectateurs de cette dernière soirée de profiter du jour de congé du lendemain… Une justification qui en vaut plein d’autres toutes aussi logiques.
Le second étonnement est venu de la concentration des scènes de l’édition 2015. Cela fait maintenant quelques années que des modifications ont été entamées dans ce sens. Les salles majestueuses et parfaitement acoustiques du casino semblent définitivement faire partie du passé des concerts aux Francofolies de Spa. Et pourtant, que de belles soirées ont pu être vécues dans la grande salle : la fête à Adamo, Georges Moustaki, Annie Cordy, Arno, Michel Fugain, etc. Que de beaux concerts ont été applaudis dans le petit théâtre : Maurane, William Sheller, Alain Chamfort, etc. Que de belles ambiances ont été créées au Salon Bleu : Jali, Wendy Nazaré, Elisa Tovati, les Ateliers Chanson de Bruxelles, etc. En juillet, tout se concentrera sur trois sites : la place de l’hôtel de ville pour trois soirs, le village francofou (parc des sept heures) avec quatre scènes et le Centre Jeunes qui accueillera les vitrines et découvertes.
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Pour ce qui est du programme des concerts, on peut dire sans trop se tromper qu’il réunira à Spa, au niveau francophone, quelques artistes confirmés (Calogero, Florent Pagny, Arno, Cali, Chritophe Willem), un certain nombre de groupes et chanteurs « en devenir » (Brigitte, Fréro Delavega, Camélia Jordana) et une foule de jeunes à découvrir (Antoine Chance, Fantôme, Vianney, Sages comme des sauvages, Céléna & Sophia, Antoine Corriveau, Julie Blanche, Salomé Leclerc, Monogrenade, Airco, etc.).
A ce stade, nous n’avons aucune nouvelle du concept « Du haut des airs », cette opération québécoise sympathique qui visait, d’une manière originale et particulière, à révéler des jeunes interprètes émanant de la francophonie : Canada, France, Suisse et Belgique. Une absence du programme qui serait pour le moins étonnante après des années de participation et, surtout, pour une édition 2015 qui est déjà prévue dans les autres pays concernés (aux Francofolies de Montréal notamment).
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Tous les détails de ces concerts avec horaires et tarifs se trouvent sur le site internet des Francofolies de Spa que vous pouvez consulter en cliquant ICI.
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Francos de Spa 2015 avec aussi Christophe WILLEM, BRIGITTE, FRERO DELAVEGA, etc.

Les premiers noms du programme du Village Francofou sont à présent connus. Il y aura donc aux Francofolies de Spa, le samedi 18 juillet 2015, Quentin Mosimann et  Dominik Nicolas (ex-Indochine). Christophe Willem et Michael Jones seront à l’affiche le 19 juillet. Brigitte, Fréro Delavega et  Fantøme seront, eux, sur scène le lundi 20 juillet. Le programme du vendredi 17 juillet est encore en préparation.
Vous pouvez lire ce que l’on connaissait déjà de la programmation des Francofolies de Spa 2015 en CLIQUANT ICI.
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Les Francofolies de Spa (B) 2015 avec Calogero et Pagny

Alors que, habituellement, les Francofolies de Spa englobent la date du 21 juillet, jour de la fête nationale belge, il n’en sera rien pour l’édition 2015. Elles seront finalement organisées du vendredi 17 au lundi 20 juillet. Les organisateurs ont précisé qu’ils étaient confrontés à des soucis de logistique en cas de clôture le 21 juillet. De plus, selon l’un des directeurs du festival, Charles Gardier : « On a aussi constaté que le dernier jour est moins festif dans le chef des festivaliers qui travaillent le lendemain de la fête nationale« . Il a toutefois ajouté que l’édition 2016 débuterait, elle, le 21 juillet.
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FLORENT PAGNY et CALOGERO chanteront aux Francofolies de Spa
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Premier artiste à confirmer sa présence aux prochaines Francofolies de Spa en 2015, Florent Pagny s’y produira le samedi 18 juillet. Grâce à son dernier CD « Vieillir avec toi» », composé et réalisé par Calogero et salué comme l’un des meilleurs de sa carrière, l’artiste est revenu avec un album de chanson française décomplexée. On y trouve des tubes comme « Le soldat » ou « Les murs porteurs », de belles mélodies aux arrangements subtils qui renouvellent son répertoire. Le seul et unique passage de Florent Pagny à Spa remonte à 2004. Onze ans plus tard, le chanteur sera ravi de retrouver le public du festival  à qui il livrera ses chansons récentes mais aussi les grands succès de sa carrière longue de 25 ans : « N’importe quoi », « Si tu veux m’essayer », « Caruso », « Savoir aimer », « Et un jour une femme », « Ma Liberté de penser », etc.
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Plus fidèle au festival, Calogero retrouvera avec plaisir la grande scène des Francofolies de Spa. Et cela promet d’être une belle cuvée quand on connaît le succès de son nouvel album « Les feux d’artifice ». Quatre ans après sa dernière apparition, en version symphonique, dans la station thermale ardennaise, c’est encore un concert unique que le généreux chanteur-bassiste gaucher proposera aux Francofous le lundi 20 juillet 2015.
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27 JUILLET

BOURVIL – Photo (c) Mainbourg

27 juillet 1917 : Naissance, à Prétot-Vicquemare, sous le nom d’André Raimbourg, de l’acteur, chanteur et humoriste français BOURVIL. Le jeune André, qui ne connaîtra jamais son père tué en 1918 durant la Grande Guerre, passe son enfance dans le village normand de Bourville avec sa mère et le nouveau mari de celle-ci: un agriculteur nommé Ménard. Ayant appris la boulangerie, il pense toutefois que c’est dans la musique que son avenir se trouve. Pour ce faire, il s’installe dans la région parisienne et s’inscrit à de nombreux crochets radiophoniques. Marié à Jeanne Lefrique en 1943, c’est avec elle qu’il emménage à Vincennes jusqu’en 1947. En 1945, il se fait remarquer en interprétant la chanson « Les crayons » qui va lui permettre de tourner dans son premier film: « La ferme du pendu » de Jean Dréville.

Sa carrière de chanteur commence donc en même temps que celle d’acteur. Et on peut dire que, jusqu’en 1963, il mène les deux de front. Parmi ses grands succès de chanson, on retiendra « Pour sûr » (1946), « La rumba du pinceau » (1947), « A bicyclette » (1948), « La tactique du gendarme » (1949), « Ballade irlandaise » (1958), « Salade de fruits » (1959), « Ma p’tite chanson » (1960), « Le p’tit bal perdu » (1961), « Un clair de lune à Maubeuge » (1962) ou « La tendresse » (1963). Bourvil est aussi à l’affiche de quelques opérettes dans les années 1950. Il y apparaît aux côtés de Luis Mariano dans la version filmée du « Chanteur de Mexico » (avec Annie Cordy) ou aux côtés de Pierrette Bruno dans « Pacifico » entre autres. En 1970, il enregistre avec Jacqueline Maillan une parodie de « Je t’aime moi non plus », « Ca », version senior désopilante de la chanson de Gainsbourg et Birkin sortie quelques mois plus tôt. En 1967, Bourvil enregistre aussi « Les Girafes », une chanson signée par un jeune auteur-compositeur ayant pour nom Michel Berger. La même année, alors qu’il tourne le film « Les Cracks », Bourvil apprend qu’il est victime d’un myélome et que ses jours sont désormais comptés. Mais cela ne va rien changer à son rythme de travail qu’il maintient au plus haut. Il tourne des films encore et encore comme, en 1967 justement, « Les Arnaud » avec Salvatore Adamo pour qui c’est la première expérience cinématographique. Ensuite, il tourne « Le Cercle Rouge », un autre film dramatique, avec Alain Delon et Yves Montand. Enfin, il tourne encore « Le Mur de l’Atlantique » alors qu’il est littéralement au bout du rouleau. Ces deux films sortiront après sa mort qui survient le 23 septembre 1970 à Paris alors que Bourvil a 53 ans. Il est inhumé à Montainville, village des Yvelines où il possède alors une maison de campagne.
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Isabelle Aubret en 1984 – Photo (c) Alain Marouani

27 juillet 1938 : Naissance, à Lille, de l’interprète française Isabelle AUBRET, née sous le nom de Thérèse Coquerelle. Toute jeune, elle se passionne pour le sport et, surtout, la gymnastique. A quatorze ans, elle décroche ainsi le titre de championne de France de la discipline. Mais Thérèse aime aussi la musique et le chant. Elle s’inscrit à différents concours régionaux et elle finit par être remarquée par le directeur d’une radio locale. Elle se fait alors embaucher comme chanteuse dans un orchestre de bal puis s’inscrit à un concours ayant lieu à l’Olympia de Paris. Le directeur du music-hall, Bruno Coquatrix, la remarque et lui obtient un contrat dans un cabaret de chansons à Pigalle. Au fil des rencontres, son chemin finit par croiser celui de Jacques Canetti, l’agent artistique qui a déjà révélé Jacques Brel et bien d’autres. Grâce à lui, elle enregistre, en 1961, un premier 45 tours sous le nom d’Isabelle Aubret. Elle y interprète notamment la chanson « Nous les amoureux » qui, reprise par Jean-Claude Pascal, permet à ce dernier de gagner le concours Eurovision de la chanson. Un an plus tard, c’est Isabelle qui se retrouve au Grand Prix Eurovision qu’elle remporte avec la chanson « Un premier amour ».

En 1962 aussi, elle assure la première partie des spectacles de Jean Ferrat avec qui elle fait connaissance. Voulant à tout prix peaufiner ses prestations avant d’affronter le public en tant que vedette, elle fait aussi le lever de rideau de Jacques Brel en 1963 à l’Olympia de Paris. Au cours de sa longue carrière d’interprète qui suivra, Isabelle Aubret va beaucoup chanter Brel et Ferrat. En 1963, à Arnay-le-Duc, Isabelle est victime d’un grave accident de voiture qui l’oblige à arrêter ses activités pendant des mois. Pour qu’elle s’en sorte financièrement, Jacques Brel décide de lui offrir les droits de la chanson « La Fanette ». Et, lorsqu’elle remonte sur scène à l’Ancienne Belgique de Bruxelles après bien des épreuves, sa chanson fétiche sera « C’est beau la vie » écrite spécialement pour elle par Michelle Senlis sur une musique de Jean Ferrat. En 1965, Isabelle Aubret ouvre le programme des soirées d’Adamo à l’Olympia de Paris. Elle interprétera, bien plus tard, des chansons de l’artiste italo-belge comme « Voyage jusqu’à toi » (1977) ou « Des mots » (1997). Au fil du temps, son répertoire d’interprète s’affine et se diversifie. En 1968, elle se classe troisième au Concours Eurovision en chantant « La Source » et, en mai, la chanteuse assure encore une première partie: celle du Québécois Félix Leclerc. Mais, cette fois, le spectacle est interrompu en raison des manifestations et des grèves estudiantines. Jusque-là éditée par la firme de disques Philips, l’artiste se tourne en 1969 vers le producteur Gérard Meys qui est éditeur et patron du label à son nom. L’hommme est déjà le producteur de Jean Ferrat et de Juliette Gréco. Alors qu’elle est un peu boudée par les medias en France au début des années 1970, elle effectue un retour fracassant sur la scène parisienne de Bobino en 1973. Isabelle réalise à ce moment des tournées qui l’emmènent au Canada, en URSS, en Algérie, au Maroc, en Tunisie, à Cuba, au Japon, en Pologne, en Finlande et en Allemagne sans oublier la Suisse et la Belgique. A la fin de l’année 1981, l’ancienne championne de France de gymnastique répète un numéro de trapèze volant pour l’annuel « Gala des Artistes ». Elle loupe toutefois le numéro et se brise les jambes en tombant de plusieurs mètres. Elle n’est de retour au studio d’enregistrement qu’en 1983 pour un album qui sort en 1984: »Le monde chante ». En 1987, elle reçoit le Grand-Prix du Disque et le prix de l’Académie Charles-Cros pour son album « Vague à l’homme ». Elle présente ses grands succès et les chansons de ce dernier opus à l’Olympia de Paris alors que le talentueux Allain Leprest assume sa première partie. Tout au long des années 1990 et 2000, Isabelle Aubret va poursuivre son magnifique travail d’interprète qui consiste à livrer les chansons de grands auteurs-compositeurs dans des versions que la pureté de sa voix rend très différentes des originales. Elle reprend ainsi des titres de Goldman (« Dors bébé dors »), Cabrel (« Tout le monde y pense »), Romain Didier, Gainsbourg, Souchon, Trenet et Béart. A l’aube des années 2010, elle figure à l’affiche de deux tournées « Age tendre et tête de bois ». Et en mai 2011, elle propose deux concerts au Palais des Sports de Paris. En 2014, elle revient sur la « tournée supplémentaire » de « Age tendre et tête de bois » comme invitée d’honneur. En septembre 2016, un nouvel opus de la chanteuse est disponible: il a pour titre « Allons Enfants ». Et, en octobre, Isabelle Aubret est à nouveau sur la scène de l’Olympia de Paris avant de repartir en tournée et d’annoncer une nouvelle participation à l’aventure « Age Tendre » pour janvier 2018. Dans le courant de cette année 2018, Isabelle annonce qu’elle va entamer une grande dernière tournée de concerts qui va l’amener sur toutes les scènes de la francophonie.
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Un 45 tours de 1983

27 juillet 1944 : Naissance, à Deux-Acren, de l’auteur-compositeur-interprète belge Dominique DELOOF. C’est à l’âge de douze ans déjà qu’il commence à écrire ses premiers textes. Et, toujours intéressé par la transmission écrite, il se dirige ensuite vers le journalisme. En 1968, il est ainsi engagé au journal « Le Peuple » pour lequel il travaille jusqu’en 1974. L’année suivante, il décide d’ajouter des mélodies sur les textes qu’il écrit depuis quelques années et il se lance dans la chanson. Malgré la tentation qui est grande, Dominique Deloof n’enregistrera son premier album qu’en 1983. L’époque est alors dorée pour les artistes belges qui profitent largement des radios libres qui diffusent les chanteurs et musiciens locaux. La radio publique belge francophone RTBF emboîte le pas et l’on peut y entendre des titres tels que « La Wallonie », « La Dendre » ou « Mal d’un pays », des chansons qui délivrent toutes des messages forts. Avant ce premier 33 tours, Dominique Deloof avait déjà gravé sa voix sur un album évoquant sa région natale : « Escale à Lessines ». Ce projet réunissait, en 1981, d’autres artiste Lessinois comme Lou Deprijck, Francis Vauban, Jean-Claude Drouot ou les Petits Chanteurs du Roc. Depuis les années 1980, bien que n’ayant plus enregistré de disques, Dominique Deloof a continué à écrire et à interpréter ses chansons comme on peut le voir ci-dessous, en 1996, à Saint-Gilles, dans une vidéo réalisée et mise en ligne par Hugues Draye.

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27 juillet 1994 : C’est le coup d’envoi des premières Francofolies de Spa (Belgique) qui se tiendront jusqu’au 30 juillet. L’affiche reprend les noms de Stephan Eicher, Indochine, Laurent Voulzy et Patricia Kaas. Le regretté Pierre Rapsat est le premier artiste à mettre sur pied une « Fête à… » avec la participation de plein d’autres artistes. Quelque 15 000 festivaliers vont répondre à ce premier appel des organisateurs.
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FIN DES FRANCOFOLIES DE SPA 2014 SOUS LA PLUIE

C’est sous une pluie abondante que la 21e édition des Francos de Spa s’est achevée ce lundi 21 juillet 2014. Les deux dernières journées du festival, dimanche et lundi, ont aussi été marquées par une fréquentation moins importante du public. Si le climat y fut indéniablement pour quelque chose, l’absence de concerts sur la grande scène de l’Espace Rapsat y contribua sans doute également.
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DIMANCHE 20 JUILLET
Un peu partout en Belgique il pleuvait. Mais à Spa, ville d’eau, on a croisé les doigts et, finalement, on a évité la pluie durant toute la journée. La mauvaise nouvelle est plutôt venue des organisateurs qui annonçaient, dès le jeudi, la défection d’Emmanuel Moire qui, malade, annulait son concert de dimanche à 18h30. Du coup, un aménagement rapide du planning s’imposait et il fut ainsi question de repousser la prestation de BJ Scott à 18h30 et de placer, à 16 heures, le concert de l’inattendu Hugo, présent en Belgique et disponible pour un spectacle à livrer au pied levé.
Ce dimanche 20 juillet, la scène du « village acadien » accueillait le groupe « Les hôtesses d’Hilaire » originaire du Nouveau Brunswick. Autour de son meneur-chanteur charismatique, la formation a donné un set diaboliquement rock et rythmé. Dans la même catégorie, ceux des poids lourds du rock canadien, la rouquine Tricia Foster a balancé toute sa force et son humour dans le show qu’elle a donné à 20h15 devant un public où certains se souvenaient l’avoir vu déjà à Spa en 2010. Enfin, à 22 heures, la jeune Belge Juliane Chleide a tout simplement confirmé le bien que l’on pouvait penser d’elle lorsque l’on écoute des chansons comme « Corps à corps » plutôt bien diffusée sur les radios francophones belges.

Klô Pelgag et son univers étonnant sur la scène du théâtre de Spa (c) Passion Chanson

Mais notre coup de coeur du jour est allé sans conteste à la chanteuse québécoise Klô Pelgag dont nous avons chroniqué par ailleurs l’album « L’alchimie des monstres » (CLIQUER ICI pour accéder à la chronique). Dans un théâtre du casino consacré cette année aux spectacles gratuits de découverte, elle a réussi le pari d’attirer un public nombreux pour lui présenter un concert totalement hors norme. Avec des chansons aux mélodies attrayantes et aux textes poético-déjantés, avec une voix qui laisse des traces dans l’épiderme du spectateur, Klô a proposé un concert étonnant où elle était entourée d’excellents musiciens tout aussi extravagants que l’artiste elle-même. Et le résultat est formidablement cohérent d’incohérence. La Québécoise sera encore en Europe un moment pour d’autres prestations : ne la ratez pas !

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LUNDI 21 JUILLET
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LES LAUREATS DU FRANC’OFF

Cali, Charles Gardier, directeur des Francos de Spa, et Hugues Debaty, directeur du Franc'Off, lors de la remise des prix 2014 (c) Passion Chanson

La journée a commencé par la traditionnelle conférence de clôture du festival. Comme chaque année, les organisateurs ont paru satisfait de la fréquentation du public et ont justifié la baisse de celle-ci par l’absence d’une soirée sur la scène Rapsat : soit 10 000 personnes de moins pour un total de 170 000. Pour le reste, ils ont signalé que tout s’était bien passé et que le climat avait été (jusque là) de la partie. Selon le staff organisateur encore, toutes les scènes ont été bien suivies par des spectateurs aussi curieux devant les stars comme Stromae, M ou Bruel (dont les soirées affichaient complet) que devant les nombreux concerts gratuits de découvertes. Une fois cet habituel moment d’autosatisfaction assumé, l’heure des hommages et récompenses est arrivée avec, tout d’abord, la remise d’un « Spa d’or » posthume au regretté créateur des premières Francofolies (celles de La Rochelle en France) : Jean-Louis Foulquier décédé il y a quelques mois. Ensuite, c’est Marc-André Sarrault, des Francofolies de Montréal, qui a reçu le trophée, sculpté en bois par une artisane locale, qui récompense et salue le travail des professionnels qui participent à la promotion d’artistes belges à l’étranger. A la fin de la conférence de presse, le palmarès du concours Franc’Off a été dévoilé par Cali, président exceptionnel du jury pour cette 20e édition. C’est le groupe belge et bruxellois « Fantôme » qui a obtenu le premier prix en délivrant un rock francophone pur et dur et en revendiquant haut et fort le droit à s’exprimer en français. Sur les deux autres marches du podium, les formations « Old Jazzy Beat Mastazz » et « Garcia Goodbye » ont été récompensées pour leur prestation livrée en anglais. La première place de « Fantôme » assure donc au groupe sa participation aux Francofolies de Spa en 2015. A noter que le duo de chanteuses belges Céléna et Sophia s’est également fait remarquer au cours de ce « Franc’off » 2014. Les deux soeurs de Chapelle-lez-Herlaimont se sont vues offrir une journée de studio par le label « Team for Action ». Elles ont aussi remporté le prix « Crowd’in » qui leur permettra de bénéficier d’une campagne de crowdfunding (c’est à dire en bon français des Francofolies : un appel à des fonds participatifs) et d’un encadrement pour mener à bien cette campagne de récolte de fonds. Quant au chanteur belge de Bouillon, Denis K., il sera à l’affiche du prochain festival « Saveurs Culturelles du Monde » de Mondorf-les-Bains au Luxembourg ainsi que sur la scène découverte du Festival « Pause Guitare » de Albi (F). Il participera aussi aux « Aralunaires » d’Arlon (B) et aux « FrancoSessions » organisées par les Francofolies de Spa. Enfin, Cali et son agent vont proposer à Denis K. d’assurer une première partie pour une date belge de la prochaine tournée de Cali prévue en 2015.
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LA SCENE DU VILLAGE ACADIEN
A partir de 13 heures lundi, la scène du village acadien s’est animée avec le groupe franco-belge de la chanteuse Casssandre. Avec un répertoire qui se balade du côté du jazz-rock, la formation a précédé un excellent auteur-compositeur-interprète québécois ayant pour nom Patrice Michaud. Les textes sensibles et drôles de ce chanteur s’accompagnant à la guitare ont réussi à captiver un bon nombre de spectateurs stoïques sous les averses.

Les quatre artistes de "Du haut des airs", les deux musiciens et le créateur du concept : le Québécois François Guy (c) Passion Chanson

A 16h45, comme ils l’avaient déjà fait à trois reprises les jours précédents, les quatre jeunes interprètes francophones de la troupe « Du haut des airs » sont venus interpréter les chansons de leurs contrées d’origine plébiscitées par le public . La Belge Dyna B., la Canadienne Amélie Laroque, le Français Eddy De Pretto et le Suisse Jérôme Acherman ont donné tout ce qu’ils pouvaient au cours de ce qui fut le concert de clôture d’une aventure musicale de quatre mois à travers leurs pays respectifs. Ce fut une belle leçon d’enthousiasme et d’optimisme pour les spectateurs un peu plus mouillés au fil de la journée.

Après la prestation, remarquable et en anglais, de la jeune et phénoménale Belge Typh Barrow, c’est le groupe québécois Violett’Pi qui a mis le feu au podium avec un rock-électro inventif, surprenant et déjanté.
Enfin, à 22 heures, sous une pluie qui n’avait cessé d’être présente toute la journée, le duo de rappeurs liégeois Aral & Sauzé s’en est donné à coeur joie devant, hélas pour eux, une poignée d’admirateurs détrempés.
Force a donc été de constater pour avoir vécu sur ce nouveau site des extrêmes climatiques allant de la canicule au déluge, qu’une tente, aussi petite soit-elle, eut été bien utile pour protéger un peu le public du soleil ou de la pluie.
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BERNARD LAVILLIERS : Y’A PAS QU’A NEW YORK

Bernard Lavilliers aux Francos de Spa ce 21 juillet 2014 (c) Passion Chanson

Comme l’a très bien chanté Lavilliers sur la scène du parc francofou, « Y’a pas qu’à New York » qu’il fait chaud, humide et qu’il pleut. A Spa aussi. Et cela fut d’ailleurs suffisant pour retarder le concert de l’artiste français tant les conditions de sécurité furent, un moment, mises en péril par la pluie. Finalement, tout s’est bien passé et Bernard Lavilliers nous a livré un concert magique dont il a le secret. Epaulé par un gang de musicos hors-pair, le chanteur a passé en revue plus de trente ans de succès : « Pigalle-la-Blanche », « Stand the ghetto », « Idées noires », « La salsa », « Mélody tempo harmony », etc. On accordera une mention spéciale au titre « Les mains d’or » qui font référence à la sidérurgie d’antan et qui a permis à Lavilliers d’évoquer, entre autres, le sort des travailleurs liégeois des usines métallurgiques Arcelor Mittal.

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22 JUILLET

Cora Vaucaire en 1963 - Photo (c) Nisak

Cora Vaucaire en 1963 – Photo (c) Nisak

22 juillet 1918 : Naissance, à Marseille, de la chanteuse française Cora VAUCAIRE sous le nom de Geneviève Collin. Elle est la fille d’un officier de marine breton et fait ses débuts au théâtre à l’âge de seize ans. Elle préfère ensuite s’orienter vers la chanson et commence à se produire, dès 1945, dans divers cabarets parisiens comme l’Echelle de Jacob, l’Ecluse ou l’Arlequin. Elle est alors surnommée « la Dame Blanche de Saint-Germain-des-Prés ». En 1948, elle est la première artiste à enregistrer et à créer la chanson « Les feuilles mortes » de Jacques Prévert et Joseph Kosma.

En 1955, elle obtient un succès très important en interprétant « La complainte de la butte » dans le film « French cancan » de Renoir. Cinq ans plus tard, elle connaît un autre grand succès avec la chanson « Trois petites notes de musique » qui est également le thème d’un film réalisé cette fois par Henri Colpi: « Une aussi longue absence ». Sur scène, avec sa voix claire et une diction parfaite, Cora Vaucaire fait de chaque chanson une vraie tranche de vie. Ses récitals sont le plus souvent intimistes et présentés dans de petites salles cossues à Paris et ailleurs. Elle devient une célébrité au Japon et, dans les années 1980, elle est la première chanteuse française à se produire en Albanie. Cora Vaucaire a été une grande interprète de mélodies diverses allant des chansons du Moyen-Age à celles des années 1900 en passant par les oeuvres de poètes comme Aragon, Prévert ou Appollinaire. Elle fut aussi la personne qui fit découvrir aux Français Barbara, Léo Ferré ou Raymond Lévesque. Cora Vaucaire est décédée à Paris le 17 septembre 2011 à l’âge de 93 ans.
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Mireille Mathieu en 1984

Mireille Mathieu en 1984

22 juillet 1946 : Naissance, à Avignon, de la chanteuse française Mireille MATHIEU. Aînée d’une famille de quatorze enfants, elle vient en aide à ses parents en travaillant dès son adolescence dans une usine d’enveloppes. Son père, un tailleur de pierres admirateur d’opéra, l’éveille très tôt à la musique et à la chanson. Edith Piaf est alors l’artiste de référence pour la jeune Mireille qui décide de devenir chanteuse. A l’âge de seize ans, elle postule ainsi pour un concours organisé par la municipalité d’Avignon: « On chante dans mon quartier ». Et, pour cette édition de 1962, elle se distingue en terminant deuxième derrière une jeune débutante du nom de Michèle Torr. Avec opiniâtreté, elle s’inscrit une seconde fois à ce concours en 1964 et elle le remporte en interprétant « La vie en rose » d’Edith Piaf. Cette victoire permet à la jeune Mireille de multiplier ses expériences sur les scènes régionales et elle participe au télé-crochet de l’émission « Télé-Dimanche » sur la première chaîne française en 1965.

Elle y est remarquée par l’impresario Johnny Stark qui a déjà travaillé avec Tino Rossi ou Johnny Hallyday. Il lui propose un contrat qui va la contraindre à travailler beaucoup pour, déjà, se présenter à l’Olympia de Paris en décembre 1965. Elle y chante en première partie de Dionne Warwick et Sacha Distel. L’année suivante, elle revient au music-hall parisien du Boulevard des Capucines mais, cette fois, en vedette grâce à ses premiers succès qui ont pour titre « Mon crédo », « Qu’elle est belle » ou « Viens dans ma rue ». La popularité de Mireille Mathieu dépasse alors très vite les frontières de la France et de l’Europe et elle se retrouve, en 1966, invitée du show télévisé de la star américaine Ed Sullivan où elle est présentée comme la digne héritière de Piaf. La même année, elle interprète « Paris en colère », chanson du film « Paris brûle-t-il ? » qui évoque la Libération sur une musique de Maurice Jarre. Sa carrière internationale s’élargit encore lorsqu’elle est invitée à participer à la « Royal Performance » à Londres devant la reine Elizabeth II en 1967. Tout en gardant son répertoire de succès francophones (« La dernière valse », « Les bicyclettes de Belsize », « J’ai gardé l’accent », etc.), Mireille Mathieu se produit alors sur les scènes du monde entier: Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, Allemagne et, plus tard, URSS, Japon et Mexique. Ses tubes s’enchaînent alors: « Acropolis Adieu » (1971), « La Paloma Adieu » (1973), « Tous les enfants chantent avec moi » (1975), « Mille Colombes » (1977), « Santa Maria de la Mer » (1978), « A Blue Bayou » (1978), « Une femme amoureuse » (1980), « Bravo tu as gagné » (1981), « Together we’re strong » (en duo avec Patrick Duffy, le Bobby Ewing de Dallas, en 1983), etc. La chanteuse d’Avignon enregistre aussi des thèmes de films comme celui de « Love Story » (« Une histoire d’amour ») en 1971 et se voit offrir deux chansons originales par le maestro italien Ennio Morricone en 1974. A la fin des années 1980, Mireille Mathieu effectue une tournée en Chine et sa carrière française commence à péricliter malgré quelques albums matures très bien produits. En 1993, pour le 30e anniversaire de la disparition d’Edith Piaf, elle consacre tout un album à celle qui fut l’un de ses modèles avoués: elle en vend 100.000 exemplaires. Trois ans plus tard, elle se produit avec succès à Los Angeles à l’Universal Amphitheatre. En 2002, à l’occasion de la sortie d’un nouvel album aux chansons très personnelles, « De tes mains », la chanteuse entreprend sa première tournée en France, Suisse et Belgique depuis 20 ans. Le 9 mai 2005, elle chante sur la Place Rouge de Moscou pour le soixantième anniversaire de la victoire des alliés sur l’Allemagne. En novembre de la même année, elle chante dix soirs de suite à l’Olympia de Paris pour ses 40 ans de carrière. Elle y reçoit une récompense exceptionnelle: un disque de rubis pour ses 112 millions d’albums vendus dans le monde. Le 6 mai 2007, Mireille Mathieu interprète, dans des conditions épouvantables, « La Marseillaise » sur la place de la Concorde à Paris pour la victoire aux élections présidentielles de son ami Nicolas Sarkozy. La fin des années 2000 voit la carrière de la chanteuse se dérouler presque exclusivement en Russie, Autriche, Pologne, Lituanie, Lettonie, Estonie, Ukraine et en Allemagne. Fin 2012, à l’approche du 50e anniversaire de la mort d’Edith Piaf, Mireille Mathieu sort un nouvel album d’hommage à Edith Piaf qui ne contient, en fait, que deux nouveaux enregistrements, les autres étant ceux du disque de 1993 simplement recopiés sur le « nouveau » CD. Depuis, la chanteuse commercialise régulièrement des compilations qui regroupent des thématiques comme l’album « Mireille Mathieu chante Ennio Morricone » sorti en 2015 par exemple. En 2018, l’artiste enregistre son quarantième album studio en français. L’opus s’intitule « Mes classiques » et comprend 18 titres de facture classique signés Tchaikovsky, Brahms, Fauré, Schubert, Tarrega, Offenbach, Mozart, Haendel, Franck ou encore Verdi.
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Jérôme Cotta: pochette de l'album sorti en 1998

Jérôme Cotta: pochette de l’album sorti en 1998

22 juillet 1999 : A 33 ans, le chanteur français Jérome COTTA (qui deviendra plus tard JEHRO) participe pour la première fois aux Francofolies de Spa en Belgique. Il y présente, dans le cadre du Salon Bleu du casino, les chansons de son premier album intitulé « L’arbre et le fruit ». Ce soir-là, les Francofolies de Spa accueillent aussi, à guichet fermé, les spectacles de Philippe LAFONTAINE et Angelo BRANDUARDI.
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Sacha Distel en 1985 – Photo (c) Georges Dambier

22 juillet 2004 : Décès, au Rayol-Canadel-sur-Mer (F), du chanteur français Sacha DISTEL des suites d’un cancer de la peau. Né le 29 janvier 1933 à Paris, il est d’origine russe par son père, chimiste émigré en France. Sa mère, Andrée Ventura, est la soeur du célèbre chef d’orchestre et musicien Ray Ventura. C’est son oncle qui va l’initier au jazz et lui faire rencontrer des personnages qui sont déterminants pour son avenir : Henri Salvador par exemple. Sacha commence donc par être guitariste de jazz dans les boites de Saint-Germain-des-Prés. Puis, il fait ses débuts de chanteur en 1958 au casino d’Alger. Son premier succès sera énorme: « Scoubidou » en 1959. C’est également l’époque de « Mon beau chapeau », de « Personnalités » et « Ouah Ouah Ouah Ouah ». A partir de 1962, il anime des émissions de variétés à la télévision française: les célèbres « Sacha Show ». Il adapte et reprend bon nombre de succès anglo-saxons et gagne ainsi le coeur des Français mais aussi et surtout celui des Françaises. C’est que ce fringant dandy chante bien: « Scandale dans la famille », « Monsieur Cannibale », « La belle vie », etc.

On le sait moins mais, au début des années 1960, Sacha Distel a enregistré un 33 tours complet avec des chansons écrites pour lui par Jacques Brel, Georges Brassens, Serge Gainsbourg ou Charles Trenet. Après une idylle très médiatisée avec Brigitte Bardot, il épouse en 1963 la skieuse Francine Bréaud avec laquelle il aura deux fils, Laurent, né en 1964, et Julien, né en 1967. Jusqu’au milieu des années 1980, Sacha Distel reste très populaire avec des mélodies plus que célèbres: « Toute la pluie tombe sur moi », « Le soleil de ma vie » en duo avec Brigitte Bardot, « Vite chérie vite », « Le père de Sylvia », « La porte d’en face », « Ma femme », « Je t’appelle pour te dire que je t’aime », etc. Le 28 avril 1985, il est victime d’un accident de la route, sur la nationale 7 dans la traversée du hameau de Maltaverne à proximité de Cosne-sur-Loire. A bord de la Porsche qu’il conduit se trouve la comédienne Chantal Nobel, alors héroïne du feuilleton télé « Châteauvallon ». Chantal Nobel est grièvement blessée et restera handicapée à vie. Sacha, lui, est légèrement blessé et est condamné à un an de prison avec sursis pour blessures involontaires. Sacha Distel est l’un des rares artistes français à avoir mené une carrière parallèle en Angleterre. C’est ce qui lui a permis, notamment, de tenir le rôle principal de la comédie musicale « Chicago » à Londres en 2001. Trois ans plus tard, après avoir déjà lutté à plusieurs reprises contre la maladie, Sacha Distel perd son ultime combat contre un cancer de la peau. La mémoire de Sacha Distel et de ses oeuvres est perpétuée par l’un de ses fils, Laurent Distel. A la fin de l’année 2012, ce dernier a commercialisé un superbe coffret de trois DVD reprenant les grands moments du « Sacha Show », ces émissions de variétés mythiques présentées à la télé française par son père entre 1962 et 1973.
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22 juillet 2011 : Dans le cadre des Francofolies de Spa (B), le salon bleu du casino accueille la soirée des « Trois Francos » où les spectateurs peuvent apprécier gratuitement les concerts d’artistes envoyés par les Francofolies de La Rochelle (F), celles de Montréal (Qc) et, bien sûr, celles de Spa. Pour La Rochelle, Albin DE LA SIMONE débarque dans les Ardennes belges avec les chansons d’un nouvel album intitulé « Bungalow ». Le Québec envoie la chanteuse Marie-Pierre ARTHUR pour qui c’est la première visite à Spa. La chanteuse est aussi bassiste et son répertoire se déploie dans un country-rock francophone novateur. Enfin, c’est Sacha TOOROP qui est proposé par les Francofolies belges. Après avoir pas mal bourlingué du côté de la pop anglo-saxonne, Sacha a sorti un premier album en français il y a quelques mois et accompagne Axelle Red sur scène en 2011. Au cours de cette soirée exceptionnelle, Albin DE LA SIMONE reprend le célèbre « Vertige de l’amour » de Bashung à voir ci-dessous.

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21 JUILLET

SIM en 1974 – Photo (c) Delorme Phonogram

21 juillet 1926 : Naissance, à Cauterets, dans les Hautes-Pyrénées, de l’acteur, humoriste, fantaisiste, parolier et chanteur français Simon Berryer, mieux connu sous le pseudonyme de SIM. Il passe son enfance à Ancenis, en Loire-Atlantique, où ses parents tiennent un cinéma. Un peu avant la guerre, la famille Berryer s’intalle à Nantes toujours pour y gérer une salle obscure. Après des études régulières, le jeune Simon devient presque naturellement opérateur de cinéma en 1946 à Rennes. Mais il se fait des amis dans le milieu parisien du show-business où son physique et sa frimousse ne laissent pas indifférent. C’est ainsi qu’à partir de 1953, il va se produire dans de nombreux cabarets de la capitale parisienne en tant que chanteur comique souvent travesti. C’est de cette manière qu’il devient de plus en plus populaire aux yeux des responsables de l’audio-visuel de divertissement français. Ainsi, dans les années 1960, il devient l’un des piliers des émissions télévisées de Jean Nohain puis de Guy Lux. Alors qu’un premier essai de chanson a été tenté en 1958 (« La nymphe aux pieds mutins »), Sim enregistre une chanson du film « Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause » en 1969: « La libellule ». Le titre connaît un certain succès dû à ses passages télévisés. Au cours de la décennie suivante, il est sollicité pour jouer quelques rôles au cinéma et présente régulièrement en duo des sketches avec l’humoriste Edouard Caillau au cours de l’émission de variétés de la télé publique francophone belge (RTBF) « Chansons à la carte ». A la télé française, il popularise, dans les émissions de Guy Lux, le personnage de la « baronne de la Tronche-en-Biais ». C’est aussi dans les années 1970 que la production discographique de l’artiste va s’avérer la plus abondante: « J’aime pas les rhododendrons » (1971), « Je suis heureux » (1971), « C’est bien moi la plus belle » (1972), « Les impôts » (1973), « Sim boum boum » (1974) ou « L’homme au foyer » (1975).

En 1977, il est l’une des premières personnalités populaires françaises à participer à la nouvelle émission radio de Philippe Bouvard sur RTL France: « Les Grosses Têtes ». Et, un an plus tard, il triomphe en enregistrant, avec Patrick Topaloff, une parodie française de la chanson du film américain « Grease »: « You’re the one that I want ». Cette chanson intitulée « Où est ma chemise grise » va rester en tête des ventes de disques en France, Belgique et Suisse pendant plusieurs semaines. En 2003, quinze ans après le succès de cette chanson, Sim et Patrick Topaloff la réenregistrent ensemble pour se faire plaisir. Sim ne reste pas inactif dans les années 1980 et 1990. Au début des années 1980, il connaît encore la popularité avec deux chansons: « L’évadé du Nevada » et « Quoi ma gueule », parodie du succès de Johnny Hallyday « Ma gueule ». Ce dernier titre permet, une fois de plus, à l’artiste de confirmer une popularité souvent fondée sur son physique. En 1993, il participe à l’aventure des Nouveaux Collégiens proposée par Sacha Distel. Sur l’album qui reprend les grands succès de Ray Ventura, il est l’héroïne de la chanson « Tout va très bien madame la marquise » aux côtés de Sacha Distel, Claude Brasseur, Jacques Martin et Popeck. A 83 ans, Sim rend son dernier souffle le dimanche 6 septembre 2009 à Saint-Raphaël dans le Var où il a élu domicile depuis neuf ans. Hospitalisé quelques jours auparavant pour une pneumonie, c’est une embolie pulmonaire qui l’emporte. Son corps est incinéré le 11 septembre 2009.
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Jali en 2012 - Photo (c) Passion Chanson

Jali en 2012 – Photo (c) Passion Chanson

21 juillet 2011 : Le chanteur belge JALI se produit pour la première fois dans le cadre des Francofolies de Spa (B). Le concert, gratuit, a lieu à 20 heures dans le Salon Bleu du casino et précède celui de Vincent BAGUIAN accompagné d’Hugo Renard. JALI y interprète devant une foule importante son premier grand succès: « Espanola ».

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Canicule pour le début des Francofolies de Spa 2014

Mathieu Lippé sur la scène acadienne ce 17 juillet (c) Passion Chanson

Les Francofolies de l’an 2013 ont laissé un souvenir inoubliable dû à la chaleur qui a marqué les derniers jours du festival. Et voilà que le programme 2014 a commencé sous le même soleil de plomb. Comme s’il n’y avait pas eu de trêve entre les deux éditions.

Pourtant, si le climat n’a pas changé, il n’en est pas de même pour les sites du festival. En effet, après une soirée d’ouverture délirante avec le concert exceptionnel de Stromae sur la scène Rapsat, la première vraie journée des Francofolies spadoises s’est déroulée sans concert prévu sur la grande scène. Les spectacles proposés le furent donc, en majorité, dans le parc francofou et, pour le reste, dans le nouvel espace dit « village acadien ». Ce dernier endroit accueille cette année, chaque jour dès 13 heures, les artistes concourrant pour le Franc’Off et  les jeunes chanteurs francophones de l’opération « Du haut des airs ». Ce jeudi 17 juillet 2014, il y a aussi eu le Québécois Mathieu Lippé, les Acadiens des « Hotesses d’Hilaire » et, pour terminer le groupe belge « Kaptain Oats ». On retiendra la prestation assez déjantée de Mathieu Lippé qui, s’accompagnant à la guitare, a livré un set où le texte et l’humour étaient omniprésents. On décernera une mention très particulière au groupe « Les hôtesses d’Hilaire » dont le chanteur, héros charismatique barbu, a proposé une époustouflante démonstration de rock francophone à la fois actuel et « vintage ».
Dans le parc, il y avait dès 14 heures les intéressants musiciens de « La Maison Tellier », la frêle Joyce Jonathan et, aussi, parmi les francophones de l’affiche, le talentueux Renan Luce.
Et puis, dans le merveilleux petit théâtre du casino, sous-utilisé cette année, on a pu applaudir, entre autres, le Belge Olivier Juprelle qui y présentait son nouvel album avec des chansons teintées de rythmes et de ballades rock.
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